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Title:
AID FOR ASSISTING IN THE DETERMINATION OF THE AMOUNT OF DIFFERENCE BETWEEN A FIRST OPHTHALMIC LENS AND AN OPHTHALMIC REFERENCE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2017/194772
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a computer-implemented method for aiding in the determination of the amount of difference between a first ophthalmic lens and an ophthalmic reference, which are characterised by one or more comparative parameters, by associating the ophthalmic lens and the ophthalmic reference with a point in a stimuli space and by calculating a distance between the comparative parameters of the first ophthalmic lens, the association depending on the ability of the user to perceive stimuli.

Inventors:
ESCALIER, Guilhem (CHARENTON LE PONT CEDEX, 94227, FR)
PERRIN, Jean-Luc (CHARENTON LE PONT CEDEX, 94227, FR)
Application Number:
EP2017/061530
Publication Date:
November 16, 2017
Filing Date:
May 12, 2017
Export Citation:
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Assignee:
ESSILOR INTERNATIONAL (COMPAGNIE GENERALE D'OPTIQUE) (147 rue de Paris, CHARENTON LE PONT, 94220, FR)
International Classes:
G02C7/02; A61B3/00; G02C7/10; G02C13/00
Domestic Patent References:
WO2006020422A12006-02-23
WO2015017360A12015-02-05
WO2014011581A22014-01-16
Foreign References:
US20140293220A12014-10-02
EP1950601A12008-07-30
Attorney, Agent or Firm:
CABINET PLASSERAUD (66 rue de la Chaussée d'Antin, PARIS CEDEX 09, 75440, FR)
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Claims:
Revendications

1. Procédé implémenté par ordinateur pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre un premier verre ophtalmique (Vi) et une référence ophtalmique (Vref) caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison PCP(Vi) ; CP(Vref)), le procédé comprenant les étapes consistant à :

- obtenir le ou les paramètres de comparaison ( CP(Vi)) correspondant au premier verre ophtalmique (Vi) ;

- déterminer la position (Si) du premier verre ophtalmique (Vi) dans un espace de stimuli (ESS) en associant le ou les paramètres de comparaison PCP(Vi)) du premier verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli (ESS), chaque point de l'espace de stimuli correspondant à un niveau de stimulus sensoriel ;

- obtenir le ou les paramètres de comparaison PCP(Vref)) correspondant à la référence ophtalmique (Vref) ;

- déterminer la position (Sref) de la référence ophtalmique (Vref) dans l'espace de stimuli (ESS) en associant le ou les paramètres de comparaison PCP(Vref)) de la référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli;

- déterminer une distance (||PCPi - PCP2||) entre le ou les paramètres de comparaison ( CP(Vi)) du premier verre ophtalmique et le ou les paramètres de comparaison PCP(Vref)) de la référence ophtalmique ;

dans lequel l'association du ou des paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique ou d'une référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli est définie de manière à ce que :

- si la position (Si) du premier verre ophtalmique (Vi) et la position (Sref) de la référence ophtalmique (Vref) dans l'espace de stimuli (ESS) correspondent à deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un utilisateur à qui les stimuli sont destinés peut distinguer sensoriellement, alors la distance (||PCPi - PCP2||) est supérieure à un seuil local ; et

- sinon la distance (||PCPi - PCP2||) est inférieure à un seuil local

2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le ou les paramètres de comparaison sont choisis parmi : LP100%, ALPX%, décalage latéral en vision de près par rapport à la croix de montage en vision de loin, largeur de champs, épaisseur du verre ophtalmique en au moins un point, poids du verre ophtalmique, matière du verre ophtalmique, coloration du verre ophtalmique, type de revêtement, un niveau d'aberration optique en au moins un point, un niveau de contraste/acuité en au moins un point, un niveau de grossissement en au moins un point, un niveau de transmission en au moins un point, un niveau de teinte en au moins un point, et niveau et type de traitement ;

dans lequel le procédé comprend les étapes consistant à :

- obtenir le ou les paramètres de comparaison ( CP(Vi)) correspondant au premier verre ophtalmique (Vi) ;

- déterminer la position (Si) du premier verre ophtalmique (Vi) dans un espace de stimuli (ESS) visuels ou auditifs en associant le ou les paramètres de comparaison PCP(Vi)) du premier verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli (ESS), chaque point de l'espace de stimuli correspondant à un niveau de stimulus visuel ou auditif ;

- obtenir le ou les paramètres de comparaison PCP(Vref)) correspondant à un deuxième verre ophtalmique (V2) ;

- déterminer la position (S2) de la référence ophtalmique (V2) dans l'espace de stimuli (ESS) visuels ou auditifs en associant le ou les paramètres de comparaison PCP(V2)) du deuxième verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli (ESS) ;

- déterminer une distance (||PCPi - PCP2||) entre le ou les paramètres de comparaison ( CP(Vi)) du premier verre ophtalmique et le ou les paramètres de comparaison PCP(V2)) du deuxième verre ophtalmique;

dans lequel l'association du ou des paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique ou d'une référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli est définie de manière à ce que :

|Sj - S2 1 > ASseuil z> HPCPj - PCP2 1| > AD

jSj - S2 1 < ASseuil z> - PCP2 j < AD où ASseuil est la distance minimale entre deux niveaux de stimuli qu'un utilisateur peut distinguer et AD un seuil local. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, comprenant en outre l'étape consistant à provoquer les stimuli sensoriels correspondant au premier verre ophtalmique et à la référence ophtalmique. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'étape consistant à obtenir les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique comprend les étapes consistant à :

- récupérer les paramètres de conception du premier verre ophtalmique dans une base de données de premiers verres ophtalmiques ; ou

- obtenir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique, à déterminer des paramètres de définition du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique, et à déterminer les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètre de définition du premier verre ophtalmique ; ou

- obtenir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique et déterminer des paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique.

5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du premier verre ophtalmique comprend l'étape consistant à mesurer des paramètres de conception qui sont associés au porteur ou l'étape consistant à récupérer les paramètres de conception dans une base de données de premier verre ophtalmique. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'étape consistant à obtenir les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique comprend les étapes consistant à : - retirer les paramètres de comparaison d'une banque de données de références ophtalmiques ; ou

obtenir des paramètres de conception d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de conception d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique, à déterminer des paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique, et à déterminer les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à partir des paramètre de définition du deuxième verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de définition d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à partir des paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique.

7. Procédé selon la revendication 6, dans lequel l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique faisant référence comprend l'étape consistant à mesurer des paramètres de conception qui sont associés au porteur ou l'étape consistant à récupérer les paramètres de conception dans une base de données de références ophtalmiques.

8. Procédé selon l'une des revendications 4 à 7, dans lequel le ou les paramètres de conception sont choisis parmi : forme de la monture, morphologie du visage du porteur, position du verre ophtalmique devant l'œil, niveau de sensibilité du porteur à la lumière, prescription, valeur d'addition, zone d'usure sur une période déterminée, distance de lecture, coefficient œil/tête, abaissement de regard moyen en vision de près, ratio NVB, variabilité dans le temps d'un de ceux-ci, choix du traitement appliqué.

9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le ou les paramètres de comparaison sont choisis parmi : LPX%, notamment avec X égal à 100 ; ALPX%, notamment X égal à 85 ; décalage latéral en vision de près par rapport à la croix de montage en vision de loin ; largeur de champs ; épaisseur du verre ophtalmique en au moins un point ; poids du verre ophtalmique ; matière du verre ophtalmique ; coloration du verre ophtalmique ; type de revêtement ; un niveau d'aberration optique en au moins un point ; un niveau de contraste/acuité en au moins un point ; un niveau de grossissement en au moins un point ; un niveau de transmission en au moins un point ; un niveau de teinte en au moins un point ; et niveau et type de traitement (tel que antireflet). 10. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le stimulus est un stimulus visuel ou auditif.

11. Procédé selon la revendication 10, dans lequel le stimulus est un stimulus visuel et l'espace de stimuli est un espace de couleurs, préférentiellement choisi parmi CIE RGB, CIE XYZ, CIE xyY, CIE UVW, CIE U'V'W, CIE L*a*b*, CIE LCH, CIE L*u*v*, teinte/saturation/lumière, et CMYK, de préférence un espace de couleur CIE.

12. Procédé selon la revendication 11, comprenant en outre l'étape consistant à sélectionner un domaine chromatique à l'intérieur de l'espace de couleurs adapté à une anomalie visuelle de l'utilisateur.

13. Procédé selon la revendication 11, respectivement 12, dans lequel l'espace de couleur, respectivement le domaine chromatique, est un espace, respectivement domaine, adapté à la vision humaine de sorte à être perceptuellement uniforme pour un œil humain, préférablement la différence minimale distinguable par l'utilisateur ΔΕ est calculée selon la norme ΔΕ CIE 1994, CIE 2000 ou CMC.

14 Procédé selon la revendication 10, dans lequel le stimulus est un stimulus visuel et l'espace de stimuli est un espace de formes avec distance perceptuelle.

15. Procédé selon la revendication 10, dans lequel le stimulus est un stimulus auditif et l'espace de stimuli est un espace de fréquences auditives. 16. Procédé selon l'une des revendications précédentes, comprenant en outre l'étape consistant à ajuster :

le niveau de stimulus sensoriel à la sensibilité de l'utilisateur au stimulus sensoriel ; ou

le seuil local à la capacité du porteur à distinguer les propriétés du premier verre ophtalmique et celles de la référence ophtalmique.

17. Système pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre deux verres ophtalmiques caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison, comprenant : une interface (11) d'acquisition de paramètres correspondant à un verre ophtalmique ou à une référence ophtalmique ;

un convertisseur (12) pour associer les paramètres de comparaison correspondant au premier verre ophtalmique à une première position dans un espace de stimuli et ceux correspondants à la référence ophtalmique à une deuxième position de l'espace de stimuli, et relié à l'interface (11) d'acquisition ;

un calculateur (13) pour déterminer une distance entre les paramètres du premier verre ophtalmique et ceux de la référence ophtalmique, et relié à l'interface (11) d'acquisition et au convertisseur (12) ;

le convertisseur (12) étant adapté pour associer le ou les paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli de manière à ce que :

- si une première position et une deuxième position dans l'espace de stimuli correspondent à deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un utilisateur à qui les stimuli sont destinés peut distinguer sensoriellement, alors la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est supérieure à un seuil local ; et

- sinon la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est inférieure à un seuil local.

18. Système selon la revendication 17, comprenant en outre un déclencheur (16) de stimuli pour provoquer des stimuli sensoriels et relié au convertisseur (12).

Description:
AIDE A LA DETERMINATION DU NIVEAU DE DIFFERENCE ENTRE UN PREMIER VERRE OPHTALMIQUE ET UNE REFERENCE OPHTALMIQUE

Domaine technique de l'invention

[1] La présente invention concerne le domaine technique l'optique ophtalmique et plus particulièrement le domaine des outils d'aide à la caractérisation de verre ophtalmique et à la comparaison d'un verre ophtalmique avec une référence ophtalmique ou un autre verre ophtalmique. Dans le cadre du présent document on nomme indifféremment « verre » ou « lentille ophtalmique » ou « lentille » une lentille destinée à équiper la monture d'un porteur.

Etat de la technique

[2] La personnalisation des verres ophtalmiques est un domaine technique en plein essor. Sa mise en œuvre nécessite entre autre des mesures d'un ou plusieurs paramètres physiques, physiologiques, comportementales, etc. Ces paramètres permettent la détermination de verres ophtalmiques auxquels sont ajoutés des paramètres de conception liés notamment au procédé de détermination de verre ophtalmique utilisé ou au type de verre ophtalmique voulu.

[3] Cependant, il est parfois difficile de prévoir si la personnalisation aboutit à un verre ophtalmique suffisamment différent d'un verre ophtalmique non personnalisé pour que le porteur et/ou un professionnel de la santé visuelle perçoive la différence.

[4] Par ailleurs, la personnalisation d'un verre ophtalmique implique la mesure de paramètres de conception tributaire d'erreurs intrinsèques à cette mesure de sorte qu'il soit possible que des verres ophtalmiques déterminés à partir de mesures successives de paramètres de conception associés au porteur en utilisant un même procédé de détermination de verres ophtalmiques aboutisse à des résultats différents. Ή serait intéressant pour le professionnel de la santé visuelle de pouvoir savoir le niveau de différence entre ces verres ophtalmiques déterminés.

[5] Il n'existe pas actuellement de technique simple permettant à un professionnel de la santé visuelle ou au futur porteur de déterminer si deux verres ophtalmiques sont suffisamment différents pour que ce dernier perçoive une différence lorsqu'il porte le verre ophtalmique.

FEU I LLE DE REM PLACEM ENT (RÈG LE 26) Présentation de l'invention

[6] L'objectif de la présente invention est de proposer un procédé offrant la possibilité à un porteur et/ou un professionnel de la santé visuelle, appelé utilisateur, de savoir si un verre ophtalmique est différent d'une référence ophtalmique ou d'un autre verre ophtalmique.

[7] Pour cela la présente invention propose un procédé, notamment implémenté par ordinateur, pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre un premier verre ophtalmique et une référence ophtalmique caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison,

le procédé comprenant les étapes consistant à :

- obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant au premier verre ophtalmique ;

- déterminer la position du premier verre ophtalmique dans un espace de stimuli en associant le ou les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli, chaque point de l'espace de stimuli correspondant à un niveau de stimulus sensoriel ;

- obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant à la référence ophtalmique ;

- déterminer la position de la référence ophtalmique dans l'espace de stimuli en associant le ou les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli ;

- déterminer une distance entre le ou les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique et le ou les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique ;

dans lequel l'association du ou des paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique ou d'une référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli est définie de manière à ce que :

- si la position du premier verre ophtalmique et la position de la référence ophtalmique dans l'espace de stimuli correspondent à deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un utilisateur à qui les stimuli sont destinés peut distinguer sensoriellement, alors la distance est supérieure à un seuil local ; et

- sinon la distance est inférieure à un seuil local. [8] La présente invention propose également un procédé, notamment implémenté par ordinateur, pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre deux verres ophtalmiques caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison, le procédé comprenant les étapes consistant à :

- obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant à un premier verre ophtalmique ;

obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant à une référence ophtalmique ;

déterminer la position du premier verre ophtalmique et de la référence ophtalmique dans un espace de stimuli en associant le ou les paramètres de comparaison de chacun des premier verre ophtalmique et référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli, chaque position de l'espace de stimuli correspondant à un niveau de stimulus sensoriel ;

déterminer une distance entre les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique et les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique; dans lequel l'association du ou des paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique ou d'une référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli est définie de manière à ce que :

- si une première position et une deuxième position dans l'espace de stimuli correspondent à deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un utilisateur à qui les stimuli sont destinés peut distinguer sensoriellement, alors la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est supérieure à un seuil local ; et

- sinon la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est inférieure à un seuil local.

[9] D'autres caractéristiques optionnelles et non limitatives sont présentées dans la description donnée ci-après, parmi lesquelles :

<0> le ou les paramètres de comparaison peuvent être choisis parmi :

LP100%, ALPX%, décalage latéral en vision de près par rapport à la croix de montage en vision de loin, largeur de champs, épaisseur du verre ophtalmique en au moins un point, poids du verre ophtalmique, matière du verre ophtalmique, coloration du verre ophtalmique, type de revêtement, un niveau d'aberration optique en au moins un point, un niveau de contraste/acuité en au moins un point, un niveau de grossissement en au moins un point, un niveau de transmission en au moins un point, un niveau de teinte en au moins un point, et niveau et type de traitement ;

le procédé pouvant comprendre les étapes consistant à :

- obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant au premier verre ophtalmique ;

- déterminer la position du premier verre ophtalmique dans un espace de stimuli visuels ou auditifs en associant le ou les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli, chaque point de l'espace de stimuli correspondant à un niveau de stimulus visuel ou auditif ;

- obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant à un deuxième verre ophtalmique ;

- déterminer la position de la référence ophtalmique dans l'espace de stimuli visuels ou auditifs en associant le ou les paramètres de comparaison du deuxième verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli ;

- déterminer une distance entre le ou les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique et le ou les paramètres de comparaison du deuxième verre ophtalmique ;

dans lequel l'association du ou des paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique ou d'une référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli est définie de manière à ce que :

JIISj - S 2 1 > ASseuil z> HPCP j - PCP 2 1| > AD

jS j - S 2 1 < ASseuil z> (PCP! - PCP 2 jj < AD où ASseuil est la distance minimale entre deux niveaux de stimuli qu'un utilisateur peut distinguer et AD un seuil local ;

<1> le procédé comprend en outre l'étape consistant à provoquer les stimuli sensoriels correspondant au premier verre ophtalmique et à la référence ophtalmique ;

<2> l'étape consistant à obtenir les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique comprend les étapes consistant à : - récupérer les paramètres de conception du premier verre ophtalmique dans une base de données de premiers verres ophtalmiques ; ou

obtenir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique, à déterminer des paramètres de définition du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique, et à déterminer les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètre de définition du premier verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique et déterminer des paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique ;

<3> dans le cas <2>, l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du premier verre ophtalmique comprend l'étape consistant à mesurer des paramètres de conception qui sont associés au porteur ou l'étape consistant à récupérer les paramètres de conception dans une base de données de premier verre ophtalmique ;

<4> l'étape consistant à obtenir les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique comprend les étapes consistant à :

- retirer les paramètres de comparaison d'une banque de données de références ophtalmiques ; ou

obtenir des paramètres de conception d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de conception d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique, à déterminer des paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique, et à déterminer les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à partir des paramètre de définition du deuxième verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de définition d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique à partir des paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique ;

<5> dans le cas <4>, l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique faisant référence comprend l'étape consistant à mesurer des paramètres de conception qui sont associés au porteur ou l'étape consistant à récupérer les paramètres de conception dans une base de données de références ophtalmiques ;

<6> dans les cas <2> à <5>, le ou les paramètres de conception sont choisis parmi : forme de la monture, morphologie du visage du porteur, position du verre ophtalmique devant l'œil, niveau de sensibilité du porteur à la lumière, prescription, valeur d'addition, zone d'usure sur une période déterminée, distance de lecture, coefficient œil/tête, abaissement de regard moyen en vision de près, ratio NVB, variabilité dans le temps d'un de ceux-ci, choix du traitement appliqué ;

<7> le ou les paramètres de comparaison sont choisis parmi : LPX%, notamment avec X égal à 100 ; ALPX%, notamment X égal à 85 ; décalage latéral en vision de près par rapport à la croix de montage en vision de loin ; largeur de champs ; épaisseur du verre ophtalmique en au moins un point ; poids du verre ophtalmique ; matière du verre ophtalmique ; coloration du verre ophtalmique ; type de revêtement ; un niveau d'aberration optique en au moins un point ; un niveau de contraste/acuité en au moins un point ; un niveau de grossissement en au moins un point ; un niveau de transmission en au moins un point ; un niveau de teinte en au moins un point ; et niveau et type de traitement (tel que antireflet) ;

<8> le stimulus est un stimulus visuel ou auditif ;

<9> dans le cas <8>, le stimulus est un stimulus visuel et l'espace de stimuli est un espace de couleurs, préférentiellement choisi parmi CIE RGB, CIE XYZ, CIE xyY, CIE UVW, CIE U'V'W, CIE L*a*b*, CIE LCH, CIE L*u*v*, teinte/saturation/lumière, et CMYK, de préférence un espace de couleur CIE. <10> dans le cas <9>, le procédé comprend en outre l'étape consistant à sélectionner un domaine chromatique à l'intérieur de l'espace de couleurs adapté à une anomalie visuelle de l'utilisateur ;

<11> dans le cas <9>, respectivement <10>, l'espace de couleur, respectivement le domaine chromatique, est un espace, respectivement domaine, adapté à la vision humaine de sorte à être perceptuellement uniforme pour un œil humain, préférablement la différence minimale distinguable par l'utilisateur ΔΕ est calculée selon la norme ΔΕ CIE 1994, CIE 2000 ou CMC ;

<12> dans le cas <8>, le stimulus est un stimulus visuel et l'espace de stimuli est un espace de formes avec distance perceptuelle ;

<13> dans le cas <8>, le stimulus est un stimulus auditif et l'espace de stimuli est un espace de fréquences auditives ;

<14> le procédé comprend en outre l'étape consistant à ajuster :

- le niveau de stimulus sensoriel à la sensibilité de l'utilisateur au stimulus sensoriel ; ou

- le seuil local à la capacité du porteur à distinguer les propriétés du premier verre ophtalmique et celles de la référence ophtalmique.

[10] Un autre aspect de l'invention est un système pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre deux verres ophtalmiques caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison, comprenant :

- une interface d'acquisition de paramètres correspondant à un verre ophtalmique ou à une référence ophtalmique ;

- un convertisseur pour associer les paramètres de comparaison correspondant au premier verre ophtalmique à une première position dans un espace de stimuli et ceux correspondants à la référence ophtalmique à une deuxième position de l'espace de stimuli, et relié à l'interface d'acquisition ;

- un calculateur pour déterminer une distance entre les paramètres du premier verre ophtalmique et ceux de la référence ophtalmique, et relié à l'interface d'acquisition et au convertisseur ;

le convertisseur étant adapté pour associer le ou les paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique à un point de l'espace de stimuli de manière à ce que : - si une première position et une deuxième position dans l'espace de stimuli correspondent à deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un utilisateur à qui les stimuli sont destinés peut distinguer sensoriellement, alors la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est supérieure à un seuil local ; et

- sinon la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est inférieure à un seuil local

[1 1] D'autres caractéristiques optionnelles et non limitatives sont présentées dans la description donnée ci-après, parmi lesquelles :

l\l l'interface d'acquisition est adaptée pour permettre l'entrée des paramètres parmi : des paramètres de conception, des paramètres de définition, des paramètres de comparaison ;

121 le calculateur est adapté pour déterminer des paramètres parmi : des paramètres de définition, des paramètres de comparaison ;

notamment :

des paramètres de comparaison directement à partir de paramètres de définition ; des paramètres de comparaison directement à partir de paramètres de conception ; et

des paramètres de définition directement à partir de paramètres de conception ; βΙ le calculateur est adapté pour déterminer des paramètres de définition ou des paramètres de comparaison à partir d'un verre ophtalmique ;

/4/ le calculateur est aussi adapté pour déterminer un verre ophtalmique à partir de paramètre de conception ;

151 le système comprend en outre un récupérateur adapté pour récupérer des paramètres à partir d'une banque de données de verres ophtalmiques et/ou de références ophtalmiques ; notamment, le récupérateur est adapté pour récupérer des paramètres parmi : des paramètres de conception, des paramètres de définition, des paramètres de comparaison ;

161 le système comprend en outre un ou plusieurs instruments de mesure adaptés à la mesure de paramètre de conception et relié à l'interface d'acquisition ; ΙΊΙ le système peut comprendre en outre un déclencheur de stimuli pour provoquer des stimuli sensoriels et relié au convertisseur ;

/8/ dans le cas de stimuli visuels, le déclencheur de stimuli est choisi parmi un écran, une imprimante couleur, un support imprimé tel que papier ou tissue, une LED RGB permettant une modulation spectrale de son éclairage ;

191 dans le cas de stimuli auditifs, le déclencheur de stimuli est choisi parmi hautparleurs, notamment électrodynamique, piézoélectrique ou à ruban ;

/10/ le système comprend en outre un ajusteur de niveau de stimulus sensoriel et/ou un ajusteur de seuil local relié soit au convertisseur soit au déclencheur de stimuli.

Brève description des dessins

[ 12] D'autres objectifs, avantages et caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description qui suit en référence aux dessins donnés à titre illustratif et non limitatif, parmi lesquels :

- la figure 1 et un organigramme illustrant les différentes étapes du procédé selon l'invention ;

la figure 2 est un organigramme illustrant les détails de l'étape d'obtention de paramètres de comparaison selon un premier mode de réalisation de l'invention ; la figure 3 est un organigramme illustrant les détails de l'étape d'obtention de paramètres de comparaison selon un autre mode de réalisation de l'invention ; la figure 4 est un organigramme illustrant les détails de l'étape d'obtention de paramètres de comparaison selon un autre mode de réalisation de l'invention ; la figure 5 est un graphe montrant la relation entre LP 100% et LP VB utilisé dans l'exemple 1 décrit ci-dessous ;

- la figure 6 est un graphe montrant la relation entre LP85% et le ratio NVB utilisé dans l'exemple 1 ;

- la figure 7 est un graphe montrant le domaine possible des couples LP100% et LP85% ;

- la figure 8 est un graphe montrant le domaine possible des couples abaissement/ratio NVB obtenu par transposition du graphe de la figure 7 ;

- la figure 9 est un schéma illustrant le maillage d'un espace de couleurs CIE L*a*b* tel qu'utilisé dans l'exemple 1 ; la figure 10 est un schéma illustrant la transposition du maillage de la figure 9 à un espace de couleurs RGB ;

- la figure 11 est un schéma illustrant trois positions de l'espace de couleurs retranscrits sur le graphe de la figure 7 et montrant pour chacune des positions la zone dans laquelle la distance entre les paramètres de comparaison de deux points pris à l'intérieur de celle-ci est inférieure au seuil local ;

- la figure 12 est un schéma illustrant les trois positions de l'espace de couleurs de la figure 11, mais cette fois-ci retranscrit sur le graphe de la figure 8, et montrant pour chacun des positions la zone dans laquelle la distance entre les paramètres de comparaison de deux points pris à l'intérieur de celle-ci est inférieure au seul local ;

- la figure 13 est un schéma illustrant une représentation de l'espace de couleurs RGB, généralement utilisé pour l'affichage sur écran ;

- la figure 14 est un schéma illustrant l'inclusion de l'espace de couleurs RGB de la figure 13 dans l'espace de couleurs CIE L*a*b* ;

la figure 15 est un schéma illustrant un système pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre un premier verre ophtalmique et une référence ophtalmique ; et

- la figure 16 est un schéma illustrant la définition des coordonnées (α, β).

Description de l'invention

Définition

[13] Dans l'ensemble du présent exposé, la verticalité ou l'horizontalité d'une caractéristique est à considérer par rapport au verre ophtalmique placé dans la position normale d'utilisation.

[14] Dans la suite de l'exposé, on désignera par les termes « paramètre de comparaison » (notés pcp.l à pcp.s ou encore désignés par l'ensemble PCP à s éléments), tout paramètre lié à un verre ophtalmique que l'on souhaite comparer avec une référence ophtalmique ou un autre verre ophtalmique. Ce paramètre de comparaison peut concerner bon nombre de propriétés du verre ophtalmique, parmi lesquels peuvent être citées les propriétés géométriques, les propriétés optiques, les propriétés mécaniques, les propriétés de confort et les propriétés esthétiques [15] Le ou les paramètres de comparaison peuvent être choisis parmi : LPX%, notamment avec X égal à 100 ; ALPX%, notamment X égal à 85 ; décalage latéral en vision de près par rapport à la croix de montage en vision de loin ; largeur de champs ; épaisseur du verre ophtalmique en au moins un point ; poids du verre ophtalmique ; matière du verre ophtalmique ; coloration du verre ophtalmique (statique ou transitoire, notamment à un instant T après le début du déclenchement d'un stimulus causant un changement de coloration) ; type de revêtement ; un niveau d'aberration optique (astigmatisme résiduel, puissance sphérique ou coma par exemple) en au moins un point ; un niveau de contraste/acuité en au moins un point ; un niveau de grossissement en au moins un point ; un niveau de transmission en au moins un point ; un niveau de teinte en au moins un point ; et niveau et type de traitement (tel que antireflet).

[16] Dans le cas d'un verre progressif, le paramètre LPX% est la longueur de progression (partielle ou totale) définie par la distance verticale, exprimée notamment en mm dans le plan du verre, entre la croix de montage et le point d'intersection de la direction de regard correspondant à la direction de regard en vision de près avec le plan du verre et où, le long de la méridienne, le porteur perçoit une puissance équivalente à la puissance en vision de loin augmentée de X% de l'addition prescrite, par exemple X peut valoir 85. Il convient de noter qu'une longueur de progression peut également être exprimée sous la forme d'un écart angulaire, en degré, quand on considère les propriétés optiques d'une lentille dans un repère (α, β) et que cet écart angulaire peut être transformé de manière connue en une distance exprimée en mm.

[17] Le repère (α, β) est un repère défini par rapport au centre de rotation de l'œil CRE considéré qui est pris comme centre du repère afin de définir des directions de regard (voir figure 16). On définit par ailleurs un axe horizontal CRE-F' qui passe par CRE et s'étend devant le porteur, c'est ce qu'on appelle la direction de regard primaire. Un verre ophtalmique est positionné et centré devant l'œil du porteur de manière à ce que l'axe CRE-F' intersecte la face avant du verre ophtalmique à un point appelé la croix de montage FC, qui est, de manière générale, présente sur les verres ophtalmiques pour permettre le positionnement de ceux-ci dans une monture par un opticien. Le point d'intersection entre la face arrière du verre ophtalmique et l'axe CRE-F' est noté point O. Généralement, O est espacé de 25,5 mm de CRE. [18] Chaque direction de regard, définie par le couple d'angles (α, β), correspond à une position de l'œil en rotation autour de CRE. La direction de regard passant par J, J' étant la projection de J sur un plan horizontal passant par CRE, l'angle a est l'angle formé par J'-CRE-J et β, l'angle formé par O-CRE-J'. Le repère (α, β) peut également être transformé en un repère (x, y) qui correspond à un repère orthonormal classique positionné sur un plan P normal à l'axe CRE-F' et passant par O.

[19] La méridienne est une courbe traversant le verre ophtalmique de haut en bas et correspond aux directions de regard de l'œil lorsque celui-ci balaie de haut en bas tout en regardant droit devant. A partir d'un verre ophtalmique progressif, la méridienne est approximativement obtenue en considérant la ligne centrale marquant l'équidistance (pris horizontalement) entre les lignes iso-dioptres de valeur égale à 0,25 D dues à l'astigmatisme résiduel résultant de la variation de puissance sphérique. De manière plus spécifique, la méridienne peut être calculée pour un verre ophtalmique progressif de la manière suivante :

- la direction de regard correspondant à la croix de montage est définie (( FC, PFC) (qui peut ne pas être (0,0), notamment du fait des effets optiques du verre ophtalmique) ;

- l'angle d'abaissement ( NV correspondant à la direction de regard en vision de près est calculé (par exemple en utilisant un protocole dans lequel une cible est affichée dans le champ de vision du porteur à différentes positions prédéterminées et correspondant généralement aux directions de regard lors d'une activité nécessitant une vision de près, et notamment la lecture) ;

- pour chaque angle d'abaissement compris entre ( FC et ( NV, l'angle β correspondant à la direction à mi-chemin entre les deux lignes iso-dioptres dues à l'astigmatisme résiduel de valeur 0,25 D est calculé ; ces directions calculées sont notées ((¾, β;) ; une ligne droite d2 est calculée pour minimiser la déviation de (¾, β ί ) à la ligne droite d2 selon l'équation suivant :

NV

où « min » est la fonction minimum ; une direction pivot (αριν, βριν) définie comme l'intersection entre la lig d2 et une ligne correspondant à β = β Ρ ο est calculée :

- une ligne droite dl est calculée de manière à ce que

dl : β(α) = βριν pour α < piv ;

- β Ν ν est déterminé comme l'angle β de la ligne droite d2 pour N v :

β Ν ν = a 2 a N v + b 2 ;

- pour chaque angle d'abaissement a supérieur à ( , l'angle β correspondant à la direction à mi-chemin entre les deux lignes iso-dioptres dues à l'astigmatisme résiduel de valeur 0 ,25 D est déterminé ; les directions ainsi calculées sont désignées (o¾, ¾) ; une ligne droite d3 est calculée de manière à minimiser la déviation de (o¾, ¾) par rapport à la ligne droite d3 et passant par le point (( P ), si la pente calculée est négative, la pente choisie est fixée à 0 ; d3 est ainsi définie selon l'équation suivante :

d3 : β(α) = a 3 (a - (1,^ ) + β Νγ / αΝγ < α a 3 : min |∑(a 3 (a j - α Νν )+ β Νν - β ] ) 2

la méridienne est finalement définie comme la ligne construite en joignant les segments dl, d2 et d3.

[20] Dans le cas d'un verre progressif, le paramètre Inset est le décalage latéral (horizontal) entre le point de vision de près et la croix de montage en vision de loin lorsque ceux-ci sont projetés orthogonalement sur une droite horizontale. Ce paramètre est généralement exprimé en mm dans le plan du verre. Il convient de noter qu'un décalage latéral peut également être exprimé sous la forme d'un écart angulaire, en degré, quand on considère les propriétés optiques d'une lentille dans un repère (α, β) et que cet écart angulaire peut être transformé de manière connue en une distance exprimée en mm.

[21] On désignera encore par les termes « paramètre de conception » (notés pcc.l à pcc.q ou désignés par l'ensemble PCC à q éléments), tout paramètre permettant la détermination d'un verre ophtalmique. De tels paramètres sont généralement les paramètres dont le fabricant de verre ophtalmique a besoin pour concevoir le verre ophtalmique. Les paramètres de conception peuvent être associés au porteur en ce sens où ils sont déterminés sur ou par celui-ci, que ce soit ses prescriptions, ses caractéristiques morphologiques du visage, les conditions de port (notamment la position du verre devant l'œil), ses habitudes et ou activités impliquant particulièrement l'usage de la vue (incluant sa posture et son comportement visuel tel que le coefficient œil/tête), sa sensibilité à la lumière, son choix de traitement des verres ophtalmiques, etc.. Lorsqu'il est indiqué que les paramètres de conception sont mesurés sur ou par le porteur, cela comprend les mesures appliquées au porteur pour déterminer par exemple la prescription, les habitudes du porteur lors d'activités nécessitant la vision, etc., ou les mesures obtenus par questionnaire auquel le porteur répond. Les paramètres de conception peuvent aussi être associés au type de verre ophtalmique choisi. Ce paramètre de conception peut être par exemple choisi parmi : forme de la monture, morphologie du visage du porteur, position du verre ophtalmique devant l'œil, niveau de sensibilité à la lumière, prescription, valeur d'addition, zone d'usure sur une période déterminée, distance de lecture, coefficient œil/tête, abaissement de regard moyen en vision de près (notamment pendant la lecture), ratio NVB, variabilité dans le temps d'un de ceux-ci, et choix du traitement appliqué.. Cela inclut également le cas où un paramètre est évalué par questionnaire rempli par le porteur.

[22] On désignera par les termes « paramètre de définition » (notés pdf.l à pdf.r ou désignés par l'ensemble PDF à r éléments), tout paramètre permettant de décrire un verre ophtalmique et concernant notamment : son matériau, ses dimensions, la base du verre, le type de verre (unifocal, progressif...), sa surface avant du verre, sa surface arrière, la position de points de contrôle, la position de la croix ou du centre de montage, la position du point de référence prisme, le prisme d'allégement...Bien que pouvant être un même paramètre, on prendra soin de distinguer la fonction d'un paramètre de comparaison, de celle d'un paramètre de conception et de celle d'un paramètre de définition. En effet, la fonction d'un paramètre de comparaison est de permettre la comparaison entre deux verres ophtalmiques ; le paramètre de comparaison est un paramètre pour lequel l'utilisateur souhaite connaître la variabilité par rapport aux paramètres de conception et/ou de définition. Celle d'un paramètre de conception est de permettre la détermination d'un verre ophtalmique. Enfin, celle du paramètre de définition est de définir objectivement un verre ophtalmique en tant qu'objet.

[23] En d'autres termes, les paramètres de conception sont les paramètres permettant de déterminer un verre ophtalmique. Alors que les paramètres de définition permettent une description des propriétés du verre ophtalmique, et les paramètres de comparaisons sont les paramètres par rapport auxquels on souhaite comparer un verre ophtalmique avec une référence ophtalmique.. Ainsi, les paramètres de conception ont un impact sur les paramètres de comparaison.

[24] Par ailleurs, dans l'ensemble du présent exposé, il est tantôt fait référence à un paramètre, tantôt à plusieurs. Il faudra comprendre que le singulier comprend le cas du pluriel et vice et versa. L'homme du métier saura déterminer le nombre de paramètres nécessaires selon les modes de réalisation souhaités. La seule limitation est la cohérence du procédé dans sa globalité.

[25] Par conséquent, un verre ophtalmique défini par ses paramètres de définition pdf.l à pdf.rpeut être déterminé à partir de paramètres de conception que l'on peut noter pcc.l à pcc.qoù on a :

pdf.l =f pdn (pcc.l, ... , pcc.q) ; pdfr =f VA ipcc.1, ... , pce. q) ;

^pdf.i à ^ fr étant les fonctions permettant de passer des paramètres de conception aux paramètres de définition correspondants ;

ou encore :

où PCC est l'ensemble des paramètres de conception pcc.l à pcc.q ; F p df est l'ensemble des fonctions à f p ài x ; PDF est l'ensemble des paramètres de définition pcc.l à pcc.r ; Fpdf · PCC signifie que l'on applique chacune des fonctions de F p df aux paramètres de PCC. Aucune hypothèse de linéarité n'est effectuée ici.

[26] Par ailleurs, les paramètres de comparaison pcp.l à pcp.s sont déterminés par les paramètres de définition du verre ophtalmique :

- pcp.l =f pcpA (pdfl, ... , pdf.r) ; pcp.s =f pcp . s (pdf.l, ... , pdf.r) ; fpcp.i à f pcp . s étant les fonctions permettant de passer des paramètres de définition aux paramètres de comparaison correspondants ;

ou encore :

PCP = F ÛCÛ PDF = F, pcp ' F p df PCC ;

où PCP est l'ensemble des paramètres de comparaison pcp.l à pcp.s ; F pcp est l'ensemble des fonctions à f pcp . s ; F pcp PDF signifie que l'on applique chacune des fonctions de F pcp aux paramètres de PDF. Aucune hypothèse de linéarité n'est effectuée ici.

[27] Le terme « espace » reprend un concept emprunté aux mathématiques et désigne un ensemble de points (définis par un nombre fini de coordonnées) ayant une structure spécifique donnée. Un espace peut comprendre à une ou plusieurs dimensions, notamment 2, 3, 4, 5 ou 6 dimensions, plus généralement 3 dimensions. L'ensemble des coordonnées d'un point de l'espace est appelé « position ».

[28] L'espace est dit « espace de stimuli » car chacune des coordonnées nécessaires pour décrire un point de cet espace est liée à l'un des sens que possède l'être humain.

[29] Un exemple d'espaces de stimuli concerne les stimuli visuels : espaces de couleurs (encore appelés espaces colorimétriques) ou espace de formes avec distance perceptuelle. Parmi les espaces de couleurs, peuvent être cités : CIE RGB, CIE XYZ, CIE xyY, CIE UVW, CIE U'V'W, CIE L*a*b*, CIE LCH, CIE L*u*v*, teinte/saturation/lumière, et CMYK. Parmi les espaces de formes avec distance perceptuelle, peut être cité celui décrit pas Stefano Berretti et Alberto del Bimbo, « Retrieval by shape similarity with perceptual distance and effective indexing », in Multimedia, IEEE Transactions on, 2000, 2, pp. 225-239.

[30] Un autre exemple d'espaces de stimuli concerne les stimuli auditifs : espaces dont les dimensions sont choisies parmi l'intensité acoustique, la pression acoustique, la fréquence, le timbre.

[31] Une norme peut être définie pour un espace. Cette norme représente la distance séparant deux points de l'espace. La distance, notée ||AB|| ou ||A - B||, la plus usuelle pour un espace à n dimensions entre deux points A et B, respectivement de coordonnées (ai , a 2 , ... , a n ) et bi , b 2 , ... , b n ) est définie comme suit :

AB

[32] On parlera d'espace de stimuli non homogène lorsque deux plus proches positions représentant deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un être humain peut discerner sont séparées d'une distance dont la valeur dépend de la zone de l'espace de stimuli dans laquelle les positions sont situées. Les termes « seuil local » employés dans l'ensemble de l'exposé font particulièrement référence à ce cas-là.

[33] Un espace de stimuli peut alternativement être homogène. Cela signifie qu'il a été construit de manière à ce que deux plus proches positions représentant deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un être humain peut discerner soient toujours séparées par la même distance. En d'autres termes, tous les seuils locaux sont égaux entre eux : il existe une seule et unique valeur ASseuil (appelé seuil de discrimination) pour laquelle si la distance entre deux points de l'espace de stimuli y est inférieure, alors il est considéré que les niveaux de stimuli correspondant à ces deux points ne sont pas discernables par un être humain ; en revanche si la distance entre deux points de l'espace de stimuli y est supérieure ou égale, alors il est considéré que les niveaux de stimuli correspondant à ces points sont discernables par un être humain. Ces espaces de stimuli homogène sont préférés car plus facile à mettre en œuvre.

[34] De manière générale, les espaces de stimuli ne sont pas homogènes. Par exemple, l'œil humain n'est pas sensible de la même manière à l'ensemble des longueurs d'onde. En effet, il est plus sensible aux longueurs d'onde correspondant aux couleurs vert/jaune. Autre exemple, l'oreille humaine ne discrimine pas les fréquences de manière linéaire, mais de manière logarithmique.

[35] Un espace de stimuli homogène peut néanmoins être créé à partir d'un espace de stimuli non homogène. Pour cela, on utilise un seuil de discrimination ASseuil. Cela signifie que deux niveaux de stimulus qui diffèrent en deçà de ce seuil sont considérés comme ne pouvant pas être distingués par l'homme, alors que deux niveaux de stimulus différant en delà de ce seuil sont considérés comme pouvant être distingués par l'homme. Ce seuil de discrimination ne correspond pas à une même distance sur l'ensemble de l'espace de stimuli. Il permet de mailler l'espace de stimuli non- homogène de manière à ce que deux nœuds du maillage adjacent soient séparés d'une distance correspondant au seuil de discrimination. Puis à partir de ce maillage, un espace de stimuli homogène est créé en imposant une distance constante entre les nœuds du maillage, on parle de linéarisation. [36] Un exemple d'une telle linéarisation d'un espace de stimuli est celui d'un espace de couleurs. Plusieurs normes définissent une distance colorimétrique entre deux couleurs notée ΔΕ en fonction de plusieurs paramètres donc les supports utilisés pour la représentation des couleurs (papier, écran, encre...) : normes CIE 1976, CIE 1994, CIE 2000 (ces trois premières pour la représentation sur écran) et CMC (pour les encres par rapport à l'éclairage). Un exemple de linéarisation de l'espace de couleur est donné plus loin.

Procédé

[37] Un procédé, notamment implémenté par ordinateur, pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre un premier verre ophtalmique et une référence ophtalmique caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison est exposé plus en détail ici en référence aux figures 1 à 4.

[38] Ce procédé comprend les étapes consistant à :

a) obtenir le ou les paramètres de comparaison correspondant au premier verre ophtalmique et celui ou ceux correspondant à la référence ophtalmique ;

b) déterminer la position du premier verre ophtalmique et de la référence ophtalmique dans un espace de stimuli en associant le ou les paramètres de comparaison à un point de l'espace de stimuli.

[39] Chaque position de l'espace de stimuli correspond à un niveau de stimulus sensoriel.

[40] Le procédé comprend en outre l'étape consistant à :

c) déterminer une différence entre les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique et de la référence ophtalmique.

[41] L'association du ou des paramètres de comparaison d'un verre ophtalmique ou d'une référence ophtalmique à un point de l'espace de stimuli est définie de manière à ce que :

si une première position et une deuxième position dans l'espace de stimuli correspondent à deux niveaux de stimulus sensoriel qu'un utilisateur à qui les stimuli sont destinés peut distinguer sensoriellement, alors la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est supérieure à un seuil local ; et

sinon la distance entre les paramètres de comparaison à partir desquels la première position est déterminée et les paramètres de comparaison à partir desquels la deuxième position est déterminée est inférieure à un seuil local.

[42] L'association du ou des paramètres de comparaison à un point de l'espace de stimuli permet d'indiquer à l'utilisateur de manière simple et instinctive si le premier verre ophtalmique est différent de la référence ophtalmique.

[43] En d'autres termes, soit ASseuil la distance minimale entre deux niveaux de stimuli qu'un utilisateur peut distinguer et AD le seuil local ; alors, l'association peut être résumée de la manière suivante :

|S j - S 2 1 > ASseuil o- fPCP ! - PCP 2 1| > AD

jS j - S 2 1 < ASseuil o- - PCP 2 j < AD avec Si et S 2 les niveaux de stimulus sensoriel correspondant respectivement une première position et une deuxième position (on peut encore qualifié ||Si - S 2 || de distance entre les deux niveaux de stimulus sensoriel dans l'espace de stimuli ; et ||PCPi - PCP 2 || la distance entre les paramètres de comparaison associés à la première position et les paramètres de comparaison associés à la deuxième position.

[44] L'espace de stimuli n'étant pas nécessairement homogène, le seuil peut dépendre de la région de l'espace dans laquelle les positions correspondant aux verres ophtalmiques se situent. C'est pourquoi le seuil est qualifié de seuil local.

[45] De manière générale, le premier verre ophtalmique et la référence ophtalmique sont dit différents si un porteur moyen de verres ophtalmique peut déceler une différence dans les propriétés géométriques du premier verre ophtalmique par rapport à un verre ophtalmique théorique pouvant être obtenue à partir de la référence ophtalmique, telles que les propriétés mentionnées ci-dessus en ce qui concerne les paramètres de comparaison. Il convient de noter qu'il n'est pas nécessaire que le porteur moyen fasse l'expérience de l'observation du premier verre ophtalmique ou à travers celui-ci car celui-ci est déjà une abstraction. Les seuils de discrimination d'un paramètre du porteur moyen peuvent être déterminés par un modèle issu de mesures de discrimination réalisées avec un échantillon de porteurs représentatif. Le porteur moyen peut alors désigner un porteur théorique dont les seuils de discrimination sont égaux aux seuils du modèle. Dans un autre mode de réalisation, le porteur moyen désigne un porteur réel dont les seuils de discrimination sont proches de ceux du modèle.

[46] L'étape a) peut comprendre différent ensemble d'étapes, parmi lesquels :

obtenir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique (figure 2) ; ou

obtenir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique, à déterminer des paramètres de définition du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique, et à déterminer les paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètre de conception du premier verre ophtalmique (figure 3) ; ou

obtenir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique et déterminer des paramètres de comparaison du premier verre ophtalmique directement à partir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique (figure 4).

[47] Dans chacun des cas illustrés par les figures 2, 3 et 4, les paramètres de définition du premier verre ophtalmique peuvent être déterminés ou obtenus à partir d'un verre ophtalmique correspondant au premier verre ophtalmique, le cas échéant déterminé à partir des paramètres de conception du premier verre ophtalmique.

[48] De préférence, le premier verre ophtalmique est un verre ophtalmique personnalisé. C'est-à-dire un verre ophtalmique déterminé ou déterminable à partir de mesure de paramètres de conception associés au porteur ; c'est-à-dire que les paramètres de conception sont mesurés sur le porteur ou déterminer à partir du comportement de celui-ci, ou encore à partir d'une auto-évaluation. Pour cela, l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du premier verre ophtalmique comprend l'étape consistant à mesurer des paramètres de conception du premier verre ophtalmique qui sont associés au porteur. Alternativement, l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du premier verre ophtalmique comprend l'étape consistant à récupérer les paramètres de conception dans une base de données de premiers verres ophtalmiques. [49] Par ailleurs, l'étape consistant à obtenir des paramètres de définition du premier verre ophtalmique peut comprendre l'étape consistant à récupérer les paramètres de définition dans une base de données de premiers verres ophtalmiques.

[50] L'étape consistant à obtenir les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique peut comprendre les étapes consistant à :

- retirer les paramètres de comparaison d'une banque de données de références ophtalmiques ; ou

obtenir des paramètres de conception d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de conception d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique, à déterminer des paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique directement à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique, et à déterminer les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique directement à partir des paramètre de conception du deuxième verre ophtalmique ; ou

obtenir des paramètres de définition d'un deuxième verre ophtalmique faisant office de référence ophtalmique et à déterminer des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique directement à partir des paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique.

[51] Comme pour le cas du premier verre ophtalmique, dans chacun des cas mentionnés ci-dessus les paramètres de définition du deuxième verre ophtalmique peuvent être déterminés ou obtenus à partir d'un verre ophtalmique correspondant au deuxième verre ophtalmique, le cas échéant ce dernier est déterminé à partir des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique.

[52] De préférence, le deuxième verre ophtalmique est un verre ophtalmique personnalisé. C'est-à-dire un verre ophtalmique déterminé ou déterminable à partir de mesure de paramètres de conception associés au porteur. Pour cela, l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique comprend l'étape consistant à mesurer des paramètres de conception du deuxième verre ophtalmique qui sont associés au porteur. Alternativement, l'étape consistant à obtenir les paramètres de conception de la référence ophtalmique comprend l'étape consistant à récupérer les paramètres de conception dans une base de données de références ophtalmiques.

[53] Dans un autre mode de réalisation, le procédé permet de comparer deux verres ophtalmiques personnalisés, chacun déterminé à partir de paramètres de conception d'un verre ophtalmique. Ceci correspond au cas où l'on souhaite comparait deux types de verres ophtalmiques différents, par exemple deux verres ophtalmiques déterminer grâce à deux méthodes différentes ; ou encore deux verres ophtalmiques obtenus à partir de deux mesures successives.

[54] Les paramètres de conception utilisés pour le premier verre ophtalmique ne sont pas nécessairement les mêmes que les paramètres de conception utilisés pour le deuxième verre ophtalmique.

[55] Dans le cas où l'obtention des paramètres de comparaison de la référence ophtalmique ne comprend pas les étapes correspondant à aucune des figures 2, 3 ou 4, il est possible de comparer aisément particulièrement le premier verre ophtalmique déterminé selon les paramètres de conception liés au porteur et donc qui lui est personnalisé et un verre ophtalmique non personnalisé afin de déterminer si la personnalisation a un sens ou de faire prendre conscience au porteur que la personnalisation apporterait un confort accru au porteur.

[56] Dans ce cas, les paramètres de comparaison de la référence ophtalmique peuvent être déterminés à partir soit des paramètres de conception correspondant à la référence ophtalmique, soit des paramètres de définition de celui-ci.

[57] Le procédé permet encore de déterminer si une imprécision de mesure d'un ou de plusieurs paramètres de conception associés au porteur a un impact significatif sur le verre ophtalmique. Pour cela, les étapes d'obtention des sets de paramètres de conception peuvent être réalisées par deux mesures successives des paramètres de conception associés au porteur.

[58] Ainsi, si ôPCC représente les imprécisions de mesure, nous avons, en supposant l'hypothèse de linéarité au premier ordre :

et donc :

F pcp F pdf iPCd + ÔPCC) - F pCp · F pdf · PCCi + F pCp · F pdf · ÔPCC) ;

= PCP 2 + ÔPCP ;

où ÔPCP représente l'impact des imprécisions de mesure sur les paramètres de comparaison.

[59] Donc nous avons :

si ||ôPCP|| > AD, alors ||Si - S 2 || > ASseuil et l'utilisateur percevra une différence entre les deux niveaux de stimulus ;

sinon, ||Si - S 2 || < ASseuil et l'utilisateur ne percevra pas de différence entre les deux niveaux de stimulus.

[60] Au niveau de l'utilisateur, celui percevra ou non une différence entre les deux niveaux de stimulus. S 'il en perçoit une alors | |ÔPCP|| > AD et il saura que l'imprécision de la mesure a une influence significative sur les paramètres de comparaison des verres ophtalmiques.

[61] Avantageusement, le procédé peut en outre comprendre l'étape d) consistant à provoquer le stimulus sensoriel correspondant au premier verre ophtalmique et celui correspondant à la référence ophtalmique. Cette étape est réalisée en utilisant les outils adéquats selon la nature du stimulus. Par exemple, pour un espace de couleur, l'étape d) peut consister à l'affichage d'une première couleur correspondant à la position du premier verre ophtalmique et d'une deuxième couleur correspondant à la position de la référence ophtalmique.

[62] Dans le cas où l'espace de stimuli est un espace de couleurs, le procédé peut comprendre en outre l'étape consistant à sélectionner un domaine chromatique à l'intérieur de l'espace de couleurs.

[63] Les termes « domaine chromatique » désignent soit un ou plusieurs champs chromatiques, notamment les champs chromatiques de la langue française.

[64] Ceci permet par exemple d'adapter l'espace de stimuli à la capacité visuelle de l'utilisateur (par exemple les dychromatopsies telles que l'achromatopsie, la deutéranopie, la deutéranomalie, la protanopie, la protanomalie, la trinatopie ou la tritanomalie) ou encore à ses préférences.

[65] Le procédé peut encore en outre comprendre l'étape consistant à ajuster :

le niveau de stimulus sensoriel à la sensibilité de l'utilisateur au stimulus sensoriel ; ou le seuil local à la capacité du porteur à distinguer les propriétés du premier verre ophtalmique et celles de la référence ophtalmique.

[66] Dans le cas où il n'y a pas d'ajustement, un « utilisateur normal » est pris comme référence. Les seuils de discrimination de niveaux de stimulus sensoriel d'un utilisateur normal peuvent être déterminés par un modèle issu de mesures de discrimination réalisées avec un échantillon représentatif d'utilisateurs ne présentant pas d'anomalie ophtalmique. L'utilisateur normal peut alors désigner un utilisateur théorique dont les seuils de discrimination sont égaux aux seuils du modèle. Dans un autre mode de réalisation, l'utilisateur normal désigne un utilisateur réel dont les seuils de discrimination sont proches de ceux du modèle.

[67] Le présent procédé permet en outre la quantification intuitive de la différence entre le premier verre ophtalmique et la référence ophtalmique. En effet, plus les stimuli sensoriels sont perçus comme étant différents par l'utilisateur et plus la différence entre le premier verre ophtalmique et la référence ophtalmique sera grande.

Système

[68] Un système 1 pour l'aide à la détermination du niveau de différence entre un premier verre ophtalmique et une référence ophtalmique caractérisés par un ou plusieurs paramètres de comparaison est exposé plus en détail ici en référence à la figure 15.

[69] Ce système 1 comprend :

une interface 11 d'acquisition de paramètres correspondant à un verre ophtalmique ou à une référence ophtalmique ;

un convertisseur 12 pour associer les paramètres de comparaison correspondant au premier verre ophtalmique à une première position dans un espace de stimuli et ceux correspondants à la référence ophtalmique à une deuxième position de l'espace de stimuli ;

un calculateur 13 pour déterminer une distance entre les paramètres du premier verre ophtalmique et ceux de la référence ophtalmique ;

le convertisseur 12 étant adapté pour effectuer une association telle que définie ci- dessus dans la description du procédé.

[70] L'interface 11 d'acquisition est reliée au convertisseur 12 et au calculateur 13. Elle peut être adaptée pour permettre l'entrée des paramètres parmi : des paramètres de conception, des paramètres de définition, des paramètres de comparaison. Selon les modes de réalisation, il n'est pas nécessaire que l'interface 11 d'acquisition soit adaptée pour permettre l'entrée de tous ces types de paramètres. Elle peut être adaptée pour permettre l'entrée que d'un, de deux ou des trois types mentionnés ci-dessus.

[71] Le calculateur 13 est relié au convertisseur 12 et peut en outre être adapté pour déterminer les paramètres appartenant à un des types mentionnés ci-dessus à partir de paramètres d'un autre type, et notamment :

des paramètres de comparaison directement à partir de paramètres de définition ;

- des paramètres de comparaison directement à partir de paramètres de conception ; et

des paramètres de définition directement à partir de paramètres de conception.

[72] Le calculateur 13 peut aussi être adapté pour déterminer des paramètres de définition ou des paramètres de comparaison à partir d'un verre ophtalmique.

[73] Le calculateur 13 peut aussi être adapté pour déterminer un verre ophtalmique à partir de paramètre de conception.

[74] Le système 1 peut en outre comprendre un récupérateur 14 adapté pour récupérer des paramètres à partir d'une banque de données de verres ophtalmiques et/ou de références ophtalmiques. Le récupérateur 14 peut être adapté pour récupérer des paramètres parmi : des paramètres de conception, des paramètres de définition, des paramètres de comparaison. Selon les modes de réalisation, il n'est pas nécessaire que le récupérateur 14 soit adapté pour permettre la récupération de tous ces types de paramètres. Elle peut être adaptée pour permettre la récupération que d'un, de deux ou des trois types mentionnés ci-dessus.

[75] Le système peut encore comprendre un ou plusieurs instruments de mesure 15 adaptés à la mesure de paramètre de conception et relié à l'interface 11 d'acquisition.

[76] Avantageusement, le système peut en outre comprendre un déclencheur 16 de stimuli pour provoquer des stimuli sensoriels et relié au convertisseur 12.

[77] Dans le cas de stimuli visuels, le déclencheur 16 de stimuli peut être un écran (rétroéclairé ou pour projection), un support imprimé tel que papier ou tissu... , une LED RGB permettant une modulation spectrale de son éclairage. Dans le cas où l'espace de stimuli est un espace de couleurs, le système peut comprendre en outre un sélectionneur 17 de domaine chromatique relié au convertisseur 12.

[78] Dans le cas de stimuli auditifs, le déclencheur de stimuli peut être un hautparleur.

[79] Le système peut en outre comprendre un ajusteur 18 de niveau de stimulus sensoriel et/ou un ajusteur de seuil local relié soit au convertisseur 12 soit au déclencheur 16 de stimuli.

Exemple 1

[80] Le présent exemple est fondé sur un procédé de personnalisation d'un verre ophtalmique, autrement un procédé de détermination d'un verre ophtalmique personnalisé, notamment un système optique d'un verre progressif tel que décrit dans le document WO 2015/067877. Dans ce procédé, un verre ophtalmique personnalisé est défini à partir de paramètres de conception obtenus par mesure en vision de près sur et par le porteur, à savoir :

l'angle d'abaissement du regard (ci-après abaissement) traduisant la posture du porteur lors d'une tâche de lecture ou une tâche proche de celle-ci ;

l'aptitude à bouger les yeux lors de la tâche de lecture ou de la tâche proche de celle-ci traduisant le comportement du porteur (également nommé ratio NVB et défini de manière à être compris entre 0 et 1).

[81] Des exemples de méthodes pour obtenir ces paramètres sont décrits dans le document mentionné ci-dessus.

[82] Ce procédé de personnalisation permet de déterminer tout d'abord un paramètre LP100% et ensuit un paramètre LP85% LPI OO% utilisant LP100% comme entrée. LP100% est utilisé comme un premier paramètre de comparaison.

[83] En particulier, LP100% est obtenu à partir de la fonction de transfert suivante :

LP100% = 14 + \0,7

l + exp^LP^ - lO^)'

avec LP VB un paramètre déterminé à partir de l'abaissement en vision de près en effectuant un tracé de rayon sur le verre sans effet prismatique non personnalisé pour déterminer le point d'impact sur la face avant du verre de la direction de regard à l'angle d'abaissement en vision de près ( NV . La courbe est illustrée sur la figure 5. [84] Un deuxième paramètre de comparaison ALP85% définit par ALP85% = LP85% LPIOO% - LP85%, LP85% étant défini par la fonction de transfert suivante :

NVB < 0.4 ^ LP85% = LP85% LP100% - 2.625 x NVB + 1.5

0.4 < LP NVB < 0.8 = LP85% = LP85% LP100% - 1.125 x NVB + 0.9

0.8 < NVB => LP85% = LP85% LP100%

LP85% LP100%@14mm > LP85% = LP85% = LP85% LP100%@14mm dont la courbe est donnée sur la figure 6.

[85] La figure 7 illustre ainsi le domaine possible pour les couples LP100% et LP85%.

[86] On considère généralement qu'une différence de LP100% ou ALP85% supérieure à 0,5mm est suffisante pour être perçu par le porteur. De plus, 0,5mm est la précision standard utilisée aujourd'hui par les professionnels de la santé visuelle lorsqu'ils prescrivent une LP100%. C'est pourquoi le quadrillage effectué sur la figure 7 présente un pas de 0,5 mm en abscisses et ordonnées ; ce quadrillage n'était effectué que dans le domaine possible. Sur le graphe de la figure 7, LP100% est pris entre 14 mm et 18 mm, ce qui correspond à la majorité des cas utilisés aujourd'hui lors de la détermination de verre ophtalmique progressif. ALP85% est représenté entre 0 et 1,5 qui sont les valeurs possiblement obtenues à partir des valeurs de LP100% entre 14 et 18 mm.

[87] En appliquant les relations vues précédemment, le quadrillage de la figure 7 peut être retranscrit sur un graphe des couples abaissement/comportement, comme illustré sur la figure 8. On constate aisément que le quadrillage régulier de la figure 7 ne l'est plus une fois la retranscription effectuée.

[88] Un espace de couleur est utilisé comme espace de stimuli, notamment un espace de couleurs CIE. La norme CIE 2000 définit la distance colorimétrique ΔΕ2000 et l'interprétation du seuil de perception des couleurs de ΔΕ2000 est :

ΔΕ2000 = 1 est le seuil de perception entre deux couleurs pour un expert ; - ΔΕ2000 = 2 est le seuil de restitution des couleurs des meilleurs écrans de tablette actuellement sur le marché tel que l'iPad Air™ ;

si ΔΕ2000 = 3 alors une personne moyenne remarquera à peine la différence ; si ΔΕ2000 = 5-7 alors une personne moyenne distinguera les couleurs mais de manière inconsistante ; si ΔΕ2000 > 10 alors la distance entre les deux couleurs est évidente pour une personne moyenne.

[89] Dans l'espace de couleurs CIE L*a*b* ou CIE LCH représente une couleur est représentée par sa luminance, sa chrominance et sa clarté. Dans une première mise en œuvre de cet exemple, ΔΕ2000 = 7 est pris comme ASseuil. Ainsi, un maillage de l'espace de couleurs est réalisé de manière à ce que chaque nœud du maillage soit séparé de ses plus proches voisins par ASseuil tel qu'illustré par la figure 9. Ce maillage peut être ensuite retranscrit dans un autre espace de couleurs, tel que l'espace de couleurs RGB généralement utilisé pour les écrans (figure 10).

[90] Par la suite, l'espace de couleurs peut être transformé pour que le maillage devienne uniforme, c'est-à-dire que si l'on prend deux points de l'espace séparés de AEseuil, alors ces deux points sont séparés d'une distance minimale qui est la même pour tout couple de points.

[91] Par linéarisation dans l'espace CIELab, il est possible d'obtenir une continuité de couleur pour les 2 axes.

[92] Cette charte graphique peut être alors appliquée aux graphiques des figures 7 et 8 de sorte que les nœuds du maillage de l'espace de couleurs correspondent aux intersections du quadrillage des graphes représentés sur les figures 7 et 8.

[93] Dans le présent exemple, l'algorithme suivant est utilisé pour associer un couple de paramètres de comparaison (LP100%, ALP85%) à un point C(LP100%, ALP85%) de l'espace de stimuli CIE L*a*b* :

C(LP100%,ALP85%) = C 0

avec (voir aussi figure 9)

LP100% - LPmin LP100% - LPmin

N , la partie entière de

ε LP ε LP

LP100% - LP min LP100% - LPmin

n = , la partie fractionnaire de

ε LP M

ALP85% ALP85%

m : la partie fractionnaire de

£ LP ^LP

8LP, la différence perceptible en terme de LP ;

issant

stimuli ; et

ju x Δ ; } ΔΕ2 οοο=7 ' ^ a différence de rang i à partir de Co dans l'espace CIE L*a*b* entre deux couleurs le long du vecteur unitaire u de manière à avoir une distance de perception colorimétrique ΔΕ2000 = 7.

Les paramètres utilisés dans l'exemple sont :

8LP = 0,5 mm, et LPmin = 14 mm.

[94] Par ailleurs, sur la figure des couples LP100%/ALP85%, à partir d'un point correspondant à un couple, peut être tracée une zone dans laquelle tous les couples de points pris à l'intérieur de celle-ci sont considérés comme correspondant à des verres ophtalmiques non signifîcativement différents en ce qui concernent les paramètres LP100% et ALP85% (figure 11), c'est-à-dire que la distance entre les paramètres de conception correspondant à ces points est inférieure au seuil local. On constate que ces zones sont circulaires, ce qui traduit que l'espace de couleur utilisé est bien homogénéisé ou encore linéarisé. Ces zones peuvent être retranscrites sur la figure des couples abaissement/comportement (figure 12), par exemple grâce à la formule suivante :

1

Abaissement

21 - LP100% ^

1 + exp

l 4 et au graphe de correspondance entre LP85% et le ratio NVB de la figure 6.

Ainsi, on constate que ces zones ne sont plus circulaires.

Les trois points indiqués sur les figures 11 et 12 correspondent aux mesures suivantes :

Ainsi, on remarque que par rapport à la position 1 , la position 2 se trouve dans la zone

1, ce qui signifie que le porteur n'est pas capable d'identifier une quelconque différence de couleur entre celle correspondant à la position 1 et celle correspondant à la position

2, et on en déduira alors qu'a priori, la vision à travers le verre ophtalmique 1 est, pour ce porteur, équivalente à celle à travers le verre ophtalmique 2. En revanche, la position 3 se trouve en dehors de la zone 1 et de la zone 2. Ainsi, le porteur est capable d'identifier une différence de couleur entre celle correspondant à la position 1 et celle correspondant à la position 3, et on en déduira, a priori, que la vision à travers le verre ophtalmique correspondant à la position 1 n'est pas, pour ce porteur, équivalente à la vision à travers le verre ophtalmique 3. De même, on en déduira, a priori, que la vision à travers le verre ophtalmique correspondant à la position 2 n'est pas, pour ce porteur, équivalente à la vision à travers le verre ophtalmique 3.

Exemple 2

[95] Les résultats peuvent être affichés sur différents supports, notamment un écran. II faudra alors veiller adapter le domaine chromatique au support. Par exemple, en ce qui concerne les écrans, l'espace de couleurs est encodé dans l'espace RGB sur 8 bits et non CIE L*a*b* ou LCH. Ainsi, il faudra prendre soin à ce que le maillage des couleurs effectué sur l'espace CIE L*a*b* ou LCH est bien inclus dans l'espace RGB. Les figures 13 et 14 illustrent l'inclusion de l'espace RGB dans l'espace CIE L*a*b*.