LESSARD, Fabrice (4 ter rue Crève-coeur, Cambrai, F-59400, FR)
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LESSARD, Fabrice (4 ter rue Crève-coeur, Cambrai, F-59400, FR)
| REVENDICATIONS 1 . Dispositif d'ancrage (10) pour élément (20) flottant à la surface d'une étendue d'eau, telle qu'une mer, caractérisé en ce qu'il comporte : - une partie inférieure (28), comprenant des moyens (12) d'accrochage à un fond (14) de l'étendue d'eau, propres à réaliser un fort accrochage tel que le dispositif d'ancrage (10) ne puisse plus être déplacé par rapport à ce fond (14), et - une partie supérieure (30), comportant des moyens de fixation (16) pour au moins deux lignes (18), reliée à la partie inférieure (28) à l'aide de moyens de liaison (32) rotatifs autour d'un axe de rotation (X) sensiblement vertical. 2. Dispositif d'ancrage (10) selon la revendication 12, dans lequel la partie inférieure (28) comporte une plaque inférieure de support (34), de forme générale circulaire autour de l'axe de rotation (X), et la partie supérieure (30) comporte une plaque supérieure rotative (36), de forme générale circulaire autour de l'axe de rotation (X), la plaque supérieure rotative (36) étant munie de moyens (38) de retenue contre la plaque inférieure de support (34). 3. Dispositif d'ancrage (10) selon la revendication 1 ou 2, comportant des moyens de glissement (37), par exemple une couche de revêtement anti-friction ou des patins de glissement, appliqués entre les plaques supérieure (36) et inférieure (34), et de préférence entre les moyens de retenue (38) et la plaque inférieure (34), afin de favoriser le glissement et la rotation de la plaque supérieure (36) sur la plaque inférieure (34). 4. Dispositif d'ancrage (10) selon la revendication 2 ou 3, dans lequel l'une des plaques inférieure (34) ou supérieure (36) comporte un arbre de centrage (43), coopérant avec un orifice cylindrique complémentaire, d'axe confondu avec l'axe de rotation (X), ménagé dans l'autre des plaques supérieure (36) ou inférieure (34). 5. Dispositif d'ancrage (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, comportant des moyens (44) de verrouillage des moyens de liaison rotatifs (32), comprenant de préférence des orifices (45, 46) ménagés dans les parties inférieure (28) et supérieure (30), les orifices (45, 46) étant espacés radialement de l'axe de rotation (X) par une même distance radiale, de sorte que chacun des orifices (45) de la partie supérieure (30) peut être disposé en regard de chacun des orifices (46) de la partie inférieure (28), par rotation de la partie supérieure (30) par rapport à la partie inférieure (28), les moyens de verrouillage comportant au moins une cheville de verrouillage (48) destinée à être insérée dans deux orifices (45, 46) en regard. 6. Dispositif d'ancrage (10) selon la revendication 1 , dans lequel les moyens (16) de fixation d'au moins une ligne (18) comportent une liaison rotule. 7. Dispositif d'ancrage (10) selon la revendication 6, comportant un corps creux (22) portant les moyens d'accrochage (12) et les moyens de fixation (16), chaque liaison rotule étant formée par deux liaisons pivots (16A, 16B) en série, d'axes perpendiculaires, formées par des premier (50) et second (62) éléments de liaison, tels que : - le premier élément de liaison (50) passe à travers un orifice complémentaire (52) ménagé dans le corps creux (22), de façon à former la première liaison pivot (16A), et comprend une première extrémité (50A), agencée à l'intérieur du corps creux (22), munie d'un épaulement (54) destiné à coopérer avec un bord de l'orifice (52), et une deuxième extrémité (50B), agencée à l'extérieur du corps creux (22), comportant un orifice de passage d'un arbre (60) de la deuxième liaison pivot (16B), - le second élément de liaison (62) comporte une première extrémité (62A) comprenant un orifice de passage de l'arbre (60) de la deuxième liaison pivot (16B), et une deuxième extrémité (62B) portant la ligne (18). 8. Dispositif d'ancrage (10) selon la revendication 7, comportant : - un premier joint d'étanchéité (56) intercalé entre chaque épaulement (54) et le bord de chaque orifice (52), et/ou - un deuxième élément d'étanchéité (63), entourant le premier élément de liaison (50) à l'extérieur du corps creux (22), intercalé entre le second élément de liaison (62) et le corps creux (22). 9. Dispositif d'ancrage (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les moyens d'accrochage (1 2) au fond de l'étendue d'eau sont des moyens d'accrochage par succion. 10. Dispositif d'ancrage (10) selon les revendications 4 et 9 prises en combinaison, dans lequel l'arbre de centrage (43) comporte un passage vers l'intérieur délimité par le corps creux (22), de sorte que l'accrochage par succion est susceptible d'être réalisé à l'aide d'une pompe à vide montée sur cet arbre de centrage (43). 1 1 . Dispositif d'ancrage (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel les moyens d'accrochage (12) au fond de l'étendue d'eau sont des moyens d'accrochage par martelage. 12. Réseau d'éléments flottants (20) à la surface d'une étendue d'eau, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un dispositif d'ancrage (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 1 1 , et au moins deux éléments flottants (20) reliés chacun par une ligne (18) respective à un même dispositif d'ancrage (10). 13. Réseau d'éléments flottants selon la revendication 12, comportant au moins une structure (68) d'éléments flottants (20) comprenant six éléments flottants (20), et sept dispositifs d'ancrage (10), tels que : - chaque élément flottant (20) est relié par trois lignes distinctes (18) à trois dispositifs d'ancrage (10), - les six éléments flottants (20) sont répartis angulairement autour d'un dispositif d'ancrage central (10), et sont tous reliés à ce dispositif d'ancrage central (10) par une ligne respective (18), - six dispositifs d'ancrage périphériques (10) sont répartis angulairement autour des éléments flottants (20), chaque dispositif d'ancrage périphérique (10) étant relié à deux éléments flottants (20) par deux lignes (18) respectives. 14. Réseau d'éléments flottants selon la revendication 12 ou 13, comportant une pluralité de structures (68) d'éléments flottants (20), telles qu'au moins un dispositif d'ancrage périphérique (10) d'une structure (68) forme également un dispositif d'ancrage périphérique (10) d'une autre structure (68). |
La présente invention concerne un dispositif d'ancrage pour élément flottant à la surface d'une étendue d'eau, telle qu'une mer.
Un dispositif d'ancrage est destiné à maintenir sensiblement en position un élément flottant sur une étendue d'eau par rapport au fond de cette étendue d'eau.
On connaît déjà dans l'état de la technique un dispositif d'ancrage du type comportant des moyens d'accrochage à un fond de l'étendue d'eau et des moyens de fixation d'une ligne destinés à relier ce dispositif d'ancrage à un élément flottant.
Pour une stabilité optimale, certains éléments flottants, tels que des dispositifs de conversion de l'énergie de la houle de l'étendue d'eau en énergie électrique, sont maintenus en position à l'aide de trois dispositifs d'ancrage. L'ensemble constitué par l'élément flottant et ces trois dispositifs d'ancrage est généralement encombrant, si bien qu'il est difficile d'agencer un grand nombre d'éléments flottants sur une surface réduite de l'étendue d'eau.
L'invention a notamment pour but de remédier à cet inconvénient en fournissant un dispositif d'ancrage permettant de faciliter l'installation d'une multitude d'éléments flottants sur une surface réduite de l'étendue d'eau.
A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif d'ancrage du type précité, caractérisé en ce qu'il comporte :
- une partie inférieure, comprenant des moyens d'accrochage à un fond de l'étendue d'eau, propres à réaliser un fort accrochage tel que le dispositif d'ancrage ne puisse plus être déplacé par rapport à ce fond, et
- une partie supérieure, comportant des moyens de fixation pour au moins deux lignes, reliée à la partie inférieure à l'aide de moyens de liaison rotatifs autour d'un axe de rotation sensiblement vertical.
Un dispositif d'ancrage selon l'invention comporte de préférence une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises seules ou en combinaison.
- La partie inférieure comporte une plaque inférieure de support, de forme générale circulaire autour de l'axe de rotation, et la partie supérieure comporte une plaque supérieure rotative, de forme générale circulaire autour de l'axe de rotation, la plaque supérieure rotative étant munie de moyens de retenue contre la plaque inférieure de support.
- Le dispositif d'ancrage comporte des moyens de glissement, par exemple une couche de revêtement anti-friction ou des patins de glissement, appliqués entre les plaques supérieure et inférieure, et de préférence entre les moyens de retenue et la plaque inférieure, afin de favoriser le glissement et la rotation de la plaque supérieure sur la plaque inférieure.
- L'une des plaques inférieure ou supérieure comporte un arbre de centrage, coopérant avec un orifice cylindrique complémentaire, d'axe confondu avec l'axe de rotation, ménagé dans l'autre des plaques supérieure ou inférieure.
- Le dispositif d'ancrage comporte des moyens de verrouillage des moyens de liaison rotatifs, comprenant de préférence des orifices ménagés dans les parties inférieure et supérieure, les orifices étant espacés radialement de l'axe de rotation par une même distance radiale, de sorte que chacun des orifices de la partie supérieure peut être disposé en regard de chacun des orifices de la partie inférieure, par rotation de la partie supérieure par rapport à la partie, les moyens de verrouillage comportant au moins une cheville de verrouillage destinée à être insérée dans deux orifices en regard.
- Les moyens de fixation d'au moins une ligne comportent une liaison rotule.
- Le dispositif d'ancrage comporte un corps creux portant les moyens d'accrochage et les moyens de fixation, chaque liaison rotule étant formée par deux liaisons pivots en série, d'axes perpendiculaires, formées par des premier et second éléments de liaison, tels que : le premier élément de liaison passe à travers un orifice complémentaire ménagé dans le corps creux, de façon à former la première liaison pivot, et comprend une première extrémité, agencée à l'intérieur du corps creux, munie d'un épaulement destiné à coopérer avec un bord de l'orifice, et une deuxième extrémité, agencée à l'extérieur du corps creux, comportant un orifice de passage d'un arbre de la deuxième liaison pivot, et le second élément de liaison comporte une première extrémité comprenant un orifice de passage de l'arbre de la deuxième liaison pivot, et une deuxième extrémité portant la ligne.
- Le dispositif d'ancrage comporte : - un premier joint d'étanchéité intercalé entre chaque épaulement et le bord de chaque orifice, et/ou
- un deuxième élément d'étanchéité, entourant le premier élément de liaison à l'extérieur du corps creux, intercalé entre le second élément de liaison et le corps creux.
- Les moyens d'accrochage au fond de l'étendue d'eau sont des moyens d'accrochage par succion.
- L'arbre de centrage comporte un passage vers l'intérieur délimité par le corps creux, de sorte que l'accrochage par succion est susceptible d'être réalisé à l'aide d'une pompe à vide montée sur cet arbre de centrage.
- Les moyens d'accrochage au fond de l'étendue d'eau sont des moyens d'accrochage par martelage.
L'invention concerne également un réseau d'éléments flottants à la surface d'une étendue d'eau, comportant au moins un dispositif d'ancrage tel que défini précédemment et au moins deux éléments flottants, chacun de ces éléments flottants étant relié par une ligne respective au même dispositif d'ancrage.
De préférence, le réseau d'éléments flottants comporte au moins une structure d'éléments flottants comprenant six éléments flottants, et sept dispositifs d'ancrage, tels que :
- chaque élément flottant est relié par trois lignes distinctes à trois dispositifs d'ancrage,
- les six éléments flottants sont répartis angulairement autour d'un dispositif d'ancrage central, et sont tous reliés à ce dispositif d'ancrage central par une ligne respective,
- six dispositifs d'ancrage périphériques sont répartis angulairement autour des éléments flottants, chaque dispositif d'ancrage périphérique étant relié à deux éléments flottants par deux lignes respectives.
De préférence également, le réseau d'éléments flottants comporte une pluralité de structures d'éléments flottants, telles qu'au moins un dispositif d'ancrage périphérique d'une structure forme également un dispositif d'ancrage périphérique d'une autre structure. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux figures annexées, dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue en coupe axiale d'un dispositif d'ancrage selon un premier exemple de mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 2 est une vue de dessus du dispositif d'ancrage de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue en coupe axiale d'un dispositif d'ancrage selon un deuxième exemple de mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 4 est une vue de dessus du dispositif d'ancrage de la figure 3 ; et - la figure 5 est une vue en perspective d'un premier élément de liaison du dispositif d'ancrage de la figure 3 ;
- la figure 6 représente schématiquement une structure réseau d'éléments flottants comportant des dispositifs d'ancrage selon l'invention ;
- la figure 7 représente schématiquement un réseau d'éléments flottants et de dispositifs d'ancrage selon l'invention, comprenant la structure de la figure 6.
On a représenté sur la figure 1 un dispositif 10 d'ancrage d'un élément flottant à la surface d'une étendue d'eau, telle qu'une mer. Par exemple, l'élément flottant est une bouée de repérage, un dispositif de mesure, ou un dispositif de conversion de l'énergie de la houle de l'étendue d'eau en énergie électrique.
Le dispositif d'ancrage 10 comporte des moyens 12 d'accrochage à un fond
14 de l'étendue d'eau, et des moyens 16 de fixation d'au moins une ligne 18 destinée à relier le dispositif d'ancrage 10 à l'élément flottant.
Le dispositif d'ancrage 10 comporte des moyens de fixation 16 pour au moins deux, de préférence pour six, lignes 18. Ainsi, le dispositif d'ancrage 10 peut être relié jusqu'à six éléments flottants 20, comme cela est représenté sur la figure 5 et sera décrit ultérieurement.
Conformément au premier mode de réalisation de l'invention, les moyens 12 d'accrochage au fond 14 de l'étendue d'eau sont des moyens d'accrochage par succion.
On rappelle que des moyens d'accrochage par succion comportent un tube d'acier 22 comprenant une extrémité haute 24 obstruée et une extrémité basse 26 ouverte. Afin d'être accroché au fond 14, le dispositif d'ancrage par succion 10 pénètre dans un premier temps ce fond 14 sous l'effet de son poids. Puis, l'eau restant dans la partie non enfoncée du tube 22 est pompée, générant une dépression permettant au tube 22 d'adhérer fortement à ce fond 14.
En variante, le dispositif d'ancrage 10 pourrait être accroché au fond 14 par enfoncement, par exemple par martelage.
On notera que les dispositifs d'ancrage 10 sont habituellement installés au fond 14 avant d'être reliés aux éléments flottants correspondants. Du fait du fort accrochage au fond 14, le dispositif d'ancrage 10 ne peut plus être déplacé après avoir été installé. Dans le cas d'un dispositif d'ancrage par succion classique, la direction des moyens de fixation 16 de la ligne d'ancrage 18 est fixe, si bien la direction de cette ligne d'ancrage 18 est imposée, à 10° près en rotation autour d'un axe X sensiblement vertical, ce qui limite les commodités d'agencement de l'éléments flottants 20 par rapport à ce dispositif d'ancrage.
Afin de remédier à cet inconvénient, les lignes 18 sont de préférence reliées au dispositif d'ancrage 10 à l'aide de liaisons présentant au moins deux degrés de liberté en rotation.
A cet effet, le dispositif d'ancrage 10 comporte une partie inférieure 28, comprenant les moyens d'accrochage 12, et une partie supérieure comportant les moyens de fixation 16 des lignes 18.
Les parties inférieure 28 et supérieure 30 sont reliées entre elles à l'aide de moyens de liaison rotatifs 32 autour d'un axe de rotation X sensiblement vertical. On rappelle que la direction verticale est une direction parallèle à la pesanteur.
Afin de réaliser les moyens de liaison rotatifs 32, la partie inférieure 28 comporte une plaque inférieure de support 34 agencée à l'extrémité haute 24 du tube creux 22. La plaque inférieure de support 34 a une forme générale de révolution autour de l'axe de rotation X.
Par ailleurs, la partie supérieure 30 comporte une plaque supérieure rotative 36, de forme générale de révolution autour de l'axe de rotation X.
La plaque supérieure 36 est munie de moyens de retenue 38 contre la plaque inférieure de support 34. Par exemple, les moyens de retenue 38 comportent des sabots 40 fixés à la plaque supérieure rotative 36 et comportant chacun un épaulement 42, tel que la plaque inférieure de support 34 est intercalée axialement entre la plaque supérieure rotative 36 et les épaulements 42. Les sabots 40 sont généralement rapportés sur la plaque supérieure 36 après le montage de cette plaque supérieure 36 sur la plaque inférieure 34.
En variante, les moyens de retenue 38 pourraient comporter un seul élément de retenue de forme générale de révolution, comportant un épaulement périphérique pour retenir la plaque supérieure rotative 36 contre la plaque inférieure de support 34.
De préférence, un arbre de centrage 43 est prévu pour le guidage de la rotation de la plaque supérieure 30 autour de l'axe X. Par exemple, l'une des plaques inférieure 34 ou supérieure 36 est munie de cet arbre de centrage 43, qui coopère avec un orifice cylindrique complémentaire d'axe X ménagé dans l'autre plaque supérieure 36 ou inférieure 34.
Avantageusement, l'arbre de centrage 43 comporte un passage vers l'intérieur délimité par le corps creux 22. Ainsi, l'accrochage par succion est réalisé à l'aide d'une pompe à vide montée sur cet arbre de centrage.
Afin d'assurer une étanchéité nécessaire pour un accrochage par succion optimal, des moyens d'étanchéité 43A de type connu et représentés schématiquement sur la figure 3 sont prévus sur l'arbre de centrage 43 afin de maintenir le vide dans le corps creux 22.
De manière optionnelle, des moyens de glissement 37, comprenant par exemple une couche de revêtement anti-friction ou des patins de glissement, sont appliqués entre les plaques supérieure 36 et inférieure 34 afin de favoriser le glissement et la rotation de cette plaque supérieure 36 sur cette plaque inférieure 34. Avantageusement, les épaulements 42 des sabots 40 sont également munis de moyens de glissement, tels qu'une couche de revêtement anti-friction ou des patins de glissement.
Grâce aux moyens de liaison rotatifs 32, les moyens de fixation 16 des lignes 1 8 sont libres en rotation autour de l'axe X et n'imposent pas de direction aux lignes 1 8, donc pas de contraintes pour l'agencement de l'élément flottant 20 par rapport au dispositif d'ancrage 1 0.
De préférence, le dispositif d'ancrage 1 0 comporte des moyens 44 de verrouillage des moyens de liaison rotatifs 32, permettant de verrouiller la plaque supérieure 36 en position par rapport à la plaque inférieur 34 lorsque l'élément flottant 20 est correctement agencé par rapport au dispositif d'ancrage 1 0. Par exemple, les moyens de verrouillage 44 comportent des orifices 45, 46, ménagés respectivement dans les plaques supérieure 36 et inférieure 34, espacés radialement de l'axe de rotation X par une même distance radiale. Dans l'exemple représenté, comme cela est représenté sur la figure 2, la plaque supérieure comporte six orifices 45 et la plaque inférieure comporte dix-huit orifices 46, chaque orifice supérieur 45 pouvant ainsi être disposé en regard d'un orifice inférieur 46 au choix, par rotation de la partie supérieure 30 par rapport à la partie inférieure 28 du dispositif d'ancrage 10.
Les moyens de verrouillage 44 comportent au moins une cheville de verrouillage 48, de préférence autant de chevilles 48 que d'orifices supérieurs 45, destinée à être insérée dans des orifices supérieur 45 et inférieur 46 en regard, de façon à verrouiller la rotation de la plaque supérieure 36 par rapport à la plaque inférieure 34. Ainsi, la plaque supérieure 36 peut être verrouillée en diverses positions angulaires.
On notera qu'un dispositif d'ancrage 10 conforme au premier mode de réalisation de l'invention est particulièrement simple à mettre en œuvre
On a représenté sur les figures 3 et 4 un dispositif d'ancrage 10 selon un deuxième exemple de mode de réalisation de l'invention. Sur ces figures, les éléments analogues à ceux des figures précédentes sont désignés par des références identiques.
Conformément à ce deuxième mode de réalisation, les moyens de fixation 16 d'une ligne 18 comportent une liaison rotule. Chaque liaison rotule est formée par deux liaisons pivot 16A, 16B en série, d'axes perpendiculaires.
La première liaison pivot 16A est formée par un premier élément de liaison 50, représenté plus en détail sur la figure 5, passant à travers un orifice complémentaire 52 ménagé dans le corps creux 22. Le premier élément de liaison 50 comporte une première extrémité 50A, agencée à l'intérieur du corps creux 22, munie d'un épaulement 54 destiné à coopérer avec un bord de l'orifice 52.
L'épaulement 54 présente de préférence une portée bombée 55, par exemple en portion de cylindre, destiné à coopérer avec un renfoncement complémentaire porté par le corps creux 22. Ces formes en portion de cylindre complémentaires permettent, au moins en partie, d'assurer une étanchéité du corps creux 22 lorsqu'elles sont emboîtées. Chaque orifice 52 est suffisamment large pour autoriser une rotation du premier élément de liaison 50 dans cet orifice 52. De préférence, chaque orifice 52 est dimensionné pour autoriser une rotation maximale de 1 5 ° du premier élément de liaison 50.
Afin de pouvoir réaliser de manière efficace un accrochage par succion, il est nécessaire d'assurer l'étanchéité du corps creux 22 malgré la présence d'orifices 52 dans les parois de ce corps creux 22. A cet effet, un premier joint d'étanchéité 56 est intercalé entre chaque épaulement 54 et le bord de chaque orifice 52.
Avantageusement, on prévoit également des moyens 57 de serrage de chaque épaulement 54 contre le bord de l'orifice 52 en pinçant le premier joint d'étanchéité 56, permettant d'optimiser l'étanchéité du corps creux 22. Ces moyens de serrage 57 comportent par exemple des orifices, ménagés dans les épaulements 54 et le corps creux 22, pour le passage de vis de serrage (non représentée).
Ces vis de serrage permettant d'optimiser l'étanchéité au cours de l'accrochage par succion, on prévoit que ces vis de serrage soient sécables par cisaillement, afin d'être sectionnées une fois l'accrochage par succion effectué, pour autoriser la rotation du premier élément de liaison 50.
Le premier élément de liaison 50 comporte également une deuxième extrémité 50B, agencée à l'extérieur du corps creux 22, et comportant un orifice 58 de passage d'un arbre 60 de la deuxième liaison pivot 1 6B.
La liaison rotule 16 comporte également un second élément liaison 62, comprenant une première extrémité 62A comportant un orifice de passage de l'arbre 60 et une deuxième extrémité 60B portant la ligne 1 8, à l'aide de moyens classiques.
De manière optionnelle, on peut prévoir un deuxième élément d'étanchéité 63, entourant le premier élément de liaison 50 à l'extérieur du corps creux 22. Ce deuxième élément d'étanchéité 63 est par exemple réalisé en élastomère lamifié comprimé entre le second élément de liaison 62 et le corps creux 22.
Ce deuxième élément d'étanchéité 63 est plaqué contre le corps creux 22 par le second élément de liaison 62, lorsque celui-ci est en position de montage telle que représentée sur la figure 3, dans laquelle l'accrochage par succion est réalisé. Avantageusement, le second élément de liaison 62 présente une forme de came optimisant l'effort qu'il applique sur le deuxième élément d'étanchéité lorsqu'il est en position de montage.
Afin de maintenir le second élément de liaison 62 dans sa position de montage, la liaison rotule 16 comporte de préférence des vis 65 d'immobilisation du second élément de liaison 62 par rapport au premier élément de liaison 50. Ces vis d'immobilisation 65 sont sécables par cisaillement, de sorte qu'elles n'entravent pas la rotation du second élément de liaison 62 par rapport au premier élément de liaison 50, une fois l'accrochage par succion effectué.
Le premier élément de liaison 50 est susceptible d'entrer en rotation dans l'orifice 52, offrant un premier degré de liberté en rotation, et le second élément de liaison 62 est susceptible d'entrer en rotation autour de l'axe de l'arbre 60, offrant ainsi un deuxième degré de liberté à la ligne 18. Chaque ligne 18 peut ainsi être dirigée sans contrainte, permettant une grande flexibilité pour l'agencement de l'élément flottant 20 correspondant par rapport au dispositif d'ancrage 10.
On notera que, au cours de cette orientation des lignes 18, les vis de serrage sécables sont sectionnées lorsque le premier élément de liaison 50 entre en rotation dans l'orifice 52, et les vis d'immobilisation 65 sécables sont sectionnées lorsque le second élément de liaison 62 entre en rotation autour de l'axe de l'arbre 60.
De préférence, le dispositif d'ancrage 10 comporte au moins un élément cylindrique de renfort 64 agencé dans le tube creux 22, par exemple soudé à une surface interne 22A de ce corps creux 22.
A cet effet, l'élément cylindrique 64 comporte, à ses extrémités haute et basse, des créneaux 65, des lignes de soudage avec la surface interne 22A étant réalisées sur les bords de ces créneaux 65. On notera que ces lignes de soudage en créneaux permettent une plus grande étendue de soudage, donc une meilleure fixation, qu'une simple ligne de soudage droite.
Comme cela est représenté sur la figure 4, l'élément de renfort 64 comporte des orifices 66 ménagés en regard des orifices 52 du corps creux 22. Ainsi, chaque premier élément de liaison 50 traverse à la fois un orifice 52 du corps 22 et un orifice 66 de l'élément de renfort 64. Par ailleurs, l'élément cylindrique de renfort 64 présente des surfaces d'appui 64A, 64B pour les épaulements 54 des premiers éléments de liaison 50. Ainsi, chaque épaulement 54 coopère avec les bords de l'orifice 52 correspondant par l'intermédiaire de l'élément de renfort 64. Ce sont ces surfaces d'appui 64A, 64B qui forment le renfoncement complémentaire de la portée bombée 55 de l'épaulement 54
De préférence, l'élément de renfort 64 est biseauté vers le bas de façon à favoriser la pénétration du dispositif d'ancrage dans le sol 14.
On notera que le dispositif d'ancrage 10 conforme au deuxième mode de réalisation de l'invention permet un ancrage particulièrement fort au fond 14. Ainsi, ce dispositif d'ancrage 10 est avantageusement utilisé lorsque l'élément flottant nécessite un ancrage fort ou lorsque le fond 14 est de mauvaise qualité.
On a représenté sur les figures 6 et 7 un réseau d'éléments flottants 20 à la surface d'une étendue d'eau, comprenant au moins un dispositif d'ancrage 10 du type comportant des moyens de fixation pour au moins deux lignes 18, par exemple un dispositif d'ancrage 10 selon le premier ou le deuxième mode de réalisation décrits précédemment. Sur ces figures, les dispositifs d'ancrage 10 sont représentés par des ronds pleins, et les éléments flottants 20 sont représentés par des ronds vides.
Chaque élément flottant 20 est relié à trois dispositifs d'ancrage 10 par des lignes respectives 18, afin d'assurer une stabilité optimale de cet élément flottant 20. Dans ce cas, les trois dispositifs d'ancrage 10 forment généralement un triangle équilatéral, l'élément flottant 20 étant disposé à la verticale du barycentre de ce triangle.
Par ailleurs, au moins deux éléments flottants 20 sont reliés par une ligne respective 18 à un même dispositif d'ancrage 10. Ainsi, on optimise le nombre de dispositifs d'ancrage nécessaires pour stabiliser le réseau d'éléments flottants 20, ce qui permet notamment d'agencer un grand nombre d'éléments flottants 20 sur une surface réduite de l'étendue d'eau.
De préférence, le réseau présente au moins une structure 68 d'éléments flottants, telle que représentée sur la figure 6, comprenant au moins six éléments flottants et sept dispositifs d'ancrage tels que chaque élément flottant 20 est relié par trois lignes distinctes à trois dispositifs d'ancrage 10 distincts. Les six éléments flottants 20 de la structure 68 sont répartis autour d'un dispositif d'ancrage central 10 et sont tous reliés à ce dispositif d'ancrage central 10 par une ligne respective.
Six dispositifs d'ancrage 10 périphériques sont répartis autour des éléments flottants 20, chaque dispositif d'ancrage périphérique étant relié à deux éléments flottants de la structure 68 par deux lignes respectives.
Une telle structure, particulièrement compacte, peut être répétée à volonté, comme représenté sur la figure 7. Dans ce cas, au moins un dispositif d'ancrage périphérique d'une structure 68 forme également un dispositif d'ancrage périphérique d'une autre structure.
L'invention permet d'optimiser le nombre de dispositifs d'ancrage nécessaires pour maintenir en position des éléments flottants. A titre d'exemple, le réseau de la figure 7 comporte soixante éléments flottants 20, immobilisés au moyen de quarante-deux dispositifs d'ancrage 10. Dans le cas de dispositifs d'amarrage classiques, puisque chaque élément flottant devrait être associé à trois dispositifs d'ancrage, cent quatre vingt dispositifs d'ancrage seraient nécessaires pour maintenir en position soixante éléments flottants.
On notera que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation précédemment décrit. En particulier, on pourrait imaginer d'autres dispositifs d'ancrage, ou d'autres structures de réseau d'éléments flottants, sans sortir du cadre des revendications.
