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Title:
APPARATUS AND DEVICE FOR RESPECTIVELY SLIPPING ON AND REMOVING FROM A LIMB A TUBULAR COMPRESSION ORTHOSIS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2003/096851
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns an apparatus designed to facilitate slipping on a limb, a tubular compression orthosis, such as a compressive stocking made of elastic material, or the like. The invention is characterized in that it comprises a support arm (6), an stretching clamp (1) including a tubular body (7) mounted longitudinally sliding, on the support arm (6) and two opposite jaws (8, 9) with substantially parallel stretching plates (12, 15), whereon can be slipped a tubular orthosis in retracted inactive state, and a mechanism (2) for controlling the opening of the stretching clamp (1) to exert a thrust to gradually move the second jaw (9) away from the first jaw (8) up to an extreme position corresponding to the maximum stretched position of the orthosis, said stretching being maintained by self-wedging. The invention also concerns a device for removing a tubular compression orthosis or the like.

Inventors:
Chevalier, Joël (Le Maupas, Sussey, F-21430, FR)
Application Number:
PCT/FR2002/001480
Publication Date:
November 27, 2003
Filing Date:
April 29, 2002
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Assignee:
Chevalier, Joël (Le Maupas, Sussey, F-21430, FR)
International Classes:
A47G25/90; A61F13/06; (IPC1-7): A47G25/90
Foreign References:
DE19803503A1
DE3914824A1
US3991920A
US2019340A
DE153266C
US3396882A
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
Guiu, Claude (Cabinet Claude Guiu, 10 rue Paul Thénard, Dijon, F-21000, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Appareil destiné à faciliter l'enfilage sur un membre, d'une orthèse compressive tubulaire, du genre bas de contention, en matière élastique, ou similaires caractérisé en ce qu'il comprend un bras porteur (6), un étau extenseur (1) comportant un corps tubulaire (7) monté à coulissement longitudinal, en étant bloqué en rotation, sur le bras porteur (6) et deux mors opposés (8,9) à plaques d'étirage (12,15), sensiblement parallèles, sur lesquelles peut tre enfilée, lorsque l'étau (1) est fermé et les deux mors (8,9) sont accolés, une orthèse tubulaire à l'état de repos rétracté, un premier mors (8) étant solidaire du corps tubulaire (7) et s'étendant transversalement à partir de ce corps (7) tandis que le second mors (9) s'étend transversalement à partir d'un coulisseau (13) monté mobile longitudinalement, en étant bloqué en rotation, sur le corps tubulaire (7) et un mécanisme (2) de commande de l'ouverture de l'étau extenseur (1) monté sur le bras porteur (6), pour exercer sur le coulisseau (13), solidaire du second mors (9), une poussée pour éloigner progressivement le second mors (9) du premier mors (8) jusqu'à une position extrme du coulisseau (13) correspondant à l'étirage maximal de l'orthèse, étirage qui est maintenu par auto. coincement du coulisseau (13) et du second mors (9) sur le corps tubulaire (7).
2. Appareil suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le premier mors (8) est constitué d'un bras (11) fixé transversalement au corps tubulaire (7) et d'une première plaque d'étirage (12) s'étendant perpendiculairement à partir du premier bras (11) et le second mors (9) est constitué d'un second bras (14) fixé transversalement au coulisseau (13) et d'une seconde plaque d'étirage (15) s'étendant perpendiculairement à partir du second bras (14).
3. Appareil suivant la revendication 2 caractérisé en ce que les plaques d'étirage (12,15) ont une mme forme à profil convergeant vers leurs extrémités opposées aux bras (11,14) les supportant et à plusieurs étages de largueur variable (15a, 15b, 15c) définis par des bords arrondis opposés convexes séparés par des bords arrondis concaves qui jouent le rôle de freins pour l'accrochage et la retenue du bord de l'ouverture d'un bas de contention.
4. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le coulisseau (13) porte, sur sa surface latérale, des butées (16), opposées transversalement, pour l'application de l'effort de poussée sur le coulisseau (13) pendant la phase d'ouverture de l'étau extenseur (1).
5. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que le bras porteur (6), le corps (7) de l'étau extenseur (1) et son coulisseau (13) sont constitués par des tronçons de profilé tubulaire à section transversale rectangulaire ou carrée.
6. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'il comprend une butée escamotable (23) immobilisant le corps tubulaire (7) de l'étau extenseur (1) sur le bras porteur (6) pendant la phase d'ouverture de l'étau extenseur (1).
7. Appareil suivant la revendication 6 caractérisé en ce que la butée escamotable (23) est constituée par un téton radial solidaire d'une tige (24), à section transversale circulaire, disposée coaxialement à l'intérieur d'un tube (25), également de section transversale circulaire, soudé au bras porteur (6), le téton radial (23) traversant une lumière transversale (26) formée dans la paroi du tube (25) et dont l'extension est telle qu'elle permette à la tige (24) de tourner de 45° entre une position active dans laquelle le téton formant butée (23) est en contact avec une face frontale avant du corps tubulaire (7) et une position inactive dans laquelle le téton (23), après avoir tourné de 45°, s'étend suivant une diagonale de la section transversale du corps tubulaire (7), en ayant une hauteur suffisamment réduite pour tre située totalement à l'intérieur de cette section transversale.
8. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que le mécanisme (2) de commande de l'ouverture de l'étau extenseur (1) comporte un levier (17) articulé, à une extrémité, sur le bras porteur (6), autour d'un axe (18), et une fourche de poussée à deux branches (22) pour établir une liaison mécanique entre le levier (17) et le coulisseau (13) de l'étau extenseur (1), cette fourche (22) comportant une âme (22a) qui est articulée, sur le levier (17), à une distance réglable de l'axe d'articulation (18) du levier (17) sur le bras porteur (6), et deux branches parallèles (22b, 22c), de longueur réglable, dont les extrémités sont en appui contre des butées latérales (16) du coulisseau (13) de l'étau extenseur (1).
9. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que le bras porteur (6) est monté d'une manière amovible sur un support d'appui au sol (3,4) ou mural (45).
10. Appareil suivant la revendication 9 caractérisé en ce que le support d'appui au sol comprend une base (3) solidaire, sur sa face supérieure, d'un tenon (32) destiné à l'emboîtement mutuel d'un montant perpendiculaire (5) solidaire au bras porteur (6) ou de la partie inférieure d'une rallonge verticale (4), constituée par un profilé tubulaire avec la partie supérieure duquel est assemblé, par emboîtement mutuel, le bras porteur (6).
11. Appareil suivant la revendication 10 caractérisé en ce que la base (3) comprend deux barres cambrées (28, 28') en forme de crosses, symétriques par rapport à un plan vertical (P) et dont les quatre extrémités prennent appui sur le sol, éventuellement par l'intermédiaire de patins (31) en caoutchouc ou en matière similaire, les deux barres (28, 28') sont rectilignes sur la plus grande partie de leur longueur, elles convergent légèrement l'une vers l'autre en formant un trapèze isocèle et elles se prolongent par des parties extrmes recourbées vers l'extérieur, le tenon vertical (32) sur lequel s'emboîte la rallonge verticale (4) ou le bras porteur (6), est situé à l'endroit de la petite base du trapèze formé par les barres (28, 28') et les parties extrmes des barres (28, 28') qui se raccordent à la grande base du trapèze, sont reliées l'une à l'autre par une bande (29), en matière souple ou rigide, constituant un appui pour un pied de l'utilisateur.
12. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 10 et 11 caractérisé en ce qu'il comprend, sur la partie supérieure de la rallonge (4), un dispositif (34) pour présenter l'étau extenseur (1) dans une position, réglable en hauteur et angulairement autour d'un axe horizontal, convenant pour l'utilisateur de l'appareil.
13. Appareil suivant la revendication 12 caractérisé en ce que le dispositif de présentation (34) comporte un coulisseau (35) monté mobile verticalement sur la rallonge (4) et pouvant tre bloqué en hauteur au moyen d'une vis à poignée (36), le coulisseau (35) est solidaire d'un pivot (37) d'axe horizontal autour duquel peut pivoter un bras radial (38) pouvant tre immobilisé dans l'une de plusieurs positions angulaires présélectionnées, au moyen d'une manette (39), et un disque (41), solidaire d'un tenon central coaxial (42), est monté à rotation à l'extrémité libre du bras radial (38), autour d'un axe horizontal perpendiculaire au bras (38), le tenon (42) ayant une section transversale carrée s'emboîtant dans le corps tubulaire (7) de l'étau extenseur (1), également de section transversale carrée, le disque (41) étant solidaire d'un volant de manoeuvre de grand diamètre (43) et étant pourvu, sur l'une de ses faces frontales, d'une couronne périphérique d'empreintes coopérant avec un dispositif d'encliquetage à bille afin de permettre d'immobiliser en rotation le disque (41) et l'étau extenseur qu'il porte dans l'une quelconque de plusieurs positions angulaires différentes autour de l'axe du disque (1).
14. Appareil suivant la revendication 9 caractérisé en ce que le support mural de l'appareil est constitué par une patère (45), à section verticale de forme triangulaire, comportant une face supérieure qui est inclinée vers le bas et, sur cette face, un tenon perpendiculaire (46), de section transversale rectangulaire ou carrée, sur lequel peut s'emboîter le bras porteur (6).
15. Dispositif pour le retrait de chaussettes, bas, collants ou analogues, telles que des orthèses compressives dites bas ou chaussettes de contention, réalisées en un matériau textile élastique tricoté qui sont prescrites à des patients pour le traitement de pathologies circulatoires, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un manche (101) comprenant une tige (102) munie à sa première extrémité d'une poignée (103) et à sa deuxième extrémité d'une spatule (104) incurvée en forme de croissant de lune, de section transversale décroissante depuis sa pointe (105) jusqu'à son talon (106), ladite tige (102) étant solidarisée à la spatule (104) à proximité de son talon (106), et en ce que la spatule (104) présente une face supérieure (107) convexe depuis sa pointe (105) jusqu'à la tige (102) et globalement plane de la tige (102) jusqu'au talon (106) et une face inférieure (108) concave afin de créer une surépaisseur (e) entre les surfaces inférieure (108) et supérieure (107) de la spatule (104) devant la tige (102) formant ainsi une bosselure (109) sur la face supérieure (107) de la spatule (104) de telle sorte que, la pointe (105) de la spatule (104) étant introduite entre la chaussette et le mollet d'un patient, ladite chaussette soit retirée du pied par un mouvement vertical descendant combiné à un mouvement de pronation ou de supination de la spatule (104).
16. Dispositif selon la revendication 15 caractérisé en ce que la face supérieure (107) de la spatule (104) comprend une gorge (110) s'étendant depuis sa pointe (105) jusqu'à sa bosselure (109).
17. Dispositif selon la revendication 16 caractérisé en ce que le profil de la gorge (110) est en forme d'arc de cercle dont la génératrice décroît depuis la pointe (105) jusqu'à la bosselure (109) de la spatule (104).
18. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 17 caractérisé en ce que la spatule (104) est solidarisée à la tige (102) de telle sorte que l'axe de la tige (102) forme un angle compris entre 90° et 180° avec une droite (d) passant par la pointe (105) de la spatule (104) et par le point de fixation de la tige (102) avec la spatule (104).
19. Dispositif selon la revendication 18 caractérisé en ce que la spatule (104) forme un angle de 157° avec la tige (102).
20. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 18 à 19 caractérisé en ce que la tige (102) est coudée suivant un angle approprié à proximité de son extrémité solidaire de la spatule (104).
21. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 20 caractérisé en ce que la tige (102) est sertie dans un trou borgne (111) pratiqué sur la face supérieure (107) de la spatule (104) à proximité de son talon (106).
22. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 21 caractérisé en ce que la tige (102) présente une longueur de 51 cm depuis la poignée jusqu'à la spatule (104).
23. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 22 caractérisé en ce que la spatule (104) présente une longueur de 225 mm et une largeur maximale de 45 mm.
24. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 23 caractérisé en ce que la tige (102) est constituée d'une première partie creuse dont l'une des extrémités est solidaire de la spatule (104) et dans laquelle coulisse une seconde partie munie de la poignée (103), la première partie creuse comprenant des moyens de blocage de la seconde partie, afin de régler la dimension de la tige (102) en fonction de la morphologie du patient.
Description:
APPAREIL ET DISPOSITIF POUR RESPECTIVEMENT ENFILER ET RETIRER SUR UN MEMBRE UNE ORTHESE COMPRESSIVE TUBULAIRE La présente invention concerne un appareil destiné à faciliter l'enfilage, sur un membre, d'une orthèse compressive tubulaire, du genre bas de contention, en matière élastique, ou similaire et un dispositif pour le retrait de ladite orthèse.

Dans les traitements de l'ulcère veineux, des varices, des lymphoedèmes, et plus généralement dans le domaine des traitements des insuffisances veineuses superficielles ou profondes, on connaît bien des orthèses réalisées sur mesure en un matériau élastique, classiquement une maille tricotée. Dans la suite du document, on entend par orthèse compressives dites"bas ou chaussettes de contention", des bas couvrant la cuisse et le mollet, des collants couvrant les deux membres inférieurs et l'abdomen jusqu'à la ceinture, en une seule pièce, ou encore des chaussettes couvrant le mollet seul.

Les orthèses compressives tubulaires sont généralement prescrites pour le traitement de pathologies circulatoires qui affectent souvent des patients âgés, malhabiles, parfois handicapés sur le plan moteur, touchés par des phénomènes arthrosiques déformant les mains et les pieds, etc..., c'est-à-dire dont la mobilité est en règle générale limitée. Or, leur enfilage se révèle particulièrement difficile pour ces personnes, notamment à l'endroit du pied et de la cheville où la compression est la plus forte, avec un risque de mauvais placement, notamment à l'endroit du coup de pied et du talon qui sont des zones où l'enfilage est toujours assez délicat et ce d'autant plus que la pression de l'orthèse augmente.

Les orthèses compressives étant prescrites pour le traitement de pathologies circulatoires qui affectent plus particulièrement des patients âgés dont la mobilité est bien souvent limitée et dont, tout du moins, la force musculaire est réduite, leur enfilage et leur retrait nécessite l'aide d'une tierce personne. Outre le fait que l'assistance d'une tierce personne est mal perçue par les

patients, l'incapacité de ces derniers à enfiler et à retirer ces orthèses compressives conduit les médecins à prescrire des orthèses compressives de faible coefficient de compression, voire mme à ne plus prescrire ces orthèses, alors que le port d'orthèses présentant un coefficient de compression suffisant procure des résultats très satisfaisants dans de nombreuses pathologies.

La présente invention permet de résoudre ce problème de l'enfilage et du retrait difficile en proposant un appareil et un dispositif de conceptions particulièrement simples, pouvant tre manoeuvrés aisément et exigeant un faible effort de la personne devant tre équipée de l'orthèse ou d'une tierce personne devant appliquer l'orthèse au patient ou de la personne devant retirer l'orthèse.

A cet effet, cet appareil destiné à faciliter l'enfilage sur un membre, d'une orthèse compressive tubulaire, du genre bas de contention, en matière élastique ou similaires, est remarquable en ce qu'il comprend un bras porteur, un étau extenseur comportant un corps tubulaire monté à coulissement longitudinal, en étant bloqué en rotation, sur le bras porteur et deux mors opposés à plaques d'étirage, sensiblement parallèles, sur lesquelles peut tre enfilée, lorsque l'étau est fermé et les deux mors sont accolés, une orthèse tubulaire à l'état de repos rétracté, un premier mors étant solidaire du corps tubulaire et s'étendant transversalement à partir de ce corps tandis que le second mors s'étend transversalement à partir d'un coulisseau monté mobile longitudinalement, en étant bloqué en rotation, sur le corps tubulaire et un mécanisme de commande de l'ouverture de l'étau monté sur le bras porteur, extenseur pour exercer sur le coulisseau, solidaire du second mors, une poussée pour éloigner progressivement le second mors du premier mors jusqu'à une position extrme du coulisseau correspondant à l'étirage maximal de l'orthèse, étirage qui est maintenu par auto- coincement du coulisseau et du second mors sur le corps tubulaire.

Un autre objet de l'invention concerne un dispositif pour le retrait de chaussettes, bas, collants ou analogues, telles que des orthèses compressives dites"bas ou chaussettes de contention", réalisées en un matériau textile élastique tricoté qui sont prescrites à des patients pour le traitement de pathologies circulatoires, est remarquable en ce qu'il est constitué d'un manche comprenant une tige munie à sa première extrémité d'une poignée et à sa deuxième extrémité d'une spatule incurvée en forme de croissant de lune, de section transversale décroissante depuis sa pointe jusqu'à son talon, ladite tige étant solidarisée à la spatule sur sa face supérieure à proximité de son talon, et en ce que la spatule présente une face supérieure convexe depuis sa pointe jusqu'à la tige et globalement plane de la tige jusqu'au talon et une face inférieure concave afin de créer une surépaisseur entre les surfaces inférieure et supérieure de la spatule devant la tige formant ainsi une bosselure sur la face supérieure de la spatule de telle sorte que, la pointe de la spatule étant introduite entre la chaussette et le mollet d'un patient, ladite chaussette soit retirée du pied par un mouvement vertical descendant combiné à un mouvement de pronation ou de supination de la spatule.

D'autres avantages et caractéristiques ressortiront mieux de la description qui va suivre de plusieurs variantes d'exécution, données à titre d'exemples non limitatifs, de l'appareil pour l'enfilage d'une orthèse et du dispositif pour le retrait de ladite orthèse conformes à l'invention en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective d'une forme d'exécution d'un appareil suivant l'invention, - la figure 2 est une vue en perspective de l'étau extenseur faisant partie de l'appareil représenté sur la figure 1, - les figures 3,4, 5 sont des vues en élévation schématiques partielles illustrant diverses positions du mécanisme de commande d'ouverture de l'étau extenseur, jusqu'à une position d'extension maximale d'une orthèse

placée sur les mors de l'étau, - la figure 6 est une vue en plan, à plus grande échelle, de l'étau extenseur, en position initiale de fermeture, - la figure 7 est une vue en coupe verticale et transversale faite suivant la ligne VII-VII de la figure 6, la figure 8 est une vue en plan de l'étau extenseur en cours d'ouverture, - la figure 9 est une vue en plan de l'étau extenseur en position d'ouverture et d'extension maximale - la figure 10 est une vue en coupe verticale et transversale faite suivant la ligne X-X de la figure 9, - la figure 11 est une vue en plan de l'étau extenseur en position d'ouverture maximale représenté séparé du bras porteur de l'appareil, - la figure 12 est une vue en plan de la base de l'appareil, - la figure 13 est une vue en perspective d'une forme d'exécution d'un dispositif de présentation de l'étau extenseur dans une position réglable, - la figure 14 est une vue en élévation schématique du dispositif de présentation représenté sur la figure 13, - la figure 15 est une vue en élévation schématique d'une patère fixée à un mur et supportant le mécanisme de commande de l'ouverture de l'étau extenseur.

- la figure 16 est une vue en perspective du dispositif pour le retrait d'une orthèse compressive conforme à l'invention, - la figure 17 est une vue en coupe horizontale faite suivant la ligne B/B'de la figure 16.

- la figure 18 est une vue partielle en coupe sagittale du dispositif selon l'invention représenté sur la figure 16.

L'appareil suivant l'invention qui est représenté dans son ensemble sur la figure 1, comprend quatre parties séparables les unes des autres, à savoir un étau extenseur 1 et un mécanisme 2 de commande de l'ouverture de l'étau extenseur 1, tous les deux situés à la partie

supérieure de l'appareil, une base 3 en appui sur le sol ou sur un autre support approprié, et une rallonge verticale 4 reliant le mécanisme de commande supérieur 2 à la base 3.

Le mécanisme 2 comprend un montant 5 constitué par un tronçon de profilé à section carrée ou rectangulaire, se raccordant à la partie extrme supérieure de la rallonge 4, par emboîtement mutuel. L'extrémité supérieure du montant 5 est fixée à une extrémité d'un bras porteur horizontal 6 constitué par un tronçon de profilé à section transversale carrée. L'étau extenseur 1 est monté à coulissement longitudinal sur le bras porteur 6, en étant bloqué en rotation sur celui-ci. A cet effet, l'étau 1 comprend un corps tubulaire 7 constitué par un tronçon de profilé, à section transversale carrée, emboîté axialement avec un léger jeu sur le bras porteur 6. L'étau 1 comprend deux mors 8 et 9 dont l'un, à savoir le mors 8 le plus proche du montant 5, est fixé au corps tubulaire 7 de l'étau tandis que l'autre mors 9 peut coulisser longitudinalement sur le corps 7. Le mors fixe 8 est constitué d'un bras 11 s'étendant horizontalement et transversalement à partir du corps 7 et fixé à la face inférieure de celui-ci, et d'une plaque d'étirage verticale 12, solidaire du bras 11, perpendiculairement à celui-ci et s'étendant vers le haut.

L'autre mors, à savoir le mors mobile 9, comporte un coulisseau creux 13, à section transversale interne correspondant sensiblement à la section transversale carrée externe du corps 7, emboîté sur ce corps 7. Le coulisseau 13 est solidaire d'un bras horizontal et transversal 14, coplanaire avec la paroi inférieure du coulisseau 13 et avec le bras 11 du mors fixe 8 et s'étendant parallèlement et horizontalement du mme côté que ce dernier. Le bras 14 est solidaire d'une plaque d'étirage verticale 15 perpendiculaire au bras 14, s'étendant vers le haut, parallèle et identique à la plaque d'étirage 12 du mors fixe 8. Comme on peut mieux le voir sur la figure 2, le coulisseau 13 porte, sur ses deux faces latérales et verticales, deux butées opposées transversalement 16 qui interviennent dans la commande du

mouvement du coulisseau 13 sur le corps 7, comme il sera précisé plus loin.

Comme on peut le voir sur les figures 1 et 2, les plaques d'étirage 12,15 ont la mme forme à profil convergeant vers leurs extrémités apposées aux bras 11,14 les supportant et à plusieurs étages de largeur variable, afin de pouvoir enfiler d'une manière appropriée des bas de contention de différents diamètres sur les deux plaques 12,15. Par exemple, la plaque d'étirage 15 comporte un étage de retenue supérieur 15a de petite largeur a, un étage de retenue intermédiaire 15b de largeur b supérieure à la largeur a, et un étage de retenue inférieur 15c de largeur c supérieure à la largeur b. Les différents étages 15a, 15b, 15c sont définis par des bords arrondis opposés convexes séparés par des bords arrondis concaves qui jouent le rôle de"freins"pour l'accrochage et la retenue du bord de l'ouverture des bas de contention de différents diamètres.

Le mécanisme 2 de commande de l'ouverture de l'étau extenseur 1 comporte un levier 17 situé au-dessus du bras porteur 6, articulé, à son extrémité inférieure, sur l'extrémité du bras porteur 6, autour d'un axe horizontal et transversal 18, et comprenant, à son extrémité supérieure, une poignée de manoeuvre 19 et éventuellement une autre poignée annulaire 21 facilitant la préhension dans certaines positions.

Le mécanisme 2 comporte également une fourche de poussée à deux branches 22 pour établir une liaison mécanique entre le levier 17 et le coulisseau 13 de l'étau extenseur 1. Cette fourche à deux branches 22, en forme de U, comporte une âme 22a qui est articulée, autour d'un axe horizontal et transversal, sur le levier 17, à une distance de l'axe d'articulation 18 de celui-ci qui peut tre réglable. La fourche 22 comprend également deux branches parallèles 22b, 22c qui s'étendent à partir des deux extrémités de l'âme 22a, dont les longueurs sont réglables et dont les extrémités pointues sont en appui contre des empreintes formées dans les faces arrière des butées

latérales correspondantes 16 du coulisseau 13 de l'étau extenseur 1.

Accessoirement, le dispositif peut avantageusement comprendre une plaque, non représentée sur les figures, solidaire du levier 17 et recourbée à ses extrémités libres pour former un carter de protection des pointes des branches 22b, 22c de la fourche 22 afin d'empcher tout risque de blessure lors de la manipulation du dispositif.

Pendant la phase d'ouverture de l'étau extenseur 1, le corps 7 de l'étau est immobilisé, sur le bras porteur 6, en étant en appui par sa face frontale avant contre une butée escamotable 23. Cette butée est constituée, par exemple, par un téton radial solidaire d'une tige 24, à section transversale circulaire, disposée coaxialement à l'intérieur d'un tube 25 également de section transversale circulaire. Ce tube 25 a un diamètre sensiblement égal à la largeur de la section transversale interne carrée du bras porteur 6 et il est soudé à ce bras. Le téton radial 23 traverse une lumière transversale 26 formée dans la paroi du tube 25. L'extension de cette lumière est telle qu'elle permette à la tige interne 24 de tourner de 45° entre une position active dans laquelle le téton 23 s'étend verticalement vers le haut et est en contact avec la face frontale avant du corps 7, ainsi qu'il est représenté sur les figures 1 et 7, et une position inactive dans laquelle le téton 23 est tourné de 45°, ainsi qu'il est représenté sur les figures 9 et 10. Dans cette position inactive le téton s'étend suivant une diagonale de la section transversale carrée du corps 7 et il a une hauteur suffisamment réduite pour tre situé totalement à l'intérieur de cette section transversale interne, ce qui permet à ce corps 7 de coulisser librement vers l'extérieur pour séparer l'étau extenseur 1 du bras porteur 6, comme il est représenté sur la figure 11. La tige interne 24 est avantageusement pourvue, à son extrémité, d'une poignée 27 facilitant sa rotation à l'intérieur du tube 25.

Selon une variante d'exécution non représentée sur les figures, le corps tubulaire 7 peut avantageusement

comprendre une ou plusieurs lumières dans lesquelles le téton 23 est apte à tre positionné, les emplacements des lumières correspondant à des écartements prédéterminés des mors 8,9, c'est-à-dire à des tailles de contention déterminées. De plus, le corps tubulaire 7 peut comprendre une butée fixe positionnée à son extrémité libre sans sortir du cadre de l'invention.

On décrira maintenant le fonctionnement de l'appareil suivant l'invention, en se référant plus particulièrement aux figures 3 à 11. Sur la figure 3 l'étau extenseur 1 est représenté en position de fermeture dans laquelle les deux mors 8,9 sont accolés et un bas de contention A est enfilé à l'état de repos rétracté, les deux plaques d'étirage 12,15 alors adjacentes. Le levier 17 du mécanisme 2 est en position verticale et sa partie inférieure forme un triangle rectangle avec le bras porteur 6 horizontal et la fourche de poussée inclinée 22.

Le corps 7 de l'étau extenseur 1 est engagé sur le bras porteur 6, avec sa face frontale avant en appui contre le téton formant butée 23. Les extrémités pointues des deux branches 22b, 22c, formant poussoirs, de la fourche 22 sont, elles, logées dans les empreintes prévues dans les faces arrière des butées 16 du coulisseau 13.

Pour provoquer l'ouverture de l'étau extenseur 1 et par conséquent l'étirage transversal progressif du bas de contention A, l'utilisateur de l'appareil tire sur le levier 17 afin de le faire pivoter progressivement vers le bas, en direction du bras porteur 6, comme il est illustré sur la figure 4. Par suite du mouvement de pivotement du levier 17, les branches formant poussoirs 22b, 22c de la fourche 22 repoussent vers l'avant, c'est-à-dire vers la droite sur la figure 4, le coulisseau 13 qui se déplace sur le corps 7 immobilisé par le téton formant butée 23. Le mors mobile 9 est donc déplacé progressivement vers la droite, ce qui provoque l'étirage progressif du bas de contention A. La figure 8 représente l'étau extenseur 1 partiellement ouvert et le bas de contention A partiellement étiré.

La figure 5 représente l'étau extenseur 1 dans sa position d'extension maximale qui est atteinte après un pivotement de 90° du levier 17. Ce levier se trouve alors s'étendre horizontalement, au dessus du bras porteur 6.

Dans la position d'extension maximale, le coulisseau 13 se trouve tre repoussé au maximum vers la droite par les branches 22b, 22c de la fourche 22. Une fois cette position d'extension maximale atteinte, le levier 17 peut tre ramené dans sa position verticale initiale, en entraînant avec lui la fourche 22, et l'étau extenseur 1 est alors libéré. Il demeure en position d'extension maximale, malgré la force de rappel exercé par le bas de contention A alors étiré au maximum, par suite de l'auto-coincement du mors mobile 9 sur le corps 7. Cet auto-coincement résulte d'un léger basculement du mors mobile 9 sous l'effet de la traction exercée par le bas de contention A, comme dans le cas d'un serre-joint. L'étau extenseur 1, portant le bas de contention A étiré au maximum, se présente alors comme représenté sur la figure 9.

L'utilisateur peut alors débloquer l'étau extenseur 1 portant le bas de contention A étiré au maximum, en faisant tourner de 45° la tige 24 de manière à amener le téton formant butée 23 dans la position en diagonale représentée sur la figure 10. Une fois cette position atteinte, il suffit à l'utilisateur de tirer sur l'étau extenseur 1 pour faire coulisser vers l'extérieur le corps 7 sur le bras porteur 6 et dégager totalement l'étau extenseur 1 du restant de l'appareil, comme il est illustré sur la figure 11. Le bas de contention étiré A se prte alors à un enfilage aisé sur un membre de l'utilisateur de l'appareil.

La figure 12 représente une forme d'exécution non limitative de la base 3 de l'appareil. Cette base 3 comprend deux barres cambrées 28, 28', en forme de crosse, symétriques par rapport à un plan vertical P, dans lequel se trouvent le bras porteur 6 et le levier 17. Les extrémités des deux barres 28, 28'sont pourvues de patins 31 en caoutchouc ou en matière similaire assurant quatre appuis au sol. Les deux barres 28, 28' sont

rectilignes sur la plus grande partie de leur longueur, elle convergent l'une vers l'autre en formant un trapèze isocèle. Elles sont solidaires, dans leurs parties les plus proches l'une de l'autre, c'est-à-dire définissant la petite base du trapèze, d'un tenon vertical 32, à section transversale horizontale carrée ou rectangulaire, sur lequel peut s'emboîter la partie inférieure de la rallonge verticale 4 également constituée par un profilé tubulaire à section transversale carrée ou rectangulaire. Par ailleurs, les parties extrmes des barres 28, 28' qui se raccordent à la grande base du trapèze, sont reliées par une bande 29, en matière souple ou rigide, constituant un appui pour le pied de l'utilisateur pendant la manoeuvre de l'appareil.

Comme il est représenté sur les figures 1 et 12, la rallonge 4 peut tre solidaire, à sa partie inférieure, de deux pieds opposés 33, 33', constitués par des tiges cambrées et terminés par des patins d'appui en caoutchouc.

Les pieds 33, 33' s'étendent dans un plan vertical, perpendiculaire au plan P contenant la petite base du trapèze, et ils contribuent à accroître la stabilité d'ensemble de l'appareil. Cette stabilité peut tre éventuellement renforcée par des plaques d'appui au sol soudées à la partie inférieure de la rallonge 4, et s'étendant dans le plan vertical P.

L'appareil suivant l'invention peut tre aussi utilisé sans la rallonge 4, le bras porteur étant alors directement monté sur la base 3 par emboîtement de son montant 5 sur le tenon vertical 32 de la base 3.

Les figures 13 et 14 représentent un dispositif 34 qui peut tre monté, à la place du mécanisme 2 de commande de l'ouverture de l'étau extenseur 1, sur la partie supérieure de la rallonge 4.

Toutefois, il est bien évident que ce dispositif 34 peut tre monté sur la partie médiane de la rallonge 4 sous le mécanisme 2 de commande de l'ouverture de l'étau extenseur 1, sans pour autant sortir du cadre de l'invention.

Ce dispositif 34 est destiné à faciliter l'enfilage

d'un bas de contention étiré A se trouvant sur l'étau extenseur 1 ouvert au maximum en présentant cet étau extenseur 1 dans une position, réglable en hauteur et angulairement autour d'un axe horizontal, convenant pour l'utilisateur du bas de contention A. Le dispositif 34 comporte un coulisseau 35, constitué par un tronçon de profilé à section transversale carrée ou rectangulaire, monté mobile verticalement sur la rallonge 4 et pouvant tre bloqué dans une position appropriée en hauteur, au moyen d'une vis à poignée 36. Le coulisseau 35 est solidaire d'un pivot 37 d'axe horizontal autour duquel peut pivoter un bras radial 38 pouvant tre immobilisé dans l'une de plusieurs positions angulaires présélectionnées, au moyen d'une manette 39. Par exemple, le pivot 37 peut comporter une partie extrme à section transversale en forme de polygone régulier s'engageant dans un trou de mme forme réalisé dans le bras 38. A l'extrémité libre du bras support 38 est monté à rotation, autour d'un axe horizontal perpendiculaire au bras 38, un disque 41 solidaire d'un tenon central coaxial 42. Ce tenon 42 a une section transversale carrée s'emboîtant dans le corps 7, également de section transversale carrée, de l'étau extenseur 1. Pour faciliter la rotation du disque 41 et de l'étau extenseur 1 qu'il porte, le disque 1 est solidaire d'un volant de manoeuvre de grand diamètre 43 s'étendant suivant un secteur de cercle d'environ 140°. Par ailleurs, le disque 41 est pourvu, sur l'une de ses faces frontales, d'une couronne périphérique d'empreintes coopérant avec un dispositif d'encliquetage à bille, non représenté, afin de permettre d'immobiliser en rotation le disque 41 et l'étau extenseur 1 qu'il porte dans l'une quelconques de plusieurs positions angulaires différentes autour de l'axe du disque 1.

Le dispositif 34 peut tre également pourvu d'un reposoir 44 fixé au coulisseau 35 ou au pivot 37 pour le maintien d'un dispositif facilitant l'enfilage ou le retrait du bas de contention A qui sera décrit en détail plus loin.

Sur la figure 15 est représenté un support mural du mécanisme 2 de commande de l'ouverture de l'étau extenseur 1. Ce support est constitué par une patère 45, à section verticale de forme triangulaire, qui est fixée à un mur par une face verticale. La patère 45 comporte également une face supérieure qui est inclinée vers le bas et vers l'extérieur d'un angle a de l'ordre de 14°. Sur cette face est fixé un tenon perpendiculaire 46, de section transversale rectangulaire ou carrée, sur lequel peut s'emboîter le montant 5 solidaire du bras porteur 6. De ce fait, le tenon 46 et le levier 17 s'étendent suivant un angle a par rapport à l'horizontale lorsque le levier 17 est en position de repos ou inactive. Cette disposition du levier 17 légèrement incliné vers le haut par rapport à l'horizontale permet à l'utilisateur de l'appareil d'utiliser au mieux sa force musculaire pour provoquer l'ouverture de l'étau extenseur 1.

Bien que la description qui précède ait porté sur un appareil comportant un mécanisme 2 à commande manuelle pour provoquer l'ouverture de l'étau extenseur 1, il va de soi que dans une variante d'exécution, ce mécanisme pourrait tre motorisé en utilisant par exemple un vérin électrique pour repousser le coulisseau 13 sur le corps 7 de l'étau 1.

Par ailleurs, le dispositif de butée comprenant le téton 23 et la barre 24 pourrait tre remplacé par une simple goupille s'engageant transversalement dans deux trous opposés formés dans deux parois opposées du bras porteur 6.

De plus, il est bien évident que l'appareil suivant l'invention est également adapté pour faciliter l'enfilage de chaussettes, bas, collants ou analogues et que les exemples que l'on vient de donner ne sont que des illustrations particulières en aucun cas limitatives quant aux domaines d'application de l'invention.

Le dispositif pour le retrait de chaussettes, représenté sur la figure 16 et apte à prendre appui sur le reposoir 44 représenté sur la figure 13, est constitué d'un manche 101 comprenant une tige 102, s'étendant globalement verticalement, munie à sa première extrémité dite

supérieure d'une poignée 103, dont l'ergonomie est avantageusement adaptée pour la préhension par un droitier ou un gaucher, et à sa deuxième extrémité dite inférieure d'une spatule 104 incurvée en forme de croissant de lune similaire à un chausse-pied traditionnel. En référence à la figure 17, la spatule 104 présente une section transversale décroissante depuis sa pointe 105 jusqu'à son talon 106, la tige 102 du manche 101 étant solidarisée à la spatule 104 sur sa face supérieure 107 à proximité de son talon 106, la pointe 105 et le talon 106 correspondant ainsi à l'extrémité distale et respectivement proximale de la spatule 104. En référence à la figure 18, la face supérieure 107 est convexe depuis sa pointe 105 jusqu'à la tige 102 et globalement plane de la tige 102 jusqu'au talon 106. La spatule 104 présente, par ailleurs, une face inférieure 108 concave de rayon de courbure sensiblement égal au rayon de courbure de la face supérieure 107 convexe, mais de centres différents, afin de créer une sùrépaisseur e entre les faces inférieure 108 et supérieure 107 de la spatule 104 devant la tige 102 formant ainsi une bosselure 109 sur la face supérieure 107.

Il va de soi que la spatule 104 peut présenter une face supérieure 107 convexe depuis sa pointe 105 jusqu'à la tige 102 et globalement plane de la tige 102 jusqu'au talon 106 et une face inférieure 108 concave de rayon de courbure supérieure au rayon de courbure de la face supérieure convexe 107 afin de créer la surépaisseur e entre les surfaces inférieure 108 et supérieure 107 de la spatule 104, sans pour autant sortir du cadre de l'invention.

La face supérieure 107 comprend avantageusement une gorge 110 s'étendant depuis la pointe 105 jusqu'à la bosselure 109, en référence aux figures 17 et 18, et dans laquelle le talon du pied du patient glisse lors du retrait de l'orthèse comme on le verra plus loin. La gorge 110 présente un profil en forme d'arc de cercle dont la génératrice décroît depuis la pointe 105 jusqu'à la bosselure 109 de la spatule 104 (figure 17).

Par ailleurs, en référence à la figure 17 la spatule 104 est solidarisée à la tige 102 par le sertissage de son extrémité inférieure dans un trou borgne 111 pratiqué sur sa face supérieure 107 à proximité de son talon 106 de telle sorte que l'axe A de la tige 102 forme un angle 9 compris entre 90° et 180°, et de préférence un angle de 157°, avec une droite d passant par la pointe 105 et par le point de fixation de la tige 102 avec la spatule 104. Dans cet exemple particulier de réalisation, la tige 102 est avantageusement coudée suivant un angle approprié dans sa partie inférieure, c'est-à-dire à proximité de son extrémité solidaire de la spatule 104 afin que cette dernière forme un angle de 157° avec la tige 102.

Il va de soi que le trou borgne 111 peut tre pratiqué sur la face supérieure 107 de la spatule 104 de telle sorte que son axe se confonde avec l'axe A de la tige 102, sans pour autant sortir du cadre de l'invention.

Selon une variante d'exécution particulièrement avantageuse du dispositif conforme à l'invention, non représenté sur les figures, la tige 102 est constituée d'une première partie creuse dont l'une des extrémités est solidaire de la spatule 104 et dans laquelle coulisse une seconde partie munie de la poignée 103, la première partie creuse comprenant des moyens de blocage de la seconde partie, tels qu'une vis papillon par exemple, afin de régler la dimension de la tige 102 en fonction de la morphologie du patient.

Néanmoins, il a été constaté qu'un dispositif suivant l'invention dont la tige 102 présente une longueur de 51 cm depuis la poignée 103 jusqu'à la spatule 104 et dont la spatule 104 présente une longueur de 225 mm et une largeur maximale de 45 mm peut avantageusement tre utilisé par des patients de morphologie quelconque, qu'ils soient handicapés ou non.

On expliquera maintenant, en référence à la figure 17, le fonctionnement du dispositif conforme à l'invention pour le retrait d'une orthèse du type chaussette couvrant le mollet.

Le patient se saisi du dispositif par la poignée 103 et positionne la pointe 105 de la spatule 104 entre l'orthèse et son mollet. Le patient opère alors un mouvement vertical descendant comme l'indique la flèche b représentée sur la figure 16, combiné, compte tenu de la symétrie du mollet, à un mouvement de pronation ou de supination de la spatule 104, représenté sur la double flèche c de la figure 16, jusqu'à ce que la pointe de cette dernière atteigne le talon du pied du patient. On entend par un mouvement de pronation et de supination un mouvement de la spatule 104 du dehors vers le dedans et respectivement du dedans vers le dehors, c'est-à-dire un mouvement de la spatule 104 du mollet vers le plan sagittal du patient et respectivement un mouvement de la spatule 4 du mollet vers l'extérieur.

Le patient poursuit alors son mouvement vertical descendant jusqu'à ce que la pointe 105 de la spatule 104 soit positionnée sous le talon du pied du patient, ladite spatule 104 étant toujours positionnée entre l'orthèse et le mollet du patient, de telle sorte que le talon du patient prenne appui dans la gorge 110. Le talon du patient glisse alors le long de la gorge 110 jusqu'à la bosselure 109 où la surépaisseur e dégage l'orthèse du talon du patient de telle manière que l'extrémité ouverte de l'orthèse se trouve entre le coup de pied et la voûte plantaire du patient qui, par un mouvement vers l'avant du dispositif, c'est-à-dire un mouvement vers la pointe de son pied, dégage définitivement l'orthèse de son pied.

Il est bien entendu que, lorsque l'extrémité ouverte de l'orthèse se trouve entre le coup de pied et la voûte plantaire du patient, ce dernier peut définitivement dégager l'ortèse de son pied en posant le talon 106 de la spatule 10 sur le sol, le soulageant ainsi du poids de sa jambe, puis en effectuant un mouvement d'avant en arrière de son pied. De plus, il va de soi que le dispositif conforme à l'invention peut avantageusement tre utilisé pour enfiler une orthèse sur le pied d'un patient afin de faciliter le passage de cette dernière entre le coup de

pied et le talon dudit patient.

Enfin, il va de soi que la spatule 104 du dispositif pour le retrait d'orthèses de chaussettes ou similaires conforme à l'invention peut tre obtenue dans tout type de matériau tel qu'une matière plastique, du métal, une corne de boeuf ou analogue, et que les exemples que l'on vient de donner ne sont que des illustrations particulières, en aucun cas limitatives des domaines d'application de l'invention.