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Title:
APPARATUS WITH AMBIENT MAGNETIC FIELD CORRECTION
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2009/074619
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to an atomic clock including means for applying two mutually perpendicular oscillating magnetic fields (9, 10), driven by a driving device (5) that makes them apply a static or nearly static magnetic field for compensating for the ambient magnetic field in order to cancel the sub-matter-level energy variations that disrupt the frequency of the restituted photons and the reference provided by the clock. A traditional magnetic shield can thus be omitted. This device can also operate as a magnetometer.

Inventors:
LE PRADO, Matthieu (9 lot les Grandvers, Charmes Sur L'herbasse, F-26260, FR)
LEGER, Jean-Michel (36 avenue du Général Miribel, Villard Bonnot, F-38190, FR)
Application Number:
EP2008/067255
Publication Date:
June 18, 2009
Filing Date:
December 10, 2008
Export Citation:
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Assignee:
COMMISSARIAT A L'ENERGIE ATOMIQUE (25 rue Leblanc, Bâtiment "Le Ponant D", Paris, F-75015, FR)
LE PRADO, Matthieu (9 lot les Grandvers, Charmes Sur L'herbasse, F-26260, FR)
LEGER, Jean-Michel (36 avenue du Général Miribel, Villard Bonnot, F-38190, FR)
International Classes:
G04F5/14; G01R33/26
Attorney, Agent or Firm:
ILGART, Jean-Christophe et al. (Brevalex, 3 rue du Docteur Lancereaux, Paris, F-75008, FR)
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Claims:

REVENDICATIONS

1. Appareil comprenant une cellule (1) remplie d'un gaz, un excitateur (2) du gaz pour faire passer ses atomes à un niveau d'énergie supérieur, un détecteur (4) pour recueillir un signal lumineux traversant le gaz, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'application de champs magnétiques (9, 10), appliquant un champ magnétique essentiellement statique et deux champs magnétiques oscillants et dirigés perpendiculairement entre eux, et des moyens d'asservissement (8) des moyens d'application de champs magnétiques pour régler en direction et en intensité le champ magnétique essentiellement statique.

2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est une horloge atomique.

3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est un magnétomètre .

4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens d'application de champs magnétiques comprennent au moins une bobine triaxiale magnétique.

5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens d'application de champs magnétiques comprennent au moins trois bobines monoaxiales concentriques.

6. Appareil selon les revendications précédentes caractérisé en ce que le gaz est choisi parmi les gaz alcalins et l'hélium 3.

7. Procédé d'utilisation d'un appareil conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à régler le champ magnétique essentiellement statique de façon à réduire l'amplitude de raies spectrales du signal lumineux traversant le gaz aux fréquences des champs magnétiques oscillants, à la somme desdites fréquences ou à la différence desdites fréquences.

8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les champs oscillants ont des intensités (HO), Hω) égales à des pulsations (CO, ω) respectives desdits champs oscillants, divisées par un rapport gyromagnétique du gaz.

Description:

APPAREIL A CORRECTION DU CHAMP MAGNETIQUE AMBIANT

DESCRIPTION

Cette invention a trait à un appareil comprenant une correction du champ magnétique ambiant ; il est ajouté que cet appareil est utilisable dans une horloge atomique pour mesurer le temps, ou dans un magnétomètre, par une simple modification du mode d' emploi . Des horloges atomiques comprennent un milieu gazeux souvent alcalin, un dispositif d'excitation des atomes de ce gaz tel qu'un laser, apte à les faire passer à des états d'énergie supérieurs, et un moyen de mesure d'un signal fréquentiel émis par les atomes en revenant au niveau d'énergie habituel, en utilisant les photons provenant du laser.

La fréquence du signal des photons restitués par le gaz est définie par la formule V =δE/h, où V est la fréquence, δE la différence entre les niveaux d'énergie et h la constante de Planck, égale à 6, 62xlO "34 J/s.

Il est connu que cette fréquence est très stable et qu'elle peut donc servir d'unité de référence au temps. Cela n'est toutefois plus vrai quand on considère la structure Zeeman de la matière : les niveaux d'énergie apparaissent alors comme composés de sous-niveaux correspondant à des états un peu différents, qu'on distingue par leur nombre quantique magnétique m, 0 pour un état de référence du niveau d'énergie et -1, -2, etc. ou +1, +2, etc. pour les

autres. Cela est illustré par la figure 1 dans le cas de l'élément 87 Rb, dont on a figuré la décomposition des deux premiers niveaux d'énergie (de moments angulaires F=I et F=2) . Les niveaux d'énergie sont sensibles au champ magnétique ambiant. Cette sensibilité est faible

(du second ordre) pour le sous-niveau au nombre magnétique égal à 0, mais beaucoup plus forte (du premier ordre) pour les autres sous-niveaux : les transitions faites depuis ou jusqu'à eux produisent des photons dont la fréquence est variable et ne peut donc pas servir de référence, et seule la portion du signal correspondant à la transition entre les deux sous- niveaux de nombre magnétique nul est exploitée pour la mesure, ce qui nuit à sa qualité. La fréquence de référence donnée par l'horloge est alors fo=E 0 /h, où Eo est la différence d'énergie entre les sous-niveaux à m=0 des deux états (F=I et F=2) de l'exemple de la figure 1) . On recourt donc à un blindage magnétique autour de l'horloge pour réduire les perturbations extérieures et à l'application d'un champ magnétique constant pour bien séparer les sous-niveaux, à défaut de garantir un champ magnétique nul. Si le fonctionnement de l'horloge est rendu plus stable, les sous-niveaux étant alors immobiles et donc bien définis, l'inconvénient de subir une dispersion des fréquences et de devoir se contenter d'un signal affaibli n'est pas évité. Avec l'invention, on s'efforce de perfectionner les horloges atomiques existantes en les

faisant travailler en champ magnétique nul afin de concentrer les sous-niveaux à une même valeur d'énergie et d'obtenir un signal comprenant un pic de mesure beaucoup plus net. Ces considérations s'appliquent sans changement à d'autres appareils et notamment à des magnétomètres, auxquels l'invention s'applique donc aussi .

Elle consiste en un appareil pouvant servir d'horloge atomique ou de magnétomètre, comprenant une cellule remplie d'un gaz, un excitateur du gaz pour faire passer ses atomes à un niveau d'énergie supérieur, un détecteur pour recueillir un signal lumineux traversant le gaz, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'application de champs magnétiques, appliquant un champ magnétique essentiellement statique et deux champs magnétiques oscillants et dirigés perpendiculairement entre eux, et des moyens d'asservissement des moyens d'application de champs magnétiques pour régler en direction et en intensité le champ magnétique essentiellement statique.

L'invention sera décrite de façon plus complète en liaison aux figures suivantes :

- la figure 1, déjà décrite, illustre un diagramme des niveaux d'énergie d'un élément d'une matière utilisée dans une horloge atomique ;

- la figure 2 est une vue schématique de l'horloge ; la figure 3 est un diagramme du signal obtenu avec l'horloge ;

- enfin, la figure 4 illustre le résultat obtenu, d'après un diagramme de niveaux d'énergie à comparer à celui de la figure 1.

Le cœur de l'horloge (figure 2) est une cellule 1 remplie d'un gaz alcalin. Un excitateur 2 transmet de l'énergie à ce gaz sous forme d'un flux de photons polarisés traversant un polariseur circulaire 3. L'excitateur peut aussi être un champ de micro-ondes par exemple. Il faudra alors de toute façons injecter un faisceau lumineux (par exemple de laser) pour détecter les résonances du gaz. Un photodétecteur 4 recueille l'énergie lumineuse restituée par le gaz de la cellule 1 et transmet un signal à un dispositif de comptage 5. Un séparateur de fréquences 6 recueille le signal à la sortie du dispositif de comptage 5 et transmet ses résultats sous forme d'un indicateur d' intensités des raies spectrales mesurées à un dispositif d'exploitation 7 de l'horloge et un dispositif d'asservissement 8, qui gouverne l'excitateur 2 ainsi que des moyens d'application de champs magnétiques 9 et 10. Ces derniers émettent des champs magnétiques à des radiofréquences de pulsations notées ω et CO, qui sont perpendiculaires entre elles et de direction dépendant de la polarisation (par exemple perpendiculaires aux rayons lumineux émis par l'excitateur 2 dans le cas d'une polarisation circulaire) .

On se reporte à la figure 3. Le signal issu du dispositif de comptage 5 comprend plusieurs raies lumineuses, et d'abord une qui est à la fréquence fo utile correspondant à la restitution des photons par le

milieu gazeux et qui donne la référence à la mesure de temps. Il révèle encore des raies spectrales aux fréquences ω/2π, (ω-ω) /2π, ω/2π, et (ω+ω)/2π. Ces raies spectrales apparaissent pour des champs magnétiques de faibles valeurs, très inférieures à \/δ.T R , où T R est le temps de relaxation des sous- niveaux et γ est leur rapport gyromagnétique, caractéristique de l'élément chimique excité. Elles correspondent à des résonances entre les sous-niveaux. Leur amplitude est proportionnelle au champ magnétique ambiant. Il est donc conforme à l'invention d'appliquer un champ magnétique de compensation du champ magnétique ambiant essentiellement statique, mais qu'on fait varier de façon continue en amplitude et en direction si nécessaire, de façon que l'amplitude de ces raies soit réduite autant que possible, ce qui signifie que le champ de compensation a équilibré le champ magnétique ambiant. La figure 4 montre alors que les sous-niveaux de chaque niveau principal sont à une même valeur d'énergie, si bien que les photons restitués par le milieu gazeux sont tous à la fréquence fo utile : la raie spectacle correspondante apparaît sous forme d'un pic beaucoup plus fin et haut et dont la détection est donc facilitée. II devient possible d'omettre le blindage magnétique traditionnel des horloges atomiques, en appliquant l'invention.

Les amplitudes des champs de radiofréquences sont avantageusement choisies pour maximiser l'amplitude des raies spectrales de résonance (avant l'application du champ statique de

compensation) . On préconise de respecter approximativement les égalités γHCû/Cû = 1 et γHω/ω = 1, où HCO et Hω sont les amplitudes des champs de radiofréquences de pulsations CO et ω. Avantageusement, les moyens d'application du champ magnétique sensiblement statique de compensation sont identiques à ceux qui appliquent les champs magnétiques de radiofréquences .

L'excitateur unique peut être un flux de photons tel qu'un flux de laser émis par exemple par une diode laser ou une lampe. L'élément gazeux peut consister en du 87 Rb, du 133 C 3 avec mélange éventuel à un gaz tampon. La matière de la cellule 1 peut consister en un verre tel que le Pyrex (marque déposée) . Les moyens d'application des champs magnétiques 9 et 10 peuvent consister en des bobines triaxiales, ou en trois bobines monoaxiales concentriques entre elles. Le photodétecteur 4 peut être de n' importe quel genre mesurant un flux de photons en sortie de la cellule 1. Ces photons doivent être polarisés par exemple par des polariseurs adjoints à l'excitateur. L'asservissement est accompli par tout matériel connu comprenant une unité de calcul. Les bobines sont pilotées en courant ou en tension. L'excitation à la fréquence de résonance fo, est accomplie par une modulation en amplitude de la diode laser à la fréquence fo/2 ou par une cavité à micro-ondes résonnant à la fréquence fo . Un excitateur comprenant deux lasers dont l'écart en fréquence est fo peut aussi être envisagé. Comme tous les sous-niveaux deviennent équivalents en champ nul (indépendamment de leur valeur

m), il est alors possible d'utiliser d'autres gaz que ceux habituellement utilisés (gaz alcalins) dans les horloges atomiques, en particulier les gaz dont la structure hyperfine de leurs atomes ne présente pas e sous-niveaux à moment angulaire nul, tels que 3 He.

Dans un exemple concret où l'horloge fonctionnait avec du Rb, et une longueur d'onde des photons restitués de 795 nm, les champs de radiofréquences avaient des fréquences ωI'2π et COI'2π de 10 kHz et 45 kHz, et des amplitudes respectives de 15 mGauss et 70 mGauss. Avec un champ magnétique ambiant de l'ordre de 10 mGauss, la compensation était faite avec champ résiduel inférieur à 10 mGauss à chaque axe. La résolution sur le champ magnétique de compensation (bruit magnétique dû aux perturbations des moyens de commande) était de l'ordre de 0,lμ Gauss Iy/Hz. La stabilité en fréquence de l'horloge était de l'ordre de 0,67Hz/ y ]Hz, soit IO ~W /yfτ en résolution relative sur la fréquence délivrée par l'horloge pour un temps d'intégration τ.

On a décrit l'emploi de l'invention sur une horloge atomique, qui peut être à fonctionnement séquentiel ou à franges de Ramsey. Elle pourrait aussi être appliquée à la mesure de champs magnétiques, c'est-à-dire comme magnétomètre . Il suffirait de relever le champ magnétique de compensation appliqué quand les raies spectrales de la figure 5 dues aux champs à radiofréquences seraient au minimum, en le lisant sur les moyens d'application des champs magnétiques 8 et 10 : le champ magnétique ambiant serait opposé.

II est intéressant de constater que le champ vu par les atomes étant nul, un blindage magnétique s'avère superflu.