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Patent Searching and Data


Title:
ASSEMBLY OF BODYWORK COMPONENTS ASSEMBLED TO ONE ANOTHER USING A STAPLE MADE FROM A SHAPE MEMORY MATERIAL
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/129791
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to an assembly (100) comprising a trim component (110) of a motor vehicle body and a second component (120), said two components being assembled to one another using at least one staple (10) made from a shape memory material.

Inventors:
FLAMANT, Jean-Luc (Le Clozaud, Hauterive 287rue des colombières, SAINT-JEAN LE VIEUX, 01640, FR)
GRANDO, Jérôme (85 impasse Terre du Milieu, VERTRIEU, 38390, FR)
BRIZIN, Jérôme (22 Quai du Merdançon, ARBENT, 01100, FR)
LETERRIER, Franck (122C rue du Battoir, LAGNIEU, 01150, FR)
Application Number:
EP2018/086886
Publication Date:
July 04, 2019
Filing Date:
December 26, 2018
Export Citation:
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Assignee:
COMPAGNIE PLASTIC OMNIUM (19 boulevard Jules Carteret, LYON, LYON, 69007, FR)
International Classes:
B60R13/04; F16B1/00; F16B2/20; F16B5/06
Foreign References:
US20040074070A12004-04-22
JPH074407A1995-01-10
US4708895A1987-11-24
GB2467584A2010-08-11
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
LLR (11 boulevard de Sébastopol, PARIS, 75001, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Ensemble (100) d’une pièce d’aspect (110) de carrosserie de véhicule automobile qui comprend au moins une nervure (112), et d’une seconde pièce (120), caractérisée en ce que les deux pièces sont assemblées l’une à l’autre au moyen d’au moins une agrafe (10) en matériau à mémoire de forme, et en ce que la nervure (112) de la pièce d’aspect (110) comporte une ouverture traversée par des pattes (40) de l’agrafe (10, 11 ).

2. Ensemble (100) selon la revendication 1 , dans lequel la pièce d’aspect (110) comporte une face extérieure et une face intérieure, la face extérieure étant destinée à être visible depuis l’extérieur du véhicule, la face intérieure étant configurée pour être fixée à la seconde pièce (120), la face intérieure de la pièce d’aspect (110) comportant des zones d’ancrage (112, 114) apte à coopérer avec une zone de réception (122, 124) de la seconde pièce (120).

3. Ensemble (100) selon l’une des revendications 1 et 2, dans lequel la pièce d’aspect (110) comporte au moins une nervure (112), la seconde pièce (120) comporte au moins une nervure (122), les deux nervures (112, 122) étant agrafées avec l’agrafe (10).

4. Ensemble (100) selon la revendication précédente, dans lequel la nervure (112) de la pièce d’aspect (110) comporte une ouverture (113) coïncidant avant une ouverture (123) sur la nervure (122) de la seconde pièce (120), des pattes (40) de l’agrafe (10) traversant lesdites ouvertures (113, 123).

5. Ensemble (100) selon la revendication 4, dans lequel une agrafe spiralée (11 ) traverse au moins une fois les nervures (112, 122) à travers les ouvertures (113, 123).

6. Ensemble (100) selon l’une des revendications 1 et 2, dans lequel la pièce d’aspect (110) comporte au moins une nervure (112), la seconde pièce (120) comporte au moins une ouverture (124), la nervure (112) de la pièce d’aspect (110) traversant l’ouverture (124) de la seconde pièce (120), et l’agrafe (10) étant agrafée à la nervure (112).

7. Ensemble (100) selon la revendication précédente, dans lequel l’agrafe (10) comporte un corps (20) formant une surface munie de pattes (40), et l’agrafe (10) comporte un orifice (50) dans lequel la nervure (112) est également introduite, l’agrafe 10 étant positionnée de façon à ce que le corps (20) empêche la nervure (112) de ressortir de l’ouverture (124).

8. Ensemble (100) selon l’une des revendications 1 et 2, dans lequel la pièce d’aspect (110) comporte au moins un tenon (114) formé dans l’épaisseur d’une paroi de la pièce d’aspect (110) portant le tenon (114), et la seconde pièce (120) comporte une ouverture (124) pour chaque patte (40) de l’agrafe (10), les pattes (40) traversant les ouvertures (124) afin d’être en contact avec le tenon (114).

9. Ensemble (100) selon la revendication précédente, dans lequel le tenon (114) a une épaisseur supérieure ou égale à la demi-épaisseur de la paroi.

10. Ensemble (100) selon l’une des revendications précédentes, dans lequel l’agrafe (10) comporte un corps (20) formant une surface munie d’au moins une paire de pattes (40), et possède :

- une première configuration permettant un positionnement de l’agrafe (10) sans effort d'assemblage, lorsque l’agrafe (10) est soumise à une première condition prédéterminée ; et

- une seconde configuration générant des contraintes de serrage contre au moins un desdits pièces (110, 120), lorsque l’agrafe (10) est soumise à une seconde condition prédéterminée, différente de la première condition.

11 . Ensemble (100) selon la revendication 10, dans lequel la première condition correspond à soumettre l’agrafe (10) à une température T1 , de préférence une température inférieure à -40°C, et la seconde condition correspond à soumettre l’agrafe (10) à une température T2, avec T1 <T2, de préférence T2 correspondant une température ambiante.

12. Ensemble (100) selon l’une des revendications 8 à 11 , dans lequel l’agrafe (10) comporte un corps (20) formant une surface munie de pattes (40), et le corps (20) comporte une ouverture (50), et les pattes (40) sont portées par le pourtour (52) de l’ouverture (50).

13. Ensemble (100) selon l’une des revendications 8 à 12 dans lequel les extrémités distales des pattes (40) comportent un angle vif et/ou une configuration pointue, apte à pénétrer dans la matière au niveau du serrage.

14. Procédé d’assemblage d’un ensemble (100) de pièces de véhicule automobile selon l’une des revendications précédentes, au moyen d’au moins une agrafe (10) en matériau à mémoire de forme, dans lequel on réalise les étapes suivantes :

- on applique la première condition à l’agrafe (10) ;

- on positionne l’agrafe (10) en regard d’au moins un organe de fixation de l’une des pièces (110, 120) ;

- on applique la seconde condition à l’agrafe (10).

15. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel :

- on applique la première condition à l’agrafe (10) en appliquant une température T 1 à l’agrafe (10), de préférence une température T 1 inférieure à -40°C ; et

- on applique la seconde condition à l’agrafe (10), en appliquant une température T2 à l’agrafe (10), avec T1 <T2, de préférence la température T2 correspond à une température ambiante.

16. Procédé selon la revendication 14, dans lequel on utilise une agrafe spiralée (11 ) à mémoire de forme, et dans lequel on réalise les étapes suivantes au moins une fois : - on engage une extrémité (12) de l’agrafe spiralée (11 ) dans les ouvertures (113,123) des nervures (112,122) ;

- on continue de faire glisser l’agrafe spiralée (11 ) dans les ouvertures (113,123), déroulant au fur et à mesure les spires de la bobine, les spires se reformant automatiquement en sortie des ouvertures (113,123) sous l’effet de mémoire de forme

- l’extrémité (12) de l’agrafe spiralée (11 ) est guidée pour s’engager dans les ouvertures (113,123) à chaque spire reformée par l’agrafe spiralée (11 ).

Description:
Ensemble de pièces de carrosserie assemblées par agrafe en matériau à mémoire de forme

[001] La présente invention concerne le domaine de l’industrie automobile et plus précisément le domaine de l’assemblage de pièces automobiles en matière plastique.

[002] Différentes solutions ont déjà été proposées pour fixer entre elles deux pièces en matière plastique de carrosserie, l’une étant une pièce d’aspect extérieur, l’autre étant soit son support soit une pièce apportant une fonctionnalité sur la face interne de la pièce d’aspect. Par exemple, il peut ainsi s’agir d’un support de capteur, ou d’un renfort de crosse fixés sur la face interne d’une peau de parechoc, ou d’une doublure de hayon servant à fixer une peau de becquet aérodynamique. Les solutions connues utilisent seules ou en combinaisons des rivets, des vis, des clips, et des procédés de collage ou de soudure.

[003] Toutes ces solutions doivent être mises en oeuvre de façon à respecter les exigences sur la qualité visuelle de la pièce d’aspect extérieur, en évitant notamment des défauts inhérents au type de fixation utilisé, comme les retassures issues de parois internes moulées ou les têtes de vis apparentes.

[004] On connaît par exemple des becquets arrières constitués d’une peau extérieure fixée sur une doublure intérieure avec un collage ou une soudure, ou au moyen d’agrafes. Par exemple, pour mettre en oeuvre des agrafes, la peau et la doublure comportent des nervures obtenues lors du moulage, les nervures de la peau d’aspect étant situées sur la face intérieure, et formant des paires de nervures contiguës. Ces nervures sont agrafées l’une avec l’autre afin de solidariser les deux pièces (peau et doublure) du becquet.

[005] La présence de nervures venues de moulage sur la face interne de la peau d’aspect, et nécessaires à l’agrafage, peut engendrer des défauts d'aspect bien connus, dits de retassure. Les exigences de qualité vis-à-vis de ce type de défauts conduisent à de fortes contraintes sur la position et la taille des nervures.

[006] Par ailleurs, l’agrafage constitue un procédé qui peut être difficile à mettre en oeuvre selon la forme, taille ou courbure des pièces. En effet, la tête d’agrafage peut s’avérer être trop encombrante pour accéder à de petites nervures ou aux zones où les nervures d'agrafage ont dû être positionnées. Pour remédier à cette difficulté il est possible de réaliser des nervures plus hautes, mais cela accentue les défauts de retassure.

[007] Enfin, la pose classique d’une agrafe en prise sur deux nervures contiguës, consiste à replier les pattes de l’agrafe sur les faces externes des nervures en plaquant et fixant ainsi les deux nervures l’une contre l’autre. La solidité requise pour la fixation de pièces de carrosserie implique de replier les pointes de l’agrafe jusqu’à obtenir un poinçonnage de l’agrafe sur nervures. Ce poinçonnage est à l’origine d’une contrainte forte, brutale et locale exercée par les pointes de l’agrafe perforant les nervures et pouvant conduire à fragiliser ou à fendre les nervures et ainsi rendre la fixation inopérante ou à rebuter les pièces assemblées.

[008] L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients en fournissant une pièce d’aspect de carrosserie extérieure, munie sur sa face interne, de zones d’ancrage configurées pour permettre l’utilisation d’une agrafe réalisée en matériau à mémoire de forme, dont la mise en œuvre ne nécessite pas d’étape de poinçonnage néfaste à la structure des zones de fixation, et permettant de limiter la hauteur des nervures, voire de s’affranchir de l’utilisation de nervures de fixation.

[009] Ainsi, l’invention concerne un ensemble d’une pièce d’aspect de carrosserie de véhicule automobile, et d’une seconde pièce, les deux pièces étant assemblées l’une à l’autre au moyen d’au moins une agrafe en matériau à mémoire de forme.

[0010] Grâce à l’utilisation de matériau à mémoire de forme, il n’est plus nécessaire de réaliser un poinçonnage pour mettre en place l’agrafe. En effet, une simple variation de température permet de passer de la première configuration à la seconde configuration, cette dernière correspondant à la configuration de serrage. Ainsi, il est possible de générer une contrainte de morsure/serrage de l’agrafe dans les pièces à assembler, sans appliquer de contraintes de poinçonnage néfastes à la structure assemblée.

[0011 ] Par ailleurs, il est alors possible de réduire la hauteur des nervures, voire de se passer de nervure, permettant ainsi de s’affranchir des risques de dégradation de l’aspect visuel de la pièce de carrosserie, et permettant de réduire l’encombrement induit par la présence de nervures.

[0012] De plus, grâce à l’utilisation de matériau à mémoire de forme l'agrafe peut être agrafée sans outil spécifique telle qu’une agrafeuse.

[0013] L’ensemble peut en outre comporter l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises seules ou en combinaison :

la pièce d’aspect comporte une face extérieure et une face intérieure, la face extérieure étant destinée à être visible depuis l’extérieur du véhicule, la face intérieure étant configurée pour être fixée à la seconde pièce, la face intérieure de la pièce d’aspect comportant des zones d’ancrage apte à coopérer avec une zone de réception de la seconde pièce ;

la pièce d’aspect comporte au moins une nervure, la seconde pièce comporte au moins une nervure, les deux nervures étant agrafées avec l’agrafe ;

la nervure de la pièce d’aspect comporte une ouverture coïncidant avant une ouverture sur la nervure de la seconde pièce, des pattes de l’agrafe traversant lesdites ouvertures ; la pièce d’aspect comporte au moins une nervure, la seconde pièce comporte au moins une ouverture, la nervure de la pièce d’aspect traversant l’ouverture de la seconde pièce, et l’agrafe étant agrafée à la nervure ;

l’agrafe comporte un orifice dans lequel la nervure est également introduite, l’agrafe 10 étant positionnée de façon à ce que le corps empêche la nervure de ressortir de l’ouverture ;

la nervure de la pièce d’aspect comporte une ouverture traversée par des pattes de l’agrafe ;

la pièce d’aspect comporte au moins un tenon formé dans l’épaisseur d’une paroi de la pièce d’aspect portant le tenon, et la seconde pièce comporte une ouverture pour chaque patte de l’agrafe, les pattes traversant les ouvertures afin d’être en contact avec le tenon ;

le tenon a une épaisseur supérieure ou égale à la demi-épaisseur de la paroi ;

l’agrafe comporte un corps formant une surface munie d’au moins une paire de pattes, et possède :

une première configuration permettant un positionnement de l’agrafe sans effort d'assemblage, lorsque l’agrafe est soumise à une première condition prédéterminée ; et une seconde configuration générant des contraintes de serrage contre au moins un desdits pièces, lorsque l’agrafe est soumise à une seconde condition prédéterminée, différente de la première condition.

la première condition correspond à soumettre l’agrafe à une température T1 , de préférence une température inférieure à -40°C, et la seconde condition correspond à soumettre l’agrafe à une température T2, avec T1 <T2, de préférence T2 correspondant une température ambiante ;

le corps comporte une ouverture, et les pattes sont portées par le pourtour de l’ouverture les extrémités distales des pattes comportent un angle vif et/ou une configuration pointue, apte à pénétrer dans la matière au niveau du serrage.

[0014] L’invention concerne également un procédé d’assemblage d’un ensemble de pièces de véhicule automobile selon l’invention, au moyen d’au moins une agrafe en matériau à mémoire de forme, dans lequel on réalise les étapes suivantes :

- on applique la première condition à l’agrafe ;

- on positionne l’agrafe en regard d’au moins un organe de fixation de l’une des pièces ;

- on applique la seconde condition à l’agrafe.

Selon un mode de réalisation :

- on applique la première condition à l’agrafe en appliquant une température T1 à l’agrafe, de préférence une température T 1 inférieure à -40°C ; et - on applique la seconde condition à l’agrafe, en appliquant une température T2 à l’agrafe, avec T 1 <T2, de préférence la température T2 correspond à une température ambiante.

[0015] L’invention concerne également un procédé d’assemblage [R16]

[0016] Ainsi, l’invention concerne également un ensemble [R15]

[0017] L'invention sera mieux comprise à la lecture des figures annexées, qui sont fournies à titre d'exemples et ne présentent aucun caractère limitatif, dans lesquelles :

- la figure 1 illustre un exemple d’agrafe selon l’invention, réalisée en matériau à mémoire de forme, et comportant une seule paire de pattes ;

- la figure 2 illustre un exemple d’agrafe selon l’invention, réalisée en matériau à mémoire de forme, et comportant sept pattes et un corps circulaire ;

- la figure 3 illustre un exemple d’agrafe selon l’invention, réalisée en matériau à mémoire de forme, et comportant quatre paires de pattes et un corps rectangulaire ;

- la figure 4 illustre un exemple d’agrafe selon l’invention, réalisée en matériau à mémoire de forme, et un corps rectangulaire munie d’une ouverture et de trois paires de pattes en forme de languette ;

- la figure 5 illustre un exemple d’agrafe selon l’invention, réalisée en matériau à mémoire de forme, et un corps rectangulaire munie d’une ouverture et d’une seule paire de pattes en forme de languette ;

la figure 6 illustre un exemple d’ensemble de pièces de carrosserie selon l’invention, comportant deux pièces assemblés, chaque pièce comportant une nervure fixées l’une à l’autre au moyen d’une agrafe ;

- la figure 7 illustre un autre exemple d’ensemble de pièces de carrosserie selon l’invention, comportant deux pièces assemblés, une pièce comportant une nervure introduite dans une ouverture de l’autre pièce, et maintenue en position au moyen d’une agrafe ;

la figure 8 illustre un exemple d’ensemble de pièces de carrosserie selon l’invention, comportant deux pièces assemblés, une pièce comportant un tenon obtenu dans l’épaisseur de sa paroi, l’autre pièce comportant des ouvertures permettant le passage de pattes venant se serrer sur le tenon ;

- les figures 9A à 9D illustrent les étapes du procédé permettant de réaliser l’assemblage de la figure 8.

- les figures 10A et 10B illustrent les étapes du procédé permettant de réaliser l’assemblage de la figure 10C. [0018] On se réfère maintenant aux figures 6, 7 et 8 qui illustrent des exemples d’ensembles 100 selon l’invention, comportant une pièce d’aspect 110 de carrosserie de véhicule automobile, et une seconde pièce 120, les deux pièces 110 et 120 étant assemblées l’une à l’autre au moyen d’au moins une agrafe 10 en matériau à mémoire de forme.

[0019] Comme illustré sur les figures 1 à 3, l’agrafe 10 comprend un corps 20 formant une surface. La surface peut avoir toute configuration géométrique, et peut notamment être circulaire (figure 2) ou sensiblement rectangulaire (figure 3).

[0020] L’agrafe 10 peut se présenter sous différentes géométries, et est adaptée à être positionnée sur des zones d’ancrage 112, 122, 114 (figures 6 à 8). Le corps 20 de l’agrafe 10 est muni d’au moins une paire de pattes 40, ou tiges, ou griffes, ou languettes, faisant saillie sur la périphérie 30 de la surface. Les deux pattes 40 d’une paire sont positionnées sur la périphérie de manière à exercer une force de serrage une fois repliées. Elles sont ainsi situées sur des segments opposés de la périphérie 30, ou diamétralement opposées.

[0021 ] Grâce à l’utilisation d’un matériau à mémoire de forme, l’agrafe 10 peut prendre au moins deux configurations différentes. Une configuration se caractérise par la position des pattes 40 par rapport au corps 20. On passe d’une configuration à une autre par une activation du matériau à mémoire de forme :

- une première configuration permet un positionnement de l’agrafe sans effort d'assemblage, par exemple en donnant aux pattes 40 entre-elles un espacement supérieur à la largeur du tenon/des nervures à enserrer, et/ou en donnant une souplesse aux pattes 40 ;

- une seconde configuration permet de générer des contraintes (force de serrage) importantes contre une pièce à fixer. Ces contraintes créent un bridage mécanique de l'agrafe 10 sur les pièces 110 et/ou 120.

[0022] La pièce d’aspect 110 comporte une face extérieure et une face intérieure. La face extérieure est destinée à être visible depuis l’extérieur du véhicule, et la face intérieure est configurée pour être fixée à la seconde pièce 120 au moyen d’au moins une agrafe en matériau à mémoire de forme.

[0023] Par exemple, il peut s’agir d’un support de capteur, ou d’un renfort de crosse fixés sur la face interne d’une peau de parechoc, ou d’une doublure de hayon servant à fixer une peau de becquet aérodynamique.

[0024] La face intérieure de la pièce d’aspect 110 comporte au moins une zone d’ancrage (nervure 112, tenon 114) de l’agrafe 10, apte à coopérer avec une zone de réception (nervure 122, ouvertures 124) de la seconde pièce 120. [0025] Premier mode de réalisation (figure 6)

[0026] La pièce d’aspect 110 comporte au moins une nervure 112, contiguë à une nervure 122 de la seconde pièce 120. Selon un exemple de réalisation, les nervures 112 et 122 sont parallèles entre elles.

[0027] Les deux nervures 112 et 122 sont agrafées avec au moins une agrafe 10. Les nervures 112 et 122 ont une faible hauteur par rapport aux nervures utilisées avec des agrafes classiques. Une telle faible hauteur est permise grâce à l’utilisation d’un matériau à mémoire de forme pour les agrafes 10, et à l’utilisation d’une seconde configuration, configuration de serrage, obtenue dans les conditions d’utilisation du véhicule.

[0028] Selon un exemple de réalisation (non représenté), la paroi d’une nervure 112 comporte une ouverture coïncidant avant une ouverture sur la nervure 122 contigüe, ces ouvertures permettant aux pattes 40 de traverser les nervures et de les entourer comme un anneau.

[0029] Second mode de réalisation (figure 7)

[0030] La pièce d’aspect 110 comporte au moins une nervure 112, apte à être introduite dans une ouverture 124 de la seconde pièce 120.

[0031 ] On utilise une agrafe 10 du type illustré sur les figures 4 et 5 : l’agrafe 10 est en forme de plaquette par exemple rectangulaire, et comporte un orifice 50 dans lequel la nervure 112 est introduite. Le corps 20 de l’agrafe 10 a une surface supérieure à celle de l’ouverture 124 de la pièce 120 afin de pouvoir prendre appui contre sa face intérieure. L’agrafe 10 est positionnée de façon à ce que le corps 20, fixé à la nervure 112 grâce aux pattes 40, empêche la nervure 112 de ressortir de l’ouverture 124.

[0032] Selon l’exemple de la figure 7, qui peut représenter une coupe A-A, B-B ou C-C de la figure 4, les pattes 40 forment des languettes, et les languettes 40 d’une paire de pattes serrent la nervure 112 en étant orientées à l’opposé de la pièce d’aspect 110 (elles remontent en direction du haut de la nervure 112).

[0033] Selon d’autres exemples de réalisations, les languettes d’une même paire peuvent être orientées vers la pièce d’aspect 110 (elles descendent en direction de la base de la nervure 112). Selon un autre exemple, une languette est orientée à l’opposé de la pièce d’aspect 110, et l’autre languette de la paire est orientée vers la pièce d’aspect 110.

[0034] Toutefois, l’exemple de la figure 7 est avantageux en ce que les languettes, dirigées vers le haut de la nervure 112 agissent comme un harpon, et s’enfoncent dans la nervure 112 si les deux pièces 110 et 120 tendent à s’écarter l’une de l’autre.

[0035] Selon un exemple de réalisation (non représenté), la paroi de la nervure 112 comporte une ouverture permettant aux pattes 40 de traverser la nervure et de l’entourer comme un anneau.

[0036] Troisième mode de réalisation (figure 8)

[0037] Dans les modes de réalisation précédents, l'organe de fixation de la pièce d’aspect 110 forme une paroi en excroissance par rapport à la paroi de la pièce 110 portant cet organe. L'organe de fixation constitue alors une nervure 112.

[0038] Selon ce troisième mode de réalisation, les deux pièces 110 et 120 sont agrafées au moyen d’un agrafage dans l’épaisseur de la peau, c’est-à-dire sans avoir besoin de nervures dans la peau 110 et la doublure 120. Ceci permet notamment de réduire l’encombrement du fait de l’absence d’excroissances.

[0039] Selon ce mode de réalisation, la paroi de l'organe de fixation, dans laquelle viennent mordre les agrafes, n'est pas en surépaisseur de la face intérieure de la pièce d’aspect 1110. En effet, cette paroi est obtenue par moulage ou usinage en reprise après moulage de la pièce 110, dans l'épaisseur de la paroi de la pièce 110 portant cet organe. Cette paroi (tenon 114) de l'organe de fixation est illustrée par les figures 9A et 9B : le moulage ou l’usinage conduit à la réalisation d’une forme en creux dans l'épaisseur de la pièce 110 (rainures, gorges) délimitant un tenon 114 de fixation. Ce tenon 114, à la différence d’une nervure, n’est pas saillant à la surface intérieure de la pièce d’aspect 110.

[0040] La forme en creux a de préférence une profondeur inférieure ou égale à une demi- épaisseur de la paroi de la pièce 110 portant le tenon 114 (figures 8 et 9B à 9D). On peut toutefois réaliser des rainures plus profondes, afin d’avoir un tenon plus haut, tant que l’on ne dégrade pas l'aspect extérieur de la peau 110 (qualité peinture).

[0041 ] Afin de coopérer avec le tenon 114 de la pièce d’aspect 110, la seconde pièce 120 comporte des ouvertures 124 à travers lesquelles les pattes 40 de l’agrafe 10 passent.

[0042] De façon préférentielle, les deux pièces 110 et 120 ne sont pas plaquées l’une contre l’autre : le jeu d’assemblage laissé permet d’éviter une déformation de la pièce 110, due à des contraintes d’assemblage ou à des déformations en température, par exemple sous ensoleillement.

[0043] Selon le mode de réalisation de la figure 6, les nervures ont une faible hauteur par rapport aux nervures utilisées avec des agrafes classiques. Selon le mode de réalisation de la figure 7, la nervure à une hauteur encore plus faible que celles des nervures du mode de réalisation de la figure 6. Et enfin, selon le mode de réalisation de la figure 8, la hauteur est nulle, puisque le tenon 114 reste dans l’épaisseur de la pièce 110, il n’est pas saillant à la surface intérieure de la pièce d’aspect 110. [0044] L’agrafe en matériau à mémoire de forme

[0045] Nous allons décrire ci-après une agrafe 10 que l’on peut utiliser pour agrafer les pièces 110 et 120.

[0046] Pour passer d’une configuration à une autre, on change les conditions auxquelles est soumise l’agrafe 10 :

- sous l'effet d'au moins une première condition prédéterminée l’agrafe 10 est dans une première configuration ;

- sous l'effet d'au moins une seconde condition prédéterminée, différente de la première condition, l’agrafe 10 est dans une seconde configuration.

[0047] La seconde condition est choisie parmi des conditions de fonctionnement du véhicule, afin d’obtenir un serrage de l’agrafe 10 en permanence pendant la vie du véhicule.

[0048] La première condition de positionnement de l’agrafe, est choisie parmi des conditions que l’agrafe sur le véhicule ne devrait pas rencontrer lors de son utilisation normale.

[0049] La condition peut être modifiée au moyen de différentes sources d’énergie. Selon un exemple de réalisation avantageux, décrit ci-après, on utilise un matériau à mémoire de forme activable par changement de température.

[0050] Ainsi, selon un mode de réalisation, la première condition correspond à soumettre l’agrafe 10 à une température T1 , et la seconde condition correspond à soumettre l’agrafe 10 à une température T2, avec T 1 <T2.

[0051 ] Selon un exemple de réalisation, la première condition correspond à soumettre l’agrafe 10 à une température inférieure à -40°C, et la seconde condition correspond à soumettre l’agrafe 10 à une température ambiante (généralement comprise entre -20°C à +50°C).

[0052] Le matériau à mémoire de forme est un alliage Nickel/Titane. La proportion de nickel et de titane dans le matériau à mémoire à forme détermine la température de transition d’une configuration à une autre. Ainsi, le spécialiste saura définir la proportion adaptée à son utilisation.

[0053] Selon un autre exemple, la première condition correspond à une condition mécanique : on applique une force mécanique afin d’écarter (armage mécanique) les pattes 40 afin qu’elles aient un espacement entre elles supérieure à la largeur du tenon/des nervures à enserrer.

[0054] Selon un mode de réalisation (figures 1 à 3) les pattes 40 font saillie à la surface (première configuration), et sont portées par la périphérie 30 du corps 20. [0055] Selon un autre mode de réalisation (figures 4 et 5), le corps 20 comporte une ouverture 50, de préférence centrale, apte à entourer une nervure de fixation 112, 122. Les pattes 40 de l’agrafe 10 sont alors portées par le pourtour 52 de l’ouverture 50. Les pattes 40 s’étendent alors vers l’intérieur de l’ouverture 50. Le corps 20 forme une plaquette comme illustré sur les figures 4 et 5.

[0056] Le but des pattes 40 est de se brider, par changement de configuration, sur au moins un des organes de fixation : en plaquant les nervures 112 et 122 l’une contre l’autre (figure 6), en enserrant une seule nervure 112 (figure 7) ou se griffant sur le tenon 114 d’un des pièces (figure 8). Cette force d’ancrage est assurée par les parties déformables de l’agrafe 10 en matériau à mémoire de forme dans sa deuxième configuration.

[0057] Mais de façon avantageuse, afin de lutter contre un effort d’arrachement selon une direction parallèle à la hauteur des nervures 112 et 122 ou du tenon 114, qui désolidariserait les pièces, les extrémités distales des pattes 40 sont destinées à pénétrer dans la matière des organes de fixation. Ainsi, et de façon avantageuse, les extrémités distales des pattes 40 comportent un angle vif et/ou une forme pointue. La profondeur d’ancrage ou de pénétration des extrémités dépend de la force exercée par le changement de configuration des pattes de l’agrafe, de la forme desdites extrémités et selon matériau des organes de fixation de la pièce plastique.

[0058] Ainsi, les pattes 40 peuvent avoir différentes géométries, en fonction des formes et dimensions des nervures ou des tenons sur lesquelles elles doivent se brider. Par exemple, les pattes 40 peuvent constituer des griffes (figures 1 , 2 et 3), ou des languettes (figures 4 et 5).

[0059] De façon avantageuse, l’agrafe 10 comporte plusieurs pattes ou paires de pattes 40, afin d’augmenter la robustesse de l’assemblage des pièces 110 et 120, tout en évitant la mise en position de plusieurs agrafes constituée d’une seule paire de pattes.

[0060] L’invention concerne également un procédé d’assemblage d’une pièce de carrosserie 100 extérieure de véhicule automobile selon l’invention. La pièce de carrosserie 100 est formée d’au moins deux pièces 110 et 120 assemblées entre elles. Le procédé comporte les étapes suivantes :

- on applique la première condition à l’agrafe 10 ;

- on positionne l’agrafe 10 en regard d’au moins un organe de fixation de l’une des pièces

110, 120 ;

- on applique la seconde condition à l’agrafe 10.

[0061 ] Selon un mode de réalisation, le procédé comporte les étapes suivantes : - on applique une température T 1 (première condition) à l’agrafe 10 ;

- on positionne l’agrafe en regard d’au moins un organe de fixation de l’une des pièces ;

- on applique une température T2 (seconde condition) à l’agrafe 10, avec T2>T 1 ;

[0062] On applique une température T2 soit en réchauffant l’agrafe 10, soit en laissant l’agrafe 10 revenir passivement à une température T2.

[0063] Selon un exemple de réalisation, on applique une température T 1 inférieure à -40°C, et on applique une température T2, en laissant l’agrafe 10 revenir passivement à la température ambiante (généralement comprise entre -20°C à +50°C).

[0064] Selon un mode de réalisation, le procédé comporte une étape complémentaire de collage, au cours de laquelle les pièces 110 et 120 sont collées l’un à l’autre en complément de l’agrafage.

[0065] Selon un premier mode de réalisation (figure 6), la pièce d’aspect 110 comporte au moins une nervure 112, mise, par assemblage des pièces 110 et 120, à proximité et de préférence parallèle à une nervure 122 de la seconde pièce 120. Le procédé comporte alors les étapes suivantes :

- on applique une température (T1 ) inférieure à -40°C à l’agrafe 10 et/ou on écarte les pattes 40 de l’agrafe 10, avantageusement à 90° par rapport à la surface du corps 20 ;

- on positionne l’agrafe 10 de façon à ce que l’une des pattes 40 soit d’un côté des nervures, et une autre patte soit de l’autre côté ;

- on laisse revenir l’agrafe 10 à une température ambiante (T2), afin d’appliquer un serrage des nervures l’une contre l’autre.

[0066] À l’issue de ces étapes, les efforts de maintien de l'agrafe 10 sur les nervures 112 et 122 sont suffisants pour garantir le bridage. L'alternance du pliage des pattes dans un sens puis dans un sens inversé permet d'équilibrer les efforts lors du changement de configuration. Ces fonctions (déformabilité et effet mémoire de forme) sont permises grâce à l’utilisation de matériau à mémoire de forme.

[0067] Selon un second mode de réalisation (figure 7), la pièce d’aspect 110 comporte au moins une nervure 112, apte à être introduite dans une ouverture 124 de la seconde pièce 120. Le procédé comporte alors les étapes suivantes :

- on applique une température (T1 ) inférieure à -40°C à l’agrafe 10 et/ou on écarte les pattes 40 de l’agrafe 10, avantageusement à 90° par rapport à la surface du corps 20 ;

- on positionne la nervure 112 dans l’ouverture 124, et l’on positionne l’agrafe 10 ; et

- on laisse revenir l’agrafe 10 à une température ambiante (T2), afin d’appliquer un serrage de l’agrafe 10 contre la nervure 112, de façon à ce que le corps 20, fixé à la nervure 112 grâce aux pattes 40, empêche la nervure 112 de ressortir de l’ouverture 124.

[0068] Selon un exemple de réalisation de ce mode de réalisation, on utilise une agrafe 10 en forme de plaquette, comportant un orifice 50 et dont les pattes constituent des languettes (figures 5 et 6).

[0069] L’agrafe 10 est ainsi positionnée en insérant la nervure 112 dans l’orifice 50 de l’agrafe 10.

[0070] L’insertion peut se faire soit après avoir écarté les pattes 40 de l’agrafe 10, soit en forçant sur les pâtes rendues souples par les conditions de températures lors de l’insertion.

[0071] Selon un troisième mode de réalisation (figures 8 à 9D), les deux pièces 110 et 120 sont agrafées au moyen d’un agrafage dans l’épaisseur de la peau : la pièce d’aspect 110 comporte un tenon obtenu (figures 9A, 9B) dans l’épaisseur de la paroi de la pièce 110, la seconde pièce 120 comporte des d’ouvertures 124 à travers lesquelles passent les pattes 40 (figure 9C).

[0072] Le procédé comporte alors les étapes suivantes :

- on applique une température (T1 ) inférieure à -40°C à l’agrafe 10 et/ou on écarte les pattes 40 de l’agrafe 10, avantageusement à 90° par rapport à la surface du corps 20 ;

- on positionne des ouvertures 124 de part et d’autre d’un tenon 114, puis l’on positionne l’agrafe 10 de façon à ce que chaque patte 40 passe dans une ouverture 124 (figure 10C) ;

- on laisse revenir l’agrafe 10 à une température ambiante (T2), afin d’appliquer un serrage des pattes 40 contre le tenon 114 (figure 9D).

[0073] Selon un quatrième mode de réalisation (figures 10A à 10C), la pièce d’aspect 110 comporte au moins une nervure 112, mise, par assemblage des pièces 110 et 120, à proximité et de préférence parallèle à une nervure 122 de la seconde pièce 120. Les nervures 112 et 122 comprennent chacune une ouverture respectivement 113 et 123, ces ouvertures (113, 123) sont configurées pour être contiguës et débouchantes l’une dans l’autre lorsque la pièce d’aspect 110 et la seconde pièce 120 sont en position d’assemblage.

[0074] Pour la mise en œuvre de ce mode de réalisation, on utilise une agrafe 10 à mémoire de forme constituée d’une patte 40 spiralée, on nomme agrafe spiralée 11 cet élément. Avant leur mise en œuvre sur pièce, les agrafes spiralées 11 utilisées se présentent sous la forme d’un fil enroulé en de multiples spires et formant ensemble une bobine de fil. On désigne dans ce quatrième mode de réalisation bobine d’alimentation l’ensemble des spirales de fil avant leur mise en œuvre, et on désigne par agrafe spiralée 11 la partie du fil mis en œuvre sur une paire de nervure 122/123.

[0075] L’extrémité 12 du fil de la bobine est introduite dans un guide 130 en forme de tube afin de temporairement déformer le fil pour prendre la forme d’un fil sensiblement rectiligne. Un tel guide 130 permet de guider le fil de sorte qu’une extrémité 12 puisse sortir du guide 130 en forme de tube à travers un orifice 131 du guide 130 afin de former une agrafe spiralée 11 .

[0076] Le procédé de mise en oeuvre comporte alors les étapes suivantes :

- on positionne l’extrémité 131 du guide 130 face à une des ouvertures (113,123),

- on introduit une extrémité 12 du fil de la première spire de la bobine d’alimentation dans l’entrée du guide 130 (en dépliant ainsi sa forme de spirale)

- on fait avancer le fil dans le guide 130 de façon à ce qu’il ressorte de l’orifice de sortie 131 du guide 130 et s’engage dans les ouvertures (113,123) des nervures (112,122);

- on continue à faire avancer le fil, en déroulant au fur et à mesure les spires de la bobine d’alimentation, les spires se reformant automatiquement en sortie des ouvertures (113,123) sous l’effet de mémoire de forme ;

- l’extrémité 12 du fil qui s’est reformé en une spire est guidée pour s’engager plusieurs fois de suite (N fois de suite) dans les ouvertures (113,123) à chaque spire reformée ;

- lorsque le nombre de spires de l’agrafe spiralée 11 dans les nervures (112, 122) atteint une valeur N préalablement définie, on coupe l’agrafe filaire au niveau de sa sortie de l’orifice 131 du guide 130.

[0077] Le procédé est mis en oeuvre de préférence à température ambiante, car il n’y a aucun besoin de refroidir et réchauffer, la mémoire de forme ayant étant donnée lors de la fabrication de la bobine. Il est possible d’automatiser tout ou partie de la procédure de ce quatrième mode de réalisation. Pour faciliter l’amorce de la mise en oeuvre de ce quatrième mode de réalisation, l’agrafe spiralée 11 peut présenter un tronçon rectiligne qui aidera l’opérateur à engager l’agrafe spiralée 11 au travers des deux ouvertures 113,123 de chaque nervure 112, NOMENCLATURE

10 : agrafe

11 : agrafe spiralée

12 : extrémité de l’agrafe spiralée

13 : bobine d’alimentation d’agrafes spiralée

20 : corps de l’agrafe 10

30 : périphérie du corps 20

40 : patte de l’agrafe 10

50 : ouverture dans la surface du corps 20

52 : pourtour de l’ouverture 50

100 : ensemble d’une pièce d’aspect 110 et d’une seconde pièce assemblées au moyen d’une agrafe en matériau à mémoire de forme.

110 : pièce d’aspect destiné à être visible depuis l’extérieur du véhicule

112 : nervure de la pièce 110

113 : ouverture de la nervure 112

114 : tenon de la pièce 110

120 : pièce assemblée à la pièce d’aspect 110, et destiné à ne pas être visible depuis l’extérieur du véhicule

122 : nervure de la pièce 120

123 : ouverture de la nervure 122

124 : ouverture de la pièce 120

130 : guide

131 : orifice du guide