AVELANGE, Sylvain (42 rue du chemin neuf, Lormaye, F-28210, FR)
VERSCHAVE, Christophe (21 Rue de La Petite Fontaine, Vauhallan, F-91430, FR)
AVELANGE, Sylvain (42 rue du chemin neuf, Lormaye, F-28210, FR)
| REVENDICATIONS 1. Procédé d'assemblage de deux pièces métalliques en regard constituées d'une tôle fine (2) et d'un corps creux (1), du type selon lequel on prévoit sur une des deux pièces (1, 2) une pluralité d'empreintes oblongues embouties (4) destinées à recevoir un lopin de matériau d'apport (8), ces empreintes étant disposées sur une ligne d'empreintes (4), on dispose les pièces (1, 2) à assembler en regard, on amène un inducteur du côté de la tôle fine (2) et par induction on crée dans ladite tôle (2) des courants induits qui réchauffent par effet Joule, cette chaleur se communiquant par conduction au matériau d'apport (8) et au corps creux (1) pour permettre la fusion du matériau d'apport (8) et, après refroidissement, la fixation des deux pièces (1, 2), caractérisé en ce qu'on dispose les empreintes (4) sur la tôle fine (2) avec une inclinaison alternée sur la ligne d'empreintes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'inclinaison des empreintes (4) sur la ligne d'empreintes est comprise entre 10° et 45°, avantageusement entre 15° et 45°. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on conduit un cycle de chauffe en deux phases de chauffe, d'une part une première phase de chauffe relativement lente jusqu'à une première température, et une seconde phase de chauffe plus rapide jusqu'à une seconde température. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la première température du cycle de chauffe est voisine du point eutectique du matériau d'apport (8). 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la seconde phase de chauffe se fait à une énergie supérieure à celle de la première phase. 6. Assemblage de deux pièces métalliques (1, 2) en regard constituées d'une tôle fine (2) et d'un corps creux (1), l'une (2) des deux pièces comportant une pluralité d'empreintes oblongues embouties (4) disposées sur une ligne d'empreintes, les empreintes (4) délimitant avec la pièce en regard une cavité remplie d'une brasure en matériau d'apport (8), caractérisé en ce que les empreintes (4) sont disposées sur la tôle fine (2) avec une inclinaison alternée sur la ligne d'empreintes. 7. Assemblage selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il s'agit de l'assemblage d'un bandeau (1) de porte sur une tôle (2) de caisson de porte de véhicule automobile. 8. Assemblage selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est prévu entre quatre et six empreintes (4) sur la largeur de la porte. 9. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que les empreintes (4) ont une profondeur d'environ 1 mm. 10. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que les empreintes (4) ont un plateau (5) dimensionné pour recevoir un lopin de matériau d'apport (8) de dimensions d'environ 22 mm x 8 mm x 2 mm. |
La présente invention concerne l'assemblage d'une tôle fine métallique et d'une seconde pièce métallique, sous forme de corps creux, tel qu'un profilé, notamment dans le domaine de la carrosserie automobile, et plus particulièrement pour la construction des portes de véhicules automobiles.
Du fait que cette seconde pièce métallique creuse interdit l'accès à la zone d'assemblage du côté de ladite pièce, un certain nombre de procédés d'assemblage mécaniques ou par soudage ne peuvent pas être employés. Par ailleurs, dans certains cas, on souhaite éviter de pratiquer des trous dans l'une ou l'autre des pièces, ces trous risquant d'affaiblir la résistance de ces pièces.
C'est notamment le cas dans le domaine de la fabrication des bandeaux de porte et des portes de véhicule, où le bandeau qui doit encaisser et transmettre les efforts importants lors des collisions frontales avant ne doit pas être troué . Dans ce domaine, le document WO 2009/03741 1 rappelle la construction classique : le bandeau est généralement un embouti réalisé par galetage suivi d'une soudure laser et comprend usuellement une ou deux feuillures ajoutées à la structure tabulaire pour permettre une soudure par points à la tôle fine d'habillage de la porte dite usuellement caisson de porte. Les feuillures n'ont pas de rôle structurel et n'apportent pas de gain d'inertie à la section de l'embouti, mais génèrent un surpoids et un surcoût de la pièce.
Dans le cas spécifique de la fixation du pavillon d'un véhicule sur le côté de caisse, la Demanderesse a proposé dans le document F 2 934 800 un procédé de brasage mono-accès : le brasage par induction en transparence mono-accès consiste à solidariser deux pièces métalliques par une brasure apportée entre les deux pièces et qui est chauffée par induction à l'aide d'un inducteur disposé au voisinage des deux pièces accolées et développant un champ magnétique à haute fréquence qui traverse au moins partiellement les pièces métalliques. Selon la solution originale développée dans ce document, on ménage dans une des pièces à lier une pluralité de creux allongés alignés selon leur longueur et dans lesquels on place un matériau d'apport qui va fondre lorsqu'on active l'inducteur destiné à chauffer les pièces à lier et, par conduction, le matériau d'apport. Néanmoins, l'assemblage du pavillon à la structure latérale du véhicule est une liaison qu'on peut qualifier d'apprêt, qui n'exige pas une résistance très grande dans la mesure où ces pièces ne sont pas soumises à des efforts importants, et il n'est ni évident ni même assuré de pouvoir transposer cette solution dans des situations d'assemblage soumis à des efforts plus importants, notamment dans l'assemblage d'un profilé creux à une tôle fine où le profilé creux peut avoir tendance à tourner parallèlement à son axe et engendrer un moment s 'exerçant sur les liaisons, et plus particulièrement dans le cadre de la fabrication des portes de véhicule.
La présente invention vise donc une amélioration du procédé connu pour le transposer avec succès à d'autres utilisations, notamment au cas de la fabrication des portes de véhicule.
L'invention a pour objet un procédé d'assemblage de deux pièces métalliques en regard constituées d'une tôle fine et d'un corps creux, du type selon lequel on prévoit sur une des deux pièces une pluralité d'empreintes oblongues embouties destinées à recevoir un lopin de matériau d'apport, ces empreintes étant disposées sur une ligne d'empreintes, on dispose les pièces à assembler en regard, on amène un inducteur du côté de la tôle fine et par induction on crée dans ladite tôle des courants induits qui réchauffent par effet Joule, cette chaleur se communiquant par conduction au matériau d'apport et au corps creux pour permettre la fusion du matériau d'apport et, après refroidissement, la fixation des deux pièces, caractérisé en ce qu'on dispose les empreintes sur la tôle fine avec une inclinaison alternée sur la ligne d'empreintes.
On s'est en effet aperçu que si l'alignement longitudinal des empreintes donnait parfaitement satisfaction dans le cas de l'assemblage du pavillon au côté de véhicule tel que prévu dans le document précité, l'utilisation de ce procédé dans le cadre de la fabrication des portes de véhicules comportait le risque de rotation du bandeau autour de son axe linéaire. Pour éviter cette rotation, on peut prévoir une seconde ligne de points de fixation, et notamment dans le cadre des procédés par soudure, une seconde ligne de points de soudure ajoutée par l'intermédiaire de pattes de fixation soudées à l'arc, ce qui ajoute un coût supplémentaire à la fabrication de la porte. La solution préconisée par l'invention et qui consiste à incliner de manière alternée les empreintes le long de la ligne d'empreintes évite ce risque et le surcoût de soudures additionnelles. Cette solution de l'invention n'entraîne aucun surcoût de fabrication puisque les empreintes alternées sont réalisées lors de l'étape initiale d'emboutissage de la tôle fine de porte, sans étape supplémentaire.
D'une manière avantageuse, l'inclinaison des empreintes sur la ligne d'empreintes est comprise entre 10° et 45°, avantageusement entre 15° et 45°.
Selon une autre caractéristique importante du procédé de l'invention, on conduit le cycle de chauffe en deux phases de chauffe, d'une part une première phase de chauffe relativement lente jusqu' à une première température, et une seconde phase de chauffe plus rapide jusqu'à une seconde température, de manière qu'on évite de dépasser en surface de l'assemblage une température excessive et pour permettre aux transferts thermiques par conduction de s'opérer dans de bonnes conditions vers le matériau d'apport. La première température est avantageusement voisine du point eutectique du mélange constituant la brasure. La seconde phase de chauffe se fait à une énergie de l'inducteur supérieure à celle de la première phase.
L'invention vise aussi un assemblage de deux pièces métalliques en regard constituées d'une tôle fine et d'un corps creux, l'une des deux pièces comportant une pluralité d'empreintes oblongues embouties disposées sur une ligne d'empreintes, les empreintes délimitant avec la pièce en regard une cavité remplie d'une brasure, caractérisé en ce que les empreintes sont disposées sur la tôle fine avec une inclinaison alternée sur la ligne d'empreintes.
Il s'agit avantageusement de l'assemblage d'un bandeau de porte sur une tôle d'habillage de porte de véhicule automobile (tôle de caisson de porte). De préférence, il est prévu entre quatre et six empreintes sur la largeur de la porte. Dans des exemples avantageux de réalisation, les empreintes ont une profondeur d'environ 1 mm, et elles comportent un plateau dimensionné pour recevoir un lopin de matériau d'apport de dimensions d'environ 22 mm x 8 mm x 2 mm, ce qui permet d'apporter une quantité de brasure donnant à l'assemblage la solidité requise, équivalente ou même supérieure à celle d'un point de soudure classique.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description suivante d'un exemple de réalisation dans le cadre de la fabrication d'une porte de véhicule automobile. Il sera fait référence aux figures annexées sur lesquelles :
-La figure 1 est une vue de face schématique partielle d'une tôle de porte et d'un bandeau assemblé sur cette tôle conformément à l'invention ;
-La figure 2 est une vue en coupe A-A de la figure 1, montrant le détail de la tôle de porte et du bandeau ;
-La figure 3 est une vue de face schématique partielle d'une tôle de porte montrant les empreintes embouties conformes à l'invention sur la largeur de la porte.
Les figures montrent un bandeau 1 réalisé sous forme de profilé creux en tôle relativement épaisse galetée et soudée, destiné à être assemblé à une tôle emboutie d'habillage de porte 2 (caisson de porte) réalisée en tôle plus mince. Les deux pièces 1 et 2 sont par exemple en acier galvanisé pour résister à la corrosion. On n'a pas représenté sur le dessin les nombreux reliefs et découpes de la tôle 2 obtenus lors de l'emboutissage.
Le bandeau 1 joue un rôle structurel important, tant dans la tenue normale de la porte que dans la transmission des efforts en cas de choc avant. Le bandeau 1 est fixé dans une zone de réception creuse 3 de la tôle 2, formant une dépression horizontale sur la largeur de la porte. Dans cette zone de réception 3, on a formé, au moment de l'emboutissage de la tôle 2, des empreintes oblongues 4 constituées d'un fond plat allongé 5, d'environ 30 à 40 mm de longueur et d'environ 8 mm de largeur, enfoncé d'une faible épaisseur, par exemple 1 mm, par rapport aux bords 6 de l'empreinte 4. Les différentes empreintes 4 sont disposées selon une ligne horizontale sur la largeur de la porte, à distance l'une de l'autre, et sont inclinées de manière alternée par rapport à cette ligne. Une inclinaison de 45° assure une résistance équivalente aux efforts selon deux directions orthogonales, respectivement parallèle à la ligne horizontale des empreintes et verticale. Mais l'inclinaison est aussi choisie en fonction de la topologie exacte de la porte et de la place disponible verticalement pour l'assemblage du bandeau. Dans l'exemple représenté, une inclinaison de 1 5 ° assure un bon compromis entre la résistance nécessaire et l'encombrement. Toujours dans cet exemple, on a prévu cinq empreintes alternées 4 sur toute la largeur de la porte.
Le profilé comprend en face du plateau 5 une zone plane 7 et entre ces deux surfaces 5, 7, on vient disposer un tronçon ou lopin 8 de brasure tendre, avantageusement de type SnZn, notamment Sn 60 Zn 40 , constituant le métal d'apport. Le lopin 8 a par exemple des dimensions d'environ 22 mm x 8 mm x 2 mm, ce qui détermine un volume de métal d'apport et donc la solidité de la brasure et le nombre de brasures nécessaires pour assurer la solidité de l'assemblage du bandeau à la tôle fine 2. Comme l'ont montré des expériences conduites par la Demanderesse, impliquant des tests de fatigue et d'endurance sur des éprouvettes pendant un grand nombre de cycles, la réalisation de brasures dans les conditions de l'invention conduit à une résistance et à une endurance meilleure que celle obtenue par les techniques classiques de soudures par points PS de 3 mm ou par tirets laser ; cela confirme que cette technique de brasage qu'on pouvait craindre de n'être réservée qu'à des situations d'assemblages n'impliquant pas d'efforts élevés comme celle connue par le document FR 2 934 800, est en fait bien adaptée aussi à l'assemblage de profilés creux sur une tôle mince. Ainsi, selon les calculs et les expérimentations de la Demanderesse, une brasure faite dans ces conditions assure une solidité légèrement supérieure à celle d'un point de soudure classique, de sorte qu'il est possible de remplacer la fixation classique à l'aide de 8 points de soudure SR par 5 brasures conformes à l'invention.
Selon le principe du brasage par induction unilatérale, on dispose un inducteur du côté de la tôle fine 2 et on l'active électriquement de manière à chauffer la tôle 2 par effet Joule. Le transfert de chaleur dans la brasure et le profilé 1 se fait seulement par conduction, d'où la difficulté d'optimiser le cycle de chauffe pour ne pas dépasser en surface de la tôle 1 une température excessive (notamment dans le cas d'une tôle galvanisée, une température de 420°C à partir de laquelle la couche superficielle de zinc peut fondre et entraîner des risques élevés de corrosion) tout en assurant le transfert de chaleur vers la tôle inférieure plus épaisse 1. Pour ce faire, on procède selon l'invention en un cycle de chauffe en deux phases : d'une part, une première phase relativement longue, par exemple 14 s, de chauffage à un premier pourcentage de puissance de l'inducteur, par exemple 10%, pour atteindre une température d'environ 200°C qui correspond au point eutectique de la brasure tendre SnZn, puis une seconde phase relativement courte, par exemple 7 s, de chauffage à un deuxième pourcentage de puissance de l'inducteur, plus élevé que le premier, par exemple 15%, pour atteindre une température d'environ 380°C qui permet d'atteindre la phase liquidus du métal d'apport. Selon les expériences menées par la Demanderesse, ce cycle de chauffage en deux phases de durée et d'énergie différentes, permet de réaliser correctement des brasages sur une assez large gamme d'épaisseurs des tôles 1 et 2, entre des épaisseurs de tôle fine 2 comprises entre 0,65 mm et 1 mm et des épaisseurs de tôle de profilé 1 comprises entre 0,8 et 1,8 mm. Il n'y a donc pas nécessité de réadapter le cycle de chauffage par induction même si on modifie dans la chaîne de fabrication les épaisseurs des pièces à assembler dans une gamme relativement large.
Next Patent: METHODS, SYSTEMS AND DEVICES FOR BIOMETRIC VERIFICATION
