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Title:
ATTACHMENT DEVICE, ATTACHMENT ASSEMBLY COMPRISING SUCH A DEVICE AND METHOD FOR PRODUCING SUCH AN ASSEMBLY
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/115935
Kind Code:
A1
Abstract:
An attachment device, comprising a barrel (2) extending along a longitudinal axis (A) and a distal end (3) comprising a first section (5) adjacent to the barrel (2) and having an outer surface inclined at a first angle (6) with respect to the longitudinal axis (A), the distal end (3) comprising a second section (7) adjacent to the first section (5) and having an outer surface inclined at a second angle (8) with respect to the longitudinal axis (A), the respective outer surfaces of the first and second sections (5, 7) tapering in the same direction and the first and second angles (6, 8) having different respective values.

Inventors:
BERLIRE, Emmanuelle (251 rue Joseph Denarié, Challes-les-Eaux, 73190, FR)
FAGUER, Sylvain (45 rue de la charrière, Arbin, 73800, FR)
ROUSSEAUX, Philippe (104 Allée de l’Espinier, St Baldoph, 73190, FR)
Application Number:
FR2018/053210
Publication Date:
June 20, 2019
Filing Date:
December 11, 2018
Export Citation:
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Assignee:
BOLLHOFF OTALU S.A. (Z.I. de l'Albanne, Rue Archimède, La Ravoire, 73490, FR)
International Classes:
F16B37/06; F16B19/06; F16B19/08
Foreign References:
EP2947336A12015-11-25
DE102014206787A12015-10-08
JPH1061628A1998-03-06
FR2374143A11978-07-13
US9514734B12016-12-06
Attorney, Agent or Firm:
TALBOT, Alexandre (Cabinet HECKE, 28 Cours Jean Jaurès, GRENOBLE, 38000, FR)
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Claims:
Revendications

1. Dispositif de fixation, comprenant un fût (2) s’étendant le long d’un axe longitudinal (A) et une extrémité distale (3) comportant un premier tronçon (5) adjacent au fût (2) et ayant une surface extérieure inclinée selon un premier angle (6) par rapport à l’axe longitudinal (A), caractérisé en ce que l’extrémité distale (3) comporte un deuxième tronçon (7) adjacent au premier tronçon (5) et ayant une surface extérieure inclinée selon un deuxième angle (8) par rapport à l’axe longitudinal (A), les surfaces extérieures respectives des premier et deuxième tronçons (5, 7) s’évasant selon une même direction et les premier et deuxième angles (6, 8) ayant des valeurs respectives différentes.

2. Dispositif selon la revendication 1 , dans lequel les premier et deuxième tronçons (5, 7) ont une surface extérieure tronconique.

3. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel les surfaces extérieures tronconiques des premier et deuxième tronçons (5, 7) s’évasent en direction du fût (2) et le deuxième angle (8) est strictement supérieur au premier angle (6). 4. Dispositif selon la revendication 2, comportant une extrémité proximale (9) opposée à l’extrémité distale (3), les surfaces extérieures tronconiques des premier et deuxième tronçons (5, 7) s’évasant selon une direction opposée à l’extrémité proximale (9) et le deuxième angle (8) étant strictement inférieur au premier angle (6).

5. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 4, dans lequel le fût (2) comporte un tronçon de dégagement (10), des rainures (11 ) s’étendant le long de l’axe longitudinal (A) étant formées sur une surface extérieure du tronçon de dégagement (10).

6. Dispositif selon la revendication 5, dans lequel le fût (2) est creux et le tronçon de dégagement (10) comporte un filetage (15) situé sur une surface intérieure du tronçon de dégagement (10).

7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, comportant une tête d’appui (16) adjacente au fût (2) et située à l’opposé de l’extrémité distale (3), le fût (2) comportant, un tronçon de sertissage (17) s’étendant entre la tête d’appui (16) et le tronçon de dégagement (10) et étant déformable pour former un bourrelet de sertissage (18), un tronçon de séparation (19) s’étendant entre la tête d’appui (16) et le tronçon de sertissage (17), et un épaulement (20) formé entre le tronçon de séparation (19) et le tronçon de sertissage (17).

8. Dispositif selon la revendication 7, dans lequel la tête d’appui (16) s’étend radialement par rapport à l’axe longitudinal (A) et a une longueur en saillie du tronçon de séparation (19) inférieure à une longueur du tronçon de séparation (19) s’étendant le long de l’axe longitudinal (A).

9. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 8, creux dans lequel un orifice traversant (22) est formé au sein de l’extrémité distale (3).

10. Ensemble de fixation comprenant un support (4) et un dispositif de fixation (1) selon l’une des revendications 1 à 9 monté sur le support (4).

11. Procédé de fabrication d’un ensemble selon la revendication 10, comprenant un perçage du support (4) de l’ensemble par une introduction du dispositif de fixation (1 ) de l’ensemble au sein du support (4).

12. Procédé selon la revendication 11 , dans lequel le perçage comporte un chauffage du support (4) de l’ensemble.

Description:
Dispositif de fixation, ensemble de fixation comprenant un tel dispositif et procédé de fabrication d’un tel ensemble

Domaine technique de l'invention

L’invention concerne les dispositifs de fixation, et plus particulièrement les dispositifs de fixation adaptés pour des supports en matériau composite. État de la technique

Actuellement, on a de plus en plus besoin de fixer des pièces sur des supports en matériau composite. On entend par matériau composite, un matériau comprenant une matrice réalisée à partir d’un matériau thermoplastique, tels que les polyoléfines, les polyamides ou les polypropylènes, ou d’un matériau thermodurcissable, tels que les polyesters insaturés, les polyépoxydes ou les polyuréthanes. Un matériau composite peut comprendre des renforts réalisés dans un matériau distinct de la matrice, par exemple des fibres de verre, de carbone, d’aramide, ou autres, pris seuls ou en combinaison. De manière générale, on fixe une pièce sur un support à l’aide d’un insert préalablement fixé sur le support. Un insert peut être un écrou, un rivet, une vis ou un goujon, ou encore un insert ayant une fonction entretoise ou une fonction rotule. Un écrou est un élément creux taraudé, c’est-à-dire qui comporte un filetage interne, destiné à être fixée à une pièce filetée. Un rivet est un élément d’assemblage de pièces plates. Une vis ou goujon est un élément fileté, c’est-à-dire qui comporte un filetage externe apte à recevoir le filetage interne d’une pièce à fixer au support. Un insert à fonction entretoise permet de maintenir un écartement constant entre la pièce et le support. Un insert à fonction rotule comporte une tête sphérique pour, notamment, offrir une liaison rotule.

Ces inserts destinés à être fixés sur des supports en matériau composite doivent être adaptés pour résister à des forces de traction et de cisaillement afin de garantir une bonne tenue de la liaison mécanique entre le support sur lequel ils sont fixés et la pièce que l’on souhaite fixer à l’insert, c’est-à-dire au support.

Il existe des inserts dont le corps est noyé dans une résine thermoplastique ou thermodurcissable. Certains inserts comportent un corps s’étendant le long d’un axe longitudinal, tel un fût, et une embase soudée ou sertie à une extrémité du corps. L’embase a une forme d’une plaque circulaire ou parallélépipédique. L’embase est en outre perforée, c’est-à-dire que plusieurs orifices circulaires traversants sont formés dans l’embase. Les orifices circulaires sont destinés à laisser pénétrer des fibres de renfort et de la résine de manière à créer des zones d’accroche et de renfort. Ces inserts ont leur embase intégrée dans le support. Le support est moulé en injectant une résine sur l’insert de manière à noyer l’embase dans la résine pour fixer mécaniquement l’insert au support lorsque la résine durcie. En général, la résine est un matériau fluide qui peut durcir sous l’effet de la chaleur et qui est réalisée à partir de polyester et de fibres de verre. Mais ces inserts nécessitent une préparation préalable pour l’assemblage du corps et de l’embase. En particulier, lorsque l’insert est réalisé à partir d’un matériau différent de la résine, par exemple en acier, une bonne tenue mécanique entre l’insert et le support est difficile à obtenir. En effet, la pénétration de la résine dans les orifices circulaires est aléatoire, et dans ce cas les fibres de renfort ne se répartissent pas suffisamment autour de l’embase. L’insert est alors mal ancré au sein du support moulé.

On peut citer la demande de brevet français FR3021899 qui divulgue une plaque constituée d’un matériau composite à renforts fibreux dans une matrice constituée d’un polymère thermoplastique, et une pièce métallique comportant une interface mécanique pour réaliser des fonctions techniques de l’articulation, telles qu’une liaison pivot ou une indexation angulaire. La pièce métallique comporte en outre un plateau comprenant une pluralité de picots cylindriques sensiblement perpendiculaires au plateau et qui pénètrent dans la plaque pour lier la pièce métallique à la plaque. Par ailleurs, des trous à bords tombés peuvent être réalisés dans le plateau, et forment des motifs d’accouplement qui pénètre dans la plaque. Mais ces inserts n’offrent pas une tenue mécanique suffisante avec le support. Si ces inserts sont performants en travail de couple et de cisaillement, ils n’offrent pas une tenue mécanique axiale suffisante avec le support si ce dernier est soumis à de forts efforts en flexion.

On peut citer, par exemple, la demande de brevet français FR3013253, déposée au nom de la demanderesse, qui divulgue un insert destiné à être inclus dans une pièce moulée par injection, comprenant un corps s’étendant le long d’un axe longitudinal et une embase située à une extrémité du corps et dans laquelle plusieurs orifices traversants sont formés et sont orientés selon une direction inclinée par rapport à l’axe longitudinal, afin d’améliorer la pénétration des fibres de renfort lors de l’injection de la résine. Mais ces inserts sont destinés aux pièces réalisées par moulage d’une résine par injection. Ils ne sont pas adaptés aux procédés de montage d’un insert dans un support par perçage du support.

On peut en outre citer la demande de brevet français FR3017316, déposée au nom de la demanderesse, qui divulgue un procédé d’assemblage d’un insert sur un support, comprenant un appareil muni d’une broche montée à rotation, et comprenant un montage de l’insert sur l’appareil en passant la broche à travers un trou traversant de l’insert, puis un perçage par friction à chaud d’un orifice dans le support en mettant en rotation la broche autour d’un axe de rotation et en translatant la broche selon l’axe de rotation pour exercer une pression de la broche contre le support, de manière à former, à partir de la matière du support percé, un manchon autour de l’orifice, puis une soudure de l’insert au manchon en exerçant une pression de l’insert contre le manchon. Mais le montage de l’insert au support nécessite d’utiliser une broche animée en rotation pour percer le support. L’appareil sur lequel est montée la broche est donc complexe. En outre, l’insert doit être obligatoirement muni d’un trou traversant pour laisser passer la broche. Un tel procédé ne permet pas de fixer un insert borgne sur un support. Objet de l'invention

Un objet de l’invention consiste à pallier ces inconvénients, et plus particulièrement à fournir un moyen pour fixer un insert sur un support en matériau composite en garantissant une bonne tenue mécanique entre l’insert et le support, et plus particulièrement un moyen pour fixer l’insert par perçage du support.

Selon un aspect de l’invention, il est proposé un dispositif de fixation, comprenant un fût s’étendant le long d’un axe longitudinal et une extrémité distale comportant un premier tronçon adjacent au fût et ayant une surface extérieure inclinée selon un premier angle par rapport à l’axe longitudinal.

L’extrémité distale comporte un deuxième tronçon adjacent au premier tronçon et ayant une surface extérieure inclinée selon un deuxième angle par rapport à l’axe longitudinal, les surfaces extérieures respectives des premier et deuxième tronçons s’évasant selon une même direction et les premier et deuxième angles ayant des valeurs respectives différentes. Ainsi, on fournit un dispositif de fixation dont une extrémité est particulièrement adaptée pour fixer le dispositif de fixation à un support en matériau composite par perçage du support. L’extrémité forme une pointe convexe ou concave qui facilite le perçage du support. Un tel dispositif de fixation peut être utilisé en perçant le support par une translation du dispositif et en exerçant une force de pression suffisante. On évite d’avoir à animer en rotation le dispositif pour effectuer le perçage.

Les premier et deuxième tronçons peuvent avoir une surface extérieure tronconique. Selon un mode de réalisation, les surfaces extérieures tronconiques des premier et deuxième tronçons peuvent s’évaser en direction du fût et le deuxième angle est strictement supérieur au premier angle.

Selon un mode de réalisation, le dispositif comporte une extrémité proximale opposée à l’extrémité distale, les surfaces extérieures tronconiques des premier et deuxième tronçons pouvant s’évaser selon une direction opposée à l’extrémité proximale et le deuxième angle étant strictement inférieur au premier angle.

Le fût peut comporter un tronçon de dégagement, des rainures s’étendant le long de l’axe longitudinal étant formées sur une surface extérieure du tronçon de dégagement.

Les rainures facilitent l’insertion du dispositif de fixation au sein d’un support en matériau composite.

Le fût peut être creux et le tronçon de dégagement comporte un filetage situé sur une surface intérieure du tronçon de dégagement.

Le dispositif peut comporter une tête d’appui adjacente au fût et située à l’opposé de l’extrémité distale, le fût comportant, un tronçon de sertissage s’étendant entre la tête d’appui et le tronçon de dégagement et étant déformable pour former un bourrelet de sertissage, un tronçon de séparation s’étendant entre la tête d’appui et le tronçon de sertissage, et un épaulement formé entre le tronçon de séparation et le tronçon de sertissage.

La tête d’appui peut s’étendre radialement par rapport à l’axe longitudinal et a une longueur en saillie du tronçon de séparation inférieure à une longueur du tronçon de séparation s’étendant le long de l’axe longitudinal.

Le dispositif peut être creux dans lequel un orifice traversant est formé au sein de l’extrémité distale. Selon un autre aspect, il est proposé un ensemble de fixation comprenant un support et un dispositif de fixation, tel que défini ci-avant, monté sur le support. Selon encore un autre aspect, il est proposé un procédé de fabrication d’un ensemble de fixation, tel que défini ci-avant, comprenant un perçage du support de l’ensemble par une introduction du dispositif de fixation de l’ensemble au sein du support. Le perçage peut comporter un chauffage du support de l’ensemble.

Description sommaire des dessins

D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de modes particuliers de réalisation et de mise en œuvre de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés aux dessins annexés, dans lesquels :

- la figure 1 , illustre schématiquement une vue latérale d’un mode de réalisation d’un dispositif de fixation selon l’invention ;

- la figure 2, illustre schématiquement une vue de dessous du dispositif illustré à la figure 1 ;

- la figure 3, illustre de façon schématique une vue en coupe d’un autre mode de réalisation du dispositif de fixation ;

- la figure 3b, illustre schématiquement une vue en coupe d’encore un autre mode de réalisation du dispositif de fixation ;

- la figure 4, illustre de façon schématique une vue en perspective du mode de réalisation du dispositif de fixation illustré à la figure 3 ;

- la figure 5, illustre schématiquement une vue latérale d’un autre mode de réalisation du dispositif de fixation ;

- les figures 6 à 9, illustrent de façon schématique des vues en coupe des principales étapes d’un mode de mise en œuvre d’un procédé de fabrication d’un ensemble de fixation ; et - la figure 10, illustre schématiquement une vue en coupe d’un autre mode de mise en œuvre du procédé de fabrication d’un ensemble de fixation.

Description détaillée

Sur les figures 1 à 10, on a représenté un dispositif de fixation 1 , ou insert, comprenant un fût 2 et une extrémité distale 3. Le dispositif 1 est destiné à être monté sur un support 4 en matériau composite, comme illustré sur les figures 6 à 10. En outre, le dispositif 1 est particulièrement adapté pour être introduit au sein d’un tel support 4 par perçage du support 4. Le fût 2 s’étend le long d’un axe longitudinal A. L’extrémité distale 3 est située à une terminaison du fût 2. L’extrémité distale 3 comporte un premier tronçon 5 adjacent au fût 2 et ayant une surface extérieure inclinée selon un premier angle 6 par rapport à l’axe longitudinal A. Le premier angle 6 correspond au secteur angulaire situé entre la surface extérieure du premier tronçon 5 et l’axe longitudinal A et qui est visible depuis l’extérieur du dispositif de fixation 1. Plus précisément, le premier angle 6 correspond à l’angle complémentaire adjacent à l’angle entre une droite normale à la surface extérieure du premier tronçon 5 et l’axe longitudinal A. En outre, l’extrémité distale 3 comporte un deuxième tronçon 7 adjacent au premier tronçon 5 et ayant une surface extérieure inclinée selon un deuxième angle 8 par rapport à l’axe longitudinal A. Le deuxième angle 8 correspond au secteur angulaire situé entre la surface extérieure du deuxième tronçon 7 et l’axe longitudinal A et qui est visible depuis l’extérieur du dispositif de fixation 1. Plus précisément, le deuxième angle 8 correspond à l’angle complémentaire adjacent à l’angle entre une droite normale à la surface extérieure du deuxième tronçon 7 et l’axe longitudinal A. Plus particulièrement, les surfaces extérieures respectives des premier et deuxième tronçons 5, 7 s’évasent selon une même direction. La direction peut correspondre à l’orientation du fût 2 vers l’extrémité distale 3, comme illustré sur les figures 3, 3b et 4, ou à l’orientation opposée, comme illustré sur les figures 1 , 2 et 5 à 10. En outre, les premier et deuxième angles 6, 8 ont des valeurs respectives différentes. Ainsi, on obtient une extrémité distale 3 ayant deux tronçons 5, 7 inclinés différemment pour faciliter le perçage d’un support 4 en matériau composite par le dispositif 1. Par exemple, les premier et deuxième tronçons 5, 7 ont chacun une surface extérieure tronconique, ce qui facilite la fabrication du dispositif 1. En outre, le fût 2 comporte une extrémité proximale 9 située à l’opposé de l’extrémité distale 3.

Selon un premier mode de réalisation, illustré aux figures 1 et 2, les surfaces extérieures des premier et deuxième tronçons 5, 7 sont respectivement tronconiques et s’évasent en direction du fût 2. En outre, le deuxième angle 8 a une valeur strictement supérieure à celle du premier angle 6. Selon ce premier mode de réalisation, les premier et deuxième angles 6, 8 sont aigus. Avantageusement, le premier angle 6 a une valeur comprise entre 30° et 45° et le deuxième angle 8 a une valeur comprise entre 50° et 55°. L’inclinaison du deuxième tronçon 7 permet de prendre appui sur le support 4 sans couper les fibres de renfort. Le premier tronçon 5 permet d’écarter les fibres de renfort lors du perçage du support 4 par le dispositif 1.

Selon un deuxième mode de réalisation, illustré sur les figures 3 et 4, les surfaces extérieures des premier et deuxième tronçons 5, 7 sont respectivement tronconiques et s’évasent selon une direction opposée à l’extrémité proximale 9. Par ailleurs, le deuxième angle 8 a une valeur strictement inférieure à celle du premier angle 6. Selon ce deuxième mode de réalisation, les premier et deuxième angles 6, 8 sont obtus. Avantageusement, le premier angle 6 a une valeur comprise entre 135° et 150° et le deuxième angle 8 a une valeur comprise entre 125° et 130°.

Selon un troisième mode de réalisation, illustré sur la figure 3b, les surfaces extérieures des premier et deuxième tronçons 5, 7 sont respectivement tronconique et conique et s’évasent selon une direction opposée à l’extrémité proximale 9. Les premier et deuxième angles 6, 8 sont obtus.

Le fût 2 peut en outre comporter un tronçon de dégagement 10. Des rainures 11 s’étendant le long de l’axe longitudinal A sont formées sur une surface extérieure du tronçon de dégagement 10. Les rainures 11 correspondent à des entailles longues ouvertes vers l’extérieur du dispositif 1 , c’est-à-dire qu’un fond d’une rainure 11 est visible depuis l’extérieur du dispositif 1. Les rainures 11 ont une section en partie rectangulaire, ou en forme de queue d’aronde, ou en partie parallélépipédique, ou encore en partie sphérique. En particulier, les rainures 11 sont débouchantes au niveau de la jonction entre le tronçon de dégagement 10 et l’extrémité distale 3. Des parties externes 12 de la surface extérieure du tronçon de dégagement 10 situées, chacune, entre deux rainures 11 ont une forme parallélépipédique. Les parties externes 12 peuvent être semblables à des bandes. Les parties externes 12 présentent deux arêtes 13, 14 s’étendant le long de l’axe longitudinal A. Les rainures 11 favorisent l’écoulement des fibres de renfort écartées de la matière du support 4 lors de l’introduction du dispositif 1 au sein du support 4, comme illustré à la figure 7. Les rainures 11 permettent en outre d’augmenter la surface extérieure du tronçon de dégagement 10 en contact avec la matière du support 4. Les rainures 11 favorisent l’introduction du dispositif 1 en limitant un refoulement de matière vers l’avant du dispositif 1 , c’est-à-dire vers l’extrémité distale 3 du dispositif 1. Par ailleurs, lors de l’introduction du dispositif 1 au sein du support 4, la matière du support 4 située en avant du dispositif 1 est repoussée radialement par l’extrémité distale 3. La matière repoussée est évacuée par les rainures 11 le long du tronçon de dégagement 10.

De manière générale, le dispositif 1 peut en outre comprendre une tête d’appui 16 adjacente au fût 2 et située au niveau de l’extrémité proximale 9, c’est-à-dire située à l’opposé de l’extrémité distale 3. Avantageusement, la tête d’appui 16 s’étend radialement par rapport à l’axe longitudinal A. En d’autres termes, la tête d’appui 16 s’étend le long d’un axe transverse B perpendiculaire à l’axe longitudinal A.

Selon une variante, le fût 2 comporte un tronçon de sertissage 17, déformable pour former un bourrelet de sertissage 18, lors d’une opération de sertissage du dispositif de fixation 1 sur le support 4, comme illustré à la figure 9. Le tronçon de sertissage 17 s’étend entre la tête d’appui 16 et le tronçon de dégagement 10.

En outre, le fût 2 peut comporter un tronçon de séparation 19 s’étendant entre la tête d’appui 16 et le tronçon de sertissage 17. Par ailleurs, le fût 2 peut comporter un épaulement 20 formé entre le tronçon de séparation 19 et le tronçon de sertissage 17. Avantageusement, l’épaisseur du tronçon de séparation 19 est supérieure à celle du tronçon de sertissage 17. Ainsi, le tronçon de séparation 19 est moins facilement déformable que le tronçon de sertissage 17 et favorise le sertissage du dispositif 1. La hauteur du tronçon de séparation 19 est adaptée à l’épaisseur du support 4, de manière que, lors du sertissage du dispositif 1 , le support 4 soit coincé entre la tête d’appui 16 et le bourrelet de sertissage 18, comme illustré sur la figure 9.

La tête d’appui 16 forme une collerette en saillie d’une surface externe du tronçon de séparation 19. Avantageusement, la tête d’appui 16 a une longueur en saillie du tronçon de séparation 19 inférieure à une longueur du tronçon de séparation 19 s’étendant le long de l’axe longitudinal A. Ainsi, on réduit la longueur radiale de la tête d’appui 16 pour éviter le tassement en surépaisseur des fibres de renfort qui pourraient s’accumuler autour du dispositif 1 lors de l’opération de perçage ou de perforation du support 4. Une surépaisseur des fibres de renfort serait défavorable à l’assemblage du dispositif 1 avec le support 4, car elle pourrait décaler la position du dispositif 1 par rapport à un axe perpendiculaire au support 4, ce qui pourrait nuire à un sertissage ultérieur du dispositif 1 au support 4.

Le fût 2 peut être creux ou plein. Par exemple le dispositif 1 peut être plein, comme illustré à la figure 5, et dans ce cas il ne comporte pas un tronçon de sertissage 17. Selon ce mode de réalisation, le fût 2 comporte un tronçon antirotation 30 s’étendant entre le premier tronçon 5 et le tronçon de dégagement 10. En outre, le dispositif 1 comporte un tronçon d’extrémité 31 situé au niveau de son extrémité proximale 9. En d’autres termes le tronçon d’extrémité 31 s’étend depuis la tête d’appui 16 dans la direction opposée au tronçon de dégagement 10. En outre le tronçon d’extrémité 31 peut comporter un filetage externe 32 et le dispositif 1 est une vis ou un goujon.

En variante, le fût 2 est creux. Le tronçon de dégagement 10 peut comporter un filetage interne 15, comme illustré sur les figures 6 à 9, le dispositif est alors un écrou. Par exemple, le filetage interne 15 s’étend sur une partie d’une surface intérieure du tronçon de dégagement 10. Préférentiellement, le filetage interne 15 s’étend uniquement sur la surface intérieure du tronçon de dégagement 10. Préférentiellement, le fût 2 est creux et le dispositif 1 est borgne, c’est-à-dire que le deuxième tronçon 7 est fermé. Selon le premier mode de réalisation, illustré sur les figures 1 , 2 ; 5 à 9, et selon le deuxième mode de réalisation, illustré sur les figures 3 et 4, le deuxième tronçon 7 comporte une surface d’extrémité 21 s’étendant radialement par rapport à l’axe longitudinal A, pour fermer le deuxième tronçon 7. En d’autres termes, une droite normale à la surface d’extrémité 21 est parallèle à l’axe longitudinal A. Préférentiellement, la surface d’extrémité 21 est plane, et dans ce cas, elle permet de limiter les ruptures des fibres de renfort du support, par rapport à une extrémité pointue classique. En outre, elle protège les utilisateurs qui manipulent le dispositif 1 , et les empêche de se blesser.

Selon le troisième mode de réalisation, illustré sur la figure 3b, le dispositif 1 le fût 2 est creux et le dispositif 1 est borgne. Les surfaces extérieures des premier et deuxième tronçons 5, 7 s’évasent selon une direction opposée à l’extrémité proximale 9. En outre, le premier tronçon 5 est tronconique et le deuxième tronçon 7 est conique dont le sommet est noté par la référence 23. Dans ce cas, l’extrémité distale 3 est pointue et située à l’intérieure du fût 2. La pointe de l’extrémité distale 3 ne peut pas blesser un utilisateur qui manipule le dispositif 1. Selon encore un autre mode de réalisation, illustré sur la figure 10, le dispositif 1 est creux et un orifice traversant 22 peut être formé au sein de l’extrémité distale 3. L’orifice traversant 22 est conformé pour recevoir un broche 40 pour percer le support 4. Le dispositif 1 peut être réalisé en une seule pièce monobloc. Le dispositif 1 peut être métallique ou réalisé en matériau thermoplastique. Sur les figures 6 à 9, on a représenté les principales étapes d’un procédé de fabrication d’un ensemble de fixation 41. L’ensemble de fixation 41 comporte le support 4 et le dispositif de fixation 1 monté sur le support 4. L’ensemble de fixation 41 est destiné à recevoir une pièce fixée sur le dispositif 1. Sur la figure 6, on place le dispositif 1 en regard d’un premier côté du support 4, prêt à être introduit au sein du support 4. Le support 4 peut comporter une plaque de renfort 42 située d’un deuxième côté opposé au premier côté. Sur la figure 7, on perce le support 4 avec le dispositif 1. De préférence on utilise un moule pour maîtriser la pression exercée sur le support 4. Lors du perçage, la matière du support 4 est écarté par l’extrémité distale 3 du dispositif 1 , puis la matière écartée est évacuée par les rainures 11 du tronçon de dégagement 10. Le dispositif 1 est introduit au sein du support 4, jusqu’à ce que la tête d’appui 16 du dispositif 1 soit en contact avec le premier côté du support 4, comme illustré sur la figure 8. Avantageusement, le procédé peut comprendre un chauffage du support 4 lors de l’introduction du dispositif de fixation 1 au sein du support 4, afin de faciliter la pénétration du dispositif 1. Puis, lorsque le dispositif 1 comporte un tronçon de sertissage 17, on sertit le dispositif 1 au support 4, en déformant le tronçon de sertissage 17 de manière à créer le bourrelet de sertissage 18 et pour coincer le support 4 entre la tête d’appui 16 et le bourrelet 18, comme illustré sur la figure 9. Le sertissage du dispositif 1 permet de fixer efficacement le dispositif 1 au support 4, en augmentant la tenue du dispositif 1 à l’arrachement.

Sur la figure 10, on a représenté un autre mode de mise en œuvre du procédé de fabrication de l’ensemble de fixation 41. Dans cet autre mode, une broche 40, animée ou non en rotation, passe à travers l’orifice traversant 22 du dispositif 1. La broche 40 initialise le perçage du support 4, et l’extrémité distale 3 du dispositif 1 vient en contact de la matière du support 4 écarté par la broche 40. L’extrémité 3 participe au perçage et écarte également la matière du support 4.

Le dispositif de fixation qui vient d’être décrit permet d’améliorer la tenue mécanique d’un insert avec un support en matériau composite. L’insert est particulièrement adapté dans le domaine de l’automobile, l’aéronautique et l’aérospatial.