KAISER Clément (321 Chemin des Cabouillous, Le Carreyrat, Montauban, F-82000, FR)
BOURRIERES Franck (7 rue de l'Horloge, Montauban, Montauban, F-82000, FR)
BOURRIERES Francis (Chemin du Quart - Les Bardonis, Montauban, F-82000, FR)
KAISER Clément (321 Chemin des Cabouillous, Le Carreyrat, Montauban, F-82000, FR)
BOURRIERES Franck (7 rue de l'Horloge, Montauban, Montauban, F-82000, FR)
| REVENDICATIONS 1) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) déjà placés sur des objets (1) produits ou conditionnés en série en vue de réaliser la traçabilité des dits objets caractérisé en ce : a) qu'il contrôle et pilote de façon autonome à la fois les dispositifs d'acquisition du ou des marquages placés sur les objets, b) qu'il assure la manipulation des objets marqués, c) qu'il capture les marquages eux mêmes et il traite les informations résultant de ces opérations, d) qu'en fonction du résultat du rapprochement des différents éléments de traçabilité et/ou de personnalisation, une action est commandée 2) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 1 caractérisé en ce que le ou les éléments de marquage et/ou de personnalisation présents sur l'objet peuvent être de natures diverses et sont lus à l'aide de lecteurs appropriés (6), (7) dans une même étape et sur un même équipement (14) et que les informations capturées sont rapprochées dans un système informatique intégré (10) en liaison avec une base de données (11) et un logiciel de supervision permettant l'exploitation de(s) lecteur(s), de l'équipement et la capture des marquages relatifs aux objets de manière à traiter l'ensemble de ces informations pour créditer la base de donnée (11) des résultats obtenus. 3) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses(2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon les revendications 1 à 2 caractérisé en ce que l'action commandée est un marquage direct (13) de type laser ou jet d'encre qui est pratiqué directement sur l'objet ou sur un élément de traçabilité et/ou de personnalisation déjà présent ou sur tout autre accessoire présent sur l'objet ou en relation avec l'objet ou à cheval sur au moins deux éléments 4) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 3 caractérisé en ce que le marquage direct de type laser ou jet d'encre est un numéro calculé par l'application d'une fonction de hachage à partir d'au moins un des éléments de traçabilité et/ou de personnalisation présent sur l'objet et/ou d'une ou plusieurs autre(s) valeur(s) présente(s) ou non sur l'objet. 5) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que l'action commandée est un tri desdits objets. 6) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon les revendications 1 à 5 caractérisé en ce que l'objet est un contenant avec son contenu et qu'un marquage unique et différent sur chacun des contenants appartenant à l'objet permet de tracer simultanément le contenant et le contenu. 7) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon les revendications 1 à5 caractérisé en ce que l'objet est un contenant avec son contenu et qu'au moins un premier élément de traçabilité correspond audit contenant et qu'au moins un second élément de traçabilité correspond au contenu de sorte à associer le contenant au contenu dans la base de données (11). 8) Procédé de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon les revendications 6 ou 7 caractérisé en ce que le contenant est une bouteille et le contenu est un matériau solide ou liquide ou pâteux. 9) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) déjà placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets caractérisée en ce qu'elle comporte : a) un ou des lecteurs (6) (7) utilisés pour la lecture des marquages, b) un dispositif de manutention des objets devant les lecteurs, c) un système informatique (10) permettant la supervision de traitement qui assure le pilotage combiné des objets avec le moyen de manutention, la gestion de capture par le(s) lecteur(s) du ou des différents marquages de traçabilité, la liaison vers la base de données (11) en relation avec la traçabilité des objets. d) un pilotage d'actionneur en fonction du résultat du rapprochemet des différents éléments de traçabilité et/ou de personnalisation. 10) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 9 caractérisée en ce qu'elle comporte des lecteurs (6), (7) adaptés à la capture des éléments de marquage et/ou de personnalisation présents sur l'objet à tracer et que les lecteurs sont disposés en fonction de la position des dits éléments de marquage et/ou de personnalisation sur l'objet. 11) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 10 caractérisée en ce qu'elle comporte un système d'indexation de l'objet pour placer celui-ci dans une position de lecture correcte par rapport au(x) lecteur(s) 12) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, prises ensembles ou séparément, caractérisée en ce que l'objet est un contenant avec son contenu et qu'au moins un premier élément de traçabilité correspond audit contenant et qu'au moins un second élément de traçabilité correspond au contenu de sorte à associer le contenant au contenu dans la base de données (11). 13) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 9 caractérisée en ce que l'actionneur est un moyen de marquage direct de type laser et/ou jet d'encre pour générer un marquage d'authenticité calculé ou non issu en tout ou partie de la lecture des éléments de traçabilité et/ou de personnalisation précédemment lus et rattachés audit objet. 14) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 9 caractérisée en ce que l'actionneur est un poste de tri des dits objets. 15) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 14 caractérisée en ce que l'objet est formé d'un contenant constitué d'une bouteille et d'un contenu constitué d'un matériau solide ou liquide ou pâteux 16) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 15, prises ensemble ou séparément, caractérisée en ce que l'élément de traçabilité identifiant propre au contenu est situé et/ou provient d'une étiquette placée sur le contenant 17) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 15, prises ensembles ou séparément, caractérisée en ce que l'élément de traçabilité est un identifiant propre au contenu qui est placé sur un scellé liant physiquement ledit contenant à son système de fermeture et ouverture. 18) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 17 caractérisée en ce que l'élément de traçabilité placé sur le scellé est associé à un « code à bulles » unique et impossible à reproduire pour prouver l'authenticité du contenu et/ou du contenant. 19) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 18, prises ensemble ou séparément, caractérisée en ce que l'identifiant propre au contenant ou au contenu est un RFID. 20) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 19, prises ensemble ou séparément, caractérisée en ce que l'identifiant est un RPID qui est placé dans ou sur le système de fermeture du contenant. 21) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une quelconque des revendications 9 à 20, prises ensemble ou séparément, caractérisée en ce que le contenant est une bouteille possédant son propre identifiant et dont le système de fermeture est un bouchon scellant le contenant et le contenu et qu'il intègre un RFID en son sein. 22) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 9 caractérisée en ce que la gestion de bases de données (11) en relation avec la traçabilité des objets est interfacée avec d'autres bases de données. 23) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon la revendication 10 caractérisée en ce que le marquage de traçabilité est un numéro unique déposé ou gravé sur l'objet. 24) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon l'une des revendications 9 et 23, prises ensemble ou séparément, caractérisée en ce que chacun des objets tracés comporte un numéro différent et unique. 25) Machine de supervision et de commande autonome permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses (2), (3) placés sur des objets (1) circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets selon les revendications 9, 23, 24 caractérisé en ce que l'objet tracé est un contenant associé à son contenu et qu'un seul marquage placé sur le contenant permet d'assurer la traçabilité globale de l'ensemble contenant/contenu. |
TRACABILITE DOMAINE D'APPLICATION
La présente invention trouve son application dans tous les secteurs industriels ou agroalimentaires où il est exigé sur chaque produit ou lots de produits une traçabilité de haute fiabilité. Cette traçabilité est réalisée à partir de marquages qui peuvent être multiples ou de natures diverses. Cette invention est particulièrement adaptée au secteur des vins et spiritueux, de la pharmacie, du parfum, etc.. A titre d'exemple, grâce à cette invention il est possible d'associer un contenu avec son contenant. De façon plus générale, elle s'applique à tous les processus de fabrication et de conditionnement pour lesquels les objets ou les produits sont repris plusieurs fois dans des processus continus ou discontinus et où un élément de traçabilité est apposé ou réalisé sur l'objet pour attester de la bonne exécution de la reprise. ART ANTERIEUR Généralement, dans les processus de fabrication ou de conditionnement en série nécessitant plusieurs étapes, qui de plus peuvent être espacées dans le temps, l'élément de traçabilité de l'étape précédente est contrôlé avant d'agir sur l'objet. Puis, la fin de l'étape de processus est sanctionnée par l'adjonction ou l'impression d'un nouvel élément de traçabilité et ainsi de suite. Les différents éléments de traçabilité sont donc pris en série tout au long du processus de fabrication et liés entre eux dans une base de données. L'analyse des informations concernant les chaînes d'éléments de traçabilité d'un objet conduit à un tri ou à un traitement ultérieur. Cette façon de faire pose certains problèmes, comme par exemple :
- elle impose d'intégrer des lecteurs capables de lire le dernier élément de traçabilité tout au long du processus et de les interfacer avec les différents équipements intervenants dans le processus. Ceci implique des adaptations mécanique et/ou informatique spécifique et est source de multiples défauts,
- en cas d'impossibilité de relecture du dernier élément de traçabilité, la chaîne de traçabilité est rompue et il devient fastidieux de retrouver l'historique de production de l'objet, - en cas d'aléa durant une étape de production, des décalages peuvent intervenir dans les objets qui défilent et par conséquent aboutir à associer des éléments de traçabilité de manière incohérente dans la base de données.
De façon générale, le fait de lire uniquement le dernier élément de traçabilité sur l'objet et de l'associer par déduction aux autres éléments de traçabilité théoriquement présents sur l'objet, est une source de défaut, car les causes de mauvais appairages sont multiples.
Le document GB 2288171 concerne un dispositif de palettisation dédié à des quartiers de viande, qui permet d'associer à chaque palette les boîtes qui la compose. A cet effet, chaque boîte comprenant des morceaux de viande est identifiée par une étiquette de boîte. Ces étiquettes de boîtes sont relues lors de l'ajout ou de l'enlèvement de la boîte sur une palette. Cette dernière est elle-même identifiée par une étiquette de palette. Un système de traitement des données permet d'enregistrer les boîtes qui composent une palette. Ce dispositif, permet d'assurer une traçabilité des boîtes de quartier de viande. Le dispositif décrit dans ce document comprend les imprimantes d'étiquettes de boîtes et de palette, le ou les scanners de lecture des étiquettes ainsi que le logiciel qui permet d'enregistrer les associations de boîtes aux palettes correspondantes. Cette invention s'applique à un procédé continu qui comprend l'identification des boîtes et des palettes ainsi que l'enregistrement des associations boîtes/palette. Par contre, cette invention ne s'applique pas à des procédés discontinus dans lesquels un produit peut être repris plusieurs fois de façon très espacé dans le temps pour y apporter différentes étapes de finition. De plus, le dispositif décrit dans ce document permet uniquement d'assurer une traçabilité des boîtes mais n'apporte aucune valeur ajoutée dans la mesure ou aucune action sur le produit n'est apporté. Le document FR 2898208 du même inventeur évoque un procédé de traçabilité de bouteilles ou d'emballages avec les étiquettes sécurisées adaptées. Rien dans ce document ne fait état d'un procédé ou d'un dispositif de supervision qui permet de traiter différents éléments de marquage et/ou de personnalisation. Par ailleurs, sous le mot « traçabilité » il règne une confusion. En effet il est souvent appelé machines de traçabilité, des machines qui ne sont en fait que des équipements de marquage extrêmement complexes tel que laser, jet d'encre, gravure, RFID, impressions de toutes natures, etc. Ainsi la traçabilité d'un objet ne peut pas être réduite à la seule opération de marquage. De même après une opération de marquage il y a la lecture de ce dernier, ici aussi nous avons à faire à des systèmes eux aussi très complexes qui viennent naturellement en complément des machines de marquage mais sont de natures totalement différentes. Ce n'est pas en associant un système de marquage avec un système de lecture que nous obtenons une machine de traçabilité. Ainsi sur un plan pratique, nous parlerons plutôt de solutions de traçabilité. A l'heure actuelle, ces solutions de traçabilité intègrent des moyens de marquage, de lecture et un traitement informatique. Ces solutions ne sont jamais traitées isolément mais intégrées dans des processus industriels globaux. Actuellement personne ne maîtrise la globalité de la solution de traçabilité. De ce fait il n'existe aucun standard de solutions pas plus qu'il n'existe un modèle de solution transposable. Dans ces conditions, les solutions sont développées spécialement à la demande du client, d'un côté il y a l'intervention d'intégrateurs mécaniques qui sont en général des constructeurs de machines spéciales et d'autre part il y a des fournisseurs ou des développeurs de solutions informatiques à la demande qui vont prendre en compte le traitement informationnel voulu par le client et l'interfacer avec le pilotage de la machine spéciale. C'est précisément cette absence d'unité d'intervention dû à une pluralité de compétences qui pose non seulement problème mais qui paradoxalement nous éloigne de l'efficacité et du résultat final attendu par le client, à savoir un système d'information des produits tracés d'une fiabilité absolue.
DESCRIPTION DETAILLEE DEL'INVENTION
La présente invention vise à proposer une solution sans les inconvénients de l'art antérieur pour assurer le pilotage global des opérations conduisant à une traçabilité intégrée de haute fiabilité où il n'y a plus de place à l'erreur et aux ruptures de chaîne de traçabilité. Cette solution repose en partie sur l'interprétation et le traitement de moyens de marquage et/ou de personnalisation qui peuvent être soit uniques ou divers ou multiples mais pas nécessairement, et qui sont placés sur des objets à tracer produits en série. Plus particulièrement, la présente invention vise à proposer un module autonome de supervision des opérations de traçabilité qui puisse être intégré sur des lignes de production diverses avec un minimum d'adaptations spécifiques. Ce module devient donc une unité intégrée permettant de traiter à la fois : - la manipulation des objets à tracer, la lecture des différents marquages qui peuvent être seuls ou multiples et/ou de nature unique ou diverses,
- le traitement informationnel de ces marquages grâce à un logiciel spécifique d'exploitation autonome fonctionnant sur un système informatique embarqué pouvant éventuellement s'interfacer avec d'autres logiciels de gestion.
Le traitement informationnel de ces marquages peut conduire à un nouveau marquage résultant des précédents ou à des tris particuliers. L'autonomie opérationnelle est une caractéristique essentielle dans cette invention.
Selon une caractéristique de l'invention, un ou plusieurs éléments de traçabilité et/ou de personnalisation de natures diverses présents sur le même objet ou produit sont lus à l'aide de lecteurs appropriés dans une même étape et sur un même équipement et les informations capturées sont rapprochées par un système informatique autonome et intégré à l'équipement de manière à associer et à traiter les éléments de marquage et/ou de personnalisation et de stocker les résultats dans une base de données qui peut être intégrée au système informatique ou dissociée mais dans tous les cas en liaison avec celui ci. Le regroupement d'opérations de capture dans une même étape, c'est-à-dire dans une phase unique de travail correspondant en général à la phase terminale d'un processus de fabrication ou de conditionnement, de marquages de traçabilité très divers ou multiples interprétables sur un même équipement, c'est-à-dire sur un équipement unique avec un traitement informationnel intégré, va à rencontre des méthodes actuelles et c'est en ce sens que ce procédé est particulièrement inventif. En général, l'opération de contrôle suit immédiatement l'opération de marquage. Lorsqu'il y a plusieurs opérations de marquage pour un même produit, il est ainsi formé des couples marquage/contrôle qui sont enregistrés temporairement dans une base de données jusqu'à la fin du déroulement complet des opérations. Ainsi des opérations dites d'habillage par exemple pose d'étiquettes, ou de fermeture de flacons par exemple capsulage, s'intercalent entre les opérations de contrôle de l'un et de l'autre. Cette dissociation des contrôles et l'association des marquages en fin de processus conduit à des erreurs du type association de marquages propres à des produits différents. La difficulté dans une telle solution de traçabilité d'objets est de traiter de façon différente des objets qui sont par nature strictement identiques. Le procédé selon l'invention vise plus particulièrement à traiter et tracer de façon individuelle et différenciée des objets d'apparence identiques, ce qui n'empêche pas sans sortir du cadre de la présente invention de considérer des traitements par lots ou par familles. Le mot objet est pris au sens général où il peut être le sous ensemble d'un ensemble plus large. De telles erreurs d'association sont indétectables avec les méthodes actuelles du fait qu'elles sont non contrôlées et non contrôlables car dans une base de données il y aura toujours une correspondance entre plusieurs marquages mais on ne saura jamais à priori si c'est sur le même produit car physiquement ils sont identiques. Ce n'est qu'en effectuant des contrôles à posteriori directement sur l'objet que l'on se rend compte de la non concordance avec des marquages de traçabilité contenus dans la base de données. De ce fait, le traitement informationnel des marquages est une opération qui dépend certes de ce qui a été capturé en amont mais qui est réalisée par un système informatique de gestion globale et non dédié. Cette invention vise précisément à éliminer toutes ces ambiguïtés et incertitudes. Il est ici précisé que les éléments de traçabilité de natures diverses sont des marquages pouvant prendre toutes les formes connues, à savoir et de façon non exhaustive : code barres, code matriciel à deux dimensions, code numérique ou alphanumérique, RFID, etc.
De façon préférentielle, le pilotage du ou des marquages réalisé par des machines spéciales est traité de façon externe au présent procédé objet de l'invention, c'est-à-dire que les différents articles entrant dans la composition des objets à tracer sont déjà marqués ou pré-identifiés sur d'autres postes de travail. Selon cette disposition la plus simple qui soit, le procédé autonome et l'équipement de mise en œuvre n'ont qu'à assurer les opérations de capture des marquages des identificateurs des articles entrant dans la composition des objets à tracer. Cette façon de traiter de manière séparée les articles élémentaires entrant dans la composition de l'objet n'est pas préjudiciable à la fiabilité de la traçabilité globale attendue, bien au contraire, car en général ces articles sont eux-mêmes tracés et par conséquent il devient possible en fin de processus de pratiquer une arborescence générale de toutes les traçabilités. En conséquence le procédé selon l'invention est une méthode de supervision autonome qui permet le traitement d'éléments de marquage et/ou de personnalisation pouvant être multiples ou de natures diverses, ces marquages sont de préférence déjà effectués et placés sur les objets et/ou sur les articles entrant dans la composition des objets, en vue de réaliser la traçabilité des dits objets, cette méthode se caractérisant en ce qu'elle contrôle et pilote de façon autonome à la fois : les dispositifs d'acquisition du ou des marquages placés sur les objets, la manipulation des objets marqués, la capture des marquages eux mêmes et le traitement informationnel résultant de ces opérations.
Selon l'invention, il ressort une caractéristique dans laquelle tous les marquages relatifs à l'objet lui-même et les marquages relatifs aux articles entrant dans la composition dudit objet sont associés et traités dans le même poste de travail. Dans ce cas de figure, les éventuels marquages qui ne sont pas visibles ou capturables sont automatiquement rapatriés grâce à la relation qu'il y a entre l'objet en tant que ensemble ou sous ensemble ou produit fini et sa nomenclature stockée dans la base de données qui est en liaison avec le système de gestion informatique intégré,
Par éléments de personnalisation il est compris des étiquettes de toutes natures ou des photos ou tous moyens propres à identifier tout ou partie de l'objet à tracer.
Selon une autre caractéristique, en fonction du résultat du rapprochement des différents éléments de marquage de traçabilité et/ou de personnalisation une action est commandée. L'élément de personnalisation peut être une étiquette visible déposée sur un emballage et décrivant le produit de façon simplifiée ou exhaustive mais ce peut être aussi un simple numéro ou code à barre imprimé ou gravé renvoyant à un type de produit décrit dans une base de donnée locale ou distante. A titre d'exemple, l'action commandée peut être un marquage direct de type laser ou jet d'encre qui est pratiqué directement sur l'objet ou sur un élément de traçabilité et/ou de personnalisation déjà présent sur l'objet ou sur tout autre accessoire présent sur l'objet ou à cheval sur au moins deux de ces éléments, par exemple à cheval sur une étiquette et sur le contenant qui peut être une boite ou une bouteille. Ce marquage de type direct peut être un numéro calculé de type aléatoire ou non. De façon préférentielle et dans le but d'apporter une dimension sécuritaire, le marquage direct de type laser ou jet d'encre est un numéro calculé par l'application d'une fonction de hachage à partir d'au moins un des éléments de traçabilité et/ou de personnalisation présent sur l'objet et/ou d'une ou plusieurs autre(s) valeur(s) présente(s) ou non sur l'objet. Cette façon de générer un marquage final en fin de processus apporte ainsi la preuve de l'intégrité de l'objet. A partir de ce type de marquage final et grâce à l'application du bon algorithme de traitement, il peut être reconstitué par calcul la valeur d'autres identifiants ou d'éléments de personnalisation présents sur l'objet afin d'authentifier ledit objet et de prouver que ce n'est pas une contrefaçon. Bien évidemment, cette nécessité de prouver l'authenticité de l'objet n'intervient qu'ultérieurement, lorsque celui-ci sera dans le commerce. En fonction du niveau de sécurité choisi et/ou de considérations esthétiques, ce marquage direct peut être placé soit sur une étiquette, soit sur une capsule de fermeture, soit sur un scellé, soit à cheval sur deux éléments, par exemple, bouteille/capsule ou bouteille/scellé ou scellé/capsule ou à cheval sur trois éléments par exemple bouteille/capsule/scellé.
Selon une autre caractéristique, en fonction du résultat du rapprochement des différents éléments de traçabilité et/ou de personnalisation l'action commandée est un tri des objets. Cette caractéristique est très importante car en fonction des lectures des différents marquages de traçabilité, de leur interprétation respective et de leur éventuelle combinaison, il est procédé à un traitement de ces informations conduisant à orienter sélectivement et individuellement chaque produit en fonction de caractéristiques qui lui sont propres. A titre d'exemples non limitatifs, ce pourra être des adressages différents, des gammes de poids ou contenances différentes circulant dans le même processus, des tolérances d'analyse préalablement mesurées, etc. Ce tri sera par exemple un aiguillage vers des couloirs de circulation différents où les produits sont ensuite emballés ou suremballés c'est-à-dire placés dans un autre ou plusieurs autres emballages individuels ou collectifs. Selon une autre caractéristique l'action commandée est l'émission d'une étiquette de marquage ou numérotation sur une imprimante papier ou jet d'encre. A titre d'exemple, dans le domaine des vins il est pratiqué la mise en caisse ou carton de bouteilles par lots de six ou de douze unités, ainsi après les opérations de lecture et traitement du ou des marquages relatifs à chaque bouteille, une mise en carton est effectuée de façon manuelle ou automatique et à l'issue de la quantité atteinte permettant le remplissage de chaque carton, il est édité de façon automatique un ticket numéroté comprenant les numéros de marquage de chaque bouteille individuelle. Il est ensuite pratiqué de la même façon lors de la mise en palettes des cartons et ainsi de suite dans une éventuelle mise en container ou en camion des palettes. Toutes ces informations sont évidemment stockées dans la base de données informatique.
Selon une autre caractéristique l'objet à tracer est un contenant avec son contenu et il est pratiqué un marquage unique mais différent sur chacun des contenants de façon à différencier chacun des objets. L'appartenance simultanée du marquage au contenant et à l'objet permet donc de tracer par déduction et dans la même opération, le contenu. Ce type de marquage commun mais individualisé par objet permet ainsi de faire un lien entre la traçabilité propre au contenant, par exemple un emballage ou une bouteille pour lesquels le fabricant intègre un marquage unique sur chaque article, et l'utilisation directe de ce marquage individualisé et unique pour l'associer à l'objet final. Dans ce cas de figure, le procédé selon l'invention n'utilise donc qu'un seul et unique marquage mais utilise par ailleurs, le lecteur, les mécanismes de mise en position correcte du marquage de l'objet par rapport au lecteur, la capture du marquage et le traitement informationnel résultant de ces opérations, les résultats étant ensuite stockés dans la base de données d'un serveur informatique à partir duquel d'autres opérations de traçabilité peuvent être générées. A titre d'exemple une bouteille vide qui contiendra ultérieurement du parfum ou du vin ou des spiritueux ou de l'eau peut être marquée par une codification unique lors de sa fabrication. Ainsi ce marquage à la source constitue déjà un moyen de traçabilité pour le fabricant de bouteilles auquel il peut rattacher toutes les données de matière première et de fabrication propres à son produit. Ce même marquage peut ensuite être repris par l'utilisateur de la bouteille pour continuer à tracer non seulement cette dernière mais aussi son contenu qui sera du parfum ou du vin ou de l'alcool ou de l'eau. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'objet est un contenant avec son contenu et que au moins un premier élément de traçabilité correspond audit contenant et que au moins un second élément de traçabilité correspond au contenu de sorte à associer le contenant au contenu dans la base de données. Ainsi, à titre d'exemple, l'objet peut être une bouteille ou un flacon sur lequel a été réalisé ou déposé un premier élément de traçabilité destiné à identifier le contenant en verre. Puis, un second élément de traçabilité est déposé ou réalisé à cheval entre le système de fermeture et le flacon juste après l'opération de remplissage, de manière à tracer le liquide ou le produit mis dans le flacon. Evidemment, l'invention est indépendante du produit qui peut également être un matériau solide ou pâteux. Ainsi, comme on peut le constater, la lecture et l'association de ces deux éléments de traçabilité, permet donc d'associer un contenu à son contenant dans la base de données.
La mise en œuvre de ce procédé selon l'invention ne peut être réduite à un traitement logistique, il fait partie intégrante d'un ensemble constitué de soft et hard, qui est réalisé sur une machine de supervision permettant le traitement d'éléments de marquage de natures diverses placés sur des objets circulant au travers de ladite machine en vue de réaliser la traçabilité des dits objets. Cette machine de supervision se caractérise en ce qu'elle agit de façon autonome en intégrant : a) la mise à disposition du ou des lecteurs utilisés pour la lecture des marquages, b) la manutention des objets devant les lecteurs, c) le système informatique permettant la supervision de traitement qui assure le pilotage combiné des objets avec le moyen de manutention, la gestion de capture par le(s) lecteur(s) relatifs aux différents marquages de traçabilité, la gestion et la liaison vers la base de données en relation avec le ou les marquage(s) des objets et la traçabilité attendue des dits objets.
En ce qui concerne le point a) ci dessus, il s'agit de mécanismes qui permettent la mise en position de tous les types de lecteurs. Des potences réglables dans les trois dimensions ou tout autre système peuvent être utilisés. En ce qui concerne le point b) ci dessus, il s'agit de dispositifs qui permettent d'amener les objets à tracer en regard des lecteurs de façon à pouvoir capturer le ou les marquages. Un tapis roulant ou un robot manipulateur peuvent être utilisé pour faire défiler et orienter les objets devant les lecteurs. Selon la forme de ces objets, un mécanisme d'indexation permet par exemple de mettre en rotation une bouteille circulaire et éventuellement de la stopper dans une position appropriée pour la capture par le lecteur. Une présentation manuelle est envisageable.
En ce qui concerne le point c) ci dessus, il s'agit d'une part de piloter l'ensemble des fonctions de manutention des objets généralement au travers d'automates programmables, l'interfaçage, le paramétrage et le contrôle du ou des appareils de lecture avec le logiciel général et d'autre part le traitement des informations en provenance de la capture du ou des marquages et enfin le traitement informationnel résultant permettant une action sur l'objet et l'alimentation de la base de données.
Selon l'invention et de façon préférentielle, cette machine n'assure que des opérations en relation avec la traçabilité des objets à traiter. Sont notamment exclus des possibilités de cette machine la mise en œuvre de moyens de marquage indirects c'est-à-dire la pose d'étiquettes même si elle peut commander l'exécution de l'édition d'étiquettes. Cette autonomie rend la machine exclusive à l'exécution des tâches de capture et du traitement des informations avec pour conséquence un traitement intégré en fonction du résultat. Cette seule dissociation des actions amont des opérations de marquage et de leur contrôle final aval avec traitement constitue une vraie nouveauté. Cette machine comporte des lecteurs adaptés à la capture des éléments de traçabilité et/ou de personnalisation présents sur l'objet à tracer et ces lecteurs sont disposés en fonction de la position des dits éléments de marquage pour la traçabilité et/ou la personnalisation de l'objet. Cette machine autonome est équipée de dispositifs de capture qui peuvent être optiques ou électroniques ou magnétiques ou radio fréquences ou sensoriels ou acoustiques etc. de nature à pouvoir lire tous les types de marquage présent sur l'objet, que ceux-ci soient visibles ou cachées. L'élément de personnalisation peut être une étiquette visible déposée sur un emballage et décrivant le produit de façon simplifiée ou exhaustive mais ce peut être aussi un simple numéro ou code à barre imprimé renvoyant à un type de produit décrit dans une base de donnée locale ou distante. Les lecteurs sont reliés à un système informatique permettant de traiter les différents éléments concernant un même objet. Les différentes informations recueillies par les lecteurs et en relation avec un même produit sont associées en vue d'un traitement de synthèse. Le système informatique intégré comporte une base de données dans laquelle sont stockées les informations concernant les éléments et leurs associations. Le traitement de synthèse et ses constituants (mais pas nécessairement), sont ensuite répertoriés et mémorisés pour les utilisations ultérieures soit en continuité sur le site de production, soit directement lorsque le produit sera commercialisé, soit les deux.
Cette machine selon l'invention peut être qualifiée de machine de supervision car elle permet de manutentionner les objets, de lire, contrôler, enregistrer, traiter des informations et de trier, aiguiller et marquer les objets en fonction des résultats découlant des informations traitées. Bien que dans la plupart des cas, la manutention des objets, c'est-à-dire la mise en relation du ou des marquages de l'objet à tracer avec le ou les lecteurs est effectuée de façon automatique, il est possible sans sortir du cadre de la présente invention de traiter manuellement cette opération. Selon une autre caractéristique de l'invention, cette machine comporte un système d'indexation de l'objet pour placer celui-ci dans une position de lecture correcte par rapport au(x) lecteur(s). Selon la forme du produit et du système d'amenage sur la machine, ledit produit ne se positionne pas nécessairement en regard du moyen de lecture. Pour répondre à ce problème, la machine est équipée d'un moyen d'indexation qui peut être par exemple une fibre optique servant de détecteur de position d'un marquage quelconque. En fonction des positions relatives de l'objet et du détecteur de position du marquage, l'objet est repositionné convenablement en accord avec le moyen de capture par un dispositif adapté. Par exemple, une bouteille de forme circulaire comportant un marquage situé à une hauteur constante par rapport à sa base mais dans une position quelconque sur une circonférence sera mise en rotation devant le lecteur. Or, si la vitesse est trop élevée le lecteur risque de ne pas capturer le marquage. Dans ces conditions, de nombreux essais effectués ont démontré qu'il était plus facile de détecter le marquage par une fibre optique qui émet un rayon lumineux. Une variation de l'intensité du rayonnement réfléchi permet de stopper la rotation de la bouteille dans la position idéale de capture. Le moyen d'indexation peut aussi provenir directement de l'un des articles constituant l'objet, par exemple dans une bouteille cela peut être un cran directement moulé.
Sur cette machine de supervision selon l'invention, celle-ci va permettre en une seule phase de capture, d'associer un contenant avec son contenu grâce à la capture d'au moins un premier élément de traçabilité qui correspond au contenant et d'au moins un second élément de traçabilité qui correspond au contenu et d'associer l'un et l'autre dans la base de données.
En accord avec la mise en œuvre du procédé selon l'invention, ladite machine comporte un pilotage d'actionneur. Cet actionneur peut prendre des formes diverses. Ainsi l'actionneur est un moyen de marquage direct de type laser et/ou jet d'encre pour générer un marquage d'authenticité calculé ou non issu en tout ou partie de la lecture des éléments de traçabilité et/ou de personnalisation précédemment lus et rattachés audit objet. Pour mettre en application cette fonction de marquage direct, le système de marquage laser ou jet d'encre est de préférence monté sur la machine de supervision. Pour des raisons pratiques, ce système peut aussi être monté sur un autre équipement placé immédiatement après la machine de supervision. Selon une autre caractéristique l'actionneur est un poste de tri d'objets. A cet effet et en fonction de divers éléments de traçabilité pris en compte sur chaque produit, chacun d'eux peut être aiguillé vers des destinations différentes ou trié par familles. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'objet à tracer et à traiter par la machine est formé d'un contenant constitué d'une bouteille et d'un contenu qui peut être constitué d'un matériau solide ou liquide ou pâteux. Typiquement sur des lignes de production industrielle de remplissage de bouteilles ou de flacons, ces derniers sont marqués soit sur la même machine de remplissage soit sur une autre machine soit lors de la fabrication en usine de la bouteille vide. Le marquage placé sur la bouteille constitue un identifiant ou un élément de traçabilité stocké dans une base de données et en regard duquel figure au moins la nature du contenu. Dans le cas de la mise en bouteilles de grands vins, les bouteilles remplies peuvent ensuite être stockées pendant de longues périodes sans être habillées de leurs étiquettes commerciales. Après ces périodes, les bouteilles sont reprises puis lues pour être habillées des étiquettes qui correspondent à la nature du contenu. A ce stade et de façon accessoire, il peut être mis en place un scellé numéroté par un deuxième identifiant qui vient se placer par exemple à cheval sur la capsule et la bouteille. Dans un cas de figure tel que celui-ci, la machine selon l'invention va permettre en fin de processus de relire le premier identifiant en relation avec la bouteille vide ou pleine et le deuxième identifiant faisant ressortir d'autres informations en relation et en cohérence par exemple avec l'étiquette et le contenu de cette même bouteille. Après capture de ces deux identifiants, ceux-ci sont traités et stockés. Evidemment les contenus des bouteilles peuvent être de forme liquide tel que des boissons, des vins ou spiritueux ou des parfums. Ils peuvent être sous forme pâteuse tel que des dentifrices ou produits alimentaires du type crème ou yoghourt. Ils peuvent être sous forme solide tel que médicaments sous forme de comprimés. Dans ces cas de figures multiples l'identifiant ou l'élément de traçabilité propre au contenu est situé et/ou provient soit d'une étiquette placée sur le contenant, soit d'un numéro de scellé liant physiquement ledit contenant à son système de fermeture et ouverture. De même les identifiants ou les éléments de traçabilité propres au contenant ou au contenu peuvent provenir soit d'un « code à bulles » unique et impossible à reproduire pour prouver l'authenticité de l'un et/ou de l'autre soit d'une identité radiofréquence ou RFID qui peut trouver sa place au sein d'un bouchon, sur une capsule ou tout autre système de fermeture du contenant ou encore sur une étiquette. « code à bulles » est une marque déposée par la société NOVATEC et licenciée à la société PROOFTAG. En accord avec le procédé selon l'invention, la base de données propre au système informatique intégré à la machine peut être interfacée ou communiquer avec d'autres bases de données au travers d'un serveur pour accéder à des informations de traçabilité propre à un article entrant dans la composition de l'objet à tracer. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront à la vue de la description du dessin joint donné à titre d'exemple non limitatif.
En figure 1 est représenté le dispositif objet de la présente invention. Sur la figure 1 on peut voir de manière schématique un dispositif de mise en œuvre de la présente invention. Les objets (1) qui dans cet exemple sont des bouteilles, défilent dans le sens de la flèche grâce au convoyeur (5) à travers la machine de supervision (14) permettant le traitement des marquages. Des éléments de traçabilité et/ou d'identification de natures diverses et/ou multiples (2) et (3) ont été précédemment déposés sur les bouteilles (1). Dans le cas représenté, l'élément de traçabilité (2) a été reporté sur les bouteilles vides en début du processus d'embouteillage, de manière à pouvoir identifier et tracer chaque contenant. De façon préférentielle, l'élément de traçabilité (2) peut être une étiquette portant un code à barres à une dimension ou un code à deux dimensions appelé code datamatrix, pouvant être facilement lus par des lecteurs optiques en automatique. Cet élément de traçabilité (2) peut aussi provenir d'un marquage direct dans ou sur le verre du type laser ou jet d'encre. L'élément de traçabilité (3) qui dans le cas représenté est un scellé à bulles commercialisé par la société Prooftag est déposé sur le col de la bouteille à cheval sur le verre et la capsule (4). Ces scellés ont la particularité d'être d'une part unique et impossible à reproduire et d'autre part de se détruire lorsqu'on tente de l'enlever de l'objet sur lequel il a été collé. Ce scellé (3) a été reporté sur la bouteille (1) après l'opération de remplissage de la bouteille et permet donc d'identifier et de tracer le contenu de la bouteille (1). Il est à noter que la lecture du marquage (2) peut intervenir une première fois lors de son remplissage et être associée au contenu de la bouteille, par la suite la bouteille est stockée et peut être reprise très longtemps après. Lors de cette reprise, la bouteille pleine est de nouveau identifiée par la lecture du marquage (2), lequel sera associé au numéro du scellé (3). Ces deux passages distincts dans le temps s'effectuent sur la même machine (14) selon l'invention. La fonction « scellé » permet de garantir que le contenu de la bouteille est intègre. Grâce au convoyeur (5), la bouteille (1) défile à travers la machine de supervision (14) conforme à la présente invention. La machine (14) comprend deux lecteurs optiques (6) et (7) permettant respectivement de lire les éléments de traçabilité (2) et (3). Les positions des lecteurs (6) et (7) sont réglables grâce à leurs supports (8) et (9). Ces réglages de position permettent de s'adapter à tous types d'objets et de positions des éléments de traçabilité et/ou d'identification sur lesdits objets. Les lecteurs (6) et (7) sont reliés à un système informatique (10) qui rapproche les deux éléments de traçabilité relevés grâce aux lecteurs (6) et (7) sur un même objet (1) et enregistre ce rapprochement dans une base de données (11). Ainsi, ce rapprochement permet d'associer les deux éléments de traçabilité présents sur un même objet et par voie de conséquence d'associer le contenant représenté par l'élément (2) avec le contenu représenté par l'élément (3). Dans le cas représenté, le système informatique (10) permet de piloter un actionneur qui sur la figure 1 est un laser (12) de marquage direct. Ce laser (12) permet donc de générer un marquage d'authenticité calculé ou non qui est issu en tout ou partie de la lecture des éléments de traçabilité et/ou de personnalisation précédemment lus et rattachés audit objet. Comme représenté, ce marquage d'authenticité direct (13) est gravé à cheval sur le scellé (3) et le verre de la bouteille (1) ce qui permet de garantir de manière physique l'association du contenant et du contenu de l'objet (1) grâce au scellement de la capsule (4) sur le col de la bouteille (1) par l'intermédiaire du « scellé à bulles » (3) APPLICATIONS
La présente invention trouve son application dans tous les secteurs industriels y compris pharmaceutiques et agro-alimentaires nécessitant des conditionnements individuels et/ou par lots de produits avec une exigence de traçabilité sur toutes les composantes des produits finis à tracer et une rigueur d'exécution éliminant tous les risques d'erreurs. Un tel module autonome de traitement intégré des opérations de traçabilité peut être placé au stade final d'une étape de production ou d'emballage. Ce stade final n'est pas nécessairement la fin de construction ou de conditionnement du produit fini en tant que tel sortant de la ligne de production mais simplement la fin de processus d'un sous ensemble entrant dans la composition d'un ensemble plus grand. De même plusieurs modules physiquement indépendants peuvent entrer dans la composition de lignes de production complexes. Ces modules peuvent être placés en parallèle pour satisfaire par exemple des impératifs de cadences de produits à traiter et/ou être placés en série pour traiter des opérations liées à la complexité de produits. Dans le cas de plusieurs modules agissant en parallèle ou en série et bien qu'indépendant, ceux-ci seront de façon générale en communication au travers d'un serveur et d'une base de données commune.
