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Patent Searching and Data


Title:
AVIONICS RACK WITH FLEXIBLE SEPARATION PARTITION
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/035542
Kind Code:
A1
Abstract:
An avionics rack for aircraft comprising a rack device intended to integrate electrical equipment (5) and wiring, as well as a cooling device that cools by circulating a gas by virtue of an incoming gas stream, called "cold stream", which enters the avionics rack in order to cool said rack, and an outgoing gas stream, called "hot stream", which is discharged from the avionics rack after having passed through the equipment (5), the avionics rack comprising at least one gas circulation box (4B, 4C) provided with a partition (8) for separating the cold stream and the hot stream, said partition demarcating two compartments (9, 10) and being formed by a flexible sheet.

Inventors:
PUERTOLAS BASTIEN (FR)
Application Number:
EP2019/071864
Publication Date:
February 20, 2020
Filing Date:
August 14, 2019
Export Citation:
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Assignee:
LATELEC (FR)
International Classes:
H05K7/20
Foreign References:
FR2872640A12006-01-06
US3298195A1967-01-17
FR2900308A12007-10-26
FR2219612A11974-09-20
US4730233A1988-03-08
US20140098493A12014-04-10
FR2957552A12011-09-23
FR2872640A12006-01-06
FR2900308A12007-10-26
Attorney, Agent or Firm:
JUNCA, Eric (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Baie avionique (1 ) pour aéronef, comportant un dispositif de racks destiné à l’intégration d’équipements (5) et de câblages électriques, ainsi qu’un dispositif de refroidissement par circulation d’un gaz selon un flux de gaz entrant, dénommé « flux froid », qui arrive dans la baie avionique (1 ) pour la refroidir, et un flux de gaz sortant, dénommé « flux chaud », qui est évacué de la baie avionique (1 ) après avoir traversé les équipements (5), la baie avionique (1 ) comportant au moins un caisson (4B, 4C, 4D, 19) de circulation de gaz muni d’une cloison de séparation (8) du flux froid et du flux chaud délimitant deux compartiments (9, 10), ce caisson comportant une bouche d’entrée (6) du flux froid et une bouche de sortie (7) du flux chaud, cette baie avionique

(I ) étant caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) est formée d’un voile souple disposée entre la bouche de sortie (7) et la bouche d’entrée (6).

2. Baie avionique selon la revendication 1 , caractérisée en ce que le voile souple de la cloisons de séparation (8) est un textile.

3. Baie avionique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) est disposée entre deux longerons

(I I ) du caisson.

4. Baie avionique selon la revendication 3, caractérisée en ce qu’elle comporte un diaphragme (13) pour au moins l’une des bouches d’entrée (6) et de sortie (7), le diaphragme (13) étant fixé sur la cloison de séparation (8).

5. Baie avionique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) est formée d’une seule pièce de matériau souple.

6. Baie avionique selon la revendication 5, caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) est formée d’une pièce plane de matériau.

7. Baie avionique selon la revendication 5, caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) est formée d’une pièce de matériau préformée en trois dimensions.

8. Baie avionique selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) est formée de plusieurs pièces formant une préforme.

9. Baie avionique selon la revendication 8, caractérisée en ce que au moins l’une desdites pièces présente des caractéristiques conductrices.

10. Baie avionique selon l’une des revendications 8 ou 9, caractérisée en ce que au moins l’une desdites pièces présente des caractéristiques de respirabilité. 11. Baie avionique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cloison de séparation présente une caractéristique de respirabilité de sorte qu’une fuite du gaz de refroidissement est permise entre les deux compartiments (9, 10) délimités par la cloison de séparation (8).

12. Baie avionique selon la revendication 11 , caractérisée en ce que la cloison de séparation (8) autorise une fuite comprise entre 0,1 % et 0,5%.

13. Baie avionique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cloison de séparation comporte une tresse de masse (14) conductrice.

14. Baie avionique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comporte un montant latéral d’entrée (2) distribuant le flux froid et un montant latéral de sortie (3) récupérant le flux chaud, ainsi que des étagères (4B, 4C, 4D) s’étendant entre ces montants (2, 3) et formant ledit au moins un caisson de circulation de gaz.

15. Baie avionique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comporte un montant latéral (19) d’entrée et de sortie distribuant le flux froid et récupérant le flux chaud, le montant latéral (19) formant ledit au moins un caisson.

Description:
BAIE AVIONIQUE À CLOISON DE SÉPARATION SOUPLE

DESCRIPTION

DOMAINE TECHNIQUE

[001] U invention a trait au domaine de l’aéronautique et concerne les baies avioniques utilisées dans les aéronefs. L’invention concerne plus précisément le refroidissement des baies avioniques.

[002] Les baies avioniques sont des armoires électriques embarquées dans un aéronef, qui permettent de loger des équipements électriques ou électroniques, tels que des calculateurs ou autres instruments, ainsi que les câblages électriques raccordant ces équipements. Ces baies avioniques sont généralement de taille conséquente et contiennent de nombreux équipements électroniques ou électriques proches les uns des autres, ainsi qu’une grande quantité de câbles. Une baie avionique comporte ainsi un dispositif de racks permettant l’insertion et le retrait des équipements, et leur support mécanique. Une baie avionique comporte de plus nécessairement un dispositif de refroidissement garantissant le maintien des équipements dans une plage de température acceptable pour leur fonctionnement. Les dispositifs de refroidissement pour baie avionique comportent généralement des éléments assurant la ventilation des équipements grâce à la circulation d’un gaz tel que de l’air.

ÉTAT DE LA TECHNIQUE

[003] La demande de brevet FR2957552 décrit une baie avionique comportant deux montants latéraux et des étagères s’étendant entre ces deux montants latéraux. Chaque étagère est prévue pour supporter les équipements. Chaque étagère forme par ailleurs un caisson de circulation d’air, qui est muni d’une cloison de séparation du flux d’air froid et du flux d’air chaud. Le flux d’air froid arrive par l’un des montants latéraux et est distribué aux étagères et est canalisé de sorte qu’un flux d’air traverse les équipements de bas en haut, le flux d’air sortant des équipements étant ensuite acheminé par le compartiment d’air chaud des étagères et est ensuite évacué de la baie par l’autre montant latéral. En vue d’augmenter l’isolation thermique des parois de séparation de flux et d’augmenter la rigidité de ces parois, ce document propose de réaliser cette paroi en structure sandwich. Cette paroi plus rigide est considérée comme plus fiable et ses propriétés isolantes permettent d’éviter les phénomènes de condensation sur la cloison de séparation. La paroi de séparation étant en contact avec de l’air froid sur l’une de ses faces et avec de l’air chaud sur l’autre de ses faces, toute humidité présente dans le flux d’air chaud risque de se condenser sur la paroi de séparation. Des gouttes d’eau peuvent se former sur la surface de la paroi de séparation et peuvent éventuellement couler sur les équipements électriques ou électroniques. Ceci s’avère être un risque critique pour un équipement électrique ou électronique d’aéronef en général et pour une baie avionique en particulier, cette dernière contenant tous les équipements nécessaires au vol de l’aéronef.

[004] La demande de brevet d’invention FR2872640 décrit une baie avionique comportant des montants latéraux et des étagères formant des caissons de circulation d’air munis chacun d’une cloison de séparation du flux froid et du flux chaud. Dans la baie avionique décrite, un seul des montants latéraux est utilisé pour alimenter les étagères en air froid et pour évacuer l’air chaud. Ce montant latéral est lui-même un caisson de circulation d’air et est également muni d’une cloison de séparation du flux froid et du flux chaud. Ces cloisons de séparation présentent également un risque lié à l’apparition de condensation sur les parois de séparation.

EXPOSÉ DE L’INVENTION

[005] L’invention vise à améliorer les baies avioniques de l’art antérieur en perfectionnant le dispositif de refroidissement de sorte qu’il soit plus léger et plus silencieux, et que le risque de condensation soit écarté. La baie avionique selon l’invention est par ailleurs plus simple à fabriquer et à installer.

[006] À cet effet, l’invention vise une baie avionique pour aéronef, comportant un dispositif de racks destiné à l’intégration d’équipements et de câblages électriques, ainsi qu’un dispositif de refroidissement par circulation d’un gaz selon un flux de gaz entrant, dénommé « flux froid », qui arrive dans la baie avionique pour la refroidir, et un flux de gaz sortant, dénommé « flux chaud », qui est évacué de la baie avionique après avoir traversé les équipements, la baie avionique comportant au moins un caisson de circulation de gaz muni d’une cloison de séparation du flux froid et du flux chaud délimitant deux compartiments. La cloison de séparation de cette baie avionique est formée d’un voile souple. [007] Dans une telle baie avionique, la cloison de séparation du flux froid et du flux chaud ne nécessite aucune isolation thermique supplémentaire telle que des mousses isolantes. En effet, il apparait que le voile souple de cette cloison de séparation empêche les phénomènes de condensation même avec une paroi fine.

[008] L’invention permet également de se dispenser de structure sandwich ou autres isolants insérés dans l’épaisseur de la cloison et qui rendent cette cloison plus lourde ou plus complexe et coûteuse à fabriquer. La cloison de séparation selon l’invention apporte un gain de masse.

[009] L’utilisation de mousses isolantes collées sur la paroi de séparation n’est pas non plus requise. Ces mousses présentent des risques de rétention d’humidité et d’apparition en conséquences de moisissures, ainsi que des risques de décollement pouvant entraver le bon passage du gaz de refroidissement.

[0010] Les cloisons de séparation de la baie avionique selon l’invention ne sont pas sensibles aux vibrations et ne transmettent pas les vibrations qu’elles reçoivent. Cette caractéristique est primordiale car il a été constaté dans les baies avioniques de l’art antérieur une tendance à la vibration des cloisons de séparation à l’intérieur de leur caisson de circulation d’air. Ces cloisons de séparation sont des parois minces relativement aux éléments rigides constituant l’ossature de la baie et leur comportement vibratoire est difficile à prévoir. Ces vibrations sont source de bruits indésirables et sont susceptibles de diminuer la fiabilité et la durée de vie du dispositif de refroidissement. Ces vibrations constituent de plus un risque pour la sûreté de fonctionnement général de la baie avionique car elles introduisent une incertitude quant à la fréquence propre de vibration de la baie, dans laquelle les flux de gaz de refroidissement interviennent. Pour cette raison, les cloisons de l’art antérieur nécessitent en général une bonne rigidité ou l’ajout de renforts augmentant dans les deux cas la masse.

[0011] La cloison de séparation comportant un voile souple est non seulement insensible aux vibrations mais de plus amortit ces dernières, de sorte que le comportement vibratoire général de la baie avionique est amélioré.

[0012] En plus du confort acoustique, l’invention permet donc une meilleure tenue en fatigue. [0013] Le mode de fabrication incluant le voile souple est de plus simple et peu coûteux. Une grande précision n’est pas nécessaire dans la fabrication et l’assemblage d’une telle cloison de séparation car elle s’adapte bien aux écarts de forme et de position.

[0014] La maintenance est simplifiée : une cloison de séparation qui serait salie par le passage d’air souillé n’aurait pas besoin d’être nettoyée sur place. Il suffirait de la changer pour une cloison propre, et de la laver plus tard pour une utilisation ultérieure. La valorisation en fin de vie et le recyclage du voile souple sont aussi permis.

[0015] Selon un mode de réalisation, la cloison de séparation présente une caractéristique de respirabilité de sorte qu’une fuite du gaz de refroidissement est permise entre les deux compartiments délimités par la cloison de séparation.

[0016] Grâce à cette caractéristique, une légère diffusion est permise entre le flux froid, qui est en surpression, et le flux chaud, qui est en dépression. Cette légère diffusion crée à la surface de la cloison de séparation, du côté du flux chaud, une pellicule d’air frais formant une barrière thermique qui s’ajoute à l’efficacité d’isolation thermique intrinsèque à la cloison de séparation.

[0017] Selon un mode de réalisation, le voile souple de la cloison de séparation est réalisé en textile, tissé ou non tissé. Les fibres textiles sont favorablement isolantes.

[0018] La baie avionique selon l’invention peut comporter les caractéristiques additionnelles suivantes, seules ou en combinaison :

- le voile souple de la cloisons de séparation est un textile ;

- la cloison de séparation est disposée entre deux longerons du caisson ;

- le caisson comporte une bouche d’entrée du flux froid et une bouche de sortie du flux chaud, la cloison de séparation étant disposée entre la bouche de sortie et la bouche d’entrée ;

- la baie avionique comporte un diaphragme pour au moins l’une des bouches d’entrée et de sortie, le diaphragme étant fixé sur la cloison de séparation ;

- la cloison de séparation est formée d’une seule pièce de matériau souple ;

- la cloison de séparation est formée d’une pièce plane de matériau ;

- la cloison de séparation est formée d’une pièce de matériau préformée en trois dimensions ; - la cloison de séparation est formée de plusieurs pièces formant une préforme ;

- au moins l’une desdites pièces présente des caractéristiques conductrices ;

- au moins l’une desdites pièces présente des caractéristiques de respirabilité ;

- la cloison de séparation autorise une fuite comprise entre 0,1 % et 0,5% ;

- la cloison de séparation comporte une tresse de masse conductrice ;

- la baie avionique comporte un montant latéral d’entrée distribuant le flux froid et un montant latéral de sortie récupérant le flux chaud, ainsi que des étagères s’étendant entre ces montants et formant ledit au moins un caisson de circulation de gaz ;

- la baie avionique comporte un montant latéral d’entrée et de sortie distribuant le flux froid et récupérant le flux chaud, le montant latéral formant ledit au moins un caisson.

PRESENTATION DES FIGURES

[0019] D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description non limitative qui suit, en référence aux dessins annexés dans lesquels :

- la figure 1 est une vue schématique de face d’une baie avionique selon l’invention ;

- la figure 2 est une vue en perspective d’une étagère de la baie de la figure 1 , dépourvue de cloison de séparation ;

- la figure 3 est une vue en perspective d’une étagère de la baie de la figure 1 , la cloison de séparation étant en place ;

- la figure 4 représente une coupe transversale d’un équipement électrique de la baie de la figure 1 et des deux étagères adjacentes ;

- la figure 5 est un détail d’une cloison de séparation de la figure 4 ;

- les figures 6 et 7 sont relatives à un deuxième mode de réalisation de l’invention et représentent respectivement une baie avionique vue de coté et l’un de ses montants vus de dessus. DESCRIPTION DÉTAILLÉE

[0020] La figure 1 représente schématiquement une baie avionique 1 selon l’invention vue de face. La baie avionique 1 comporte deux montants latéraux 2,3 entre lesquels s’étendent dans cet exemple cinq étagères 4A, 4B, 4C, 4D, 4E. Ces éléments, éventuellement équipés de supports de type « chaise » connus, constituent un dispositif de racks recevant des équipements 5 électriques ou électroniques ainsi que leur câblage.

[0021] La baie avionique 1 comporte de plus un dispositif de refroidissement agencé pour faire circuler un gaz de refroidissement dans les équipements 5. Le gaz de refroidissement est, dans le présent exemple, de l’air frais issu du système de climatisation (non représenté) de l’aéronef. Cet air frais est canalisé à l’intérieur de la baie avionique 1 pour traverser les équipements 5 puis pour ressortir plus chaud des équipements 5 et être ensuite évacué de la baie 1 .

[0022] Dans l’exemple de la figure 1 , le circuit de l’air de refroidissement est le même que celui décrit dans le document FR2957552. Selon cet agencement, l’air frais pulsé par le système de climatisation entre par le montant latéral 2 qui le canalise pour le distribuer à chacune des étagères 4A à 4E. Chacune des étagères 4A à 4E est creuse pour former un caisson de circulation d’air. Les étagères 4A à 4E peuvent être simplement constituées d’un parallélépipède formant une étagère capable de supporter mécaniquement les équipements 5 et formant, à l’intérieur du parallélépipède, un un conduit pour la circulation de l’air de refroidissement. Les étagères 4A à 4E peuvent, alternativement, être constituées par tout moyen approprié permettant de former un caisson de circulation d’air en délimitant un espace intérieur qui canalise la circulation de l’air.

[0023] Sur la figure 1 , l’étagère 4A la plus basse forme un caisson comportant un seul compartiment dédié à la circulation du flux d’air froid provenant du montant latéral d’entrée 2. Le montant latéral 2 est dit « montant d’entrée » et le montant latéral 3 est dit « montant de sortie ».

[0024] Cette étagère 4A comporte, sur sa paroi supérieure, des perforations permettant à l’air frais issu du montant latéral d’entrée 2 de traverser les équipements 5. Ces perforations peuvent être réalisées par exemple sur l’étagère elle même ou sur des dispositif de type « chaise » qui sont fixés sur l’étagère 4A. L’air qui traverse les les équipements 5 se réchauffe et cet air chaud traverse ensuite des perforations de la paroi inférieure de l’étagère 4B au-dessus des équipements concernés. L’air chaud est ensuite canalisé dans l’étagère 4B du dessus jusqu’au montant latéral 3 de sortie. Le montant latéral de sortie 3 est lui-même connecté au système d’air conditionné de l’aéronef pour l’évacuation de l’air chaud.

[0025] L’air frais n’ayant pas encore traversé les équipements 5 est ici dénommé « flux froid » et le flux d’air sortant des équipements 5, qui a été réchauffé par les équipements 5, est ici dénommé « flux chaud ».

[0026] Sur la figure 1 , l’étagère 4E la plus haute est constituée d’un caisson délimitant un unique compartiment dédié à la circulation, jusqu’au montant latéral de sortie 3, de l’air chaud après qu’il ait traversé la rangée d’équipement 5 la plus haute.

[0027] En dehors des étagères 4A et 4E qui comportent un seul compartiment de part leur position d’extrémité haute et basse, les trois autres étagères 4B, 4C, 4D intercalaires forment chacune un caisson dans lequel sont délimités deux compartiments : un compartiment dédié à la circulation du flux froid et un autre compartiment dédié à la circulation du flux chaud. Dans cet exemple, les étagères intercalaires 4B, 4C, 4D délimitent un volume interne parallélépipédique, de la même manière que les étagères d’extrémité 4A, 4E. Cependant, chacune des étagères intercalaires 4B, 4C, 4D comporte une bouche d’entrée 6 et une bouche de sortie 7 opposées, et comporte une cloison de séparation 8 (schématisée en pointillé sur la figure 1 ) disposée de manière à séparer : un premier compartiment 9 destiné au flux froid et communiquant avec la bouche d’entrée 6 ; et un deuxième compartiment 10 destiné au flux chaud et communiquant avec la bouche de sortie 7.

[0028] Ainsi, dans chacune des étagères intercalaires 4B, 4C, 4D, le flux froid provenant du montant d’entrée 2 entre par la bouche d’entrée 6 et est canalisé dans le premier compartiment 9, puis traverse les perforations de la paroi supérieure de l’étagère pour rejoindre les équipements 5. Dans le deuxième compartiment 10 de la même étagère, le flux chaud issu des équipements 5 situés en dessous de l’étagère considérée entre dans cette étagère par les perforations de sa paroi inférieure et circule dans son deuxième compartiment 10 jusqu’à la bouche de sortie 7 pour rejoindre le montant latéral de sortie 3 et ensuite être évacué de la baie avionique 1. [0029] Les figures 2 et 3 illustrent une réalisation de la cloison de séparation 8. La figure 2 représente en perspective l’une des étagères intercalaires 4B, 4C, 4D, dépourvue de cloison de séparation 8 et d’équipements 5. L’intérieur du caisson formé par l’étagère est ainsi visible.

[0030] L’étagère 4B, 4C, 4D comporte deux longerons 1 1 destinés à la fixation des équipements 5. Une barrette de masse 12 est de plus montée sur l’un des longerons 1 1 , ou sur les deux. La ou les barrettes de masse 12 sont indispensables pour monter des équipements 5 à châssis métallique sur une étagère 4B, 4C, 4D lorsque cette étagère est réalisée dans un matériau non conducteur, tel qu’un matériau composite couramment employé pour la réalisation des baies avioniques.

[0031] Entre les deux longerons 1 1 , l’étagère 4B, 4C, 4D est aménagée en fonction des équipements 5 à fixer. L’étagère 4B, 4C, 4D peut recevoir par exemple un ou des couvercles supérieurs pour ses portions non occupées par un équipement 5. L’étagère 4B, 4C, 4D peut également recevoir, par exemple, un couvercle perforé avec un équipement 5 fixé dessus, ou recevoir directement un équipement 5 muni de ses perforations. L’étagère 4B, 4C, 4D peut également recevoir, par exemple, des fixations de type « chaise » qui comportent des perforations, les équipements 5 étant montés sur ces fixations.

[0032] Les bouches d’entrée 6 et les bouches de sortie 7 sont visibles de part et d’autre du volume intérieur délimité par l’étagère.

[0033] La figure 3 est identique à la figure 2 si ce n’est que la cloison de séparation 8 a été mise en place. La cloison de séparation 8 est ici réalisée par un voile souple maintenu sur les deux longerons 1 1 et est disposée de sorte que :

- du côté des bouches de sortie 7, la cloison 8 est tendue entre les deux longerons 1 1 :

- du côté des bouches d’entrée 6, la cloison 8 n’est au contraire pas tendue entre les deux longerons 1 1 et épouse ainsi le fond du caisson, en passant sous les bouches d’entrée 6.

De cette manière, la cloison 8 délimite, dans le caisson formé par l’étagère, deux compartiments dont l’un est dédié au flux froid et l’autre est dédié au flux chaud. [0034] Dans l’exemple de la figure 3, la cloison 8 est constituée d’une feuille plane de matériau souple tel que, par exemple, un textile tissé ou non tissé. C’est l’agencement tendu ou non tendu entre les longerons 11 qui permet (comme illustré à la figure 3) de délimiter deux compartiments séparés chacun en communication avec l’une des bouches d’entrée 6 ou de sortie 7. La feuille plane de textile constituant la cloison 8 présente, lorsqu’elle est à plat, sensiblement une forme de trapèze dont la grande base est située du côté des bouches d’entrée 6.

[0035] La cloison 8 est fixée sur les longerons 11 par exemple en étant prise en sandwich entre une éventuelle barrette de masse 12 et le longeron 11 ou directement entre l’équipement 5 et le longeron 11. Alternativement, la cloison 8 peut être fixée au longeron 11 ou au rebord de l’étagère par tout moyen tel que collage, agrafage ou autre.

[0036] L’étanchéité entre la cloison 8 et l’étagère peut éventuellement être améliorée au niveau des bouches d’entrée 6 et de sortie 7 par tout moyen tel que pose d’un joint ou collage. Une autre option pour améliorer cette étanchéité consiste à coudre des diaphragmes 13 sur la cloison 8. Les diaphragmes 13 sont des éléments tels que décrits dans le document FR2900308 et permettant de calibrer le flux d’air entrant ou sortant de l’étagère. Les diaphragmes 13 peuvent être par exemple réalisés en un matériau alvéolaire souple qui peut être cousu. La couture des diaphragmes 13 sur la cloison de séparation 8 permet d’une part d’améliorer l’étanchéité de la cloison 8 autour des bouches d’entrée 6 ou de sortie 7 correspondantes, et permet en outre de simplifier le montage des diaphragmes 13, la cloison de séparation 8 étant alors solidaire des diaphragmes à chacun de ses bords adjacents aux bouches d’entrée 6 et de sortie 7.

[0037] Selon une caractéristique préférée, l’étagère ne comporte pas de barrette de masse 12 et la cloison de séparation 8 comporte, sur l’un de ses rebords accolés aux longerons 11 , ou sur les deux, une tresse de masse 14 qui peut être intégrée au textile de la cloison 8, par exemple par des fils métalliques cousus ou tressés avec cette portion de la cloison 8, ou par la couture d’une grille métallique sur la cloison 8.

[0038] La cloison de séparation 8 peut être par ailleurs réalisée en plusieurs pièces textile cousues ou jointes entre elles, ce qui peut permettre de donner une forme spécifique à la cloison 8 qui, bien qu’étant souple, est alors préformée. Ceci permet par exemple de donner une forme à la cloison 8 pour optimiser l’écoulement de l’air.

[0039] La cloison de séparation 8 peut être réalisée à partir de tout textile approprié. Le choix du textile et son épaisseur sera de préférence réalisé en tenant compte des propriétés d’isolation thermique souhaitées pour éviter les phénomènes de condensation sur la cloison 8. La très grande majorité des fibres textile sont favorablement isolantes.

[0040] La figure 4 représente schématiquement une rangée d’équipements 5 disposée entre deux étagères 4B, 4C, le tout vu en coupe et de côté (en référence à la figure 1 ). Seule la carcasse métallique de l’équipement 5 a été représentée pour simplifier la figure. Cet équipement 5 est fixé sur les deux longerons 11 de l’étagère 4B du dessous. Dans cet exemple, la partie supérieure de l’étagère 4B est dépourvue de couvercle perforé et l’équipement 5 est directement monté sur les longerons 11 , éventuellement avec une fixation de type « chaise ». Des perforations 15 pratiquées directement dans la carcasse de l’équipement 5 (ou de l’éventuelle chaise) permettent au flux froid de le traverser.

[0041] La cloison de séparation 8 est prise en sandwich, par ses rebords, entre l’équipement 5 et chaque longeron 11. La vue en coupe de la figure 4 montre que la cloison de séparation 8 est montée entre les longerons 11 de sorte que le flux froid présent dans le premier compartiment 9 tende le textile par rapport au flux chaud se trouvant dans le deuxième compartiment 10. La pression régnant dans le premier compartiment 9 est en effet supérieure à la pression régnant dans le deuxième compartiment 10 car le flux froid, qui est pulsé, arrive du système d’air conditionné avec une légère pression tandis que le flux chaud est aspiré par le système d’air conditionné et est donc en légère dépression.

[0042] Lorsque le flux froid traverse l’équipement 5, l’air ressort par des perforations supérieures 16 de l’équipement 5 puis rejoint le deuxième compartiment 10 de l’étagère 4C du dessus, à travers des perforations 17.

[0043] Selon un mode de réalisation, le textile de la cloison de séparation 8 est légèrement respirant. Le textile ou le matériau souple constituant la cloison 8 présente alors une perméabilité à l’air qui, bien que faible, est ici fonctionnelle. En effet, la légère différence de pression qui permet de maintenir la cloison 8 en tension permet également, s’agissant d’un textile perméable, de créer une légère fuite entre les compartiments 9, 10. La figure 5 illustre cette caractéristique et montre l’une des cloisons de séparation 8 de la figure 4 agrandie et vue en coupe. Sur la figure 5, la pression supérieure du côté du premier compartiment 9 et la pression inférieure du côté du deuxième compartiment 10 sont symbolisées par des signes + et -. La fuite relative entraîne le passage d’une petite quantité d’air entre le flux froid et le flux chaud. Cette fuite d’air est contenue par la perméabilité de la cloison 8 (qui est somme toute faible) et crée une pellicule d’air frais 18 entourant la cloison 8 du côté du deuxième compartiment 10. Cette pellicule 18 forme une barrière thermique s’ajoutant à l’efficacité d’isolation thermique intrinsèque au matériau constituant la cloison 8.

[0044] Le caractère respirant de la cloison 8 est sa capacité à autoriser une fuite. Cette fuite est une grandeur qui se mesure, à une certaine pression, en m 3 d’air par heure et par m 2 de cloison. Le matériau et l’épaisseur de la cloison 8 doivent être choisis pour que la fuite permise entre les compartiments 9, 10 soit de l’ordre de 0,1 à 0,5 %. Une fuite de 0,5 % signifie que seuls 99,5 % de la masse d’air injectés dans le montant latéral d’entrée 2 sera récupérée à la sortie du montant latéral de sortie 3. La quantité d’air frais traversant la paroi vers la zone d’air chaud restant faible, l’impact sur le dimensionnement fluidique du système de refroidissement (débits, pertes de charge, etc.) est minime voire négligeable.

[0045] Les figures 6 et 7 sont relatives à un deuxième mode de réalisation de l’invention. Dans ce deuxième mode de réalisation de l’invention, les éléments similaires au premier mode de réalisation de la figure 1 portent les mêmes références numériques.

[0046] Ce deuxième mode de réalisation concerne une baie avionique 1 dans laquelle le dispositif de refroidissement est agencé comme décrit dans le document FR2872640. Selon cet agencement, le flux froid et le flux chaud sont respectivement distribués aux étagères et recueillis depuis les étagères par un seul des montants latéraux.

[0047] La figure 6 est une vue de côté d’une baie avionique 1 selon ce deuxième mode de réalisation. Cette vue de côté montre un montant latéral 19 qui forme un caisson de circulation d’air délimité en deux compartiments séparés : un compartiment d’entrée 2 et un compartiment de sortie 3. Le flux froid circulant dans le compartiment d’entrée 2 est distribué à des bouches d’entrée 6 et est canalisé à l’intérieur des étagères 4A à 4E pour traverser les équipements électriques. Le flux chaud qui est issu de ces équipements est récupéré par l’étagère du dessus et est canalisé dans cette étagère jusqu’à une bouche de sortie 7 qui communique avec le compartiment de sortie 3 pour être ensuite évacué.

[0048] Le montant latéral 19 comporte une cloison de séparation 8 formée d’un voile souple, de même que dans le premier mode de réalisation.

[0049] La figure 7 est une vue de dessus du montant latéral 19 de la figure 6. La forme bombée visible à la figure 7 est créée par la mise en tension de la cloison 8 due à la surpression dans le compartiment d’entrée 2 par rapport au compartiment de sortie 3.

[0050] Cette cloison de séparation 8 peut avoir les mêmes caractéristiques et options que celle du premier mode de réalisation, notamment être réalisée en plusieurs pièces de manière à présenter une préforme adaptée à la canalisation du fluide à l’intérieur du montant latéral 19, et au caractère perméable optionnel permettant de créer une pellicule d’air isolante.

[0051] D’autres variantes peuvent être envisagées sans sortir du cadre de l’invention. Par exemple, les rebords de la cloison de séparation 8 peuvent être renforcés contre le déchirement par la couture d’un pli en périphérie. Ce pli peut coopérer avec la tresse de masse 14 optionnelle ou le diaphragme 13.

[0052] Le voile souple peut être tissé avec du fil conducteur anti électricité statique en vue d’améliorer la qualité d’accueil des équipements par la réduction de la charge électrostatique du flux d’air dans l’étagère.

[0053] La cloison de séparation 8 peut être formée de plusieurs pièces cousues, collées ou soudées ensemble, chacune de ces pièces de matériau souple pouvant présenter des caractéristiques différentes. Par exemple, certaines zones seulement de la cloison 8 peuvent être respirantes, tandis que d’autres zones peuvent être métallisées pour former la tresse de masse 14.

[0054] La cloison de séparation 8 peut également être préformée en trois dimensions afin de s’adapter à des géométries particulières en une seule pièce.