| Revendications 1. Motopompe à écoulement axial, comportant un piston libre (3) se déplaçant dans un fourreau (14) pour amener une dose d'eau dans un conduit d'alimentation (40), ce dernier étant intégré dans un bloc-cylindre (4) et relié à une sortie d'eau (5), une première dérivation (60) étant intégrée dans ledit bloc-cylindre et reliant ledit conduit d'alimentation en eau à un conduit d'évacuation (6), ladite première dérivation étant équipée d'un clapet d'amorçage (60a) autorisant le passage d'air vers ledit conduit d'évacuation et bloquant le passage d'eau sous pression vers ledit conduit d'évacuation, se caractérisant par le fait qu'une autre dérivation (80) intégrée dans le bloc- cylindre (4) met en communication la sortie d'eau (5) avec le conduit d'évacuation (6), ladite autre dérivation étant équipée d'un clapet (80a) apte à autoriser le passage de l'eau vers ledit conduit d'évacuation lorsque la pression régnant au niveau de ladite sortie d'eau est supérieure ou égale à 15x105 Pa. 2. Motopompe selon la revendication 1 , dans lequel le clapet d'amorçage (60a) est une bille montée mobile avec du jeu dans la première dérivation (60), le jeu autorisant le passage d'air mais interdisant le passage d'eau autour de ladite bille. 3. Motopompe selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le conduit d'alimentation en eau (40) est équipé de deux clapets successifs (40a, 40b) autorisant le passage vers la sortie d'eau (5), le premier clapet amont (40a) ayant un tarage inférieur au second clapet aval (40b), la première dérivation (60) étant disposée entre les deux dits clapets. 4. Motopompe selon la revendication 3, dans lequel le premier clapet (40a) s'ouvre lorsque la pression régnant dans le conduit d'alimentation (40) est supérieure à 0.05x105 Pa, et le second clapet (40b) s'ouvre lorsque la pression régnant dans ledit conduit d'alimentation est supérieure à 0.1x105 Pa. 5. Motopompe selon l'une des revendications 3 ou 4, dans lequel encore une autre dérivation (70) intégrée dans le bloc-cylindre (4) met en communication la portion du conduit d'alimentation (40) située entre le premier clapet (40a) et le second clapet (40b) avec la base du piston libre (3), ladite encore autre dérivation étant équipée d'un clapet (70a) apte à autoriser le passage de l'eau vers ledit piston lorsque la pression régnant dans ladite portion du conduit d'alimentation est supérieure à 10x105 Pa. 6. Motopompe selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la sortie d'eau (5) est constituée d'un perçage (50) débouchant d'un côté dans le conduit d'alimentation (40) et de l'autre côté dans une gorge annulaire (51) réalisée sur toute la périphérie du bloc-cylindre (4). 7. Motopompe selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le conduit d'évacuation (6) est constitué d'un perçage (600) débouchant d'un côté dans la première dérivation (60) et de l'autre côté dans une gorge annulaire (601) réalisée sur toute la périphérie du bloc- cylindre (4). 8. Motopompe selon la revendication 7 prise en combinaison avec la revendication 8, dans lequel l'autre dérivation (80) débouche d'un côté dans la gorge annulaire (51) communiquant avec la sortie (5) et de l'autre côté dans la gorge annulaire (601) communiquant avec le conduit d'évacuation (6). 9. Motopompe selon l'une des revendications précédentes, dans lequel, le bloc-cylindre 4 est constitué de trois parties distinctes (4a, 4b, 4c) en plastique s'emboîtant l'une dans l'autre de manière étanche, le conduit d'alimentation en eau (40) étant un alésage cylindrique réalisé suivant l'axe de ladite motopompe et du piston (3), traversant les deux premières parties (4a, 4b), un bouchon (4c) étant accolé contre la partie avale (4b) et se fixant sur la partie amont (4a) au moyen de vis (40c), ces dernière traversant ladite partie avale (4b) de manière à solidariser les différentes parties dudit bloc- cylindre. 10. Machine à café, se caractérisant par le fait qu'elle est équipée de la motopompe (1) conforme à l'une des revendications précédentes. |
Description
Domaine technique de l'invention.
La présente invention a pour objet une motopompe à écoulement axial ainsi qu'une machine à café équipée d'une telle motopompe.
Elle concerne principalement, mais non exclusivement, le domaine technique général des machines à café automatique ou manuelle permettant la confection de café chaud du type « express », c'est-à-dire délivré et mis à la disposition du consommateur immédiatement au sortir de la phase de percolation.
État de la technique.
Le document brevet FR 2.780.262 du même demandeur, décrit une machine à café comportant une motopompe monté sur le circuit d'alimentation en eau provenant d'un bac d'eau. La figure 12 de ce document divulgue une motopompe à écoulement axial comportant un débitmètre relié à un piston libre configuré pour amener une dose d'eau dans un conduit d'alimentation en eau relié à une sortie d'eau. Cette dernière communique avec la chaudière puis la chambre d'infusion. L'entrée du débitmètre est reliée au réservoir d'eau, le déplacement du piston libre permettant de pomper une dose d'eau dans ledit réservoir. Outre le clapet situé en tête du piston, le conduit d'alimentation en eau est équipé d'un seul clapet anti-retour. Le demandeur s'est aperçu que sur ce type de moîopompe, des couches d'air peuvent être formées dans le conduit d'alimentation en eau. Ces couches d'air sont générées lors de la première utilisation de la motopompe, ou lorsque l'alimentation en eau de la pompe est interrompue, ce qui se produit par exemple quand le réservoir est retiré ou est vide, la partie du cylindre en amont du piston pouvant se trouver à sec et aspirer de l'air. La formation d'un matelas d'air dans le circuit d'alimentation en eau, empêche l'eau d'être absorbée par la motopompe et donc empêche cette dernière d'être amorcée. Il est donc nécessaire d'évacuer ces couches d'air en créant un évent au en ouvrant le robinet pour la production d'eau chaude. Certaines machines sont équipées d'un clapet d'échappement sur la ligne d'alimentation en eau, entre la motopompe et la chaudière. Cette solution technique n'est pas totalement satisfaisante car est nécessite un branchement supplémentaire sur la ligne d'eau qui engendre des problème d'étanchéité (on observe souvent des fuites), d'encombrement et de prix.
Un autre inconvénient des motopompes connues de l'art antérieur réside dans le fait qu'il n'y a aucune sécurité efficace en cas de surpression dans la chaudière. En effet, cette surpression peut venir attaquer l'ensemble des éléments constitutifs de la machine. La motopompe divulguée sur la figure 12 du document brevet FR 2.780.26 comporte par exemple un bi-pass susceptible de laisser passer la surpression provenant de la chaudière, vers le piston mobile et le débitmètre. On comprend aisément que cela ne peut être acceptable, au risque d'endommager sérieusement les différents éléments de la motopompe. De la même manière que mentionnée précédemment, certaines machines peuvent être équipées d'un clapet d'échappement sur la ligne d'alimentation en eau, entre la motopompe et la chaudière. Cette solution technique nécessite également un branchement supplémentaire qui engendre des problèmes d'étanchéité, d'encombrement et de prix. Face à cet état des choses, le principal objectif de l ' invention est de perfectionner la motopompe décrite sur la figure 12 du document brevet FR
2.780.262, afin d'évacuer plus facilement, à moindre coûts et en limitant les problèmes d'étanchéité, les couches d'air présentes dans le conduit d'alimentation en eau.
Un autre objectif de l'invention est d'améliorer la sécurité de la motopompe en évitant qu'une surpression dans la chaudière puisse endommager ses différents éléments constitutifs et en proposant une solution qui optimise l'encombrement, minimise les coûts et limite les problèmes d'étanchéité par rapports aux solutions connues de l'art antérieur.
Divulgation de l'invention.
La solution proposée par l'invention est une motopompe à écoulement axial, comportant un piston libre configuré pour amener une dose d'eau dans un conduit d'alimentation intégré dans un bloc-cylindre et relié à une sortie d'eau.
Cette motopompe est remarquable en ce qu'une première dérivation est intégrée dans le bloc-cylindre et relie le conduit d'alimentation en eau à un conduit d'évacuation, ladite première dérivation étant équipée d'un moyen pour :
• autoriser le passage d'air vers ledit conduit d'évacuation,
• bloquer le passage d'eau sous pression vers ledit conduit d'évacuation.
Cette caractéristique technique permet d'intégrer directement dans le bloc-cylindre de la motopompe un système d'amorçage permettant d'évacuer uniquement l'air sans évacuer l'eau, l'arrivée de cette dernière obturant le passage vers le conduit d'évacuation. Le fluide qui s'évacue par la sortie est donc une veine d'eau débarrassée d'éventuelles couches d'air. Le fait d'intégrer cette première dérivation directement dans le bloc-cylindre évite tout problème - A -
d'étanchéité, limite l'encombrement de la machine et permet de réduire les coûts.
Un autre aspect de l'invention concerne une machine à café automatique ou manuelle équipée de la motopompe conforme à l'une des caractéristiques précédentes.
Encore un autre aspect de l'invention est un bloc-cylindre pour motopompe à écoulement axiale, intégrant une première dérivation équipée d'un moyen pour autoriser le passage d'air et bloquer le passage d'eau sous pression.
Description des figures.
D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description d'un mode de réalisation préféré qui va suivre, en référence aux dessins annexés, réalisés à titre d'exemples indicatifs et non limitatifs et sur lesquels : - la figure 1 est une coupe axiale de la motopompe à eau selon l'invention,
- la figure 2 est un agrandissement du bloc-cylindre de la motopompe de la figure 1 ,
- la figure 3 est une vue en coupe selon A-A du bloc-cylindre de la figure 2, montrant une partie d'une deuxième et d'une troisième dérivation, - la figure 4 est une vue en coupe selon B-B du bloc-cylindre de la figure
2, montrant une autre partie de la deuxième et de la troisième dérivation,
- la figure 5 est une vue en coupe selon C-C du bloc-cylindre de la figure
3, montrant la troisième dérivation,
- la figure 6 montre la position des différents clapets dans le bloc-cylindre de la figure 2 lorsque de l'air est injecté dans le conduit d'alimentation en eau ; la partie supérieure de cette figure est une coupe partielle du même bloc- cylindre montrant la position d'un clapet de sécurité dans la troisième dérivation,
- la figure 7a est un agrandissement du détail de la figure 6 montrant un mode de réalisation d'un clapet d'amorçage disposé dans la première dérivation, la figure 7b est une variante de réalisation montrant une chicane disposée dans la première dérivation,
- la figure 7c est une vue en coupe selon D-D de la chicane seule représentée sur la figure 7b, - la figure 8 montre la position des différents clapets dans le bloc-cylindre de la figure 2 lorsque de l'eau est injectée normalement dans le conduit d'alimentation en eau ; la partie supérieure de cette figure est une coupe partielle du même bloc-cylindre montrant la position du clapet de sécurité dans la troisième dérivation, - la figure 9 montre la position des différents clapets dans le bloc-cylindre de la figure 2 lorsque qu'un fluide est en contre-pression au niveau de la sortie d'eau ; la partie supérieure de cette figure est une coupe partielle du même bloc-cylindre montrant la position du clapet de sécurité dans la troisième dérivation.
Modes de réalisation de l'invention.
La motopompe objet de l'invention est du type représentée sur les figures 12 à 15 du document brevet FR 2.780.262. En se rapportant à la figure
1 de la présente demande, la motopompe 1 comporte avantageusement un piston libre 3 configuré pour amener une dose d'eau dans un conduit d'alimentation en eau 40 disposé dans un bloc-cylindre 4 et relié à une sortie d'eau 5. Cette dernière communique avec la chaudière 90 de la machine à café (non représentée) elle même reliée à la chambre de percolation 91. La machine à café dans laquelle est destinée à être montée la motopompe 1 est similaire à celle décrite dans le document brevet FR 2.780.262.
On peut toutefois montée la motopompe 1 dans n'importe quelle autre machine à café automatique ou manuelle, adaptée ainsi que pour d'autres applications où des débits relativement faibles (jusqu'à 100 L/H) sont pompés : dosage de fuel, d'essence, d'alcool, etc.
Conformément à la figure 1 , la motopompe 1 est avantageusement constituée de trois parties distinctes :
- Une ceinture métallique 10 contenant une bobine 30 formant le moteur électromagnétique commandant le déplacement axial du piston 3, ce dernier étant préférentiellement creux. Le fonctionnement de ce type de piston est bien connu de l'homme du métier. On pourrait toutefois prévoir de manière équivalente un piston 3 entraîné par un moteur rotatif.
- L'extrémité amont de la ceinture métallique 10 est accouplée de manière étanche à un bloc 12 renfermant un débitmètre 2. Le bloc 12 est préférentiellement réalisé en plastique. Le débitmètre 2 est directement relié à l'arrivée d'eau 11 qui communique avec le réservoir d'eau 93 de la machine à café. Le débitmètre 2 est formé d'une roue folle à palettes 21 entraînée par l'eau et comporte un ou plusieurs aimants permanents 22 dont le passage est détecté par un capteur électromagnétique 23 extérieur, ayant pour double fonction de permettre d'arrêter la motopompe 1 une fois la quantité d'eau désirée obtenue, et de signaler un éventuel défaut d'arrivée d'eau en amont ou une obstruction en aval, par exemple suite à un bouchage. Ce type de débitmètre est similaire à celui décrit dans le document brevet FR 2.780.262.
- L'extrémité avale de la ceinture métallique 10 est accouplée de manière étanche au corps 16 formant la chambre où est logé le bloc-cylindre 4. Le corps 16 est réalisé préférentiellement en plastique. Cette chambre renferme de manière étanche le bloc-cylindre 4 à l'intérieur duquel se déplace la base du piston 3, et dans lequel sont intégrés les différents conduits, dérivations et clapets qui seront décrits plus en détail dans la suite de la description.
La disposition de l'arrivée d'eau 11 et du débitmètre 2 à l'opposé de la sortie 5 entraîne un passage de l'eau à travers la partie motrice de la motopompe 1 , suivant l'axe de cette dernière, ce qui permet d'avoir un flux direct améliorant sensiblement le fonctionnement et la fiabilité de ladite motopompe comme les essais l'ont démontré. En se rapportant à la figure 1 , le piston 3 se déplace dans un fourreau 14 qui assure la liaison étanche entre le débitmètre 2 et le corps 16 la chambre où est logé le bloc-cylindre 4.
Les détails de conception du bloc-cylindre 4 vont maintenant être décrits plus en détail en référence aux figures 2 à 5. On utilise préférentiellement un bloc-cylindre 4 à plusieurs étages, chacun desdits étages réalisant une ou plusieurs fonctions spécifiques :
- un premier étage qui assure les fonctions d'amorçage et éventuellement d'attaque d'un bi-pass,
- un second étage qui assure la sécurité de la motopompe en cas de surpression dans la chaudière 90 et/ou au niveau de la sortie d'eau 5.
En se rapportant à la figure 2, le bloc-cylindre 4 est constitué de trois parties distinctes, référencées respectivement 4a, 4b et 4c. Ces différentes parties sont en plastique et s'emboîtent l'une dans l'autre de manière étanche pour la réalisation des différentes fonctions. Le conduit d'alimentation en eau 40 est un alésage cylindrique réalisé suivant l'axe de la motopompe 1 et du piston 3, traversant les deux premières parties 4a et 4b du bloc-cylindre 4. Un bouchon 4c est accolé contre la partie avale 4b du bloc-cylindre 4. Ce bouchon 4c se fixe sur la partie amont 4a au moyen de vis 40c, ces dernière traversant la partie avale 4b de manière à solidariser les différentes parties du bloc- cylindre 4. Le bouchon 4c permet en outre de monter séparément les différentes clapets dans les différents conduits et dérivations. L'extrémité avale du conduit d'alimentation 40 débouche vers la sortie d'eau 5 communiquant avec la chaudière 90. En se rapportant à la figure 3, la sortie 5 est constituée d'un perçage 50 débouchant d'un côté dans le conduit d'alimentation 40 et de l'autre côté dans une gorge annulaire 51 réalisée sur toute la périphérie du bloc-cylindre 4 et plus précisément sur la périphérie de la partie avale 4b de ce dernier. En se rapportant à la figure 1 , la gorge annulaire 51 communique avec un conduit 5000 réalisé sur le corps 16 formant la chambre de logement du bloc-cylindre 4, ledit conduit 5000 permettant d'amener l'eau vers la chaudière 90. L'utilisation de la gorge annulaire 51 , permet d'avoir en permanence la sortie 5 qui communique avec le conduit 5000, quelle que soit la position angulaire du bloc-cylindre 4 dans le corps 16.
Conformément à l'invention, une première dérivation 60 relie le conduit d'alimentation 40 à un conduit d'évacuation 6. En pratique, la dérivation 60 et le conduit d'évacuation 6 sont formés par l'intermédiaire de perçages et/ou moulages réalisés dans les parties 4a, 4b du bloc-cylindre 4. En se rapportant à la figure 4, le conduit d'évacuation 6 est constitué d'un perçage 600 débouchant d'un côté dans la première dérivation 60 et de l'autre côté dans une gorge annulaire 601 réalisée sur toute la périphérie du bloc-cylindre 4 et plus précisément sur la périphérie de la partie amont 4a de ce dernier. En se rapportant à la figure 1 , le conduit d'évacuation 6 communique avec un conduit 6000 réalisé sur le corps de la chambre 16 de logement du bloc-cylindre 4 et qui permet d'amener l'air et/ou l'eau dans un réservoir de récupération (non représenté), en principe le bac à eau 93 de la machine à café. Cette première dérivation 60 est équipée d'un clapet d'amorçage 60a configuré pour autoriser le passage d'air vers le conduit d'évacuation 6 et pour bloquer le passage d'eau vers ledit conduit d'évacuation. L'utilisation de la gorge annulaire 601 , permet d'avoir en permanence le conduit d'évacuation 6 qui communique avec le conduit 6000, quelle que soit la position angulaire du bloc-cylindre 4 dans le corps de la chambre 16. En se rapportant à la figure 7a, le clapet d ' amorçage 60a est avantageusement une bille montée mobile avec du jeu dans la première dérivation 60, le jeu autorisant le passage d'air mais interdisant le passage d'eau autour de ladite bille. En pratique le jeu est inférieur à 0.2 mm, préférentiellement inférieur à 0.1 mm. L'air étant compressible, il peut passer par cet intervalle. L'eau étant plus consistante que l'air et dans tous les cas incompressible, elle ne peut pas passer par cet intervalle et entraîner la bille pour la plaquer contre son siège.
En tout état de cause, la bille formant le clapet d ' amorçage 60a pourra être associé à un ressort de sorte à ce que ladite bille prenne naturellement appui contre un siège réalisé dans la première dérivation 60, le ressort étant calibré de façon à ce que la pression de l'eau écarte ladite bille de son siège et la plaque contre un second siège permettant d'obturer ladite première dérivation. En pratique le ressort est taré à environ 0.05x10 5 Pa (bar). Toutefois, n'importe quel autre type de clapet permettant d'obtenir un résultat similaire peut être utilisé par l'homme du métier. Le fonctionnement du clapet 60a sera décrit plus en détail dans la suite de la description, en se référant aux figures 6 et 7a.
Dans une autre variante de réalisation représentée sur les figures 7b et
7c, il est possible de remplacer le clapet d'amorçage 60a par une chicane 60b, fixe ou mobile, disposée dans la première dérivation 60. La chicane 60b est configurée pour autoriser le passage d'air vers le conduit d'évacuation 6 et pour bloquer le passage d'eau vers ledit conduit d'évacuation. Cette chicane 60b pourra être constituée d'une succession de gorges 600b, ayant un jeu dans la première dérivation 60 n'excédant pas 0.2 mm, préférentiellement inférieur à 0.1 mm. En se rapportant à la figure 7c, l'extrémité avale de la chicane 60b est pourvue, après les gorges 600b, d'un orifice 601b autorisant le passage de l'air vers le conduit d'évacuation 6. En pratique, au bout de la deuxième ou troisième gorges 600b, l'eau n'arrive plus à traverser les autres gorges, ce qui permet de bloquer l'écoulement. En pratique, le conduit d'alimentation 40 est équipé de deux clapets successifs autorisant le passage vers la sortie d'eau, le premier clapet amont 40a ayant un tarage inférieur au second clapet aval 40b, la dérivation 60 étant disposée entre les deux dits clapets. Préférentiellement, le premier clapet 40a s'ouvre lorsque la pression régnant dans le conduit d'alimentation 40 est supérieure à environ 0.05x10 5 Pa (bar), et le second clapet 40b s'ouvre lorsque la pression régnant dans ledit conduit d'alimentation est supérieure à environ 0.1x10 5 Pa (bar). Cette configuration permet de créer une chambre entre les deux clapets 40a, 40b qui évite les effets de succion (aspiration/refoulement) et qui évite tout refoulement d'eau vers le fourreau de liaison étanche 14, en cas de surpression en aval de la sortie d'eau 5. Les clapets 40a, 40b pourront être constitués d'obturateurs à ressort prenant naturellement appui contre des sièges réalisés dans le conduit d'alimentation 40 pour obturer ce dernier. Les ressorts sont calibrés de façon à ce que la pression de l'eau écarte les obturateurs de leur siège respectif et libère le passage. Toutefois, n'importe quels autres types de clapets permettant d'obtenir un résultat similaire peuvent être utilisés par l'homme du métier. Le fonctionnement de ces clapets 40a, 40b sera décrit plus en détail dans la suite de la description, en se référant aux figures 6 à 9.
En se rapportant aux figures 1 et 2, on peut prévoir une seconde dérivation 70 mettant en communication la portion du conduit d'alimentation 40 située entre le premier clapet 40a et le second clapet 40b, avec la base du piston libre 3. Cette seconde dérivation 70 est formée par l'intermédiaire de perçages et/ou moulages réalisés dans les parties 4a, 4b du bloc-cylindre 4. Cette dérivation 70 est équipée d'un clapet 70a apte à autoriser le passage de l'eau vers le piston 3 lorsque la pression régnant dans la portion du conduit d'alimentation 40 est supérieure à environ 10x10 5 Pa (bar). Le clapet 70a pourra être constitué d'un obturateur à ressort prenant naturellement appui contre un siège réalisé dans la seconde dérivation 70 pour obturer cette dernière, le ressort étant calibré de façon à ce que la pression de l'eau écarte ledit obturateur de son siège et libère le passage. Toutefois, n'importe quel autre type de clapet permettant d'obtenir un résultat similaire peut être utilisé par l'homme du métier. En pratique, cette seconde dérivation 70 joue le rôle d'un limiteur de pression interne formant un by-pass permettant de recycler uniquement de l'eau, sans entraîner le débitmètre 2 lorsque le second clapet aval 40b est en position fermée. Le fonctionnement de ce limiteur de pression sera décrit plus en détail dans la suite de la description, en se référant à la figure 9. Le fait d'intégrer cette seconde dérivation 70 directement dans le bloc- cylindre 4 évite tout problème d'étanchéité, limite l'encombrement de la machine et permet de réduire les coûts.
En se rapportant aux figures 3, 4 et 5 on prévoit avantageusement une troisième dérivation 80 mettant en communication la sortie d'eau 5 avec le conduit d'évacuation 6. Cette troisième dérivation 80 est formée par l'intermédiaire de perçages et/ou moulages réalisés dans les parties 4a, 4b du bloc-cylindre 4. Elle est située dans un autre plan que la seconde dérivation 70. Elle débouche d'un côté dans la gorge annulaire 51 communiquant avec la sortie 5 et de l'autre côté dans la gorge annulaire 601 communiquant avec le conduit d'évacuation 6. Cette troisième dérivation 80 est équipée d'un clapet de sécurité 80a apte à autoriser le passage de l'eau vers le conduit d'évacuation 6 lorsque la pression régnant au niveau de la sortie d'eau 5 est supérieure ou égale à 15x10 5 Pa (bar). Le clapet de sécurité 80a pourra être constitué d'un obturateur à ressort prenant naturellement appui contre un siège réalisé dans la troisième dérivation 80 pour obturer cette dernière, le ressort étant calibré de façon à ce que la pression de l'eau écarte ledit obturateur de son siège et libère le passage. Toutefois, n'importe quel autre type de clapet permettant d'obtenir un résultat similaire peut être utilisé par l'homme du métier. Cette troisième dérivation 80 permet maintenant de refouler l'eau en contre-pression au niveau de la sortie 5, vers le conduit de refoulement 6, et non plus vers le fourreau de liaison étanche 14 dans lequel se déplace le piston libre 3. Le fait d'intégrer cette troisième dérivation 80 directement dans le bloc-cylindre 4 évite tout problème d'étanchéité, limite l'encombrement de la machine et permet de réduire les coûts. La mise en service de cette troisième dérivation 80 sera décrite plus en détail dans la suite de la description, en se référant à la figure 8.
Le fonctionnement des différentes dérivations va maintenant être décrit plus en détail en se référant aux figures 6 à 9. En se rapportant à la figure 6, lorsque le piston 3 débite de l'air dans le conduit d'alimentation 40 (représenté par les flèches blanches) lors de la première utilisation de la motopompe 1 ou lorsque l'alimentation en eau est interrompue, cet air injecté dans le conduit d'alimentation 40 a une pression d'environ 0.05x10 5 Pa (bar).
En arrivant dans le conduit d'alimentation 40, l'air exerce une poussée sur le premier clapet 40a et l'ouvre. En passant le premier clapet 40a, l'air exerce une poussée sur le second clapet 40b, mais le tarage de ce dernier étant supérieur à la pression de l'air, ledit second clapet reste fermé.
En passant le premier clapet 40a, l'air exerce également une poussée sur le clapet 60a disposé dans la première dérivation 60. En se rapportant à la figure 7a, l'air étant compressible, il peut passer au travers de ce clapet d'amorçage 60a et s'échappe vers le conduit d'évacuation 6, sans avoir la possibilité d'atteindre la sortie d'eau 5. De la même façon, dans le cas où le clapet d'amorçage 60a est remplacé par une chicane 60b (figure 7b), l'air peut passer au travers des gorges 600b de cette dernière et atteindre le conduit d'évacuation 6.
En passant le premier clapet 40a, l'air exerce en outre une poussée sur le clapet 70a disposé dans la seconde dérivation 70, mais le tarage de ce clapet étant supérieur à la pression de l'air, ledit clapet reste fermé.
En se rapportant à la figure 8, lorsque le piston 3 débite de l'eau dans le conduit d'alimentation 40 (représenté par les flèches noires), le liquide arrive à une pression d'environ 0.1x10 5 Pa (bar). En arrivant dans le conduit d'alimentation 40, l'eau exerce une poussée sur le premier clapet 4a et l'ouvre. En passant le premier clapet 40a, l'eau exerce une poussée sur le second clapet 40b et l'ouvre également. L'eau peut ainsi être évacuée par la sortie 5. L'eau exerce également une poussée sur le clapet 60a disposé dans la première dérivation 60. L'eau étant plus consistante que l'air et incompressible, elle repousse le clapet d'amorçage 60a contre le second siège permettant d'obturer la dérivation 60. L'eau n'a donc plus la possibilité de s'échapper par le conduit d'évacuation 6. Dans le cas où la chicane 60b est utilisée, l'eau n'a pas la possibilité de traverser la totalité des gorges successives 600b pour atteindre le conduit d'évacuation 6 et reste donc bloqué. L'eau exerce en outre une poussée sur le clapet 70a disposé dans la seconde dérivation 70, mais le tarage de ce clapet étant supérieur à la pression de l'eau débitée, ledit clapet reste fermé.
En passant par la gorge annulaire 51 , l'eau peut exercer une poussée sur le clapet de sécurité 80a disposé dans la troisième dérivation 80, mais le tarage de ce clapet étant supérieur à la pression de l'eau débitée, ledit clapet reste fermé.
Que ce soit dans le cas de la bille ou de la chicane, lorsque la motopompe 1 s'arrête de fonctionner, l'eau s'évacuera lentement mais naturellement par le conduit d'évacuation 6, la pression régnant dans la première dérivation 60 étant alors supérieure à la pression de l'air ambiant
(c'est-à-dire la pression régnant dans le conduit d'évacuation 6).
En se rapportant à la figure 9, lorsque de l'eau en surpression est refoulé depuis la chaudière 90 et/ou lorsque la pression régnant au niveau de la sortie 5 dépasse 15x10 5 Pa (bar) (par exemple suite à un bouchage de la ligne d'eau provoqué par du tartre et combiné à une surchauffe), l'eau exerce une contre- poussée sur le second clapet 40b et le ferme.
En passant par la gorge annulaire 51, le liquide exerce une poussée sur le clapet de sécurité 80a disposé dans la troisième dérivation 80 et l'ouvre. En ressortant alors par l'autre gorge annulaire 601 , le liquide peut atteindre le conduit d'évacuation 6 et être évacué sans avoir à pénétrer dans le fourreau de liaison étanche 14 dans lequel se déplace le piston 3.
Dans cette configuration, le piston 3 continue à débiter de l'eau qui exerce une poussée sur le premier clapet 40a et l'ouvre. Pour les même raisons que celles décrites au paragraphe précédent, l'eau ferme le clapet d'amorçage 60a (ou ne traverse pas la chicane 60b), c'est-à-dire que l'eau ne peut pas s'échapper par le conduit d'évacuation 6. L'eau exerce toutefois une poussée sur le clapet 70a disposé dans la seconde dérivation 70 et l'ouvre pour retourner à la base du piston 3 : l'eau est recyclée.
II faut noter que le fonctionnement de la deuxième et troisième dérivation, respectivement 70, 80, est indépendant du fonctionnement de la première dérivation 60 permettant d'évacuer l'air.
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