Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
BARRIER POST
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/080420
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to barrier posts. The post according to the invention is essentially characterized in that it comprises at least two blocks (10, 20), the block (10) being defined between two surfaces (11, 12) defining a dihedron having an edge (13) and an apical angle α, the value of which is less than ninety degrees, the surface (12) being arranged as a sliding surface (12'), the second block (20) comprising a sliding surface (22') which is substantially complementary to the sliding surface (12'), the two blocks (10, 20) being mounted such that the sliding surfaces (12', 22') thereof rest on each other, an oblong element (30) having a longitudinal axis (31) projecting from the surface (11), and a means (40) for damping the movement by sliding the two blocks one on the other, said damping means (40) being positioned between the two blocks. The invention can be used for shock-absorbing barriers for a collision with any body, particularly but not exclusively, vehicles.

Inventors:
RIGOMER, Renaud (5 Route des Petites Lisses, Combreux, Combreux, F-45530, FR)
Application Number:
FR2010/000874
Publication Date:
July 07, 2011
Filing Date:
December 27, 2010
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
RIGOMER, Renaud (5 Route des Petites Lisses, Combreux, Combreux, F-45530, FR)
International Classes:
E01F13/12
Attorney, Agent or Firm:
FLAVENOT Bernard (ABRITT, 17 rue du Dr. Charcot, La Norville, F-91290, FR)
Download PDF:
Claims:
R E V E N D I C A T I O N S

1. Borne du type barrière comportant au moins deux premier et second blocs (10, 20),

« le premier bloc (10) étant défini sensiblement entre deux première et seconde faces (11 , 12) définissant un dièdre dont l'angle au sommet a une valeur inférieure à quatre-vingt-dix degrés, la première face (11) étant sensiblement définie dans un premier plan (15), la seconde face (12) étant agencée comme une face de glissement (12') définie selon une surface cylindrique (14),

• le second bloc (20) comportant une face (22) agencée comme une face de glissement (22') définie selon une surface cylindrique (24) sensiblement complémentaire de la surface cylindrique (14) du premier bloc (10),

« les deux blocs (10, 20) étant montés en coopération de glissement l'un sur l'autre de façon que leurs faces de glissement (12', 22') reposent l'une sur l'autre,

• un élément oblong (30) défini selon un premier axe longitudinal (31), et

· des moyens (35) pour solidariser ledit élément oblong (30) en saillie sur la première face (11) du premier bloc (10) de façon que son axe longitudinal (31) fasse, avec le premier plan, un angle non nul, optionnellement de quatre-vingt-dix degrés,

caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre des moyens d'amortissement (40) du déplacement par glissement des deux blocs l'un sur l'autre, ces dits moyens d'amortissement étant interposés entre les deux dits blocs.

2. Borne selon la revendication 1 , caractérisée par le fait que lesdits moyens d'amortissement (40) sont irréversibles.

3. Borne selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ces dits moyens d'amortissement irréversibles (40) sont constitués par au moins une cartouche (42) à paroi (44) déformable. 4. Borne selon la revendication 3, caractérisée par le fait que les moyens d'amortissement irréversibles (40) comportent en outre une rainure réalisée suivant un second axe longitudinal (114) dans l'un des deux blocs (10, 20) et débouchant sur la face de glissement (12', 22') du bloc dans lequel elle est réalisée, cette dite rainure étant définie de façon que ladite cartouche (42) soit apte à s'y encastrer, et des moyens pour coupler une paroi (42-2 ; 42-1) de ladite cartouche (42) perpendiculaire au dit second axe longitudinal (114) quand ladite cartouche est encastrée dans la rainure, avec le bloc dans lequel cette dite rainure n'est pas réalisée. 5. Borne selon la revendication 4, caractérisée par le fait que ladite cartouche (42) à la forme d'une boîte à paroi d'aluminium optionnellement en nid d'abeille, présentant sensiblement selon l'une des formes suivantes : un parallélépipède rectangle, un cylindre de révolution. 6. Borne selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisée par le fait que ledit second axe longitudinal (114) est sensiblement perpendiculaire à l'arête (13) du dit dièdre.

7. Borne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte des moyens pour guider le glissement du premier bloc (10) par rapport au second bloc (20), quand le premier bloc se déplace par rapport au second bloc sous l'action d'un choc (Fi) appliqué sur l'élément oblong (30). 8. Borne selon la revendication 7, quand elle dépend de la revendication 4, caractérisée par le fait que les moyens pour guider le glissement du premier bloc (10) par rapport au second bloc (20) sont constitués par deux glissières (71 , 72) montées en coopération avec les deux blocs en étant situées de part et d'autre d'un plan médian contenant ledit premier axe longitudinal (31) et perpendiculaire à l'arête (13) du dièdre, ces deux glissières définissant une direction de glissement (Dg) sensiblement parallèle au dit second axe longitudinal (114).

9. Borne selon la revendication 8, caractérisée par le fait qu'au moins l'une des deux glissières (71 , 72) est constituée d'une pièce femelle (74) comportant une gorge longitudinale (76) débouchant sur la paroi latérale de ladite pièce femelle, et d'une pièce mâle (78) en forme d'ergot, d'une section transversale sensiblement complémentaire de celle de ladite gorge longitudinale (76) de façon que cet ergot soit apte à parcourir au moins une partie de la longueur de ladite gorge.

10. Borne selon l'une des revendications précédentes quand elle dépend de la revendication 4, caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre :

• au moins une saignée (110) réalisée dans la face (22) du second bloc (20) agencée en face de glissement (22') selon une direction parallèle à celle du second axe longitudinal (114),

· au moins un crochet (100) monté solidaire du premier bloc (10) en saillie de sa seconde face (12) et situé à une distance éloignée de l'arête (13), de façon qu'il soit apte à plonger dans ladite saignée (110) et à la parcourir sur une distance non nulle quand les deux blocs (10, 20) sont montés en coopération de glissement l'un sur l'autre, et

· une butée (120) réalisée dans la saignée à proximité de l'extrémité de cette saignée (110) située près de ladite arête (13), ladite butée (120) étant agencée en coopération avec ladite saignée (110) de façon à accrocher ledit crochet (100) quand ledit premier bloc a glissé sur le second bloc sous l'action d'un choc (Fi) appliqué sur l'élément oblong (30), pour arrêter le glissement du premier bloc (10) par rapport au second bloc (20) et optionnellement favoriser le basculement du premier bloc enfin de course.

Description:
BORNE DE TYPE BARRIERE

La présente invention concerne les bornes de type barrières destinées à réaliser des barrières proprement dites avec amortissement de chocs, pour constituer par exemple, mais non exclusivement, des dispositifs permettant d'arrêter tout objet en mouvement, par exemple un véhicule automobile ou analogue, pour assurer la sécurité de certains lieux, par exemple ceux qui sont susceptibles d'être attaqués par des véhicules dits "béliers", ou pour assurer la sécurité des passagers dans certains véhicules, par exemple en bas de côtes pour arrêter des véhicules lourds dont les freins auraient lâché, en bout de pistes d'aéroports pour arrêter des avions lors d'incidents d'atterrissage, etc..

Il existe déjà des bornes de type barrières, par exemple celles qui sont décrites et illustrées dans les documents EP-A-1279771 et US 2005/135878 A1. Mais elles ne donnent pas entière satisfaction car elles ne permettent pas d'atteindre les buts essentiels mentionnés ci-dessus, à savoir l'arrêt des véhicules et l'amortissement des chocs subis par ces véhicules.

C'est pour cette raison que le Demandeur a réalisé une borne de type barrière qui a fait l'objet du dépôt du EP-A-1 964 974.

Cette borne barrière donne de bons résultats, notamment par rapport aux dispositifs de l'art antérieur en ce domaine. Cependant, soucieux de perfectionner la borne barrière selon sa première invention, le Demandeur se propose de réaliser une borne barrière d'une structure qui la rende encore plus fiable tout en étant moins lourde et moins encombrante, qui lui permette d'être facilement réalisée industriellement, tout en étant encore moins dangereuse pour les personnes transportées par les véhicules qu'elles visent à arrêter, comme des automobiles, aéronefs au sol, etc..

Plus précisément, la présente invention a pour objet une borne du type barrière comportant au moins deux premier et second blocs,

• le premier bloc étant défini sensiblement entre deux première et seconde faces définissant un dièdre dont l'angle au sommet a une valeur inférieure à quatre-vingt-dix degrés, la première face étant sensiblement définie dans un premier plan, la seconde face étant agencée comme une face de glissement définie selon une surface cylindriqué,

• le second bloc comportant une face agencée comme une face de glissement définie selon une surface cylindrique sensiblement complémentaire de la surface cylindrique du premier bloc,

les deux blocs étant montés en coopération de glissement l * un sur l'autre de façon que leurs faces de glissement reposent l'une sur l'autre,

un élément oblong défini selon un premier axe longitudinal, et · des moyens pour solidariser ledit élément oblong en saillie sur la première face du premier bloc de façon que son axe longitudinal fasse, avec le premier plan, un angle non nul, optionnellement de quatre-vingt-dix degrés,

caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre des moyens d'amortissement du déplacement par glissement des deux blocs l'un sur l'autre, ces dits moyens d'amortissement étant interposés entre les deux dits blocs.

D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description suivante donnée en regard des dessins annexés à titre illustratif mais nullement limitatif, dans lesquels :

La figure 1 représente une vue en coupe transversale schématique d'un mode de réalisation de la borne de type barrière selon l'invention, et

Les figures 2 à 5 représentent un mode de réalisation industrielle de la borne barrière selon l'invention en accord avec la figure 1 ; les figures 2 et 3 étant des vues de côté ; les figures 4 et 5 étant des vues en perspective ; les figures 2 et 4 représentant la borne barrière selon l'invention dans sa configuration initiale, c'est-à-dire avant qu'elle ait joué son rôle de barrière, les figures 3 et 5 la représentant dans une configuration prise après qu'elle ait joué son rôle de barrière, par exemple après avoir subi l'impact d'un véhicule bélier comme schématiquement illustré sur la figure 3.

La présente invention concerne, en référence aux figures annexées, une borne du type barrière comportant au moins deux premier et second blocs 10, 20. Le premier bloc 10 est défini sensiblement entre deux première et seconde faces 11 , 12 définissant un dièdre d'arête 13, matérialisée ou virtuelle, et dont l'angle au sommet a a une valeur inférieure à quatre-vingt- dix degrés, préférentiellement égale à environ quarante-cinq degrés, la seconde 12 de ces première et seconde faces 11 , 12 étant agencée comme une face de glissement 12' définie selon une surface cylindrique 14.

Il est précisé que, par " surface cylindrique", il est compris, au sens de la présente description, une surface engendrée par une droite se déplaçant parallèlement à elle-même en s'appuyant sur une directrice qui peut être de toute forme, courbe, brisée, rectiligne, etc. Dans le mode de réalisation illustré, cette surface cylindrique est sensiblement plane, sa direction étant rectiligne.

Quant à l'autre première face 11 , elle est sensiblement définie dans un premier plan 15, c'est-à-dire elle se présente sous une forme générale plane.

Le second bloc 20 comporte une face 22 agencée comme une face de glissement 22' définie selon une surface cylindrique 24 sensiblement complémentaire de la surface cylindrique 14 du premier bloc 10.

Les deux blocs 10, 20 sont montés en coopération de glissement l'un sur l'autre de façon que leurs faces de glissement respectives 12', 22' reposent l'une sur l'autre. Les figures 1 , 2 et 4 représentent la borne dans sa configuration dite "initiale", c'est-à-dire avant qu'elle ait subi un choc de la part d'un objet ou d'un corps comme un véhicule Ve (fig. 3), tandis que les figures 3 et 5 représentent la borne dans une configuration prise après qu'elle ait subi un choc comme explicité ci-après.

Les deux blocs 10, 20 peuvent être réalisés en tout matériau qui présente une certaine rigidité et une certaine solidité, comme du béton ou du métal, ou peuvent être constitués d'une armature métallique autour de laquelle aura été coulé du béton. Selon une autre possibilité, l'un des blocs, par exemple le bloc 10, peut être en un matériau comme du métal, l'autre, le bloc 20, en un autre matériau comme du béton. La borne comporte en outre un élément oblong 30 défini selon un premier axe longitudinal 31 et des moyens 35 pour solidariser cet élément oblong en saillie sur la première face 11 du premier bloc 10 de façon que son axe longitudinal 31 fasse, avec le premier plan 15, un angle non nul, optionnellement de quatre-vingt-dix degrés comme illustré sur les figures.

Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la borne comporte en outre des moyens d'amortissement 40 du déplacement par glissement des deux blocs l'un sur l'autre.

Ces moyens d'amortissement 40 sont interposés entre les deux blocs 10, 20 et peuvent être réalisés de différentes façons. Ils peuvent par exemple être de type élastique pneumatique avec un gaz, ou de type hydraulique avec de l'huile. Cependant, de façon préférentielle et avantageuse, pour des questions de fiabilité sur une longue durée, selon une autre caractéristique de l'invention, ces moyens d'amortissement 40 sont irréversibles.

Selon une caractéristique de l'invention, les moyens d'amortissement irréversibles 40 comportent une cartouche 42, une rainure réalisée suivant un second axe longitudinal 114 dans l'un des deux blocs 10, 20 et débouchant sur la face de glissement 12', 22' du bloc dans lequel elle est réalisée, cette rainure étant définie de façon que la cartouche 42 soit apte à s'y encastrer, et des moyens pour coupler une paroi 42-2, 42-1 de la cartouche perpendiculaire au second axe longitudinal 114 quand la cartouche est encastrée dans la rainure, avec le bloc dans lequel cette rainure n'est pas réalisée.

Selon un premier mode de réalisation comme celui illustré sur la figure 1 , les moyens pour coupler une paroi de la cartouche 42 quand elle est encastrée dans la rainure 51 , 52, avec le bloc dans lequel cette rainure n'est pas réalisée, sont constitués par une autre rainure 52, 51 réalisée suivant le second axe longitudinal 114 dans ce dernier bloc et débouchant sur la face de glissement de ce dernier bloc.

Dans ce cas, ces deux rainures 51 , 52 sont définies de façon que la cartouche 42 soit apte à s'encastrer dans les deux rainures 51 , 52, et que la profondeur P51 et P52 cumulée des deux rainures définie dans un second plan perpendiculaire au second axe longitudinal 114 soit comprise entre deux valeurs égales respectivement à la hauteur H (cette valeur limite étant comprise) de la cartouche prise dans ce second plan quand la cartouche est encastrée dans les deux rainures 51 , 52, et au double de cette hauteur H (cette valeur limite étant non comprise). Cette dernière caractéristique peut s'écrire selon la formule mathématique suivante :

Selon un deuxième mode de réalisation non spécifiquement illustré mais qui se déduit de la représentation du mode de réalisation décrit ci- dessus en regard de la figure 1 , les moyens pour coupler une paroi de la cartouche 42 quand elle est encastrée dans la rainure, avec le bloc dans lequel cette rainure n'est pas réalisée, sont constitués par le fait que la rainure est une rainure réalisée dans le second bloc 20 comme la rainure 52, mais d'une profondeur au moins égale à la hauteur H de la cartouche, et que le premier bloc 10 ne comporte pas de rainure. En revanche, ces moyens de couplage comportent en outre une patte solidaire du premier bloc 10 et faisant saillie sur sa face de glissement 12' de façon que, lorsque la borne est dans sa configuration initiale et que la cartouche 42 est encastrée dans la rainure, cette patte plonge dans cette rainure, juste en regard et à proximité de la paroi 42-2 définie ci-avant qui est la plus éloignée de l'arête 13, figure 1.

Selon un troisième mode de réalisation non spécifiquement illustré mais qui se déduit de la représentation du mode de réalisation décrit ci- dessus en regard de la figure 1 , les moyens pour coupler une paroi de la cartouche 42 quand elle est encastrée dans la rainure, avec le bloc dans lequel cette rainure n'est pas réalisée, sont constitués par le fait que la rainure est une rainure réalisée dans le premier bloc 10 comme la rainure 51, mais d'une profondeur au moins égale à la hauteur H de la cartouche, et que le second bloc 20 ne comporte pas de rainure. En revanche, ces moyens de couplage comportent en outre une patte solidaire du second bloc 20 et faisant saillie sur sa face de glissement 22' de façon que, lorsque la borne est dans sa configuration initiale et que la cartouche 42 est encastrée dans la rainure, cette patte plonge dans cette rainure, juste en regard et à proximité de la paroi 42-1 définie ci-avant qui est la plus proche de l'arête 13, figure 1.

Selon une réalisation préférentielle sur les plans industriel et économique, pour une facilité de fabrication et de fiabilité de la borne, la cartouche 42 est en forme de boîte sensiblement parallélépipédique rectangle ou cylindrique de révolution, avantageusement à paroi d'aluminium et préférentiellement de type en nid d'abeille.

Pour un fonctionnement optimal de la borne barrière lorsqu'elle est soumise à un choc, il est en outre avantageux que le second axe longitudinal 114 soit sensiblement perpendiculaire à l'arête 13 du dièdre et que la borne barrière comporte des moyens pour guider le glissement du premier bloc 10 par rapport au second bloc 20, lorsque le premier bloc se déplace par rapport au second bloc sous l'action d'un choc appliqué sur l'élément oblong 30 comme schématisé par la flèche Fi sur la figure 1.

Selon une réalisation préférentielle, ces moyens pour guider le déplacement par glissement du premier bloc 10 par rapport au second bloc 20 sont constitués par deux glissières 71 , 72 montées en coopération avec les deux blocs en étant situées de part et d'autre d'un plan médian contenant le premier axe longitudinal 31 de l'élément oblong 30 et perpendiculaire à l'arête 13 du dièdre, avantageusement symétriquement par rapport à ce plan médian, ce plan médian étant par exemple le plan de coupe selon la figure 1 , ces deux glissières définissant une direction de glissement Dg sensiblement parallèle au second axe longitudinal 114 (figure 5).

Selon une réalisation possible, au moins l'une des deux glissières 71 ,

72, préférentiellement les deux, figures 2 à 5, est constituée d'une pièce femelle 74 comportant une gorge longitudinale 76 débouchant sur la paroi latérale de cette pièce femelle, et d'une pièce mâle 78 en forme d'ergot, la section transversale de cet ergot 78 étant sensiblement complémentaire de celle de la gorge longitudinale 76 de façon qu'il soit apte à parcourir au moins une partie de la longueur de cette gorge longitudinale 76. De façon avantageuse, il est en outre préférable que les pièces femelle 74 et mâle 78 soient respectivement solidaires du second bloc 20 et du premier 10, comme dans le mode de réalisation illustré.

De façon préférentielle, comme plus particulièrement illustré sur les figures 2, 3 et 5, la borne selon l'invention comporte en outre au moins une saignée 110 réalisée dans la face 22 du second bloc 20 agencée en face de glissement 22', cette saignée étant réalisée selon une direction parallèle à celle du second axe longitudinal 14.

Pour un fonctionnement amélioré de la borne, comme visible sur la figure 5, la borne comprend, de façon très avantageuse, deux saignées 110 situées respectivement de chaque côté de la rainure 52.

La borne comporte aussi au moins un crochet 100, illustré en traits interrompus sur les figures 2 et 3, monté solidaire du premier bloc 10 en saillie de sa seconde face 12 et situé à une distance éloignée de l'arête 13, en fait vers une partie du bloc 10 opposé à celle qui comprend l'arête 13. Ce crochet est en outre agencé sur cette face 12 de façon qu'il soit apte à plonger dans la saignée 110 et à la parcourir sur une distance non nulle quand les deux blocs 10, 20 sont montés en coopération de glissement l'un sur l'autre.

La borne comprend en outre uné butée 120 réalisée dans la saignée

110, de préférence à proximité de l'extrémité de cette saignée qui est située près de l'arête 13.

Une telle butée peut être réalisée de différentes façons. Par exemple, elle peut être constituée d'une paroi d'extrémité verticale de cette saignée. Cependant, comme illustré, elle est avantageusement constituée d'une barre ou analogue noyée dans le second bloc 20 et traversant la saignée 110.

Cette butée 120, comme la barre définie ci-dessus, est en outre agencée en coopération avec la saignée 110 de façon à accrocher le crochet 100, c'est-à-dire le retenir, figure 3, quand le premier bloc 10 a glissé sur le second bloc 20 sous l'action d'un choc Fi, figure 1 , appliqué sur l'élément oblong 30 pour, d'une part arrêter le glissement du premier bloc par rapport au second bloc, et d'autre part optionnellement favoriser le basculement du premier bloc en fin de course, au moyen d'une échancrure 130, figures 3 et 5.

Ce basculement a pour effet d'absorber une part supplémentaire de l'énergie du choc sur le corps oblong 30, ainsi que de relever encore plus la partie du bloc 10 qui peut recevoir l'avant du véhicule, comme dans le cas de l'application selon la figure 3, et donc d'éloigner encore plus, s'il le fallait, cet avant du véhicule Ve de la surface du sol So afin que les roues avant Ro soient à coup sûr en suspension dans le vide, comme explicité ci-après.

Le fonctionnement de la borne barrière selon l'invention telle que décrite ci-dessus, est sensiblement le même que celui décrit dans la Demande de Brevet Français au nom du Demandeur citée dans le préambule, et ne sera donc pas plus amplement décrit ici, par l'unique souci de simplifier la présente description.

Il est cependant précisé que le second bloc 20 est enfoui dans le sol So et fixé dans ce dernier, figure 3, par tout moyen, avec si nécessaire des pieux ou analogues, ou coulé dans une dalle de béton, etc., et de façon en outre que, lorsque la borne est dans sa configuration "initiale", c'est-à-dire avant un choc, figures 1 , 2 et 4, la première face 11 du premier bloc soit sensiblement dans le même plan que la surface du sol So.

Quand la borne subit un choc Fi sur l'élément oblong 30 qui est hors du sol So, le premier bloc 10 subit un déplacement par glissement sur le second bloc 20 pour prendre une position comme celle illustrée sur les figures 3 et 5.

Il est souligné que, lorsque le choc est provoqué par un véhicule Ve, figure 3, ce dernier peut reposer par sa partie avant sur le premier bloc 10 puisque, en se déplaçant, ce dernier s'élève en créant derrière lui un fossé Fo. Ceci a pour conséquence de laisser dans le vide les roues avant Ro du véhicule Ve (qui sont le plus souvent les roues motrices), et donc d'immobiliser le véhicule, ce qui est un avantage dans le cas d'une attaque par un véhicule bélier. En effet, dans ce cas, le véhicule reste bloqué sur place et ne peut pas être enlevé pour être entièrement détruit en d'autres lieux, notamment pour éviter que l'on puisse retrouver des indices d'identification des auteurs de l'attaque. En outre, lors du déplacement du premier bloc 10 par rapport au second 20, ce premier bloc 10 est guidé grâce aux deux glissières 71, 72.

Dans le cas du premier mode de réalisation des moyens de couplage décrit ci-avant et illustré sur la figure 1 , lors de ce déplacement, la rainure 51 se décale par rapport à l'autre rainure 52 suivant l'axe longitudinal 114, ce qui a pour conséquence d'écraser la cartouche 42 en aluminium puisqu'elle est prise en sandwich par ses deux extrémités 42-1 , 42-2 entre les deux parois latérales opposées des deux rainures.

Dans le cas des deuxième et troisième modes de réalisation des moyens de couplage, lorsque le premier bloc 10 se déplace en glissant sur le second bloc 20, en passant par exemple de sa position Po à sa position Pi, figure 1 , la cartouche est déformée et comprimée en étant prise en sandwich entre la patte et un bord de la rainure.

Une des positions possibles du premier bloc 10 après un choc Fi sur le corps oblong 30, par rapport au second bloc 20 qui, lui, reste fixe puisque étant encastré dans le sol So, est illustrée en traits interrompus sous la référence Pi, tandis que la position initiale du bloc 10 est représentée en traits continus sous la référence Po.

Sur la figure 1 , la cartouche 42 écrasée avec ses parois pliées par exemple en accordéon, après absorption d'un choc comme explicité ci- avant, est illustrée en traits interrompus.

L'écrasement de la boîte en aluminium, en combinaison avec l'énergie absorbée pour soulever, flèche Fel, par glissement le bloc 10 de sa position Po à sa position Pi par rapport au bloc 20 (voir les explications dans la Demande de Brevet Français du Demandeur mentionnée au préambule de la présente description), permet d'amortir progressivement le choc Fi, et ainsi d'atteindre encore plus sûrement les buts de l'invention mentionnés au préambule de la présente description.

Quand la borne selon l'invention comprend un crochet (ou des crochets) 100, une saignée (ou des saignées) 110 et une butée (ou des butées) 120 comme décrit auparavant, le déplacement en glissement du premier bloc 10 sur le second bloc 20 sous l'effet d'un choc Fi sur l'élément oblong 30 est amorti par : (i) les forces de frottement des deux faces de glissement 12', 22' l'une sur l'autre,

(ii) l'énergie absorbée quand il monte la rampe que constitue la face de glissement 22' du second bloc 20,

(iii) l'écrasement de la cartouche 42, et

(iv) son basculement sur le sommet du second bloc 20 quand le crochet 100 s'accroche sur la butée 120, en notant que ce basculement est favorisé par l'échancrure courbe 130 réalisée dans la seconde face 12 de ce premier bloc 10.

II faut en outre souligner que, le crochet 100 coopérant avec la butée

120 en fin de course du glissement du premier bloc 10 sur le second 20, les deux blocs ne se dissocient pas l'un de l'autre, ce qui favorise l'éventuelle remise en configuration initiale de la borne, par exemple à l'aide d'un appareil de levage ou analogue, après la mise en place d'une nouvelle cartouche 42.

A la lecture de la description faite ci-dessus, on constate aisément que, par rapport aux bornes de l'art antérieur, notamment celle qui est décrite dans la Demande de Brevet Français ci-avant référencée, la borne de type barrière selon la présente invention peut être de dimensions plus réduites et nécessite moins de matière pour la réalisation des deux blocs. Elle est également moins lourde et donc plus facilement transportable vers ses lieux d'implantation, tout en n'étant pas malgré tout déplaçable manuellement.

Tous ces avantages contribuent incontestablement à un faible coût de revient global de la borne selon l'invention.