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Patent Searching and Data


Title:
CAM HARNESS MOUNTING MECHANISM, WEAVING MACHINE FITTED THEREWITH, METHOD FOR ASSEMBLING SAID MECHANISM
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2005/098108
Kind Code:
A1
Abstract:
The mechanism (10) comprises several cams (18) which are mounted on a common drive shaft (20) and provided with roller tracks (18A, 18B) for cam followers that are mounted on oscillating levers, wherein the drive shaft is supported with the aid of two openings (16A, 16B) which are made in the two single-pieced parts (16C, 16D) of the frame (16) of the mechanism (10) and whereby the shaft runs through one thereof (16A). The shaft (20) extends from the first opening (16A) in the direction of the second opening (16B) along a length (L20) which is less than the distance (D16) between said openings (16A, 16B),and detachable means (40, 50), which form an extension piece and a support, join the end (20B) of the shaft (20) located between the openings (16A, 16B) to the second opening (16B) and the difference (lE) between the distance (D16) between the openings (16A, 16B) and the length (L20) along which the shaft (20) extends between the openings is greater than the width (l18) of a cam (18).

Inventors:
Pages, Jean-pierre (47 rue de la Failleuche, Faverges, F-74210, FR)
Application Number:
PCT/FR2005/000730
Publication Date:
October 20, 2005
Filing Date:
March 25, 2005
Export Citation:
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Assignee:
Staubli, Faverges (Place Robert Stäubli, Faverges, F-74210, FR)
Pages, Jean-pierre (47 rue de la Failleuche, Faverges, F-74210, FR)
International Classes:
D03C5/02; D03C5/00; (IPC1-7): D03C5/02
Attorney, Agent or Firm:
Myon, Gérard (CABINET LAVOIX, 62 rue de Bonnel, Lyon Cédex 03, F-69448, FR)
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Description:
MECANIQUE D'ARMURE A CAMES, METIER A TISSER EQUIPE D'UNE TELLE MECANIQUE ET PROCEDE D'ASSEMBLAGE D'UNE TELLE MECANIQUE

L' invention a trait à une mécanique d' armure à cames pour métier à tisser ainsi qu'à un métier à tisser équipé d'une telle mécanique et à un procédé d'assemblage d'une telle mécanique. Dans le domaine des métiers à tisser, on connaît des mécaniques d'armure à cames qui comprennent une série de leviers oscillants en nombre égal à celui des cadres de lisses à monter sur le métier, chaque levier oscillant étant prévu pour être attelé à l'un des cadres et équipé de deux galets qui coopèrent avec les deux pistes d'une came complémentaire entraînée en rotation par un arbre commun. Lors de la fabrication initiale de la mécanique ou lors de la modification de l'armure, les cames, qui sont en général en nombre compris entre quatre et douze, doivent être montées sur leur arbre d'entraînement. Ce montage doit être effectué avec une grande précision afin d' éviter ou de limiter dans une très large mesure les jeux entre les pistes conjuguées des cames et les galets suiveurs. Dans certaines mécaniques connues, le bâti de la mécanique définit deux demi paliers sur lesquels sont rapportés des colliers ou brides formant l'autre moitié des paliers après que l'arbre commun équipé des cames ait été mis en place sur les demi paliers formés par le bâti. Cette technique induit des imprécisions dans le positionnement de l'arbre par rapport au bâti, de sorte que la valeur de l'entraxe entre l'axe de l'arbre des cames et l'axe d'articulation des leviers oscillants ne peut pas être garantie avec précision, de même que le parallélisme de ces axes . Pour obtenir un bon positionnement des axes géométriques principaux de la mécanique, il est connu d'utiliser des bâtis dans lesquels sont définis deux orifices de support de l'arbre commun des cames, avec interposition de paliers. Dans ce cas, il est connu de monter les différentes cames sur un fourreau ou « canon », à l'extérieur de la mécanique puis de disposer le canon équipé des cames bloquées en rotation et indexées angulairement entre les deux parties du bâti dans lesquelles sont définis les orifices monobloc, puis d'introduire l'arbre d' entraînement à travers l'un de ces orifices, à travers le fourreau puis à travers le second orifice. Cette technique nécessite la manipulation de pièces lourdes et encombrantes lors de la mise en place du canon dans le bâti de la mécanique. Le montage des cames sur le canon doit avoir lieu à l'extérieur de la machine, sur un établi, ce qui nécessite des moyens de transport et engendre une perte de temps. C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en proposant une mécanique d'armure dans laquelle le montage et le démontage des cames peuvent être réalisés sur la machine elle même, sans perte de temps, sans faire appel à des outillages spécifiques et sans nuire à la précision du positionnement de leur arbre commun d'entraînement par rapport au bâti de la mécanique et aux leviers oscillants coopérants avec ces cames. Dans cet esprit, l'invention concerne une mécanique d'armure à cames pour métier à tisser, cette mécanique comprenant plusieurs cames montées sur un arbre d'entraînement commun et pourvue de pistes de roulement de galets suiveurs eux-mêmes montés sur des leviers oscillants, cet arbre d'entraînement étant supporté au moyen de deux orifices ménagés dans deux parties monobloc du bâti de la mécanique et dont l'un est traversé par cet arbre. Cette mécanique est caractérisée en ce que l'arbre précité s'étend, à partir du premier orifice et en direction du second orifice, sur une longueur inférieure à la distance entre ces orifices, alors que des moyens amovibles formant prolongateur et support relient l'extrémité de cet arbre située entre ces orifices au second orifice et alors que la différence entre la distance entre les orifices et la longueur sur laquelle s'étend l'arbre entre ces orifices est supérieure à la largeur d'une came. Grâce à l'invention, un espace est créé entre l'extrémité de l'arbre et la partie du bâti dans laquelle est ménagé le second orifice, ce qui permet d'utiliser cet espace, avant mise en place des moyens formant prolongateurs ou après retrait de ceux-ci, pour mettre en place les cames sur l'arbre déjà installé dans le bâti. Les cames sont mises en place individuellement sur leur arbre d'entraînement, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser un canon, chaque came ayant une masse et un encombrement compatible avec une manipulation aisée. Selon des aspects avantageux mais non obligatoires, une mécanique d' armure peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes prises dans toutes combinaisons techniquement admissibles : - Les moyens formant prolongateur et support portent ou forment un palier de support de l'extrémité de l'arbre situé entre les deux orifices Les moyens formant prolongateur et support comprennent un embout apte à être rapporté sur l'extrémité de l'arbre et à exercer sur les cames montées sur cet arbre un effort axial de blocage en rotation des cames par adhérence. Cet embout est avantageusement solidaire en rotation de l'extrémité de l'arbre. Il peut s'étendre axialement jusqu'au niveau du second orifice du bâti dans lequel il inséré, avec interposition d'un palier. Les moyens formant prolongateur et support comprennent un manchon monté de façon amovible dans le second orifice et qui s'étend en direction de l'extrémité de l'arbre. Ce manchon s'étend avantageusement jusqu'au niveau de cette extrémité qu'il entoure, avec interposition d'un palier. Lorsqu'un embout est prévu, le manchon peut s'étendre axialement jusqu'au niveau de cet embout, avec interposition d'un palier. L'invention concerne également un métier à tisser équipé d'une mécanique d'armure telle que précédemment décrite. Un tel métier est plus économique, plus facile à configurer et plus fiable que les métiers connus. L'invention concerne également un procédé d'assemblage d'une mécanique d'armure telle que précédemment décrite et, plus spécifiquement, un procédé qui comprend des étapes consistant à : - mettre en place l'arbre commun d'entraînement des cames dans le bâti de la mécanique ; déplacer au moins une came, selon une direction globalement perpendiculaire à un axe longitudinal de l'arbre et dans un volume défini entre l'extrémité libre de cet arbre et une partie monobloc du bâti, jusqu'à aligner sensiblement un alésage central de cette came avec cet arbre ; déplacer alors cette came selon une direction globalement parallèle à l'axe longitudinal de l'arbre et dans un sens dirigé à l'opposé de la partie précitée du bâti, jusqu'à entourer l'arbre avec cette came et installer de façon amovible des moyens formant prolongateur et support et reliant cette extrémité à un orifice ménagé dans la partie précitée du bâti. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre de deux modes de réalisation d'une mécanique d'armure, d'un métier à tisser et d'un procédé conformes à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une représentation schématique partielle de principe d'un métier à tisser conforme à l'invention, une partie de la mécanique étant arrachée pour la clarté du dessin ; - la figure 2 est une coupe à plus grande échelle selon la ligne II-II à la figure 1 ; - la figure 3 est une coupe analogue à la figure 2, alors que la mécanique est en cours d'assemblage et - la figure 4 est une représentation schématique de principe, en coupe partielle dans un plan analogue à celui de la figure 2, d'une mécanique conforme à un second mode de réalisation de l'invention. Le métier à tisser M représenté à la figure 1 comprend plusieurs cadres de lisses dont un seul est visible sur cette figure avec la référence 1. Les différents cadres du métier M sont animés d'un mouvement d'oscillations verticales représenté par la double flèche Fi et imprimé par une mécanique à cames 10 dont les leviers de sortie 11 attaquent respectivement des bielles 12 associées à des leviers coudés 13 et reliés entre eux et aux cadres par des bielles 14. Les leviers 11 sont prévus en nombre équivalent au nombre de cadres de lisses 1 et montés pivotants, comme représenté par la double flèche F2, autour de l'axe longitudinal Xi5 d'un arbre commun 15 soutenu par le bâti 16 de la mécanique 10. La mécanique 10 comprend également plusieurs cames complémentaires 18 définissant chacune deux pistes 18A et 18B sur lesquelles viennent respectivement en appui des galets 19A et 19B portés par les leviers 11. Les cames 18 sont montées sur un arbre commun 20 qui est supporté par le bâti 16 et dont une première extrémité 2OA porte une roue 21 à denture conique destinée à coopérer avec un pignon 22 à denture conique et formant un réducteur permettant l'entraînement de l'arbre 20 autour de son axe longitudinal X2o- Pour supporter l'arbre 20 et les cames 18, le bâti 16 est percé de deux orifices 16A et 16B à section circulaire et dont les axes centraux respectifs sont globalement alignés entre eux et avec l'axe X20 lorsque l'arbre 20 est en place dans le bâti 16. Les orifices 16A et 16B sont respectivement formés dans une nervure intermédiaire 16C et dans un côté 16D du bâti 16 qui sont monoblocs. Un palier 23 est disposé dans l'orifice 16A et permet de supporter l'arbre 20 qui s'étend de part et d'autre de la nervure 16C. A partir de l'orifice 16A, l'arbre 20 s'étend en direction de l'orifice 16B sur une longueur L2o qui est strictement inférieure à la distance D16 entre les orifices 16A et 16B, c'est-à-dire la distance entre les faces en regard des parties 16C et 16D du bâti 16. Il est ainsi créé un espace E représenté en grisé à la figure 3 de largeur 1E égale à la différence de la distance Di6 et de la longueur L20• L'espace E peut être utilisé pour mettre en place les cames 18 sur l'arbre 20 dans la mesure où la largeur 1E est supérieure à la largeur li8 des cames 18. En effet, comme représenté à la figure 3, une came 18 peut être insérée dans l'espace E dans le sens de la flèche F3, c'est-à-dire selon une direction globalement perpendiculaire à l'axe X20/ cette came 18 étant insérée entre le côté 16D du bâti 16 et l'extrémité libre 2OB de l'arbre 20. Lorsque l'alésage central 18C de la came 18 est globalement aligné avec l'axe X2O, il est possible de déplacer cette came dans le sens de la flèche F4 à la figure 3, c'est-à-dire en direction de la nervure 16C, pour que cette came vienne entourer l'extrémité 2OB de l'arbre 20. On peut alors orienter angulairement la came 20 pour aligner un perçage axial de celle-ci prévu à cet effet avec une tige d' indexation angulaire 24 précédemment mise en place dans les orifices correspondants alignés des cames déjà installées sur l'arbre 20. Lorsque toutes les cames prévues pour la mécanique 10 ont été installées sur l'arbre 20 comme indiqué ci-dessus, on relie l'extrémité 2OB de l'arbre 20 au côté 16D du bâti 16 au moyen d'un embout 40 et d'un manchon 50 solidarisés respectivement avec l'arbre 20 et avec le côté 16D. L'embout 40 est destiné à prolonger l'arbre 20 en direction de l'orifice 16B et il est pourvu d'une rainure 4OC destinée à coopérer avec un tenon 2OC prévu sur l'extrémité 2OB de l'arbre 20, ce qui permet de solidariser en rotation les éléments 20 et 40 et de sécuriser ainsi l'entraînement angulaire de l'embout 40 par l'arbre 20. L'embout 40 comprend une jupe 4OD destinée à entourer l'extrémité 2OB de l'arbre 20 et à venir en appui sur la came 18 la plus proche de cette extrémité 8 en exerçant ainsi sur l'empilement de cames 18 un effort représenté par les flèches F5 et dirigé vers une bague 25 montée sur l'arbre 20 et formant un épaulement. Cet effort permet un blocage en rotation des cames par adhérence. L'embout 40 est immobilisé sur l'arbre 20 au moyen de vis 41 reçues dans des perçages 4OE de l'embout 40 et dans des taraudages 2OE de l'arbre 20. Ainsi, par le serrage des vis 41, on exerce l'effort F5 qui permet de solidariser en rotation, par adhérence, les cames 18 à l'arbre 20. Le manchon 50 est immobilisé sur le côté 16D du bâti 16 au moyen de quatre vis 51 dont deux sont visibles à la figure 2 et qui pénétrent dans des taraudages situés radialement à l'extérieur de l'orifice 16B. Ce manchon 50 comprend un rebord 5OA d' appui sur la face externe du côté 16D et se prolonge en direction de la nervure 16C en venant entourer l'embout 40 et l'extrémité 2OB de l'arbre 20. Une série de rouleaux 60 est interposée entre la surface radiale externe 40F de l'embout 40 et la surface radiale interne 50F du manchon 50, ce qui permet de créer un palier de support de l'extrémité 2OD. Des pattes 5OG immobilisées sur le manchon 50 par des vis 5OJ permettent de maintenir en position les rouleaux 60. Un bouchon 5OK est monté de façon amovible dans l'ouverture centrale du manchon 50 et permet de masquer l'embout 40 et les vis 41. Ainsi, les éléments 40 à 60 permettent de prolonger l'arbre 20, de telle sorte que son extrémité est supportée par le côté 16D au niveau de l'orifice 16B. On comprend que le palier formé des rouleaux 60 n'est pas nécessairement disposé au niveau de la jupe 40D de l'embout 40 et pourrait être ménagé dans n'importe quel endroit de la longueur de l'embout 40. Lorsqu'il convient de démonter la mécanique à cames, notamment pour procéder à l'échange de certaines cames, il suffit de retirer le bouchon 5OK, puis de desserrer les vis 51 et 41 pour retirer les éléments 40 et 50 afin de ménager à nouveau l'espace E par lequel les cames 18 peuvent être retirées selon un mouvement inverse à celui décrit ci- dessus, puis de nouvelles cames peuvent être mises en place. Dans le second mode de réalisation de l'invention représenté à la figure 5, l'embout 40 prolongeant l'arbre 20 s'étend jusqu'à l'intérieur de l'alésage 16B où il est reçu avec interposition d'un palier formé de rouleaux 60. Des vis 41 permettent de solidariser l'embout 40 à l'extrémité 2OB de l'arbre 20, cet embout étant associé à une rondelle 70 permettant d'exercer sur les cames 18 un effort axial F5 de solidarisation en rotation par adhérence. Un bouchon 5OK permet d'isoler l'embout 40 et les vis 41 de l'extérieur. Dans le deuxième mode de réalisation, un espace E est également ménagé grâce auquel les cames 18 peuvent être mises en place et retirées en fonction des besoins. Les caractéristiques des différents modes de réalisation décrits peuvent être combinées dans le cadre de la présente invention.