Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
COATING AGENT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2007/048982
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to pharmaceutical, cosmetic, nutraceutical and food areas, in particular to compositions for coating tablets, capsules and other solid- or semisolid-form substances currently used in different application fields. More specifically, said invention relates to solid ready-for-use compositions for producing laminating solutions or dispersions for solid- or semisolid-form substances and is characterised in that the viscosity of said cold-regenerated solutions or dispersions is less than 1000 centipoises at a solid matter concentration greater than 20 %, wherein said viscosity is obtainable by using natural film-forming agents which are cold-soluble and exhibit a low viscosity in an aqueous medium at high concentrations.

Inventors:
PARIS, Laurence (7 rue Alphonse Meloux, Montmarault, Montmarault, F-03390, FR)
VAURES, Frédéric (37 rue Abel Gance, Sainte Geneviève des Bois, Sainte Geneviève des Bois, F-91700, FR)
Application Number:
FR2006/051114
Publication Date:
May 03, 2007
Filing Date:
October 26, 2006
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
STEARINERIE DUBOIS FILS (Scoury, Ciron, F-36000, FR)
PARIS, Laurence (7 rue Alphonse Meloux, Montmarault, Montmarault, F-03390, FR)
VAURES, Frédéric (37 rue Abel Gance, Sainte Geneviève des Bois, Sainte Geneviève des Bois, F-91700, FR)
International Classes:
C09D103/04; A61K9/28
Attorney, Agent or Firm:
DELHAYE, Guy (2 rue Gustave de Clausade, B.P. 30, Rabastens, F-81800, FR)
Download PDF:
Claims:
REVENDICATIONS

1. Compositions filmogènes solides prêtes à l'emploi destinées à la réalisation de solutions ou dispersions de pelliculage pour formes solides ou semi solides, CARACTERISEES EN CE QUE la viscosité de ces solutions ou dispersions après reconstitution à froid, est inférieure à 1000 Centipoises, pour une concentration en matières solides supérieure à 20%, cette viscosité étant obtenue par l'utilisation d'agents filmogènes d'origine naturelle, solubles à froid et de faible viscosité en milieu aqueux pour de hautes concentrations.

2. Compositions filmogènes solides selon la revendication 1, CARACTERISEES EN CE QUE le composant filmogène d'origine naturelle appartient à la famille des amidons .

3. Compositions filmogènes solides selon les revendications 1 à 2, CARACTERISEES EN CE QUE les amidons sont natifs ou modifiés.

4. Compositions filmogènes solides selon les revendications 1 à 3, CARACTERISEES EN CE QUE les amidons natifs et modifiés sont des amidons de maïs, de blé, de pomme de terre, de tapioca, de riz.

5. Compositions filmogènes solides selon les revendications 1 à 4, CARACTERISEES EN CE QUE les amidons natifs et modifiés contiennent une teneur en amylose inférieure ou égale à 25% exprimée en masse par rapport à la masse totale d'amidon mise en œuvre.

6. Compositions filmogènes solides selon les revendications 1 à 3, CARACTERISEES EN CE QUE les amidons modifiés sont des amidons substitués éthérifiés et estérifiés .

7. Compositions filmogènes solides selon la revendication 6, CARACTERISEES EN CE QUE les amidons substitués sont des hydroxypropyl et hydroxyéthyl amidon.

8. Compositions filmogènes solides selon la revendication 6, CARACTERISEES EN CE QUE les amidons substitués peuvent être préalablement hydrolyses et/ou

prégélatinisés .

9. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 8, CARACTERISEES EN CE QUE l ' hydroxypropyl amidon est un hydroxypropyl amidon de maïs génétiquement modifié ou non.

10. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 8, CARACTERISEES EN CE QUE le degré de substitution des hydroxypropyl amidons est compris entre 0.05 et 0.2.

11. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 10, CARACTERISEES EN CE QUE la teneur totale en hydroxypropyl amidon est supérieure à 50% exprimée en masse par rapport à la masse totale desdites compositions

12. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 11, CARACTERISEES EN CE QUE la teneur totale en hydroxypropyl amidon est comprise entre 70 et 95% exprimée en masse par rapport à la masse totale desdites compositions.

13. Compositions filmogènes solides selon la revendication 1, CARACTERISEES EN CE Qu'elles contiennent des charges, des plastifiants, des colorants.

14. Compositions filmogènes solides selon la revendication 13, CARACTERISEES EN CE QUE les charges sont des celluloses micro cristallines, du lactose des amidons natifs, des amidons modifiés non prégélatinisés telles que les maltodextrines .

15. Compositions filmogènes solides selon la revendication 13, CARACTERISEES EN CE QUE la teneur en charge est comprise entre 0.1 et 50% en masse exprimée par rapport à la masse totale desdites compositions.

16. Compositions filmogènes solides selon la revendication 13, CARACTERISEES EN CE QUE les plastifiants sont des molécules hydrophiles et/ou des molécules à chaînes grasses.

17. Compositions filmogènes solides selon la revendication 16, CARACTERISEES EN CE QUE les plastifiants

liquides, hydrophiles ou à chaînes grasses, peuvent être fixés sur des supports solides.

18. Compositions filmogènes solides selon la revendication 17, CARACTERISEES EN CE QUE les supports solides sont des minéraux tels que la silice colloïdale, la lévilite, l 'aluminosilicate de magnésium, le phosphate de calcium dibasique.

19. Compositions filmogènes solides selon les revendications 17 à 18, CARACTERISEES EN CE QUE le pourcentage de fixation des plastifiants sur le support solide est compris entre 1% et 60% exprimé en masse par rapport à la masse totale du support.

20. Compositions filmogènes solides selon les revendications 17 à 19, CARACTERISEES EN CE QUE le pourcentage en plastifiants fixés sur support solide est compris entre 5% et 40% exprimé en masse par rapport à la masse totale desdites compositions filmogènes.

21. Compositions filmogènes solides selon les revendications 13 et 16, CARACTERISEES EN CE QUE les plastifiants hydrophiles sont le glycérol, le sorbitol, les anhydrides de sorbitol, les polyoxyéthylène glycol, le triéthylcitrate et le propylène glycol.

22. Compositions filmogènes solides selon les revendications 13 et 16, CARACTERISEES EN CE QUE les plastifiants lipophiles appartiennent aux dérivés du glycol, du glycérol, des polyols, des huiles végétales, et des diesters de diacides et d'alcools.

23. Compositions filmogènes solides selon les revendications 13, 16 et 22, CARACTERISEES EN CE QUE les chaînes grasses des plastifiants lipophiles appartiennent à la classe des acides et des alcools gras, tels que l'acide stéarique, cétostéarique, caprylocaprique, oléique, laurique, linolénique, linoléique, myristique, palmitique, béhénique, undécylénique, ricinoléique.

24. Compositions filmogènes solides selon les revendications 13, 16, 21 et 22, CARACTERISEES EN CE QUE la teneur en plastifiant est comprise entre 0.1 à 50%

exprimée en masse par rapport à la masse totale d'hydroxypropyl amidon.

25. Compositions filmogènes solides selon la revendication 13, CARACTERISEES EN CE QUE les colorants sont naturels ou synthétiques fixés sur support alumine ou non .

26. Compositions filmogènes solides selon les revendications 13 et 21, CARACTERISEES EN CE QUE la teneur en colorant est comprise entre 0.1% et 30% exprimée en masse par rapport à la masse totale des dites compositions .

27. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 26, CARACTERISEES EN CE Qu'elles contiennent des masqueurs d'odeur tels que des arômes à composante parfumée marquée

28. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 27, CARACTERISEES EN CE Qu'elles contiennent des protecteurs contre l'humidité tels que les acides et les alcools gras et les huiles de silicones

29. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 28, CARACTERISEES EN CE Qu'elles contiennent des agents de glissement tels que les mica- titanes .

30. Compositions filmogènes solides selon les revendications 27 à 29, CARACTERISEES EN CE QUE les concentrations en masqueurs d'odeur, protecteurs contre l'humidité et agents de glissement sont comprises entre 0.05 et 20% exprimée en masse par rapport à la masse totale des dites compositions.

31. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 30, CARACTERISEES EN CE QUE la concentration en matières solides desdites solutions ou dispersions est supérieure à 20% exprimée en masse par rapport à la masse totale desdites solutions ou dispersions .

32. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 31, CARACTERISEES EN CE QUE la

concentration en matières solides desdites solutions ou dispersions est comprise entre 25% et 45% exprimée en masse par rapport à la masse totale des dites solutions ou dispersions

33. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 32, CARACTERISEES EN CE QUE la viscosité des dites solutions ou dispersions est comprise entre 150 et 900 Centipoises.

34. Compositions filmogènes solides selon l'ensemble des revendications 1 à 33, CARACTERISEES EN CE QUE lesdites solutions ou dispersions sont réalisées à froid.

Description:

AGENT D ' ENROBAGE

DOMAINE D'APPLICATION

La présente invention a trait au domaine pharmaceutique, cosmétique, nutraceutique et alimentaire et plus particulièrement à celui des compositions prêtes à l'emploi destinées à l'enrobage des comprimés, gélules, capsules et autres formes solides ou semi solides couramment utilisées dans ces différents domaines d ' applications .

DESCRIPTION DE L'ART ANTERIEUR

Certaines formes solides ou semi solides destinées à être administrées soit par voie orale, soit par voie parentérale, ou autre, nécessitent d'être isolées du milieu environnemental dans le but :

- d'éviter une dégradation dans le temps des composants actifs vis-à-vis de la lumière, de l'oxygène de l'air et de l'humidité,

- de masquer un goût désagréable lors de l'absorption du produit,

- de masquer une odeur,

- etc

Ces formes solides ou semi solides sont généralement des comprimés de toutes formes, des gélules, des capsules molles, des microgranules, des granulés, des pâtes (gommes à mâcher), etc....

L'isolement de ces formes vis-à-vis de l'environnement extérieur est obtenu par leur enrobage ou pelliculage à l'aide de différents ingrédients.

On entend par « enrobage ou pelliculage », la formation d'une pellicule continue à la surface de la forme solide ou semi solide.

Ce dépôt se fait en général par pulvérisation d'ingrédients spécifiques mis en solution ou suspension dans un solvant aqueux ou organique .

Ces substances ont la particularité d'être des agents filmogènes .

On entend par « agent filmogène », des substances qui, mises en solution, donnent naissance à un film continu à la surface d'une forme solide ou semi solide, par évaporation du solvant sous l'effet d'un phénomène thermique .

Dans la majorité des cas, le phénomène thermique est une augmentation de température de l'atmosphère environnante.

L'épaisseur desdits films déposés à la surface du solide, est de l'ordre du micron et dépend du dépôt effectué sur le support.

Les agents filmogènes couramment utilisés sont :

- des dérivés d'origine naturelle tel que :

* des celluloses : l'hydroxypropylméthylcellulose, l 'hydroxypropylcellulose, éthylcellulose, etc..

* des amidons : les maltodextrines, polydextroses, etc .. des polymères synthétiques tels que les polyvinylalcools, les polyvinylacétophtalates, les résines métacryliques, etc....

Ces différentes substances peuvent être utilisées seules en solution ou dispersion aqueuse ou organique ou en mélange avec d'autres ingrédients dans le but de renforcer les propriétés des films formés. Ainsi aux agents filmogènes sont associés :

- des plastifiants dans le but de donner une certaine élasticité au film évitant ainsi un craquèlement par rétraction du film lors de son séchage, des charges qui ont pour but d'augmenter la concentration en matière solide dans le film afin de diminuer le temps de séchage de ce dernier,

- des opacifiants pour protéger les noyaux de l'action de la lumière,

- des colorants dans le but d'améliorer l'aspect final du comprimé,

- etc...

Ces différents composés sont introduits dans les préparations prêtes à l'emploi à des taux très variables

en fonction de l'objectif recherché.

Ainsi un certain nombre de brevets ont été développés dans le cas de mélanges prêts à l'emploi en vue de faciliter l'étape de préparation de la solution ou suspension d'enrobage .

Parmi ceux-ci nous pouvons citer les brevets de Colorcon :

- le brevet américain US4704295 faisant état d'un film d'enrobage à base de polyvinylacétophtalate,

- le brevet européen EP 0551700 protégeant l'utilisation de la cellulose et du lactose dans des applications filmogènes dans le cas des comprimés destinés au domaine pharmaceutique et en confiserie, le brevet Américain US 4828841 utilisant les maltodextrines comme agent filmogène en association avec un dérivé d'alginate,

- le brevet Américain US4802924 basé sur l'utilisation de polydextroses en association avec un dérivé d'alginate dans le but de réduire le taux de calories que peut apporter un pelliculage à base de sucre très souvent utilisé en confiserie.

De même, la société Seppic a protégé un certain nombre de compositions filmogènes prêtes à l'emploi dont l'ingrédient principal est l 'hydroxypropylméthylcellulose:

- brevets Américains US5393333, US4665645, US4576646,

- brevets Européens EP0523120, EP0133827.

Ces brevets ont été déposés pour des applications pharmaceutiques, pelliculages de comprimés et autres formes solides pharmaceutiques ou diététiques, mais aussi pour des applications agronomiques, protection des graines avant germination.

L'enrobage de formes solides ou semi solides de quelle que nature que ce soit et en particulier dans le domaine pharmaceutique, nutraceutique et cosmétique reste une opération longue est délicate.

En effet, cette opération met en œuvre du matériel sophistiqué telles que des turbines d'enrobage munies de systèmes de chauffage et de ventilation performants pour

assurer dans un minium de temps une évaporation maximale du solvant de pulvérisation.

Les conditions opératoires sont telles que le débit de pulvérisation et la température de chauffage doivent éviter un séchage prématuré de la solution avant de se déposer sur le support solide.

Les températures de travail sont de l'ordre de 35 à 45 0 C. La durée de cette opération est fonction de la teneur devant être déposée sur le support solide et du temps d' évaporation du solvant.

Dans la majorité des cas le solvant est constitué par l 'eau .

Par conséquent plus la teneur en eau de la solution ou de la suspension d'enrobage est élevée, plus le temps d' évaporation sera long.

Dans le domaine pharmaceutique et nutraceutique, plus le temps d'exposition des produits à la chaleur est long plus le risque de dégradation des principes actifs est important .

Cette opération peut être réduite si les solutions ou suspensions d'enrobage sont fortement concentrées en matières solides, la quantité de solvant à évaporer étant plus faible.

Or, dans la majorité des cas tous les brevets cités ci- dessus ainsi que dans les spécifications des fournisseurs des préparations d'enrobage prêtes à l'emploi, il est préconisé une utilisation de ces dites préparations à la concentration en matières solides dans la suspension ou la solution de pelliculage de l'ordre de 10 à 20%, préférentiellement entre 12 et 15% exprimé en masse par rapport à la masse totale de la préparation. Par conséquent, près de 85% d'eau doivent être évaporés dans un laps de temps relativement cours imposant un chauffage relativement court et des systèmes de ventilation au sein de la turbine très performants . La température du lit de comprimés se situe généralement entre 35 et 45°C

Pour résoudre un tel problème, l'augmentation de la concentration en matières solides dans la phase aqueuse ou organique serait judicieuse. Mais deux problèmes se posent en fonction de la nature de l'agent filmogène. En effet, dans le cas des agents filmogènes d'origine naturelle modifiés ou non ou synthétique, tels que les dérivés cellulosiques, la concentration en matière solide dans le milieu est limitée par la viscosité de ce dernier. Les suspensions prêtes à l'emploi à la concentration de 12 à 15 % présentent une viscosité de l'ordre de 1000 cPs, viscosité maximale admissible pour les systèmes de pulvérisation utilisés classiquement pour ce type de préparation.

Dans le cas des agents filmogènes d'origine synthétique telles que les résines métacryliques, des solutions ou dispersions trop concentrées en matières solides provoquent l'agglomération des comprimés au sein de la turbine car ces dites solutions ou suspensions présentent des propriétés adhésives à fortes concentrations. Ainsi, après une étude approfondie de la littérature dans le domaine des compositions de pelliculage prêtes à l'emploi, il n'a pas été permis de mettre en évidence une solution efficace pour réduire le temps de pelliculage, ceci en raison du temps nécessaire à l'évaporation d'une grande quantité de solvant qui, dans la majorité des cas, est de l'eau.

DESCRIPTION DE L'INVENTION

Partant de cet état de fait et pour y remédier, l'invention propose des compositions filmogènes solides prêtes à l'emploi destinées à la réalisation de solutions ou dispersions de pelliculage pour formes solides ou semi solides remarquables en ce que la viscosité de ces solutions ou dispersions après reconstitution à froid, est inférieure à 1000 Centipoises, pour une concentration en matières solides supérieure à 20%, cette viscosité étant obtenue par l'utilisation d'agents filmogènes d'origine naturelle, solubles à froid et de faible viscosité en

milieu aqueux pour de hautes concentrations, l'élasticité des films étant obtenue par l'addition de plastifiants lipophiles .

Ainsi, la présente invention a pour but de développer des compositions filmogènes qui, après pulvérisation de solutions ou dispersions hautement concentrées en ces dites compositions, permettent d'obtenir des films d'enrobage similaires en propriétés physiques à ceux obtenus à partir de solutions ou dispersions cellulosiques de faibles concentrations, à savoir :

- une très bonne adhérence au support solide, une élasticité évitant tout craquèlement par rétractation ou dilatation du film lors du process et de la conservation du solide pellicule,

- une bonne désagrégation en milieu aqueux neutre, acide et basique.

Cette invention est applicable aussi bien à des compositions filmogènes destinées à protéger le support de la lumière, de l'humidité environnante, de l'action oxydante de l'air, à masquer un goût et/ou une odeur, en fonction des additifs incorporés à ces dites compositions. Cette invention est basée sur le fait que certaines compositions filmogènes solubilisées ou dispersées à froid dans le solvant de pulvérisation, donnent naissance à des solutions ou dispersions de faible viscosité même pour des concentrations élevées contrairement aux celluloses telles que les hydroxypropylméthylcelluloses .

Ainsi, même à fortes concentrations, les solutions ou dispersions ainsi obtenues à froid restent pulvérisables ou sprayables, sans risque d'obturer le système de pulvérisation. Le dépôt à la surface du support étant plus important dans le même laps de temps qu'avec des solutions peu concentrées, le temps de travail s'en trouve ainsi réduit limitant de ce fait les risques de dégradation de certains principes actifs.

On entend par « pulvérisable ou sprayable » la possibilité par administration d'air sous pression à ces dites

solutions ou dispersions, de former un nuage de fines gouttelettes de liquides. Ces gouttelettes sont caractérisées en ce que leur taille et leur mouillabilité sont telles qu'elles permettent la formation d'un film très lisse et homogène à la surface du support solide, l 'évaporation du solvant en étant de ce fait facilitée. Les substances filmogènes mises en œuvre sont des matières premières d'origine naturelle très utilisées dans le domaine pharmaceutique, cosmétique et diététique. DESCRIPTION APPROFONDIE

L'obtention desdites compositions filmogènes prêtes à l'emploi faisant l'objet de la présente invention font appel à des substances dites agents filmogènes, qui en solution aqueuse ou organique conduisent, après solubilisation à froid, à des préparations de faibles viscosités pour des concentrations élevées en matières solides .

Ces substances peuvent être utilisées seules, à la concentration de 25% et plus en solution aqueuse, donnant naissance après pulvérisation à des films présentant une certaine résistance, dans lesquels des actifs peuvent être dissous ou dispersés.

On entend par « actifs » des substances qui confèrent aux films issus de ces dites compositions des propriétés spécifiques telle qu'une protection accrue à l'humidité, une résistance au sucs gastriques, une perméabilité modulée, etc

Ces mêmes substances peuvent être utilisées en association avec d'autres excipients dits de structuration, ayant pour but de renforcer la solidité dudit film.

En association avec les agents de structuration et/ou les actifs, les agents filmogènes desdites compositions jouent ainsi le rôle de « liant ».

On entend par « liant » des substances agissant comme des ciments entre les particules d'un réseau dans le but de consolider une structure plus ou moins solide.

Ainsi, ces substances filmogènes de par leur propriété liante assurent lors de la pulvérisation des solutions de pelliculage, la dispersion homogène des agents structurants et/ou des actifs par leur emprisonnement dans le réseau visqueux desdites solutions .

De ce fait, la répartition homogène de ces différents constituants à la surface du solide, confère au film ainsi formé, une solidité accrue ou des propriétés spécifiques optimisées, dépendant de la concentration desdits constituants .

Les agents filmogènes permettant d'obtenir lesdites compositions prêtes à l'emploi et jouant le rôle de « liant », appartiennent à la classe des polymères naturels, les polysaccharides .

Les polysaccharides retenus dans le cadre de cette invention sont les amidons.

Les amidons sont des polymères de glucose. Ces molécules sont enchaînées soit de façon :

- linéaire : amylose

- ramifiée : amylopectine

Généralement, les amidons dits natifs, amidons tels qu'ils sont extraits des plantes, sont un mélange des ces deux structures .

En fonction de leur provenance, la proportion de ces deux polymères varie telle que cela est montré dans le tableau ci-après .

Tels quels, les amidons natifs ne présentent pas de propriétés filmogènes lorsqu'ils sont dispersés dans l'eau froide. Ils restent à l'état particulaire.

Ce n'est qu'en chauffant les grains d'amidons en présence d'eau, que leur propriété épaississante est exaltée. C'est l'étape de gélification des amidons. Il y a éclatement desdits grains permettant ainsi une hydratation complète du polymère et la formation d'une solution colloïdale. Cette hydratation se concrétise sur le plan physique par une augmentation de la viscosité de la solution qui, par refroidissement, donne naissance au cours du temps à un gel. C'est le phénomène de rétrogradation.

Cependant, ces gels sont peu solides et relarguent l'eau du réseau par synérèse.

Ces solutions sont généralement pulvérisées à chaud sur le support solide. Les films obtenus dans ces conditions sont cassants et rarement transparents.

La solidité de ces films dépend de la concentration en amylose dans l'amidon retenu. Des amidons riches en amylose sont plus aptes à former des films solides que les amidons riches en amylopectine, mais la viscosité de telles solutions est très importante même à faibles concentrations .

Un certain nombre de brevets ont été pris dans ce domaine tel que le brevet WO0200205 qui met en œuvre un amidon acétyle prégélatinisé à haute teneur en amylose. Les solutions de pulvérisation nécessitent d'être préalablement chauffées entre 50 et 60 0 C et la concentration de ces dernières n'est pas supérieure à 25%. Le brevet d'Upjohn GB 810,306 met en œuvre un acétatophtalate d' amylose dont la teneur en solution est élevée. Ce type d'amidon conduit à la formation de films gastro-résistants, non solubles en milieu acide. D'autre part, les solutions d'amidons natifs présentent des viscosités très élevées pour de faibles concentrations .

En fonction du type d'amidon, les températures de gélification, l'aspect des films et le phénomène de rétrogradation varient. Ces données sont présentées dans le tableau ci-après.

Ainsi, tels quels, les amidons natifs ne peuvent faire l'objet de compositions filmogènes hautement concentrées pour l'enrobage de formes solides pour le domaine de la pharmacie, de la cosmétique et du nutraceutique en raison:

- de la nécessité de chauffer les solutions de manière à permettre aux grains d'amidons de s'hydrater et développer leur propriétés filmogènes. Les températures mises en œuvre sont supérieures aux températures de gélification,

- d'une viscosité élevée pour de faibles concentrations mises en jeu.

Cependant, le domaine alimentaire confronté aux mêmes problèmes cités précédemment a permis de développer un certain nombre d'amidons dits amidons modifiés pour résoudre ces derniers.

Les modifications subies par les amidons natifs sont de plusieurs natures.

Elles peuvent être :

- physiques,

- chimiques,

- enzymatiques .

Des combinaisons des ces différentes modifications sont possibles aussi. La modification physique la plus utilisée est la transformation de l'amidon natif en amidon prégélatinisé . Cette modification conduit à la suppression de l'étape de chauffage de la solution d'amidon pour obtenir l'hydratation complète du polymère de glucose. Par

conséquent mis dans l'eau froide, l'amidon conduit instantanément à la formation d'une solution présentant une certaine viscosité. Sur le plan chimique, les amidons peuvent subir :

- des réactions de substitution conduisant à des amidons :

* réticulés : création de liaisons entre deux chaînes polymériques

* estérifiés et éthérifiés : substitution d'un groupement OH de la chaîne polymérique par des groupements hydroxypropyl , hydroxyéthyl ou acétyle

* substitués par des groupes chimiques tel que l'octenyl succinate de sodium

Ces amidons ont la particularité d'avoir un pouvoir de rétrogradation très faible. des réactions d'hydrolyse conduisant à des amidons présentant de courtes chaînes polymériques :

* Les dextrines : amidon ayant subit une dépolymérisation puis recombiné en polymères ramifié de courte chaîne. Ces amidons ne présentent pas le phénomène de rétrogradation,

* Les amidons hydrolyses conduisant à des polymères non ramifiés de courtes chaînes. Ces amidons présentent un fort pouvoir de rétrogradation.

Ces amidons peuvent subir par la suite des réactions de substitution comme définies précédemment.

- des réactions d'oxydation conduisent à la substitution des groupements hydroxyles par des groupements COOH ou CO. Lors de ces réactions d'oxydation, il y a dépolymérisation des amidons donnant naissance à des molécules ayant de courtes chaînes polymériques. Ces amidons ne présentent pas de phénomène de rétrogradation de par l'encombrement stérique des groupements COOH et CO empêchant ainsi la formation de liaisons hydrogènes entre les chaînes polymériques .

Sur le plan enzymatique, les amidons subissent des hydrolyses. Les molécules ainsi obtenues sont dénommées maltodextrines . En fonction de l'intensité de l'hydrolyse enzymatique, il existe différents types de maltodextrines

définies par le nombre de molécules de dextrose présentes sur la chaîne polymérique. Ces molécules sont solubles à froid dans l'eau et conduisent à des solutions présentant de très faibles viscosités.

Hormis les réactions enzymatiques, toutes les autres réactions chimiques sont effectuées sur le grain d'amidon lui-même. Par conséquent, il est possible de combiner la modification physique, pré-gélatinisation, et la modification chimique.

Ainsi, un même amidon substitué peut se présenter :

- sous la forme classique : amidon substitué, et sous la forme prégélatinisée : amidon substitué prégélatinisé .

Dans le premier cas, il sera nécessaire de chauffer la solution pour obtenir une solution colloïdale, mais à une température inférieure à celle de l'amidon natif grâce à la modification chimique effectuée sur le grain. Dans le deuxième cas, la simple dispersion de l'amidon substitué prégélatinisé dans l'eau froide conduira à la formation de la solution colloïdale.

Tous ces amidons présentent des propriétés filmogènes dont certains sont utilisés en alimentaire pour donner un aspect brillant au produit fini tels que les gâteaux apéritifs .

Ainsi, parmi ces différents types d'amidons modifiés cités précédemment, les amidons substitués ont été retenus dans la présente invention, entre autres les amidons estérifiés et éthérifiés, prégélatinisés ou non.

Comparés aux amidons natifs, ces amidons substitués présentent une faible viscosité en milieu aqueux pour une forte concentration. A titre d'exemple, un hydroxypropyl amidon de maïs à la concentration de 15% dans l'eau conduit à une viscosité de l'ordre de 150 Centipoises. De telles solutions sont facilement pulvérisables sur des supports solides tels que les comprimés, gélules, etc.. De plus, la forme prégélatinisée permet une solubilisation de cet amidon, à froid, dans l'eau.

Comparées aux ssoolluuttiioonnss filmogènes classiques d'hydroxypropylméthylcellulose de même concentration, les viscosités de ces dernières sont nettement plus hautes tel que cela est indiqué dans le tableau ci-après, rendant ainsi impossible l'augmentation en matières solides dans lesdites solutions.

Le procédé de pelliculage des formes solides dans le domaine pharmaceutique est basé sur la dispersion d'une solution filmogène plus au moins visqueuse sous forme d'un brouillard constitué de très fines gouttelettes. Ce brouillard est obtenu grâce à de l'air comprimé qui agit :

- d'une part, en forçant ladite solution à travers un orifice de taille définie,

- d'autre part, en éclatant le jet en arrivant plus ou moins perpendiculairement de chaque côté du jet de liquide .

Dans de telles conditions, le débit de liquide est de l'ordre de 9g/mn à travers un orifice de 1.2 mm et la pression de l'air éclatant le jet de liquide est de l'ordre de 2 à 3 bars.

Ainsi, il est facile de comprendre que si la viscosité de la solution filmogène augmente, la pression de l'air appliquée sur cette dernière devra être plus importante pour éclater un produit plus compact. D'autre part, pour maintenir le même débit, il sera nécessaire d'augmenter l'orifice de la buse de pulvérisation. Or, ceci ne peut se faire qu'au détriment de la finesse du brouillard final.

De ce fait, pour des concentrations supérieures à 12% en matière solides dans les solutions classiques de pelliculage à base d'hydroxypropylméthylcellulose, il devient impossible de pulvériser car les viscosités deviennent trop importantes pour obtenir un brouillard suffisamment fin. La limite de viscosité à ne pas dépasser, classiquement fixée avec les solutions d'hydroxypropylméthylcellulose, est de 1200 Centipoises pour une pression d'air de pulvérisation de l'ordre de 3 bars .

Par contre, dans le cas de l ' hydroxypropyl amidon, les solutions présentent des viscosités relativement faibles pour des concentrations élevées.

Par conséquent en association avec d'autres ingrédients n'ayant aucune influence sur la viscosité de ces dernières, il sera possible d'augmenter la concentration en matières solides du milieu.

Ceci est mis en évidence au niveau des compositions suivantes :

- une solution à 20% d' hydroxypropyl amidon (Dispersion 1)

- une solution à 18% d ' hydroxypropyl amidon prégélatinisé, 6.0% d' hydroxypropyl amidon, 1.5% dibéhénate de glycérol, et 4.5% de dioxyde de titane (Dispersion 2).

Dans les deux cas, les solutions ont été réalisées à froid

en utilisant un agitateur du type pales tournant à 700 trs/mn. Le temps d'agitation a été fixé à 120 minutes pour assurer une parfaite hydratation du polymère. La viscosité de ces deux solutions a été déterminée à l'aide d'un viscosimètre Brookfield, modèle RVT, en utilisant un mobile n°3, tournant à la vitesse de 20 trs/mn Les mesures ont été réalisées à la température de 2O 0 C.

Conformément à notre attente, les solutions hautement concentrées à base d'hydroxypropyl amidon présentent des viscosités conformes aux caractéristiques fixées pour des solutions de pelliculage.

Si les amidons modifiés, entre autres les hydroxypropyl amidon font l'objet d'un certain nombre de brevets dans des domaines très divers autres que la pharmacie, la cosmétique et la diététique, ces derniers sont par contre peu utilisés dans la réalisation de solutions de pelliculage pour le domaine pharmaceutique et encore moins dans la composition de préparations filmogènes prêtes à 1 ' emploi .

A titre d'exemple, l 'hydroxypropyl amidon entre dans la composition des colles pour l'affichage sur support, tel que cela est décrit dans le brevet Américain US 4837314. Dans le domaine des compositions prêtes à l'emploi, nous pouvons citer entre autres le brevet européen EPO819387 pour l'enrobage des gommes à mâcher. Ce brevet met en œuvre l ' hydroxypropyl amidon de tapioca ayant subi au préalable une hydrolyse pour réduire la longueur des

chaînes. Le degré de substitution des groupements OH par des groupements hydroxypropyl se situe entre 0.05 et 0.20. La concentration en matières solides dans la solution de pelliculage est comprise entre 5 et 60%. La réalisation de cette solution nécessite de la porter entre 60° et 7O 0 C avant sa pulvérisation et de maintenir la température entre 30° et 5O 0 C pendant la pulvérisation. Ces solutions sont utilisées sans additifs car les films obtenus présentent une bonne élasticité, une bonne brillance et un très bon effet isolant des noyaux.

Le deuxième brevet faisant mention de l 'hydroxypropyl amidon comme agent filmogène, est le brevet de Roquette, FR2862654. L 'hydroxypropyl amidon mis en œuvre dans la présente invention est un hydroxypropyl amidon riche en amylose issu de légumineuses tels que le petit pois, les haricots, la fève et la féverole . Roquette protège une composition amylacée filmogène contenant un amidon modifié de légumineuse, un plastifiant et de l'eau, l'agent filmogène étant un amidon modifié. La teneur en amylose dans cette composition est comprise entre 25 et 45% exprimée en poids sec par rapport au poids sec d'amidon. Roquette protège cette composition filmogène pour diverses applications tel que le pelliculage de comprimés, la fabrication de films aromatiques, la fabrication de capsules molles ou dures, etc..

De ce fait, Roquette revendique une teneur en amidon de pois dans la composition filmogène comprise entre 10 et 90% car l'Homme de l'Art sait que pour les différentes applications citées ci-dessus, la concentration en agent filmogène, va varier. Dans le cas de l'application, composition filmogène pour pelliculage, Roquette protège une solution ayant une concentration en amidon modifié de 10 à 15% et préférentiellement , une composition filmogène liquide contenant 10% de matières solides conduisant à une viscosité inférieure à 500 Centipoises à 25°C. Les 10% de matières sèches englobent l'amidon de pois et le plastifiant. La teneur en plastifiant variant de 2.5 à 30%

exprimée en masse par rapport à la masse totale d'amidon mise en œuvre, il apparaît aisément que la teneur réelle en amidon varie de 5.50% à 9.75%.

D'autre part, le procédé décrit pour la réalisation de la solution de pelliculage préconise un chauffage à 90 0 C et la solution filmogène est maintenue à 55°C pendant toute l'opération de pulvérisation.

Ainsi, dans le brevet Européen EP0819387 et celui de Roquette, il apparaît nécessaire de chauffer la solution de pelliculage avant emploi et ce, malgré l'utilisation d'hydroxypropyl amidon.

Par contre, dans la présente invention, la solution de pelliculage est réalisée à froid. Ceci est basé sur le choix judicieux des amidons modifiés entrant dans la composition. Ainsi, contrairement au brevet de Roquette, les hydroxypropyl amidons ont été choisis parmi les plantes céréalières, tels que le maïs, le riz, le blé ainsi que parmi certaines tubéreuses tel que la pomme de terre et le tapioca, la préférence allant à 1 'hydroxypropyl amidon de maïs ayant été transformé génétiquement ou non, la qualité « riche en amylose » n'ayant pas été retenue. Tous ces amidons présentent des teneurs en amylose inférieures ou égales à 25% donc ne répondent pas aux critères retenus dans le brevet de Roquette, supérieures à 25%, et permettent d'avoir des solutions peu visqueuses tout en conservant leur propriétés filmogènes en raison de la faible teneur en amylose et par un choix judicieux d'additifs. De quelqu' origine végétale que ce soit, l 'hydroxypropyl amidon retenu dans la présente invention, possède un degré de substitution (DS) compris entre 0.05 à 0.20, ce degré de substitution correspondant au nombre moyen de groupements hydroxypropyl substitués pour 10 unités d'anhydroglucose. De plus, cet hydroxypropyl amidon peut avoir subi avant greffage une modification physique, prégélatinisation, et/ou une modification chimique telle qu'une hydrolyse partielle.

La concentration en hydroxypropyl amidon dans la présente composition solide prête à l'emploi est supérieure à 50%. La préférence est donnée à une composition prête à l'emploi contenant de 70 à 95% en masse par rapport à la masse totale de la composition filmogène, d' hydroxypropyl amidon. Tenant compte que, dans la présente invention la teneur en matières solides des solutions ou dispersions de pelliculage reconstituées à partir desdites compositions, peuvent contenir de 25 à 35% de matières sèches exprimé en masse par rapport à la masse totale de la solution, la concentration en hydroxypropyl amidon est de ce fait, comprise entre 17.5% à 33.25%, teneur nettement supérieure à celle protégée par Roquette, soit 5.50 à 9.75% exprimé en masse par rapport à la masse totale de la solution, pour l'application compositions filmogènes pour pelliculage.

Dans un cadre général, les compositions filmogènes prêtes à l'emploi contiennent en plus de l'agent filmogène de base, des substances :

- de charge facilitant le pelliculage,

- augmentant l'élasticité du film,

- améliorant l'aspect final du pelliculage,

- apportant des propriétés spécifiques au film.

Il a été démontré que l'addition de certains ingrédients à la solution de pelliculage facilitait le pelliculage, telle qu'une prise de masse plus rapide ou une réduction du temps de séchage. Ces substances sont qualifiées dans le cas présent de « charges » .

On entend par « charges » toutes substances susceptibles de s'incorporer dans les mailles du réseau filmogène sans en modifier sa structure et ses propriétés physiques. Ce sont des substances qualifiées d'inertes. Elles ne sont là que pour augmenter la teneur en matières sèches de la solution filmogène sans en modifier les propriétés finales de cette dernière. Généralement, ces substances sont insolubles ou faiblement solubles dans le milieu de solubilisation de l'agent filmogène. Parmi les substances

pouvant agir de la sorte, ont été retenues dans la présente invention, la cellulose microcristalline, le lactose, les amidons natifs et les amidons modifiés non prégélatinisés . Préférentiellement , ont été retenus les amidons natifs et les amidons modifiés non prégélatinisés telles que les maltodextrines . La concentration en ces amidons peut varier de 0.1 à 50% exprimée en masse par rapport à la masse totale de la composition filmogène prête à l'emploi. Concernant l'élasticité des films, ce critère est très important dans le cas du pelliculage. En effet, toute substance filmogène peut être utilisée dans le cas d'un pelliculage de formes solides. Cependant telles quelles, la majorité d'entre elles présentent un fort pouvoir de rétractation au séchage. Cette rétractation provient d'une évaporation de l'eau contenue entre les chaînes polymériques de l'agent filmogène. Par conséquent, sur les angles vifs des comprimés, le pelliculage se détache de son support par craquèlement . Dans le cas des capsules molles considérées comme formes solides, l'élasticité du film est primordiale de par la déformation potentielle de la capsule sous l'effet d'une pression. Ainsi, le film déposé à la surface de cette dernière doit avoir la capacité à subir une déformation sans se rompre.

Pour pallier à cet inconvénient, des substances qualifiées de plastifiants sont additionnés à la solution de pelliculage. Elles s'intercalent entre les chaînes du polymère filmogène par formation de liaisons hydrogènes comme le font les molécules d'eau. Cependant lors du séchage, ces molécules ne sont pas évaporées et donnent naissance à un réseau plus souple. Parmi les substances pouvant agir de la sorte dans la présente invention se trouvent des plastifiants de types hydrophiles tels que le glycérol, le sorbitol, les anhydrides de sorbitol, les polyoxyéthylène glycol, le triéthylcitrate, le propylène glycol, etc.... Cependant, associés aux amidons qu'ils soient modifiés ou

non, la majorité de ces plastifiants conduisent à des filins d'enrobage plus ou moins collants en raison de la forte hygroscopicité de ces agents filmogènes. Ainsi, pour pallier à cet inconvénient ont été aussi retenues des molécules à chaînes grasses possédant des groupements électro-attracteurs permettant ainsi la formation de liaisons hydrogènes avec les chaînes polymériques de l'agent filmogène.

On entend par « groupements électro-attracteurs », tous groupements chimiques chargés positivement ou négativement facilitant la création de liaisons chimiques de faible énergie tel que des liaisons hydrogènes. Parmi ces groupements sont retenus ceux contenant des atomes d'hydrogène ou d'oxygène. Ces substances sont d'autant plus intéressantes qu'en dehors de la formation de liaisons hydrogènes avec les chaînes polymériques, elles réagissent en particulier avec l'amylose pour former des complexes conduisant, en fonction de la concentration, jusqu'à la gélification de l'amidon telle qu'observée avec la gélatine. Cette réaction est très connue de l'Homme de l'Art de l'industrie de panification. Par conséquent pour de faibles concentrations en agents plastifiants lipophiles, le pouvoir filmogène de 1 ' hydroxypropyl amidon est renforcé. Ont été retenus comme plastifiants lipophiles répondant aux critères précédents, les familles chimiques suivantes :

- des dérivés du glycérol :

* esters d'acide gras du glycérol

* esters d'acide gras du polyglycérol

* esters d'acide gras du glycérol polyoxyéthyléné

* esters d'acide gras du glycérol substitué

- des dérivés du glycol

* esters d'acide gras du glycol

* esters d'acide gras du propylène glycol

* esters d'acide gras du polyoxyéthyléné glycol

* esters d'alcools gras du polyoxyéthyléné glycol

* esters d'acide gras de l'éthylène glycol

* esters d'acide gras du diéthylène glycol - dérivés des polyols

* les sorbitanes (laurate, oleate, palmitate, stéarate, trioléate)

* les sucro-esters d'acides gras dérivés des huiles végétales telles que l'huile de ricin, l'huile de soja, etc....

* simple et/ou hydroxylées

* simples hydroxylées et/ou hydrogénées

* simples et/ou hydroxylées et/ou hydrogénées et/ou polyoxyéthylénées les diesters de diacides et d'alcools tel que le sébacate de butyl, etc.

Parmi les acides gras pouvant jouer le rôle de chaînes grasses dans les plastifiants lipophiles retenus, notre préférence s'est tournée vers les acides stéarique, cétostéarique, caprylocaprique, oléique, laurique, linolénique, linoléique, myristique, palmitique, dibéhénique, undécylénique, ricinoléique .

Les chaînes grasses peuvent être aussi des alcools gras des acides gras correspondant et mentionnés ci-dessus. Au sein d'une même famille, ces plastifiants peuvent être utilisés seuls ou en combinaison tel que le mélange monostéarate de glycérol/monopalmitate de glycérol . En fonction de leur réactivité avec l ' hydroxypropyl amidon mis en œuvre, la teneur en plastifiants lipophiles varie de 0.1% à 50% exprimée en masse par rapport à la masse d'amidon mis en œuvre, cette réactivité étant dépendante de la concentration en amylose contenu dans 1 ' hydroxypropyl amidon .

De plus pour réduire l'aspect collant du pelliculage dû aux plastifiants classiques hydrophiles, ces derniers peuvent être combinés de manière judicieuse avec les plastifiants à caractères lipophiles.

Les proportions retenues dans ce cas de figure, s'échelonnent de 1:99 à 99:1 par rapport à la masse totale d'agents plastifiants mis en œuvre.

Que ce soit parmi les plastifiants hydrophiles ou lipophiles, certains d'entre eux se présentent à l'état liquide tel que la glycérine. Par conséquent leur introduction dans les compositions de pelliculage prêtes à l'emploi n'est pas possible telle quelle. La difficulté a été contournée par fixation de ces derniers sur des supports solides ayant la particularité de les relarguer en milieu liquide. Ces supports sont d'origine minérale à très fort pouvoir absorbant tel que les silices colloïdales, la lévilite, l'aluminosilicate de magnésium, le phosphate de calcium dibasique anhydre, etc .. Le pourcentage de fixation de l'agent plastifiant sur ce support est fonction de la porosité du support mis en œuvre. Ainsi, il peut varier de 1% à 60% exprimé en masse par rapport à la masse totale du support.

Dans la composition filmogène prête à l'emploi, le pourcentage du mélange plastifiant/support à incorporer va varier en fonction de l'élasticité recherchée pour le film. Celui- ci peut varier de 5 à 40% exprimé en masse par rapport à la masse totale de la composition filmogène.

Hormis la réalisation de films incolores pour donner une brillance finale au comprimé ou autres supports solides, les compositions prêtes à l'emploi peuvent contenir des opacifiants tel que l'oxyde de titane et du talc, mais aussi des colorants utilisés à l'état pur ou fixés sur des supports comme des laques d'alumine. Les oxydes de fer sont aussi retenus comme colorants de même que des colorants purement naturels tels que le rouge de betterave, la chlorophylle, la riboflavine, le caramel, etc..

Que ce soit l'oxyde de titane, le talc et les colorants, leur concentration dans le milieu est fonction de l'effet recherché. Celle-ci varie, en fonction de la nature du colorant, de 0.1% à 30% exprimée en masse par rapport au poids total de la composition prête à l'emploi. D'une façon générale, le pelliculage des formes solides tels que les comprimés, a pour but d'isoler le noyau de

l'environnement extérieur. Les films contenant de l'oxyde de titane, outre le fait que ce dernier présente un pouvoir couvrant non négligeable et conduit à une répartition homogène du colorant, il protège les principes actifs sensibles à l'action de la lumière.

Dans la présente invention, l'utilisation de certaines substances permet d'apporter d'autres caractéristiques physico-chimiques aux films tel que :

- un masquage d'odeur par l'utilisation de substances aromatisantes présentant une composante parfumée prononcée, tels que des menthes, des agrumes, certains fruits rouges,

- un effet barrière contre l'humidité par la mise en œuvre de substances hydrophobes tel que :

* des acides gras : acide stéarique, palmitique, oléique, etc..

* des alcools gras : alcool cétylique, stéarylique, etc..

* des silicones une amélioration de l'effet glissant lors d'un pelliculage de comprimés présentant un rayon de courbure très faible. Cette propriété est obtenue par incorporation dans le film d'un agent de glissement appartenant à la famille des mica-titanes, mélange d'aluminium silicate de potassium et de titane.

Quel que soit l'effet recherche, masquage de goût, barrière protectrice contre l'humidité, et l'amélioration du pouvoir glissant, la concentration de ces différentes substances varie de 0.1% à 20% exprimée en masse par rapport au poids total de la composition filmogène prête à 1 'emploi.

Généralement, la composition filmogène prête à l'emploi est destinée à être dispersée en milieu aqueux. Contrairement aux brevets cités précédemment, la mise en solution ou dispersion de ces dites compositions se fait à froid et sur un laps de temps relativement court, 20 à 30 minutes. La teneur en eau mise en œuvre lors cette

dispersion varie de 80% à 60% exprimée en masse par rapport à la masse totale de la dispersion filmogène, de préférence comprise entre 75% et 55%. La viscosité de telles dispersions, déterminée à 20 0 C à l'aide d'un viscosimètre Brookfield, mobile n°3, vitesse 20, est comprise entre 150 et 900 Centipoises.

Contrairement aux dispersions classiques d'hydroxypropylméthylcellulose à la concentration de 12 à 15%, ces dispersions objet de la présente invention, présentent aux concentrations revendiquées, la particularité d'être thixotropes conduisant à une très grande stabilité physique des dispersions au repos : absence de sédimentation des composants insolubles contenus dans la préparation.

On entend par « thixotrope », la propriété qu'ont certaines préparations visqueuses de se liquéfier rapidement (chute de viscosité) sous l'effet d'une agitation mécanique plus ou moins intense et de reprendre un aspect pseudo solide (augmentation de la viscosité) lors de la cessation de l'agitation.

De plus, en raison de la haute concentration en matières solides dans la dispersion reconstituée entraînant une diminution de la température d' évaporation de l'eau de 40 0 C à 30-32 0 C, ces compositions filmogènes sont parfaitement adaptées au pelliculage des capsules molles en milieu aqueux. En effet, actuellement le pelliculage des capsules molles ne peut se faire qu'en milieu alcoolique en raison de la réactivité de la gélatine :

- à de trop grandes quantités d'eau mises en œuvre lors du pelliculage avec des solutions d'hydroxypropylméthylcellulose, entraînant la solubilisation de cette dernière

- et à une température supérieure à 40 0 C mise en œuvre pour évaporer les fortes teneurs en eau, provoquant ainsi la prise en masse des capsules par fonte de la gélatine.

Les exemples de compositions prêtes à l'emploi figurant

ci-après sont des formules possibles de compositions selon la présente invention et ils ne les limitent en aucune façon.

EXEMPLE N°l : composition filmogène

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 600 g

Hydroxypropyl amidon 150 g

Dibéhénate de glycérol 100 g

Dioxyde de titane 100 g

Arôme orange/pamplemousse 50 g

Jaune de quinoléine QS

Pour le pelliculage de 6 kg de comprimés avec un dépôt sec de 5%, une dispersion à 30% de la composition prête à l'emploi décrite ci-dessus a été réalisée :

Dans un bêcher de 1 litre introduire 770 ml* d'eau déminéralisée .

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pale.

Introduire progressivement 330 g* du mélange décrit dans «

EXEMPLE N°l »

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes.

* 10% ont été ajoutés pour compenser les pertes en fabrication

La viscosité de la solution à 2O 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 355 Centipoises.

Avant pulvérisation, les comprimés ont été préalablement chauffés à 3O 0 C.

Au cours de la pulvérisation les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation comprise entre 12 et 16 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 2.5 et 3 bars

- température de travail entre 27°C et 32°C

- temps de pelliculage : 90 minutes.

Les comprimés obtenus après pelliculage présentent un aspect très lisse, brillant avec une très bonne adhérence du film sur le noyau. A l'aide d'un scalpel, il n'a pas

été possible de désolidariser le film du support solide.

EXEMPLE N°2 : Dispersion filmogène à 25% pour 6 kg de comprimés

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 198.0 g

Hydroxypropyl amidon 49.5 g

Dibéhénate de glycérol 16.5 g

Dioxyde de titane 49.5 g

Arôme menthe 16.5 g

Eau purifiée 990.0 g

Jaune de quinoléine QS

Bleu patenté QS

Peser les différents ingrédients de la formule.

Mélanger les différents composants entre eux sauf le dioxyde de titane.

Dans un bêcher de 2 litres introduire 990 ml d'eau déminéralisée .

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pale.

Introduire progressivement le dioxyde de titane.

Agiter pendant 3 à 5 minutes.

Introduire ensuite progressivement le mélange des différents composants.

Ajouter les colorants en dernier.

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes.

La viscosité de la solution à 2O 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 300 Centipoises.

Avant pulvérisation, les comprimés ont été préalablement chauffés à 30 0 C.

Au cours de la pulvérisation les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation comprise entre 14 et 18 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 2 et 2.5 bars

- température de travail entre 27°C et 32°C

- temps de pelliculage : 90 minutes.

EXEMPLE N°3 : Dispersion filmogène à 30% pour 6 kg de comprimés .

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 198.0 g

Hydroxypropyl amidon 66.0 g

Dibéhénate de glycérol 16.5 g

Dioxyde de titane 49.5 g

Eau purifiée 770.0 g

Oxyde de fer rouge QS

Peser les différents ingrédients de la formule.

Mélanger les différents composants entre eux sauf le dioxyde de titane.

Dans un bêcher 1 litre introduire 770 ml d'eau déminéralisée .

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pâle.

Introduire progressivement le dioxyde de titane et l'oxyde de fer rouge.

Agiter pendant 3 à 5 minutes jusqu'à dispersion totale de l'oxyde de fer rouge.

Introduire ensuite progressivement le mélange des différents composants.

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes

La viscosité de la solution à 2O 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 475 Centipoises. Avant pulvérisation, les comprimés ont été préalablement chauffés à 30 0 C.

Au cours de la pulvérisation les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation comprise entre 14 et 16 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 2.5 et 3 bars

- température de travail entre 27 0 C et 32 0 C

- temps de pelliculage : 90 minutes.

Les comprimés obtenus après pelliculage présentent un aspect très lisse, brillant avec une très bonne adhérence du film sur le noyau.

EXEMPLE N°4 : Dispersion filmogène à 30% pour 6 kg de comprimés

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 222.75 g

Hydroxypropyl amidon 90.75 g

Dibéhénate de glycérol 16.50 g

Eau purifiée 770.00 g

Bleu patenté QS

Jaune orangé S QS

Jaune de quinoléine QS

Peser les différents ingrédients de la formule.

Mélanger les différents composants entre eux.

Dans un bêcher de 1 litre introduire 770 ml d'eau déminéralisée .

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pâle.

Introduire progressivement le mélange des différents composants .

Ajouter en dernier les colorants.

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes.

La viscosité de la solution à 20 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 650 Centipoises.

Avant pulvérisation, les comprimés ont été préalablement chauffés à 30 0 C.

Au cours de la pulvérisation les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation comprise entre 14 et 16 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 2.5 et 3 bars

- température de travail entre 27°C et 32°C

- temps de pelliculage : 90 minutes.

Les comprimés obtenus après pelliculage présentent un aspect très lisse, brillant avec une très bonne adhérence du film sur le noyau. Malgré l'absence de dioxyde de titane dans la composition, la coloration des comprimés est homogène.

EXEMPLE N°5 : Dispersion filmogène à 30% pour 6 kg de comprimés

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 181.50 g

Hydroxypropyl amidon 92.40 g

Dibéhénate de glycérol 16.50 g

Acide stéarique 39.60 g

Eau purifiée 770.00 g

Carmin d'indigotine QS

Erythrosine QS

Peser les différents ingrédients de la formule.

Mélanger les différents composants entre eux.

Dans un bêcher de 1 litre introduire 770 ml d'eau déminéralisée .

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pâle.

Introduire progressivement le mélange des différents composants .

Ajouter en dernier les colorants.

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes

La viscosité de la solution à 2O 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 875 Centipoises.

Avant pulvérisation, les comprimés ont été préalablement chauffés à 30 0 C.

Au cours de la pulvérisation les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation comprise entre 12 et 14 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 3 et 4 bars

- température de travail entre 27°C et 32°C

- temps de pelliculage : 80 minutes.

Les comprimés obtenus après pelliculage présentent un aspect très lisse, brillant avec une très bonne adhérence du film sur le noyau. Malgré l'absence de dioxyde de titane dans la composition, la coloration des comprimés est homogène.

EXEMPLE N°6 : Dispersion filmogène à 30% pour 6 kg de comprimés

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 181.5 g

Hydroxypropyl amidon 49.5 g

Dibéhénate de glycérol 16.5 g

Dioxyde de titane 49.5 g

Acide stéarique 33.0 g

Eau purifiée 770.0 g

Oxyde de fer rouge QS

Peser les différents ingrédients de la formule.

Mélanger les différents composants entre eux sauf le dioxyde de titane

Dans un bêcher de 1 litre introduire 770 ml d'eau déminéralisée .

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pâle.

Introduire progressivement le dioxyde de titane et l'oxyde de fer rouge.

Agiter pendant 3 à 5 minutes jusqu'à dispersion totale de l'oxyde de fer rouge.

Introduire ensuite progressivement le mélange des différents composants.

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes

La viscosité de la solution à 2O 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 700 Centipoises.

Avant pulvérisation, les comprimés ont été préalablement chauffés à 3O 0 C.

Au cours de la pulvérisation les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation comprise entre 14 et 18 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 2.5 et 3 bars

- température de travail entre 27 0 C et 32 0 C

- temps de pelliculage : 60 minutes.

Les comprimés obtenus après pelliculage présentent un aspect très lisse, brillant avec une très bonne adhérence du film sur le noyau.

EXEMPLE N°7 : Dispersion filmogène à 30% pour 2 kg de capsules molles

Hydroxypropyl amidon prégélatinisé 53,0 g

Acide stéarique 17,0 g

Glycérine 20,0g

Candurin® 10,0 g

Eau purifiée 233,3 g

Peser les différents ingrédients de la formule.

Mélanger les différents composants entre eux sauf la glycérine

Dans un bêcher de 500 ml introduire 233,3 ml d'eau déminéralisée .

Ajouter la glycérine.

Agiter le milieu à 700 trs/mn à l'aide d'une pâle.

Agiter pendant 3 à 5 minutes .

Introduire ensuite progressivement le mélange des différents composants.

Maintenir l'agitation pendant 30 minutes.

La viscosité de la solution à 2O 0 C déterminée avec le mobile 3 à la vitesse de 20trs/mn est de 700 Centipoises.

Avant pulvérisation, laver les capsules molles à l'alcool et les pré-chauffer à 3O 0 C.

Au cours de la pulvérisation, les paramètres de travail ont été établis

- débit de pulvérisation compris entre 14 et 18 g/mn

- pression de pulvérisation comprise entre 2.5 et 3 bars

- température de travail entre 27°C et 32 0 C

- temps de pelliculage : 60 minutes.

Les capsules molles obtenues après pelliculage présentent un aspect très lisse, brillant avec une très bonne adhérence du film sur la capsule.