CHAPUIS, Serge (Chef Lieu, Lepin Le Lac, F-73610, FR)
| REVENDICATIONS 1. Vêtement de compression (11 , 12, 13), caractérisé en ce qu'il comprend : - un matériau composite (3) incluant une matrice polymère dans laquelle sont noyées des particules d'un matériau minéral susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain ; - une étoffe (2) destinée à entourer un membre de l'utilisateur et présentant au moins une partie (6) enduite dudit matériau composite. 2. Vêtement de compression (11 , 12, 13) selon la revendication 1 , dans lequel l'étoffe exerce un niveau de compression supérieur à 5 mmHg. 3. Vêtement de compression (11 , 12, 13) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'étoffe exerce un niveau de compression inférieur à 20 mmHg. 4. Vêtement de compression (11 , 12, 13) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'étoffe exerce une compression au niveau des muscles des mollets et/ou des cuisses. 5. Vêtement de compression (11 , 12, 13) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le rapport entre le périmètre de la partie du corps entourée et le périmètre du vêtement à ce niveau varie entre 1.05 et 1.3. 6. Vêtement de compression (11 , 12, 13) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le matériau composite (3) forme des motifs espacés les uns des autres. 7. Vêtement de compression selon la revendication 6, dans lequel les motifs présentent une surface inférieure à 2 cm2. 8. Vêtement de compression selon l'une quelconque des revendications précédentes, formant une jambière (12) dont une section destinée à entourer le mollet présente un périmètre donné défini de façon standardisée comme le tour de mollet de la jambière, la jambière étant solidaire d'une étiquette (7) comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal du tour de mollet de l'utilisateur, le rapport entre ce périmètre minimal et ledit périmètre donné étant supérieur ou égal à 1 ,03. 9. Vêtement de compression selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, formant un cuissard (11) dont une section destinée à entourer la cuisse présente un périmètre donné défini de façon standardisée comme le tour de cuisse du cuissard, le cuissard étant solidaire d'une étiquette (7) comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal du tour de cuisse de l'utilisateur, le rapport entre ce périmètre minimal et ledit périmètre donné étant supérieur ou égal à 1 ,01. 10. Vêtement de compression selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, formant un tee-shirt (13) dont une section destinée à entourer la poitrine présente un périmètre donné défini de façon standardisée comme le tour de poitrine du tee-shirt, le tee-shirt étant solidaire d'une étiquette (7) comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal du tour de poitrine de l'utilisateur, le rapport entre ce périmètre minimal et ledit périmètre donné étant supérieur ou égal à 1 ,01. 11. Vêtement de compression selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le matériau minéral contient une poudre céramique susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain. 12. Vêtement de compression selon la revendication 11 , dans lequel ladite poudre céramique contient au moins un oxyde parmi les oxydes suivants: Al203, Fe203, Ti02, Cr203, Si02, MgO, Zr02, MnOy, Co203, Y203. 13. Vêtement de compression selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le matériau composite (3) est saillant depuis la surface extérieure de l'étoffe (2). 14. Procédé de fabrication d'un vêtement de compression, comprenant les étapes de : - enduire une étoffe (2) avec un matériau composite incluant une matrice polymère dans laquelle sont noyées des particules d'un matériau minéral susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain ; - transformer l'étoffe (2) afin de former le vêtement de compression. 15. Procédé de fabrication d'un vêtement de compression selon la revendication 14, dans lequel la transformation de l'étoffe comprend l'assemblage de deux bords d'étoffe. |
L'invention concerne les vêtements de compression, et en particulier les vêtements de compression incluant des matériaux minéraux émettant un rayonnement dans les infrarouges lointains.
Les infrarouges lointains présentent des longueurs d'onde comprises entre 3 micromètres et 1 millimètre. Le rayonnement infrarouge lointain, en particulier dans une plage de longueurs d'onde allant de 4 micromètres à 14 micromètres, présente une bonne capacité à traverser les tissus cutanés. Les infrarouges lointains sont reconnus pour activer et réchauffer les cellules du corps depuis l'intérieur. Par conséquent, des vêtements ont été développés pour émettre un rayonnement dans les infrarouges lointains. De tels vêtements sont utilisés à la fois dans le cadre d'une activité sportive ou dans le cadre quotidien afin d'améliorer le confort ou la santé de l'utilisateur.
Certains matériaux minéraux (et certaines céramiques en particulier) présentant la propriété d'absorber un rayonnement d'énergie pour le réémettre selon une grande proportion dans l'infrarouge lointain, différents types de vêtements ont été développés en associant un tissu fibreux à une résine incluant ces matériaux.
Le document US 2003/0236042 décrit des procédés de fabrication d'un vêtement. Le tissu dans lequel le vêtement est réalisé comprend des fibres.
Selon un premier procédé décrit, ces fibres sont formées en incluant des poudres de matériaux minéraux à l'intérieur d'une résine, puis en formant un filament à partir de ce mélange. Le filament est ensuite tissé pour réaliser le tissu.
En pratique, la présence des poudres à l'intérieur des fibres réduit fortement leur élasticité et leur résistance à la rupture. Par conséquent, de telles fibres présentent une vitesse d'usure importante et une durée de vie réduite. De telles fibres sont par conséquent peu appropriées pour des vêtements devant présenter une élasticité importante. De telles fibres sont encore moins appropriées pour des vêtements destinés à une utilisation sportive du fait des frottements importants rencontrés qui induisent une usure accélérée.
Selon un second procédé décrit, une résine, un catalyseur et des matières minérales émettant dans l'infrarouge lointain sont mélangées selon des proportions bien définies pour former un mélange polymère. Le mélange polymère est ensuite transformé en granulés. Les granulés sont ensuite fondus et mis en forme pour former une membrane par soufflage ou compression. La membrane obtenue est ensuite enduite d'un adhésif, puis fixée à un tissu usuel. Le tissu est ensuite découpé selon différents patrons. Les patrons sont ensuite assemblés de façon connue en soi pour former le vêtement. Les vêtements ainsi obtenus présentent également des inconvénients. Leur élasticité reste insuffisante et la membrane est sujette à une usure prématurée, en particulier lors de la pratique sportive. Le procédé de fabrication s'avère en outre relativement coûteux. De tels vêtements rendent également l'évacuation de la sueur plus difficile.
L'invention vise à résoudre un ou plusieurs de ces inconvénients.
L'invention porte ainsi sur un vêtement de compression, caractérisé en ce qu'il comprend :
- un matériau composite incluant une matrice polymère dans laquelle sont noyées des particules d'un matériau minéral susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain ;
- une étoffe destinée à entourer un membre de l'utilisateur et présentant au moins une partie enduite dudit matériau composite.
Dans un mode de réalisation de l'invention, le matériau composite forme des motifs espacés les uns des autres. Les motifs peuvent être espacés les uns des autres selon toutes les directions dans le plan de l'étoffe d'une distance d'au moins 1 ,5 mm et ils peuvent présenter une surface inférieure à 2 cm 2 .
Le vêtement de l'invention peut être une jambière dont une section destinée à entourer le mollet présente un périmètre donné défini de façon standardisée comme le tour de mollet de la jambière, la jambière étant solidaire d'une étiquette comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal du tour de mollet de l'utilisateur, le rapport entre ce périmètre minimal et ledit périmètre donné étant supérieur ou égal à 1 ,03.
Le vêtement de l'invention peut également être un cuissard dont une section destinée à entourer la cuisse présente un périmètre donné défini de façon standardisée comme le tour de cuisse du cuissard, le cuissard étant solidaire d'une étiquette comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal du tour de cuisse de l'utilisateur, le rapport entre ce périmètre minimal et ledit périmètre donné étant supérieur ou égal à 1 ,01.
Le vêtement de l'invention peut également être un tee-shirt dont une section destinée à entourer la poitrine présente un périmètre donné défini de façon standardisée comme le tour de poitrine du tee-shirt, le tee-shirt étant solidaire d'une étiquette comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal du tour de poitrine de l'utilisateur, le rapport entre ce périmètre minimal et ledit périmètre donné étant supérieur ou égal à 1 ,01.
Le matériau minéral utilisé dans le vêtement de l'invention contient une poudre céramique susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain. Ladite poudre pouvant contenir au moins un oxyde parmi les oxydes suivants: Al 2 0 3 , Fe2O 3 , ΤΊΟ2, Cr 2 O 3 , Si0 2 , MgO, Zr0 2 , MnOy, Co 2 0 3 , Y 2 O 3 . On préférera un matériau minéral qui présente un pic de rayonnement à une longueur d'onde comprise entre 4 et 14 pm lorsqu'il est excité par de la lumière visible et placé à 30°C.
L'invention porte également sur un procédé de fabrication d'un vêtement de compression, comprenant les étapes de :
- enduire une étoffe avec un matériau composite incluant une matrice polymère dans laquelle sont noyées des particules d'un matériau minéral susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain ;
- transformer l'étoffe afin de former le vêtement de compression, ladite transformation comprenant l'assemblage de deux bords d'étoffe.
- fixation d'une étiquette à l'étoffe, ladite étiquette comprenant une indication de taille standardisée correspondant à un périmètre minimal d'un membre d'un utilisateur, le périmètre d'une section définie de façon standardisée du vêtement formé étant inférieur à ce périmètre minimal.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de face d'une portion d'un vêtement selon un mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 2 est une vue en coupe agrandie de la portion de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue en perspective d'un cuissard selon une variante de l'invention ;
- la figure 4 est une vue en perspective d'une jambière selon une autre variante de l'invention ;
- la figure 5 est une vue en perspective d'un tee-shirt selon encore une autre variante de l'invention.
Au sens de la présente invention, un rayonnement infrarouge lointain est un rayonnement infrarouge dont la longueur d'onde est par exemple comprise entre 3 pm et 100 pm. Avantageusement, il s'agit d'infrarouges possédant une longueur d'onde comprise entre 4 et 15 pm, de préférence entre 4 et 14 pm.
L'invention propose un vêtement de compression comprenant un matériau composite incluant une matrice polymère dans laquelle sont noyées des particules d'un matériau minéral. Ce matériau minéral est susceptible d'émettre et de réfléchir un rayonnement infrarouge lointain. Le vêtement comprend une étoffe destinée à entourer un membre de l'utilisateur avec un effet de compression et présentant au moins une partie enduite dudit matériau composite.
L'invention permet de combiner les effets physiologiques de la compression et du rayonnement infrarouge lointain, avec un vêtement présentant une résistance et une durée de vie accrue. Le vêtement de compression pourra par exemple être un collant, un tee-shirt, un cuissard ou une jambière. Un tel vêtement de compression pourra être utilisé pour une pratique sportive ou autre, par exemple pour la pratique de la course sur sentier (trail running en langue anglaise).
La figure 1 illustre une vue de face d'une portion de la surface d'un vêtement selon l'invention. Le vêtement comprend une étoffe 2 destinée à recouvrir, entourer et compresser une partie définie du corps de l'utilisateur. L'étoffe 2 peut ainsi être destinée à entourer un membre de l'utilisateur, tel que le bras, le cou, le torse, la cuisse ou le mollet. L'étoffe 2 présente au moins une partie de sa surface enduite d'un matériau composite 3. Le matériau composite 3 inclut une matrice polymère dans laquelle sont noyées ou incorporées des particules d'un matériau minéral susceptible d'émettre un rayonnement infrarouge lointain.
En particulier, le matériau composite 3 peut comprendre une matrice à base d'un polymère hydrophile respirant. Un polymère hydrophile est dit respirant s'il est perméable à la vapeur d'eau, mais imperméable à l'eau liquide et, avantageusement, s'il a la propriété d'être coupe-vent. De telles propriétés sont particulièrement avantageuses pour un vêtement destiné à une pratique sportive. La matrice pourra être à base de polytétrafluoroéthylène (PTFE), de polyuréthane, de polyester (PE), d'acrylique, de chlorure de polyvinyle (PVC), de copolymère polystyrène-butadiène (SBS), de latex naturel ou artificiel (polyisoprène), ou de tous autres polymères thermoplastiques ou thermodurcissables.
Des particules minérales infrarouge lointain (le terme infrarouge lointain désignera par la suite un matériau réémettant une partie non négligeable du rayonnement ou de l'énergie reçus sous forme de rayonnement présentant une longueur d'onde comprise entre 3 et 100 pm, de préférence entre 4 et 14 pm) sont réparties, de préférence de façon homogène, dans la matrice polymère. Plus spécifiquement, le matériau minéral pourra présenter un pic de rayonnement à une longueur d'onde comprise entre 4 et 14 pm lorsqu'il est excité par de la lumière visible et placé à 30°C.
Les infrarouges lointains permettent d'augmenter la température cutanée et de provoquer une sensation de chaleur en étant absorbée par la peau (épiderme et/ou derme) par transformation du rayonnement en chaleur. Les infrarouges lointains augmentent également le flux sanguin au niveau de la peau grâce à la dilatation des vaisseaux capillaires. L'oxygénation est également améliorée. Les infrarouges lointains activent en outre le métabolisme et diminuent les sensations de douleur et les risques de lésions. La récupération après l'effort est également facilitée.
Le matériau minéral peut par exemple être choisi parmi des matières naturelles telles que du jade, du granit, de la serpentine ou de la dolomie. Le matériau minéral peut également être choisi parmi des céramiques contenant des oxydes parmi les oxydes suivants: Al 2 0 3 , Fe 2 O 3 , TiO 2 , Cr 2 0 3 , Si0 2 , MgO, Zr0 2 , MnOy, C02O3, Y2O3. Des mélanges de plusieurs de ces oxydes ou de ces minéraux naturels peuvent également être utilisés.
L'étoffe 2 sera avantageusement réalisée dans un matériau usuel pour des vêtements de compression, présentant une importante élasticité. Ce matériau pourra par exemple comprendre de l'élasthanne, du polyamide non microfibre (pour ses propriétés d'esthétique et de transparence) du polyamide microfibre (pour ses propriétés d'élasticité, de confort, de douceur et de résistance), du coton (en particulier pour les peaux sensibles et pour ses propriétés de limitation de la sudation), de la gomme naturelle (pour ses propriétés d'élasticité et son faible impact écologique) ou de la micro laine (pour son opacité, sa capacité d'absorption, sa douceur, ses propriétés isolantes et son faible impact écologique). Le type d'étoffe utilisé peut être très variable. Par exemple, l'étoffe 2 peut être sélectionnée parmi les étoffes non tissées, les étoffes tissées (tissu chaîne et trame), les étoffes tricotées (mailles) et leurs assemblages. Il est cependant important que l'étoffe ait de bonne qualité d'élasticité et de stretch.
Un vêtement de compression vise à appliquer un effort élastique autour d'une partie du corps d'un utilisateur. Le vêtement de compression génère des effets physiologiques sur son utilisateur par l'application d'une compression sur la peau. Les niveaux de compression sont définis dans différentes normes officielles (par exemple dans des normes AFNOR en France ou des normes GZG en Allemagne). La compression favorise le retour sanguin par les veines, diminue la pression sanguine et réduit les douleurs au niveau des jambes ou la sensation de jambes lourdes. La compression accroît l'écoulement sanguin, réduit le volume sanguin dans les veines et réduit le reflux vers des veines abîmées. Par ailleurs, la compression évite que les tissus corporels ne contiennent une quantité d'eau trop élevée, favorise le drainage des substances nocives, réduit les inflammations, favorise les processus de régénération et améliore le mouvement des tendons et articulations.
La combinaison d'une étoffe de compression et d'un matériau minéral infrarouge lointain permet en pratique d'améliorer le tonus musculaire. Cette combinaison améliore la distribution de la masse de l'utilisateur. La posture de l'utilisateur est ainsi rééquilibrée vers son centre de gravité. De plus, cette association permet de cumuler et de renforcer les effets bénéfiques décrits précédemment. Les avantages du matériau minéral infrarouge lointain sont en effet plus importants lorsque ce matériau est en pression avec une partie du corps.
Un autre avantage qui en résulte est l'amélioration de l'écoulement sanguin sans une forte compression des muscles. En effet, une compression trop forte entraîne une sensation désagréable du sportif, voire une gêne, dans ses mouvements. Avec cette association, on peut ainsi obtenir un bon compromis avec une circulation sanguine améliorée pour une compression à minima. Cette combinaison se traduit également par une résistance à l'effort améliorée. Le sportif conservant tout le long d'une course d'endurance un bon maintien de ses membres d'où moins de fatigue.
Ce type de structure de vêtement de compression est particulièrement efficace lorsque l'association de la compression avec un matériau minéral infrarouge lointain est localisée dans une partie du corps sollicitée lors de la pratique d'un sport d'endurance et plus particulièrement les muscles sollicités pendant l'effort. Ce peut être les mollets (via une jambière ou un collant), les cuisses et/ou les fessiers (via un cuissard ou un collant).
En plaçant cette association au niveau d'un tee-shirt, on améliore le maintien de la posture pendant l'exercice ce qui permet d'éviter l'affaissement du sportif en endurance.
De plus, en étant placé sur des zones du circuit d'irrigation des muscles et des tendons, cette combinaison contribue à améliorer les échanges sanguins et donc à l'amélioration du fonctionnement du muscle (apport en oxygène, évacuation des toxines... ).
Les tableaux suivants fournissent différents périmètres d'un membre de l'utilisateur définis de façon standardisée pour une taille indiquée sur l'étiquette d'une catégorie de vêtements. Ces dimensions correspondent aux valeurs standardisées pour les vêtements masculins. Les standards définissent à la fois un périmètre maximal et un périmètre minimal du membre pour une taille indiquée sur l'étiquette du vêtement. Les tableaux fournissent également les périmètres minimaux et maximaux du périmètre de la section du vêtement destinée à entourer le membre, pour chaque taille indiquée sur une l'étiquette. Un vêtement de compression étant destiné à comprimer un membre de l'utilisateur, le périmètre du membre pour lequel le vêtement est prévu est toujours supérieur au périmètre de la section du vêtement qui doit l'entourer. Les tableaux incluent également les rapports entre le périmètre d'un membre correspondant à l'indication standardisée sur le périmètre de la section du vêtement destinée à entourer le membre. Pour une étoffe donnée, ces rapports traduisent directement le rapport de compression exercée sur la partie du corps que l'étoffe entoure.
En effet, la compression d'un vêtement compressif est déterminée, d'une part, par la matière de l'étoffe et plus particulièrement par son élasticité et par son stretch, et d'autre part, par le rapport de compression défini précédemment, à savoir, le rapport entre le périmètre de la partie du corps entourée et le périmètre du vêtement à ce niveau. Ainsi, on peut obtenir une même compression avec un rapport de compression élevé en utilisant un tissu élastique ou avec un rapport de compression plus faible en utilisant un tissu plus rigide. Il convient de noter que, plus le rapport de compression est élevé, plus on sollicite élastiquement l'étoffe, au risque de dépasser ses limites élastiques. Il s'ensuit un risque de détérioration du vêtement ou de ne plus avoir de compression après quelques utilisations. Il est donc avantageux que le rapport de compression reste inférieur à une valeur déterminée liée aux caractéristiques élastiques de l'étoffe. Un rapport de compression max de 1.3 constitue une borne extrême satisfaisante quelque soit la nature de l'étoffe.
A l'inverse, plus le rapport de compression est faible, plus la matière de l'étoffe est rigide. Cela se traduit par de l'inconfort lorsque l'utilisateur enfile le vêtement car il est peu extensible. En conséquence, le vêtement s'adapte mal aux variations de la morphologie de l'utilisateur. Le vêtement peut perdre sa caractéristique de compression ou ne plus pouvoir être porté par l'utilisateur. Il est donc avantageux que le rapport de compression soit supérieur à une valeur déterminée. Un rapport de compression min de 1.05 constitue une borne extrême satisfaisante quelque soit la nature de l'étoffe.
Un bon compromis est un rapport de compression variant entre 1.08 et 1.2, quelle que soit la taille du vêtement.
Pour caractériser la compression, on détermine un niveau de compression exprimé en millimètre de mercure (mmHg) ou en hecto Pascal (hPa). La conversion entre ces deux unités étant la suivante : 1 mmHg équivaut à 1 ,333 hPa.
Pour obtenir les effets bénéfiques recherchés, la compression au niveau des mollets, des cuisses ou de la poitrine doit être supérieure à 5 mmHg (eqv. 7 hPa). Il est préférable qu'elle soit inférieure à 20 mmHg (eqv. 27 hPa), car au-delà, certaines législations exigent une prescription médicale. De plus, un niveau de compression trop élevé peut gêner dans l'effort et provoquer de mauvaise sensation de l'utilisateur en étant trop opprimé. Avantageusement, la compression au niveau de ces parties du corps est comprise entre 10 mmHg et 15 mmHg (13.5 hPa et 20 hPa), niveau pour lequel on observe de bons résultats.
De ce qui précède, le vêtement comprend avantageusement une étoffe dont les caractéristiques permettent d'obtenir, avec un rapport de compression variant entre 1.08 et 1.2, un niveau de compression compris entre 5 et 20 mmHg. Préférentiellement, le niveau de compression obtenu est compris entre 10 et 15 mmHg.
Les mesures de périmètres dans les tableaux suivants sont exprimées en centimètres, elles correspondent à un vêtement masculin, pour une matière d'étoffe déterminée. Cuissard :
Le tour de cuisse correspond à la circonférence de la cuisse de l'utilisateur ou du cuissard mesurée 2,5 cm sous l'aine. A la lecture du tableau précédent, on peut voir que un cuissard de taille M, c'est-à-dire prévu pour un utilisateur dont le tour de cuisse est compris entre 56 et 59 cm, devra avoir un tour de cuisse compris entre 42 et 57 cm. Pour que l'utilisateur bénéficie des avantages de l'invention, il est souhaitable que son tour de cuisse soit supérieur au tour de cuisse du cuissard dans un rapport au moins égal à 1 ,01. De préférence, ce rapport de compression, défini entre le tour de cuisse de l'utilisateur et celui du cuissard doit être supérieur à ,09.
En pratique, un cuissard vendu dans le commerce est munie d'une étiquette de taille comprenant une indication de taille standardisée, laquelle correspond, entre autre, à un périmètre minimal du tour de cuisse de l'utilisateur (Peu). Ce cuissard présente, de par sa construction, une mesure donnée de tour de cuisse (Pce).
On notera que dans certaines configurations, il n'y a pas de compression, par exemple, un cuissard de taille M avec un tour de cuisse au maximum (57 cm) utilisé avec une personne dont le tour de cuisse est minimum (56 cm). Dans ce cas, l'invention ne produit pas tous les effets attendus du fait qu'on se retrouve dans des conditions similaires à l'usage d'un vêtement comprenant un matériau minéral infrarouge lointain sans compression. Cette configuration extrême est tout de même statistiquement rare. Le tableau précédent illustre une gamme de cuissard permettant le choix d'un modèle en fonction de la morphologie de l'utilisateur afin d'obtenir une compression du membre concerné dans la majorité des cas (plus de 95% des cas auront une compression).
On obtient de bon résultats avec un cuissard dont le rapport de compression est de l'ordre de 1 ,15 quelques soient les tailles. Les dimensions des différentes tailles d'un tel cuissard sont reprises dans la dernière ligne du tableau précédent.
Un vêtement comprenant un matériau minéral infrarouge lointain et une compression produit les effets escomptés. En conséquence, le revêtement reproduit l'invention, même si, dans certaines configurations (utilisateur ayant une autre morphologie, tour de cuisse plus petit), il n'y a pas de compression de la partie du corps à moins qu'une indication, portée sur le vêtement, exclue explicitement les configurations pour lesquelles il y a de la compression.
La figure 3 illustre un exemple de cuissard 11 muni d'une étiquette 7 indiquant une taille standardisée. Le contour 21 en trait discontinu correspond à la section où est mesuré le tour de cuisse.
Jambière :
Le tour de mollet correspond au périmètre de la section la plus large du mollet de l'utilisateur ou de la jambière.
Pour que l'utilisateur bénéficie des avantages de l'invention, il est souhaitable que son tour de mollet soit supérieur au tour de mollet de la jambière dans un rapport au moins égal à 1 ,03. De préférence, ce rapport de compression, défini entre le tour de mollet de l'utilisateur et celui de la jambière doit être supérieur à 1 ,08.
En pratique, les jambières vendues dans le commerce sont munies d'une étiquette de taille comprenant une indication de taille standardisée, laquelle correspond, entre autre, à un périmètre minimal du tour de mollet de l'utilisateur (Pmu). Cette jambière présente, de par sa construction, une mesure donnée de tour de mollet (Pmj). Les bénéfices qu'apporte l'invention seront particulièrement intéressants lorsque le rapport de compression Pmu/Pmj sera supérieur à 1 ,03.
On notera que dans certaines configurations, il n'y a pas de compression, par exemple, une jambière de taille M avec un tour de mollet au maximum (37 cm) utilisé avec une personne dont le tour de mollet est minimum (36 cm). Dans ce cas, l'invention ne produit pas tous les effets attendus du fait qu'on se retrouve dans des conditions similaires à l'usage d'un vêtement équipé de matériau minéral infrarouge lointain sans compression. Cette configuration extrême est tout de même statistiquement rare. Le tableau précédent illustre une gamme de jambière permettant le choix d'un modèle en fonction de la morphologie de l'utilisateur afin d'obtenir une compression du membre concerné dans la majorité des cas (plus de 95% des cas auront une compression). On obtient de bon résultats avec une jambière dont le rapport est de l'ordre de 1 ,08 quelques soient les tailles. Les dimensions des différentes tailles d'une telle jambière sont reprises dans la dernière ligne du tableau précédent.
Un vêtement comprenant un matériau minéral infrarouge lointain et une compression produit les effets escomptés. En conséquence, le revêtement reproduit l'invention, même si, dans certaines configurations (utilisateur ayant une autre morphologie, tour de mollet plus petit), il n'y a pas de compression de la partie du corps à moins qu'une indication, portée sur le vêtement, exclue explicitement les configurations pour lesquelles il y a de la compression.
La figure 4 illustre un exemple de jambière 12 munie d'une étiquette 7 indiquant une taille standardisée. Le contour 22 en trait discontinu correspond à la section où est mesuré le tour de mollet.
Tee-shirt :
Le tour de poitrine correspond à la section de l'utilisateur ou du tee-shirt mesuré sous les aisselles.
Pour que l'utilisateur bénéficie des avantages de l'invention, il est souhaitable que son tour de poitrine soit supérieur au tour de poitrine du tee-shirt dans un rapport au moins égal à 1 ,01. De préférence, ce rapport de compression, défini entre le tour de poitrine de l'utilisateur et celui du tee-shirt doit être supérieur à 1 ,09.
En pratique, un tee-shirt vendu dans le commerce est munie d'une étiquette de taille comprenant une indication de taille standardisée, laquelle correspond, entre autre, à un périmètre minimal du tour de poitrine d'un utilisateur (Ppu). Ce tee-shirt présente, de par sa construction, une mesure donnée de tour de poitrine (Ppt). Les bénéfices qu'apporte l'invention seront particulièrement intéressants lorsque le rapport de compression Ppu/Ppt sera supérieur à 1 ,01.
On notera que dans certaines configurations, il n'y a pas de compression, par exemple, un tee-shirt de taille M avec un tour de poitrine au maximum (102 cm) utilisé avec une personne dont le tour de tee-shirt est minimum (97 cm). Dans ce cas, l'invention ne produit pas tous les effets attendus du fait qu'on se retrouve dans des conditions similaires à l'usage d'un vêtement équipé de matériau minéral infrarouge lointain sans compression. Cette configuration extrême est tout de même statistiquement rare. Le tableau précédent illustre une gamme de tee-shirt permettant le choix d'un modèle en fonction de la morphologie de l'utilisateur afin d'obtenir une compression du membre concerné dans la majorité des cas (plus de 95% des cas auront une compression).
On obtient de bon résultats avec un cuissard dont le rapport est de l'ordre de 1 ,2 quelques soient les tailles. Les dimensions des différentes tailles d'un tel tee-shirt sont reprises dans la dernière ligne du tableau précédent.
Un vêtement comprenant un matériau minéral infrarouge lointain et une compression produit les effets escomptés. En conséquence, le revêtement reproduit l'invention, même si, dans certaines configurations (utilisateur ayant une autre morphologie, tour de poitrine plus petit), il n'y a pas de compression de la partie du corps à moins qu'une indication, portée sur le vêtement, exclue explicitement les configurations pour lesquelles il y a de la compression.
La figure 5 illustre un exemple de tee-shirt 13 munie d'une étiquette 7 indiquant une taille standardisée. Le contour 23 en trait discontinu correspond à la section où est mesuré le tour de poitrine.
Dans l'exemple illustré aux figures 1 et 2, le matériau composite 3 forme avantageusement un léger relief par rapport à la surface extérieure de l'étoffe 2. Un tel relief est susceptible d'améliorer la résistance du vêtement. La quantité de rayonnement générée est proportionnelle à la surface couverte et à l'épaisseur déposée. Le matériau composite 3 peut également former une saillie par rapport à la surface intérieure de l'étoffe 2, soit en complétant la saillie réalisée par le relief de la surface extérieure soit en la remplaçant. La saillie faite sur la surface intérieure pourra être de moindre amplitude que celle faite sur la surface extérieure pour ne pas nuire au confort de l'utilisateur.
Comme illustré à la figure 2, l'étoffe 2 présente des zones enduites 6 de matériau composite 3 et des zones non enduites 5. L'enduction de matériau composite pourra traverser ou non l'étoffe 2 et pénétrer ou non à l'intérieur des fibres de l'étoffe 2.
Dans l'exemple illustré, le matériau composite 3 forme avantageusement des motifs espacés les uns des autres. Les motifs illustrés sont de forme hexagonale mais toute autre forme peut bien entendu être utilisée. L'espacement des motifs ménage des zones d'espacement 4 de l'étoffe 2 non enduites de matériau composite 3, ce qui améliore les propriétés respirantes et l'élasticité du vêtement. L'utilisation de motifs permet également de réduire la contrainte mécanique dans le matériau composite 3. La proportion de matières minérales infrarouge lointain dans le matériau composite 3 peut ainsi être accrue pour améliorer l'effet physiologique du vêtement, sans pour autant nuire à son élasticité ou à sa durée de vie.
Comme illustré, les motifs de matériau composite 3 sont avantageusement espacés les uns des autres selon toutes les directions dans le plan de l'étoffe 2. Les motifs sont ainsi entourés d'une partie d'étoffe 2 non enduite de matériau composite. L'espacement entre les motifs pourra avantageusement être supérieur à 1 ,5 mm, le vêtement présentant alors de grandes surfaces d'étoffe 2 présentant une élasticité importante. La surface de chaque motif sera avantageusement inférieure à 2 cm 2 , de façon à réduire les contraintes mécaniques dans les motifs et de façon à ne pas trop altérer l'élasticité du vêtement.
Pour confirmer les effets bénéfiques de l'association de la compression avec l'utilisation de matériau minéral infrarouge lointain dans un vêtement, des tests d'endurance ont été réalisés.
Ce test consistait à faire courir un sportif sur un tapis roulant sur une distance de 40 km et avec un dénivelé positif de 1 000 mètres. Pendant toute cette course, une caméra filme le sportif sous différents angles. Le traitement des images après course permet de mesurer l'évolution de la posture à travers plusieurs angles formés par le corps humain.
L'angle d'amortissement du genou correspond à l'angle minimum entre le tibia et la cuisse mesuré de profil sur une jambe tant que le pied reste en contact avec le sol.
L'angle d'oscillation du genou correspond à l'angle minimum entre le tibia et la cuisse mesuré de l'arrière sur une jambe tant que le pied reste en contact avec le sol. On analyse le mouvement latéral du genou.
L'angle de flexion de la hanche correspond à l'angle minimum entre le tronc et la cuisse mesuré de profil sur une jambe s'élançant vers l'avant.
Ces 3 angles sont évalués avant et après la course.
Le sportif effectue plusieurs fois cette course mais avec des vêtements différents. Dans un premier cas, avec des vêtements usuels A. Dans un deuxième cas, avec des jambières B, un cuissard B et un tee-shirt B, ces vêtements B comprenant un matériau minéral infrarouge lointain et un niveau de compression de l'ordre de 5 mmHg. Dans plusieurs autres cas, avec des jambières C, un cuissard C et un tee-shirt C, ces vêtements C comprenant un niveau de compression de l'ordre de 15 à 20 mmHg.
L'analyse des résultats montre que l'utilisation de vêtements B comprenant une légère compression et un matériau minéral infrarouge lointain apporte plus de stabilité et moins de fatigue au sportif. En effet, ces 3 angles (l'angle d'amortissement du genou, l'angle d'oscillation du genou et l'angle de flexion de la hanche), diminue de l'ordre de 1 à 2 degré, entre le début et la fin du test, lorsque le coureur porte les vêtements A ou C. Par contre, ces 3 angles sont stables ou augmentent légèrement, entre le début et la fin du test, lorsque le coureur porte les vêtements B.
L'association de la compression avec un matériau minéral infrarouge lointain dans un vêtement apporte donc un bénéfice en termes de résistance à l'endurance par rapport à l'utilisation d'un vêtement de compression uniquement.
Le matériau textile peut être obtenu à l'issue d'un procédé comprenant une étape d'enduction de l'étoffe avec une composition d'enduction précurseur d'un matériau composite. Le procédé de fabrication du matériau textile pourra comprendre les étapes suivantes :
Préparation d'une composition d'enduction précurseur du matériau composite, la composition d'enduction comprenant au moins : un liquide porteur, des particules de céramique dispersées dans le liquide porteur et un polymère, ou son précurseur, dispersé ou dissout dans le liquide porteur,
Enduction de l'étoffe avec ladite composition d'enduction,
Evaporation du liquide porteur,
Eventuellement, réticulation du polymère, ou de son précurseur, pour former la matrice du matériau composite.
L'enduction de l'étoffe pourra être réalisée par tout moyen approprié, par exemple par un procédé de transfert par sérigraphie ou par impression. L'enduction pourra être réalisée sur l'étoffe 2 avant la découpe des différents composants du vêtement, puis l'assemblage de deux bords d'étoffe d'un ou plusieurs composants du vêtement.
L'étiquette fournissant une indication de taille standardisée pourra être fixée à tout moment approprié du procédé.
Un vêtement de compression exerce nécessairement une pression sur une partie du corps qu'il entoure, de manière à améliorer la circulation sanguine.
Next Patent: ELEMENT FOR A LIGHTED SHELF, LIGHTED SHELF AND LIGHTED SHELVING UNIT
