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Patent Searching and Data


Title:
CONTAINER HAVING DEFORMABLE FLANKS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/080418
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a thermoplastic container (1) including a body (2) in which at least one flank (9) is formed by indentation, including: a central area (12) having a concave profile in a longitudinal plane, and an adjacent area (13) longitudinally extending the central area (12) and having a convex profile in a longitudinal plane. The central area (12) and the adjacent area (13) are stiffened, and the junction between the central area (12) and the adjacent area (13) defines a deformable membrane (16).

Inventors:
BOUKOBZA, Michel (Avenue de la Patrouille de France, Octeville sur Mer, F-76930, FR)
Application Number:
FR2010/000844
Publication Date:
July 07, 2011
Filing Date:
December 16, 2010
Export Citation:
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Assignee:
SIDEL PARTICIPATIONS (Avenue de la Patrouille de France, Octeville sur Mer, F-76930, FR)
BOUKOBZA, Michel (Avenue de la Patrouille de France, Octeville sur Mer, F-76930, FR)
International Classes:
B65D1/02; B65D79/00
Attorney, Agent or Firm:
DEJADE ET BISET (35 rue de Châteaudun, Paris, Paris, F-75009, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Récipient (1 ) en matériau thermoplastique comprenant un corps (2) dans lequel est creusé au moins un flanc (9), caractérisé en ce que le flanc (9) comprend :

- une zone (12) centrale raidie présentant, dans un plan longitudinal, un profil concave, et

- une zone (13) annexe raidie prolongeant longitudinalement la zone (12) centrale et présentant, dans un plan longitudinal, un profil convexe,

- une membrane (16) déformable définie à la jonction entre les zones (12, 13) raidies.

2. Récipient (1 ) selon la revendication 1 , caractérisé en ce que, en l'absence de contrainte, la membrane (16) déformable est sensiblement plane dans un plan transversal.

3. Récipient (1 ) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la zone (13) annexe présente dans un plan transversal un profil convexe.

4. Récipient (1 ) selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel le flanc (9) est délim ité par des arêtes (15, 27) vives.

5. Récipient (1 ) selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel la zone (13) annexe est raidie au moyen de rainures (25) longitudinales encadrant la zone (13) annexe.

6. Récipient (1 ) selon la revendication 5, dans lequel chaque rainure (25) est raccordée à une face (14) intermédiaire du corps (2) par un congé (27) dont le rayon est inférieur à celui d'un congé (26) raccordant la rainure (25) à la zone (13) annexe.

7. Récipient (1 ) selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel la zone (12) centrale est raidie au moyen d'un raidisseur (1 7) s'étendant longitudinalement en saillie sur la zone (12) centrale.

8. Récipient (1 ) selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel la zone (12) centrale est de largeur supérieure à la zone (13) annexe.

9. Récipient (1 ) selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel le corps (2) comprend plusieurs flancs (9) séparés par des faces (14) intermédiaires munies de moyens de renfort (28, 34).

1 0. Récipient (1 ) selon l'une des revendications 1 à 9, dans lequel le flanc (9) comprend une zone (12) centrale prolongée longitudinalement par deux zones (13) annexes, dont les jonctions avec la zone (12) centrale définissent respectivement deux membranes (16) déformables.

Description:
RECIPIENT A FLANCS DEFORMABLES

L'invention a trait au domaine des récipients, et plus particulièrement des récipients thermoplastiques, par exemple en polyéthylène téréphtalate (PET) , dont la paroi est soumise à des contraintes.

Un récipient est généralement fabriqué par soufflage ou étirage soufflage d'une préforme injectée, laquelle est d'abord chauffée au défilé dans un four muni d'éléments de chauffe par rayonnement, puis introduite chaude dans un moule muni d'une cavité définissant la contre-empreinte du récipient.

Le coût de la matière première utilisée dans la fabrication d'un récipient entre pour une grande part dans le coût final du récipient. Aussi apparaît-il souhaitable, dans une politique globale de compression des coûts, de réduire autant que possible la quantité de matière utilisée.

Cette réduction a cependant une incidence sur les performances mécaniques, et le seul allégement des récipients peut conduire à une rigidité insuffisante, en particulier lors du remplissage à chaud, au cours duquel la paroi d'un récipient est soumise à des contraintes internes en raison du choc thermique et des variations de pression hydrostatique.

A titre indicatif, la température du liquide lors d'un remplissage à chaud dépasse fréquemment 60°C, et atteint couramment 90°C à 95°C (soit une température supérieure à la température de transition vitreuse du PET, matériau fréquemment utilisé) .

Le récipient est ensuite refroidi, induisant une chute de pression dans le récipient (essentiellement du fait de la rétraction du volume d'air qu'il contient) , les parois se retrouvant alors soumises à de nouvelles contraintes opposées aux précédentes.

Aussi les récipients destinés au remplissage à chaud (dénommés HR, acronyme de l'expression anglaise « heat résistant ») bénéficient- ils d'une fabrication adaptée et de dispositions structurelles particulières les rendant moins sensibles aux déformations et leur permettant de conserver durablement leur forme générale. En fabrication, une contribution notoire à la rigidité du récipient est apportée par la thermofixation , qui consiste, à la fin de l'opération de soufflage, à maintenir temporairement le récipient en contact avec la paroi chauffée du moule, de sorte à augmenter le taux de cristallinité de la matière.

Toutefois, l'expérience montre que la seule thermofixation ne suffit généralement pas à rendre un récipient résistant aux déformations induites par le remplissage à chaud, et qu'il est en outre nécessaire de prévoir des adaptations structurelles.

Ainsi , il est connu de munir le récipient de zones de déformation préférentielle.

Ces zones peuvent être prévues sur le fond du récipient, comme dans les exemples donnés dans les documents WO 2004/02891 0 et US 2006/00061 33. Le fond du récipient a une forme concave ou convexe, de sorte que le fond s'abaisse lors du remplissage à chaud, puis remonte lors du refroidissement.

En théorie, les déformations sont ainsi localisées sur le fond du récipient, et les parois latérales épargnées ne requièrent aucune disposition particulière de forme. En pratique toutefois, il est rare que les parois latérales ne soient pas déformées, de sorte qu'il apparaît nécessaire de les pourvoir de zones de déformation préférentielle.

Ces zones se présentent généralement sous la forme de panneaux entourés de cadres rigides, lesquels panneaux, à la manière de membranes, se déforment en se bombant lors du remplissage, puis inversement se rétractent lors du refroidissement du récipient. Des exemples de tels panneaux sont donnés dans les demandes internationales WO 99/21 770 et WO 00/68095.

Les récipients de ce type peuvent donner satisfaction du point de vue des performances, mais la présence de tels panneaux, entourés de leurs cadres rigides, présente au moins deux inconvénients : d'une part, elle constitue un frein à la réduction de quantité de matière ; d'autre part, elle restreint la liberté créatrice des designers, les récipients H R présentant fréquemment, de fait, des formes que l'on peut qualifier d'austères. Un prem ier objectif de l'invention est de permettre un allégement supplémentaire des récipients, notamment du type H R, sans toutefois sacrifier leurs performances mécaniques.

Un deuxième objectif de l'invention est de permettre l'amélioration esthétique des récipients munis de dispositions structurelles particulières telles que des zones de déformation privilégiée (ou au contraire de raidissement) .

Un troisième objectif de l'invention est de proposer un récipient présentant une ergonomie améliorée, facilitant sa prise en main par un consommateur.

À cet effet, l'invention propose un récipient en matériau thermoplastique comprenant un corps dans lequel est creusé au moins un flanc comprenant :

- une zone centrale présentant, dans un plan longitudinal, un profil concave, et

- une zone annexe prolongeant longitudinalement la zone centrale et présentant, dans un plan longitudinal, un profil convexe.

La zone centrale et la zone annexe sont raidies, et une membrane déformable est définie à la jonction entre la zone centrale et la zone annexe.

La fonction principale de cette membrane déformable est de concentrer l'essentiel des déformations lors d'un remplissage à chaud. Il en résulte une m inimisation des déformations sur les autres parties du récipient.

Le flanc est de préférence conçu pour que, en l'absence de contrainte, la membrane déformable soit sensiblement plane dans un plan transversal .

Selon un mode de réalisation, la zone annexe présente dans un plan transversal un profil convexe.

En outre, le flanc est préférentiellement délimité par des arrêtes vives.

Par ailleurs, la zone annexe peut être raidie au moyen de rainures longitudinales encadrant la zone annexe. Chaque rainure est dans ce cas raccordée à une face intermédiaire du corps par un congé dont le rayon est de préférence inférieur à celui d'un autre congé raccordant la rainure à la zone annexe. La zone centrale, qui est de préférence de largeur supérieure à celle de la zone annexe, peut être raidie au moyen de nervures longitudinales s'étendant en saillie sur la zone centrale.

Selon un mode de réalisation , le corps comprend plusieurs flancs séparés par des faces intermédiaires munies de raidisseurs.

Le flanc comprend par exemple une zone centrale prolongée longitudinalement par deux zones annexes qui peuvent être symétriques, et dont les jonctions avec la zone centrale définissent respectivement deux membranes déformables.

D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description faite ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels :

la figure 1 est une vue en perspective d'un récipient comprenant trois flancs déformables selon un premier mode de réalisation ; - la figure 2 est une vue de côté du récipient de la figure 1 , face à un flanc ;

la figure 3 est une vue de côté du récipient de la figure 1 , le long du profil d'un flanc ;

la figure 4 est une vue de trois quart du récipient de la figure 1 ; - la figure 5 est une vue en coupe du récipient de la figure 2 suivant la ligne V-V ;

la figure 6 est une vue en coupe du récipient de la figure 2 suivant la ligne VI-VI ;

la figure 7 est une vue en coupe du récipient de la figure 2 suivant la ligne VI I -VI I ;

la figure 8 est une vue en coupe du récipient de la figure 2 suivant la ligne VI I I-VI I I ;

la figure 9 est une vue de détail de la figure 7 sur le profil d'un flanc ;

- la figure 1 0 est une vue de détail de la figure 8 sur le profil d'un flanc ;

la figure 1 1 est une vue en perspective d'un récipient comprenant trois flancs déformables selon un deuxième mode de réalisation ; la figure 1 2 est une vue de côté du récipient de la figure 1 1 , face à un flanc ; la figure 1 3 est une vue de côté du récipient de la figure 1 1 , le long du profil d'un flanc ;

la figure 14 est une vue de trois quart du récipient de la figure 1 1 ; la figure 1 5 est une vue en coupe du récipient de la figure 1 2 suivant une ligne XV-XV ;

la figure 16 est une vue en coupe du récipient de la figure 1 2 suivant une ligne XVI-XVI ;

la figure 1 7 est une vue en coupe du récipient de la figure 1 2 suivant une ligne XVI l-XVI I ;

- la figure 18 est une vue de détail de la figure 1 6 sur le profil d'un flanc.

En référence aux figures, il est illustré un récipient 1 comprenant un corps 2 central s'étendant suivant un axe 3 principal.

Le corps 2 central est surmonté d'une épaule 4 de forme générale conique, se rétrécissant pour aboutir à un col 5 muni d'un buvant 6 et, dans l'exemple, d'une collerette 7 apte à permettre la suspension du récipient 1 , notamment lors du remplissage. Le corps 2 est fermé, à l'opposé du col 5, par un fond 8.

A des fins de simplification et de clarté, les termes haut, bas, inférieur et supérieur, sont pris ici en référence à l'orientation naturelle des récipients, étant entendu qu'en position normale de repos le récipient 1 est posé sur le fond 8, le buvant 6 dirigé vers le haut, et l'axe 3 principal du récipient 1 orienté verticalement. Une direction est dite longitudinale si elle s'étend parallèlement à l'axe 3 du récipient 1 ; un plan est dit longitudinal s'il contient l'axe 3 ; un plan est dit transversal s'il est perpendiculaire à l'axe 3.

Le récipient 1 est réalisé en matériau thermoplastique, par exemple en PET, et peut être obtenu de façon connue par étirage soufflage d'une ébauche préalablement chauffée.

Le corps 2 est creusé d'une série de flancs 9 formant des dépressions, qui s'étendent entre une gorge 10 inférieure du côté du fond 8 et une gorge 1 1 supérieure du côté de l'épaule 4.

Chaque flanc 9 comprend une zone 12 centrale concave et au moins une zone 13 annexe convexe qui jouxte longitudinalement la zone 12 centrale, de sorte que le flanc 9 présente, vu de côté, un profil ondulé. La concavité et inversement la convexité sont ici définies par rapport au récipient 1 , concave signifiant que le rayon de courbure se mesure à l'extérieur du récipient 1 , convexe au contraire que le rayon de courbure se mesure vers l'intérieur.

On a représenté deux versions du récipient 1 sur les figures : une première version sur les figures 1 à 1 0 ; une deuxième sur les figures 1 1 à 1 7.

Dans la première version , le récipient 1 comprend trois flancs 9 répartis à 120°, comprenant chacun une zone 12 centrale concave et une unique zone 13 annexe convexe, située du côté du fond 8. Les flancs 9 sont séparés par des faces 14 intermédiaires à section transversale en arc de cercle, et de forme générale complémentaire de celles des flancs 9.

La largeur - c'est-à-dire la dimension transversale - de la zone 12 centrale est supérieure à celle de la zone 13 annexe. Comme cela est bien visible sur la figure 3, le flanc 9 présente sa plus grande largeur au niveau du maximum de dépression de la zone 12 centrale.

La courbure de la zone 1 2 centrale varie longitudinalement : elle est sensiblement constante au centre de la zone 12 centrale, et diminue progressivement au voisinage de la zone 13 annexe.

Ainsi , par analogie avec l'anatomie humaine, le flanc 9 présente un profil longitudinal similaire à celui d'une colonne vertébrale, la zone 12 centrale pouvant être assimilée à la partie lombaire de la colonne et la zone 13 annexe au sacrum .

Comme cela est illustré sur les sections transversales des figures 5 à 8, la courbure du flanc 9 est également variable transversalement. Ainsi , au sommet de la zone 12 centrale, celle-ci apparaît légèrement concave dans un plan transversal (figure 5) . Dans un plan médian, au niveau de la plus grande largeur, la zone 12 centrale est, au contraire, légèrement convexe (figure 6) . Au niveau de la jonction entre la zone 12 centrale et la zone 13 annexe, le flanc 9 est sensiblement plat (figure 7). Enfin, dans la zone 13 annexe, le flanc 9 est convexe (figure 8).

En d'autres termes, la zone 13 annexe est doublement convexe, tant dans un plan longitudinal que dans un plan transversal. Ainsi, le flanc 9 présente globalement une forme de spatule ou de cuillère à contour arrondi, la zone 12 centrale formant le cuilleron , la zone 1 3 annexe formant une partie du manche.

Comme cela est visible sur les dessins, et notamment sur la section transversale de la figure 5, au niveau de la zone 12 centrale le contour de chaque flanc 9 est délim ité par une arête 15 simple, vive de préférence (c'est-à-dire à faible rayon), raccordant le flanc 9 aux faces 14 intermédiaires - contrairement aux structures classiques à panneaux délimités par des éléments de raidissement de type poutre.

A la jonction entre la zone 12 centrale et la zone 13 annexe, le flanc 9 définit localement une membrane 16 déformable, qui est sensiblement plane en l'absence de contrainte, mais qui peut adopter une courbure suivant les conditions de température et de pression hydrostatique dans le récipient.

Ainsi, lors d'un remplissage à chaud, la membrane 16 se déforme en se bombant vers l'extérieur du récipient 1 , adoptant une configuration convexe tant dans un plan longitudinal que dans un plan transversal comme il est illustré en trait plein sur la figure 9, prolongeant ainsi la zone 13 annexe du flanc 9.

A contrario, lorsque le liquide contenu dans le récipient 1 - après que ce dernier a été bouché - refroidit, la rétraction du volume d'air qu'il contient et éventuellement la rétraction du liquide provoquent une dépression qui induit un retournement de la membrane 1 6 déformable, qui adopte alors une configuration concave tant dans le plan longitudinal que dans le plan transversal ainsi qu'il est illustré en trait mixte sur la figure 9, prolongeant ainsi la zone 12 centrale du flanc 9.

Lorsque le récipient 1 est ensuite ouvert par un consommateur, l'égalisation des pressions provoque à nouveau le retournement de la membrane 16, qui adopte à nouveau une configuration convexe.

Plusieurs dispositions permettent de mieux localiser les déformations sur la membrane 16.

D'une part, chaque flanc 9 est pourvu d'un raidisseur 17 qui fait saillie radialement du fond de la zone 12 centrale. Le raidisseur 17 s'étend longitudinalement de part et d'autre d'une ligne médiane longitudinale de la zone 1 2 centrale et comprend trois nervures 18, 19 adjacentes, à savoir une nervure 18 centrale et deux nervures 1 9 latérales qui jouxtent la nervure 18 centrale de part et d'autre de celle- ci. La nervure 18 centrale est de hauteur et de largeur supérieures à celles des nervures 19 latérales. Comme cela est visible sur la figure 6, la nervure 18 centrale présente une face 20 externe légèrement concave, dont la cambrure est toutefois inférieure à celle de la zone 1 2 centrale du flanc 9.

La nervure 18 centrale s'étend vers le haut jusqu'à une extrémité 21 supérieure écartée d'un bord 22 supérieur de la zone centrale, et vers le bas jusqu'à une extrémité 23 inférieure qui jouxte la jonction entre la zone 12 centrale et la zone 13 annexe, c'est-à-dire la membrane 16 déformable, de manière que la face 20 externe de la nervure 18 centrale affleure la surface 24 externe de la membrane 16 déformable.

Le raidisseur 17 a une double fonction. D'abord , lors d'un remplissage à chaud , il limite, par sa résistance à la flexion radiale, les déformations de la zone 12 centrale qui aurait tendance à se bomber sous l'effet de la température et de la pression hydrostatique du liquide. Ensuite, par sa résistance à la compression axiale, il limite l'écrasement du corps 2 lors de la mise en pile du récipient 1 .

D'autre part, chaque flanc 9 est pourvu localement, de part et d'autre de la zone 1 3 annexe, de rainures 25 longitudinales à profil en V à fond arrondi. Les rainures 25 se raccordent latéralement à la zone 13 annexe par un congé 26 à grand rayon et à la face 14 intermédiaire adjacente par un congé 27 à rayon comparativement plus faible, le congé 27 de plus faible rayon formant ainsi une arête vive (figure 10).

Les rainures 25 ont pour fonction , lors d'un remplissage à chaud, de lim iter les déformations de la zone 13 annexe dont la courbure aurait tendance à s'accentuer sous l'effet de la température et de la pression hydrostatique du liquide.

II résulte de ces dispositions que, le raidisseur 17 limitant les déformations de la zone 12 centrale et les rainures 25 celles de la zone 13 annexe, les déformations du flanc 9, lors d'un remplissage à chaud, sont concentrées localement sur la partie non raidie, à savoir la membrane 16 déformable qui forme la jonction entre la zone 12 centrale et la zone 13 annexe. Comme cela est bien visible sur les figures 1 à 5, des moyens de renfort, ici des nervures 28 longitudinales, sont également prévues en saillie sur les faces 14 intermédiaires, ces nervures 28 ayant pour effet de lim iter les déformations du corps 2 lors d'une compression axiale consécutive à un empilement du récipient et/ou de canaliser la déformation de la paroi du récipient en provoquant, au niveau d'un plan contenant ces nervures 28, une déformation de ladite paroi sensiblement circonscrite dans un triangle du fait de la présence de trois nervures (une sur chaque face 14 intermédiaire).

On peut voir sur la figure 4 que chaque nervure 28 est cintrée, et présente à ses extrémités 29, 30 une largeur supérieure à la largeur en son centre 31 : il en résulte une meilleure répartition des contraintes le long de la face 14 intermédiaire.

Selon les illustrations, la zone 12 centrale est ici dirigée vers le buvant 6 du récipient 1 , la zone 13 annexe étant dirigée vers le fond 8. Toutefois, cette disposition peut être inversée sans modifier les fonctions du flanc 9 et son impact sur le comportement du récipient 1 .

Dans la deuxième version, le récipient 1 comprend cinq flancs 9 répartis à 72°, comprenant chacun une zone 12 centrale et deux zones 13 annexes de part et d'autre longitudinalement de la zone 12 centrale. Comme dans la première version, la largeur de la zone 12 centrale est supérieure à celle des zones 1 3 annexes, le lieu de plus grande largeur correspondant au maximum de dépression de la zone 12 centrale.

Le flanc 9 présente une symétrie par rapport à un axe transversal passant par le maximum de dépression de la zone centrale. Avantageusement, l'axe de symétrie est placé sensiblement à mi- hauteur du corps 2 central.

Entre deux flancs 9 successifs est disposée une face 14 intermédiaire dont le profil transversal présente une forme générale complémentaire de celles des flancs, en arc de cercle.

La courbure de la zone 12 centrale varie longitudinalement : elle présente un maximum au niveau du maximum de dépression , sur l'axe de symétrie, et diminue progressivement au voisinage des zones 1 3 annexes.

Ainsi qu'illustré sur les vues en coupe transversale des figures 1 5 à 17, la courbure des flancs 9 varie également transversalement. En effet, la courbure sur les zones 13 annexes est convexe (fig .1 5), cette convexité s'accentuant lorsqu'on s'éloigne de la zone 12 centrale. Au fur et à mesure que l'on se rapproche de la zone 12 centrale, la courbure diminue (fig.1 6) jusqu'au milieu du flanc 9 où elle est sensiblement nulle : le flanc 9 est alors sensiblement plat (fig. 1 7) . Plus précisément, à proximité de la zone 1 2 centrale, la courbure varie pour s'inverser sensiblement au milieu du flanc 9 : le profil transversal présente alors une légère ondulation (f ig .18), une ondulation 32 concave au milieu étant encadrée de part et d'autre par deux ondulations 33 convexes.

De la même manière que dans la première version , chaque zone 13 annexe est doublement convexe, tant dans un plan longitudinal que dans un plan transversal.

De la même manière que dans la première version , la zone 12 centrale des flancs 9 est raccordée aux faces 14 intermédiaires par une arête 15 vive, c'est-à-dire de rayon de courbure sensiblement faible par rapport à celui des faces intermédiaires.

Ainsi, le flanc 9 comporte deux membranes 16 déformables, à la jonction entre la zone 12 centrale et chaque zone 1 3 annexe. En l'absence de contraintes, ces zones 16 déformables sont de préférence sensiblement planes, mais peuvent présenter une légère courbure, aussi bien concave que convexe. Sous l'effet de contraintes, suivant les conditions de température et de pression hydrostatique, la courbure de ces membranes 16 varie pour absorber lesdites contraintes.

Les membranes 1 6 fonctionnent sensiblement de la même manière que dans la première version : lors d'un remplissage à chaud, les membranes 16 prolongent les zones 13 annexes, puis lorsque le récipient rempli et bouché refroidit, les membranes 16 prolongent la zone 1 2 centrale du flanc 9.

Lorsque le récipient 1 est ensuite ouvert par un consommateur, l'égalisation des pressions provoque à nouveau le retournement des membranes 16, qui adoptent à nouveau une configuration convexe.

Des dispositions semblables à celles déjà décrites pour la première version sont appliquées dans cette deuxième version également, afin de mieux localiser les déformations sur les membranes 16. Ainsi, un raidisseur 17 est également placé en saillie sur la zone 12 centrale des flancs 9. Le raidisseur 1 7 s'étend longitudinalement de part et d'autre de la ligne médiane longitudinale du flanc 9. Selon le mode de réalisation préféré, qui est celui illustré par les figures 1 1 à 1 8, chaque raidisseur 17 présente deux nervures 18, 19 identiques accolées de manière à former un profil en W. Les nervures 1 8 présentent en outre une face externe légèrement concave, dont la cambrure est toutefois inférieure à celle de la zone 12 centrale du flanc 9.

Les nervures 1 8, 19 s'étendent longitudinalement entre les deux membranes 16 déformables des flancs 9, les faces externes se terminant en biseau et affleurant la surface externe des membranes 16.

Dès lors, comme pour la première version, le raidisseur 17 renforce la résistance du récipient 1 à la flexion radiale et à la compression radiale.

Les zones 1 3 annexes sont encadrées par des rainures 25 longitudinales à profil en V à fond arrondi. Les rainures 25 sont raccordées à la face 14 intermédiaire adjacente au flanc par un congé 27 de rayon comparativement inférieur à celui du congé 26 raccordant les rainures 25 à la zone 13 annexe.

Les flancs 9, renforcés sur la zone 12 centrale et sur les zones 13 annexes, subissent préférentiellement des déformations à la jonction entre la zone 12 centrale et les zones 13 annexes, à savoir les zones 16 déformables.

Les faces 14 intermédiaires comportent également des moyens pour les renforcer. Ainsi, des nervures 28 longitudinales et des encoches 34 sont placées entre les flancs 9. Comme dans le mode de réalisation précédent, ces nervures 28 ont pour effet de limiter les déformations du corps 2 lors d'une compression axiale consécutive à un empilement du récipient 1 et/ou de canaliser la déformation de la paroi du récipient 1 . A cet effet, elles provoquent, au niveau d'un plan contenant ces nervures 28, une déformation de ladite paroi sensiblement circonscrite dans un pentagone du fait de la présence de cinq nervures 28 (une sur chaque face 14 intermédiaire).

Les nervures 28 de renfort se présentent en saillie sur les faces 14 intermédiaires. L'extrémité 29 supérieure et l'extrémité 30 inférieure de chaque nervure 28 se terminent en biseau pour se fondre dans la face 14 intermédiaire, de sorte que la hauteur de la nervure 28 sur la face intermédiaire 14 est maximale à côté de la zone 12 centrale et est minimale à côté des zones 13 annexes.

Les encoches 34 sont au nombre de deux sur chaque face 14 intermédiaire et sont placées dans le prolongement et à distance des extrémités 29, 30 supérieure et inférieure de chaque nervure 28 de renfort. Elles sont de forme générale ovale, s'étendant angulairement sur la face 14 intermédiaire.

A partir de la deuxième version qui vient d'être décrite, on peut réaliser un flanc 9 comportant trois membranes 16 déformables ou plus, simplement en alternant suivant la direction longitudinale zone 1 2 centrale et zone 13 annexe.

Selon une variante non illustrée, le flanc 9 comprend une zone 12 centrale à partir de laquelle trois zones 13 annexes ou plus partent en étoile, formant réciproquement trois membranes 16 déformables ou plus.

Avantageusement, la surface 35 externe des flancs 9 est munie d'alvéoles 36 limitant le glissement du récipient 1 lors de sa prise en main par un utilisateur.

Les modes de réalisation décrits au travers des deux versions ne sont pas limitatifs, des variantes pouvant être réalisées.

Ainsi , le récipient 1 pourra présenter alternativement des flancs comportant une membrane déformable comme dans la première version avec des flancs comportant deux membranes déformables ou plus, comme dans la deuxième version.

En outre, bien que dans les deux versions décrites ici la direction longitudinale est parallèle à l'axe 3 principal du corps 2, les flancs 9 peuvent être inclinés par rapport à cet axe 3 d'un angle pouvant aller jusqu'à 90° , de sorte que les flancs 9 s'étendent transversalement sur le corps 2 du récipient 1 .

De part et d'autre du corps 2 central, le récipient 1 peut être muni de moyens supplémentaires de raidissement, tels que des bourrelets empêchant les déformations radiales. Le fond 8 peut également présenter une structure rigidifiée. La localisation des déformations les membranes 1 6 déformables permet de s'affranchir des panneaux classiques tout en garantissant la conservation de la forme générale du récipient 1 le long de la chaîne de production.

Le nombre de membranes 16 déformables peut être ajusté suivant les besoins. Ainsi, en augmentant le nombre de membranes 16 déformables, il est possible de faire subir au récipient des contraintes d'autant plus élevées, ou de réduire l'amplitude des déformations subies par chaque membrane. I l en est de même du nombre de flancs 9, de faces intermédiaires 14, de nervures 28 et d'encoches 34. Les nervures 28 provoquent, au niveau d'un plan contenant ces nervures 28, une déformation de la paroi du corps 2 sensiblement circonscrite dans un polygone dont le nombre de côtés est déterminé par le nombre de nervures 28.

Les flancs 9 formés sur le corps 2 se distinguent des panneaux classiques notamment par le fait qu'ils ne sont pas délimités par des structures supplémentaires, telles que des poutres, permettant à la fois de réaliser des gain de matière - et donc de poids - et d'autoriser des esthétiques jusqu'alors inenvisageables, tout en améliorant l'ergonomie du récipient avec une prise en main plus sûre et plus agréable.

Des essais conduits sur des échantillons de récipients 1 d'une capacité de 0, 51 ont mis en évidence des performances mécaniques équivalentes à celles des récipients connus pour un poids inférieur d'environ 15% (inférieur à 20g) .