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Title:
CORRECTION DEVICE FOR A TIMEPIECE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/081253
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a correction device (1) for a timepiece, comprising a differential gear (3) having a first inlet (5), a second inlet (9) and an outlet (13), wherein: - the first inlet (5) is arranged to be driven by a timepiece movement; - the second inlet (9) is kinematically linked with a corrector gear (11) extending from a control member (19) and comprising a clutch (21) for establishing and interrupting the kinematic link between said control member (19) and said second inlet (9); - the outlet (13) is arranged to drive a display device of said timepiece movement, the angular position of said outlet (13) being defined on the basis of the angular position of said first inlet (5) as well as on that of said second inlet (9), characterised in that said correction device (1) further comprises a memory cam (23) desmodromically linked with said second inlet (9), in that said memory cam (23) experiences a return force provided by a resilient member (31) tending to maintain said memory cam (23) in at least one predetermined angular position when said kinematic link between said control member (19) and said second inlet (9) is interrupted, said resilient member (31) also being arranged to allow a rotation of said second inlet (9) under the control of said control member (19) when said kinematic link is established during the use of the correction device, and in that said correction device (1) is arranged so that the incidence of the rotation of the second inlet (9) during a correction on the angular position of the outlet (13) is removed when said memory cam (23) is located in said at least one predetermined angular position.

Inventors:
VUILLEMEZ, Samuel (Bahnhofstrasse 28, 8222 Beringen, 8222, CH)
DONZE, Séverin (Rue des Jonquilles 11, 2345 Les Breuleux, 2345, CH)
Application Number:
EP2018/078100
Publication Date:
May 02, 2019
Filing Date:
October 15, 2018
Export Citation:
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Assignee:
RICHEMONT INTERNATIONAL SA (Route des Biches 10, 1752 Villars-sur-Glâne, 1752, CH)
International Classes:
G04B19/24
Foreign References:
FR2541005A11984-08-17
EP2615506A12013-07-17
CH575614B51976-05-14
FR2541005A11984-08-17
EP0191921A21986-08-27
Attorney, Agent or Firm:
E-PATENT S.A. (Saint-Honoré 1 Case postale 2510, 2001 Neuchâtel, 2001, CH)
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Claims:
Dispositif de correction (1) pour pièce d'horlogerie, comprenant un engrenage différentiel (3) ayant une première entrée (5), une deuxième entrée (9) ainsi qu'une sortie (13), dans lequel :

- la première entrée (5) est agencée pour être entraînée par un mouvement horloger ;

- la deuxième entrée (9) est en liaison cinématique avec un engrenage correcteur (1 1 ) s'étendant depuis un organe de commande (19) et comportant un embrayage (21 ) permettant d'établir et d'interrompre la liaison cinématique entre ledit organe de commande (19) et ladite deuxième entrée (9) ;

- la sortie (13) est agencée pour entraîner un dispositif d'affichage dudit mouvement horloger, la position angulaire de ladite sortie (13) étant définie en fonction de la position angulaire de ladite première entrée (5) ainsi que de celle de ladite deuxième entrée (9),

caractérisé en ce que ledit dispositif de correction (1) comprend en outre une came de mémoire (23) en liaison desmodromique avec ladite deuxième entrée (9),

en ce que ladite came de mémoire (23) est soumise à une force de rappel fournie par un organe élastique (31 ) tendant à maintenir ladite came de mémoire (23) dans au moins une position angulaire prédéterminée lorsque ladite liaison cinématique entre ledit organe de commande (19) et ladite deuxième entrée (9) est interrompue, ledit organe élastique (31 ) étant en outre agencé pour permettre une rotation de ladite deuxième entrée (9) sous la commande dudit organe de commande (19) lorsque ladite liaison cinématique est établie lors de la mise en œuvre du dispositif de correction,

et en ce que ledit dispositif de correction (1 ) est agencé de telle sorte que l'incidence de la rotation de la deuxième entrée (9) au cours d'une correction sur la position angulaire de la sortie (13) est annulée lorsque ladite came de mémoire (23) se trouve dans ladite au moins une position angulaire prédéterminée.

2. Dispositif de correction (1) selon la revendication 1 , dans lequel ledit rouage de correction (1 1 ) comprend un embrayage (21 ) situé cinématiquement entre ladite came de mémoire (23) et ledit organe de commande (19). 3. Dispositif de correction (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite came de mémoire (23) est solidaire en rotation d'un mobile (27) qui fait partie dudit rouage de correction (1 1 ) ou qui engrène avec un seul autre mobile dudit rouage de correction (1 1 ). 4. Dispositif de correction (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit organe élastique (31 ) est agencé afin d'être déplacé sous la commande des déplacements en translation de l'organe de commande (19).

5. Dispositif de correction (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel :

- ladite première entrée (5) est solidaire en rotation d'un pignon solaire (7) ;

- ladite deuxième entrée (9) est un porte-satellites muni d'au moins un pignon satellite (17) en prise avec ledit pignon solaire (7) ; et

- ladite sortie (13) comprend une couronne dentée (15) dont une denture intérieure engrène avec ledit pignon solaire (17).

6. Dispositif de correction (1) selon la revendication 5, dans lequel ladite sortie (13) est agencée pour effectuer une rotation par 24 heures en mode de fonctionnement normal.

7. Dispositif de correction (1 ) selon l'une des revendications 5 et 6, dans lequel ladite première entrée (5) est agencée pour effectuer une rotation par 12 heures en mode de fonctionnement normal. 8. Dispositif de correction (1) selon l'une des revendications 5-7, dans lequel ladite sortie (13) comporte au moins une planche (13a, 13b) munie d'au moins une dent d'entraînement (37).

9. Dispositif de correction (1 ) selon l'une des revendications 5-8, dans lequel ladite sortie (13) comporte une pluralité de planches dentées (13a, 13b) agencées pour coopérer avec une roue de programmation (33) que comporte un dispositif de quantième perpétuel.

10. Mouvement horloger muni d'un dispositif de correction (1 ) selon l'une des revendications précédentes.

1 1. Pièce d'horlogerie comprenant un mouvement selon la revendication précédente.

Description:
Description

DISPOSITIF DE CORRECTION POUR PIECE D'HORLOGERIE

Domaine technique

[0001] La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie. Elle concerne, plus particulièrement, un dispositif de correction pour pièce d'horlogerie.

Etat de la technique

[0002] Dans des pièces d'horlogerie comprenant non seulement un affichage de l'heure courante mais aussi un dispositif d'affichage d'une autre information telle que le quantième, le jour de la semaine, le mois, l'année ou similaire, un dispositif de correction est nécessaire pour permettre à l'utilisateur de régler l'information affichée par ce dispositif. Ce réglage peut être effectué par l'intermédiaire de la tige de mise à l'heure, par une tige dédiée, par d'autres moyens dédiés tels qu'un ou plusieurs poussoirs ou similaire. Certains de ces dispositifs de correction peuvent exercer une incidence néfaste sur le mouvement, en appliquant, par exemple, un couple qui peut endommager le mouvement si la correction manuelle s'effectue aux alentours de minuit, alors que des entraînements des dispositifs d'affichage se produisent.

[0003] Pour cette raison, le document FR2541005 propose de relier le mouvement à un dispositif d'affichage du quantième par l'intermédiaire d'un engrenage différentiel qui fait partie du dispositif de correction. La première entrée de ce différentiel est entraînée par le mouvement, la deuxième entrée est entraînée par un organe externe de manœuvre, tel qu'une tige de mise à l'heure et la sortie entraine à son tour l'affichage du quantième. Grâce à l'entremise du différentiel, aucun couple néfaste ne peut être exercé sur un élément du mouvement lors d'une correction, et cette correction peut se faire dans les deux sens si le dispositif d'affichage est agencé de façon appropriée.

[0004] Dans certains dispositifs d'affichage complexes, tels que des quantièmes perpétuels, la présence de plusieurs affichages, dont les informations sont liées (par exemple le quantième, le mois, l'année, la phase de lune, etc.), la synchronisation de l'affichage de chacune de ces informations est primordiale afin que le dispositif affiche correctement les informations et également pour que les indications avancent au bon moment.

[0005] Lorsque le mouvement a été arrêté pendant un certain temps, il est souvent nécessaire d'effectuer une correction de plusieurs de ces informations, et ainsi rétablir leur synchronisation.

[0006] Une solution souvent appliquée, est celle de prévoir des moyens de correction dédiés à chacune des sous-affichages (quantième, jour, mois, année, phase de lune, ...) qui sont associés à des poussoirs ou à des correcteurs. Chaque poussoir agit ainsi sur le sous-affichage correspondant, ce qui exige plusieurs opérations pour mettre le mécanisme à jour. Cependant, ces correcteurs agissent typiquement dans un seul sens, donc pour obtenir une correction d'un pas dans l'autre sens, il est nécessaire de parcourir le reste du cycle dans le sens de la correction, ce qui peut, selon la construction du dispositif d'affichage, également dérégler un sous-affichage aval. Dans un tel cas, ce dernier doit aussi être corrigé à son tour.

[0007] Le document EP0191921 décrit une solution à ce problème en proposant un quantième perpétuel dans lequel la correction des données du calendrier s'effectue par l'intermédiaire de la tige de mise à l'heure. Il est ainsi impossible de désynchroniser les différentes informations. Cependant, la cinématique du mouvement ne permet qu'une correction dans un seul sens.

[0008] Le but de l'invention est par conséquent de proposer une pièce d'horlogerie dans laquelle les défauts susmentionnés sont au moins partiellement surmontés.

Divulguation de l'invention

[0009] De façon plus précise, l'invention concerne un dispositif de correction pour pièce d'horlogerie, qui comprend un engrenage différentiel présentant une première entrée, une deuxième entrée ainsi qu'une sortie.

[0010] La première entrée dudit différentiel est agencée pour être entraînée par un mouvement horloger, par exemple en étant entraînée directement par le mouvement, à raison d'un tour en 12 heures. [001 1] La deuxième entrée est en liaison cinématique avec un engrenage correcteur s'étendant depuis un organe de commande et comportant un embrayage permettant d'établir et d'interrompre la liaison cinématique entre ledit organe de commande et ladite deuxième entrée.

[0012] La sortie est agencée pour entraîner un dispositif d'affichage du mouvement horloger, et la position angulaire de la sortie est définie en fonction de la position angulaire de ladite première entrée ainsi que de celle de ladite deuxième entrée, chacune des entrées fournissant ainsi une contribution à la position angulaire de la sortie.

[0013] Selon l'invention, ledit dispositif de correction comprend en outre une came de mémoire en liaison desmodromique avec la deuxième entrée. Cette came de mémoire est soumise à une force de rappel fournie par un organe élastique, tel qu'un ressort, tendant à maintenir la came de mémoire dans au moins une position angulaire prédéterminée lorsque la liaison cinématique entre l'organe de commande et la deuxième entrée est interrompue, c'est-à- dire lorsqu'aucune correction s'effectue. Lorsque la liaison cinématique est établie lors d'une correction, l'organe élastique autorise une rotation de la deuxième entrée sous la commande de l'organe de commande, ce qui permet d'effectuer une correction du dispositif d'affichage associé.

[0014] Finalement, le dispositif de correction est agencé, notamment au niveau des rapports d'engrenages concernés, pour assurer que l'incidence de la rotation de la deuxième entrée au cours d'une correction, sur la position angulaire de la sortie est annulée lorsque la came de mémoire se trouve dans ladite au moins une position angulaire prédéterminée. En d'autres termes, la position angulaire prédéterminée de la came de mémoire remet la deuxième entrée dans une position « neutre » lorsque la liaison cinématique entre l'organe de commande et la deuxième entrée est interrompue.

[0015] Au cours d'une correction, la position angulaire de la deuxième entrée contribue à définir de manière quelconque la position angulaire de la sortie, en s'ajoutant ou se déduisant de la position angulaire définie par la première entrée. Dans un tel cas, la sortie est déréglée et désynchronisée par rapport à la première entrée. Puisque la came de mémoire est en liaison desmodromique avec la deuxième entrée, elle est agencée pour « mémoriser » l'écart angulaire correspondant à ce décalage. Lorsque la liaison cinématique avec l'organe de commande est débrayée au terme de la correction, l'action de la force de rappel sur la came de mémoire entraine la deuxième entrée de telle sorte que cet écart soit annulé. La contribution de la deuxième entrée à la position angulaire de la sortie est ainsi rendue nulle en mettant ladite entrée dans une position angulaire correspondante et la synchronisation entre la sortie et la première entrée est rétablie. Par conséquent, l'entraînement du dispositif d'affichage par la sortie s'effectuera au moment voulu, lors du fonctionnement normal.

[0016] D'autres caractéristiques avantageuses sont mentionnées dans les revendications dépendantes.

Brève description des dessins

[0017] D'autres détails de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :

- Figure 1 est une vue isométrique d'un dispositif de correction selon l'invention ;

- Figure 2 est une vue isométrique du dispositif de correction de la figure 1 , illustré conjointement avec des mobiles avec lesquels il interagit ;

- Figure 3 est la vue de la figure 2 coupée selon un plan qui intersecte l'axe de rotation de l'engrenage différentiel et qui s'étend depuis la tige de correction ;

- Figure 4 est une vue isométrique d'une partie de l'engrenage différentiel illustré dans les figures 1 à 3 ; et

- Figure 5 est une vue semblable à celle de la figure 4, l'une des planches dentées ayant été enlevée.

Mode de réalisation de l'invention

[0018] La figure 1 illustre un mode de réalisation d'un dispositif de correction 1 selon l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif. Ce dispositif de correction 1 est destiné à corriger les informations affichées par un dispositif d'affichage quelconque, tel qu'un mécanisme de quantième annuel, mais peut également s'appliquer à un quantième simple, perpétuel ou similaire. Cette correction peut avantageusement s'effectuer dans les deux sens.

[0019] Le dispositif 1 comprend un engrenage différentiel 3, dont certains détails sont mieux visibles dans les figures 4 et 5. L'engrenage différentiel 3 présente une première entrée 5 destinée à être entraînée par un mouvement horloger. Comme dans l'exemple, le dispositif peut être disposé sur un module destiné à être entraîné par un mouvement de base (non illustré), mais l'application à une construction intégrée est également possible.

[0020] Le mouvement est destiné à entraîner la première entrée 5 à une vitesse angulaire ad hoc (typiquement un tour en 12 heures), et prend la forme d'une roue dentée solidaire en rotation d'un pignon solaire 7 situé au centre géométrique du différentiel 3. La première entrée 5 peut être entraînée par n'importe quel genre de système d'entraînement, comme par exemple un engrènement avec la roue des heures du mouvement. Dans le cas d'espèce, la première entrée est solidaire en rotation de la roue des heures du mouvement et est entraînée à raison d'un tour en 12 heures. Cependant, d'autres vitesses d'entraînement sont possibles.

[0021] Le différentiel 3 comporte en outre une deuxième entrée 9, qui est un porte- satellites muni d'une denture extérieure et sur lequel une pluralité de pignons satellites 17 sont pivotés. Ces derniers engrènent avec le pignon solaire 7. La denture extérieure de ce porte-satellites engrène avec un rouage de correction 1 1 qui est en liaison cinématique débrayable avec un organe de correction 19, sous la forme d'une tige de correction 19. Cette tige 19 peut également faire office de tige de remontoir.

[0022] Alternativement, l'organe de correction peut prendre d'autres formes, comme une lunette tournante ou un fond rotatif. L'homme du métier pourra encore agencer deux poussoirs de correction rapide, un pour avancer et l'autre pour reculer le porte-satellite, en coordonnant l'embrayage et le débrayage de la chaîne de correction. La sortie 13 de l'engrenage différentiel comporte deux planches dentées 13a, 13b présentant chacune 24 dents et superposées l'une par rapport à l'autre et mutuellement solidaires en rotation, par exemple par le biais d'un système de clavette-rainure c. Ces planches 13a, 13b sont solidaires en rotation d'une couronne 15 munie d'une denture intérieure qui engrène avec les pignons satellites 17. Le nombre de planches et de pignons satellites ainsi que leur disposition dans un système de train épicycloïdaux dans le plan (différentiel planétaire «plat») ou dans l'espace (différentiel planétaire «sphérique») peuvent être choisis selon les besoins du constructeur. Bien entendu, d'autres constructions d'engrenages différentiels sont à la portée de l'homme du métier, et celle décrite ici n'est nullement limitative.

Grâce à cette construction, lors du fonctionnement normal du dispositif d'affichage, c'est-à-dire lorsque le mouvement fonctionne et qu'il n'y a pas de correction effectuée, le rouage de correction 1 1 et donc la deuxième entrée 9 restent bloqués au repos comme décrit ci-dessous. La sortie 13 est donc entraînée exclusivement en fonction de la rotation de la première entrée 5, par l'intermédiaire du pignon solaire 7 et des satellites 17. Le sens de rotation de la sortie 13 est ainsi l'inverse de celui de la première entrée 5, et elle est soumise à une réduction de vitesse angulaire, due au rapport d'engrenages du différentiel. Dans le cas d'espèce, la première entrée 5 effectue une rotation en 12 heures et son rapport d'engrenages avec la sortie 13 est de 0,5. Par conséquent, cette dernière effectue un tour en 24 heures, comme il est approprié pour l'entraînement d'un dispositif de quantième. À ce titre la planche supérieure 13a porte une dent d'entraînement 37 qui est plus longue que les autres dents de ladite planche. La planche inférieure 13b porte également des dents d'entraînement plus longues comme il est généralement connu dans le cadre de l'entraînement de dispositifs de quantième annuel ou perpétuel, pour effectuer les entraînements de fin de mois de moins de 31 jours et/ou pour actionner un autre dispositif d'affichage. D'autres vitesses de rotation sont bien entendu possibles selon la construction du dispositif d'affichage et de l'engrenage différentiel 3. [0025] Lors d'une correction, la première entrée 5 reste (quasi-) immobile, sous l'action du mouvement et de l'échappement, et la deuxième entrée 9 pivote suite à une rotation de la tige de correction 19 qui est transmise par l'intermédiaire du rouage de correction 1 1. La rotation de la deuxième entrée 9 est transmise par la suite à la sortie 13 par la rotation des satellites 17 autour du centre du différentiel, ainsi que par le roulement de ces derniers sur le pignon solaire 7 qui reste (quasi-) immobile. Les sens de rotation de la deuxième entrée 9 ainsi que de la sortie 13 sont ainsi les mêmes, mais la vitesse de rotation de la sortie est inférieure à celle de la deuxième entrée, à raison d'un rapport de 2/3 dans le mode de réalisation illustré.

[0026] Ce faisant, et comme mentionné en préambule, le rouage de correction n'exerce aucune influence sur le mouvement de base lors d'une correction, et la rotation de la sortie 13 est fonction de chacune des deux entrées 5, 9. Dans un cas typique, la sortie 13 entraîne le dispositif d'affichage à raison d'un pas, à chaque tour qu'elle effectue. On notera qu'il est également possible de prévoir plusieurs pas de correction par rotation complète de la sortie 13, en fonction de la construction du dispositif d'affichage et des planches 13a, 13b. Par exemple, chaque tiers ou quart (ou autre division) d'un tour de la sortie pourrait entraîner le dispositif d'affichage d'un pas de correction, selon le cas.

[0027] Afin que, suite à une correction, la position angulaire de la sortie 13 reste synchronisée par rapport à la première entrée 5, et que l'entraînement du dispositif d'affichage s'effectue au moment juste, c'est-à-dire aux alentours de minuit, le dispositif 1 comporte des moyens qui permettent de ramener la sortie 13 substantiellement dans son orientation angulaire initiale, préalable à la correction, une fois la correction terminée.

[0028] Pour ce faire, le rouage de correction 1 1 comporte d'une part un embrayage 21 permettant d'établir et d'interrompre la liaison cinématique entre la tige de correction 19 et la deuxième entrée 9 selon la position axiale de la tige 19 et, d'autre part une came de mémoire 23.

[0029] L'embrayage 21 peut être de type quelconque, comme à pignon coulant et tirette, à bascule, un embrayage horizontal, un encliquetage unidirectionnel ou similaire, par exemple comme illustré dans le document CH1016. Dans le mode de réalisation illustré, l'embrayage comporte un pignon coulant 25 actionné par une tirette non illustrée. La position axiale du pignon coulant 25 détermine si ce dernier est lié en rotation à la tige 19 ou non. D'autres moyens pour commander l'embrayage 21 sont à la portée de l'homme du métier.

[0030] La came de mémoire 23 est solidaire en rotation d'une roue 27 qui est en liaison desmodromique avec la deuxième entrée 9. Dans le mode de réalisation illustré, la roue 27 engrène avec un mobile 29 faisant partie de la chaîne cinématique liant l'embrayage 25 à la deuxième entrée 9.

Alternativement, la came de mémoire 23 peut être agencée solidaire en rotation d'un élément de cette chaîne cinématique ou être intégrée à la deuxième entrée 9 de l'engrenage différentiel 3. Encore alternativement, la came de mémoire 23 peut être en liaison avec ladite deuxième entrée 9 par le biais de son propre rouage dédié.

[0031] La forme de la came de mémoire 23 a été choisie pour optimiser le couple disponible après correction. Dans la plupart des cas, une correction s'effectuera dans le sens d'une avance des indications fournies par le dispositif d'affichage suite à un arrêt de la pièce pendant un certain temps. Des corrections dans l'autre sens sont plus rares, et par conséquent la came de mémoire 23 peut présenter une forme asymétrique agencée pour fournir plus de couple dans un sens de rotation que dans l'autre. Cependant, il est tout à fait possible d'utiliser une came symétrique ou qui présente une autre forme adaptée.

[0032] Lors du fonctionnement normal de la pièce, l'embrayage 21 est débrayé et la came de mémoire 23 est positionnée par une force de rappel fournie par un ressort 31 dont la position est commandée par la position axiale de la tige 19. Dans cet état, le ressort 31 est positionné de telle sorte à exercer suffisamment de force sur la came de mémoire 23 afin qu'elle bloque le rouage de correction 1 1 contre d'éventuels couples parasites émanant de la rotation de la première entrée 5 et de la sortie 13. Ainsi, la deuxième entrée 9 est également bloquée dans une position angulaire prédéterminée de telle sorte que la sortie 13 reste synchronisée avec la première entrée 5. Dans le mode de réalisation illustré, le ressort 31 est monté sur la tige 19, mais d'autres constructions sont à la portée de l'homme du métier. Il est également possible que le ressort 31 soit monté sur un élément de bâti de manière indépendante de l'organe de commande 19.

[0033] Lors d'une correction, le déplacement axial de la tige 19 soulève le ressort 31 de telle sorte que ce dernier exerce une pression moindre sur la came de mémoire 23, afin de faciliter une opération de correction. La sortie 13 du différentiel 3 est pivotée en fonction des rotations de la tige 19 et le dispositif d'affichage qu'elle commande, peut être corrigé.

[0034] Au cours de la correction, la came de mémoire 23 est également entraînée en rotation. Dans le mode de réalisation illustré, la came de mémoire 23 est en forme de cœur présentant un seul lobe, et son rapport d'engrenages avec la deuxième entrée 9 est choisi de telle sorte que la came de mémoire 23 pivote à raison d'un tour complet par rotation de la sortie 13 sous le pilotage des déplacements angulaires de la deuxième entrée 9. À cette fin, puisque le rapport d'engrenages entre la deuxième entrée 9 et la sortie 13 est 2/3 (ce qui implique que 1 ,5 tours de la deuxième entrée 9 entraine la sortie 13 à raison d'un tour), celui entre la deuxième entrée 9 et la came de mémoire 23 est 1 ,5. Ces rapports peuvent être modifiés selon les besoins du constructeur. Alternativement, la came de mémoire 23 peut présenter plusieurs lobes et pivoter à raison de, par exemple, un tiers ou un quart d'un tour par rotation complète de la sortie 13, en fonction du nombre de lobes.

[0035] En général, la deuxième entrée 9 présentera plusieurs orientations angulaires pour lesquelles sa contribution à la position angulaire de la sortie

13 est nulle, ces positions étant écartées l'une de l'autre à raison de plus de 360°. Une telle orientation angulaire unique se présente exclusivement dans le cas d'un rapport d'engrenages de 1 : 1 entre la deuxième entrée 9 et la sortie. Pour le cas général, l'homme du métier sait calculer par la formule Willis les rapports d'engrenages nécessaires afin d'assurer que le positionnement de la came de mémoire 23 par la force de rappel annule l'effet de la deuxième entrée 9 et rétablisse ainsi la synchronisation entre la première entrée 5 et la sortie 13.

[0036] Au vu de ce qui précède, on comprend que la came de mémoire 23 « mémorise » la contribution à la position angulaire de la sortie 13 fournie par la deuxième entrée 9.

[0037] Après que l'utilisateur ait effectué une correction, il remet la tige 19 dans sa position axiale initiale, ce qui débraye l'embrayage 21 . Le ressort 31 s'appuie à nouveau contre la came de correction 23, ce qui tend à entraîner le rouage de correction 1 1 , qui est maintenant libre de pivoter. La première entrée 5 restant (quasi) bloquée par la chaîne cinématique qui l'entraine, la force de rappel exercée par le ressort 31 sur la came de mémoire 23 fait pivoter la roue 27 ainsi que le reste du rouage de correction 1 1 jusqu'à ce que la came 23 revienne à sa position angulaire initiale, comme illustrée sur la figure 1. Ce faisant, la deuxième entrée 9 est pilotée de telle sorte que sa contribution à une éventuelle fraction d'un tour de la sortie 13 est annulée. La sortie 13 revient ainsi dans la position angulaire qu'elle aurait eue en l'absence d'une correction, et sa position angulaire est à nouveau uniquement définie par la première entrée 5. En d'autres termes, la sortie 13 n'effectue que des tours entiers après l'addition ou la soustraction effectuée sous la commande de la came de mémoire, nonobstant une éventuelle incidence de la première entrée pendant la correction. Dans le cadre d'un calendrier perpétuel, ceci a pour effet que le saut du quantième s'effectue aux alentours de minuit même après une correction.

[0038] Les figures 2 et 3 illustrent le dispositif de correction 1 de l'invention en combinaison avec des composants cinématiquement adjacents d'un dispositif de quantième annuel, afin de mieux illustrer la signification de la fonctionnalité dudit dispositif de correction 1.

[0039] Le dispositif de quantième annuel comporte une roue de programmation 33 qui comprend une planche de quantième 35 présentant 31 dents ainsi qu'une planche de correction 39 coaxiale à la planche de quantième 35. Cette dernière est agencée pour être entraînée à raison d'un pas par 24 heures par l'intermédiaire de la dent d'actionnement 37 qui s'étend depuis la planche dentée 13a de la sortie. La planche dentée 13b comprend plusieurs dents plus longues qui interagissent avec une dent correspondante de la planche de correction 39 afin d'avancer la roue de programmation à raison d'un pas supplémentaire à la fin des mois ayant trente jours. Dans le cas d'un dispositif de quantième perpétuel, on peut prévoir, en outre, une ou plusieurs planches de correction supplémentaires (non illustrées) solidaires en rotation de la planche de quantième 35 qui interagissent également avec la planche inférieure 13b ou avec une planche supplémentaire solidaire en rotation des planches 13a, 13b, afin d'effectuer automatiquement une correction à la fin du mois de février de façon connue. À cet effet, les diverses planches présentent chacune un nombre de dents adapté, en fonction du nombre de jour du mois. Dans le cas d'un mécanisme de quantième simple, la planche de correction 39 ainsi que la planche 13b peuvent être omises.

[0040] Situé à gauche sur les figures se trouve un mécanisme d'affichage des jours de la semaine ainsi que des phases de lune 41 , qui est entraîné par l'intermédiaire de la planche inférieure 13b de la sortie 13, et qui ne doit pas être décrit plus en détail.

[0041] Grâce à la construction des planches 13a, 13b de la sortie 13 ainsi que de la roue de programmation 33, notamment au niveau de la seule dent longue 37 de la planche supérieure 13a de la sortie 13, on comprend que la sortie 13 doit pivoter à raison d'un tour complet par pas de correction de la roue de programmation 33. Par ailleurs, si après une correction, la sortie 13 est déréglée par rapport à la roue de programmation 33, son avancement aura lieu à un moment non voulu.

[0042] Par conséquent, en l'absence de la came de mémoire 13, il est quasiment exclu que l'utilisateur puisse ramener la sortie 13 dans la bonne orientation angulaire après correction, ce que fait automatiquement le dispositif de correction 1 selon l'invention comme décrit ci-dessus. [0043] Bien que l'invention ait été particulièrement montrée et décrite en se référant à des modes de réalisation particuliers, d'autres variantes et constructions du dispositif de correction 1 sont possibles sans sortir du cadre de l'invention comme défini dans les revendications.

[0044] À ce titre, on peut mentionner que le dispositif de correction peut entraîner directement ou indirectement un organe d'affichage, par exemple d'un quantième simple, la construction de la sortie 13 étant adaptée en conséquence. Par exemple, la sortie pourrait simplement porter un seul doigt pour l'entraînement direct ou indirect d'une couronne de quantième.

[0045] Par ailleurs, en ce qui concerne l'engrenage différentiel, il n'est pas obligatoire que sa sortie 13 porte directement une planche 13a, 13b ou un élément similaire qui interagisse directement avec une roue de programmation 33, un mobile de quantième ou un organe d'affichage. En effet, la sortie 13 peut être une roue dentée qui entraine à son tour un mobile intermédiaire qui entraine directement ou indirectement un tel élément.