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Title:
COSMETIC ITEM
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/185162
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a cosmetic item (1) comprising a resiliently deformable fabric (15) with protruding textile zones (20) and, between same, recessed textile zones (30), said fabric (15) defining a surface (17) for applying, collecting or distributing a cosmetic composition (C), the recessed textile zones (30) being permeable by the composition (C).

Inventors:
CLAUDE, Isabelle (L'OREAL, 9 rue Pierre Dreyfus, Clichy, 92110, FR)
CAULIER, Eric (L'OREAL R&I RIO, 9 rue Pierre Dreyfus, Clichy, 92110, FR)
Application Number:
EP2018/058255
Publication Date:
October 03, 2019
Filing Date:
March 29, 2018
Export Citation:
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Assignee:
L'OREAL (14 Rue Royale, PARIS, 75008, FR)
International Classes:
A45D33/00; A45D34/04; A45D40/26
Domestic Patent References:
WO2016200071A12016-12-15
WO2017016608A12017-02-02
WO2012153131A12012-11-15
Foreign References:
EP3058843A12016-08-24
EP0528705A11993-02-24
EP1863959A12007-12-12
Attorney, Agent or Firm:
CABINET NONY (11 rue Saint-Georges, PARIS, 75009, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Article cosmétique (1) comportant un tissu (15) élastiquement déformable avec des zones textiles en saillie (20) et, entre celles-ci, des zones textiles en retrait (30), ce tissu (15) définissant une surface (17) pour appliquer, prélever ou distribuer une composition (C) cosmétique, les zones textiles en retrait (30) étant perméables à la composition (C).

2. Article selon la revendication 1, dans lequel au moins une zone textile en retrait (30) est entourée entièrement par une zone textile en saillie (20).

3. Article selon l’une des revendications 1 et 2, dans lequel les zones textiles en saillie (20) forment un motif géométrique régulier, notamment en forme de grille ou de nid d’abeilles.

4. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les zones textiles en retrait (30) présentent une plus grande dimension (Dl), à l’état relâché du tissu, comprise entre 1 mm et 20 mm, notamment entre 2 mm et 7 mm, voire entre 3 mm et 6 mm.

5. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la largeur (L) d’une portion de zone textile en saillie (20) séparant deux zones textiles en retrait (30) adjacentes, à l’état relâché du tissu, est comprise entre 1,5 mm et 5 mm, notamment entre 2 mm et 4 mm.

6. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, le tissu (15) étant réalisé d’une seule pièce, notamment par tricotage ou tissage, de préférence par tricotage.

7. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, le tissu (15) étant formé de fils, la densité de fils des zones textiles en saillie étant supérieure à la densité de fils des zones textiles en retrait.

8. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la hauteur h) d’une zone en saillie est comprise entre 0,2 mm et 8 mm environ, notamment entre 0,2 mm et 3 mm environ.

9. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, le tissu (15) étant réalisé avec au moins un fil élastique et au moins un fil non élastique.

10. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, le tissu (15) comportant des fils réalisés avec des fibres choisies dans le groupe constitué par : les fibres synthétiques telles que le polyamide, l’élasthanne, le polyester, l’acrylique, la viscose, l’acétate, les fibres naturelles telles que la soie, la laine, le coton, le lin, le chanvre, et les mélanges de celles-ci.

11. Article selon la revendication précédente, le tissu (15) comportant un mélange de fibres synthétiques, en particulier de polyamide et d’élasthanne, la proportion massique de polyamide étant notamment supérieure à 50%, de préférence supérieure à 60 %, notamment supérieure à 70 % par rapport à la masse totale du tissu.

12. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, l’allongement du tissu (15) dans au moins une direction étant compris entre 90 % et 230%.

13. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les zones textiles en saillie (20) forment, par leur relief, des logements (21) du côté envers (18) du tissu (15).

14. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les zones textiles en saillie (20) forment, en coupe transversale, un profil convexe vers la surface (17) pour appliquer, prélever ou distribuer la composition, notamment un profil convexe de forme arrondie.

15. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le tissu (15) est monocouche.

16. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le tissu (15) est non relié directement, depuis le côté envers (18) du tissu (15), à des filaments sous-jacents.

17. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, étant au contact de la composition (C) cosmétique.

18. Article selon la revendication 17, comportant un cadre (40), le tissu (15) étant maintenu, notamment tendu, par le cadre (40) au-dessus d’une réserve (10) de composition (C), de manière à ce que la composition (C) puisse passer au travers du tissu (15), en particulier par pression du tissu (15) contre la composition (C).

19. Article selon la revendication 17, le tissu (15) recouvrant un ensemble comportant une première couche (11) et une deuxième couche (12) liées entre elles par une entretoise, formée notamment de filaments (13) dont les extrémités se raccordent respectivement à la première couche (11) et à la deuxième couche (12), la première couche (11) au moins étant perméable à la composition (C) cosmétique, les première et deuxième couches (11 ; 12) étant aptes à retenir entre elles au moins une partie de la composition (C), notamment au cours de 1'utilisation de l’article (1).

20. Article selon la revendication 17, le tissu (15) étant fixé par collage à une structure sous-jacente (35), notamment une éponge, imprégnée de la composition (C) cosmétique.

21. Article selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant un boîtier (2) comportant un corps (3) présentant un logement contenant la composition (C) cosmétique, le tissu (15) étant disposé au-dessus de la composition (C) cosmétique, le boîtier (2) comportant un couvercle (5) agencé pour coopérer avec le corps (3).

22. Article selon l’une quelconque des revendications 1 à 16, formant un applicateur de composition cosmétique.

Description:
Article cosmétique

Domaine de l’invention

La présente invention concerne le domaine cosmétique et plus particulièrement mais non exclusivement les articles cosmétiques destinés au maquillage ou au soin des matières kératiniques humaines, notamment la peau.

Art antérieur

Il est connu d’imprégner d’une composition cosmétique une structure poreuse au contact de laquelle un doigt ou un applicateur peut être amené pour se charger en produit.

De nombreuses publications de demandes de brevet traitent d’articles cosmétiques de ce type.

On peut citer notamment la demande WO 2017/016608 Al, qui divulgue un article comportant un matelas de fibres constitué par un non tissé, recouvert sur une face par une trame.

Une problématique qui se pose avec ce genre d’article est le compromis à trouver entre divers paramètres tels que la capacité à emmagasiner une grande quantité de composition et à la restituer progressivement et le plus complètement possible au cours des utilisations, et la nécessité de bénéficier d’une mémoire de forme et d’une aptitude à recevoir des compositions de viscosité variable, le tout sous un encombrement réduit et à un coût de fabrication compatible avec les exigences d’une commercialisation à large échelle.

Il existe par ailleurs un besoin pour fournir un article cosmétique permettant de prélever, distribuer ou appliquer la composition avec un contact de la peau avec l’article qui soit agréable pour l’utilisateur.

L’invention vise à perfectionner encore les articles cosmétiques comportant un réservoir contenant une composition cosmétique.

Un autre but de l’invention est aussi de proposer un article cosmétique pouvant servir d’ applicateur.

Résumé de l’invention

Article cosmétique

L’invention concerne ainsi, selon un premier aspect, un article cosmétique comportant un tissu élastiquement déformable avec des zones textiles en saillie et, entre celles-ci, des zones textiles en retrait, ce tissu définissant une surface pour appliquer, prélever ou distribuer une composition cosmétique, les zones textiles en retrait étant perméables à la composition.

Grâce à l’invention, on dispose d’un tissu présentant deux zones ayant des propriétés d’application différentes, à savoir les zones textiles en retrait et les zones textiles en saillie, du côté de l’endroit du tissu. Les différentes zones textiles forment ensemble un relief avec des parties en creux, formées par les zones textiles en retrait, et des parties bombées, formées par les zones textiles en saillie. Cela confère un toucher agréable, et peut faciliter le prélèvement et le dosage de la composition.

De plus, la composition, encore appelée jus, est directement disponible en surface car elle est accumulée dans les zones en retrait. Le jus affleure. Cela permet d’assurer une distribution du jus qui est meilleure. Il suffît d’appuyer légèrement pour avoir une imprégnation plus large, sans former de flaque, surtout pour les compositions liquides. La distribution du jus est plus homogène. Par comparaison avec un écran, ce dernier n’est pas imprégné. Dans l’invention, l’article a une fonction de réservoir de surface et une fonction de passage de jus.

La surface définie par le tissu est une surface qui permet d’appliquer la composition cosmétique, mais également, en variante, de la prélever ou de la distribuer. Ainsi, cette surface est à comprendre comme une surface d’application, une surface de prélèvement ou une surface de distribution. Le tissu étant élastiquement déformable, il peut se déformer facilement lors du prélèvement du produit, tout en gardant une certaine mémoire de forme.

Les zones textiles en saillie peuvent être perméables à la composition.

Le tissu n’est de préférence pas réversible, c’est-à-dire qu’une seule des deux faces du tissu forme la surface d’application, de prélèvement ou de distribution, à savoir le côté endroit du tissu.

Au moins une zone textile en retrait est de préférence entourée entièrement par une zone textile en saillie. En variante, une zone textile en retrait est entourée non entièrement par une zone textile en saillie. Toutes les zones textiles en retrait peuvent être identiques entre elles. Au moins une zone textile en retrait peut présenter une forme circulaire, ovale, une forme d’amande, polygonale, notamment de losange, de carré, de rectangle, ou toute autre forme. La forme de chaque zone textile peut être telle qu’elle présente au moins une symétrie axiale. Les zones textiles en retrait peuvent être planes. Elles peuvent s’étendre dans un même plan. Les zones textiles en retrait peuvent former des alvéoles en creux.

Les zones textiles en saillie forment avantageusement un motif géométrique régulier, notamment en forme de grille ou de nid d’abeilles. Ce motif peut occuper l’ensemble du tissu ou seulement une partie. En variante, le motif formé par les zones textiles en saillie n’est pas régulier.

Les zones textiles en saillie peuvent former, par leur relief, des logements du côté envers du tissu, c’est-à-dire du côté du tissu qui est opposé à la surface d’application, de distribution ou de prélèvement. Les zones textiles en saillie sont de préférence non planes. Les zones textiles en saillie forment avantageusement, en coupe transversale, un profil convexe vers la surface pour appliquer, prélever ou distribuer la composition, notamment un profil convexe de forme arrondie, par exemple de demi-ovale, de demi- cercle, d’ellipse, de parabole, ou autre forme arrondie.

Les zones textiles en saillie forment par exemple des mailles d’un premier maillage, tandis que les zones textiles en retrait occupent les espaces entre les mailles, et présentent de préférence un deuxième maillage, lequel est avantageusement plus ouvert et poreux que le premier maillage. Les zones textiles en saillie peuvent être reliées entre elles et les zones textiles en retrait être isolées les unes des autres.

Les zones textiles en saillie comme les zones textiles en retrait sont avantageusement réalisées par tissage ou tricotage, de préférence par tricotage, préférablement tricotage indémaillable réalisé sur métier chaîne ou Raschel ou tout autre procédé de tricotage. Le tissu est avantageusement réalisé d’une seule pièce, avec une armure comportant les zones textiles en saillie et les zones textiles en retrait.

Les zones textiles en retrait peuvent présenter une plus grande dimension, dans un plan du tissu, à l’état relâché du tissu, comprise entre 1 et 20 mm, de préférence entre 2 mm et 7 mm, notamment entre 3 mm et 6 mm.

La largeur d’une portion de zone textile en saillie séparant deux zones textiles en retrait adjacentes, à l’état relâché du tissu, est de préférence comprise entre 1,5 mm et 5 mm, notamment entre 2 mm et 4 mm.

Le tissu est formé de fils. La densité de fils des zones textiles en saillie est avantageusement supérieure à la densité de fils des zones textiles en retrait. Les zones textiles en saillie présentent alors des mailles plus serrées que les zones textiles en retrait. Le point de tissage, malgré la différence de densité entre les zones textiles en saillie et les zones textiles en retrait, peut être le même pour ces différentes zones. Dans ce cas, la perméabilité à la composition des zones textiles en retrait est supérieure à celle des zones textiles en saillie.

La hauteur d’une zone en saillie est par exemple comprise entre 0,5 mm et 8 mm environ, notamment entre 0,5 mm et 3 mm.

Le tissu peut être réalisé avec au moins un fil élastique, notamment d’élasthanne, et au moins un fil non élastique. Le tissu comporte notamment des fils réalisés avec des fibres et/ou microfibres choisies dans le groupe constitué par : les fibres et/ou microfibres synthétiques telles que le polyamide, l’élasthanne, le polyester, l’acrylique, la viscose, l’acétate, les fibres et/ou microfibres naturelles telles que la soie, la laine, le coton, le lin, le chanvre, et les mélanges de celles-ci. Le tissu comporte de préférence un mélange de fibres et/ou microfïbres synthétiques, en particulier de polyamide et d’élasthanne, la proportion massique de polyamide étant notamment supérieure à 50%, de préférence supérieure à 60 %, notamment supérieure à 70 %. Le tissu comprend par exemple un mélange de fils en microfibres de polyamide et d’élasthanne, avec 72% en masse de polyamide et 28% en masse d’élasthanne.

Le ou les matériaux constitutifs du tissu sont choisis de préférence pour conférer un toucher soyeux de la surface d’application, particulièrement doux pour l’utilisateur. En particulier, la présence de microfibres peut permettre d’obtenir cet avantage sensoriel.

Le ou les matériaux constitutifs du tissu sont avantageusement choisis pour conférer de l’élasticité au tissu. En particulier, la présence d’élasthanne favorise les déformations du tissu lorsqu’on appuie dessus, notamment pour prélever de la composition, tout en permettant que le tissu retrouve instantanément sa forme initiale grâce à la mémoire de forme.

L’allongement du tissu est de préférence compris entre 90 % et 230% dans au moins une dimension. Pour mesurer l’allongement, on peut utiliser un dynamomètre, permettant de mesurer la force de traction tant en trame qu’en chaîne. On peut, en variante, mesurer l’allongement à la main, l’allongement manuel variant alors en fonction de la force de la personne qui effectue une traction sur le tissu. L’article cosmétique peut être au contact de la composition cosmétique, par exemple contenue dans un réservoir. Dans ce cas, le tissu joue un rôle tant au repos que lors de rutilisation.

Au repos, le tissu joue le rôle d’écran. Il permet d’être traversé par la composition cosmétique, en particulier lorsqu’on applique une pression sur le tissu contre la composition. De par sa structure et par phénomène de capillarité, le tissu peut capter la composition qui vient notamment se loger dans les logements formés, sur la face du tissu opposée à la surface d’application, c’est-à-dire du côté de l’envers du tissu, par les zones de textile en saillie, formant ainsi des réservoirs de surface, permettant ultérieurement d’assurer un prélèvement satisfaisant. La composition cosmétique est présente en surface dans les alvéoles formées par les zones textiles en creux et dans les logements formés du côté envers du tissu par les zones textiles en saillie.

Lors de l’utilisation, avec le doigt ou à l’aide d’un applicateur, l’utilisateur exerce une pression sur le tissu pour prélever de la composition. Les zones textiles en retrait, de préférence plus perméables, forment des zones de passage de la composition depuis le réservoir vers la surface d’application. Les mailles du tissu, notamment des zones textiles en retrait, s’étirent, s’ouvrent et libèrent le passage pour la composition. Le tissu étant étiré, il se déforme et son relief s’estompe, réduisant alors le volume des logements lorsque le tissu était au repos. La composition initialement contenue dans ces logements est alors libérée sur la surface d’application, mais sans bavure ni dégorgement.

Les zones textiles en saillie, qui peuvent également être perméables à la composition, forment notamment la partie de ladite surface qui est en contact avec l’applicateur ou le doigt de l’utilisateur, l’accès aux zones textiles en retrait étant moins immédiat. Les zones textiles en saillie peuvent présenter une texture agréable au toucher, par exemple grâce à la présence de microfibres.

Lorsque l’article est au contact de la composition cosmétique, il peut comporter un cadre, le tissu étant maintenu, éventuellement tendu, par le cadre au-dessus d’une réserve de composition, de manière à ce que la composition puisse passer au travers du tissu, en particulier par pression du tissu contre la composition.

En variante, toujours lorsque l’article est au contact de la composition cosmétique, le tissu peut recouvrir un ensemble comportant une première couche et une deuxième couche liées entre elles par une entretoise, formée notamment de filaments dont les extrémités se raccordent respectivement à la première couche et à la deuxième couche, la première couche au moins étant perméable à la composition cosmétique, les première et deuxième couches étant aptes à retenir entre elles au moins une partie de la composition, notamment au cours de l’utilisation de l’article. Dans ce cas, le tissu peut être fixé ou non à l’ensemble, notamment à la première couche de l’ensemble. En cas de fixation, celle-ci peut être réalisée par collage, par soudage, par couture, ou autre moyen de fixation. L’ensemble peut former une réserve de composition cosmétique. Les filaments peuvent être fixés par tricotage ou autrement aux première et deuxième couches.

Toujours lorsque l’article est au contact de la composition cosmétique, selon une autre variante, le tissu peut encore être fixé, notamment par collage, à une structure sous-jacente, notamment une éponge, imprégnée de la composition cosmétique.

L’article peut encore comporter un boîtier comportant un corps présentant un logement contenant la composition cosmétique, le tissu étant disposé au-dessus de la composition cosmétique, le boîtier comportant un couvercle agencé pour coopérer avec le corps de manière à permettre une fermeture étanche du boîtier.

En variante, l’article cosmétique forme un applicateur de composition cosmétique. Dans ce cas, l’article peut former un coussinet ou houppette, encore appelé(e) « pad » ou « puff » en anglais. L’article peut alors être lavable. En variante, l’applicateur est fixé à une partie de préhension. La composition cosmétique peut être liquide ou pulvérulente, de préférence liquide.

Quel que soit le mode de réalisation, le tissu est avantageusement monocouche. Le tissu est de préférence non relié directement, depuis le côté envers du tissu, à des filaments sous-jacents. La face envers du tissu peut être libre, c’est-à-dire non connectée par tissage ou tricotage à une couche ou structure sous-jacente. Le tissu peut en revanche recouvrir, dans un mode de réalisation particulier, comme indiqué plus haut, une couche qui est elle-même reliée par des filaments à une autre couche, sans être pour autant lui- même relié à ces filaments.

Brève description des figures

D’autres caractéristiques et avantages de l’invention ressortiront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d’exemples de mise en œuvre non limitatifs de celle- ci, et à l’examen du dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 est une vue schématique, en perspective, d’un exemple de boîtier selon l’invention,

- la figure 2 est une coupe transversale d’un autre exemple de boîtier selon l’invention,

- la figure 3 est une vue schématique, en coupe transversale d’un exemple de tissu d’un article selon l’invention,

- la figure 4 est une vue de la surface d’application, de prélèvement ou de distribution d’un exemple de tissu d’un article selon l’invention,

- la figure 5 est une vue schématique, en coupe transversale, d’un exemple de tissu d’un article selon l’invention,

- la figure 6 est une vue similaire à la figure 2 d’un autre exemple de boîtier selon l’invention,

- la figure 7 représente partiellement et schématiquement, en coupe transversale, un autre exemple d’article selon l’invention,

- la figure 8 représente de manière schématique, en vue de côté, un autre exemple d’article selon l’invention, et

- la figure 9 représente de manière schématique et en vue de côté, un autre exemple d’article selon l’invention.

Description détaillée de modes de réalisation

Dans la suite de la description, les éléments identiques ou de fonctions identiques portent le même signe de référence. A des fins de concision de la présente description, ils ne sont pas décrits en regard de chacune des figures, seules les différences entre les modes de réalisation étant décrites.

On a représenté sur la figure 1 un article cosmétique 1 selon l’invention comportant un boîtier 2 présentant un corps 3. Le boîtier 2 comporte également un couvercle 5 qui est dans cet exemple articulé sur le corps 3. Il pourrait être fixé autrement, par exemple vissé sur celui-ci.

Le boîtier 2 loge également un porte-applicateur 6 qui est dans cet exemple articulé sur le corps 3 autour d’un axe de rotation qui est perpendiculaire à celui de l’articulation entre couvercle 5 et corps 3. L’applicateur est non représenté sur cette figure. Une coupelle 4 est reçue dans un logement 8 du corps 3 du boîtier 2. La coupelle 4 loge un réservoir de composition cosmétique.

Conformément à l’invention, le réservoir est surmonté dans cet exemple d’un tissu 15 élastiquement déformable avec des zones textiles en saillie 20 et des zones textiles en retrait 30. Le tissu 15 définit une surface 17 d’application, de prélèvement ou de distribution de composition, formant le côté endroit du tissu 15

Cette surface 17 est prévue pour appliquer une composition cosmétique contenue dans le réservoir sous-jacent. Les zones textiles en retrait 30 sont perméables à la composition, et permettent le passage de la composition au travers des mailles qui les composent.

Dans cet exemple, les zones textiles en saillie 20 sont également perméables à la composition, mais avec une densité de fils supérieure à celle des zones textiles en retrait 30.

Comme visible sur la figure 1 et également sur les figures 3 à 5, le tissu 15 comporte une pluralité de zones textiles en retrait 30 lesquelles sont entièrement entourées de zones textiles en saillie 20. Les zones textiles en retrait 30 présentent dans cet exemple une forme d’amande, mais leur forme pourrait être différente, notamment circulaire, ovale, polygonale de type nid d’abeilles ou autre sans sortir du cadre de l’invention.

Les zones textiles en saillie 20 forment un motif géométrique régulier en forme de grille. Ce motif occupe l’ensemble du tissu 15 dans cet exemple. Une partie du tissu 15 pourrait être occupée des zones textiles en saillie 20 et des zones textiles en retrait 30 sans sortir du cadre de l’invention.

Dans la variante de la figure 2, le réservoir 10 de l’article cosmétique 1 et comporte une première couche 11 et une deuxième couche 12, liées entre elles par un ensemble de filaments 13. Un tel réservoir peut être fabriqué par tricotage selon l’enseignement de la demande WO 2012/153131 Al ou EP 1 863 959. Les couches sont fabriquées par tricotage avec des matières synthétiques. Des exemples de structures textiles pouvant convenir sont commercialisées pour des applications textiles sous la dénomination « SPACER FABRICS » ou « tissus doubles » ou « velours double ». L’épaisseur du réseau de filaments 13 formant entretoise est par exemple comprise entre 1 et 25 mm, mieux entre 10 et 15 mm. Les filaments 13 peuvent recevoir différentes orientations au sein du réservoir. Ils peuvent être incurvés sensiblement de la même façon, avec par exemple une concavité qui est dirigée dans une même direction. En variante, les filaments peuvent être croisés, certains filaments ayant des concavités tournées dans des directions opposées de celles d’autres filaments.

Le tissu 15 est rapporté sur la première couche 11 de manière à la recouvrir, comme visible, étant par exemple collé sur celle-ci.

La composition cosmétique C est également visible sur la figure 2. Elle est majoritairement contenue dans le réservoir 10, notamment totalement contenue dans celui- ci.

Dans cet exemple, la première couche 11 est à mailles fines de telle sorte qu’elle constitue un tamis pour la composition avec le tissu 15. La première couche 11 peut être chargée en composition C et permettre de laisser passer la composition C par pressage lorsque celle-ci présente une formule épaisse. La deuxième couche 12 présente une structure plus aérée, avec des ajours 14 qui facilitent le passage de la composition C, notamment lorsque le réservoir 10 est mis en place dans la coupelle 4 alors que celle-ci contient la composition C. Lors de cette opération, le réservoir 10 est pressé en direction du fond de la coupelle. La présence des ajours 14 permet à la composition de pénétrer plus facilement dans l’espace libre 16 compris entre les première et deuxième couches 11 et 12.

Dans l’exemple de la figure 2, le tissu 15 est maintenu en place par la présence d’une lèvre annulaire 9 qui vient au-dessus de la coupelle 4.

Sur cet exemple, on voit également l’applicateur 7 consistant en une houppette, sur le porte-applicateur.

Comme visible sur les figures 3 à 5 représentant isolément le tissu 15, celui-ci peut comporter un premier maillage serré avec les zones textiles en saillie 20 et un deuxième maillage, moins serré, formé par les zones textiles en retrait 30 en forme d’amande et séparées les unes des autres par les zones textiles en saillie 20. Ces dernières forment dans cet exemple un grand réseau unique, étant toutes reliées les unes aux autres. Les zones textiles en saillie 20 sont bombées du côté de la surface d’application 17 qui est le côté endroit du tissu 15 et incurvées du côté opposé, c’est-à-dire du côté envers 18 du tissu 15. Les zones textiles en saillie 20 forment, en coupe transversale, un profil convexe vers la surface 17, notamment un profil convexe de forme arrondie. Les zones en retrait 30 sont planes, étant toutes contenues dans un même plan, comme visible sur les figures 3 et 5. La densité de fils des zones textiles en saillie 20 est supérieure à la densité des fils des zones textiles en retrait 30.

Du côté envers 18 du tissu 15, le creux formé par les zones textiles en saillie forme des logements 21 où peut s’accumuler la composition cosmétique.

Le tissu 15 n’est pas réversible. Le tissu 15 est de préférence réalisé par tricotage indémaillable réalisé sur métiers chaîne, d’une seule pièce.

Comme visible à la figure 4, les zones textiles en retrait 30 présentent une plus grande dimension Dl dans le plan qui les contient, à l’état relâché du tissu 15, comprise entre 1 mm et 20 mm. La plus petite dimension D2 des zones textiles en retrait, prise dans cet exemple selon un axe perpendiculaire à celui de Dl, est comprise entre 1 mm et 20 mm.

La largeur L entre deux zones textiles en retrait 30 adjacentes peut être comprise entre 1,5 et 5 mm. Cette largeur L peut être mesurée comme sur la figure 4 sur l’axe horizontal ou sur un axe en biais.

La hauteur h des zones textiles en saillie 20, visible sur la figure 3, est comprise entre 0,5 mm et 8 mm.

Dans l’exemple illustré, le tissu 15 est formé d’un mélange de fils en micro fibres de polyamide et d’élasthanne avec 72 % en masse de polyamide et 28 % en masse en masse d’élasthanne.

Le ou les matériaux constitutifs du tissu 15 sont choisis pour conférer un toucher soyeux de la surface d’application 17 qui est visible sur la figure 4, particulièrement doux pour l’utilisateur. Cette douceur est liée à la présence de micro fibres dans l’exemple considéré.

Le ou les matériaux constitutifs du tissu 15 sont également choisis pour conférer de l’élasticité au tissu. La présence d’élasthanne favorise en particulier les déformations du tissu 15 lorsqu’on appuie dessus.

Sur les figures 1 et 2, le tissu 15 est au contact de la composition cosmétique C au moins après une première utilisation.

Au repos, le tissu 15 joue un rôle d’écran, en combinaison avec la première couche 11, empêchant la composition cosmétique de sortir. De plus, comme visible sur la figure 5, les logements 21 forment des zones d’accumulation de composition cosmétique C de par la structure du textile combinée à un effet de capillarité.

Lors de l’utilisation, l’utilisateur exerce une pression sur la surface 17 et deux phénomènes simultanés se produisent. D’une part, la maille étirée s’ouvre, libérant le passage pour la composition C, comme illustré avec les flèches montantes et traversant les zones textiles en retrait 30 sur la figure 5. D’autre part, le tissu est étiré, le relief s’estompe, réduisant le volume tel que défini au repos des logements 21, libérant en surface la composition contenue dans ces logements 21.

Deux types de zones Zl et Z2 sont juxtaposées. Les zones Zl permettent de loger de la composition au repos et lors de l’utilisation dans les logements 21 formés par les zones textiles en saillie 20 sur le côté envers 18 du tissu 15. Les zones Z2 forment des zones de passage de la composition au travers des zones textiles en retrait 30.

Dans le mode de réalisation de la figure 6, le tissu 15 remplace la première couche 11, formant lui-même cette première couche et pouvant être relié à l’aide des filaments 13 à la deuxième couche 12. On a illustré dans cet exemple également la possibilité pour le tissu 15 d’être tendu sur un cadre 40.

Dans l’exemple de la figure 7, le tissu 15 est fixé par collage à une structure sous-jacente 35 constituée dans cet exemple par une éponge ou bloc d’un matériau poreux alvéolaire contenant la composition cosmétique au moins lors de l’utilisation.

L’invention n’est pas limitée à des articles cosmétiques 1 venant au contact de la composition dans un réservoir.

En particulier, les variantes illustrées sur les figures 8 et 9 montrent un article cosmétique 1 avec un tissu 15 recouvrant par exemple une éponge non visible pour former un applicateur de composition cosmétique, non imprégné de composition. Cet applicateur sert à prélever la composition sur une surface chargée de composition ou sur un pain de produit et à l’appliquer en étant tenue à la main, ou en variante qui sert à estomper la composition appliquée autrement.

L’applicateur de la figure 8 est entièrement souple. L’applicateur de la figure 9 comporte un embout 28 recouvert du tissu 15 et fixé sur une partie de préhension 29 rigide ou semi-rigide, formant dans cet exemple une tige.




 
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