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Title:
DATA MEDIUM INTENDED FOR PRINTING ON LIQUID TONER PRESSES
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2013/030784
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a data medium intended for printing on liquid toner presses, comprising a substrate coated on at least one of its faces with an adhesion primer suitable for liquid electrophotography, and at least one security element, said printable face coated with the adhesion primer having a non-random relief conferring a Bendtsen surface roughness in the range from 500 to 1500 ml/min. Said relief is in particular visible to the naked eye in raking light.

Inventors:
DELRIEUX, Jérôme (340 rue des Rogations, Saint Simeon De Bressieux, F-38870, FR)
HEMMERLE, Joseph (20 rue Maryse Bastié, Lyon, F-69008, FR)
Application Number:
IB2012/054466
Publication Date:
March 07, 2013
Filing Date:
August 30, 2012
Export Citation:
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Assignee:
ARJOWIGGINS SECURITY (32 avenue Pierre Grenier, Boulogne-billancourt, F-92517, FR)
DELRIEUX, Jérôme (340 rue des Rogations, Saint Simeon De Bressieux, F-38870, FR)
HEMMERLE, Joseph (20 rue Maryse Bastié, Lyon, F-69008, FR)
International Classes:
D21H19/10; B31F1/07; B41M5/50; D21F11/00; D21H19/66; D21H21/40; D21H25/08; D21H25/12; D21H27/02; G03G7/00
Domestic Patent References:
WO2010112688A1
WO2009077536A2
WO2001094698A1
WO2004003294A2
Foreign References:
US5868902A
US20030056914A1
EP1252389A1
GB191501084A
EP0226367A1
Attorney, Agent or Firm:
TANTY, François (3 rue de Penthièvre, Paris, F-75008, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Support d'information destiné à Γ électro-photographie liquide, comportant un substrat enduit sur au moins l'une de ses faces d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide, et comportant au moins un élément de sécurité,

ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion présentant un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min, en particulier de 500 à 1400 mL/min, de préférence de 550 à 1200 mL/min et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

2. Support d'information selon la revendication 1, le relief étant formé de bosses et de creux disposés de manière répétitive, ledit relief étant en particulier une texture visible à l'œil nu en lumière rasante.

3. Support d'information selon l'une des revendications précédentes, le relief présentant un rapport—— inférieur à 1,6 de préférence inférieur à 1,3.

4. Support d'information selon la revendication précédente, les bossages étant de forme étroite et allongée et à bords irréguliers, de préférence de largeur comprise entre 0,2 et 0,75 mm, de longueur comprise entre 0,5 et 6 mm.

5. Support d'information selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'amplitude du relief est comprise entre 20 et 40 μιη, de préférence entre 25 et 35 μιη.

6. Support d'information selon l'une quelconque des revendications précédentes, le substrat étant fibreux, en particulier constitué à au moins 50 % en poids de fibres, de préférence de fibres cellulosiques.

7. Support d'information selon l'une quelconque des revendications précédentes, ledit élément de sécurité étant choisi parmi les réactifs chimiques ou biochimiques d'infalsifïcation réagissant de manière colorée à au moins un agent de falsification.

8. Support d'information selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant au moins une couche intermédiaire ou d'imprégnation entre la surface du substrat et le primaire d'adhésion, formée à partir d'une composition appliquée sur le substrat, en particulier comprenant au moins un agent de collage, un latex, un amidon, ou de la carboxyméthyl cellulose (CMC).

9. Support d'information selon l'une des revendications précédentes comprenant une impression, réalisée par électro-photographie liquide.

10. Procédé de fabrication d'un support d'information destiné à l'électro- photographie liquide, en particulier tel que défini selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en :

(a) disposer d'un substrat présentant sur au moins l'une de ses faces un relief non aléatoire, et

(b) enduire ladite face d'un primaire d'adhésion adapté à l'électro- photographie liquide,

ledit relief mis en œuvre en étape (a) conférant à ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min.

11. Procédé de fabrication d'un support d'information destiné à l'électro- photographie liquide, en particulier tel que défini selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en :

(c) disposer d'un substrat enduit sur au moins l'une de ses faces d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide, et

(d) former, sur ladite face enduite, un relief non aléatoire, en particulier par embossage notamment réalisé en phase sèche, de manière à conférer à ladite face enduite par le primaire d'adhésion, une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min.

12. Procédé de fabrication d'un support d'information destiné à l'électro- photographie liquide, en particulier tel que défini selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en :

(i) former, sur au moins la face d'un substrat destinée à l'impression, un relief non aléatoire ; et

(ii) enduire la face destinée à l'impression d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide ;

le relief formé en étape (i) conférant à ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion, une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min ;

l'étape (ii) étant réalisée après ou avant l'étape (i).

13. Procédé selon l'une des revendications 11 et 12, l'étape de formation du relief non aléatoire étant réalisée à l'aide d'un dispositif d'embossage, de marquage ou de grainage, en particulier à l'aide d'un rouleau texturé, notamment en matière synthétique, de préférence en caoutchouc.

14. Procédé selon l'une des revendications 12 et 13, l'étape (i) de formation du relief non aléatoire, en particulier d'embossage, de marquage ou de grainage, étant réalisée en phase humide, préalablement à l'enduction (ii) du primaire d'adhésion.

15. Procédé selon l'une des revendications 12 à 14, l'étape (i) de formation du relief non aléatoire, en particulier d'embossage, étant réalisée en phase sèche, préalablement ou ultérieurement à l'étape d'enduction (ii) du primaire d'adhésion.

16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 et 12 à 15, l'étape d'enduction du primaire d'adhésion étant réalisée à l'aide d'un dispositif de couchage, en particulier à l'aide d'une coucheuse à lame d'air.

17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 et 12 à 16, comprenant préalablement à l'étape d'enduction du primaire d'adhésion, une étape - d'application d'une couche intermédiaire ou d'imprégnation sur au moins la face destinée à l'impression, en particulier par une solution comprenant au moins un agent de collage, un latex, un amidon, ou de la CMC.

18. Procédé d'impression sur presses à toner liquide, mettant en œuvre à titre de support d'impression, un support d'information comportant un substrat enduit sur au moins l'une de ses faces d'un primaire d'adhésion adapté à F électro-photographie liquide et au moins un élément de sécurité, ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion présentant un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min, en particulier de 500 à 1400 mL/min, de préférence de 550 à 1200 mL/min et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min, ledit procédé comprenant une étape d'impression sur une presse à toner liquide.

19. Article de sécurité comportant, notamment consistant en, un support d'information tel que défini selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.

20. Article de sécurité selon la revendication précédente, caractérisé en qu'il s'agit d'un document de sécurité, notamment choisi parmi un moyen de paiement, en particulier un billet de banque ou un chèque, un document d'identité, en particulier une carte d'identité, un permis de conduire, un visa ou une page de passeport, et plus préférentiellement un chèque, un voucher, une étiquette, un timbre, un diplôme.

Description:
Support d'information destiné à l'impression sur presses à toner liquide

L'invention se rapporte au domaine des documents de sécurité.

Elle concerne plus particulièrement un support d'information imprimable sur presses à toner liquide, ainsi qu'un procédé de fabrication d'un tel support.

Le support peut être fibreux, en particulier être constitué par un papier, de préférence comportant au moins 50 % en poids de fibres, notamment cellulosiques.

Parmi les techniques d'impression, l'impression numérique, et notamment Γ électro-photographie, a connue une forte croissance. Dans le procédé d'électro- photographie, l'électricité statique transfère directement l'image sur la surface par le biais de toners en poudre ou liquides, ce qui résulte en images à l'épreuve de la décoloration.

Parmi les techniques d'électro-photographie, l'impression sur presses à toner liquide, encore appelée électro-photographie liquide ou technologie « Digital Offset Color », s'avère particulièrement avantageuse.

Cette technologie a été plus particulièrement développée par la société Indigo N.V. appartenant aujourd'hui au groupe Hewlett Packard (HP). Elle se caractérise par une combinaison d'électro-photographie et d'offset : le toner (encore appelé encre) liquide correspondant au motif d'impression est tout d'abord déposé sur un rouleau chargé électriquement par électrostatique, puis transféré à nouveau électrostatiquement sur un rouleau chauffé recouvert d'un blanchet caoutchouc. Le toner ainsi déposé sur le blanchet chaud va se liquéfier pour former un film adhésif qui sera enfin transféré sur le substrat.

Le substrat se trouvant à une température inférieure à celle du blanchet et inférieure à la température de fusion du toner va permettre une fixation et solidification du film de toner sur ledit substrat, permettant le transfert du toner du blanchet sur le substrat. L'utilisation d'un toner liquide, comme par exemple le produit commercialisé sous la dénomination HP Electrolnk ® , permet une impression numérique de haute qualité. Ces toners liquides contiennent d'une manière générale des particules pigmentaires polarisées en suspension.

A l'instar des autres technologies d'impression numérique, notamment la xérographie (électro-photographie sèche), la technologie de toner liquide permet de commander électriquement le positionnement des particules imprimantes. De plus, contrairement à Γ électro-photographie sèche, les particules d'un toner liquide peuvent avoir des tailles réduites, par exemple de l'ordre de 1 à 2 microns. La petite taille des particules en suspension permet avantageusement d'imprimer des images de haute résolution aux bords bien nets et au brillant homogène. Elle permet également d'obtenir des films d'encre de faible épaisseur qui suivent la topographie superficielle du papier. Par ailleurs, les presses à toner liquide, par exemple les presses HP Indigo, peuvent imprimer sur un très large éventail de supports, tels que le papier, le plastique, etc.

Toutefois, les encres à toner liquide sont connues pour avoir une faible adhésion sur les supports fibreux. De fait, des papiers imprimés par électro-photographie liquide peuvent être facilement falsifiés, par exemple à l'aide d'une gomme ou d'un scalpel, sans créer de dommage à la surface du support, et donc sans laisser de trace de la falsification.

Par conséquent, la majorité des substrats pour l'impression par électrophotographie liquide doivent recevoir un traitement préalable visant à assurer une adhérence maximale de l'encre. Les papiers destinés aux impressions à toner liquide sont ainsi généralement enduits d'une solution, appelée « primaire d'adhésion » ou « primaire d'accrochage », afin de faciliter et d'améliorer le transfert de l'encre sur le support au moment de l'impression. Plus particulièrement, les papiers pour une impression sur des presses à toner liquide classiquement utilisées et commercialisées par la société HP doivent, pour être certifiés pour l'impression HP Indigo, être enduits d'un primaire spécifique, tels que ceux commercialisés par la société Michelman.

Malheureusement, dans le cadre de la fabrication de papiers de sécurité, l'enduction d'un primaire d'adhésion vient renforcer la cohésion de surface du papier et va à l'encontre d'une trace de falsification. De fait, de plus fortes contraintes mécaniques pourront être appliquées en vue de falsifier le document, sans créer de dommage à la surface du support, et par conséquent sans laisser de traces prouvant la falsification. Ledit dommage à la surface est en particulier un défibrage, c'est-à-dire un arrachement ou décollement partiel des fibres en surface.

Pour ces raisons, Γ électro-photographie liquide n'a, jusqu'à présent, à la connaissance de la Demanderesse, jamais été mise en œuvre pour l'impression de papiers de sécurité, en particulier de papiers protégés contre les falsifications mécaniques.

Il demeure ainsi le besoin de pouvoir réaliser un support d'information, assurant une protection contre les falsifications, en particulier mécaniques, tout en étant adapté à une impression sur presses à toner liquide. Il demeure plus particulièrement le besoin de disposer d'un support d'information, répondant aux normes de certification pour une impression sur presses à toner liquide, notamment pour une impression HP Indigo, tout en assurant une protection contre les falsifications mécaniques.

La présente invention vise précisément à proposer un support d'information donnant satisfaction aux exigences précitées.

En particulier, la présente invention concerne, selon un premier de ses aspects, un support d'information destiné à Γ électro-photographie liquide (c'est-à-dire l'impression sur presse à toner liquide), comportant un substrat enduit sur au moins l'une de ses faces d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide, et au moins un élément de sécurité, ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion présentant un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min.

Le substrat est plus particulièrement fibreux, mais l'invention n'est pas limitée à un substrat fibreux.

Il s'agit avantageusement d'un papier, en particulier constitué d'au moins 50% en poids de fibres, de préférence de fibres cellulosiques.

La face imprimable présente de préférence un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 550 à 1200 mL/min, et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

De préférence, le relief non aléatoire s'étend sur toute la face imprimable du substrat, en particulier du papier.

Les inventeurs ont découvert qu'il est possible de sécuriser l'impression des papiers de sécurité sur presses à toner liquide, sans affecter leur imprimabilité par cette technique, en mettant en œuvre une surface imprimable présentant une rugosité déterminée.

Il a déjà été proposé de modifier la surface de papiers, notamment de sécurité. Par exemple, le document EP 1 252 389 décrit un papier de sécurité comportant une zone de sécurité assurant une protection contre les falsifications mécaniques et comportant un ensemble d'alvéoles formées en creux dans le papier et dont la profondeur est de 50 à 90 % de l'épaisseur maximale du papier autour des alvéoles. L'impression d'un tel papier est de bonne qualité pour une impression par jet d'encre ou pour une impression laser. Il est également décrit dans le document GB 191501084 un procédé de traitement et d'impression de papiers fiduciaires mettant en œuvre une compression, distincte d'un embossage, entre des matrices permettant à la fois de créer une empreinte dans le papier et de produire une coloration grise visible, ne pouvant être reproduite par photographie.

Toutefois, à la connaissance des inventeurs, il n'a jamais été proposé de supports de sécurité selon l'invention, spécifiquement adaptés à une impression sur presse à toner liquide et assurant une protection contre les falsifications mécaniques.

Ainsi, un support d'information selon l'invention s'avère avantageux à plusieurs titres.

Tout d'abord, il est parfaitement compatible avec une impression sur presses à toner liquide, en particulier du fait de l'enduction sur la surface destinée à l'impression d'un primaire d'adhésion conventionnel, adapté à F électro-photographie liquide. En particulier, la mise en œuvre d'un primaire d'adhésion certifié HP Indigo permet de répondre aux normes requises pour l'impression sur des presses à toner liquide classiquement mises en œuvre, commercialisées par la société HP, comme par exemple la presse commercialisée sous la dénomination HP-Indigo ws4050, et à l'aide de toners liquides usuellement employés, comme par exemple le toner commercialisé sous la référence Electrolnk ® par HP.

Par ailleurs, un support d'information selon l'invention présente avantageusement de bonnes propriétés d'imprimabilité pour une impression sur des presses à toner liquide. En particulier, l'imprimabilité d'un tel support répond aux exigences requises pour une certification du support pour l'impression Indigo notamment en ce qui concerne l'adhésion de l'encre sur le support imprimé, et le transfert de l'encre entre le blanchet et le support.

Selon un autre de ses aspects, la présente invention concerne ainsi un procédé d'impression sur presses à toner liquide, mettant en œuvre à titre de support d'impression, un support d'information comportant un substrat enduit sur au moins l'une de ses faces d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide et au moins un élément de sécurité, ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion présentant un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min. Ladite face imprimable présente de préférence un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1400 mL/min, en particulier de 550 à 1200 mL/min, et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

Par ailleurs, comme démontré dans les exemples qui suivent, des supports, notamment papiers, selon l'invention s'avèrent particulièrement résistants aux tentatives de falsification, notamment aux tentatives de falsification mécanique, par exemple à l'aide d'une gomme ou d'un scalpel. De fait, la falsification d'un papier selon l'invention, imprimé sur presses à toner liquide, ne pourra pas s'opérer sans d'importantes difficultés.

Plus particulièrement, une falsification mécanique, par exemple à l'aide d'une gomme ou d'un scalpel, va endommager la surface rugueuse et notamment, pour un substrat fibreux, entraîner un défïbrage du relief de surface, le papier conservant ainsi une trace de la tentative de falsification.

Egalement, comme illustré dans les exemples qui suivent, les impressions d'un support d'information selon l'invention ne pourront être effacées, notamment avec une gomme, sans créer de dommage à la surface du support. Sans vouloir être lié par une théorie, on peut supposer que les reliefs de la surface rugueuse selon l'invention vont être aptes à piéger l'encre. Lors d'une tentative de falsification mécanique, notamment à l'aide d'une gomme, l'encre ainsi logée dans les creux du relief de la surface rugueuse sera plus difficile à atteindre, que ce soit par grattage ou gommage.

Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, le support selon l'invention comporte un ou plusieurs réactifs chimiques ou biochimiques d'infalsifïcation réagissant de manière colorée à au moins un agent de falsification, comme décrit plus précisément par la suite. Un tel support d'information selon l'invention présente ainsi en outre une bonne résistance aux tentatives de falsification chimique. De fait, comme démontré en exemple 2 qui suit, la présence de la couche du primaire d'adhésion à la surface du papier n'est pas préjudiciable à la sensibilité du papier aux produits de falsification chimique.

Selon encore un autre de ses aspects, l'invention concerne un procédé de fabrication d'un support d'information destiné à l'impression sur presses à toner liquide, en particulier tel que défini précédemment, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en : (i) former, sur au moins la face d'un substrat destinée à l'impression, un relief non aléatoire ; et

(ii) enduire la face destinée à l'impression d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide ;

le relief formé en étape (i) conférant à ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion, une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min ;

l'étape (ii) étant réalisée après ou avant l'étape (i).

De préférence, l'étape (i) est réalisée par embossage de la face destinée à l'impression.

Ladite face imprimable présente de préférence un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1400 mL/min, en particulier de 550 à 1200 mL/min, et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

Comme développé par la suite, le procédé de fabrication d'un papier selon l'invention peut être mis en œuvre selon plusieurs variantes. En particulier, la formation du relief sur la face du substrat, notamment par embossage, peut être réalisée en phase humide ou en phase sèche lors de la préparation du papier, et selon la technique employée, suivant un ordre des étapes (i) et (ii) variable.

Dans la suite du texte, l'expression « face d'impression » ou « face destinée à l'impression » est utilisée pour distinguer les deux faces du substrat, la face d'impression étant celle sur laquelle seront opérés les différents traitements (embossage, enduction) avant son impression par électro-photographie liquide.

On désigne plus particulièrement par « face imprimable par électrophotographie liquide » ou plus simplement « face imprimable », la face du substrat destinée à l'impression, après enduction du primaire d'adhésion qui l'a rend adaptée à une impression sur presses à toner liquide.

En variante les deux faces du substrat sont des « faces d'impression » ou « faces destinées à l'impression », ou des « faces imprimables par électro-photographie liquide » ou « imprimables ».

D'autres caractéristiques et avantages du support d'information et de son procédé de fabrication, ressortiront mieux à la lecture de la description et des exemples qui vont suivre, donnés à titre illustratif et non limitatif. Dans la suite du texte, les expressions « compris entre ... et ... », « allant de ... à ... » et « variant de ... à ... » sont équivalentes et entendent signifier que les bornes sont incluses, sauf mention contraire.

Sauf indication contraire, l'expression « comportant/comprenant un(e) » doit être comprise comme « comportant/comprenant au moins un(e) ».

SUBSTRAT

Le substrat considéré selon l'invention est de préférence fibreux.

Il peut comporter des fibres papetières connues de l'homme du métier, par exemple des fibres cellulosiques.

Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, le substrat est constitué à au moins 50 % en poids de fibres, de préférence de fibres naturelles.

Selon une variante le substrat fibreux comporte de préférence au moins 50 % de fibres naturelles courtes (issues de feuillus).

Plus particulièrement, le substrat peut comprendre un mélange de fibres naturelles longues (issues de résineux) de 5 à 40 %, de fibres naturelles courtes (issues de feuillus) de 50 à 95%, et de fibres recyclées de 0 à 20 %.

Les fibres naturelles courtes (issues de feuillus) peuvent, par exemple, être utilisées pour favoriser le défïbrage lors d'une tentative de falsification mécanique.

Les fibres naturelles peuvent être formées en tout ou partie de fibres cellulosiques, notamment être en totalité des fibres cellulosiques.

Selon une autre variante de réalisation, le substrat comprend des fibres synthétiques, choisies par exemple parmi les fibres de rayonne, notamment la fibranne ou la viscose, ou d'une matière thermoplastique, notamment d'un polyamide, d'un polyester, d'une polyoléfïne et/ou un mélange de telles fibres.

Selon un mode de réalisation particulier, le substrat comprend au moins une charge minérale. La ou les charge(s) minérale(s) peuvent être présentes en une teneur massique allant de 5 à 35 %, par rapport au poids total du substrat.

Elles peuvent être plus particulièrement choisies parmi la silice, les silicates et aluminosilicates de sodium, les carbonates, en particulier de calcium, le talc, le kaolin, l'hydrate d'alumine, le dioxyde de titane et leurs mélanges. La présence de charges minérales permet notamment d'améliorer les propriétés d'imprimabilité par toner liquide et facilite la dégradation de la surface du substrat lors de tentative de falsification

Selon une autre variante de réalisation de l'invention, le substrat est en plastique. Il peut être plus particulièrement à base de polymères choisis parmi les polyesters notamment du poly(éthylène téréphtalate), des polypropylènes, des polyéthylènes, du polychlorure de vinyle, et des mélanges de ceux-ci.

Selon un mode de réalisation particulier, le substrat peut présenter un grammage allant de 60 à 400 g/m 2 , en particulier de 80 à 250 g/m 2 .

Le grammage est mesuré selon la norme ISO 536.

Selon un mode de réalisation particulier, le substrat peut comprendre un ou plusieurs éléments de sécurité.

Ces éléments de sécurité, connus de l'homme du métier, sont décrits plus précisément par la suite.

Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, le substrat comprend au moins un réactif chimique ou biochimique d' infalsification comme développé plus particulièrement par la suite. Il s'agit plus particulièrement de réactifs incolores susceptibles de provoquer par réaction chimique acido-basique, d'oxydo réduction ou par solubilisation, des réactions colorées visibles en cas de falsification des impressions par des acides, des bases, des oxydants (tel que la javel) ou des solvants (par exemple le toluène).

A titre d'exemple, le substrat d'un support d'information selon l'invention peut incorporer un ou plusieurs éléments de sécurité choisis parmi des fibres invisibles en lumière du jour et ayant une fluorescence sous un rayonnement à 365 nm, des particules Hilite™ invisibles en lumière du jour et ayant une fluorescence sous un rayonnement à 365 nm et des réactifs chimiques d'infalsifîcation.

Les particules Hilite™ décrites par exemple dans la demande EP 226 367 sont des agglomérats de dimension d'environ 200 μιη de particules fluorescentes plus fines.

PRIMAIRE D'ADHESION

Selon une des caractéristiques essentielles de l'invention, le substrat est enduit, sur au moins sa face destinée à l'impression, d'un primaire d'adhésion adapté à l'électro- photographie liquide. Comme évoqué précédemment, il s'agit d'un traitement de la surface d'impression, couramment mis en œuvre pour les impressions sur presses à toner liquide et visant à assurer une adhérence maximale de l'encre.

L'homme du métier peut, sur la base de ses connaissances générales, choisir de manière adéquate un primaire d'adhésion, notamment au regard de la nature du substrat et/ou du toner liquide utilisé pour Γ électro-photographie et adapter la quantité de primaire déposée sur le substrat afin d'obtenir une bonne imprimabilité.

Selon un mode de réalisation particulier, le primaire d'adhésion est choisi parmi les primaires d'adhésion certifiés par la société HP Indigo N.V. pour une impression numérique HP Indigo.

Il peut s'agir plus particulièrement des primaires d'adhésion commercialisés par la société Michelman et compatibles avec une impression numérique sur presses à toner liquide HP Indigo.

Le primaire d'adhésion peut ainsi être choisi parmi les produits commercialisés par la société Michelman sous la dénomination DigiPrime ® , en particulier le DigiPrime ® 1000 ou sous la dénomination Sapphire .

Les primaires d'adhésion DigiPrime ® sont des dispersions aqueuses comprenant un copolymère d'acide acrylique et d'éthylène. Le Sapphire ® est une dispersion aqueuse comprenant du polyéthylène-imine.

Ces primaires d'adhésion sont particulièrement avantageux au regard de leur capacité d'adhésion à des substrats de nature variée.

Le primaire d'adhésion est de préférence choisi parmi les dispersions aqueuses comprenant un copolymère d'acide acrylique et d'éthylène ou du polyéthylène-imine.

Le substrat ainsi enduit sur une de ses faces par le primaire d'adhésion selon l'invention est adapté à une impression sur presses à toner liquide, en particulier sur les presses industrielles commercialisées par la société HP-Indigo N.V., telles que les presses HP Indigo ws4050, ws6000, et sur les presses commerciales telles que les presses HP Indigo 7000 et 5500.

L'enduction du primaire d'adhésion peut être réalisé par toute technique d'enduction, de couchage, d'imprégnation, de surfaçage, d'impression ou de pulvérisation connue de l'homme du métier, et plus particulièrement adaptée pour des primaires d'adhésion à base aqueuse. Ainsi, selon l'invention, l'enduction du primaire est un traitement de masse et/ou de surface. Il s'agit de préférence au moins d'un traitement de surface afin de favoriser l'effet du primaire sur l'accroche des encres.

Elle peut par exemple être réalisée à l'aide d'une coucheuse à lame d'air, d'une coucheuse rideau, d'une coucheuse à racle ou à lame, d'une coucheuse à barre ou à crayon, d'une coucheuse à rouleau doseur, d'une coucheuse en héliogravure, d'une imprégnatrice, d'une presse encolleuse (ou « Size press »), d'un dispositif à transfert de film, notamment « Film press », d'un dispositif d'impression, notamment flexographie ou héliogravure, et d'un dispositif de pulvérisation.

De manière avantageuse, une telle technique d'enduction permet au primaire d'adhésion d'être appliqué de manière homogène et d'épouser le relief de la surface destinée à l'impression. Il s'agit donc en particulier d'un couchage dit « contour » applicable notamment au moyen d'une coucheuse rideau ou d'une coucheuse à lame d'air.

L'enduction peut également être réalisée à l'aide de la machine DigiCoater ® , spécifiquement conçue par la société HP Indigo pour l'application de primaires d'adhésion à base aqueuse.

Selon un mode de réalisation particulier, le primaire d'adhésion est appliqué sur la surface d'impression à raison de 0,3 à 5,0 g/m 2 , de préférence de 0,5 à 1,5 g/m 2 , et plus préférentiellement d'environ 1,0 g/m 2 .

COUCHE INTERMEDIAIRE OU D'IMPREGNATION

Selon un mode de réalisation particulier, le support d'information selon l'invention peut comprendre au moins une imprégnation du substrat ou une couche intermédiaire entre la surface du substrat et le primaire d'adhésion, formée à partir d'une composition à appliquer (encore appelée solution d'imprégnation ou d'enduction ou de couchage).

Ainsi, le procédé de fabrication d'un papier selon l'invention peut comprendre, préalablement à l'étape (ii) d'enduction du primaire d'adhésion, une étape d'application sur au moins la face destinée à l'impression d'une composition. Plus particulièrement, selon une variante de réalisation, l'étape d'application est réalisée, ultérieurement à la formation (i) du relief non aléatoire sur la face du substrat destinée à l'impression, et préalablement à l'enduction (ii) du primaire d'adhésion. Une telle étape d'application est connue pour améliorer la qualité du papier en surface. En particulier, elle permet d'homogénéiser les sous-couches fibreuses du papier, laissant une surface plus uniforme et régulière, ce qui permet d'obtenir une meilleure qualité d'impression.

Il est entendu que dans le cadre de la présente invention, une telle application, lorsqu'elle est réalisée postérieurement à l'étape (i) de formation du relief, est mis en œuvre dans des conditions propices pour que le support d'information ainsi traité réponde toujours à l'exigence de rugosité de surface requise selon l'invention. L'enduction avec le primaire diminue un peu la rugosité Bendtsen. L'homme du métier peut donc jouer sur la quantité de primaire déposée pour ajuster la rugosité finale désirée.

Il appartient à l'homme du métier de choisir la composition à appliquer adaptée à la nature du papier et du primaire d'adhésion.

La composition à appliquer peut comprendre un liant, plus particulièrement choisi parmi les amidons, les latex, les carboxyméthyl celluloses (CMC) et leurs mélanges, ainsi que des agents de collage et/ou des agents de résistance à l'état humide pour renforcer la résistance à l'eau du substrat.

Les latex peuvent être choisis parmi les latex acryliques, styrène butadiène ou butadiène et de préférence encore pour des raisons de durabilité, notamment de résistance aux UV et de résistance au vieillissement, parmi les latex acryliques.

La composition à appliquer peut comprendre en outre un ou plusieurs réactifs chimiques identiques à ceux introduit avec les fibres afin de renforcer la protection du substrat.

Selon un mode de réalisation particulier, la composition destinée à l'imprégnation du substrat ou à former la couche intermédiaire est appliquée sur la surface d'impression à raison de 1 à 10 g/m 2 , de préférence d'environ 5 g/m 2 .

L'application peut être réalisée par tout procédé ou dispositif connu de l'homme du métier d'imprégnation ou du couchage, par exemple à l'aide d'une imprégnatrice, une presse encolleuse (encore appelée « size press »), un « film press », une coucheuse à lame d'air ou à racle, une coucheuse rideau, une coucheuse Champion, une coucheuse hélio ou une coucheuse à transfert de film, par exemple telle qu'une coucheuse « Twin-HSM » de la société BTG. L'application de la composition destinée à former la couche intermédiaire ou à l'imprégnation peut être réalisée par toute technique d'enduction, de couchage, d'imprégnation, de surfaçage, d'impression ou de pulvérisation connue de l'homme du métier.

Ainsi, selon l'invention, l'application de la composition destinée à former la couche intermédiaire ou à l'imprégnation est un traitement de masse et/ou de surface. Il s'agit de préférence au moins d'un traitement de masse afin d'homogénéiser les sous- couches fibreuses du papier, laissant une surface plus uniforme et régulière.

Elle peut par exemple être réalisée à l'aide d'une coucheuse à lame d'air, d'une coucheuse rideau, d'une coucheuse à racle ou à lame, d'une coucheuse à barre ou à crayon, d'une coucheuse à rouleau doseur, d'une coucheuse en héliogravure, d'une imprégnatrice, d'une presse encolleuse (ou « Size press »), d'un dispositif à transfert de film, notamment « film press », d'un dispositif d'impression, notamment flexographie ou héliogravure, et d'un dispositif de pulvérisation. De manière avantageuse, il s'agit d'une imprégnation ou d'un surfaçage applicable notamment au moyen d'une imprégnatrice, d'une presse encolleuse (ou « Size press ») ou d'un dispositif à transfert de film, notamment « Film press ».

De préférence, la composition destinée à former la couche intermédiaire ou à l'imprégnation est appliquée sur la surface d'impression à l'aide d'une presse encolleuse.

SURFACE IMPRIMABLE RUGUEUSE

Selon une autre caractéristique essentielle de l'invention, la face imprimable enduite par le primaire d'adhésion présente un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min, en particulier de 500 à 1400 mL/min, et de préférence de 550 à 1200 mL/min.

De préférence, la face imprimable présente une rugosité Bendtsen inférieure ou égale à 1000 mL/min.

De préférence, la face imprimable présente une rugosité Bendtsen supérieure ou égale à 550 mL/min.

De préférence, la face imprimable présente une rugosité Bendtsen d'environ 700 mL/min.

De préférence, le relief est une texture visible à l'œil nu en lumière rasante. De préférence, le relief non aléatoire s'étend sur toute la surface de la face imprimable du substrat.

Les inventeurs ont découvert qu'une telle rugosité de surface ne perturbe pas la qualité de l'impression sur presses à toner liquide tout en permettant avantageusement d'augmenter la difficulté à falsifier les impressions, notamment à l'aide d'une gomme et/ou d'un scalpel comme décrit plus précisément dans les exemples qui suivent.

Rugosité Bendtsen

La rugosité de surface est mesurée suivant la méthode Bendtsen selon la norme ISO 8791-2 (« Papier et carton ; détermination de la rugosité/du lissé (méthodes du débit d'air) ; partie 2 : méthode Bendtsen »).

Plus particulièrement, la rugosité selon Bendtsen mesure le passage de l'air en mL/min entre une couronne métallique et la surface du substrat. La couronne métallique parfaitement rectifiée est posée sur l'échantillon à mesurer, lui-même placé sur une surface lisse, plane et dure. De l'air est injecté à pression constante au centre de la couronne, et la mesure indique le passage de l'air qui s'échappe entre la couronne et la surface du papier. Plus la surface du substrat sera rugueuse, plus l'air s'échappera facilement et plus la valeur mesurée sera élevée. Inversement moins le substrat sera rugueux, plus la valeur mesurée sera basse.

Il appartient à l'homme du métier de former, sur la face du substrat destinée à l'impression, un relief non aléatoire, adéquat pour conférer à la face imprimable enduite du primaire d'adhésion, la rugosité souhaitée.

La surface destinée à l'impression peut présenter un relief présentant une succession de « bosses » et de « creux », plus particulièrement répartis selon un motif répétitif.

Un tel relief permet avantageusement un piégeage de l'encre dans les creux, rendant ainsi plus difficile une tentative de falsification.

On considérera comme « bosses », toutes les parties de la surface située au dessus de l'amplitude moyenne des motifs en relief de la feuille, et comme un creux toutes les parties de la surface de la feuille située au-dessous de l'amplitude moyenne des motifs en relief de la feuille. Le relief présente de préférence un rapport—— inférieur à 1,6 de préférence inférieur à 1,3. S vk et S pk , respectivement la « profondeur réduite de vallée (ou creux) » et la « hauteur réduite de pic (ou bosse) », sont définis selon la norme ISO 25178 et calculés à partir de la mesure à l'aide d'un Altisurf d'une zone de 10x10mm avec une résolution latérale de 5μιη puis du filtrage mathématique au moyen d'un filtre Gaussien de 0,8mm. Le filtrage mathématique permet d'éliminer la contribution basse fréquence d'éventuelles déformations (plis, manque de planéité...). Le filtre Gaussien de 0,8mm élimine la contribution des structures de plus de 800μιη et ne laisse que la rugosité de surface.

Selon un mode de réalisation particulier, les bossages sont de forme étroite et allongée avec des bords irréguliers ou alternativement de forme tronconique ou en forme de dôme. Les creux sont par ailleurs suffisamment larges pour permettre le dépôt de l'encre lors de l'impression, éviter la formation de points non imprimés au fond des creux et garantir ainsi une bonne imprimabilité du substrat.

Les bossages ont par exemple une largeur comprise entre 0,2 et 0,75 mm et une longueur comprise entre 0,5 et 6 mm.

Dans un exemple de mise en œuvre de l'invention, la face d'impression présente des bossages ayant des formes différentes, notamment des longueurs inégales. A l'œil nu, en lumière rasante, les bossages apparaissent mais l'observateur ne perçoit pas la répétition d'un même motif géométrique aisément discernable, par exemple de contour circulaire, oval ou polygonal, se répétant à l'identique à un faible intervalle. Ainsi, la présence des bossages reste discrète, et ne nuit pas à l'aspect de l'impression ni à l'aspect d'au moins un filigrane qui peut par ailleurs être présent.

Les bossages peuvent être identiques à ceux présents sur les papiers « MARTELE » et « STYLE » commercialisés par la société WITCEL et dont l'aspect de surface correspond respectivement aux figures 2 et 3.

Des bossages tels que ceux présents sur les papiers « STYLE » sont préférés car dans les papiers « MARTELE » les creux sont plus profonds et étroits et les bossages plus arrondis ce qui entraîne moins de défibrage lors de la falsification.

Selon un mode de réalisation particulier, l'amplitude du relief des bossages est comprise entre 20 et 40 μιη, de préférence entre 25 et 35 μιη. Des bossages sous une forme pointue, en particulier non arrondie, sont particulièrement préférés. De fait, lors d'une tentative de falsification mécanique, par exemple par gommage, le défïbrage du substrat fibreux se produira plus facilement, laissant ainsi une trace de l'acte de falsification.

L'utilisateur pourra percevoir au toucher un aspect « rugueux » ou « granuleux » de la surface imprimée. Par ailleurs, ledit relief est visible à l'œil nu en lumière rasante.

Formation du relief

Un tel relief peut être formé sur la face du substrat destinée à l'impression par toute méthode de filigranage, d'embossage, de marquage ou de grainage connue de l'homme du métier.

Un tel relief est formé sur la face du substrat destinée à l'impression de préférence par embossage, marquage ou grainage.

Il appartient à l'homme du métier de mettre en œuvre toute technique de filigranage, d'embossage, de marquage ou de grainage pour réaliser le relief adéquat qui permet de procurer à la surface la rugosité requise selon l'invention.

De tels dispositifs de marquage en relief sont par exemple décrits dans le document WO 2004/003294.

La surface rugueuse peut par exemple être obtenue par un dispositif notamment choisi parmi :

les rouleaux embosseurs,

les rouleaux fïligraneurs,

les toiles fïligraneuses,

les rouleaux vergeurs,

les rouleaux texturés, notamment par embossage ou gravure, notamment en matière synthétique, par exemple en caoutchouc, ou en métal, les rouleaux munis d'une toile, notamment métallique,

les feutres marqueurs ou graineurs et

les presses graineuses.

Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, le relief est formé à l'aide d'un dispositif d'embossage, où la feuille passe entre 2 rouleaux, dont au moins celui se trouvant du côté de la face à imprimer est un rouleau caoutchouc texturé. La texture du ou des rouleaux caoutchouc permet d'obtenir les reliefs souhaités.

Le relief peut ainsi être obtenu autrement que par une technique conventionnelle de formation de filigrane, par exemple par un dispositif autre qu'un rouleau fïligraneur ou une toile fïligraneuse.

Selon une première variante de réalisation, la formation du relief sur la face d'impression du papier, en particulier par embossage, est réalisée en phase humide lors de la formation de la feuille de papier, plus particulièrement au niveau de l'égouttage ou au niveau du pressage dans le procédé de fabrication du papier.

Tous les dispositifs précédemment cités peuvent convenir à cette première variante. Une pression plus ou moins importante peut être appliquée par ces dispositifs sur le substrat, notamment afin d'obtenir la rugosité désirée.

Dans le cadre de cette variante, la formation du relief, en particulier par embossage, marquage ou grainage, est réalisée préalablement à l'enduction par le primaire d'adhésion.

Ainsi, selon une de ses variantes, la présente demande concerne un procédé de fabrication d'un support d'information destiné à l'impression sur presses à toner liquide, en particulier tel que défini précédemment, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en :

(a) disposer d'un substrat présentant sur au moins l'une de ses faces un relief non aléatoire, et

(b) enduire ladite face d'un primaire d'adhésion adapté à l'électro- photographie liquide,

ledit relief mis en œuvre en étape (a) conférant à ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min.

Ladite face imprimable présente de préférence un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1400 mL/min, en particulier de 550 à 1200 mL/min, et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

En particulier, le substrat de l'étape (a) peut être formé préalablement par embossage, marquage ou grainage de ladite face du substrat, notamment en phase humide. Selon une autre variante de réalisation de l'invention, la formation du relief sur la face d'impression est réalisée en phase sèche de la préparation du papier, et plus particulièrement par embossage. Cette étape d' embossage en phase sèche peut être réalisée par des presses graineuses, des rouleaux texturés ou des rouleaux embosseurs. Ces dispositifs peuvent appliquer au substrat une pression et/ou un chauffage, notamment afin d'obtenir la rugosité désirée.

Dans le cadre de cette variante de réalisation, la formation du relief, en particulier par embossage, peut être réalisée préalablement ou ultérieurement à l'enduction par le primaire d'adhésion.

Ainsi, selon une autre variante de réalisation, la demande a encore pour objet un procédé de fabrication d'un support d'information destiné à l'impression sur presses à toner liquide, en particulier tel que défini précédemment, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en :

(c) disposer d'un substrat enduit sur au moins l'une de ses faces d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide, et

(d) former, sur ladite face enduite, un relief non aléatoire, en particulier par embossage notamment réalisé en phase sèche, de manière à conférer à ladite face enduite par le primaire d'adhésion, une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min.

Ladite face imprimable présente de préférence un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1400 mL/min, en particulier de 550 à 1200 mL/min, et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

Le substrat mis en œuvre en étape (c) peut être réalisé préalablement par enduction sur la face du substrat d'un primaire d'adhésion, comme décrit précédemment.

Selon une autre variante de réalisation, le substrat mis en œuvre en étape (c) peut être choisi parmi des substrats, déjà enduits d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide.

Selon une variante de l'invention, la demande a pour objet un procédé de fabrication d'un support d'information destiné à Γ électro-photographie liquide, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes consistant en :

(i) former, sur au moins la face d'un substrat destinée à l'impression, un relief non aléatoire ; et (ii) enduire la face destinée à l'impression d'un primaire d'adhésion adapté à Γ électro-photographie liquide ;

le relief formé en étape (i) conférant à ladite face imprimable enduite par le primaire d'adhésion, une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1500 mL/min ;

l'étape (ii) étant réalisée après ou avant l'étape (i).

Ladite face imprimable présente de préférence un relief non aléatoire conférant une rugosité Bendtsen de surface allant de 500 à 1400 mL/min, en particulier de 550 à 1200 mL/min, et plus préférentiellement d'environ 700 mL/min.

Dans le cadre de la mise en œuvre d'un substrat en plastique, comme décrit précédemment, l'embossage peut être réalisé sous pression à l'aide de presses graineuses, de rouleaux métalliques texturés ou de rouleaux embosseurs, avec ou sans chauffage appliqué des rouleaux afin de faciliter la déformation du substrat plastique.

D'une manière générale l'embossage en partie humide sera préféré à l'embossage en partie sèche. En effet, l'embossage en partie humide est susceptible de « soulever » des fibres en surface du support, qui seront alors plus facilement décollées lors d'une tentative de falsification mécanique.

A l'inverse un embossage en partie sèche étant de manière générale toujours fait sous pression, il est de nature à renforcer la cohésion de surface des fibres, ce qui permettra d'appliquer plus de contraintes mécaniques lors d'une falsification sans toutefois créer de dommages à la surface du substrat.

ELEMENT DE SECURITE

Le support d'information selon l'invention peut comprendre un ou plusieurs éléments de sécurité.

Tout où partie de l'élément de sécurité peut être visible.

Les éléments de sécurité peuvent être par exemple intégrés au substrat, en particulier au substrat fibreux, ou encore présent à la surface du support d'information.

Le ou les éléments de sécurité présents peuvent présenter des caractéristiques de sécurité de premier, de deuxième ou de troisième niveau.

Parmi les éléments de sécurité, certains sont détectables à l'œil, en lumière du jour ou en lumière artificielle, sans utilisation d'un appareil particulier. Ces éléments de sécurité comportent par exemple des fibres ou planchettes colorées, des fils imprimés ou métallisés totalement ou partiellement. Ces éléments de sécurité sont dits de premier niveau.

D'autres types d'éléments de sécurité supplémentaires sont détectables seulement à l'aide d'un appareil relativement simple, tel qu'une lampe émettant dans l'ultraviolet (UV) ou l'infrarouge (IR). Ces éléments de sécurité comportent par exemple des fibres, des planchettes, des bandes, des fils ou des particules. Ces éléments de sécurité peuvent être visibles à l'œil nu ou non, étant par exemple luminescents sous un éclairage d'une lampe de Wood émettant dans une longueur d'onde de 365 nm. Ces éléments de sécurité sont dits de deuxième niveau.

D'autres types d'éléments de sécurité nécessitent pour leur détection un appareil de détection plus sophistiqué. Ces éléments de sécurité sont par exemple capables de générer un signal spécifique lorsqu'ils sont soumis, de manière simultanée ou non, à une ou plusieurs sources d'excitation extérieure. La détection automatique du signal permet d'authentifier, le cas échéant, le document. Ces éléments de sécurité comportent par exemple des traceurs se présentant sous la forme de matières actives, de particules ou de fibres, capables de générer un signal spécifique lorsque ces traceurs sont soumis à une excitation optronique, électrique, magnétique ou électromagnétique. Ces éléments de sécurité sont dits de troisième niveau.

Le support d'information peut comprendre en tant qu'élément de sécurité un ou plusieurs réactifs, dits réactifs chimiques ou biochimiques d' infalsification et/ou d'authentifïcation et/ou d'identification pouvant notamment réagir respectivement avec au moins un agent de falsification et/ou d'authentifïcation et/ou d'identification.

Selon un mode de réalisation particulier, le support d'information comprend au moins un réactif chimique ou biochimique d' infalsification.

L'agent d'infalsifïcation peut par exemple permettre de prévenir l'effacement chimique d'une impression ou d'une marque réalisée par irradiation laser du substrat, avec au moins l'un des composés suivants :

un oxydant,

une base forte ou faible,

un acide fort ou faible, ou

un solvant polaire ou apolaire. L'agent d'infalsifïcation peut permettre de prévenir l'effacement chimique avec des oxydants, par exemple tels que de l'hypochlorite de sodium. Dans ce cas, l'agent d'infalsifïcation peut être choisi parmi les composés suivants :

les dérivés de manganèse, de nickel, de cobalt ou de cérium, et en particulier leurs sels,

le pp diamino-diphényl, ses dérivés sulfates ou ses dérivés phosphates, les dérivés du vanadium,

le 4,4 ' diaminodinaphtyl ( 1 , 1 '),

le S,N orthophenylene isothiourée,

la primuline,

les dérivés de guanidine tels que les diarylguanidine comme par exemple la diphenylguanidine, ou

les dérivés du thiazole, du benzothiazole ou de l'aminonaphtothiazole. L'agent d'infalsifïcation peut permettre de prévenir l'effacement chimique avec des bases fortes par exemple telles que la soude, et/ou faibles par exemple telles que le carbonate de sodium. Dans ce cas, l'agent d'infalsifïcation peut être choisi parmi les composés suivants :

les dérivés de manganèse, de nickel, de cobalt ou de cérium, et en particulier leurs sels,

les indicateurs colorés tels que le paranitrophénol, la phénolphtaléine, la pyranine ou un dérivé de xanthène.

L'agent d'infalsifïcation peut permettre de prévenir l'effacement chimique avec des acides forts par exemple tels que l'acide sulfurique, et/ou faibles par exemple tels que le l'acide oxalique. Dans ce cas, l'agent d'infalsifïcation peut être choisi parmi les composés suivants :

un indicateur coloré tel qu'un dérivé du xanthène,

le ferrocyanure de potassium additionné de chlorure ferrique, ou un dérivé du thiazole, du benzothiazole ou de l'aminonaphtothiazole. L'agent d'infalsifïcation peut permettre de prévenir l'effacement chimique avec des solvants polaires par exemple tels que l'éthanol, et/ou apolaires par exemple tels que le toluène. Dans ce cas, l'agent d'infalsifïcation peut être choisi parmi les colorants insolubles dans l'eau mais solubles dans les huiles et solvants. Ces colorants sont notamment utilisés pour la coloration de dérivés pétroliers.

Le substrat peut comporter par exemple un seul agent d'infalsification permettant de prévenir l'effacement chimique par plusieurs produits d'effacement. Il peut par exemple comporter du sulfate de manganèse, et de préférence du chlorure de manganèse, pour permettre de prévenir l'effacement de la marque avec des bases, par exemple telles que de la soude mais aussi avec des oxydants tels que de l'hypochlorite de sodium, par l'apparition dans les deux cas d'une tache brune révélatrice de la tentative d'effacement.

Le substrat peut aussi comporter plusieurs agents d'infalsification permettant de prévenir respectivement l'effacement chimique avec plusieurs produits d'effacement, notamment par l'apparition de colorations révélatrices de chacun des produits d'effacement. Il peut par exemple comporter un dérivé du thiazole et un dérivé du xanthène pour permettre de prévenir respectivement l'effacement chimique avec des oxydants tels que de l'hypochlorite de sodium par l'apparition notamment d'une tache orange révélatrice d'une tentative d'effacement, mais aussi l'effacement chimique avec des bases telles que de la soude, par l'apparition notamment d'une tache bleue révélatrice d'une tentative d'effacement et enfin l'effacement chimique avec des acides tels que de l'acide sulfurique, par l'apparition notamment d'une tache rose révélatrice d'une tentative d'effacement.

Le support d'information peut comprendre au moins une structure d'authentifîcation et/ou d'identification, les éléments de sécurité pouvant se superposer au moins partiellement, voire totalement, à la structure d'authentifîcation et/ou d'identification. La structure d'authentifîcation et/ou d'identification peut être choisie parmi au moins l'un des éléments suivants : un filigrane, un élément optiquement variable tel qu'un hologramme, un élément en bande, un foil, un patch, un fil de sécurité, une impression.

ARTICLES DE SECURITE

Le support d'information selon l'invention peut former tout ou partie d'un article de sécurité. Ainsi, la présente demande a encore pour objet un article de sécurité, en particulier un document de sécurité, comportant, notamment consistant en, un support d'information tel que décrit précédemment.

L'article de sécurité peut être plus particulièrement un document de sécurité, notamment choisi parmi un moyen de paiement, en particulier un billet de banque ou un chèque, un document d'identité, en particulier une carte d'identité, un permis de conduire, un visa ou une page de passeport, mais aussi un coupon (ou « voucher »), une étiquette, un diplôme, un timbre.

Selon un mode de réalisation, il s'agit d'un chèque, d'un coupon (ou « voucher », d'une étiquette, d'un diplôme, d'un timbre.

L'invention va maintenant être décrite au moyen des exemples et figures suivantes.

Ces exemples sont bien entendu donnés à titre illustratif et non limitatif de l'invention.

Figure 1 : représentation schématique d'un support d'information (1) conforme à l'invention, par exemple un chèque, comportant un fil de sécurité (2) et un ou plusieurs éléments de sécurité (3), par exemple des fibres ou particules invisibles en lumière du jour et ayant une fluorescence sous un rayonnement à 365 nm ou encore des réactif chimiques ou biochimiques d' infalsification réagissant de manière colorée à au moins un agent de falsification.

Figures 2 et 3 : Photographies de papiers « MARTELE » et « STYLE », respectivement.

EXEMPLE 1

1.1 Préparation d'un papier selon l'invention

Substrat

Le substrat est un papier Laserguard ® composé à 65 % de fibres courtes, 25 % de fibres longues, et 10% de fibres recyclés, et contenant 22 %> de charge minérale telle que du kaolin.

En particulier, le papier est doté d'une protection chimique conforme à la norme CBS1.

Ce papier comprend, en tant qu'éléments de sécurité, un filigrane, des fibres synthétiques colorées visibles et des fibres synthétiques invisibles en lumière du jour et ayant une fluorescence colorée sous un rayonnement à 365 nm, des particules Hilite invisibles en lumière du jour et ayant une fluorescence sous un rayonnement à 365 nm et des réactifs chimiques ou biochimiques d'infalsifïcation.

Création du relief

Le papier ("Papier- 1") est fïligrané en ligne en partie humide puis embossé à l'aide d'un rouleau caoutchouc plein texturé formant le motif d'embossage. Il s'agit du motif « STYLE », illustré à la figure 3.

A titre de comparatif, un papier ("Papier-2") est fïligrané en ligne mais ne subit aucune étape d'embossage.

Couche intermédiaire

Après séchage, les deux échantillons sont imprégnés sur leurs deux faces sur une presse encolleuse (encore appelée « size press ») par une composition contenant de l'amidon, du latex, des agents de collage et des réactifs chimiques tels que ceux introduits avec les fibres, à raison d'environ 5 g/m 2 .

Primaire d'adhésion

Après séchage, le primaire DigiPrimelOOO ® , commercialisé par la Société Michelman et certifié HP Indigo, est enduit sur les faces modifiés des Papier- 1 et Papier-2 à l'aide d'une coucheuse à lame d'air à raison de 1,0 à 1,5 g/m 2 .

A titre comparatif, un papier-3 n'est pas enduit par le primaire d'adhésion.

1.2. Evaluation des papiers

Rugosité Bendtsen

Le Papier- 1 selon l'invention, ayant subi une étape d'embossage présente une rugosité Bendsten de 750 mL/min, tandis que le Papier-2 comparatif présente une rugosité Bendsten de 440 mL/min. Les rugosités sont mesurées après enduction par le primaire d'adhésion.

Impressions sur presses à toner liquide

Les papiers sont imprimés sur une presse HP Indigo ws4050, avec de bons résultats d'impression.

La rugosité de surface du papier- 1 selon l'invention ne perturbe ainsi nullement les propriétés d'imprimabilité par électro-photographie liquide. Protection contre les falsifications mécaniques

Tests

Les tests de falsifications mécaniques consistent à tenter d'effacer les caractères imprimés du papier à l'aide d'une gomme blanche et/ou d'un scalpel. Les tests de falsification mécanique ont été réalisés sur des caractères imprimés en noir et en rouge.

Résultats

La visualisation de la falsification est évaluée en attribuant un indice « -» quand la falsification n'est pas visible et de « + » à « +++ » selon que la falsification est de plus en plus visible.

Les résultats sont rassemblés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 2

Les impressions réalisées sur le papier-2 non conforme à l'invention, présentant une surface lisse, non embossée, peuvent être facilement effacées à l'aide d'une gomme sans créer de dommage à la surface du papier, et donc sans laisser de preuve de la falsification. Pour le papier-2 non conforme à l'invention, présentant une surface lisse, non embossée, la falsification par une gomme est invisible en observation en lumière réfléchie et en observation en lumière transmise, tant sur des caractères rouges que sur les caractères noirs. Les caractères se gomment assez facilement, il n'y pas de défïbrage visible sur les zones gommées.

En revanche, la falsification du papier-1 selon l'invention, présentant une rugosité conforme à l'invention, ne s'opère pas sans d'importantes difficultés, et sans dégrader la surface. Ladite falsification du papier-1 est de plus visible car les caractères gommés restent légèrement visibles. La structure embossée retient l'encre dans les creux du relief, ne permettant pas d'effacer les caractères sans dégrader simultanément la surface du papier. Le gommage laisse ainsi un état de surface moins propre pour le papier selon l'invention, et donc rend apparente la tentative de falsification.

Lors d'une falsification au scalpel ou à la gomme blanche + scalpel, un défïbrage apparaît pour les deux papiers, plus marqué pour le papier- 1 selon l'invention.

Protection contre les falsifications chimiques

Tests

La réactivité des papiers aux produits de falsification chimique est testée selon les standards « CBS1 » et avec un solvant apolaire (toluène).

Le test à la touche selon le protocole CBS1 2 cm consiste à appliquer sur une surface délimitée (cercle de 2 cm de diamètre), une quantité précise de réactif à une concentration précise (acide, base, oxydant, etc.. ) selon ladite norme. Les réactifs réagissent avec ceux contenus dans le papier entraînant la coloration du substrat.

Une mesure de Delta E est ensuite faite qui correspond à la différence de teinte entre le substrat initial et la zone de réaction colorée.

La norme CBS1 fixe donc une valeur minimale de Delta E pour que le papier soit protégé.

Les tests de falsifications chimiques ont été réalisés sur une partie d'une image imprimée avec un ciel bleu et un champ vert, sur un aplat gris et sur du texte imprimé noir.

Résultats

Les résultats sont rassemblés dans le tableau 1 suivant.

Tableau 1

Les papiers montrent tous deux après falsification chimique, une évidence de falsification grâce à l'apparition de colorations irréversibles, causée par les réactifs d' infalsification chimique inclus dans la base papier. Par ailleurs, il n'est pas possible d'éliminer totalement l'encre du papier-1 selon l'invention.

Les papiers 1 et 2, produits sur une base lisse et sur une base embossée montrent des niveaux de réactivité chimiques aux acides forts, bases fortes, javel et aux solvants selon CBS1 comparables au papier -3 non couché par le primaire d'adhésion.

Ainsi, l'enduction du primaire d'adhésion n'affecte nullement la réactivité chimique souhaitée pour les papiers de sécurité.

Les couleurs des surfaces falsifiées du papier-1 selon l'invention sont moins nettes que pour le papier-2, et par conséquent la falsification du papier-1 de l'invention plus visible.

L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits.