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Title:
DEFLECTOR DEVICE FOR A MOTOR VEHICLE WHEEL, AND VEHICLE COMPRISING SUCH A DEVICE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/099753
Kind Code:
A1
Abstract:
Deflector device (7) for a motor vehicle wheel (3), comprising at least one aerodynamic region (4, 400, 401) designed to be exposed to an external air flow (10), the device (7) further comprising an articulated mechanism (21) for moving the at least one aerodynamic region (4, 400, 401) so as to allow the deflector (7) to move from the retracted position to the deployed position, said articulated mechanism (21) comprising a drive member (22), and said articulated mechanism (21) being arranged to move the drive member (22) translationally when the deflector device (7) moves from the retracted position to the deployed position, the deflector device (7) comprising an actuator (19) configured to control the articulated mechanism (21) so as to allow the aerodynamic regions of the deflector to move relative to each other, said deflector device (7) further comprising a security device (50) configured to return said deflector device (7) to the retracted position without intervention by the actuator (19).

Inventors:
MARION LAURA (FR)
VACCA FRÉDÉRIC (FR)
Application Number:
FR2019/052563
Publication Date:
May 22, 2020
Filing Date:
October 28, 2019
Export Citation:
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Assignee:
VALEO SYSTEMES THERMIQUES (FR)
International Classes:
B62D35/00; B62D35/02; B62D37/02
Foreign References:
US20150084369A12015-03-26
DE4014486A11990-11-15
FR3043634A12017-05-19
EP1541452A12005-06-15
FR1561093A1969-03-28
FR1562111A1969-04-04
Attorney, Agent or Firm:
TRAN, Chi-Hai (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Dispositif déflecteur (7) pour roue (3) de véhicule automobile comprenant au moins une région aérodynamique (4, 400, 401 ), agencée pour être exposée à une circulation d’air extérieur (10), ledit dispositif (7) comprenant en outre un mécanisme articulé (21 ) de déplacement de ladite au moins une région (4, 400, 401 ) aérodynamique, de manière à permettre le passage du déflecteur (7) de la position rétractée à la position déployée, ce mécanisme articulé (21 ) comportant un organe d’entraînement (22), et ce mécanisme articulé (21 ) étant agencé pour déplacer l’organe d’entraînement (22) selon un mouvement de translation lorsque le dispositif déflecteur (7) passe de la position rétractée à la position déployée, ledit dispositif déflecteur (7) comprenant un actionneur (19), configuré pour commander le mécanisme articulé (21 ), de manière à permettre le déplacement des régions aérodynamiques du déflecteur les unes par rapport aux autres, ledit dispositif déflecteur (7) comprenant en outre un dispositif de sécurité (50) configuré pour ramener ledit dispositif déflecteur (7) dans la position rétractée sans l’intervention de l’actionneur (19).

2. Dispositif déflecteur (7) selon la revendication 1 , dans lequel ledit dispositif de sécurité (50) est configuré pour désolidariser ledit actionneur (19) du mécanisme articulé (21 ) en cas d’anomalie, telle qu’une défaillance de l’actionneur (19) ou un freinage d’urgence.

3. Dispositif déflecteur (7) selon l’une quelconque des revendications précédentes, le mécanisme articulé (21 ) comportant un socle (33) agencé pour être fixe par rapport au véhicule, ledit socle (33) étant monté sur le véhicule, et l’organe d’entraînement (22) se déplaçant selon un mouvement de translation par rapport audit socle (33). 4. Dispositif déflecteur (7) selon la revendication précédente, l’organe d’entraînement (22) et le socle (33) du mécanisme articulé (21 ) étant reliés par l’intermédiaire d’au moins deux biellettes (70, 71 ) se déplaçant l’une par rapport à l’autre.

5. Dispositif déflecteur (7) selon la revendication précédente, l’organe d’entraînement (22) étant une glissière (68) munie d’au moins un rail de déplacement (69). 6. Dispositif déflecteur (7) selon la revendication précédente, dans lequel chacune des biellettes (70, 71 ) est munie d’une roue dentée (80) à son extrémité en lien avec le socle (33) du mécanisme articulé (21 ), lesdites roues dentées (80) engrenant ensemble, et dans lequel chacune des biellettes (70, 71 ) comprend au moins un manchon (90) à son extrémité en lien avec la glissière (68) du mécanisme articulé (21 ), ledit manchon (90) coopérant avec le rail de déplacement (69) de la glissière (68), de sorte que l’une des biellettes (70, 71 ) lorsqu’elle est entraînée par l’actionneur (19) transmet son mouvement à la biellette adjacente (71 , 70). 7. Dispositif déflecteur (7) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit dispositif de sécurité (50) comprend au moins un organe en matériau à mémoire de forme (8) configuré pour être alimenté électriquement de façon à se déformer entre un premier état et un deuxième état pour désolidariser l’actionneur (19) du mécanisme articulé (21 ), en cas d’anomalie, telle qu’une défaillance de l’actionneur (19) ou un freinage d’urgence, le dispositif de sécurité (50) comportant un support (10) de pistes présentant au moins deux pistes conductrices (101 ) pour alimenter électriquement ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme (8), et ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme (8) comportant au moins deux éléments contacteurs (87) configurés pour être agencés chacun en contact électrique avec une piste conductrice (101 ) associée, au moins lorsque ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme (8) est dans le premier état. 8. Dispositif déflecteur (7) selon la revendication précédente, dans lequel :

- le support (10) présente une forme générale annulaire centrée sur l’axe d’entrainement {A) et présentant un encombrement radial prédéfini, et dans lequel

- lesdits au moins deux éléments contacteurs (87) sont agencés avec un encombrement radial inférieur ou du même ordre que l’encombrement radial du support (10) de pistes.

9. Dispositif déflecteur (7) selon l’une quelconque des revendications 7 à 8, dans lequel le dispositif de sécurité (50) comprend un arbre d’entrainement (70) configuré pour être agencé de façon à transmettre un mouvement de l’actionneur (19) audit mécanisme articulé (21 ), l’arbre d’entrainement (70) comportant une cavité de réception (75) dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme (8). 10. Véhicule automobile, comprenant au moins un dispositif déflecteur (7) aérodynamique selon l’une quelconque des revendications précédentes disposé en amont d’une roue de véhicule.

Description:
DISPOSITIF DEFLECTEUR POUR ROUE DE VEHICULE AUTOMOBILE ET VEHICULE COMPRENANT UN TEL DISPOSITIF

L’invention concerne un dispositif déflecteur pour roue de véhicule automobile, ledit dispositif déflecteur comprenant en outre un dispositif de sécurité. L’invention se rapporte également à un véhicule équipé d’un tel dispositif déflecteur.

Une préoccupation constante dans le domaine automobile est la consommation de carburant et l’impact écologique du véhicule notamment par ses émissions de gaz à effet de serre comme le C0 2 ou par des gaz toxiques comme par exemple les Nox. Pour diminuer la consommation en carburant, les constructeurs automobiles tentent de rendre d’une part les moteurs de propulsion plus efficaces et d’autre part de diminuer la consommation des équipements du véhicule.

Un facteur important dans la consommation d’un véhicule est déterminé par la prise au vent ou l’aérodynamisme du véhicule. En effet, l'aérodynamisme d'un véhicule automobile est une caractéristique importante car il influence notamment la consommation de carburant (et donc la pollution) ainsi que les performances notamment d’accélération dudit véhicule.

En particulier, la traînée ou la résistance aérodynamique à l’avancement joue un rôle déterminant, notamment à des vitesses plus élevées, car la traînée varie en fonction du carré de la vitesse de déplacement du véhicule.

Il est connu de placer un dispositif déflecteur fixe devant une roue de véhicule automobile. Un tel déflecteur fixe, qui peut prendre la forme d’une bavette, permet de réduire les turbulences dans le passage de roue.

Cependant, un tel déflecteur fixe risque d'être endommagé lors de franchissements d'obstacles (trottoir, ralentisseur de type dos d'âne, etc.).

Pour résoudre ce problème, des dispositifs déflecteurs équipés d’un actionneur ont été envisagés et décrits dans différents documents, notamment les documents FR1561093 et FR15621 1 1 , l’actionneur étant agencé pour déployer et pour rétracter le déflecteur devant la roue d’un véhicule automobile.

L’unité de commande du véhicule ordonne par exemple le déploiement du dispositif déflecteur lorsque le véhicule atteint une vitesse sensiblement supérieure à 80 km/h, tandis qu’elle ordonne sa rétractation pour une vitesse sensiblement inférieure à 80km/h.

Toutefois, en cas d’anomalie, notamment en cas de défaillance de l’actionneur, le dispositif déflecteur peut se retrouver bloqué en position déployée, ce qui augmente le risque de collisions entre le dispositif déflecteur et l’environnement extérieur (ralentisseurs de type dos d’âne, obstacles sur la route, trottoir, etc.).

La présente invention vise à proposer une solution au problème précité.

La présente invention a pour objet un dispositif déflecteur pour roue de véhicule automobile comprenant au moins une région aérodynamique, agencée pour être exposée à une circulation d’air extérieur, le dispositif comprenant en outre un mécanisme articulé de déplacement de ladite au moins une région aérodynamique, de manière à permettre le passage du déflecteur de la position rétractée à la position déployée, ce mécanisme articulé comportant un organe d’entraînement, et ce mécanisme articulé étant agencé pour déplacer l’organe d’entraînement selon un mouvement de translation lorsque le dispositif déflecteur passe de la position rétractée à la position déployée, ledit dispositif déflecteur comprenant un actionneur, configuré pour commander le mécanisme articulé, de manière à permettre le déplacement des régions aérodynamiques du déflecteur les unes par rapport aux autres, ledit dispositif déflecteur comprenant en outre un dispositif de sécurité configuré pour ramener ledit dispositif déflecteur dans la position rétractée sans l’intervention de l’actionneur.

Le dispositif déflecteur selon l’invention peut comporter une ou plusieurs caractéristiques décrites ci-dessous prises seules ou en combinaison :

- Le dispositif de sécurité est configuré pour désolidariser ledit actionneur du mécanisme articulé en cas d’anomalie, telle qu’une défaillance de l’actionneur ou un freinage d’urgence,

- une unité de commande (24) du véhicule est configurée pour activer ledit dispositif de sécurité, - le mécanisme articulé comporte un socle agencé pour être fixe par rapport au véhicule, ledit socle étant monté sur le véhicule, et l’organe d’entraînement se déplaçant selon un mouvement de translation par rapport audit socle, - l’organe d’entraînement et le socle du mécanisme articulé sont reliés par l’intermédiaire d’au moins deux biellettes se déplaçant l’une par rapport à l’autre,

- l’organe d’entraînement est une glissière munie d’au moins un rail de déplacement, chacune des biellettes est munie d’une roue dentée à son extrémité en lien avec le socle du mécanisme articulé, lesdites roues dentées engrenant ensemble, et chacune des biellettes comprend au moins un manchon à son extrémité en lien avec la glissière du mécanisme articulé, ledit manchon coopérant avec le rail de déplacement de la glissière, de sorte que l’une des biellettes, lorsqu’elle est entraînée par l’actionneur, transmet son mouvement à la biellette adjacente, le dispositif de sécurité comprend au moins au moins un organe en matériau à mémoire de forme configuré pour être alimenté électriquement de façon à se déformer entre un premier état et un deuxième état pour désolidariser l’actionneur du mécanisme articulé, en cas d’anomalie, telle qu’une défaillance de l’actionneur ou un freinage d’urgence, le dispositif de sécurité comporte un support de pistes présentant au moins deux pistes conductrices pour alimenter électriquement ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme, et ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme comporte au moins deux éléments contacteurs configurés pour être agencés chacun en contact électrique avec une piste conductrice associée, au moins lorsque ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme est dans le premier état. L’alimentation électrique est donc assurée par le contact entre les éléments contacteurs avec les pistes conductrices, ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme est monté mobile en rotation par rapport au support de pistes autour d’un axe d’entraînement. On réalise ainsi un contacteur tournant afin d’alimenter électriquement l’organe en matériau à mémoire de forme, ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme est configuré pour passer d’un état de repos comprimé à un état détendu lorsqu’il est alimenté, le support présente une forme générale annulaire centrée sur l’axe d’entrainement et présentant un encombrement radial prédéfini, lesdits au moins deux éléments contacteurs sont agencés avec un encombrement radial inférieur ou du même ordre que l’encombrement radial du support de pistes, les éléments contacteurs sont réalisés par des frotteurs, les éléments contacteurs sont agencés chacun en contact électrique avec une piste conductrice associée, quel que soit l’état dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme, les éléments contacteurs sont agencés chacun en contact électrique avec une piste conductrice associée, quelle que soit la position angulaire dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme par rapport au support de pistes, les éléments contacteurs sont au moins en partie flexibles, les pistes conductrices sont sur une face du support de pistes agencée en regard dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme, le support de pistes comporte au moins un connecteur électrique pour l’alimentation des pistes conductrices, agencé du côté opposé aux pistes conductrices, ledit dispositif comprend un arbre d’entrainement configuré pour être agencé de façon à transmettre un mouvement de l’actionneur audit mécanisme articulé, ledit arbre d’entrainement comporte une cavité de réception dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme, ledit dispositif de sécurité comprend un élément de transmission couplé en rotation à l’arbre d’entrainement et monté mobile entre une position embrayée dans laquelle il est couplé en rotation à l’entraineur, et une position débrayée dans laquelle il est découplé de l’entraineur, ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme est configuré pour solliciter l’élément de transmission vers la position débrayée en cas de défaillance de l’actionneur,

- l’arbre d’entrainement est configuré pour être entraîné en rotation autour d’un axe d’entrainement par l’actionneur, l’élément de transmission est mobile axialement entre les positions embrayée et débrayée, l’entraîneur comporte un logement dans lequel l’arbre d’entrainement et l’élément de transmission sont agencés au moins partiellement,

- le support de pistes est assemblé à l’entraîneur de façon à fermer le logement,

- l’élément de transmission est agencé autour d’une portion d’extrémité de l’arbre d’entrainement présentant la cavité de réception dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme,

- l’élément de transmission comporte un corps principal agencé autour de la portion d’extrémité de l’arbre d’entrainement et une paroi d’extrémité agencée en regard de la portion d’extrémité de l’arbre d’entrainement,

- la paroi d’extrémité est formée sur un capot de fermeture assemblé au corps principal, la paroi d’extrémité de l’élément de transmission comporte au moins deux ouvertures pour le passage des éléments contacteurs dudit au moins un organe en matériau à mémoire de forme, ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme comprend au moins un ressort,

- ledit dispositif comporte un élément de rappel élastique agencé de façon à solliciter l’élément de transmission vers la position embrayée, de sorte que ledit au moins un organe en matériau à mémoire de forme est configuré pour solliciter l’élément de transmission vers la position débrayée à l’encontre de l’effort exercé par l’élément de rappel élastique.

L’invention concerne aussi un véhicule automobile comprenant un dispositif déflecteur tel que décrit précédemment. D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante, donnée à titre d’exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés parmi lesquels :

- la figure 1 est un schéma du dispositif déflecteur en position déployée, comprenant un mécanisme articulé de déplacement des régions aérodynamiques dudit dispositif déflecteur selon un mode de réalisation particulier de l’invention, ainsi qu’un dispositif de sécurité,

- la figure 2 est un schéma du dispositif déflecteur en position rétractée, comprenant un mécanisme articulé de déplacement des régions aérodynamiques dudit dispositif déflecteur selon un mode de réalisation particulier de l’invention, ainsi qu’un dispositif de sécurité,

- les figures 3 et 4 montrent une vue en perspective, de côté, du mécanisme articulé de déplacement des régions aérodynamiques selon un mode de réalisation particulier de l’invention, lorsque le dispositif déflecteur est en position rétractée,

- la figure 5 est une vue en éclaté d’un mécanisme d’embrayage et de débrayage du dispositif de sécurité du dispositif déflecteur des figures 1 et 2,

- la figure 6 est une vue à l’état assemblé du mécanisme d’embrayage et de débrayage de la figure 3, la figure 7 montre l’organe en matériau à mémoire de forme de la figure 8 relié à un support de piste associé, la figure 8 montre en détail un organe en matériau à mémoire de forme de la figure 5.

Les réalisations suivantes sont des exemples. Bien que la description se réfère à un ou plusieurs modes de réalisation, ceci ne signifie pas nécessairement que chaque référence concerne le même mode de réalisation, ou que les caractéristiques s’appliquent seulement à un seul mode de réalisation. De simples caractéristiques de différents modes de réalisation peuvent également être combinées ou interchangées pour fournir d’autres réalisations.

On désigne le plan horizontal par un repère (X, Y) et la direction verticale par la direction Z, les trois directions formant un trièdre (X, Y, Z). Ces axes peuvent correspondre à la dénomination des axes dans un véhicule automobile, c’est-à-dire par convention, dans un véhicule, l’axe X correspond à l’axe longitudinal du véhicule, l’axe Y correspond à l’axe transversal du véhicule et l’axe Z à l’axe vertical selon la hauteur du véhicule.

Dans la présente description, les termes vertical/horizontal ou haut/bas sont désignés en référence à la disposition des éléments sur les figures, qui correspond à la disposition des éléments à l’état monté dans le véhicule automobile.

La figure 1 montre un dispositif déflecteur 7 comprenant quatre régions aérodynamiques (401 , 4, 4, 400) pour roue de véhicule automobile.

Sur le schéma de la figure 1 , le véhicule se déplace selon la flèche 9, de sorte qu’un flux d’air 10 impacte le véhicule automobile.

Le dispositif déflecteur 7 comprend quatre régions aérodynamiques (401 , 4, 4, 400) agencées pour être exposées au flux d’air 10. Ces régions aérodynamiques sont agencées pour se déplacer l’une par rapport à l’autre lorsque le dispositif déflecteur 7 passe d’une position déployée (figure 1 ) à une position rétractée (figure 2). En d’autres termes, le dispositif déflecteur 7 est télescopique avec des éléments qui s'emboîtent et coulissent les uns dans les autres.

Plus particulièrement, la région aérodynamique 401 est configurée pour être fixée au châssis 300 du véhicule, en amont d’une roue (non représentée sur le schéma), et notamment au niveau d’un passage de roue. Ladite région aérodynamique est fixée au châssis 300 du véhicule par exemple par vissage ou par des agrafes, ou par tout autre moyen de fixation.

La forme des régions aérodynamiques n’est pas limitative de la présente invention et peut être librement adaptée.

Dans la position déployée montrée à la figure 1 , le dispositif déflecteur 7 est placé dans le trajet du flux d’air 10 en amont de la roue du véhicule. Ainsi, le flux d’air 10 est dévié de manière à ne pas pouvoir s’engouffrer dans le passage de roue. Lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position rétractée comme sur la figure 2, l’encombrement d’un tel dispositif est minimal. Les régions aérodynamiques étant de taille progressive, elles sont toutes emboîtées les unes dans les autres lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position rétractée (figure 2. Le dispositif déflecteur 7 ne fait donc sensiblement pas obstacle au flux d’air 10 impactant la roue.

Lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position déployée (figure 1 ), l’encombrement d’un tel dispositif est maximal. La hauteur totale H A des régions aérodynamiques qui sont déployées est sensiblement supérieure à la hauteur totale H B des régions aérodynamiques lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position rétractée (comparaison illustrée aux figures 1 et 2.

Lorsque le dispositif déflecteur 7 passe de la position déployée (figure 1 ) à la position rétractée (figure 2), les régions aérodynamiques sont agencées pour se déplacer parallèlement les unes par rapport aux autres selon un axe de rétractation 20, lequel est sensiblement parallèle à l’axe Z.

Pour pouvoir opérer le déplacement entre la position déployée (figure 1 ) et la position rétractée (figure 2), le dispositif déflecteur 7 comprend en outre un mécanisme articulé 21 de déplacement des régions aérodynamiques. Les figures 1 et 2 présentent une vue en transparence du mécanisme articulé 21 au sein du dispositif déflecteur 7, lorsque le dispositif déflecteur 7 est d’une part en position déployée (figure 1 ) et d’autre part lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position rétractée (figure 2). Les figures 3 et 4 montrent plus précisément ce mécanisme articulé 21 lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position rétractée comme sur l’exemple de la figure 2.

Le mécanisme articulé 21 comporte un organe d’entraînement 22, par exemple une glissière, et il est agencé pour déplacer l’organe d’entraînement 22 selon un mouvement de translation (selon l’axe Z lorsque le dispositif déflecteur 7 passe de la position rétractée à la position déployée). L’organe d’entraînement 22 est donc solidaire de la région aérodynamique 400 du dispositif déflecteur 7, c’est-à-dire celle qui est la plus éloignée du châssis du véhicule automobile {ie. celle qui est la plus proche de la route une fois le dispositif déflecteur déployé).

Le mécanisme articulé 21 est configuré pour être commandé par un actionneur 19. Le mécanisme articulé 21 est donc relié à l’actionneur 19. L’actionneur 19 est relié à un socle 33 du mécanisme articulé 21 . L’actionneur 19 est configuré pour déplacer parallèlement les régions aérodynamiques les unes par rapport aux autres selon l’axe de rétractation 20, lorsque le dispositif déflecteur passe de la position déployée à la position rétractée (et inversement).

L’actionneur 19 peut être un actionneur électrique, par exemple un moteur électrique.

Le mécanisme articulé 21 présente un socle 33 agencé pour être fixe par rapport au véhicule. Le socle 33 peut être monté sur le châssis 300 du véhicule. L’organe d’entraînement 22, se déplace selon un mouvement de translation (selon un axe sensiblement parallèle à l’axe Z) par rapport au socle 33.

Selon un mode de réalisation particulier de l’invention illustré sur les figures 1 à 4, l’organe d’entraînement 22 et le socle 33 du mécanisme articulé 21 sont reliés par l’intermédiaire de deux biellettes (70, 71 ) se déplaçant l’une par rapport à l’autre. Les biellettes (70, 71 ) présentent par exemple une forme de tige.

Selon le mode de réalisation décrit aux figures 1 à 4, l’organe d’entraînement 22 est une glissière munie d’un rail de déplacement 69.

Chacune des biellettes (70, 71 ) est munie d’une roue dentée 80 à son extrémité en lien avec le socle 33 du mécanisme articulé 21 , les roues dentées 80 engrenant ensemble. Il est visible sur la figures 3 et 4 que chacune des biellettes (70, 71 ) comprend au moins un manchon 90 à son extrémité en lien avec la glissière 22 du mécanisme articulé 21 . Le manchon 90 coopère avec le rail de déplacement 69 de la glissière 22, de sorte que la biellette 70, lorsqu’elle est entraînée par l’intermédiaire de l’actionneur 19, transmet son mouvement à la biellette adjacente 71 .

La figure 4 représente le mécanisme articulé 21 démuni de son socle 33, afin de mieux rendre visible le système d’engrenage.

D’après la figure 4, l’actionneur 19 comprend un organe de sortie en prise indirecte avec le socle 33 du mécanisme articulé 21 . L’organe de sortie de l’actionneur 19 comporte un entraîneur 9, ou arbre moteur, muni d’un corps principal denté 27 engrenant avec la roue dentée 80 de la biellette 70.

Décrivons maintenant plus précisément les mouvements du mécanisme articulé 21 dans le cas d’un fonctionnement normal sans défaillance de l’actionneur 19. L’entraineur 9 entraîne la biellette 70 en translation par rapport à l’axe de rétractation 20 par l’intermédiaire du corps principal denté 27. Le mouvement de la biellette 70 est transmis à la biellette adjacente 71 par l’intermédiaire des pignons 80 engrenant ensemble, tandis que les manchons 90 coopèrent avec le rail de déplacement 69 de la glissière 22. La glissière 22 se déplace alors selon un mouvement de translation par rapport au socle 33 du mécanisme articulé 21 , parallèlement à l’axe de rétractation 20.

La région aérodynamique 400 étant reliée à l’organe d’entraînement 22 du mécanisme articulé 21 , le mouvement de translation est transmis à l’ensemble des régions aérodynamiques.

Par ailleurs, le dispositif déflecteur 7 peut comprendre en outre une unité de commande 24 reliée électriquement à l’actionneur 19 et configurée pour activer ou mettre en route l’actionneur 19 lorsque le dispositif déflecteur 7 doit passer d’une position rétractée à une position déployée ou l’inverse.

L’unité de commande 24 comprend par exemple un circuit électronique tel qu’un microprocesseur ou un microcontrôleur recevant une information de vitesse depuis un capteur de vitesse, et ordonnant le déploiement ou la rétractation du dispositif déflecteur 7.

Pour parer d’éventuels dysfonctionnement de l’actionneur 19, le dispositif déflecteur 7 comprend en outre un dispositif de sécurité 50 (visible en détail à la figure 5) configuré pour ramener ledit dispositif déflecteur 7 dans la position rétractée sans l’intervention de l’actionneur 19. Un tel dispositif de sécurité 50 évite que le dispositif déflecteur ne soit endommagé lors de franchissement d’obstacles (trottoir, ralentisseur de type d’âne, etc.) sur la route.

Le dispositif de sécurité 50 est configuré pour désolidariser ledit actionneur 19 du mécanisme articulé 21 en cas d’anomalie, telle qu’une défaillance de l’actionneur 19 ou un freinage d’urgence du véhicule.

En particulier, le dispositif de sécurité 50 comporte au moins un organe en matériau à mémoire de forme 8 (plus particulièrement visible sur la figure 5). L’organe en matériau à mémoire de forme 8 est configuré pour être alimenté électriquement de façon à se déformer entre un premier état et un deuxième état. Ce changement d’état peut avoir lieu en cas de défaillance de l’actionneur 19. L’organe en matériau à mémoire de forme 8 est donc apte à être relié à une source d’alimentation électrique (non représentée).

L’organe en matériau à mémoire de forme 8 est configuré pour changer d’état en cas de défaillance de l’actionneur 19. Cet organe en matériau à mémoire de forme 8 est agencé de façon à désolidariser l’actionneur 19 du mécanisme articulé 21 , lorsqu’il passe d’un état à un autre, notamment du premier au deuxième état.

L’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut passer d’un état comprimé ou rétracté à un état détendu et inversement. L’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut, lorsqu’il est comprimé, se détendre ou s’allonger d’une distance prédéfinie. À titre d’exemple non limitatif, on peut prévoir un organe en matériau à mémoire de forme 8 de coefficient de rétractation de l’ordre de 2% à 8%, de préférence de l’ordre de 4%.

En cas de défaillance seulement temporaire de l’actionneur 19, lorsque la panne cesse, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut revenir à l’état initial ou de repos, par exemple à l’état comprimé.

On peut par exemple prévoir que lorsqu’il est alimenté l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est dans sa forme comprimée et que lorsqu’il n’est plus alimenté en courant, il retrouve sa forme détendue à l’état de repos et reprend sa longueur d’origine. Ou à l’inverse, on peut prévoir que, lorsqu’il est alimenté, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est dans sa forme détendue et que lorsqu’il n’est plus alimenté en courant il retrouve sa forme comprimée à l’état de repos. Il s’agit de la variante de réalisation préférée.

L’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut comprendre au moins un ressort.

En particulier, comme illustré sur les figures 5 et 6, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut comprendre deux ressorts 81 , par exemple hélicoïdaux, se joignant par une extrémité. Autrement dit, les deux ressorts 81 ont une extrémité commune. On peut parler également de double enroulement 81 pour former l’organe en matériau à mémoire de forme 8. La réalisation de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 n’est pas limitée à cet exemple particulier. Toute autre forme de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut être envisagée. À titre d’exemple, on peut prévoir un fil en matériau à mémoire de forme, qui peut être sensiblement droit ou encore présenter au moins sur un tronçon une forme courbée ou en spirale.

Le dispositif de sécurité 50 comporte de plus un ou plusieurs moyens de raccordement électrique pour relier l’organe en matériau à mémoire de forme 8 à la source d’alimentation électrique (non représentée sur les figures).

Selon le mode de réalisation illustré sur la figure 5, le dispositif de sécurité 50 comporte un support 10 de pistes. Le support 10 de pistes est monté dans le dispositif de sécurité 50 en étant retenu en rotation. Le support 10 de pistes peut être monté sur le socle 33, de façon à être bloqué en rotation. De façon complémentaire, le couvercle 10 peut présenter un organe d’indexage 100 avec au moins un méplat 102. L’organe d’indexage 100 est configuré pour être reçu dans un logement de forme complémentaire sur le socle 33 permettant notamment une translation du support 10 de pistes par rapport au socle 33 pour l’assemblage, et empêchant au support 10 de pistes d’être mobile en rotation par rapport au socle 33.

En se référant à la figure 7, le support 10 présente au moins deux pistes conductrices 101 pour alimenter électriquement l’organe en matériau à mémoire de forme 8.

Dans l’exemple illustré, deux pistes conductrices 101 sont prévues, une piste pour le pôle positif et une piste pour le pôle négatif. À titre d’exemple, les pistes conductrices 101 peuvent par exemple être alimentées électriquement en cas de défaillance de l’actionneur 19. Lorsque l’actionneur 19 est désolidarisé du mécanisme articulé 21 , l’alimentation électrique des pistes conductrice 101 peut être coupée.

Les pistes conductrices 101 sont par exemple en laiton. Les pistes conductrices 101 sont sur une face du support 10 de pistes agencée en regard de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 à l’état assemblé du dispositif de sécurité 50. À titre d’exemple non limitatif, les pistes conductrices 101 peuvent être surmoulées sur le support 10 de pistes. Les pistes conductrices 101 peuvent être agencées concentriquement par rapport à un axe central. D’après la figure 5 ou 7, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 comporte au moins deux éléments contacteurs 87 configurés pour venir chacun en contact électrique avec une piste conductrice 101 associée au moins dans certaines conditions, par exemple au moins lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est dans le premier état, dans cet exemple à l’état de repos.

Il s’agit par exemple de frotteurs 87.

Selon l’exemple particulier illustré avec un organe en matériau à mémoire de forme 8 réalisé par deux ressorts ou deux enroulements 81 reliés par une extrémité commune 83, un frotteur 87 est relié à l’extrémité 85 de chaque ressort ou enroulement 81 , qui est opposée à l’extrémité commune 83. Le frotteur 87 est relié au moins électriquement à l’extrémité 85 du ressort 81 .

À cet effet, le dispositif de sécurité 50 comporte une interface de connexion entre l’organe en matériau à mémoire de forme 8 et le ou les frotteurs 87. Notamment, on peut prévoir pour chaque frotteur 87, une platine 88 à partir de laquelle s’étend le frotteur 87. Il s’agit par exemple d’une platine 88 plane ou sensiblement plane.

Chaque platine 88 peut présenter un fourreau 89 destiné à recevoir l’extrémité 85 du ressort 81 correspondant. La forme du fourreau 89 est adaptée à la forme de l’extrémité 85 du ressort 81 . En variante, toute autre forme peut être envisagée pour recevoir une extrémité de l’organe en matériau à mémoire de forme 8.

Les frotteurs 87 peuvent présenter chacun une languette 871 s’étendant depuis la platine 88 et terminée par une extrémité 872. Les languettes 871 sont par exemple configurées pour s’étendre selon une direction inclinée par rapport au plan général défini par la platine 88, lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est à l’état de repos, à savoir avec les ressorts 81 comprimés.

Les frotteurs 87 sont mobiles par rapport au support 10 de pistes. En d’autres termes, les frotteurs 87 peuvent passer d’une position à une autre par rapport au support 10 de pistes lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 change d’état.

En particulier, les frotteurs 87 sont au moins en partie flexibles. Plus précisément, au moins les languettes 871 sont flexibles.

En se référant plus particulièrement à la figure 7, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 et le support 10 de pistes peuvent être agencés tels que les extrémités 872 des frotteurs 87 sont en contact électrique avec les pistes conductrices 101 .

Lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 change d’état, c'est-à- dire dans l’exemple décrit que les ressorts 81 passent d’un état comprimé à détendu, les platines 88 se rapprochent du support 10 de pistes, à l’inverse lorsque les ressorts 81 se compriment de nouveau, les platines 88 s’éloignent du support 10 de pistes. En clair, l’angle d’inclinaison des languettes 871 par rapport aux platines 88 diminue lorsque les ressorts 81 se détendent, se rapprochant ainsi du support 10 de pistes, et à l’inverse augmente lorsque les ressorts 81 se compriment de nouveau en s’éloignant du support 10 de pistes.

Les frotteurs 87 restent ainsi en appui contre les pistes conductrices 101 pour assurer un bon contact électrique avec elles, quelle que soit la position axiale de l’organe en matériau à mémoire de forme 8, notamment des ressorts 81 , par rapport au support 10 de pistes. De plus, comme cela est détaillé par la suite, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est monté dans un ensemble mobile en rotation, tandis que le support 10 de pistes reste retenu en rotation. Il en résulte, que les frotteurs 87 tournent autour de l’axe d’entrainement A en suivant la forme circulaire complémentaire des pistes conductrices 101 . On forme ainsi un contacteur tournant pour l’alimentation de l’organe en matériau à mémoire de forme 8.

Au moins lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est dans le premier état, dans cet exemple à l’état de repos, les frotteurs 87 peuvent être en appui contre les pistes conductrices 101 , quelle que soit la position angulaire de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 par rapport au support 10 de pistes. Ainsi, lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est alimenté, en cas de défaillance de l’actionneur 19 par exemple, le contact électrique est assuré entre les frotteurs 87 et les pistes conductrices 101 , quelle que soit la position angulaire de l’organe en matériau à mémoire de forme 8.

Ainsi, selon un mode de réalisation, lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 n’est pas alimenté, il est dans sa forme comprimée et les frotteurs 87 sont en contact avec les pistes conductrices 101 . En cas de défaillance de l’actionneur 19, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est alimenté et se déforme entre le premier état le deuxième état, c'est-à-dire selon l’exemple décrit se détend. En se détendant, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 participe à la désolidarisation de l’actionneur 19 du mécanisme articulé 21 . Les platines 88 se rapprochent du support 10 de pistes. La détente de l’organe en matériau à mémoire de forme continue, écrasant les frotteurs 87 contre le support 10 de pistes. En fin de course de l’organe en matériau à mémoire de forme 8, au moins un frotteur 87 voire les deux frotteurs 87, plus précisément leurs extrémités 872 sont déplacées de façon à sortir des pistes 101 . En particulier, les extrémités 872 se trouvent alors dans l’espace entre les pistes 101 , c'est-à-dire sur la piste non conductrice 101’. Les éléments contacteurs 87 sont alors en contact mécanique avec la piste intermédiaire non conductrice 101’ et sans contact électrique (cette configuration n’est pas visible sur la figure 7).

La sortie des frotteurs 87 des pistes conductrices 101 arrête alors l’alimentation électrique de l’organe en matériau à mémoire de forme 8. Cela permet de réaliser une fonction de sécurité supplémentaire. L’organe en matériau à mémoire de forme 8 en refroidissant tend alors à revenir à l’état de repos, c'est-à-dire à retrouver sa forme comprimée.

De plus, lorsque l’actionneur 19 est désolidarisé du mécanisme articulé, les pistes 101 ne sont plus alimentées en courant. Ainsi, lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 se comprime de sorte que les frotteurs 87 sont de nouveau en contact avec une piste conductrice 101 associée, l’alimentation électrique ayant été arrêtée, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut revenir à l’état de repos, c'est-à-dire dans l’exemple décrit comprimé.

Par ailleurs, le support 10 de pistes peut porter en outre au moins un connecteur électrique 105. Le connecteur électrique 105 est prévu du côté opposé aux pistes conductrices 101 . Il est par exemple surmoulé sur le support 10 de pistes. Le connecteur électrique 105 est destiné à être relié à la source d’alimentation électrique (non représentée) de façon à permettre l’alimentation des pistes conductrices 101 , par exemple lorsqu’un connecteur électrique complémentaire (non représenté) est inséré dans le connecteur électrique 105.

La coopération de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 avec les autres éléments du dispositif de sécurité 50 est décrite plus en détail par la suite.

Le dispositif de sécurité 50 comporte par ailleurs un arbre d’entrainement 70 (visible sur la figure 5), agencé de façon à transmettre un mouvement de l’actionneur 19 aux mécanisme articulé 21 . Le dispositif de sécurité 50 comporte également dans cet exemple un entraîneur 9 muni d’un corps principale denté 27 engrenant avec la roue dentée 80 de la biellette 70, et un élément de transmission 1 1 qui peut être couplé en rotation ou désolidarisé de l’entraîneur 9. La désolidarisation se produit en cas de défaillance de l’actionneur 19 sous l’action de l’organe en matériau à mémoire de forme 8.

En ce qui concerne l’arbre d’entrainement 70, il est configuré pour être entraîné par l’actionneur 19. L’arbre d’entrainement 70 peut être entraîné selon un mouvement de rotation autour de l’axe d’entrainement A.

Cet arbre d’entrainement 70 peut comporter au moins un moyen d’entrainement en rotation de l’élément de transmission 1 1 du dispositif de sécurité 50.

L’arbre d’entrainement 70 comprend par exemple une première partie 71 configurée pour être entraînée par l’actionneur 19 (non visible sur la figure 5) et une deuxième partie 72 configurée pour coopérer avec l’élément de transmission 1 1 . Les première 71 et deuxième 72 parties s’étendent par exemple longitudinalement selon l’axe d’entrainement A.

La section de la première partie 71 peut présenter, de façon non limitative, une forme générale d’étoile.

Selon le mode de réalisation décrit, la deuxième partie 72 est configurée pour être reçue dans l’élément de transmission 1 1 .

La deuxième partie 72 est configurée pour entraîner en rotation l’élément de transmission 1 1 . Autrement dit, la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70 comporte le moyen d’entrainement en rotation de l’élément de transmission 1 1. La deuxième partie 72 peut présenter, de façon non limitative, une forme générale allongée, telle qu’une forme générale oblongue. La deuxième partie 72 est configurée pour guider le déplacement de l’élément de transmission 1 1 comme cela sera décrit par la suite.

De plus, cette deuxième partie 72 peut présenter sur son contour externe, une rainure périphérique 721 (mieux visible sur la figure 5). L’arbre d’entrainement 70 comprend de plus une partie de jonction 73 entre les première 71 et deuxième 72 parties de l’arbre d’entrainement 70. Cette partie de jonction 73 est conformée pour être reçue dans l’entraineur 9. Cette partie de jonction 73 peut servir de surface de guidage en rotation de l’entraineur 9.

En outre, l’arbre d’entrainement 70 comporte au moins un élément de blocage 731 en translation ou de blocage axial de l’entraineur 9.

Le blocage en translation de l’entraineur 9 peut être réalisé par encliquetage à cet effet, en se référant à la figure 5, l’arbre d’entrainement 70 peut présenter une rainure 731 périphérique configurée pour coopérer avec au moins un élément de blocage complémentaire porté par l’entraineur 9. Cette rainure 731 périphérique est par exemple au niveau de la partie de jonction 73. Dans cet exemple, cette rainure 731 est plus proche de la première partie 71 que de la deuxième partie 72.

Enfin, l’arbre d’entrainement 70 comporte une cavité 75 de réception de l’organe en matériau à mémoire de forme 8. La cavité 75 est formée au niveau de la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70 destinée à coopérer avec l’élément de transmission 1 1 . Cette cavité 75 est de forme complémentaire à la forme de l’organe en matériau à mémoire de forme 8. À titre d’exemple non limitatif, la cavité 75 présente un contour de forme générale sensiblement en « huit » ou en cacahuète, ou encore de néphroïde. Cette forme en « huit » ou en cacahuète est adaptée pour recevoir au moins en partie, voire entièrement, les deux ressorts 81 jointifs décrits précédemment. Les platines 88, les fourreaux 89 et les éléments contacteurs 87 aux extrémités des ressorts 81 peuvent s’étendre en dehors de cette cavité 75.

Concernant l’entraineur 9, il peut s’agir d’un arbre moteur muni d’un corps principal denté 27. On entend par entraîneur 9 tout moyen ou organe permettant de transmettre un mouvement à la biellette 70. À cet effet, l’entraîneur 9 est d’une part couplé directement à la biellette 70 et est d’autre part configuré pour être entraîné par l’actionneur 19 par l’intermédiaire de l’arbre d’entrainement 70.

La forme de l’entraîneur 9 peut être adaptée en fonction du dispositif de sécurité 50 dans lequel il est implanté et de l’actionneur 19. En se référant à la figure 5, l’entraîneur 9 comprend un corps principal denté 27 destiné à être traversé par l’arbre d’entrainement 70. Le corps principal denté 27 est par exemple de forme générale cylindrique.

L’entraineur 9 comporte de plus une portion 92 qui s’étend depuis le corps principal denté 27 du côté de l’actionneur 19. Cette portion 92 est par exemple de forme générale tubulaire. La portion 92 s’étend par exemple de façon centrale, à partir d’une face du corps principal denté 27. La portion 92 présente un plus petit diamètre que le corps principal denté 27.

En référence à la figure 5, l’entraineur 9 comporte une cavité définissant un logement 91 dans lequel l’arbre d’entrainement 70, et l’élément de transmission 1 1 sont agencés au moins partiellement. Cette cavité est prévue dans le corps principal 27.

Comme visible sur la figure 5, l’entraineur 9 présente une pluralité de dents 95 alternées avec une pluralité de creux 97. On parle plus généralement de denture. Cette denture est ménagée sur la surface interne du corps principal 27. Plus précisément, la denture est prévue de façon à coopérer avec l’élément de transmission 1 1 (non visible sur cette figure) lorsqu’il est reçu dans le logement 91.

En se référant à la figure 5 ou à la figure 6, l’entraineur 9 peut présenter de plus un ou plusieurs éléments de blocage de l’arbre d’entrainement 70. Il s’agit d’un blocage en translation selon l’axe d’entrainement A Ces éléments de blocage peuvent être agencés au niveau de la portion 92 de l’entraineur 9. Les éléments de blocage peuvent être réalisés par des pattes de blocage 98 configurées pour coopérer avec la rainure 731 sur l’arbre d’entrainement 70 (visible sur la figure 5). Les pattes de blocage 98 se terminent par exemple par des crochets. On réalise ainsi par exemple un assemblage par clippage ou encliquetage entre l’entraineur 9 et l’arbre d’entrainement 70. À titre d’exemple, la portion 92 peut présenter des encoches 99 qui délimitent les pattes de blocage 98.

Enfin, l’entraineur 9 est destiné à être assemblé au support 10 de pistes décrit précédemment, comme illustré sur la figure 6. À cet effet, le dispositif de sécurité 50 comporte des moyens organes de fixation complémentaires, tels que des moyens de clippage ou d’encliquetage, portés d’une part par le support 10 de pistes et d’autre part par l’entraineur 9.

À l’état assemblé du dispositif de sécurité 50, le support 10 de pistes est agencé en regard du logement 91. Le support 10 de pistes peut être assemblé à l’entraineur 9 de façon à fermer le logement 91 d’un côté, ici du côté opposé à la première partie 71 de l’arbre d’entrainement 70. Le support 10 de pistes est donc agencé du côté de l’entraineur 9 opposé à l’actionneur 19. Le support 10 de pistes peut former ainsi un couvercle de l’entraineur 9. Le support 10 de pistes peut être assemblé à l’entraîneur 9 par tout moyen de fixation approprié, tel que par clippage, ou encliquetage.

L’élément de transmission 1 1 peut être réalisé par une cloche d’embrayage. Cet élément de transmission 1 1 est agencé de façon à coupler en rotation l’arbre d’entrainement 70 et l’entraîneur 9 en fonctionnement normal, et à se désolidariser de l’entraîneur 9 en cas de défaillance de l’actionneur 19. On entend ici par « fonctionnement normal » un mode sans anomalie, sans défaillance de l’actionneur

19.

Pour ce faire, l’élément de transmission 1 1 est monté mobile entre une position embrayée et une position débrayée. Dans cet exemple, l’élément de transmission 1 1 est monté mobile axialement, c'est-à-dire mobile en translation selon l’axe d’entrainement A.

Dans la position embrayée, l’élément de transmission 1 1 peut transmettre un mouvement de l’arbre d’entrainement 70 à l’entraineur 9. L’élément de transmission 1 1 est couplé en rotation avec l’arbre d’entrainement 70 et est couplé en rotation avec l’entraineur 9, permettant ainsi de coupler l’entraineur 9 et l’actionneur 19 par l’intermédiaire de l’arbre d’entrainement 70. L’entraineur 9 peut alors entraîner la biellette 70 du mécanisme articulé 21.

Dans la position débrayée, l’élément de transmission 1 1 est désolidarisé de l’entraîneur 9. Dans cet exemple, l’élément de transmission 1 1 reste solidaire de l’arbre d’entrainement 70 et est découplé de l’entraîneur 9. L’élément de transmission 1 1 permet donc de désolidariser l’actionneur 19 du mécanisme articulé 21 en se désolidarisant de l’entraîneur 9.

À cet effet, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est agencé de façon à solliciter l’élément de transmission 1 1 en cas de défaillance de l’actionneur 19 vers la position débrayée. Plus précisément, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 sollicite axialement l’élément de transmission 1 1. Autrement dit, lorsque l’actionneur 19 est bloqué suite à une défaillance, l’élément de transmission 1 1 peut, sous l’effet de la sollicitation de l’organe en matériau à mémoire de forme 8, être déplacé en translation vers la position débrayée, de manière indépendante de l’arbre d’entrainement 70.

Tant que l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est comprimé, il ne sollicite pas l’élément de transmission 1 1 vers sa position débrayée. Ainsi, l’élément de transmission 1 1 reste dans la position embrayée, l’élément de transmission 1 1 étant couplé avec l’entraineur 9.

Au contraire, à l’état détendu, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 exerce une contrainte axiale sur l’élément de transmission 1 1 le sollicitant vers la position débrayée, ce qui entraîne la désolidarisation de l’élément de transmission 1 1 et de l’entraineur 9 si ces derniers étaient solidarisés l’un à l’autre au préalable, ou ce qui laisse l’élément de transmission 1 1 dans la position débrayée si l’élément de transmission 1 1 était déjà désolidarisé de l’entraineur 9.

Plus précisément, concernant la coopération de l’élément de transmission 1 1 avec l’arbre d’entrainement 70, l’élément de transmission 1 1 est placé autour d’une portion de l’arbre d’entrainement 70, à savoir dans cet exemple autour d’une portion d’extrémité qui correspond à la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70. Cet agencement est réalisé par coopération de formes entre l’élément de transmission 1 1 et la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70. De plus, la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70, notamment la surface externe qui est en regard de l’élément de transmission 1 1 , est configurée pour guider le déplacement dans cet exemple le coulissement, de l’élément de transmission 1 1 autour de la deuxième partie 72 entre les positions embrayée et débrayée. Il s’agit d’un guidage linéaire. Selon le mode de réalisation illustré sur la figure 5, l’élément de transmission

1 1 comporte un corps principal 15 qui est agencé autour de la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70.

En particulier, l’élément de transmission 1 1 comporte un logement 150 configuré pour recevoir la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70. Ce logement 150 est prévu dans cet exemple au niveau du corps principal 15 de l’élément de transmission 1 1.

Le logement 150 présente forme générale allongée complémentaire à la forme de la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70. La deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70 est destinée à être agencée dans ce logement 150 de sorte que les méplats 720 soient disposés en regard des grands côtés du logement 150. Ceci permet le coulissement de l’arbre d’entrainement 70 dans l’élément de transmission mais le bloque en rotation. Ceci permet de transmettre le couple de l’actionneur 19 à l’entraineur 9 via l’élément de transmission 1 1. De plus, comme illustré sur la figure 5, l’élément de transmission 1 1 peut présenter au moins une ouverture 151 latérale, dans cet exemple deux ouvertures latérales 151 opposées. La forme allongée, par exemple oblongue, de la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70 permet d’orienter l’agencement de cette dernière dans le logement 150 de l’élément de transmission, de sorte que le petit côté de la deuxième partie 72 soit positionnée en face d’une l’ouverture latérale 151 de l’élément de transmission 1 1 . À l’assemblage de l’élément de transmission 1 1 et de l’arbre d’entrainement 70, chaque ouverture latérale 151 s’aligne avec la rainure périphérique 721 de l’arbre d’entrainement 70.

La deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70 présentant cette cavité 75 étant entourée du corps principal 15 de l’élément de transmission 1 1 , l’organe en matériau à mémoire de forme 8 est au moins en partie à l’intérieur du corps principal 15. Comme dit précédemment, les ressorts 81 de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 sont reçus dans la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70 tandis que les platines 88, les fourreaux 89 et les éléments contacteurs 87 s’étendent hors de cette deuxième partie 72. Dans ce cas, les platines 88 et les fourreaux 89 peuvent être agencés en appui contre une surface d’appui complémentaire prévue à cet effet dans le corps principal 15 de l’élément de transmission 1 1 .

L’élément de transmission 1 1 comporte de plus une paroi d’extrémité agencée en regard de la portion d’extrémité de l’arbre d’entrainement 70, c'est-à-dire de la deuxième partie 72.

Comme illustré sur la figure 5 on peut prévoir un capot 17 de fermeture de l’élément de transmission 1 1 , qui vient se fixer sur le corps principal 15. L’assemblage se fait par exemple par coopération de forme entre le corps principal 15 et le capot 17 de fermeture. Dans ce cas, la paroi d’extrémité est formée sur ce capot 17 de fermeture.

À l’assemblage du corps principal 15 et du capot 17 de fermeture, les platines 88 et les fourreaux 89 sont disposés entre le corps principal 15 et le capot 17 de fermeture. Autrement dit, l’agencement du capot 17 de fermeture sur le corps principal 15 permet de venir prendre en sandwich les platines 88 et les fourreaux 89 entre le capot 17 de fermeture et le corps principal 15.

La paroi d’extrémité, ici le capot 17 de fermeture de l’élément de transmission 1 1 comporte au moins deux ouvertures 171 pour le passage des éléments contacteurs 87 de l’organe en matériau à mémoire de forme 8. Il s’agit ici d’ouvertures 171 longitudinales de formes complémentaires aux éléments contacteurs 87, notamment les languettes 871 , de l’organe en matériau à mémoire de forme 8. Ces ouvertures 171 peuvent se prolonger par des logements 173. Les régions terminales des éléments contacteurs 87, ces régions terminales comprenant les extrémités 872, peuvent s’emboîter au moins en partie dans les logements 173 lorsque les ressorts 81 s’étendent.

Par ailleurs, en se référant de nouveau à la figure 5, le dispositif 1 de contrôle comporte en outre au moins un élément de rappel élastique 21 .

L’élément de rappel élastique 21 est agencé de façon à exercer une force de rappel sollicitant l’élément de transmission 1 1 vers la position embrayée. Ceci permet le couplage de l’entraineur 9 et l’actionneur 19 dans les conditions normales d’utilisation, c’est-à-dire ici en l’absence de défaillance de l’actionneur 19. Dans cet exemple, la sollicitation de l’élément de transmission 1 1 se fait axialement.

Lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 change d’état et sollicite l’élément de transmission 1 1 vers la position débrayée, par exemple lorsqu’il se détend, c’est à l’encontre de l’effort exercé par l’élément de rappel élastique 21 .

Dans cet exemple, l’élément de rappel élastique 21 est agencé de façon à solliciter le corps principal 15 de l’élément de transmission 1 1 .

À titre d’exemple, l’élément de rappel élastique 21 peut être réalisé sous la forme d’une agrafe destinée à venir enserrer l’arbre d’entrainement 70, ici la deuxième partie 72, logée dans l’élément de transmission 1 1 , tout en venant en appui contre au moins une surface de l’élément de transmission 1 1 . L’élément de rappel élastique 21 , par exemple sous cette forme d’agrafe, permet ainsi de lier l’arbre d’entrainement 70 et l’élément de transmission 1 1 .

L’agrafe comporte une base 21 1 à partir de laquelle s’étendent deux pattes 213, de façon parallèle ou sensiblement parallèle. Dans l’exemple illustré, les pattes 213 sont courbes lorsque l’agrafe est à l’état de repos. Lorsque l’organe en matériau à mémoire de forme 8 change d’état et sollicite l’élément de transmission 1 1 vers la position débrayée, l’agrafe est comprimée de sorte que les pattes 213 s’étendent sensiblement dans le même plan que la base 21 1 de l’agrafe. Par ailleurs, en ce qui concerne la coopération de l’élément de transmission 1 1 avec l’entraineur 9, l’élément de transmission 1 1 , en particulier le corps principal 15, peut être couplé par coopération de forme à l’entraineur 9 en fonctionnement normal. Selon le mode de réalisation décrit, l’élément de transmission 1 1 est configuré pour s’engrener avec l’entraineur 9 en fonctionnement normal. À cet effet, en référence à la figure 5, l’élément de transmission 1 1 présente une denture complémentaire de la denture de l’entraineur 9. Cette denture est prévue sur une face du corps principal 15 agencée du côté de l’entraineur 9. La denture de l’élément de transmission 1 1 est configurée pour coopérer avec la denture de l’entraineur 9 de manière à coupler en rotation l’entraineur 9 et l’élément de transmission 1 1 dans la position embrayée. La denture de l’élément de transmission 1 1 comprend une pluralité de dents 153 alternées avec une pluralité de creux 155. Les dents 153 de l’élément de transmission 1 1 sont configurées pour s’intercaler entre les dents 95 de l’entraineur 9 de façon à rendre solidaire en rotation l’élément de transmission 1 1 et l’entraineur 9.

Dans la position débrayée de l’élément de transmission 1 1 , sa denture est désengagée de la denture de l’entraineur 9.

Par ailleurs, la désolidarisation entre l’actionneur 19 et le mécanisme articulé 21 par la désolidarisation entre l’élément de transmission 1 1 et l’entraineur 9 peut être réversible. Autrement dit, l’entraineur 9 et l’élément de transmission 1 1 peuvent revenir dans la position embrayée dans laquelle ils sont solidaires par exemple lorsque la défaillance de l’actionneur 19 n’était que temporaire, pour revenir dans une configuration de fonctionnement normal sans anomalie.

L’organe en matériau à mémoire de forme 8 est donc monté et maintenu dans un ensemble mobile autour de l’axe d’entrainement A, par rapport au support 10 de pistes qui lui reste retenu en rotation. Cet ensemble mobile est formé par l’arbre d’entrainement 70 et l’élément de transmission 1 1 , plus précisément, par la deuxième partie 72 de l’arbre d’entrainement 70, et le corps principal 15 et le capot de fermeture 17 de l’élément de transmission 1 1 . Cet ensemble mobile est lui-même monté dans l’entraineur 9 également mobile.

Ces éléments forment un mécanisme d’embrayage et de débrayage permettant de coupler ou désolidariser l’élément de transmission 1 1 et l’entraineur 9. Mode de fonctionnement normal sans défaillance

Ainsi, dans un mode de fonctionnement normal, c’est-à-dire sans anomalie, sans défaillance de l’actionneur 19, l’actionneur 19 commande le mécanisme articulé 21 , de manière à permettre le déplacement des régions aérodynamiques du déflecteur les unes par rapport aux autres, par l’intermédiaire, dans l’exemple illustré sur les figures 1 à 4 des deux biellettes 70 et 71 .

L’élément de rappel élastique 21 est à l’état de repos, et l’organe en matériau à mémoire de forme 8 n’est pas alimenté et est comprimé. Les frotteurs 87 peuvent être agencés en contact avec les pistes 101 . Tant que l’organe en matériau à mémoire de forme 8 reste à l’état comprimé, l’élément de transmission 1 1 est maintenu couplé avec l’entraineur 9 grâce à la force de rappel qu’exerce l’élément de rappel élastique 21 .

L’actionneur 19 entraîne, sous l’effet d’une commande, la rotation de l’arbre d’entrainement 70 couplé en rotation à l’élément de transmission 1 1 , l’entraineur 9 étant solidaire de l’élément de transmission 1 1 , il adopte alors le même mouvement rotatif.

L’entraineur 9 entraîne la biellette 70 en translation par rapport à l’axe de rétractation 20 par l’intermédiaire du corps principal denté 27 de l’entraineur 9. Le mouvement de la biellette 70 est transmis à la biellette adjacente 71 par l’intermédiaire des pignons 80 engrenant ensemble, tandis que les manchons 90 coopèrent avec le rail de déplacement 69 de la glissière 22. La glissière 22 se déplace alors selon un mouvement de translation par rapport au socle 33 du mécanisme articulé 21 , parallèlement à l’axe de rétractation 20.

Mode de fonctionnement en cas de défaillance de l’actionneur

Dans l’hypothèse où l’actionneur 19 subit une défaillance, telle que par exemple quand l’actionneur 19 n’est plus alimenté suite à un court-circuit ou une coupure du faisceau électrique ou suite encore à un non fonctionnement de la commande électrique, ou encore dans le cas d’une casse interne d’un élément de l’actionneur 19, l’actionneur 19 est désolidarisé du mécanisme articulé 21 , plus précisément, l’actionneur 19 est désolidarisé de l’arbre d’entrainement 70 Plus précisément, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 peut être alimenté électriquement par l’intermédiaires des pistes conductrices 101 du support 10 de pistes, et se déforme entre le premier état le deuxième état, c'est-à-dire selon l’exemple décrit qu’il peut se détendre ou s’allonger d’une distance suffisante pour découpler l’élément de transmission 1 1 et l’entraineur 9. En effet, l’organe en matériau à mémoire de forme 8 en se détendant sollicite l’élément de transmission 1 1 qui se déplace vers la position débrayée et se désolidarise ainsi de l’entraineur 9. Dans cet exemple, les dentures prévues respectivement sur l’élément de transmission 1 1 et l’entraineur 9 sont désengagées l’une de l’autre.

De plus, en se référant à la figure 7, durant la détente de l’organe en matériau à mémoire de forme 8 continue, les platines 88 se rapprochent du support 10 de pistes, avantageusement jusqu’à ce qu’en fin de course de l’organe en matériau à mémoire de forme 8, les extrémités 872 sortent des pistes 101 et viennent en contact mécanique avec la piste non conductrice 101’ et sans contact électrique. La sortie des frotteurs 87 des pistes 101 arrête alors l’alimentation électrique de l’organe en matériau à mémoire de forme 8. Ainsi, les frotteurs 87 ne sont alimentés électriquement que pour le minimum nécessaire permettant la désolidarisation de l’entraineur 9 et de l’élément de transmission 1 1 , c'est-à-dire suffisamment longtemps pour que la denture de l’élément de transmission 1 1 se désengage de celle de l’entraineur 9.

L’entraineur 9 se désolidarise de l’élément de transmission, lui-même couplé à l’arbre d’entrainement 70 qui est solidaire de l’actionneur 19.

L’entraineur 9, une fois désolidarisé de l’actionneur 19, se retrouve alors libre en rotation. En cas de défaillance de l’actionneur 19, et lorsque le dispositif déflecteur 7 est en position déployée, le retour à la position rétractée peut s’opérer de diverses manières. On peut prévoir à titre d’exemple un moyen de rappel tel qu’un ressort de rappel 500 agencé de manière à exercer une force de rappel sur au moins l’une des régions aérodynamiques du dispositif déflecteur 7 pour maintenir ledit déflecteur en position déployée lorsque le fonctionnement de l’actionneur 19 est normal, et tel qu’en cas de dysfonctionnement de l’actionneur 19, les régions aérodynamiques se déplacent les unes par rapport aux autres de façon à ramener le dispositif déflecteur 7 en position rétractée. Lorsque l’actionneur 19 est désolidarisé du mécanisme articulé 21 , les pistes 101 ne sont plus alimentées en courant. L’organe en matériau à mémoire de forme 8 quant à lui en refroidissant revient à l’état comprimé.

Tant que l’actionneur 19 ne transmet pas de nouveau un mouvement de rotation à l’arbre d’entrainement 70, l’entraineur 9 reste dans la position d’ouverture.

Si l’actionneur 19 vient à fonctionner de nouveau, on peut prévoir que l’élément de transmission 1 1 puisse se solidariser de nouveau à l’entraineur 9. Le dispositif de sécurité 50 pourrait alors se repositionner dans sa configuration initiale.

Le dispositif, selon la présente invention, a donc pour avantage, dans une situation où l’actionneur 19 est défaillant, de permettre de revenir dans une configuration où le dispositif déflecteur est en position rétractée (figure 2) sans qu’il y ait besoin d’une intervention extérieure.