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Title:
DEVICE FOR ACQUIRING AN INDIVIDUAL'S FACE BY PHOTOGRAMMETRY
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/101901
Kind Code:
A1
Abstract:
This device for 3D acquisition of an individual's face by photogrammetry is constituted by a vertical kiosk that comprises: – an actual acquisition member for acquiring said face, incorporating: a means for acquiring an image of said face, referred to as the central acquisition means (8), at least four means (10, 12; 11, 13) for acquiring said face, that are offset laterally and vertically relative to the central acquisition means (8), and are symmetrical in pairs relative to the optical axis of said central acquisition means; – a member for illuminating the user's face, comprising at least four light sources, that are symmetrical in pairs relative to a median vertical plane passing through the optical axis of the central acquisition means (8); – a unit for processing and managing these different members, in particular the operation of said acquisition members, and storing the data thus acquired, as well as the activation of the illuminating members and the movement of the acquisition means; – a member (4) for the user to interact with the processing and management unit.

Inventors:
CROLL, Christian (33 Chemin de Savoyères, CLAIX, 38640, FR)
Application Number:
EP2018/082325
Publication Date:
May 31, 2019
Filing Date:
November 23, 2018
Export Citation:
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Assignee:
PHOTO-ME INTERNATIONAL PLC (3B Blenheim Road, Longmead Industrial EstateEpsom, SURREY KT19 9AP, KT19 9AP, GB)
International Classes:
G03B15/06; G03B35/08; H04N5/247; H04N13/243; H04N13/254; H04N13/282
Domestic Patent References:
WO2017067941A12017-04-27
Foreign References:
JP2002175543A2002-06-21
JP2007180866A2007-07-12
FR3016028A12015-07-03
FR2987908A12013-09-13
Attorney, Agent or Firm:
VUILLERMOZ, Bruno et al. (CABINET LAURENT & CHARRAS, "Le Contemporain"5, Chemin de la Bruyère Dardilly, 69574, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie, constitué d’un kiosque (1) vertical, comprenant :

5 - un organe d’acquisition proprement dit (7) dudit visage, intégrant :

• un moyen d’acquisition d’une image dudit visage, dit moyen d’acquisition central (8),

• au moins quatre moyens (10, 12 ; 11, 13) d’acquisition dudit visage, décalés latéralement et verticalement par rapport au moyen

10 d’acquisition central (8), symétriques deux à deux par rapport à l’axe optique dudit moyen d’acquisition central ;

- un organe d’éclairement du visage de G utilisateur, comprenant six bandeaux lumineux (9), orientés verticalement, symétriques deux à deux par rapport au plan vertical médian passant par l’axe optique du moyen d’acquisition

15 central (8);

- une unité de traitement et de gestion de ces différents organes, notamment du fonctionnement desdits organes d’acquisition, et de stockage des données ainsi acquises, outre du déclenchement des organes d’éclairement et du déplacement des moyens d’acquisition ;

20 - un organe (4) d’interaction de l’utilisateur avec l’unité de traitement et de gestion ;

ledit kiosque étant muni d’un plafond recouvrant au moins la zone d’implantation de l’organe d’acquisition et le lieu de positionnement de l’utilisateur lors de l’acquisition de l’image 3D de son visage.

25

2. Dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie selon la revendication 1, caractérisé en ce que le kiosque (1) est de section horizontale sensiblement semi-circulaire, et dont la paroi verticale reçoit les organes d’acquisition et d’éclairement.

30

3. Dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie selon l’une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens d’acquisition sont positionnés sur une surface courbe, et notamment sur une portion de sphère.

35 4. Dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens d’acquisition secondaires, c’est-à-dire autres que le moyen d’acquisition central, sont au nombre de six, respectivement trois (10, 11, 14) positionnés selon un plan

5 supérieur par rapport au plan horizontal contenant l’axe optique du moyen d’acquisition central (8), et trois (12, 13, 15) positionnés selon un plan inférieur par rapport audit plan, les plans respectifs d’implantation des moyens d’acquisition supérieurs et inférieurs étant symétriques l’un de l’autre par rapport au plan horizontal passant par l’axe optique du moyen d’acquisition central.

10

5. Dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l’organe d’interaction est constitué d’un écran tactile positionné latéralement par rapport aux organes d’acquisition et aux organes d’éclairement, et en ce qu’il est avantageusement

15 complété par un scanner des papiers d’identité de l’utilisateur, outre d’un organe de réalisation et de délivrance de badges, notamment d’accès.

6. Dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu’il comprend une caméra

20 supplémentaire, dite de surveillance, fixée sous le plafond (3), et avantageusement susceptible d’être animée d’un mouvement de rotation par rapport à un axe vertical.

Description:
DISPOSITIF D’ACQUISITION DU VISAGE D’UN INDIVIDU PAR PHOTOGRAMMETRIE

DOMAINE DE L’INVENTION

5 L’invention s’inscrit dans le domaine général du contrôle d’accès, ainsi que toutes ses déclinaisons.

Par contrôle d’accès, on entend les dispositifs aptes à acquérir des données, notamment biométriques ou photographiques, d’un individu, et corollairement, après acquisition

10 de ces données, de donner ou non l’autorisation d’accéder à un lieu déterminé ou à une prestation déterminée, à l’individu en question.

La présente invention s’inscrit plus particulièrement dans le cadre de l’acquisition des données morphologiques du visage d’un utilisateur.

15

ETAT ANTERIEUR DE LA TECHNIQUE

Parmi les systèmes connus d’acquisition des données représentatives du visage d’un individu en mode 3D, différentes solutions ont été proposées à ce jour, parmi

20 lesquelles figurent la mise en œuvre de lumières structurées telles qu’un scanner stéréoscopique, et la photogrammétrie.

Concernant la mise en œuvre de lumières structurées, cette technologie s’avère inadaptée lorsque l’on souhaite acquérir l’image 3D de l’utilisateur rapidement. En

25 effet, cette technologie ne permet pas, en une seule acquisition, de capter les portions de volume cachées du visage.

La photogrammétrie est une technologie aujourd’hui maîtrisée, mettant en œuvre la parallaxe obtenue entre des images acquises selon des points de vue différents. Elle est

30 basée sur la perception humaine du relief par observation stéréoscopique.

Dans le cadre plus spécifique du domaine technique de l’invention, on a décrit dans le document FR 2 987 908, un dispositif de numérisation en trois dimensions d’une portion périphérique céphalique humaine, mettant en œuvre une pluralité d’appareils

35 de prise de vue, positionnés selon une même hauteur au sein d’une coque opaque creuse présentant une ouverture apte à recevoir la tête de l’individu dont on souhaite obtenir l’image 3D du visage. L’expérience démontre cependant qu’un tel dispositif génère une image 3D relativement imprécise du visage de P utilisateur, et en tout cas incompatible avec un certain nombre d’applications de contrôle d’accès dans lequel se situe le domaine de l’invention.

5

En effet, ce dispositif préconise la mise en œuvre de caméras positionnées selon un même plan horizontal, ce qui interdit de capter certaines zones cachées du visage. En outre, les caméras en question ne sont pas synchronisées entre elles, et sont dépourvues de mémoire, augmentant de fait la sensibilité aux changements d’expression.

10

Par ailleurs, les caméras décrites sont du type webcam a flux vidéo compressé, détériorant la qualité de l’acquisition.

Enfin, la hauteur du plan, dans lequel sont inscrites les caméras n’est pas réglable, et le

15 dispositif est dépourvu de tout système avancé d’aide au centrage de l’individu, réduisant en conséquence la qualité de l’acquisition.

Or l’invention vise plus particulièrement un dispositif permettant d’acquérir une image 3D optimisée du visage d’un utilisateur, ce, rapidement, typiquement en une durée

20 inférieure à une seconde, à l’aide d’un dispositif interactif simple à mettre en œuvre par l’utilisateur concerné. L’acquisition des données est réalisée typiquement en moins de 50ms voir moins de 20ms. La reconstruction 3D peut être désynchronisée dans le temps (quelques secondes à quelques dizaines de secondes).

25 EXPOSE DE L’INVENTION

A cet effet, l’invention vise un dispositif d’acquisition 3D du visage d’un individu par photogrammétrie, constitué d’un kiosque vertical comprenant :

- un organe d’acquisition proprement dit dudit visage, intégrant :

30 • un moyen d’acquisition d’une image dudit visage,

• au moins quatre moyens d’acquisition dudit visage, décalés latéralement et verticalement par rapport au moyen d’acquisition central, symétriques deux à deux par rapport à l’axe optique dudit moyen d’acquisition central ; - un organe d’éclairement du visage de G utilisateur, comprenant six bandeaux lumineux, orientés verticalement, symétriques deux à deux par rapport au plan vertical médian passant par l’axe optique du moyen d’acquisition central ;

- une unité de traitement et de gestion de ces différents organes, notamment du

5 fonctionnement desdits organes d’acquisition, et de stockage des données ainsi acquises, outre du déclenchement des organes d’éclairement ;

- un organe d’interaction de l’utilisateur avec l’unité de traitement et de gestion.

En outre, et selon l’invention, le kiosque comprend un plafond, recouvrant au moins la

10 zone d’implantation de l’organe d’acquisition et le lieu de positionnement de l’utilisateur lors de l’acquisition de l’image 3D de son visage.

En d’autres termes, l’invention vise un dispositif de type kiosque, c’est-à-dire d’encombrement tout particulièrement réduit, permettant à un utilisateur en station

15 debout, voire en fauteuil roulant s’il est à mobilité réduite, d’acquérir une image 3D de son visage de manière simple, interactive, rapide et efficace.

Selon une caractéristique de l’invention, le dispositif comprend en outre un plafond, recouvrant au moins la zone d’implantation de l’organe d’acquisition et le lieu de

20 positionnement de l’utilisateur lors de l’acquisition de l’image 3D de son visage, ce, dans un souci de limiter le plus possible les éclairements parasites, susceptibles d’affecter la qualité de l’acquisition.

Selon une autre caractéristique de l’invention, l’organe d’acquisition est susceptible de

25 se déplacer verticalement, dans le but d’adapter l’axe optique dudit organe à la hauteur de l’individu.

Avantageusement, les moyens d’acquisition secondaires, c’est-à-dire autres que le moyen d’acquisition central, sont non pas au nombre de quatre mais au nombre de six,

30 et notamment trois positionnés selon un plan supérieur par rapport au plan horizontal contenant l’axe optique du moyen d’acquisition central, et trois autres positionnés en plan inférieur par rapport audit plan, les plans respectifs d’implantation des moyens d’acquisition supérieurs et inférieurs étant symétriques l’un de l’autre par rapport au plan horizontal passant par l’axe optique du moyen d’acquisition central. Avantageusement, les moyens d’acquisition sont constitués de caméras, positionnées sur une portion courbe, typiquement sur une portion de sphère, dans le but d’optimiser l’acquisition et le traitement ultérieur des images acquises par lesdites caméras.

5 Avantageusement, l’organe d’interaction, par exemple constitué d’un écran tactile positionné latéralement par rapport aux organes d’acquisition et aux organes d’éclairement, comporte également un dispositif scanner de papiers d’identité (passeport, carte d’identité ou autre etc.).

10 Il est également susceptible d’être associé à un organe de réalisation et de délivrance de badge (type badges à puce ou à code barre etc.).

Selon une caractéristique avantageuse, l’organe d’acquisition central effectue une reconnaissance faciale de l’individu, notamment afin d’assurer le centrage de

15 l’ensemble du dispositif d’acquisition en fonction de la taille dudit individu.

Alternativement, et à cette même fin, le dispositif comprend une caméra supplémentaire, fixée sous le plafond précité, et avantageusement susceptible d’être animé d’un mouvement de rotation par rapport à un axe vertical.

20

BREVE DESCRIPTION DES FIGURES

La manière dont l’invention peut être réalisée, et les avantages qui en découlent, ressortiront mieux de l’exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et non

25 limitatif à l’appui des figures annexées.

La figure 1 est une représentation schématique en perspective vue de face du dispositif d’acquisition 3D conforme à l’invention.

La figure 2 est une vue analogue à la figure 1, illustrant davantage dans le détail l’organe d’acquisition.

30 La figure 3 est une vue schématique de l’organe d’acquisition, dont les figures 4, 5 et 6 sont des représentations de certains éléments plus en détail.

La figure 7 est une représentation schématique en section sagittale du dispositif de l’invention.

La figure 8 est une représentation schématique en section transversale du dispositif de

35 l’invention.

La figure 9 est un schéma illustratif du centrage correct de l’utilisateur devant les moyens d’acquisition. DESCRIPTION DETAILLEE DE L’INVENTION

Comme déjà indiqué, l’invention propose un kiosque d’acquisition d’une image 3D d’un utilisateur. Ce dispositif se présente, comme déjà dit, sous la forme d’un kiosque

5 (1) dont l’intérieur est typiquement semi-circulaire pour les raisons indiquées ci-après.

Ce kiosque comporte fondamentalement une cloison interne verticale intégrant, d’une part, un certain nombre de moyens d’acquisition (7), illustrés plus en détail au sein des figures 2 et 3, d’autre part, un certain nombre de moyens d’éclairement (9), et en outre,

10 un plafond (3). La face inférieure du plafond (3), c’est-à-dire dirigée vers le volume défini par le kiosque, est avantageusement de couleur mat et blanche afin d’assurer le renvoi de la lumière générée par les organes d’éclairement par diffusion, et plus particulièrement afin d’éclairer le dessus du visage, et de réduire l’influence de l’éclairage extérieur par effet de masquage.

15

Comme déjà indiqué, l’acquisition de l’image 3D du visage de l’utilisateur est réalisée par photogrammétrie. A cet effet, le dispositif de l’invention comporte, dans l’exemple décrit, sept moyens d’acquisition du visage de l’utilisateur. Ces moyens sont, en l’espèce, constitués de caméras. Ces caméras peuvent être par exemple du type Matrix

20 Vision MvBlueFox MLC205C ou mvBlueFOX3 commercialisées par la société MATRIX VISION GmbH. Elles sont positionnées sur une portion de sphère, afin d’optimiser le traitement ultérieur par photogrammétrie des images ainsi acquise.

Elles présentent une résolution minimum de 3Mp, idéalement de 5Mp. Elles sont

25 susceptibles de fonctionner en mode portrait, avec un angle de vision Theta y = 41.15 degrés et Theta x = 31.45 degrés. Elles ont avantageusement une profondeur de champ de l’ordre de 20 centimètres.

Elles sont toutes synchronisées par un signal électrique de synchronisation.

30

Les axes optiques respectifs desdites caméras pointent sur le sujet selon des angles différents. A cet effet, ces sept caméras sont positionnées sur une surface courbe, ou de telle façon que leur axe optique respectif converge avec l’axe optique de la caméra centrale (8) au niveau du visage de l’utilisateur, typiquement à une distance d’environ

35 50 centimètres de ladite caméra centrale (8). Plus spécifiquement, et ainsi que décrit en relation avec la figure 3, ces sept caméras sont constituées d’une caméra centrale (8), qualifiée de caméra maîtresse, et de six caméras (10 - 15), dites caméras esclaves. La caméra centrale (8) a pour vocation à privilégier la texture de face du visage à acquérir.

5

Les six caméras esclaves sont respectivement positionnées au-dessus et au-dessous de la caméra centrale (8). Plus précisément, les caméras esclaves sont symétriques deux à deux par rapport à un plan vertical médian passant par l’axe optique de la caméra centrale et par rapport un plan horizontal passant également par l’axe optique de la

10 caméra centrale.

Typiquement, et à titre purement exemplatif, l’inclinaison de l’axe optique des caméras esclaves par rapport au plan horizontal passant par l’axe optique de la caméra centrale présente un angle voisin de 12.8 degrés. Corollairement, l’inclinaison de l’axe optique

15 des caméras esclaves par rapport à un plan vertical médian passant par l’axe optique de la caméra centrale présente un angle voisin de 19.6 degrés. Ces valeurs d’angle sont compatibles avec la fiabilité de la photogrammétrie.

La synchronisation de l’ensemble de ces caméras esclaves est gérée par la caméra

20 centrale, cette dernière étant elle-même sous la dépendance d’un logiciel stocké dans une unité centrale de traitement et de gestion, logée dans le dispositif (et non représentée). Chacune des caméras mises en œuvre dispose d’une mémoire pour stocker une photographie. Avantageusement, une mémoire dimensionnée pour le stockage de plusieurs photographies sur chaque caméra permet dans une courte session

25 d’enrôlement de quelques secondes, de capturer plusieurs expressions et donc de renforcer la robustesse de la biométrie utilisant la capture 3D.

Le temps d’acquisition, afin de minimiser l’effet de bougé de l’utilisateur, est typiquement inférieur à 20 ms.

30

A partir de ces sept acquisitions simultanées, un algorithme de photogrammétrie connu, et par exemple Autodesk l23d Catch, logiciel de photogrammétrie en ligne, permet de reconstruire le modèle 3D du visage par photogrammétrie.

35 Corollairement, le dispositif de l’invention comprend également des organes d’éclairement, en l’espèce constitués de bandeaux lumineux verticaux (9), disposés là encore, symétriquement par rapport à un plan vertical médian passant par l’axe optique de la caméra centrale, et qu’on a au demeurant représenté schématiquement

5 notamment sur la figure 1.

Dans l’exemple décrit, ces organes d’éclairement sont constitués de six bandeaux lumineux, les deux premiers étant intégrés entre les trois caméras (8, 14, 15) positionnées sur un même plan vertical de la caméra centrale et respectivement les

10 quatre caméras latérales (10, 12) et (11, 13), les deux suivants étant immédiatement à proximité desdites caméras latérales, et les deux derniers au voisinage des bords latéraux de la cloison verticale du kiosque.

L’objectif recherché est de disposer d’un éclairement satisfaisant pour optimiser la

15 qualité de l’image 3D du visage de l’utilisateur.

La verticalité de ces dispositifs d’éclairement permet de rendre homogène l’éclairage, quelle que soit la taille de l’individu dont on acquiert ainsi l’image 3D du visage.

20 Avantageusement, chacun de ces bandeaux lumineux verticaux est composé d’une boîte support, dont la face interne est réfléchissante et diffusante, et éclairée par deux bandes de diodes électroluminescentes standards.

La luminosité globale engendrée par l’ensemble de ces organes d’éclairement est

25 typiquement supérieure à 2500 lux, cela encore dans l’objectif de minimiser l’influence de l’éclairage extérieur connu pour être perturbateur.

Le kiosque de l’invention comporte également un organe interactif, afin de permettre à l’utilisateur d’initier la séquence proprement dite d’acquisition, outre de le guider lors

30 de cette opération.

Cet organe interactif est typiquement positionné entre l’organe d’éclairage le plus périphérique et l’organe d’éclairage intermédiaire, ainsi qu’on peut l’observer sur les figures 1 et 8.

35 Cet organe interactif est principalement constitué d’un écran tactile (4), de dimensions standards, permettant d’indiquer à l’utilisateur, par différents messages voire pictogrammes, la séquence d’opération à initier.

5 Avantageusement, cet organe interactif, relié à l’unité de traitement et de gestion, est associé à un organe (5) d’acquisition ou de saisie des pièces d’identité de l’utilisateur, typiquement passeport ou carte d’identité, constitué par exemple d’un scanner, là encore d’un type en soi connu.

10 Par ailleurs, il peut être associé au dispositif, un organe de réalisation de badges (6), générés après acquisition de l’image 3D, et le cas échéant requis notamment dans le cadre d’un dispositif plus global d’enrôlement à une manifestation donnée.

Il peut également comprendre un organe d’acquisition (non représenté) de données

15 biométriques de type prise d’empreinte, signature etc.

Avantageusement, le dispositif comprend sur le plancher (2), un marquage, par exemple des empreintes de pas pour inviter l’utilisateur à mettre ses pas sur lesdites empreintes, ou un marquage de roues dans le cadre de personnes à mobilité réduite se

20 présentant dans un fauteuil roulant, et ce, afin de favoriser et d’optimiser le positionnement de l’utilisateur en fonction du positionnement des caméras d’acquisition.

Typiquement, la distance de prise de vue est de Tordre de 50 centimètres, ce, dans un

25 double souci de minimiser encore une fois l’influence de l’éclairage extérieur, et d’autre part, pour optimiser la netteté de la vue 3D acquise.

La géométrie des caméras de l’organe d’acquisition, et notamment l’orientation de leur axe optique respectif, est calibrée en fabrication, et contrôlée périodiquement sur site à

30 l’aide d’une mire de contrôle fixée temporairement par deux aimants au plafond sur deux repères. Ces repères sont différents pour chaque groupe de caméras, respectivement (10, 12), (14, 8, 15) et (11, 13). L’axe formé par ces deux repères et perpendiculaire à Taxe optique des caméras.

35 Le réglage de cette géométrie est obtenu par des moyens simples, décrits plus en détail en relation avec les figures 4 à 6. Ainsi, afin de procéder à ce réglage, le capot de protection (16) de la caméra considérée est dévissé, donnant ainsi accès à deux vis de réglage (22, 23), permettant d’orienter le boîtier (25) de la caméra, et en conséquence

5 l’axe optique de cette dernière sur les plans latéral et vertical. L’orientation horaire de la caméra est assurée par une vis (24) située sur l’un des côtés du boîtier caméra.

Cette même mire permet de calibrer d’autres paramètres des caméras, comme la dynamique des caméras, la balance des blancs des caméras, l’espace des couleurs, et le

10 facteur de netteté desdites caméras.

Une difficulté de l’acquisition du visage d’un individu en position debout réside dans le centrage dudit individu sur les trois axes :

• vertical : lié à la hauteur de l’individu,

15 • profondeur : lié à un positionnement sur l’axe optique de la caméra centrale trop prêt ou trop loin du point de focus,

• latéral : individu trop à gauche ou trop à droite de l’axe optique de la caméra centrale.

20 Le centrage automatique sur l’axe vertical du visage de l’individu peut être assuré par reconnaissance faciale par la caméra centrale (8), fonctionnant alors en mode basse résolution pour ainsi minimiser la durée d’ajustement de la hauteur du système d’acquisition (7), en actionnant un support (18) mobile verticalement au moyen de tout type d’actionneur

25

Par ailleurs, le centrage selon l’axe vertical du visage peut être également préréglé par la récupération des données biométriques saisies, le cas échéant, par scan des documents d’identité de l’utilisateur, indiquant, de manière connue, les mensurations de ce dernier, et notamment sa taille.

30

Optionnellement, une caméra grand-angle (non représentée), située dans le plan vertical de la caméra centrale, peut être mise en œuvre pour estimer la taille globale du sujet.

35 Le centrage en profondeur peut en outre être contrôlé par la reconnaissance faciale des caméras latérales (10, 12 ; 11, 13) : un désaxage des yeux gauche ou droit indique un sujet trop proche ou trop éloigné. Ainsi, les caméras (10) et (11) sont orientées de manière convergente à 50 centimètres de leur centre optique. Si les yeux de l’individu sont positionnés en ce point (20), alors les deux caméras (par exemple (10) et (11)) perçoivent un visage centré. Si l’individu est trop proche (21), les yeux se décalent à gauche sur l’une desdites caméras, et à

5 droite sur l’autre (voir figure 9).

Avantageusement, ce centrage peut également être contrôlé au moyen d’une caméra de surveillance (non représentée)) située à la verticale du sujet et intégrée dans le plafond (3).

10

Le centrage en latéral est réalisé naturellement par l’individu, qui voit son reflet sur la paroi semi-réfléchissante positionnée sur l’axe optique du système d’acquisition (7). La qualité de ce centrage latéral est contrôlée par la détection de la position latérale du visage obtenue par acquisitions numérique de la caméra centrale.

15

L’orientation correcte du regard de l’individu est assurée par un réseau de diodes électroluminescentes (LEDS) clignotantes (17) quelques instants avant l’acquisition. Ces LEDS sont positionnées à proximité de la caméra centrale (8) et de son axe optique (voir figure 3).

20

La surface de ces LEDS (17) est masquée par un film semi-transparent et d’apparence noire en réflexion. Un tel masquage permet d’éviter les réflexions parasites générées par lesdites LEDS sur la paroi semi transparente positionnée entre l’individu et le chemin optique des caméras.

25

L’ensemble des sept caméras d’acquisition est monté sur un support (18) mobile verticalement, au moyen d’un moteur pas à pas, d’un système de courroie ou équivalent (19), asservi à l’unité centrale de traitement et de gestion en fonction de la détection de la hauteur de l’utilisateur.

30

L’unité centrale et de gestion est typiquement constituée d’un ordinateur de type PC, ce dernier étant avantageusement muni d’une connexion réseau, d’un hub USB, d’un connecteur réseau ou encore d’un routeur wi-fï. Un configurateur réseau assure avantageusement la confidentialité des données de l’utilisateur.

35