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Title:
DEVICE FOR ASSISTING IN THE DRILLING OF A DENTAL IMPLANT WELL
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/180673
Kind Code:
A1
Abstract:
A device for assisting in the drilling of an implant well using a guide comprising a base (100) provided with a tapped hole (101) coinciding with the position of said well, the device comprising: - a bushing (1) having a threaded outer face (11) capable of cooperating with the tapping of the hole (101) in the base (100) and an inner face (12) delimiting an axial bore (13) intended for a tool to pass through, the proximal end of said bushing carrying a flange (14) comprising at least two radial grooves (15); - a screwing key (2) comprising a cylindrical coupling head (22) comprising at least two tenons (25) capable of being inserted into the grooves (15) of the flange (14) in order to rotate said bushing, and a gripping pin (23) capable of sliding into the bore (13) of said bushing.

Inventors:
GENIQUE, André (Lieu-Dit Andaure, Saverdun, 09700, FR)
GENIQUE, Irène (Lieu-Dit Andaure, Saverdun, 09700, FR)
Application Number:
IB2019/052339
Publication Date:
September 26, 2019
Filing Date:
March 22, 2019
Export Citation:
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Assignee:
GENCOWATT (Lieu-Dit Andaure, Saverdun, 09700, FR)
International Classes:
A61C1/08; A61C8/00; B25B15/00
Domestic Patent References:
WO2003071972A12003-09-04
WO1997043981A11997-11-27
Foreign References:
EP2377486A12011-10-19
EP2060240A22009-05-20
US6886431B12005-05-03
US6206696B12001-03-27
EP1596754A12005-11-23
Attorney, Agent or Firm:
MARIANNE LEFEVRE (12 rue du Soleil d'Or, Toulouse, Toulouse, 31200, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 - Dispositif d'assistance au forage d'un puits d'implantation destiné à recevoir un implant dentaire dans une position préalablement déterminée dans l'os maxillaire, à l'aide d'un guide chirurgical comprenant une embase (100) dotée d'un trou (101) cylindrique taraudé dont la position est prédéfinie de manière à coïncider avec la position dudit puits, le dispositif étant caractérisé en ce au' il comprend au moins :

- une douille (1) cylindrique ayant une face externe (11) de diamètre De dotée d'une portion filetée apte à coopérer avec le taraudage du trou (101) de l'embase (100) ; et une face interne (12) délimitant un alésage axial (13) de diamètre Di destiné au passage d'un outil de forage, l'extrémité proximale de ladite douille portant une collerette (14) s'étendant en débordement dans un plan perpendiculaire à l'axe de la douille (1), ladite collerette comportant au moins deux rainures (15) disposées radialement selon un diamètre ;

- une clé de vissage (2) comprenant un manche (21) prolongé axialement par i) une tête d'accouplement (22) cylindrique comportant au moins deux tenons (25) aptes à être insérées libres dans les rainures (15) de la collerette (14) pour mettre en rotation ladite douille et ii) un pion (23) de préhension de diamètre Dp, apte à pénétrer en coulissement dans l'alésage (13) de ladite douille.

2 Dispositif selon la revendication 1 , caractérisé en ce que la tête d'accouplement (22) de la clé de vissage (2) comporte à son extrémité distale deux tenons (25) disposés radialement selon un diamètre de ladite tête d'accouplement, qui sont aptes à être insérés libres dans deux rainures (15) diamétralement opposées de la collerette (14).

3 . Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce Que le pion (23) est placé dans le prolongement axial de la tête d'accouplement (22), entre deux tenons (25).

4 Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pion (23) a un diamètre Dp légèrement inférieur au diamètre interne Di de la douille (1), et tel qu'il permet un ajustement sans flottement dans l'alésage (13) de ladite douille.

5 Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pion

(23) a une longueur sensiblement égale à la profondeur de la douille (1), telle que son extrémité distale (24) affleure l'orifice distal de ladite douille lorsque les tenons (25) sont insérés dans les rainures (15) de la collerette (14). 6- Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête d'accouplement (22) a un diamètre sensiblement égal au diamètre De de la collerette (14).

7-. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la tête d'accouplement (2) comprend une portion biface conformée en double biseau (26) convergeant jusqu'auxdits deux tenons (25).

8-. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le manche (21) de la clé de vissage (2) est une tige lisse de section droite circulaire ayant un diamètre compris entre 3 mm et 6 mm.

9-. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la collerette (14) forme un épaulement circulaire (16) apte à prendre appui sur une plage circulaire plane (102) ménagée au bord du trou (101) taraudé de l'embase (100) pour réaliser une butée axiale de la douille (1).

10 . Kit d'assistance (100) au forage d'un puits d'implantation destiné à recevoir un implant dentaire à l'aide d'un guide chirurgical comprenant une embase (100) dotée d'un trou (101) cylindrique taraudé dont la position est prédéfinie de manière à coïncider avec une position préalablement déterminée dudit puits dans l'os maxillaire, le kit comportant plusieurs couples de douille et clé de vissage associées appartenant à un dispositif d'assistance selon l'une des revendications 1 à 9 , et étant caractérisé en ce gu' il comprend au moins :

- un jeu de N douilles (1) cylindriques, chacune ayant une face externe (11) de diamètre De identique dotée d'un filetage apte à coopérer avec le taraudage du trou (101) de ladite embase ; et une face interne (12) délimitant un alésage axial (13) de diamètre Di(N) différent destiné au passage d'un outil de forage, l'extrémité proximale de chaque douille (1) portant une collerette (14) s'étendant en débordement dans un plan perpendiculaire à l'axe de ladite douille, ladite collerette comportant au moins deux rainures (15) disposées radialement selon un diamètre ;

- un jeu de N clés de vissage (2) chacune comprenant un manche (21) prolongé axialement par i) une tête d'accouplement (22) cylindrique comportant au moins deux tenons (25) aptes à être insérés libres dans les rainures (15) de la collerette (14) d'une desdites douilles pour la mettre en rotation ; et ii) un pion (23) de préhension de diamètre Dp(N) différent apte à pénétrer en coulissement dans l'alésage (13) de ladite douille dudit jeu de douilles.

11 . Kit d'assistance (100) au forage selon la revendication 10, caractérisé en ce gur\\ comprend i) un jeu de trois à six douilles (1), et ii) autant de clés de vissage (2) chacune dotée d'un pion (23) de diamètre Dp(N) légèrement inférieur au diamètre interne Di(N) d'une des douilles (1) dudit jeu de douilles, de sorte que chaque pion (23) est ajusté sans flottement dans l’alésage (13) de la douille lui correspondant.

12 Kit d'assistance (100) au forage selon l'une des revendications 10 ou 1 1 , caractérisé en ce que la tête d'accouplement (22) de chaque clé de vissage (2) comporte une portion biface conformée en double biseau (26) convergeant, dont l'extrémité distale porte deux tenons (25) et un pion (23) de diamètre Dp(N) placé dans le prolongement axial de la tête d'accouplement (22), entre lesdits deux tenons. 13-. Kit d'assistance (100) au forage selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un tournevis (3) comprenant un manche (31) prolongé axialement par une tige biseautée (32) dont l'extrémité distale comporte une lame (33) apte à être insérée dans les rainures (15) d'une douille (1), ledit manche ayant un diamètre supérieur au diamètre externe De desdites douilles.

Description:
DISPOSITIF D’ASSISTANCE AU FORAGE D’UN PUITS POUR IMPLANT DENTAIRE

La présente invention appartient au domaine de la chirurgie dentaire et concerne plus précisément les matériels utilisés pour la pose d'implants.

Elle a pour objet un dispositif d'assistance au forage d'un puits d'implantation à l'aide d'un guide chirurgical, dans lequel une douille de guidage et une clé de vissage coopèrent pour faciliter le travail du praticien. Elle a également pour objet un jeu d'outils comprenant une série de douilles et de clés pour un forage progressif d'un puits d'implantation.

Un implant dentaire est destiné à fournir un élément d'ancrage dans l'os de la mâchoire, sur lequel s'adapte une prothèse remplaçant une ou plusieurs dents endommagées entre des dents saines, naturelles ou artificielles. Les implants endo-osseux ont connu depuis les années 1970-1980 un grand développement. Ils sont inclus directement au cœur du tissu osseux, après creusement d'une cavité appelée "puits d'implantation". Un avant-trou est réalisé avec un foret de faible diamètre, puis est élargi au moyen de forets de taille croissante, jusqu'à obtenir un alésage d'un diamètre adéquat pour l'insertion de l'implant. Cette opération, pratiquée sous anesthésie locale, peut être conduite après incision de la gencive au niveau du site implantaire, puis séparation des lambeaux gingivaux. Elle peut également être réalisée sans lambeau, en perçant directement à travers la gencive. Une instrumentation calibrée facilite la mise en place des implants, soit par vissage soit par impactage, et permet une bonne adaptation dans l'os.

La mise en place d'un implant reste cependant une opération délicate. Il est d'abord nécessaire de déterminer l'emplacement optimal de l'implant dans l'os maxillaire, afin de restaurer la fonction de mastication tout en offrant une résistance mécanique suffisante aux efforts, nonobstant l'état plus ou moins dégradé de la structure osseuse du patient. Il est impératif de préserver les structures anatomiques voisines, telles que les terminaisons nerveuses, les ligaments et muscles se trouvant à proximité de la zone d'implantation. Une attention particulière doit être portée au nerf dentaire et aux sinus. Il est donc impératif de déterminer exactement non seulement le point d'insertion de l'implant, mais aussi son orientation et sa profondeur.

Une fois ces paramètres dimensionnels déterminés, l'installation de l'implant doit être réalisée avec une grande précision. Dans ce cadre, l'alésage du puits d'implantation dans l'os maxillaire revêt une importance décisive. En effet, de son positionnement et de son orientation dépendra le placement correct de l'implant et finalement de la dent artificielle. C'est donc une opération délicate qui requiert tout le savoir-faire du chirurgien.

Pour aider celui-ci dans la mise en place de l'implant, différentes méthodes ont été proposées, dont les plus répandues reposent sur l'utilisation d'un guide chirurgical. Ce guide chirurgical, parfois appelé gabarit, est une contre-empreinte de la zone d'intervention qui comporte une ou plusieurs perforations au droit des futurs puits implantaires. Lors de l'opération, le guide est placé sur le site im plantaire en prenant appui sur les dents limitrophes de celui-ci ou à défaut sur la gencive, et les perforations réalisent un guidage des forets permettant de pratiquer les alésages à l'endroit voulu.

La fabrication des guides chirurgicaux, réalisée initialement par moulage, bénéficie désormais des progrès de l'informatique et de l'imagerie virtuelle. Est ainsi apparue l'implantologie assistée par ordinateur, qui permet de fabriquer directement par stéréo- lithographie des guides chirurgicaux sur mesure correspondant à une planification implantaire préétablie à partir des données obtenues par scanner. Les données sont converties en un gabarit de forage virtuel, puis transférées à un robot pour la fabrication du gabarit réel correspondant à la topologie de l'os maxillaire. L'imagerie virtuelle est également exploitée pour concevoir et réaliser des guides de forage pour la chirurgie sans lambeau (encore appelée "flapless"), c'est-à-dire sans incision de la gencive.

Il existe différents équipements aptes à planifier l'implantation en 3D et réaliser un gabarit de forage. Il est possible d'usiner de tels gabarits en résine à prothèse transparente, par exemple en polymère biocompatible tel que le PMMA (polyméthylméthacrylate), soit chez un prothésiste spécialisé, soit au cabinet dentaire s'il dispose d'un équipement adapté.

Quelle que soit la technique retenue, un guide chirurgical est formé d'une embase rigide épousant les formes du site implantaire (avec ou sans le tissus gingival) et des dents limitrophes de sorte que lorsqu'il sera placé sur la crête alvéolaire, sa position sera unique et stable. La perforation pratiquée dans l'embase pour guider les forets lors du creusement du puits implantaire adoptera ainsi également une position bien définie. Le plus souvent cette perforation sera aussi utile pour guider l'insertion de l'implant lui-même dans le puits ainsi préparé. Durant cette opération, on utilise successivement plusieurs forets de diamètres croissants de manière à élargir progressivement le puits d'implantation sans traumatiser le tissu osseux. Plutôt que de fabriquer plusieurs embases, chacune ayant une perforation de diamètre correspondant à celui d'un foret donné, il est possible d'adapter le diamètre de la perforation en y insérant une douille de guidage. On fabrique ainsi une embase unique à laquelle on associe successivement des douilles de diamètre intérieur correspondant au diamètre de chaque foret. Les douilles sont placées et retirées l'une après l'autre de la perforation de l'embase.

Une difficulté est alors de réaliser ces manipulations avec dextérité malgré la petite taille des objets et la gêne occasionnée par le port de gants protection. Un autre problème réside dans le fait que la douille doit être solidement maintenue en place de façon à ne pas tourner ni se dégager durant le forage du puits, mais doit pouvoir être ensuite dévissée et remplacée.

Différents types de douilles ont été proposés qui tentent de prendre en compte ces problèmes. On connaît des douilles de guidage interchangeables. Par exemple par le document WO 99/2654 décrit un cylindre maître fixé dans le trou dédié de l'embase qui reçoit successivement différentes douilles de guidage. Les douilles sont maintenues par serrage d'une bride que comporte le cylindre maître, ce qui empêche qu'elles tournent ou se dégagent durant le forage du puits. Aucun moyen particulier n'est prévu pour la mise en place et le retrait des douilles.

Il a été également proposé dans EP 1 596 754 d'utiliser des douilles interchangeables de différents diamètres internes pour le guidage des forets. L'embase comporte un conduit en forme de cheminée dans lequel est fixé un élément cylindrique en métal par collage ou vissage. Les douilles sont ensuite vissées dans l'élément cylindrique. Une encoche latérale est prévue dans cet assemblage pour offrir un passage latéral au foret vers l'axe du conduit. Pour leur mise en place, les douilles sont enfilées sur le foret et se vissent automatiquement quand celui-ci tourne.

Ces systèmes présentent l'inconvénient d'être longs et délicats à mettre en oeuvre.

Une autre technique de pose implantaire guidée dispense de l'emploi de douilles fixées, en ayant recours à un outil appelé "cuillère à insérer", constitué d'un manche terminé par un œillet cylindrique à travers lequel un foret pourra passer. Une fois le guide installé dans la bouche du patient, le praticien peut à sa guise placer l'œillet dans le trou de guidage de l'embase et le retirer, de manière pratiquement instantanée. Durant le forage, il doit tenir le manche en main de sorte que de la cuillère ne soit pas entraînée par la rotation du foret. Ce faisant, il ne peut pas maintenir l'embase. Ce mode opératoire est d'utilisation malcommode, voire irréalisable quand la zone d'implantation n'est pas suffisamment accessible. Il est surtout source d'imprécision dans le perçage, car il arrive que le foret dérape lorsqu'il rencontre une structure plus dure, ce qui entraîne un décalage du guide par rapport à sa position normale. Le chirurgien encombré par la cuillère n'a pas de contact tactile avec le guide lui permettant d'en ressentir la dérive et de rectifier le forage.

Ainsi, aucun des dispositifs actuels ne donne entièrement satisfaction. Le but de la présente invention est de pallier les inconvénients ci-dessus exposés en proposant un dispositif contribuant à un système de guidage chirurgical sûr et précis au cours d'une opération de placement d'un implant. Un objectif de l'invention est plus particulièrement d'offrir des outils commodes et faciles à utiliser pour le praticien, quelle que soit la technique d'implantation retenue. Un autre objectif est de fournir un système de guidage utilisable pour le forage d'un puits à l'aide de plusieurs forets. Encore un autre objectif de l'invention est de permettre l'emploi de canons de forage de différentes tailles adaptables à un guide chirurgical unique, et dont le remplacement peut être effectué rapidement, en particulier grâce à un élément de guidage associé à un outillage conçus pour une manipulation aisée. Un objectif de l'invention est aussi de proposer un ensemble d'éléments de guidage et l'outillage associé, sous la forme d'un kit de travail complet, directement utilisable par le chirurgien. Il est également recherché que le dispositif soit robuste, d'entretien aisé et peu onéreux.

La présente invention répond à ces objectifs. Elle a pour objet un dispositif d'assistance au forage d'un puits d'implantation destiné à recevoir un implant dentaire dans une position préalablement déterminée dans l'os maxillaire, à l'aide d'un guide chirurgical comprenant une embase dotée d'un trou cylindrique taraudé dont la position est prédéfinie de manière à coïncider avec la position dudit puits, le dispositif comprenant au moins :

- une douille cylindrique ayant une face externe de diamètre De dotée d'une portion filetée apte à coopérer avec le taraudage du trou de l'embase ; et une face interne délimitant un alésage axial de diamètre Di destiné au passage d'un outil de forage, l'extrémité proximale de la douille portant une collerette s'étendant en débordement dans un plan perpendiculaire à l'axe de la douille, la collerette comportant au moins deux rainures disposées radialement selon un diamètre ;

- une clé de vissage comprenant un manche prolongé axialement par i) une tête d'accouplement cylindrique comportant au moins deux tenons aptes à être insérées libres dans les rainures de la collerette pour mettre en rotation ladite douille et ii) un pion de préhension de diamètre Dp, apte à pénétrer en coulissement dans l'alésage de ladite douille.

Il est précisé que le dispositif et les pièces le composant seront décrits et représentés sans préjuger de l'orientation particulière qu'ils pourront adopter lors de leur mise en œuvre. On utilisera les termes "distal" et "proximal" pour désigner la partie d'une pièce la plus éloignée ou respectivement la plus proche, de la main de l'opérateur manipulant le dispositif. Les éléments comportant un filetage ont un diamètre nominal donné conformément aux conventions usuelles (au fond du filet pour un filetage interne, à la pointe du filet pour un filetage externe). Le terme "maxillaire" est l'adjectif signifiant "qui se rapporte à la mâchoire", et c'est aussi un nom qui sera utilisé indifféremment pour désigner le maxillaire supérieur ou le maxillaire inférieur, ce dernier étant souvent appelé "mandibule".

Le dispositif d'assistance au forage selon l'invention est destiné à être utilisé avec un guide chirurgical préalablement dessiné et réalisé selon un processus dit de planification implantaire, par une des techniques dont l'homme de l'art dispose et qu'il sait mettre en œuvre, dans son cabinet ou son atelier, avec ou sans l'aide des équipements d'imagerie médicale en 3D et de fabrication assistée, actuellement commercialement disponibles. Un tel guide chirurgical comporte une embase épousant la forme de la gencive ou de l'os de la mâchoire et des dents voisines de la prothèse, avec un trou placé et orienté de manière adéquate pour guider le foret lors du percement du puits. Il peut arriver que deux implants

- voire davantage - doivent être posés côte à côte sur la mâchoire, auquel cas l'embase peut comporter plus d'un trou, chacun correspondant à un des puits devant être creusé. Bien que par soucis de clarté et de simplicité, la description qui va suivre présente l'invention pour l'implantation d'une seule prothèse, il va de soi que celle-ci s'étend expressément à une situation où plusieurs forages devraient être pratiqués.

L'embase peut être réalisée à partir de tout matériau adéquat, par exemple d'une résine ou d'un polymère tel que le PMMA (polyméthylméthacrylate) qui a l'avantage d'être translucide, seul ou en mélange, et peut incorporer d'autres composés tels que des adjuvants de fabrication ou autres. Selon l'invention, l'embase comporte un trou taraudé, cylindrique et traversant, qui est réalisé à l'emplacement voulu avec une orientation optimale conformément à la planification de l’implantation. Le trou taraudé a un diamètre prédéfini afin qu'une douille filetée y soit insérée par vissage.

Le dispositif d'assistance selon l'invention comprend au moins une douille et une clé de vissage associées dont les caractéristiques permettent une coopération de fonctionnement. La douille et la clé de vissage sont réalisées en un matériau résistant et inerte, tel qu'un acier inoxydable traité, de préférence de qualité alimentaire ou chirurgicale. En général, comme il sera exposé plus loin, le chirurgien a recours à plusieurs couples comprenant chacun une douille et une clé de vissage associées pour procéder au forage complet d'un puits d'implantation, chaque couple étant doté des mêmes caractéristiques de fonctionnement en coopération. Des outils complémentaires pouvant avoir une utilité lors du forage d'un puits implantaire seront décrits ultérieurement.

La douille globalement cylindrique, présente une face externe filetée apte à être vissée dans le taraudage du trou de l'embase destiné à la recevoir, le diamètre externe De de la douille étant défini en relation avec celui du trou taraudé. Elle comporte aussi un alésage axial destiné au passage d'un outil de forage, dont le diamètre Di correspond à la taille du foret. À noter que d'autres outils peuvent être guidés par une douille selon l'invention, comme un trépan permettant de retirer le tissu gingival quand on opère sans lambeau, des jauges de profondeur, et finalement l'implant lui-même. Ces aspects qui seront décrits plus loin, font partie intégrante de l'invention.

La douille porte à son extrémité proximale une collerette circulaire dans laquelle sont ménagées des rainures destinées à recevoir les tenons de la clé de vissage. Ces rainures, disposées radialement selon un diamètre de la collerette, peuvent être au nombre préféré de deux, ou bien encore trois ou quatre, placées de préférence à égale distance les unes des autres, de manière symétrique pour assurer un vissage régulier.

La clé de vissage possède une tête d’accouplement dont une fonction sera de transmettre un mouvement de rotation à la douille par l'intermédiaire des tenons qu'il comporte. Les tenons peuvent être de préférence deux, mais aussi trois ou quatre, et en tout état de cause en nombre égal (ou éventuellement inférieur) au nombre de rainures de la collerette, et placés à la même distance les uns des autres que lesdites rainures, afin de permettre un emboîtement.

Ainsi, selon une caractéristique préférée du dispositif objet de l'invention, la tête d'accouplement de la clé de vissage comporte à son extrémité distale deux tenons disposés radialement selon un diamètre de ladite tête d'accouplement, qui sont aptes à être insérés libres dans deux rainures diamétralement opposées de la collerette.

La tête d'accouplement est également pourvue d'un pion de préhension apte à pénétrer en coulissement dans l'alésage de ladite douille. Selon une caractéristique préférée, le pion est placé dans le prolongement axial de la tête d'accouplement, entre deux tenons. De la sorte, lorsque la tête d'accouplement et la douille sont emboîtées, les tenons sont engagés dans les rainures tandis que le pion occupe l'espace libre de l'alésage. Il assure de la sorte un centrage précis de la clé de vissage par rapport à la douille durant l'insertion de celle-ci dans le trou de l'embase.

Le pion remplit également une fonction de préhension particulièrement intéressante pour la manipulation de la douille avant son introduction dans le trou de l'embase. Le couple douille- clé, un fois assemblé, reste uni grâce au pion piqué dans l'alésage de la douille. Il suffit que le chirurgien tienne la clé légèrement relevée ou même horizontale, pour maintenir et transporter la douille jusqu'au bord du trou de l'embase. La clé restant solidaire de la douille, il ne reste qu'à placer cette dernière à l'endroit voulu par un simple mouvement de basculement de la clé de vissage, qu'on fait alors tourner pour mettre la douille en rotation. La douille commence son insertion dans l'embase automatiquement lorsque son filet agrippe le taraudage de l'embase. Cette séquence, dirigée à partir du manche de la clé de vissage, offre au chirurgien une liberté de manoeuvre appréciable, bien supérieure à celle d'une insertion manuelle directe de la douille dans le trou de l'embase. Elle peut être réalisée avec aisance malgré le port des gants, rapidement et sans nécessiter une dextérité particulière du praticien.

Pour tirer parti au mieux des fonctions de centrage et de préhension ci-dessus exposées, il est recommandé que le jeu existant entre le pion et la douille soit le plus faible possible. C'est pourquoi, dans un mode de réalisation préféré de la présente invention, le pion a un diamètre Dp légèrement inférieur au diamètre interne Di de ladite douille, tel qu'il permet un ajustement sans flottement dans l'alésage de la douille. En d'autres termes, cela signifie que le jeu ménagé entre les deux pièces est minimum mais non nul, de manière à ce que le pion et l'alésage soit associés par ajustement glissant. Les savoir-faire communs en matière d'usinage permettent de répondre sans difficulté à ces critères.

Pour tirer encore mieux parti de ces fonctions de centrage et de préhension, selon un mode de réalisation également préféré de la présente invention, le pion a une longueur sensiblement égale à la profondeur de la douille, telle que son extrémité distale affleure l'orifice distal de la douille lorsque les tenons sont insérés dans les rainures de la collerette. On utilise ainsi au maximum la longueur du pion (c'est-à-dire la profondeur de la douille).

Comme déjà indiqué, il est recherché d'opérer sûrement et sans encombre. De par sa forme, la tête d'accouplement de la clé de vissage répond à cette exigence. En effet selon l'invention, la tête d'accouplement cylindrique a de préférence un diamètre sensiblement égal au diamètre De de la collerette. De la sorte, elle ne crée pas d'encombrement en périphérie de la douille, ni ne gêne l'accès visuel au site d'implantation. Par contre, elle constitue pour les tenons la base d'appui la plus étendue possible, optimisant ainsi le couple de rotation.

Également, selon un mode de réalisation intéressant de l'invention, la tête d'accouplement comprend une portion biface conformée en double biseau convergeant jusqu'aux deux tenons. Ceci crée un dégagement permettant de mieux voir en toutes positions le pion et les tenons se trouvant à l'extrémité distale de la tête d'accouplement, qui sans cela auraient été masqués. Il est ainsi plus aisé d'orienter correctement la clé de vissage relativement à la douille quand on cherche à les associer, puis durant le vissage de contrôler l'avancée de la pénétration de la douille dans le trou de l'embase.

Les opérations décrites ci-dessus sont réalisées en manoeuvrant le dispositif selon l'invention à l'aide du manche de la clé de vissage. Il peut se présenter sous différentes formes et dimensions. Il peut être constitué d'une tige de section circulaire ou polygonale, il peut être doté d'une extension conique, sphérique, ou autre. De manière avantageuse, le manche de la clé de vissage est une tige lisse de section droite circulaire ayant un diamètre restreint, inférieur au diamètre externe De de la douille, par exemple compris entre 3 mm et 6 mm, de préférence de l'ordre de 3 mm à 4 mm. De cette manière, le couple de serrage que le praticien peut appliquer à main nue est limité, ce qui évite d'endommager le taraudage de l'embase, voire de casser l’embase. Quant à la longueur du manche, elle doit être suffisante pour qu'il soit tenu avec deux ou trois doigts, mais sans créer un encombrement gênant sur le plan de travail du chirurgien. Elle peut être par exemple comprise entre 25 mm et 35 mm.

Enfin, conformément à une autre caractéristique intéressante de la présente invention, la collerette forme un épaulement circulaire apte à prendre appui sur une plage circulaire plane ménagée au bord du trou taraudé de l'embase pour réaliser une butée axiale de la douille. La douille surplombe ainsi le taraudage de l'épaisseur de la collerette lorsque la face d'appui de l'épaulement est au contact de la plage circulaire. Cette épaisseur est connue et prise en compte lors de la planification implantaire, l'épaisseur de l'embase au niveau du trou taraudé correspondant à la profondeur de la douille hors collerette. Le chirurgien peut visser la douille en toute quiétude jusqu'à arriver en butée.

L'ensemble de ces dispositions confère au dispositif selon l'invention une compacité et une facilité de maniement appréciables. En solidarisant une douille avec l'embase, le praticien obtient un guide d’une seule pièce qu'il peut tenir d'une main pendant qu'il procède au forage. Il peut se concentrer totalement sur l'opération, veiller à la minutie de son geste et ressentir un éventuel déplacement de l'embase nécessitant une correction d'angle de sa part. Il en résulte un haut degré de précision et une grande sécurité d'exécution, tout au bénéfice des patients.

Comme exposé plus haut, durant une opération implantaire, on utilise successivement plusieurs forets de diamètres croissants de manière à élargir progressivement le puits d'implantation sans traumatiser le tissu osseux. Il est connu d'utiliser une embase unique dans laquelle seront insérées successivement différentes douilles dont le diamètre intérieur correspond au diamètre de chaque foret. Dans ce cadre et selon l'invention, le chirurgien peut souhaiter recourir à une série de douilles de guidage et une série de clés de vissage associées, pour procéder au forage complet d'un puits d'implantation. Cet ensemble forme un kit complet d'assistance au forage (ou trousse chirurgicale), comportant plusieurs couples de douille et clé de vissage associées.

Ainsi, un deuxième objet de la présente invention concerne un kit d'assistance au forage d'un puits d'implantation destiné à recevoir un implant dentaire à l'aide d'un guide chirurgical comprenant une embase dotée d'un trou cylindrique taraudé dont la position est prédéfinie de manière à coïncider avec une position préalablement déterminée dudit puits dans l'os maxillaire, le kit comprenant au moins :

- un jeu de N douilles cylindriques, chacune ayant une face externe de diamètre De identique dotée d'un filetage apte à coopérer avec le taraudage du trou de l'embase ; et une face interne délimitant un alésage axial de diamètre Di(N) différent destiné au passage d'un outil de forage, l'extrémité proximale de chaque douille portant une collerette s'étendant en débordement dans un plan perpendiculaire à l'axe de la douille, la collerette comportant au moins deux rainures disposées radialement selon un diamètre ;

- un jeu de N clés de vissage chacune comprenant un manche prolongé axialement par i) une tête d'accouplement cylindrique comportant au moins deux tenons aptes à être insérés libres dans les rainures de la collerette d'une desdites douilles pour la mettre en rotation ; et ii) un pion de préhension de diamètre Dp(N) différent apte à pénétrer en coulissement dans l'alésage de ladite douille dudit jeu de douilles.

Ce kit d'assistance au forage comporte plusieurs couples de douille et clé de vissage associées, telles que la douille et la clé appartenant au dispositif décrite précédemment. En d'autres termes, le kit selon l'invention comprend une série de N douilles de guidage et de N clés de vissage, destinées à être utilisées pour le forage d'un puits d'implantation à l'aide d'un unique guide chirurgical. Les N douilles ont un diamètre externe De identique, de manière qu'elles pourront toutes être installées dans le trou taraudé de l'embase. Par contre, le diamètre interne Di des douilles est différent pour chacune d'elles, en rapport avec la taille des forets que le chirurgien envisage d'utiliser pour préparer le puits implantaire.

Certains éléments sont dimensionnellement adaptés en conséquence. Les pions des N têtes d'accouplement ont un diamètre Dp(N) différents correspondant à l'alésage de chacune des N douilles. La collerette des douilles est d'autant plus étendue que l'alésage est de faible diamètre, ce qui implique que la longueur des rainures radiales va également croissante. Il est alors commode bien que facultatif, que les tenons de la tête de vissage soient prolongés d'autant.

D'autres éléments peuvent conserver leurs dimensions quelle que soit la taille du foret auquel la douille est destinée à servir de guide. Sont concernées en particulier, la section et la longueur du manche de la clé de vissage, la taille de la tête d'accouplement, l'épaisseur et la profondeur des tenons en relation avec la largeur et la profondeur des rainures. il

Dans un mode de réalisation particulier, le kit d'assistance au forage selon l'invention comprend :

i) un jeu de trois à six douilles, et ii) autant de clés de vissage chacune dotée d'un pion de diamètre Dp(N) légèrement inférieur au diamètre interne Di(N) d'une des douilles dudit jeu de douilles, de sorte que chaque pion est ajusté sans flottement dans l'alésage de la douille lui correspondant. En d'autres termes, cela signifie que le jeu (c'est-à-dire l'espace) ménagé entre les deux pièces est minimum mais non nul, de manière à ce que le pion et l'alésage soit associés par ajustement glissant.

Il convient de noter que la conception du dispositif selon l'invention conduit à ce qu'il n'y ait pas de jeu entre les douilles et le trou de l'embase, ce qui favorise un guidage exactement selon la planification. Le premier forage qui est décisif pour le bon déroulement de l'implantation, est réalisé avec une précision de position inégalée, de sorte que les forets suivants adopteront aisément l'orientation souhaitée. Dans ces conditions, il est possible d'utiliser un foret de moins pour le percement du puits d'implantation par rapport au nombre de forets habituellement utilisés.

Dans le kit selon l'invention, de préférence, la tête d'accouplement de chaque clé de vissage comporte une portion biface conformée en double biseau convergeant, l'extrémité distale de ladite portion portant deux tenons disposées radialement selon un diamètre de la tête d'accouplement et un pion de diamètre Dp(N) placé dans le prolongement axial de la tête d'accouplement, entre les deux tenons.

Le kit selon l'invention, peut comprendre en outre un tournevis dédié au dévissage d'une douille après forage. Un tel tournevis peut avantageusement comprendre un manche prolongé axialement par une tige biseautée dont l'extrémité distale comporte une lame apte à être insérée dans les rainures d'une douille, le manche ayant un diamètre supérieur au diamètre externe De desdites douilles. En effet, il est fréquent que lors du forage, la douille soit entraînée en rotation par le foret et bloquée dans le trou de l'embase, de sorte que son retrait nécessite l'emploi d'un couple relativement élevé, et certainement plus élevé que ne le permet la clé de vissage dont le manche est conçu justement pour éviter un serrage trop puissant. Ainsi, pour débloquer la douille sans difficulté, on peut utiliser un tournevis faisant fonction de clé de dévissage, dont le manche a un grand diamètre de façon à augmenter le couple de dévissage. La lame du tournevis lorsqu'elle est placée dans les rainures, occupe de préférence tout le diamètre de la collerette, de manière à ce que le couple de rotation soit maximum.

Il sera avantageux d'adjoindre également aux pièces du kit selon l’invention une ou plusieurs jauges de profondeur. Chaque jauge comprend un organe de préhension portant une pige de longueur définie. La cote entre le haut du guide chirurgical (pouvant être matérialisé par la plage entourant le taraudage de l’embase) et le haut de l’implant déjà placé étant connue, on peut contrôler la profondeur d’insertion de l’implant en particulier lorsque la technique sans lambeau est utilisée (dans ce cas en effet, la profondeur atteinte n’est pas visible). Une précision inférieure à 0,5 mm est ainsi obtenue.

La présente invention apporte au praticien qui l’utilise une quiétude et un confort de travail accrus, car il peut avoir des gestes plus assurés et précis, sans perte de temps. Il est guidé efficacement, ce qui lui permet de se concentrer davantage sur le déroulement du forage, notamment de réguler la vitesse du foret évitant ainsi les phénomènes de bourrage et de surchauffe. Finalement, la pose de l’implant est mieux maîtrisée, conduisant à une meilleure ostéo-intégration, au bénéfice du patient.

La présente invention sera mieux comprise, et des détails en relevant apparaîtront, à la lumière de la description qui va être faite de différents modes de réalisation, en relation avec les figures annexées, dans lesquelles :

La fig.1 est une vue en perspective éclatée d’un guide de forage selon l’invention comprenant une embase et une douille, avec une clé de vissage.

La fig. 2a est une vue en coupe longitudinale d’une douille selon l’invention.

La fig. 2b est une vue de dessus de la même douille.

Les fig. 3a et 3b sont des vues de profil et de face d’une clé de vissage selon l’invention. La fig. 4 est une représentation d’un jeu de clés et de douilles d’un kit selon l’invention.

Les fig. 5a et 5b sont des vues en perspective d’une jauge de profondeur selon l’invention. La fig. 6 est une vue de face d’un tournevis selon l’invention.

EXEMPLE 1 : Dispositif d'assistance au forage

La fig.1 représente un dispositif d’assistance au forage d’un puits d’implantation selon l’invention, comprenant une embase 100, une douille 1 et une clé de vissage 2. Ces pièces peuvent être fabriquées en acier inoxydable traité, tel qu'un inox alimentaire ou un inox chirurgical. Toutes les dimensions données ci-après le sont à titre d'exemple. Elles peuvent varier dans des proportions compatibles avec l'usage prévu et sous réserve des limitations inhérentes à l'invention, qui seront indiquées le cas échéant. La tolérance générale des procédés d'élaboration des pièces (par usinage) est de +/- 0,1 mm, sauf indication contraire.

L'embase 100 réalisée en PMMA ou autre matériau convenable, comprend le trou taraudé 101 bordé de la plage circulaire 102. Des fenêtres 103 sont ménagées au niveau de parties saillantes des dents d'appui, ce qui permet de contrôler le placement de l'embase de manière univoque. Le trou taraudé 101 a un diamètre qui est ici de 7 mm (M7 pas de 100). Il est souhaitable de pouvoir adapter la taille du trou taraudé selon les paramètres propres du patient (la taille de l'implant à placer, l'espace de la zone d'implantation disponible, la forme et la qualité de l'os maxillaire). De ce fait, le taraudage pourra être réalisé en différentes tailles (par exemple diamètre petit, moyen ou grand). Le présent exemple concerne un trou taraudé ayant un grand diamètre. Il sera aisément transposé pour d'autres dimensions.

La douille 1 aussi représentée aux figures 2a, 2b, est cylindrique et possède une face externe 11 de diamètre De, dotée d'une portion filetée apte à coopérer avec le taraudage du trou de l'embase. Le diamètre De peut être classiquement de 7 mm (M7 pas de 100). La douille 1 comporte une face interne 12 délimitant l'alésage axial 13 de diamètre Di destiné au passage d'une mèche de forage. Bien entendu, la valeur du diamètre Di est fonction du diamètre de la mèche utilisée, qui varie communément entre 2 mm et 5,5 mm (avec une tolérance de +0,02 mm à +0,05 mm).

L'orifice proximal de l'alésage 13 comporte le chanfrein 17 formant par exemple sur 1 mm un angle de 30° avec l'axe de la douille, de manière à faciliter l'introduction correcte du foret (pré-centrage). L'extrémité proximale de la douille porte la collerette 14 qui s'étend en débordement perpendiculairement à l'axe de la douille et comporte les rainures 15, ici au nombre de deux, disposées radialement selon un diamètre de la collerette 14. La collerette 14, plus large que la portion filetée de la douille, forme l’épaulement circulaire 16 qui prendra appui sur une plage circulaire plane 102 ménagée au bord du trou taraudé 101 de l'embase 100 pour réaliser une butée axiale de la douille 1 et stopper son avancée sans que le chirurgien ait à exercer un contrôle particulier. La douille 1 peut avoir une hauteur totale de 6 mm, la collerette 14 occupant 1 mm, la portion filetée s'étendant sur 4 mm et étant séparée de la collerette 14 par la gorge de dégagement 18.

La clé de vissage 2 représentée aux figures 3a et 3b, comprend le manche 21 prolongé axialement par la tête d'accouplement 22 cylindrique laquelle comporte, d'une part deux tenons 25 diamétralement opposées, et d'autre part le pion 23 de préhension.

Les tenons 25 peuvent être insérés librement dans les deux rainures 15 de la collerette 14, pour entraîner en rotation la douille 1 quand le chirurgien applique un mouvement de rotation à la clé de vissage 2 par l'intermédiaire du manche 21. On peut réaliser un ajustement glissant avec un jeu minimal entre les tenons 25 et les rainures 15. Les rainures 15, soigneusement ébavurées, peuvent avoir une largeur de 1 mm (tolérance +0,1 à +0,2) et les tenons 25 de 1 mm (tolérance 0 à -0,05). La profondeur des rainures 15 comme la longueur des tenons 25 peut être égale à 1 mm. Les rainures 15 et les tenons 25 ont ainsi une cohésion optimale ce qui confère une grande précision au geste du chirurgien.

Le pion 23 de préhension est placé dans le prolongement axial de la tête d'accouplement 22, entre les deux tenons 25, de sorte qu'il vient se placer dans l'alésage 13 de la douille 1 lorsque les tenons 25 sont insérés dans les rainures 15. Il a un diamètre Dp légèrement inférieur au diamètre interne Di de la douille 1 , tel qu'il réalise un ajustement glissant sans flottement dans l'alésage 13. Pour ce faire, les tolérances sont de +0,02 à +0,05 pour le diamètre de l’alésage 13, et de 0 à -0,05 pour le diamètre 23 du pion. Le diamètre nominal Dp du pion 23 est fonction de la valeur du diamètre interne Di de la douille 1 , lui-même imposé par le diamètre du foret utilisé. Par ailleurs, le pion 23 a une longueur sensiblement égale à la profondeur de la douille 1 , par exemple 5 mm à partir de l’extrémité des tenons 25. De la sorte son extrémité distale 24 affleure l'orifice distal de la douille 1 lorsque les tenons 25 sont insérés dans les rainures 15 de la collerette 14.

La tête d'accouplement 22 de forme globalement cylindrique, a un diamètre sensiblement égal au diamètre De de la collerette 14, par exemple 8 mm, pour une longueur totale de l'ordre de 12 mm. Elle comprend à son extrémité distale, une portion bit ace conformée en double biseau 26 convergeant jusqu'aux deux tenons 25, avec un angle de 45° par rapport à l'axe de la clé 2. Le manche 21 est une tige lisse de section droite circulaire dont le diamètre peut être de 3,5 mm par exemple, pour une longueur de 30 mm. La clé 2 peut être fabriquée d'un seul tenant, ou bien en deux parties, le pion 23 pouvant être usiné séparément puis inséré en force (serrage de 0,01 à 0,02 mm) dans un alésage de 8 mm à 10 mm de profondeur pratiqué à l'extrémité distale de la tête d'accouplement 22, entre les tenons 25.

Conformément aux règles de l'art, différents chanfreins sont prévus pour adoucir les angles vifs des pièces décrites ci-dessus. Il n'est pas nécessaire de les décrire tous.

EXEMPLE 2 : Kit d'assistance au forage

À la figure 4, est représentée une partie des éléments d'un kit d'outils pour le forage d'un puits d'implantation. Il comprend une série de trois clés de vissage 201 , 202, 203 et une série de trois douilles 101 , 102 et 103. Les clés et douilles sont appariées deux par deux pour fonctionner ensemble, en trois couples N1 , N2 et N3. Chacun de ces couples correspond à un dispositif tel que celui qui est présenté dans l'exemple 1 , auquel on se référera. Ils se différencient les uns des autres par les caractéristiques exposées ci-après.

Les douilles 101 , 102 et 103 ont un diamètre externe De identique, par exemple 7 mm (M7 pas de 100), chacune pouvant ainsi coopérer avec le taraudage d'une unique embase 100. Par contre, l'alésage axial 13 est différent pour chacune, puisque chaque douille est destinée à guider une mèche de forage d'un diamètre donné différent. Le diamètre interne Di(N) des douilles 101 , 102 et 103 peut être compris entre 2 mm et 5,5 mm. La collerette 14 s'étendant en débordement à l'extrémité proximale de chaque douille 101 , 102 et 103 est d'autant plus étroite que l'alésage 13 est important. Il en va de même de la longueur des rainures 15 ménagées dans la collerette.

Les clés de vissage 201 , 202, 203 se distinguent les unes des autres par deux caractéristiques. D’une part, le pion 23 aura un diamètre d'autant plus grand que l'alésage axial 13 sera large, pour conserver un ajustement glissant quelles que soient les dimensions des outils. Du fait d'un jeu minimal entre les pièces, le geste du chirurgien pourra avoir une excellente précision. D’autre part et de manière corollaire, les tenons 25, qui ont de préférence la même longueur que les rainures 15, vont raccourcir avec l'accroissement de l'alésage axial 13.

Pour un implant de 5 mm de diamètre, on utilise généralement selon les techniques à main levée actuelles cinq forets successifs de diamètres croissants, par exemple 2 mm, 3,2 mm, 3,7 mm, 4,2 mm et 4,7 mm. Grâce à l'outillage selon la présente invention, on pourra réaliser le forage de manière optimale avec seulement quatre forets, ayant un diamètre respectivement de 2 mm, 3,2 mm, 4,2 mm et 4,7 mm. Le gain de temps en résultant peut alors être mis à profit par le praticien pour se concentrer sur d'autres actions et soulager plus rapidement le patient subissant l'intervention.

Un kit selon le présent exemple pourra ainsi comporter quatre forets et quatre douilles de dimensions correspondantes. Des outils complémentaires pourront également être mis en œuvre avec l'aide de ces douilles, comme illustré ci-après

EXEMPLE 3 : Outillage complémentaire

A : Tournevis

Le kit selon l'invention peut comprendre un tournevis (ou clé de dévissage) dédié au dévissage des douilles 1 , 101 , 102, 103, après forage, bien que celui-ci puisse avoir d'autres utilisations.

Comme représenté à la figure 6, le tournevis 3 est globalement cylindrique. Il comprend le manche 31 prolongé axialement par la tige biseautée 32 dont l'extrémité distale comporte la lame 33. Cette lame 33 pourra être insérée dans les rainures 15 d'une douille 1 , pour appliquer un couple en vue du dévissage de la douille 1 , 101 , 102, 103. La lame 33 a une largeur idéalement identique au diamètre de la collerette 14, soit 8 mm dans le kit donné en exemple 2. Le manche 31 a quant à lui un diamètre supérieur au diamètre externe De de la douille 1 , par exemple 15 mm. La longueur totale du tournevis 3, par exemple 30 mm à 60 mm, doit rester compatible avec son usage et ne pas encombrer le plan de travail.

B : Jauge de profondeur

Le kit selon l'invention peut comprendre des jauges de profondeur 4 (Fig. 5a et 5b), chacune constituée d'un bouton de préhension 41 portant une pige 42 de longueur définie différente. Le bouton 41 comporte une face distale 44 circulaire plane qui pourra prendre appui sur la collerette 14 lorsque la pige 41 sera glissée à travers l'alésage 13 de la douille 1. Un tel appui sera réalisé si l'implant est plus profond que la pige 42. L'arête distale de la pige 42 est avantageusement mouchée. La longueur L d'une pige est définie à partir de la distance séparant le haut de l'embase 100 et l'implant, connue lors de la planification de l'implantation. Le haut de l'embase peut commodément être repéré par la position de la plage 102 entourant le trou taraudé 101 de l'embase. Chaque jauge 4 est marquée avec la cote correspondante (compte tenu de l'épaisseur de la collerette 14), par exemple sur la face supérieure 43 du bouton 41 , facilement visible.

EXEMPLE 4 : Kit d'assistance

Dans le cas d'une opération selon la technique sans lambeau, une première douille permet de guider un trépan pour le retrait d'une carotte de tissu gingival. Plusieurs autres douilles sont destinées à guider les forets. Une douille permet le contrôle de profondeur à l'aide d'une gauge de profondeur. Enfin, une douille est dédiée au guidage pour l'insertion de l'implant. Certaines douilles sont utilisées plusieurs fois (voir exemples suivants).

Le kit comprend idéalement deux séries de jauges 4. Une série donnée de jauges 4 est affectée à un couple douille-clé particulier, dont le pion 23 a le diamètre Dp(N). Le diamètre de la pige 42 des jauges 4 est alors égal au diamètre Dp(N) du pion. Dans la série concernée, les piges ont des longueurs L différentes, l'une légèrement inférieure et l'autre légèrement supérieure à la profondeur souhaitée (voir exemple suivant).

EXEMPLE 5 : Pose d'un implant de diamètre 3,5 mm

Le chirurgien peut pratiquer selon les étapes suivantes, à l'aide d'une embase et de l'outillage selon l'invention.

- Retrait d'une carotte de tissus gingival : trépan de diamètre 3,5 mm utilisé avec une douille de 4,2 mm de diamètre + clé de vissage (cas de technique sans lambeau)

- Forage d'un avant-trou : foret de 2 mm utilisé avec une douille de 2 mm de diamètre + clé de vissage

- Contrôle de l'axe

- Deuxième forage : foret de 3,2 mm utilisé avec une douille de 3,2 mm de diamètre + clé de vissage

- Troisième forage : foret de 3,35 mm utilisé avec une douille de 3,35 mm de diamètre + clé de vissage

- Pose de l'implant (diamètre 3,5 mm) : douille de 3,7 mm de diamètre + clé de vissage - Contrôle de la profondeur : série de jauges de 3,7 mm de diamètre, par exemple pour une longueur théorique de 11 ,2 mm, une jauge de 11 mm et une jauge de 11 ,5 mm, utilisées avec une douille de 3,7 mm de diamètre + clé de vissage

- Pose d'une vis de recouvrement, choisie avec une convergence adéquate.

- À chaque étape : tournevis de dévissage

EXEMPLE 6 : Pose d'un implant de diamètre 5 mm

Le chirurgien peut pratiquer selon les étapes suivantes, à l'aide d'une embase et de l'outillage selon l'invention.

- Retrait d'une carotte de tissus gingival : trépan de diamètre 4 mm utilisé avec une douille de 4,7 mm de diamètre + clé de vissage (cas de technique sans lambeau)

- Forage d'un avant-trou : foret de 2 mm utilisé avec une douille de 2 mm de diamètre + clé de vissage

- Contrôle de l'axe

- Deuxième forage : foret de 3,2 mm utilisé avec une douille de 3,2 mm de diamètre + clé de vissage

- Troisième forage : foret de 4,2 mm utilisé avec une douille de 4,2 mm de diamètre + clé de vissage

- Quatrième forage : foret de 4,7 mm utilisé avec une douille de 4,7 mm de diamètre + clé de vissage

- Pose de l'implant (diamètre 5 mm) : douille de 5,2 mm de diamètre + clé de vissage

- Contrôle de la profondeur : série de jauges de 4,7 mm de diamètre, utilisées avec une douille de 4,7 mm de diamètre + clé de vissage

- Pose d'une vis de recouvrement, choisie avec une convergence adéquate.

- À chaque étape : tournevis de dévissage