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Patent Searching and Data


Title:
DEVICE FOR DAMPING THE MOVEMENTS OF AN ANCHORED BOAT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2003/004349
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns a device (1) for damping the roll and/or vertical movements of an anchored boat (B), said movements of the boat (B) being caused by the undulating movements of the surface of the sea, such as swell or choppiness, commonly called waves (V) so as to avoid the boat from drifting. The invention is characterised in that it consists in means extending partly beneath the surface of the water, connected to an element of the boat and producing on the hull of the boat a weighted force countering said displacement when the boat hull is driven vertically by the crest of a wave (V) and a null force when the hull of the boat (B) is in a wave trough.

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Inventors:
Huguenin, Gaston (21 rue des Frères Montgolfier, Chenove, Chenove, F-21300, FR)
Application Number:
PCT/FR2002/002384
Publication Date:
January 16, 2003
Filing Date:
July 08, 2002
Export Citation:
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Assignee:
Huguenin, Gaston (21 rue des Frères Montgolfier, Chenove, Chenove, F-21300, FR)
International Classes:
B63B39/06; (IPC1-7): B63B39/06
Foreign References:
AU2169577A
US0300764A
FR2473009A1
US1299186A
US3064613A
US0717890A
AU2169577A
Attorney, Agent or Firm:
Guiu, Claude (Cabinet Claude Guiu, 10 rue Paul Thénard, Dijon, F-21000, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Dispositif (1) pour amortir les mouvements de roulis et/ou verticaux d'un bateau (B) ancré, lesdits mouvements du bateau (B) étant causés par les mouvements ondulatoires de la surface de la mer, tels que la houle ou le clapot par exemple, communément appelés vagues (V), de manière à éviter la dérive du bateau, caractérisé en ce qu'il est constitué de moyens s'étendant partiellement sous la surface de l'eau, connectés à un élément du bateau et procurant sur la coque du bateau une force pondérale qui s'oppose audit déplacement lorsque la coque de ce dernier est entraînée verticalement par la crte d'une vague (V) et une force nulle lorsque la coque du bateau (B) se situe dans le creux d'une vague.
2. Dispositif suivant la revendication précédente caractérisé en ce que les moyens sont constitués d'un corps creux (2) tronconique ou tronc. polyédrique comprenant une grande base ouverte (3) reliée à un élément du bateau (B) par un câble (4) et une petite base ouverte (7) munie d'un lest (8) de telle sorte que, lorsque le corps creux (2) est partiellement immergé, suspendu par le câble (4), ledit corps creux (2) s'étende verticalement, la grande base (3) légèrement au. dessus du niveau de l'eau, ladite grande base s'étendant au. dessus de la petite base (7).
3. Dispositif suivant la revendication précédente caractérisé en ce que le corps creux (2) est obtenu dans un matériau flexible imperméable.
4. Dispositif suivant les revendications 2 et 3 caractérisé en ce que le bord de la grande base (3) du corps creux (2) est solidaire d'un cadre annulaire constitué de deux tubes hémicirculaires articulés.
5. Dispositif suivant les revendications 2 et 3 caractérisé en ce que la grande base (7) et la petite base (3) du corps creux (2) comprennent respectivement une bande annulaire (10,11) obtenue dans un matériau flexible ou semi. flexible solidarisée sur la face interne et/ou externe du corps creux (2).
6. Dispositif suivant les revendications 2 à 5 caractérisé en ce qu'il comprend entre la grande base (3) et la petite base (7) du corps creux (2) des bandes annulaires (12,13, 14) obtenue dans un matériau flexible ou semi. flexible et solidarisées sur la face interne et/ou externe du corps creux (2) et régulièrement espacées afin d'améliorer la résistance dudit corps creux (2).
7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6 caractérisé en ce qu'il comprend un second câble de remontée (15) du dispositif (1) s'étendant par l'intérieur du corps creux (2) et dont les extrémités sont respectivement solidaires de la petite base (7) et du guindeau (31) ou de la proue du bateau (B) lorsque le dispositif (1) est immergé de telle sorte que le retrait du dispositif (1) s'effectue en exerçant une traction sur le câble de remontée (15) jusqu'à ce que la petite base (7) du corps creux (2) soit au. dessus de la grande base (3), l'ensemble du dispositif (1) étant alors remonté en tirant simultanément sur le premier câble (4) relié à la grande base (3) et sur le câble de remontée (15).
8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 7 caractérisé en ce que la petite base (3) comprend un clapet anti. retour (18) constitué par exemple d'une bague (19) solidaire de la périphérie de la petite base (7) et d'au moins un volet (20) pivotant vers l'intérieur du corps creux (2).
9. Dispositif suivant les revendications 7 et 8 caractérisé en ce que l'extrémité du second câble de remonté (15) est solidaire du ou des volets (20) du clapet anti. retour (18).
10. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 9 caractérisé en ce que la base (3) du corps creux (2) est fixé à l'extrémité libre d'une drisse (25) d'un mât (26) d'un voilier (24) par l'intermédiaire du câble (4) de telle sorte. que le corps creux (2) s'étende verticalement à coté de la coque, à hauteur du pied de mât (26) et maintenu à distance de ladite coque par un écarteur (27).
Description:
DISPOSITIF D'AMORTISSEMENT DES MOUVEMENTS D'UN BATEAU ANCRE La présente invention concerne un dispositif pour amortir les mouvements verticaux et/ou de roulis provoqués par les vagues d'un bateau ancré.

Dans le domaine du nautisme, il est bien connu que la tenue de la ligne de mouillage d'un bateau ancré, la ligne de mouillage comprenant une ancre reliée à la proue d'un bateau par une chaîne, dépend du dimensionnement de l'ancre et de la longueur de la chaîne, plus le tonnage du bateau est grand, plus l'ancre est grande et lourde bien évidemment. En effet, pour que l'efficacité de l'ancre soit optimale, il est nécessaire que la traction de la chaîne sur la tige de l'ancre se fasse globalement parallèlement au fond marin sur lequel prend appui la tte de l'ancre afin que cette dernière vienne s'y accrocher.

Toutefois, les mouvements ondulatoires de la surface de la mer, telle que la houle ou le clapot par exemple, communément appelés vagues, provoquent un roulis du bateau, c'est-à-dire un mouvement alternatif transversal du bateau, et/ou un déplacement vertical de la proue du bateau qui atteint son apogée sur la crte de la vague et sa position la plus basse lorsque la proue du bateau se situe dans le creux de la vague. Ce déplacement vertical provoque une traction sur la chaîne de la ligne de mouillage qui s'exerce sur la tige de l'ancre suivant une direction oblique par rapport au fond marin. Cette traction régulière sur l'ancre provoque un glissement de l'ancre sur le fond marin qui se traduit par une dérive du bateau à la surface de l'eau.

Afin de limiter le roulis et/ou le déplacement vertical du bateau provoqués par des vagues, on a déjà imaginé des dispositifs constitués d'un corps creux globalement tronconique connecté à un élément du bateau et immergé qui procure sur la coque du bateau une force hydrodynamique proportionnelle au déplacement vertical du bateau qui s'oppose audit déplacement lorsque la coque de ce dernier est entraînée verticalement par la crte d'une vague et une force nulle lorsque la coque du bateau se

situe dans le creux d'une vague. C'est le cas par exemple du brevet australien AU 2169577 décrivant des stabilisateurs pour un petit bateau à l'ancrage. Les stabilisateurs sont respectivement constitués d'un corps creux globalement tronconique amarrés de part et d'autre de la coque du bateau de telle sorte que les corps creux soient totalement immergés. Par ailleurs, les corps creux des vannes constituées de membranes qui s'ouvrent et se ferment lorsque les corps creux tronconiques descendent et respectivement montent. Ainsi, lorsqu'un corps creux tronconique s'enfonce dans l'eau, les membranes s'ouvrent sous l'effet de la résistance de l'eau afin de faciliter la descente audit corps creux tronconique et, lorsque le corps creux tronconique remonte, les membranes se ferment pour procurer une force hydrodynamique qui s'oppose à la remontée. En effet, lors de la remontée, le corps creux tronconique se comporte comme un disque rigide qui fait frein, cette force de résistance dite force hydrodynamique étant proportionnelle à la superficie de la grande base du corps creux tronconique.

Ces dispositifs présentent l'inconvénient de nécessiter de grandes dimensions, notamment de la grande base du corps creux tronconique, pour procurer une force suffisante s'opposant au déplacement vertical d'un bateau de grande taille tel qu'un yacht par exemple, ce qui rend la mise en place de ces dispositifs impossible et leur rangement difficile pour ce type de bateau.

L'un des buts de l'invention est donc de remédier à ces inconvénients en proposant un dispositif de conception simple et peu onéreuse pour amortir les mouvements verticaux et/ou de roulis d'un bateau ancré de manière à éviter la dérive du bateau.

A cet égard et conformément à l'invention, il est -proposé un dispositif pour amortir les mouvements de roulis et/ou verticaux d'un bateau ancré, lesdits mouvements du bateau étant causés par les mouvements ondulatoires de la surface de la mer, tels que la houle ou le clapot par exemple, communément appelés vagues, de manière à éviter la

dérive du bateau, remarquable en ce qu'il est constitué de moyens s'étendant partiellement sous la surface de l'eau, connecté à un élément du bateau et procurant sur la coque du bateau une force pondérale qui s'opposent audit déplacement lorsque la coque de ce dernier est entraînée verticalement par la crte d'une vague et une force nulle lorsque la coque du bateau se situe dans le creux d'une vague.

Selon une variante d'exécution particulièrement avantageuse du dispositif conforme à l'invention, les moyens sont constitués d'un corps creux tronconique ou tronc-polyédrique comprenant une grande base ouverte reliée au guindeau ou à la proue du bateau par un câble et une petite base ouverte munie d'un lest de telle sorte que, lorsque le corps creux est partiellement immergé, suspendu par le câble, ledit corps creux s'étende verticalement, la grande base légèrement au-dessus du niveau de l'eau, ladite grande base s'étendant au-dessus de la petite base.

On comprend bien que lorsque la proue du bateau se déplace verticalement vers le haut, soulevée par une vague, le corps creux qui est rempli d'eau sort de l'eau et exerce une force pondérale sur la proue du bateau et que, lorsque la proue se situe dans un creux entre deux vagues successives, le corps creux s'enfonce, la grande base au- dessus de la petite base, grâce au lest de la petite base, le corps creux exerçant alors sur la proue du bateau une force nulle ou quasiment nulle.

On notera, par ailleurs, que la petite base ouverte du corps creux permet un faible écoulement de l'eau lorsque la proue du bateau se déplace verticalement afin d'éviter tout déchirement du corps creux.

Afin de faciliter le retrait du dispositif d'amortissement des mouvements verticaux du bateau, le dispositif comprend avantageusement un second câble de remontée s'étendant par l'intérieur du corps creux et dont les extrémités sont respectivement solidaires de la petite base et du guindeau ou de la proue du bateau lorsque le dispositif est immergé de telle sorte que le retrait du

dispositif s'effectue en exerçant une traction sur le câble de remontée jusqu'à ce que la petite base du corps creux soit au-dessus de la grande base, l'ensemble du dispositif étant alors remonté en tirant simultanément sur le premier câble relié à la grande base et sur le câble de remontée.

D'autres avantages et caractéristiques ressortiront mieux de la description qui va suivre, de plusieurs variantes d'exécution, données à titre d'exemples non limitatifs, du dispositif pour amortir les mouvements verticaux et/ou de roulis d'un bateau ancré conforme à l'invention, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective déchirée du dispositif pour amortir les mouvements verticaux d'un bateau ancré conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe radiale du dispositif conforme à l'invention représenté sur la figure 1, - la figure 3 est une vue en coupe radiale partielle du dispositif conforme à l'invention muni d'un clapet anti- retour, - la figure 4 est une vue en coupe radiale partielle d'une variante d'exécution du dispositif conforme à l'invention, - les figures 5a et 5b sont des vues en coupe radiale du dispositif conforme à l'invention lors du retrait dudit dispositif de l'eau, - les figures 6a et 6b d'un bateau ancré muni du dispositif pour amortir les mouvements verticaux d'un bateau ancré suivant l'invention respectivement lorsque la proue du bateau se situe dans le creux de deux vagues successives et lorsque ledit bateau est entraîné verticalement par la crte d'une vague.

- la figure 7 est une vue de côté d'un bateau à voile muni du dispositif suivant l'invention positionné le long d'un flanc dudit bateau afin d'amortir les mouvements de roulis de ce dernier, - la figure 8 est une vue de face du bateau à voile

muni du dispositif suivant l'invention représenté sur la figure 7.

En références aux figures 1 et 2, le dispositif 1 pour amortir les mouvements verticaux d'un bateau ancré est constitué d'un corps creux tronconique 2, de préférence obtenu dans un matériau flexible imperméable tel que du tissu par exemple, comprenant une grande base ouverte 3 de section globalement circulaire reliée au guindeau ou à la proue d'un bateau, comme il sera détaillé plus loin, par un premier câble 4 solidaire de quatre suspentes 5a, 5b, 5c, 5d respectivement solidarisées en quatre points du bord de la grande base 3 deux à deux diamétralement opposées, le premier câble 4 étant solidarisé aux quatre suspentes 5a, 5b, 5c, 5d par un anneau 6 par exemple. Le corps creux tronconique 2 comprend, par ailleurs, une petite base ouverte 7 munie d'un lest 8 solidarisé à ladite petite base 7 par deux petits câbles 9a, 9b de mme longueur dont les extrémités libres sont respectivement fixées aux bords de la petite base 7 en deux points diamétralement opposés et au lest 8, de telle sorte que, lorsque le corps creux 2 est immergé, suspendu par le câble 4, ledit corps creux 2 s'étende verticalement, la grande base 3 au-dessus de la petite base 7 comme on le verra plus loin.

Par ailleurs et selon une caractéristique particulièrement avantageuse du dispositif conforme à l'invention, la grande base 3 et la petite base 7 du corps creux 2 comprennent une bande annulaire 10 et respectivement 11, obtenues dans un matériau flexible ou semi-flexible, tel que du tissu épais imperméable par exemple, et respectivement solidarisés sur la face externe dudit corps creux 2. De la mme manière, le corps creux 2 comprend entre la grande base 3 et la petite base 7 des bandes annulaires intermédiaires 12,13 et 14 obtenues dans un matériau flexible ou semi-flexible, solidarisées sur la face externe du corps creux 2 et régulièrement espacées afin d'améliorer la résistance dudit corps creux 2. Les bandes annulaires 10 à 14 sont solidarisées sur la face externe du corps creux 2 par tout moyen approprié tel que,

par exemple, par collage ou par des coutures.

Il va de soi que lesdites bandes annulaires 10 à 14 peuvent tre solidarisées sur la face interne du corps creux 2 sans pour autant sortir du cadre de l'invention.

Selon une variante d'exécution particulièrement avantageuse, non représentée sur les figures, le bord de la grande base 3 du corps 2 est solidaire d'un cadre annulaire constitué de deux tubes hémicirculaires articulés autour de charnières qui permettent de plier le dispositif de manière à réduire son encombrement pour son rangement après son utilisation.

Afin de faciliter le retrait du dispositif, ce dernier comprend, en référence aux figures 1 et 2, un second câble de remontée 15 du dispositif 1 s'étendant par l'intérieur du corps creux 2 et dont les extrémités sont respectivement solidaires de la petite base 7 et du guindeau ou de la proue du bateau comme il sera détaillé plus loin. Le second câble de remontée 15 est, par exemple, solidarisé à la petite base 7 par un anneau 16 solidaire de l'extrémité libre du second câble de remontée 15 et coulissant le long d'une tige s'étendant diamétralement d'un bord à l'autre de la petite base 7.

Selon une variante d'exécution du dispositif pour amortir les mouvements verticaux d'un bateau ancré conforme à l'invention et en référence à la figure 8, la petite base 7 comprend un clapet anti-retour 18 constitué, par exemple, d'une bague 19 solidaire de la périphérie de la petite base 7 et de deux volets pivotants autour d'un axe 21 vers l'intérieur du corps creux 2, comme l'indique les flèches a de la figure 3, l'axe 21 s'étendant diamétralement d'un bord à l'autre de la petite base 7 et lesdits volets 21 prenant appui sur la bague 19 pour fermer la petite base 7.

Il est bien évident que le clapet anti-retour 19 peut ne comporter qu'un unique volet sans pour autant sortir du cadre de l'invention.

Par ailleurs, dans cette variante d'exécution particulière du dispositif conforme à l'invention,

l'extrémité du second câble de remontée 15 est alors solidaire du ou des volets du clapet anti-retour 18.

Selon une autre variante d'exécution du dispositif conforme à l'invention, en référence à la figure 4, le lest 8 consiste dans un poids en forme d'anneau 22 positionné à la périphérie de la petite base 7. Le poids en forme d'anneau 22 s'étend, par exemple, à l'extérieur du corps creux 2 et il est maintenu par une bande de tissu 23 cousue sur ledit corps creux 2.

Il est bien évident que le poids en forme d'anneau 22 peut s'étendre à l'intérieur du corps creux 2 et qu'il peut tre maintenu par tout moyen approprié tel que par exemple une bande de tissu collée audit corps creux 2.

Selon une dernière variante d'exécution du dispositif conforme à l'invention, afin d'empcher le roulis d'un bateau à voile dit voilier 24, en référence aux figures 7 et 8, la base 3 du corps creux 2 est fixée à l'extrémité libre d'une drisse 25, telle que la drisse de grand voile par exemple, d'un mât 26 du voilier 24 par l'intermédiaire du câble 4 de telle sorte que le corps creux 2 s'étende verticalement à côté de la coque, à hauteur du pied de mât 26 et maintenu à distance de la coque par un écarteur 27. Ledit écarteur 24 est constitué de deux bras 27a et 27b articulés autour d'une charnière 28 et dont les extrémités libres prennent appui sur la coque, sous un garde corps 29, à hauteur du pied de mât 26 de telle sorte que les bras 27a et 27b s'étendent globalement perpendiculairement à la coque, le câble 4 prenant appui sur la charnière 28. Afin d'empcher la chute de l'écarteur 27 dans l'eau lors du retrait du dispositif, le dispositif comprend un bout 30, c'est-à-dire un cordage dont les extrémités libres sont respectivement solidarisées au cordage du garde-corps 29 et à l'écarteur 27 au niveau de la charnière 28 par exemple. On observera, par ailleurs, que, dans cet exemple particulier de réalisation, le câble de remontée 15 du corps creux 2 s'étend à l'extérieur dudit corps 2 sans pour autant sortir du cadre de l'invention.

On décrira maintenant, en référence aux figures 5a, 5b

et 6a, 6b le fonctionnement du dispositif pour amortir les mouvements verticaux d'un bateau ancré conforme à l'invention.

En référence à la figure 5a, le dispositif 1 est immergé dans l'eau et amarré par son premier câble 4 à la proue d'un bateau B, l'amarrage s'effectuant soit au guindeau 31 soit à un taquet d'amarrage 32 positionné sur le pont du bateau B à proximité de sa proue. On entend par guindeau 31 un dispositif servant à virer les chaînes, à mouiller et à relever les ancres à bord d'un navire, qui est habituellement constitué d'un rouleau d'axe globalement horizontal autour duquel est enroulée la chaîne de la ligne de mouillage du bateau, ledit rouleau étant avantageusement motorisé. Lorsque la proue du bateau est positionnée dans un creux entre deux vagues successives V, en référence à la figure 6a, la force exercée sur la proue du bateau B par le dispositif 1 est nulle ou quasiment nulle, la force exercée par le dispositif 1 consistant dans le poids du lest 8 qui est négligeable par rapport au poids du bateau B.

Lorsque la proue du bateau B est entraînée verticalement par la crte d'une vague V, en référence à la figure 6b, le déplacement vertical du bateau B provoque la remontée du dispositif 1 remplit d'eau. Ainsi, le dispositif 1 procure, lors de la remontée de la proue du bateau B, une force pondérale Fp directement proportionnelle au volume d'eau contenu dans le corps creux 2 qui s'oppose au déplacement vertical dudit bateau B, schématiquement représentée par la flèche E, de sorte que ledit déplacement vertical de la proue du bateau est limité. A cet égard, on a représenté en traits pointillés sur la figure 5b, un bateau B au grès des vagues V, c'est-à-dire un bateau B non équipé du dispositif 1 tel que décrit précédemment, entraîné verticalement par la crte d'une vague V. On observera que, pour un corps creux 2 présentant une grande base 3 (figures 1 et 2) d'1 m 50 de section, une petite base 7 de 50 mm de section et une longueur de 5 m séparant la grande base 3 de la petite base 7, le poids de l'eau contenue dans le corps creux 2 est approximativement de 3

tonnes.

I1 est bien évident que les dimensions du dispositif 1 décrit précédemment dépendent notamment de la taille et du poids du bateau B.

Par ailleurs, on notera que le déplacement vertical du bateau B étant limité, la traction sur la chaîne de la ligne de mouillage de ce dernier est également réduite évitant ainsi un glissement de l'ancre sur le fond marin qui se traduirait par une dérive du bateau B à la surface de l'eau. Enfin, le déplacement vertical du bateau B étant notablement réduit, les passagers de ce dernier ne perçoivent plus, ou du moins perçoivent moins, les mouvements des vagues qui sont à l'origine du mal de mer.

Le retrait du dispositif, en référence aux figures 5a et 5b, s'effectue en effectuant une traction sur le second câble de remontée 15 jusqu'à ce que la petite base 7 du corps creux 2 soit au-dessus de la grande base 7, l'ensemble du dispositif étant alors remonté en tirant simultanément sur le premier câble 4 relié à la grande base et sur le câble de remontée 15.

Accessoirement, en référence aux figures 6a, 6b le premier câble 4 et/ou le second câble de remontée 15 comprennent une bouée ou un flotteur 33 afin d'éviter que le dispositif 1 ne coule lors d'une mauvaise manoeuvre.

Ladite bouée 33 est de préférence solidarisée au premier câble 4 ou au second câble de remontée 15 de telle sorte qu'elle s'étende continuellement entre la proue du bateau B et la surface de l'eau.

Enfin il va de soi que le dispositif pour amortir les mouvements verticaux d'un bateau ancré peut consister dans un corps creux tronc-polyédrique, c'est-à-dire un polyèdre tronqué, et que les exemples que l'on vient de donner ne sont que des illustrations particulières en aucun cas limitatives des domaines d'application de l'invention.