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Title:
DEVICE FOR DETECTING THE IMPROPER ADJUSTMENT OF A VENTILATORY SUPPORT MACHINE USED ON A MAMMAL
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2008/006963
Kind Code:
A2
Abstract:
The invention relates to a device for detecting the improper adjustment of a ventilatory support machine used on a mammal. The device (12) includes measuring means (40) for taking a measurement, as a function of time, of a neurophysiological signal involved in the respiratory process of the mammal for at least two successive breathing cycles, each breathing cycle comprising a respiratory initiation time; an input for receiving a respiratory initiation signal (to) which is different from the neurophysiological signal; means (42) for processing the neurophysiological signals, which are configured to process the neurophysiological signals for each respiratory initiation time over a period of time starting from the respiratory initiation time; and means (44) for detecting an improper adjustment of the ventilator using the processed signals.

Inventors:
SIMILOWSKI, Thomas (13bis rue Lasserre, Issy-les-moulineaux, F-92130, FR)
RAUX, Mathieu (137 Boulevard Lafayette, Clermont-Ferrand, F-63000, FR)
STRAUS, Christian (3 place de la Révolution, Guyancourt, F-78280, FR)
RAY, Patrick (148 rue d'Aulnay, Chatenay Malabry, F-92290, FR)
Application Number:
FR2007/001148
Publication Date:
January 17, 2008
Filing Date:
July 05, 2007
Export Citation:
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Assignee:
UNIVERSITE PIERRE ET MARIE CURIE-PARIS VI (Tour Centrale, 4 Place Jussieu, Paris, F-75005, FR)
SIMILOWSKI, Thomas (13bis rue Lasserre, Issy-les-moulineaux, F-92130, FR)
RAUX, Mathieu (137 Boulevard Lafayette, Clermont-Ferrand, F-63000, FR)
STRAUS, Christian (3 place de la Révolution, Guyancourt, F-78280, FR)
RAY, Patrick (148 rue d'Aulnay, Chatenay Malabry, F-92290, FR)
International Classes:
A61M16/00; A61M16/00
Attorney, Agent or Firm:
HABASQUE, Etienne et al. (Cabinet Lavoix, 2 place d'Estienne d'Orves, Paris Cedex 09, F-75441, FR)
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Claims:

REVENDICATIONS

1- Dispositif (12 ; 112) de détection d'un réglage inapproprié d'une machine d'assistance ventilatoire utilisée sur un mammifère, caractérisé en ce qu'il comporte : - des moyens (40 ; 140) de mesure, en fonction du temps, d'un signal neurophysiologique mis en œuvre dans le processus respiratoire du mammifère pour au moins deux cycles respiratoires successifs, chaque cycle respiratoire comportant un instant de déclenchement respiratoire ;

- une entrée pour la réception d'un signal de déclenchement respira- toire (t 0 ) différent du signal neurophysiologique ;

- des moyens (42 ; 142) de traitement des signaux neurophysiologiques, configurés pour traiter les signaux neurophysiologiques, pour chaque instant de déclenchement respiratoire (t 0 ), sur un intervalle de temps comprenant l'instant de déclenchement respiratoire (t 0 ) et s'étendant en avance de l'instant de déclenchement respiratoire (t 0 ) ; et

- des moyens (44 ; 144) de mise en évidence d'un réglage inapproprié du ventilateur à partir desdits signaux traités.

2.- Dispositif (12 ; 112) selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les moyens de traitement (42 ; 142) comportent des moyens (60 ; 160) de rétro-moyennage point à point des signaux neurophysiologiques mesurés pour l'ensemble des cycles sur un même intervalle de temps déterminé.

3.- Dispositif (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de mesure comprennent un élec- troencéphalographe (40) et sont propres à mesurer un éventuel potentiel pré-moteur du mammifère précédent l'instant de déclenchement respiratoire

(to).

4.- Dispositif (12) selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de traitements sont configurés pour calculer la pente du signal élec- troencéphalographique immédiatement avant l'instant de déclenchement respiratoire (t 0 ).

5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens (44) de mise en évidence comportent des moyens (70) de comparaison de la pente avec une valeur de référence.

6. Dispositif (12) selon la revendication 5, caractérisé en ce que la va- leur de référence est prise égale à zéro.

7.- Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que les moyens (44) de mise en évidence d'un réglage inapproprié comportent des moyens (72) de déclenchement d'un indicateur, lorsque la valeur de la pente est supérieure à la valeur de référence. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'indicateur est un voyant lumineux.

9.- Dispositif (12) selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que ledit intervalle de temps s'étend pour plus de la moitié en avance par rapport à l'instant de déclenchement respiratoire (t 0 ). 10.- Dispositif (112) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de mesure comprennent un électromyographe (144) et sont propres à calculer l'intégrale d'un signal électromyographique sur ledit intervalle de temps (t 0 ).

11.- Dispositif (112) selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'intervalle de temps s'étend pour plus de la moitié en retard par rapport à l'instant respiratoire (t 0 ).

12.- Dispositif (112) selon la revendication 10 ou 11 , caractérisé en ce que les moyens de mise en évidence (144) comprennent des moyens (170) de détection d'une évolution temporelle de la moyenne de la racine carrée du signal électromyographique sur ledit intervalle de temps.

13.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur propre à détecter une aspiration du patient, relié à l'entrée pour la réception d'un signal de déclenchement respiratoire (t 0 ), ce capteur étant distinct des moyens (40 ; 140) de mesure du signal neurophysiologique.

14.- Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que le capteur est un capteur de dépression.

15.- Dispositif selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que le capteur est distinct des moyens de mesure (40 ; 140).

16.- installation (8) d'assistance ventilatoire comportant :

- une machine d'assistance ventilatoire (10) ; et - un dispositif (12) de détection d'un réglage inapproprié selon l'une quelconque des revendications précédentes.

17.- Procédé (12 ; 112) de détection d'un réglage inapproprié d'une machine d'assistance ventilatoire utilisée sur un mammifère, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes de : - mesure, en fonction du temps, d'un signal neurophysiologique mis en œuvre dans le processus respiratoire du mammifère pour au moins deux cycles respiratoires ; chaque cycle respiratoire comportant un instant de déclenchement respiratoire ;

- la réception d'un signal de déclenchement respiratoire (t 0 ), différent du signal neurophysiologique ;

- le traitement des signaux neurophysiologiques, pour chaque instant de déclenchement respiratoire (t 0 ), sur un intervalle de temps comprenant l'instant de déclenchement respiratoire (t 0 ) et s'étendant en avance de l'instant de déclenchement respiratoire (t 0 ) ; et - mise en évidence d'un réglage inapproprié du ventilateur à partir desdits signaux traités.

18.- Produit programme d'ordinateur comportant des instructions qui, lorsque mis en œuvre sur un calculateur associé à des moyens de mesure d'un signal neurophysiologique, met en œuvre le procédé de la revendica- tion 17.

Description:

Dispositif de détection d'un réglage inapproprié d'une machine d'assistance ventilatoire utilisée sur un mammifère.

La présente invention concerne un dispositif de détection d'un réglage inapproprié d'une machine d'assistance ventilatoire utilisée sur un mammifère.

Certaines personnes souffrent d'une défaillance respiratoire aiguë, consécutive, par exemple, à une pneumonie, un œdème pulmonaire ou une surinfection de maladies respiratoires chroniques. Une assistance ventilatoire mécanique peut s'avérer nécessaire. Les machines d'assistance ventilatoire ou ventilateurs comportent des moyens de détection d'une inspiration par le patient et des moyens pour aider le patient à l'inspiration en augmen- tant le flux d'air ou la pression de l'air recueilli par le patient.

Ainsi, l'assistance consiste en la fourniture d'un volume prédéterminé de gaz ou en une pressurisation des voies aériennes. Dans les deux cas, divers réglages permettent d'adapter le flux de gaz aux besoins du patient. La machine d'assistance doit donc être adaptée au comportement ventila- toire du patient afin que la relation qui les unit soit "harmonieuse", c'est-à- dire que le patient soit dans un état de confort physique satisfaisant, le patient n'éprouvant, lors de l'assistance, aucune gêne respiratoire. Avec des réglages inadaptés, par exemple lorsque le flux d'air est trop important ou, au contraire, trop faible, le patient peut être dans une situation inconfortable, voire être dans une situation de détresse respiratoire.

Pour détecter une telle dysharmonie entre le patient et la machine, différents moyens ont été utilisés. En particulier, il est connu de simplement interroger le patient. Toutefois, cela n'est pas possible lorsque le patient est endormi ou dans le coma. II est connu également d'observer l'activité ventilatoire, notamment la fréquence et l'utilisation des différents groupes musculaires respiratoires.

Il est également recouru à l'observation de la coordination entre les mouvements respiratoires et la réponse du ventilateur pour détecter un asynchronisme ou des efforts de déclenchement inefficaces.

Enfin, il est connu de mesurer des éléments physiologiques indirects permettant de qualifier l'activité ventilatoire et de détecter, le cas échéant, sa nature désynchronisée. Ces éléments physiologiques indirects sont par exemple la pression d'occlusion, la morphologie des courbes de pression des voies aériennes, le travail ventilatoire.

En pratique, ces moyens s'avèrent délicats à utiliser et constituent tous des témoins indirects des sensations que peut éprouver le patient.

L'invention a pour but de proposer un dispositif permettant de détecter un réglage défaillant de la machine de ventilation qui soit fiable. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de détection d'un réglage approprié d'une machine d'assistance respiratoire utilisée sur un mammifère, caractérisé en ce qu'il comporte :

- des moyens de mesure, en fonction du temps, d'un signal neurophysiologique mis en œuvre dans le processus respiratoire du mammifère pour au moins deux cycles respiratoires successifs, chaque cycle respiratoire comportant un instant de déclenchement respiratoire ;

- une entrée pour la réception d'un signal de déclenchement respiratoire différent du signal neurophysiologique ;

- des moyens de traitement des signaux neurophysiologiques, confi- gurés pour traiter les signaux neurophysiologiques, pour chaque instant de déclenchement respiratoire, sur un intervalle de temps comprenant l'instant de déclenchement respiratoire et s'étendant en avance de l'instant de déclenchement respiratoire ; et

- des moyens de mise en évidence d'un réglage inapproprié du venti- lateur à partir desdits signaux traités.

Ainsi, l'invention permet de détecter le réglage inapproprié à partir d'une activité neurologique ou neuromusculaire anormale chez un patient placé sous assistance ventilatoire mécanique. Une telle manière de faire permet une détection fiable, c'est-à-dire obtenue quasi directement des sen- sations du patient.

Suivant des modes particuliers de réalisation, le dispositif comporte l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

- les moyens de traitement comportent des moyens de rétro- moyennage point à point des signaux neurophysiologiques mesurés pour l'ensemble des cycles sur un même intervalle de temps déterminé ;

- les moyens de mesure comprennent un électroencéphalographe et sont propres à mesurer un éventuel potentiel pré-moteur du mammifère précédent l'instant de déclenchement respiratoire ;

- les moyens de traitements sont configurés pour calculer la pente du signal électroencéphalographique immédiatement avant l'instant de déclenchement respiratoire ; - les moyens de mise en évidence comportent des moyens de comparaison de la pente avec une valeur de référence ;

- la valeur de référence est prise égale à zéro ;

- les moyens de mise en évidence d'un réglage inapproprié comportent des moyens de déclenchement d'un indicateur, lorsque la valeur de la pente est supérieure à la valeur de référence ;

- l'indicateur est un voyant lumineux ;

- ledit intervalle de temps s'étend pour plus de la moitié en avance par rapport à l'instant de déclenchement respiratoire ;

- les moyens de mesure comprennent un électromyographe et sont propres à calculer l'intégrale d'un signal électromyographique sur ledit intervalle de temps ;

- l'intervalle de temps s'étend pour plus de la moitié en retard par rapport à l'instant respiratoire ;

- les moyens de mise en évidence comprennent des moyens de dé- tection d'une évolution temporelle de la moyenne de la racine carrée du signal électromyographique sur ledit intervalle de temps ;

- il comprend un capteur propre à détecter une aspiration du patient, relié à l'entrée pour la réception d'un signal de déclenchement respiratoire (t 0 ), ce capteur étant distinct des moyens de mesure du signal neurophysio- logique ;

- le capteur est un capteur de dépression ;

- le capteur est distinct des moyens de mesure.

L'invention a également pour objet une installation d'assistance venti- latoire comportant :

- une machine d'assistance ventilatoire et

- un dispositif de détection d'un réglage inapproprié tel que décrit pré- cédemment.

L'invention a également pour objet un procédé de détection d'un réglage inapproprié d'une machine d'assistance ventilatoire utilisée sur un mammifère, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes de :

- mesure, en fonction du temps, d'un signal neurophysiologique mis en œuvre dans le processus respiratoire du mammifère pour au moins deux cycles respiratoires ; chaque cycle respiratoire comportant un instant de dé- clenchement respiratoire ;

- la réception d'un signal de déclenchement respiratoire (t 0 ), différent du signal neurophysiologique ; - le traitement des signaux neurophysiologiques, pour chaque instant de déclenchement respiratoire, sur un intervalle de temps comprenant l'instant de déclenchement respiratoire et s'étendant en avance de l'instant de déclenchement respiratoire ; et

- mise en évidence d'un réglage inapproprié du ventilateur à partir desdits signaux traités.

L'invention a également pour objet un programme d'ordinateur comportant des instructions qui, lorsque mis en œuvre sur un calculateur associé à des moyens de mesure d'un signal neurophysiologique, met en œuvre le procédé précédent. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins, sur lesquels :

- la figure 1 est une vue schématique d'une installation d'assistance ventilatoire mise en œuvre sur un patient ; - la figure 2 est une vue en perspective de trois-quarts arrière de la tête d'un être humain montrant un exemple d'implantation des électrodes ;

- la figure 3 est un ensemble de courbes explicitant le moyennage point à point effectué sur un ensemble de cycles respiratoires du signal élec- troencéphalographique recueilli ;

- la figure 4 est un exemple d'ensemble de courbes montrant l'activité encéphalographique détectée et l'activité électromyographique du muscle scalène d'un être humain placé sous assistance ventilatoire ;

- la figure 5 est une vue identique à celle de la figure 4 en cas de dysharmonie est un exemple d'ensemble de courbes montrant l'activité encéphalographique détectée et l'activité électromyographique du muscle sca- lène d'un être humain placé sous assistance ventilatoire ;

- la figure 6 est une vue identique à celle de la figure 1 d'une variante de réalisation d'une installation selon l'invention ;

- la figure 7 est un exemple d'ensemble de courbes montrant l'activité ventilatoire (en haut) et l'activité électromyographique (en bas) pour plu- sieurs cycles respiratoires ; et

- la figure 8 est une courbe montrant l'activité ventilatoire (en haut) et l'enveloppe moyenne de l'activité électromyographique (en bas).

Sur la figure 1 est illustrée un exemple d'une installation 8 d'assistance ventilatoire utilisant un dispositif selon l'invention. Cette installation 8 comporte une machine d'assistance ventilatoire mécanique 10 et un dispositif 12 de détection d'un réglage défaillant de la machine d'assistance 10.

La machine 10 comporte, comme connu en soi, une turbine 14 propre à fournir un flux d'air à un patient à un débit déterminé et avec une pression donnée. En sortie de la turbine 14 est prévue une vanne 16 permettant de fournir ou non l'air au patient sous pression produit par la turbine 14. La turbine 14 et la vanne 16 sont reliées à une unité de pilotage 18 elle-même connectée à un capteur de dépression propre à détecter une aspiration du patient. La turbine 14 est reliée, en aval de la vanne 16, à un masque 22 propre à être appliqué sur les voies respiratoires supérieures du patient. Le

capteur de dépression 20 est monté par exemple dans le masque 22 du patient.

En variante, le masque 22 peut être remplacé par une sonde endo- trachéale. L'unité de pilotage 18 est reliée à une unité de réglage 24 propre à modifier les paramètres de fonctionnement de la machine 18, et en particulier le débit imposé par la turbine 14, la pression du flux, les instants de basculement de la vanne 16, et tout autre paramètre comme connu dans l'état de la technique. Par ailleurs, l'unité de pilotage 18 comporte une sortie propre à fournir un signal de déclenchement respiratoire t 0 représentatif d'un début d'inspiration du patient.

Le dispositif 12 de détection d'un réglage défaillant comporte une unité 40 de mesure d'un signal neurophysiologique représentatif d'une inspira- tion et propre à fournir un signal neurophysiologique en fonction du temps.

Elle comporte en outre une unité 42 de traitement connectée à l'unité de mesure 40 pour recevoir le signal neurophysiologique. Cette unité de traitement 42 comporte une entrée pour la réception du signal de déclenchement respiratoire to, cette entrée étant connectée à la sortie correspondante de la machine 10.

Le dispositif 12 comporte en outre des moyens 44 de mise à disposition d'un praticien d'une information représentative d'un réglage défaillant de la machine 10.

Selon un premier mode de réalisation, les moyens 40 de mesure d'un signal neurophysiologique sont formés d'un électroencéphalographe. Celui- ci comporte, par exemple, trois électrodes 46A, 46B, 46C disposées sur le crâne du patient et notamment au niveau de l'aire motrice supplémentaire, c'est-à-dire du cortex prémoteur. Plus précisément, et de préférence, les électrodes 46A, 46B, 46C sont placées au niveau des dérivations C3-A+, C4-A+ et Cz-A+ du scalp comme illustré sur la figure 2, ces positions étant déterminées dans le repère 10-20 du système international.

Comme connu en soi, l'électroencéphalographe comporte des moyens 50 de recueil du signal, des moyens 52 de filtrage et d'amplification, ainsi que des moyens 54 d'échantillonnage afin de numériser le signal, par exemple avec une fréquence d'échantillonnage de 2000 Hz. Il comporte en outre des moyens 56 de stockage informatiques des valeurs échantillonnées avec leur instant d'échantillonnage correspondant.

Les moyens de traitement 42 comportent des moyens 60 de rétro- moyennage des valeurs échantillonnées mémorisées sur plusieurs cycles respiratoires. Ils sont formés par exemple d'un micro-ordinateur mettant en oeuvre un programme adapté. Plus précisément, et comme illustré sur la figure 3, les moyens de traitement sont propres à effectuer la moyenne arithmétique point à point entre différents intervalles de temps successifs h, b, I n du signal enregistré, chaque intervalle de temps h, I 2 , I n correspondant à un cycle respiratoire. Chaque intervalle de temps h, I 2 , I n est définit par rapport à l'instant de déclenchement respiratoire t 0 du cycle respiratoire correspondant et est calé sur cet instant t 0 . On entend par cycle respiratoire l'intervalle de temps constitué d'une expiration et d'une inspiration complètes.

Sur cette figure 3, la courbe P illustre la pression mesurée par le cap- teur 20 alors que la courbe S illustre le signal électroencéphalographique recueilli aux mêmes instants.

Les intervalles de temps successifs l-i, b, I n sur lesquels est effectué le moyennage des signaux sont illustrés.

Ils sont chacun calé sur l'instant t 0 de déclenchement respiratoire et ont tous la même durée.

Le signal moyen noté l m est obtenu par moyennage des signaux des intervalles \i, I 2 , I n . Un tel signal l m moyen est déterminé pour chacune des trois électrodes 46A, 46B, 46C. La moyenne est de préférence réalisée sur un nombre n de cycles successifs supérieur à 10 et par exemple compris entre 50 et 100 et avantageusement égal à 80.

La durée des intervalles de moyennage h, I 2 , I n est au maximum égale à la durée d'un cycle respiratoire. Elle est de préférence comprise entre 2 s et 4 s et de préférence sensiblement égale à trois secondes.

L'intervalle de moyennage I 1 , I 2 , I n comprend l'instant de déclenche- ment respiratoire t 0 . Cet intervalle s'étend avantageusement pour plus de la moitié en avance par rapport à l'instant de déclenchement respiratoire t 0 . De préférence, il s'étend pour plus des deux tiers en avance par rapport à l'instant de déclenchement t 0 . Plus précisément, le début de l'intervalle est antérieur de 1 ,5 s à 3,5 s à l'instant de déclenchement respiratoire t 0 . De préfé- rence, le début est antérieur sensiblement à 2,5 s.

La fin de l'intervalle est postérieure à l'instant de déclenchement t 0 respiratoire d'un retard compris entre 0,2 s et 0,7 s et de préférence sensiblement égal à 0,5 s.

Les moyens de traitement 42 comportent en outre des moyens de calcul de la pente du signal électroencéphalographique moyenne observé antérieurement à l'instant de déclenchement respiratoire t 0 .

Les moyens 44 de mise en évidence d'un réglage défaillant comportent des moyens 70 de comparaison de la pente du signal moyenne l m à une valeur de référence et des moyens 72 de déclenchement d'un indicateur tel qu'un voyant lumineux, lorsque la valeur de la pente est supérieure à une valeur de référence.

En pratique, cette valeur de référence est par exemple prise égale à zéro.

Outre l'indicateur, les moyens 44 de mise en évidence comportent avantageusement des moyens de stockage et d'affichage des signaux moyennes l m et des valeurs de la pente calculée pour chaque signal l m .

Sur les figures 4 et 5 est représenté un exemple de trois valeurs de signaux moyennées S A , SB, S 0 obtenues depuis les capteurs 46A, 46B, 46C sur un patient en harmonie avec le ventilateur sur la figure 4 et un patient en dysharmonie sur la figure 5.

Il a été constaté que, en cas d'harmonie entre le patient et la machine d'assistance, aucun potentiel prémoteur n'est constaté avant l'instant de dé-

clenchement respiratoire t 0 , le potentiel prémoteur étant le potentiel élec- troencéphalographique mesuré dans la phase précédant immédiatement l'instant de déclenchement respiratoire t 0 .

En revanche, en cas de dysharmonie, le potentiel prémoteur aug- mente progressivement avant l'instant de déclenchement respiratoire t 0 . Ainsi, il est fait l'hypothèse que, lors d'une dysharmonie, un potentiel prémoteur traduisant la préparation corticale du mouvement s'établit avant l'instant de déclenchement t 0 .

Le dispositif étant apte à détecter ce potentiel prémoteur, celui-ci est susceptible de détecter une dysharmonie entre la machine respiratoire et le patient.

A partir de l'information fournie par les moyens de mise en évidence, le praticien est susceptible de modifier les réglages de la machine d'assistance 10 depuis l'unité de réglage 24. En variante, une boucle de régulation est établie entre les moyens de mise en évidence et la machine d'assistance 10, les réglages étant automatiquement modifiés en fonction de la valeur de la pente du potentiel prémoteur détectée.

Suivant un autre mode de réalisation du dispositif noté 112 illustré sur la figure 6, les moyens de mesure d'un signal neurophysiologique sont rem- placés par un électromyographe 140. Celui-ci comporte une ou plusieurs électrodes 146 propres à être placées sur les muscles respiratoires, c'est-à- dire activés par la respiration, par exemple du cou ou du visage d'un patient (en particulier les ailes du nez). Ces électrodes sont susceptibles de détecter les signaux électriques de ces muscles. Ces électrodes sont placées par exemple, suivant un premier mode de réalisation, sur le muscle scalène ou, suivant un second mode de réalisation, sur le muscle alaenasi, commandant l'ouverture des narines. Dans le premier cas, l'électrode 146 est avantageusement placée directement dans le masque 22 assurant l'alimentation en air du patient. Le signal inférieur Ssc des figures 4 et 5 représente l'activité élec- tromyographique enregistrée du muscle scalène.

Comme précédemment, le dispositif 112 comporte une unité 142 de traitement reliée à l'électromyographe 140 et des moyens 144 de mise à disposition d'une information représentative d'un réglage défaillant.

Comme connu en soi, l'électromyographe 140 comporte des moyens 150 de recueil du signal, des moyens de filtrage et d'amplification 152 et des moyens d'échantillonnage 154 ayant par exemple une fréquence de 10 000 Hz, le filtrage étant effectué entre 20 Hz et 3 kHz. Comme précédemment, l'électromyographe 140 comporte des moyens 156 de stockage des valeurs échantillonnées avec leurs instants d'échantillonnage corres- pondant.

Les moyens de traitement 142 comportent des moyens de rétro- moyennage 160 des valeurs échantillonnées.

En référence à la figure 7, dans ce mode de réalisation, les moyens de traitement 142 sont propres à effectuer le calcul de la racine carrée du signal, puis la moyenne arithmétique point à point de cette racine carrée pour un nombre π de cycles prédéterminés sur des intervalles de temps J-i, J 2 , J 3 , ... , J n définis par rapport à l'instant de déclenchement respiratoire t 0 de chaque cycle et calés sur cet instant.

En effet, le signal étant dans ce mode de réalisation symétrique par rapport à l'axe des abscisses, il est nécessaire de le rendre asymétrique en l'élevant au carré afin de calculer une moyenne non nulle.

Avantageusement, la moyenne de la racine carrée est réalisée pour chaque intervalle de temps J-], J 2 , J 3 ,... , J n sur une fenêtre temporelle mobile, de préférence de durée de 1 milliseconde, parcourant ledit intervalle pour obtenir une enveloppe pour chaque intervalle.

La durée de l'intervalle de moyennage J 1 , J 2 , J3,--- , J n est au maximum égale à la durée d'un cycle respiratoire. Elle est de préférence comprise entre 2 s et 4 s et de préférence sensiblement égale à 3 s. L'intervalle comprend l'instant de déclenchement respiratoire t 0 . Cet intervalle s'étend avantageusement pour plus de la moitié et avantageusement pour plus des trois-quarts après l'instant de déclenchement respiratoire t 0 . Plus précisément, le début de l'intervalle est antérieur de 0,5 s à 1 ,5 s à l'instant de dé-

clenchement respiratoire t 0 . De préférence, le début est antérieur sensiblement à une seconde.

La fin de l'intervalle est postérieure à l'instant de déclenchement respiratoire t 0 d'un retard compris entre 1 et 3 secondes et de préférence sensi- blement égale à 2 secondes.

L'unité de traitement 142 comporte en outre des moyens 162 de calcul d'une enveloppe moyenne représentative de l'allure des électromyogrammes des n cycles précédents Cette enveloppe moyenne est illustrée sur la figure 8 avec l'échelle (1 sec) indiquée. On moyenne à cet effet les enveloppes des différents intervalles J-i, J 2 , J 3 ,... , J n pour obtenir l'enveloppe moyenne. L'enveloppe moyenne est de préférence réalisée pour un nombre n de cycles, c'est-à-dire d'intervalles J-i, J 2 , J 3 ,... , J n , supérieur à 10 et compris entre 50 et 100 et avantageusement égal à 80.

Les moyens 144 de mise en évidence d'un réglage défaillant com- porte des moyens 170 de détection d'une évolution temporelle de la valeur de l'enveloppe moyenne calculée.

A cet effet, et pour différents instants de mesure, l'enveloppe moyenne est mémorisée. Ces moyens de détection 170 sont propres à comparer les différentes valeurs des enveloppes moyennes mémorisées entre les intervalles Ji, J 2 , J 3 ,... , J n .

De préférence, une enveloppe moyenne est calculée à une fréquence de 2 à 15 fois par heure et de préférence sensiblement égale à 5 fois par heure

En variante, l'enveloppe moyenne est calculée sur demande, par exemple de la part du personnel hospitalier.

En l'absence d'évolution temporelle dans la valeur de l'enveloppe, les moyens 172 ne déclenchent pas l'indicateur de réglage défaillant.

En revanche, en cas d'évolution temporelle de cette valeur, et notamment d'augmentation de l'intégrale de l'enveloppe moyenne (référence A sur la figure 8), les moyens de déclenchement sont adaptés pour commander le déclenchement d'un indicateur.

II a été constaté qu'en cas d'harmonie, la valeur de l'intégrale reste constante. En revanche, en cas de désharmonie, l'intégrale tend à augmenter.

Bien sûr l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit. En particulier, la modalité de délivrance du flux d'air au patient n'est pas limitée à ce qui a été décrit et peut être réalisée sous la forme d'un volume de gaz administré, ou d'une pressurisation des voies aériennes.