PIERREJEAN, Didier (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
NOMINE, Cyrille (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
CHAPRON, Aurelie (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
PATEL, Ketan (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
PIERREJEAN, Didier (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
NOMINE, Cyrille (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
CHAPRON, Aurelie (98 avenue de Brogny, Annecy, F-74009, FR)
| REVENDICATIONS Dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation durant un traitement de lyophilisation comportant - une enceinte de lyophilisation 1 reliée à une ligne de vide, et - un analyseur des gaz contenus dans l'enceinte, l'analyseur de gaz comprenant o un système d'ionisation des gaz 8 comprenant une source de plasma 13 au contact des gaz, combinée avec un générateur 15, apte à générer un plasma à partir desdits gaz, et o un système d'analyse des gaz ionisés comprenant un capteur de radiation 17, situé à proximité de la zone de génération du plasma, connecté à un appareil d'analyse 18 de l'évolution du spectre radiatif émis par le plasma, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 du plasma. Dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation selon la revendication 1 , dans lequel le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 est apte à allumer ou éteindre le générateur 15. Dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation selon la revendication 1 , dans lequel le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 est apte à modifier le débit ou la pression des gaz à partir desquels le plasma est généré. Dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation selon l'une des revendications 1 à 3, comprenant en outre une porte optique 25 disposée entre le système d'ionisation des gaz 8 et l'enceinte de lyophilisation 1. Dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation selon la revendication 4, dans lequel la porte optique 25 est une pièce métallique qui est insérée dans un raccord rapide 20. 6. Dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel la source de plasma 13 est produite par couplage inductif. 7. Procédé de pilotage de l'opération de déshydratation pendant un traitement de lyophilisation dans une enceinte 1 durant lequel on analyse les gaz présents dans ladite enceinte 1 au moyen d'un système d'ionisation des gaz comprenant une source de plasma 13, caractérisé en ce qu'il comprend une alternance de phases durant lesquelles le plasma est allumé et durant lesquelles le plasma est éteint. 8. Procédé de pilotage de l'opération de déshydratation selon la revendication 7, dans lequel les phases durant lesquelles le plasma est allumé et les phases durant lesquelles le plasma 13 est éteint se succèdent de manière périodique. 9. Procédé de pilotage de l'opération de déshydratation selon l'une des revendications 7 ou 8, dans lequel la durée d'une phase durant laquelle le plasma est éteint est comprise entre 2 minutes et 40 minutes. 1 1 . Procédé de pilotage de l'opération de déshydratation selon l'une des revendications 7 à 9, dans lequel la durée d'une phase durant laquelle le plasma est allumé est comprise entre 1 secondes et 60 secondes. 12. Procédé de pilotage de l'opération de déshydratation selon la revendication 1 1 , dans lequel la durée d'une phase durant laquelle le plasma est allumé est comprise entre 5 secondes et 30 secondes. 13. Procédé de pilotage de l'opération de déshydratation selon l'une des revendications 7 à 12, dans lequel l'allumage ou l'extinction du plasma est piloté au moyen d'un dispositif de contrôle d'un générateur radiofréquence 15 de la source de plasma 13. |
La présente invention se rapporte au suivi et au contrôle de la déshydratation de substrats pendant un procédé de séchage sous vide, et plus particulièrement à la détection de la fin de la sublimation de l'eau contenue dans des substrats soumis à un traitement de lyophilisation.
La lyophilisation est un procédé basse température qui consiste à éliminer par sublimation, la majeure partie de l'eau contenue dans un substrat. Les industries alimentaires, pharmaceutiques (vaccins, sérum, médicaments) et les bio-industries (levures) sont les plus fortement concernés par ce procédé qui leur permet d'obtenir la conservation à long terme d'un principe actif (montrant une activité biologique et/ou médicamenteuse) dans un produit qui sera stocké à température proche de l'ambiante. Le suivi de la cinétique de déshydratation en cours de la lyophilisation est essentiel pour maîtriser les coûts de fabrication, mais aussi pour obtenir un substrat lyophilisé de qualité.
Le procédé de lyophilisation comporte deux opérations successives : la congélation et la déshydratation. L'opération de déshydratation comprend deux étapes correspondant à deux phénomènes physiques distincts : d'une part la sublimation rapide sous vide des cristaux de glace qui se sont formés au cours de la congélation, le plus souvent appelée "dessiccation primaire", et d'autre part la désorption finale de l'eau non congelée, le plus souvent appelée "dessiccation secondaire".
Le document EP-1 674 812, incorporé ici par référence, propose un dispositif et un procédé permettant de déterminer de manière précise la fin de l'étape de dessiccation primaire dans des conditions compatibles avec des exigences élevées d'asepsie. Le dispositif décrit permet de suivre les espèces présentes dans une enceinte de lyophilisation en analysant l'évolution de leurs raies caractéristiques dans le spectre optique de la lumière émise par le plasma des espèces excitées. Des espèces actives, capables de détruire rapidement les micro-organismes, sont créées lorsque la source de plasma est mise sous tension. La source de plasma est placée dans une chambre d'ionisation communiquant avec l'enceinte de lyophilisation. Les gaz contenus dans l'enceinte sont amenés dans la chambre d'ionisation qui est en contact avec l'intérieur de l'enceinte de lyophilisation contenant les substrats à déshydrater. Cependant on observe une désactivation des substrats soumis à un traitement de lyophilisation. Cette désactivation est observée en particulier avec certains types de substrats pharmaceutiques comme la vitamine C, le saccharose, certaines enzymes (glutamate déshydrogénase, lactate déshydrogénase, malate déshydrogénase), etc .. La diminution de la capacité catalytique du substrat une fois déshydraté est liée à une altération de la structure de l'enzyme entraînant une diminution de la vitesse de réaction. Cette perte d'activité minimise l'efficacité du substrat et réduit la qualité du substrat vis-à-vis de son application finale. Dans un substrat pharmaceutique, la concentration en principe actif est très faible, le reste étant un additif. Par conséquent cette désactivation du substrat a un impact important sur l'activité du médicament lors de son utilisation par un patient.
La présente invention a pour but de proposer un dispositif pour le pilotage de l'opération de déshydratation durant un traitement de lyophilisation qui ne présente pas les inconvénients de l'art antérieur. En particulier l'invention propose un dispositif de pilotage permettant de préserver l'activité des substrats à l'issue de la déshydratation.
L'invention a aussi pour but de proposer un procédé de pilotage de l'opération de déshydratation durant un traitement de lyophilisation qui, en minimisant la désactivation, conduit à l'obtention de substrats ayant conservé la majeure partie de leur activité.
L'objet de la présente invention est un dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation durant un traitement de lyophilisation comportant
- une enceinte de lyophilisation reliée à une ligne de vide, et
- un analyseur des gaz contenus dans l'enceinte, l'analyseur de gaz comprenant
- un système d'ionisation des gaz comprenant une source de plasma au contact des gaz, combinée avec un générateur, apte à générer un plasma à partir desdits gaz, et
- un système d'analyse des gaz ionisés comprenant un capteur de radiation, situé à proximité de la zone de génération du plasma, connecté à un appareil d'analyse de l'évolution du spectre radiatif émis par le plasma,
Selon l'invention, l'analyseur de gaz comprend en outre un moyen d'allumage et d'extinction répétées du plasma. Selon une ou plusieurs caractéristiques, prise seule ou en combinaison, du dispositif de pilotage de l'opération de déshydratation, le moyen d'allumage et d'extinction répétées est apte à allumer ou éteindre le générateur, - le moyen d'allumage et d'extinction répétées est apte à modifier le débit ou la pression des gaz à partir desquels le plasma est généré, une porte optique est disposée entre le système d'ionisation des gaz et l'enceinte de lyophilisation, la porte optique est une pièce métallique qui est insérée dans un raccord rapide, la source de plasma est produite par couplage inductif.
Les molécules d'humidité (vapeur d'eau), dégagées au cours du processus de lyophilisation et qui sont ionisés par la source de plasma, génèrent des radicaux libres oxydants. Certains de ces radicaux libres oxydants sont susceptibles de rentrer dans l'enceinte de lyophilisation et de réagir avec les substrats à déshydrater, conduisant à une altération de leur structure et une diminution de leur activité. En raison de la création continue de radicaux libres oxydants pendant une longue durée, leur concentration est très élevée dans l'enceinte, ce qui favorise leur entrée en contact avec le substrat pharmaceutique. Quand les radicaux libres oxydants entrent en contact avec le substrat pharmaceutique, ils sont capables de réagir chimiquement avec le substrat pharmaceutique, conduisant à son oxydation et sa désactivation.
L'invention a donc comme avantage de limiter la formation de radicaux libres oxydants en réduisant la durée d'allumage du plasma. De plus la présence de la porte optique empêche la plupart des radicaux libres oxydants qui se sont néanmoins formés d'entrer en contact avec le substrat pharmaceutique à déshydrater.
L'invention propose aussi un procédé de pilotage de l'opération de déshydratation pendant un traitement de lyophilisation dans une enceinte, durant lequel on analyse les gaz présents dans l'enceinte au moyen d'un système d'ionisation des gaz comprenant une source de plasma. Selon l'invention, le procédé comprend une alternance de phases durant lesquelles le plasma est allumé et durant lesquelles le plasma est éteint.
Selon une ou plusieurs caractéristiques, prise seule ou en combinaison, du procédé de pilotage de l'opération de déshydratation : - les phases durant lesquelles le plasma est allumé et les phases durant lesquelles le plasma est éteint se succèdent de manière périodique,
la durée d'une phase durant laquelle le plasma est éteint est comprise entre 2 minutes et 40 minutes,
la durée d'allumage du plasma est comprise entre 1 seconde et 60 secondes, - la durée d'allumage est comprise entre 5 secondes et 30 secondes,
le plasma est allumé et éteint manuellement,
l'allumage ou l'extinction du plasma est piloté au moyen d'un dispositif de contrôle d'un générateur radiofréquence de la source de plasma.
L'invention a donc comme avantage de minimiser la concentration en radicaux libres oxydants dans l'enceinte de lyophilisation, et donc de limiter la désactivation des substrats à déshydrater.
D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation, donné bien entendu à titre illustratif et non limitatif, et dans le dessin annexé sur lequel
- la figure 1 représente une installation pour le traitement de substrats par lyophilisation mettant en œuvre l'invention,
- la figure 2 est une vue en perspective d'un exemple de raccord rapide mettant en communication une enceinte de lyophilisation avec un système d'ionisation des gaz selon un mode de réalisation de l'invention,
- la figure 3 est une vue en perspective d'une porte optique selon un mode de réalisation de l'invention,
- la figure 4 est une vue en perspective de la porte optique de la figure 3 coopérant avec le raccord de la figure 2,
- la figure 5 montre l'évolution de l'humidité dans les substrats mesurée par l'analyseur de gaz au cours de l'opération de déshydratation, l'humidité H en unités arbitraires (0 = pas de vapeur d'eau ; 1 = saturé en vapeur d'eau) est donnée en ordonnée, et en abscisse le temps T en heures. Dans le mode de réalisation de l'invention illustré sur la figure 1 , l'installation comporte une enceinte 1 sous vide (5.10 "3 à 3 mbar), contenant les substrats à déshydrater 2, dans laquelle a lieu le traitement de lyophilisation. L'enceinte 1 comprend une source chauffante 3, par exemple intégrée à des plateaux superposés, et elle est reliée à un piège de récupération de la vapeur d'eau 4, une pompe à vide primaire 5, et un conduit d'alimentation 6 en azote muni d'une vanne de régulation 7.
L'installation comporte aussi un analyseur de gaz comprenant un système d'ionisation des gaz 8 relié à la partie supérieure de l'enceinte 1 par un tube 9 en quartz, portant une vanne 10, dont l'extrémité ouverte communique directement avec l'intérieur de l'enceinte 1 par un raccord rapide 11 en acier inoxydable (ISO 2852). L'extrémité fermée 12 du tube 9 est en quartz, verre optique ou saphir, et de préférence en forme de lentille asphérique permettant une collecte efficace de la lumière. Toutes les parties 8, 9, 10, 11 , 12 de l'analyseur de gaz qui sont en contact direct avec l'enceinte de lyophilisation 1 sont stérilisés selon les cycles SIP (pour "Sterilization In Place" en anglais).
Dans le système d'ionisation des gaz 8, un plasma est généré à l'intérieur du tube 9 sous vide (< 3 mbar) dans une zone située au niveau d'un solénoïde d'induction 14, ou antenne excitatrice, enroulé à l'extérieur du tube 9, cette zone formant chambre d'ionisation. La chambre d'ionisation et le solénoïde 14 qui l'entoure constituent une source de plasma 13. Le solénoïde d'induction 14 est alimenté par un générateur radiofréquence 15 de type 4W ICP RF à 440 MHz associé à un moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 permettant d'éteindre puis de rallumer la source de plasma de manière répétée. La lumière émise par le plasma est détectée à l'extrémité fermée 12 du tube 9 par un capteur 17, qui peut être notamment une fibre optique. Cette lumière est alors conduite, par exemple par une fibre optique, vers un spectromètre d'émission optique 18 pour y être analysée. Les informations peuvent être enregistrées et traitées grâce à un ordinateur 19 relié au spectromètre d'émission optique 18. La lumière émise est caractéristique des composés présents au sein du plasma, et donc présents à l'intérieur de l'enceinte de lyophilisation 1. Dans le cas présent, des raies caractéristiques de l'hydrogène (656 nm par exemple) et de l'azote (337 nm par exemple) sont suivies au cours de l'opération de déshydratation. Les informations sont enregistrées et traitées par l'ordinateur 19.
La plupart des molécules d'eau provenant d'un substrat humide, notamment d'un substrat pharmaceutique, qui sont libérées pendant le processus de lyophilisation, traversent l'enceinte de lyophilisation 1 et sont pompées par la pompe à vide primaire 5. Eventuellement, une zone de condensation peut être prévue dans le conduit reliant l'enceinte de lyophilisation 1 à la pompe à vide 5 afin de fournir une surface pour solidifier la vapeur d'eau et l'empêcher d'atteindre la pompe à vide 5, ce qui pourrait dégrader les performances de la pompe à vide 5. La température de la zone de condensation est généralement inférieure à -50°C.
Une partie des molécules d'eau sont dirigées vers l'analyseur de gaz. Elles sont excitées sous l'effet de l'énergie apportée par le générateur radiofréquence 15 et émettent une lumière appelée "plasma". En se désexcitant, les molécules d'eau produisent de la lumière et des radicaux libres oxydants susceptibles de produire une réaction chimique d'oxydation avec les substrats pharmaceutiques 2 à déshydrater qui y sont très sensibles.
Selon un mode de réalisation de l'invention, le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 a été mis au point pour permettre de générer un plasma en mode dit "discontinu", ce qui signifie que des phases durant lesquelles la source de plasma est allumée et des phases durant lesquelles la source de plasma est éteinte se succèdent. Dans ce mode de fonctionnement discontinu, la source de plasma est allumée durant environ 5 à 30 secondes toutes les 2 à 40 minutes. La durée des phases d'allumage et des phases d'extinction peut être modifiée en fonction de la sensibilité du substrat pharmaceutique 2 à déshydrater. La durée totale d'allumage de la source de plasma a ainsi été réduite. De ce fait la quantité de radicaux libres oxydants formée a aussi été réduite, minimisant l'effet de l'oxydation du substrat 2 à déshydrater. Selon un mode de réalisation particulier, la source de plasma peut être allumée et éteinte manuellement. Selon un autre mode de réalisation, un dispositif de contrôle, par exemple un logiciel, a été développé de manière à piloter le moyen d'allumage et d'extinction répétées en adaptant la durée des phases d'allumage et d'extinction de la source de plasma. Selon encore une autre forme de réalisation, le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 est apte à modifier le débit ou la pression des gaz à partir desquels le plasma est généré. Par exemple, le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 comporte un moyen d'injection de gaz neutre pour modifier le débit des gaz. Par exemple, à partir d'un plasma allumé, on pilote l'augmentation du débit des gaz jusqu'à éteindre le plasma. Selon un autre exemple, le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 comporte un moyen de pilotage d'ouverture de la vanne 10, en amont de la source de plasma 13, pour modifier la pression des gaz. Le moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 apte à modifier le débit ou la pression des gaz présente l'avantage d'être une méthode simple à mettre en œuvre et peu onéreuse. On a représenté sur la figure 2 un exemple de raccord rapide 20 en acier inoxydable à deux voies, comme par exemple le raccord rapide de type ISO-KF 25 ou bien celui vendu sous la marque "TRICLAMP ® " par la société "QUALITY CONTROLS". Le raccord 20 comporte une entrée 21 munie d'un joint d'étanchéité 22 en élastomère fluoré destinée à établir la communication avec l'enceinte de lyophilisation et une sortie 23 apte à être reliée à l'extrémité ouverte du tube conduisant au système d'ionisation des gaz. Une pièce de fixation 24 permet de solidariser le raccord 20 à l'enceinte de lyophilisation.
Selon l'invention, une porte optique 25 est montée sur le raccord 20, au moyen de trois pattes 26 de fixation par exemple, comme représentée sur la figure 3. D'une part la porte optique 25 permet de bloquer les radicaux libres oxydants pour les empêcher de pénétrer dans l'enceinte de lyophilisation 1. D'autre part la porte optique 25 permet de bloquer les radiations lumineuses du plasma qui sont susceptibles de générer des radicaux libres oxydants à l'intérieur même de l'enceinte de lyophilisation 1. La porte optique 25 est par exemple une pièce métallique dont la forme est adaptée à la forme de l'entrée 21 du raccord rapide 20.
Selon l'invention, la porte optique 25 est disposée à l'entrée 21 du raccord 20 reliée à l'enceinte de lyophilisation 1 , comme le montre la figure 4. La porte optique 25 est insérée à l'intérieur de l'entrée 21 du raccord, de telle sorte de ne pas perturber la liaison étanche créée par le joint 22 entre le raccord 20 et l'enceinte de lyophilisation 1. L'ouverture de la porte optique 25 est représenté par l'espace 27 compris entre le bord externe de la porte 25 et le diamètre intérieur de l'entrée 21 du raccord rapide 20. L'ouverture de la porte optique 25 varie en fonction de la précision de la mesure d'humidité et de la réaction d'oxydation. La lyophilisation d'un substrat commence par une opération de congélation du substrat. L'eau contenue dans le substrat est alors refroidie à une température inférieure à son point triple, la plus basse température à laquelle les phases solide et liquide peuvent coexister. La température de congélation est comprise entre -50°C et -80°C. L'opération de congélation est très critique car le substrat peut être dégradé si cette opération est mal conduite. Une fois terminée l'opération de congélation, qui peut avoir été effectuée à l'extérieur ou à l'intérieur de l'enceinte de lyophilisation 1 , les substrats 2 sont soumis à l'opération de déshydratation, qui est représentée schématiquement sur la figure 5. La sublimation de l'eau contenue dans le substrat s'effectue par apport de chaleur, par conduction ou rayonnement, au moyen de la source chauffante 3. On évite la survenue de la fusion en maintenant la température dans l'enceinte au-dessous du point triple. La vapeur d'eau formée est alors récupérée au moyen du piège 4.
Lorsque l'opération de déshydratation débute, la pompe à vide primaire 5 est mise en route, et la pression baisse à l'intérieur de l'enceinte de lyophilisation 1. Le pompage des gaz contenus à l'intérieur de l'enceinte de lyophilisation 1 par la pompe à vide primaire 5 a d'abord pour but de permettre l'abaissement de la pression totale à l'intérieur de l'enceinte 1. Ensuite le pompage vise à maintenir la pression à l'intérieur de l'enceinte 1 à des valeurs basses compatibles avec les conditions nécessaires à la sublimation, et ce pendant toute l'opération de déshydratation.
Lors de l'étape de dessiccation primaire 50, la pression est diminuée (de l'ordre de quelques millibars) et de la chaleur est fournie en quantité suffisamment au substrat pour sublimer environ 95% de l'eau qu'il contient. La quantité de chaleur nécessaire peut être calculée en utilisant la chaleur latente de sublimation des molécules d'eau. L'étape de dessiccation primaire 50 est lente, par exemple plusieurs jours dans l'industrie, car si trop de chaleur est apportée rapidement la structure du substrat pourrait en être modifiée. Durant cette étape, la pression dans l'enceinte de lyophilisation 1 est contrôlée par l'imposition d'un vide partiel. La basse pression dans l'enceinte de lyophilisation 1 est stabilisée au moyen de la vanne de régulation 7 placée sur le conduit d'alimentation en azote 6 relié à l'enceinte de lyophilisation 1. Lorsque la pression baisse du fait du ralentissement de la sublimation 51 , la vanne 7 s'ouvre pour injecter plus d'azote dans l'enceinte de lyophilisation 1. Durant la période 52 où la sublimation de l'eau est importante, peu d'azote est injecté. L'opération de déshydratation se déroule sous un vide généralement compris entre 0,005 mbar et 0,5 mbar. Une source de plasma froid de type ICP (pour "Inductive Coupled Plasma" en anglais) produit par couplage inductif est donc bien adaptée puisque sa plage de pression de fonctionnement est de 0,005 mbar à 10 mbar. L'étape de dessiccation primaire 50 se termine lorsque toute l'eau présente sous forme de glace a été éliminée (point 53).
L'étape de dessiccation secondaire 54 vise à éliminer les molécules d'eau non gelée, car celles présentes sous forme de glace ont été supprimées lors de l'étape de dessiccation primaire 51. Cette étape du procédé de lyophilisation est régie par les isothermes d'adsorption du substrat. Dans cette étape de dessiccation secondaire 54, la température est plus élevée que dans l'étape de dessiccation primaire 51 , et peut même être supérieure à 0°C, afin de briser les interactions physicochimiques qui se sont formés entre les molécules d'eau et le substrat 2 congelé. Habituellement, la pression est également abaissée à ce stade pour encourager la désorption (typiquement dans la gamme des microbars, ou des fractions d'un Pascal). Toutefois, il existe certains substrats pour lesquels une pression accrue est plus favorable.
À la fin du procédé de lyophilisation, la teneur finale en eau résiduelle dans le substrat est extrêmement faible et représente environ 1 % à 4% de son poids. Après la fin du procédé de lyophilisation, le vide est généralement rompu avec un gaz inerte comme l'azote, avant que le substrat soit emballé hermétiquement.
Une étude a été menée afin d'évaluer les avantages apportés par l'invention en termes d'oxydation des substrats pharmaceutiques subissant une lyophilisation.
Dans le cas présent, on a mesuré l'activité d'enzymes après un traitement de lyophilisation menée en présence ou en l'absence du moyen d'allumage et d'extinction répétées 16. Pour cette étude, le plasma est allumé pendant 30 secondes toutes les 10 minutes. L'activité est exprimée en pourcentage de l'activité initiale de l'enzyme avant lyophilisation. Pour permettre la comparaison entre activité initiale et finale le résultat est rapporté à l'activité spécifique qui est l'activité par mg de substrat. Le résultat obtenu tient compte de toutes les dilutions nécessaires pour effectuer les mesures de l'activité avec un spectrophotomètre. En outre pour la mesure de l'activité après la lyophilisation, les enzymes lyophilisés ont été réhydratés, de manière à obtenir le même volume qu'avant le traitement de lyophilisation. Une première série de mesures de l'activité des substrats a été effectuée avant et après un traitement de lyophilisation de substrats en n'utilisant pas de dispositif de pilotage. Les mesures ont été effectuées sur des substrats placés respectivement sur des plateaux en haut au milieu et en bas de l'enceinte 1. Cette série constitue la série de mesures A.
Une deuxième série de mesures de l'activité des substrats a été effectuée avant et après un traitement de lyophilisation de substrats utilisant un dispositif de pilotage ne comportant ni moyen d'allumage et d'extinction répétées 16, ni porte optique 25. Cette deuxième série constitue la série de mesures B.
Une troisième série de mesures de l'activité des substrats a été effectuée avant et après un traitement de lyophilisation de substrats utilisant un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 de la source de plasma permettant un fonctionnement discontinu de la source de plasma. Cette troisième série constitue la série de mesures C. Une quatrième série de mesures de l'activité des substrats a été effectuée avant et après un traitement de lyophilisation de substrats utilisant un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées 16 de la source de plasma et une porte optique 25. Cette quatrième série constitue la série de mesures D. Une première partie de l'étude a porté sur l'activité biologique encore présente dans le substrat pharmaceutique après avoir subi le traitement de lyophilisation. L'activité restante du substrat, exprimée en %, est calculée pour chaque série de mesures selon la formule : Activité après lyophilisation
X 100
Activité avant lyophilisation
Les résultats donnés dans le tableau 1 sont une comparaison de l'activité restante pour les série de mesures A et B telles que définies ci-dessus.
Tableau 1
L'analyse des résultats du tableau 1 montre que l'activité restant dans un substrat après un traitement de lyophilisation est nettement plus faible lorsque le traitement de lyophilisation a été réalisé en présence d'un dispositif de pilotage ne comportant ni moyen d'allumage et d'extinction répétée, ni porte optique (série B). On peut l'interpréter par le fait que le dispositif de pilotage génère des radicaux libres oxydants qui affectent les propriétés des substrats soumis à un traitement de lyophilisation.
On observe en outre que la perte d'activité biologique des enzymes traités est indépendante de la localisation de ces substrats à l'intérieur de l'enceinte de lyophilisation. En d'autres termes, la position relative du dispositif de pilotage par rapport à la place des substrats dans l'enceinte n'a pas d'influence sur l'intensité de l'oxydation des substrats pharmaceutiques.
Les résultats comparatifs des séries de mesures A et B du tableau 1 montrant que la position du substrat dans l'enceinte n'a pas d'impact significatif sur l'activité restante, les autres séries de mesures C et D ont été effectuées seulement sur les substrats placés au milieu de l'enceinte.
Les résultats donnés dans le tableau 2 sont une comparaison de l'activité restante pour les série de mesures A et C telles que définies ci-dessus.
Tableau 2
L'analyse des résultats du tableau 2 montre que l'activité restante pour la série C est considérablement plus importante que pour la série B. L'activité biologique des substrats pharmaceutique lyophilisés est donc mieux préservée dans le cas où on utilise un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées permettant un fonctionnement discontinu de la source de plasma.
En conclusion l'activité présente dans les substrats après un traitement de lyophilisation dans le cas où le traitement a été effectué en utilisant un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées de la source de plasma (série C) est très proche de l'activité restante après un traitement de lyophilisation dans le cas où le traitement a été effectué sans utiliser de dispositif de pilotage (série A).
Les résultats donnés dans le tableau 3 sont une comparaison de l'activité restante pour les série de mesures A et D telles que définies ci-dessus. Tableau 3
L'analyse des résultats du tableau 3 montre que l'activité restante pour la série D est améliorée par la présence d'une porte optique. Dans ce cas la porte optique a donc bien assuré la fonction de bouclier empêchant les radicaux libres oxydants de pénétrer dans l'enceinte de lyophilisation.
En conclusion, l'activité présente dans les substrats après un traitement de lyophilisation est à peine plus faible que l'activité initiale dans le cas où le traitement a été effectué en utilisant un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées de la source de plasma et une porte optique (série D). On observe en outre que l'activité restante dans ce cas est du même ordre que l'activité restante dans le cas où le traitement a été effectué sans utiliser de dispositif de pilotage (série A).
Une deuxième partie de l'étude a porté sur le taux d'oxydation mesuré sur des substrats pharmaceutiques après un traitement de lyophilisation.
Le tableau 4 donne les taux d'oxydation, exprimée en %, pour les séries de mesures A à D telles que définies ci-dessus.
Tableau 4
L'analyse des résultats du tableau 4 confirme les conclusions tirées de la première partie de l'étude.
L'analyse des résultats du tableau 4 montre que le taux d'oxydation des substrats pharmaceutiques est considérablement plus faible lorsque le traitement de lyophilisation est réalisé en présence d'un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées permettant un fonctionnement discontinu de la source de plasma (série de mesures C), et se rapproche du taux d'oxydation observé en l'absence de dispositif de pilotage (série de mesures A).
Dans le cas de la série de mesures D où le traitement de lyophilisation est réalisé en présence d'un dispositif de pilotage comportant un moyen d'allumage et d'extinction répétées et une porte optique, permettant de bloquer l'accès à l'enceinte de lyophilisation aux radicaux libres oxydants, le taux d'oxydation est encore réduit et du même ordre que le taux d'oxydation observé en l'absence de dispositif de pilotage (série de mesures A).
