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Title:
DEVICE FOR PACKAGING A FLUID COSMETIC PRODUCT WITH INTEGRATED APPLICATOR
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2007/028901
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns a device for packaging a fluid cosmetic product, comprising a reservoir containing said cosmetic product and provided with a base, a side wall connected to said base, a neck connected to said side wall opposite said base and a central longitudinal skirt extending from the inner edge of said neck towards the base, and an applicator provided at one free end with an adapted applying member, in an inactive configuration relative to said reservoir, so as to be in contact with the product. The invention is characterized in that said skirt is provided with a lower portion configured, based on said fluid product, so as to maintain locally the level of said product at a substantially constant level relative to the base, below the level of said product between the skirt and the side wall, whereby the applying member is loaded, in the inactive configuration, with a controlled amount of said product, and in that the reservoir is designed so as to temporarily allow ambient air to penetrate above the level of the product between the skirt and the side wall.

Inventors:
VAN DAELE, Dominique (24 rue Marie Rotsen, Crepy en Valois, Crepy en Valois, F-60800, FR)
Application Number:
FR2006/002063
Publication Date:
March 15, 2007
Filing Date:
September 07, 2006
Export Citation:
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Assignee:
BOURJOIS (12/14, rue Victor Noir, Neuilly-sur-Seine, F-92200, FR)
VAN DAELE, Dominique (24 rue Marie Rotsen, Crepy en Valois, Crepy en Valois, F-60800, FR)
International Classes:
A45D34/04; A45D34/04
Attorney, Agent or Firm:
SANTARELLI (14 avenue de la Grande-Armée, B.P 237, Paris Cedex 17, F-75822, FR)
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Claims:

REVENDICATIONS

1. Dispositif de conditionnement pour produit cosmétique fluide, comportant un réservoir contenant ce produit cosmétique et muni d'un fond, d'une paroi latérale raccordée à ce fond, d'un col raccordé à cette paroi latérale à l'opposé de ce fond et d'une jupe longitudinale centrale s' étendant depuis le bord interne de ce col vers le fond, le produit présentant une différence de niveau de part et d'autre de la jupe, et un applicateur muni en une extrémité libre d'un organe d'application adapté, dans une configuration de repos vis-à-vis de ce réservoir, à être en contact avec le produit, caractérisé en ce que cette jupe est munie d'une portion inférieure conformée, en fonction dudit produit fluide, de manière à maintenir localement le niveau de ce produit à un niveau sensiblement constant par rapport au fond, en dessous du niveau de ce produit entre la jupe et la paroi latérale, grâce à quoi l'organe d'application se charge, dans la configuration de repos, d'une quantité contrôlée dudit produit, et en ce que le réservoir est conçu en sorte de permettre, de façon transitoire, une entrée d'air ambiant au dessus du niveau de produit entre \a jupe et \a paroi latérale.

2. Dispositif de conditionnement selon la revendication 1 , caractérisé en ce que la portion inférieure de la jupe longitudinale est formée d'une extrémité de la jupe s'arrêtant à une distance non nulle du fond du réservoir.

3. Dispositif de conditionnement selon la revendication 1 , caractérisé en ce que la portion inférieure de la jupe longitudinale présente des perforations sous ledit niveau sensiblement constant

4. Dispositif de conditionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'organe d'application est conformé de manière, dans la configuration de repos, à ne traverser ledit niveau sensiblement constant que par une extrémité inférieure mais à pouvoir se charger en produit par capillarité à partir de cette extrémité.

5. Dispositif de conditionnement selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe d'application est un pinceau à poils longitudinaux.

6. Dispositif de conditionnement selon la revendication 5, caractérisé en ce que les poils longitudinaux dépassent sous ledit niveau sensiblement constant d'au plus un quart de leur longueur.

7. Dispositif de conditionnement selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe d'application est une mousse à pores ouverts.

8. Dispositif de conditionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la jupe est conformée, en fonction de l'organe d'application, en sorte d'enserrer latéralement au moins une partie de l'organe d'application en configuration de repos. 9. Dispositif de conditionnement selon la revendication 8, caractérisé en ce que la jupe définit un espace central dont la section diminue entre le col et ledit niveau sensiblement constant,

10. Dispositif de conditionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le réservoir et l'applicateur sont conformés l'un en fonction de l'autre de telle sorte que le mouvement de l'applicateur vers le fond du réservoir provoque un piégeage d'air auprès de l'organe d'application puis un refoulement de cet air sous le niveau de produit sensiblement constant au travers de la portion inférieure de la jupe.

11. Dispositif de conditionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le réservoir est muni d'une zone de paroi conformée en sorte de permettre une mise en communication transitoire, avec l'extérieur, de l'air situé au-dessus du produit entre la jupe et la paroi latérale.

12. Dispositif de conditionnement selon la revendication 11 , caractérisé en ce que ladite zone de réservoir comporte un clapet de mise en communication manoeuvrable à volonté.

13. Dispositif de conditionnement selon la revendication 12, caractérisé en ce que cette zone de réservoir comportant un clapet est située dans le col. 14. Dispositif de conditionnement selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un capot adapté à être fixé sur le

réservoir, ce capot et le clapet étant conformés de manière à ce que le capot actionne le clapet lorsque capot est fixé sur le réservoir.

15. Dispositif de conditionnement selon la revendication 12, caractérisé en ce que cette zone de réservoir comportant un clapet est située dans la jupe, l'applicateur comportant une portion adaptée à ouvrir le clapet pour au moins une position longitudinale donnée de l'applicateur vis-à-vis du réservoir.

16. Dispositif de conditionnement selon la revendication 15, caractérisé en ce que cette portion adaptée à ouvrir le clapet est à distance du clapet lorsque l'organe d'application est en configuration de repos.

17. Dispositif de conditionnement selon la revendication 11 , caractérisé en ce que l'applicateur est conformé en sorte de coopérer avec ladite zone de paroi, lors de chaque mouvement ascendant ou descendant de l'applicateur à l'intérieur de la jupe. 18. Dispositif de conditionnement selon la revendication 11 ou la revendication 17, caractérisé en ce que ladite zone de paroi conformée en sorte de permettre une mise en communication transitoire est une zone de déformation faisant partie de la jupe.

19. Dispositif de conditionnement selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'applicateur est conformé en sorte de présenter une portion latérale adaptée à pousser sur cette zone de déformation en une position, longitudinale vis-à-vis du réservoir, située au dessus de la position de repos de l'organe d'application.

20. Dispositif de conditionnement selon la revendication 19, caractérisé en ce que la portion déformable comporte une saillie adaptée à coopérer avec une portion formant came de l'applicateur et avec un creux ménagé dans cet applicateur en sorte de recevoir cette saillie lorsque l'organe d'application est dans sa configuration de repos.

21. Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce que la portion formant came fait partie d'une portion tronconique de l'applicateur située à proximité et au-dessus de l'organe d'application.

22. Dispositif de conditionnement selon l'une quelconque des revendications 18 à 21, caractérisé en ce que la zone de déformation comporte une portion de jupe déformable longeant un orifice traversant cette jupe et un organe obturant normalement cette fente, cet organe étant adapté à s'écarter de cet orifice, en conséquence d'une déformation de cette portion de jupe déformable.

23. Dispositif de conditionnement selon la revendication 22, caractérisé en ce que l'organe d'obturation est un manchon déformable entourant la jupe au niveau de cette portion de jupe déformable. 24. Dispositif de conditionnement selon l'une quelconque des revendications 18 à 21 , caractérisé en ce que la zone de déformation comporte une portion de jupe fendue par une fente conçue de manière à ce que cette fente est normalement fermée mais est ouverte en cas de déformation vers l'extérieur d'un bord de cette fente. 25. Dispositif de conditionnement selon la revendication 24, caractérisé en ce que cette fente est verticale en sorte d'avoir des bords qui s'écartent circonférentiellement lors d'une déformation vers l'extérieur de cette zone de déformation.

26. Dispositif de conditionnement selon la revendication 24, caractérisé en ce que cette fente est en conformée en biseau, suivant un arc de cercle transversal, grâce à quoi cette fente normalement fermée s'ouvre par écartement par déformation vis-à-vis de l'axe d'un bord de cette fente.

Description:

Dispositif de conditionnement de produit cosmétique fluide à app/icateur intégré

L'invention concerne un dispositif de conditionnement de produit cosmétique fluide (liquide, ou pâteux c'est-à-dire plus visqueux qu'un liquide) à applicateur intégré.

Elle vise notamment, mais pas exclusivement, les crèmes de soin pour le corps ou le visage, les fonds de teint ou les fards à joues, voire les flacons de mascara ou de gloss.

L'application d'un produit de maquillage ou de soin pour le visage, liquide ou pâteux, se fait souvent à l'aide d'un organe d'application tel qu'une spatule, une éponge, une brosse voire un pinceau, selon la nature ou la consistance du produit considéré. Celle des produits pour le corps se fait par contre souvent à la main.

Rares sont les dispositifs de conditionnement de produit de maquillage qui permettent d'éviter d'avoir à finir le maquillage au doigt, compte tenu de la présence fréquente d'un excès de produit qu'il convient d'étaler après son application. On connaît des dispositifs de conditionnement de produit cosmétique comportant un flacon dans lequel est ménagé un réservoir de produit (défini en pratique par la paroi interne de ce flacon, mais qui peut en variante être défini par une enveloppe interne rapportée à ce flacon), un applicateur terminé par un organe d'application et adapté à être plongé dans le réservoir (en configuration fermée de repos ou de non-utilisation), et un capot adapté à fermer le flacon, par vissage ou clipsage notamment (dans cette même configuration fermée).

Dans la configuration fermée du dispositif, l'applicateur plonge en pratique, au moins par son organe d'application, sous le niveau du produit contenu dans le réservoir. Il en résulte une absence complète de contrôle sur la quantité de produit prélevé lorsque l'applicateur est retiré du réservoir, ce qui se traduit le plus souvent par le fait que le produit est en excès sur l'organe d'application, voire sur le reste de l'applicateur.

C'est pourquoi, il est connu de prévoir un essoreur à la sortie du réservoir, c'est-à-dire une courte jupe descendant vers le fond du réservoir et dont au moins un bord inférieur racle l'applicateur et l'organe d'application lors de sa sortie ; cet essoreur sert à enlever l'excès de produit au cours du retrait de l'applicateur hors du réservoir. Toutefois, la présence d'un tel essoreur a notamment pour inconvénient qu'il faut adopter pour l'organe d'application une forme permettant un tel essorage et que la succession d'un grand nombre de mouvements de l'applicateur vis-à-vis du réservoir, donc un grand nombre d'essorages, conduit en pratique à une détérioration de l'organe d'application.

L'invention a pour objet de pallier ces inconvénients en proposant un dispositif de conditionnement de produit cosmétique fluide, avantageusement un produit de maquillage, comportant un applicateur intégré et capable, lorsque le produit est liquide ou pâteux, de bien contrôler la quantité élémentaire de produit prélevée par l'applicateur, au moyen de son organe d'application, sans toutefois nécessiter la présence d'un essoreur et donc d'échapper aux inconvénients d'un tel essoreur, et ce, tout au long de la durée de vie du dispositif, malgré la consommation progressive de la quantité de produit initialement contenue dans le dispositif. On connaît déjà, par le document FR-774 071 de 1934, un dispositif obturateur de flacon, avec pinceau, pour liquides contenant un produit volatil, tel que vernis, laques ou analogues. Pour éviter l'évaporation de ce produit, il y est proposé un dispositif de conditionnement, pour des produits fluides qui peuvent être des cosmétiques, comportant un réservoir contenant ce produit cosmétique et muni d'un fond, d'une paroi latérale raccordée à ce fond ; un capuchon est adapté à être vissé à la partie haute de ce réservoir et à recevoir, en son centre, un tube de verre engagé par frottement dur glissant dans ce capuchon

et qui s'étend vers le fond ; ce tube de verre est obturé, en partie haute, par un bouchon amovible, portant une tige terminée par un pinceau. Pour utiliser ce dispositif, on remplit ce réservoir de liquide, par exemple un vernis à ongles, après avoir enlevé tout l'ensemble de fermeture comprenant le capuchon, le tube de verre et le bouchon ; après remplissage, on place tout l'ensemble par vissage sur le réservoir, il en résulte que, dès que le tube a pénétré dans le liquide, l'air contenu dans l'espace interne du tube a été emprisonné et, au fur et à mesure que le montage se fait, et que le tube s'enfonce dans le liquide, cet air comprimé assure une dénivellation entre les niveaux du liquide dans la base du tube, et autour de celui-ci. Il est indiqué que le pinceau ne prend toujours que la même quantité voulue de vernis.

En fait, cette solution très ancienne a divers inconvénients. Tout d'abord, la dénivellation obtenue lors du montage n'est pas bien contrôlée puisqu'elle est déterminée par la différence entre les pressions existant à l'intérieur du tube et à l'extérieur de celui-ci ; il est indiqué que l'air contenu dans le tube est emprisonné (et sa pression augmente) dès que le tube traverse le niveau initial de liquide dans le réservoir ; par contre, le moment où l'air contenu dans le réservoir autour du tube commence à être comprimé est mal défini puisque c'est de manière non contrôlée que cet air cesse progressivement d'être en communication avec l'extérieur ; en d'autres termes la compression de l'air emprisonné autour du tube n'est pas bien maîtrisée. En outre cette dénivellation diminue dès la première utilisation, c'est-à-dire dès la première fois où le bouchon est retiré : en effet, la différence de pression déterminant la dénivellation est fortement réduite dès que l'air contenu dans ce tube, initialement comprimé, est remplacé par de l'air à la pression ambiante. De plus, au fur et à mesure de la consommation du produit, la pression autour du tube diminue, provoquant une variation supplémentaire de la dénivellation, et donc du niveau à l'intérieur du tube. En d'autres termes, le niveau de la surface de liquide que traverse l'extrémité du pinceau est non seulement non maîtrisé mais varie en outre au fur et à mesure de la consommation du liquide.

Pour surmonter ces inconvénients et notamment minimiser les effets indésirables de la baisse de pression autour du tube, l'invention propose un

dispositif de conditionnement pour produit cosmétique fluide, comportant un réservoir contenant ce produit cosmétique et muni d'un fond, d'une paroi latérale raccordée à ce fond, d'un col raccordé à cette paroi latérale à l'opposé de ce fond et d'une jupe longitudinale centrale s'étendant depuis le bord interne de ce col vers le fond, le produit présentant une différence de niveau de part et d'autre de la jupe, et un applicateur muni en une extrémité libre d'un organe d'application adapté, dans une configuration de repos vis-à-vis de ce réservoir, à être en contact avec le produit, caractérisé en ce que cette jupe est munie d'une portion inférieure conformée, en fonction dudit produit fluide, de manière à maintenir localement le niveau de ce produit à un niveau sensiblement constant par rapport au fond, en dessous du niveau de ce produit entre la jupe et la paroi latérale, grâce à quoi l'organe d'application se charge, dans la configuration de repos, d'une quantité contrôlée dudit produit et en ce que le réservoir est conçu en sorte de permettre, de façon transitoire, une entrée d'air ambiant au dessus du niveau de produit entre la jupe et la paroi latérale.

Ainsi, l'invention garantit que, indépendamment du niveau du produit dans l'espace délimité entre la jupe et la paroi latérale, le niveau de produit reste le même en bas d'une zone centrale dans laquelle l'organe d'application pénètre en se chargeant d'une dose contrôlée, et ce tout au long de la consommation du produit. En fait l'invention tire profit d'une synergie entre deux aspects : (i) la dénivellation du produit de part et d'autre est déterminée par la conformation de la portion inférieure de la jupe longitudinale, et non pas par une différence de pression de part et d'autre de cette jupe, et (ii) des entrées d'air ambiant sont prévues autour de la jupe. Le fait que le niveau du produit en regard de la jupe soit déterminé par la conformation de la jupe permet de bien contrôler ce niveau, de manière reproductible, dès lors que la conformation de cette jupe est reproductible : les conditions de pression découlant du remplissage ou du montage ne sont plus déterminantes comme dans le document FR - 774071 ; au contraire, les conditions de pression sont des conséquences de la conformation de la jupe. Dans ces conditions, le fait que le réservoir permette des entrées d'air ambiant autour de la jupe a l'intérêt de permettre de maintenir autant que possible ces conditions de pression de part

et d'autre de la jupe et donc de minimiser les effets indésirables de la baisse de niveau du produit autour de la jupe du fait de la consommation de ce produit. Il convient de noter que, dans une configuration telle que celle du document FR - 774 061 où le niveau de liquide au centre est déterminé par la différence de pression de part et d'autre du tube, une telle entrée d'air ambiant est exclue.

Dans son principe, le fait de faire varier la pression dans la zone annulaire périphérique d'un réservoir est connu en soi d'après le document US - 169 735 de 1875, mais ce document concerne un encrier de grande taille, ce qui correspond à un domaine bien différent de celui des produits cosmétiques, et les variations de pression visent à provoquer une dénivellation de part et d'autre de la jupe. En fait, il est précisé que, normalement, le produit vient au même niveau à l'intérieur et à l'extérieur de la jupe et que l'insufflation ou l'aspiration d'air permet de provoquer une dénivellation ; la jupe n'a donc aucune conformation particulière conduisant à un niveau constant dans la portion centrale de l'encrier.

Egalement dans le domaine des encriers, le principe de maintenir un faible niveau de produit au fond d'une zone centrale d'un réservoir a été proposé dans le document US - 3 464 599. Mais il convient de noter qu'il s'agit d'un domaine bien différent puisque, notamment, la notion d'applicateur intégré ayant une configuration de repos prédéterminée n'y a aucun sens pratique. En outre, ce document vise à éviter les éclaboussures en minimisant la quantité de produit accessible à un organe d'application et ne se préoccupe donc pas de permettre un chargement contrôlé d'un organe d'application en un produit donné. Plus précisément, ce document propose un réservoir dont le col se prolonge vers le bas par une jupe centrale munie dans sa partie inférieure d'un orifice très petit par rapport à la section de la zone délimitée par cette jupe en sorte de minimiser la quantité de produit accessible à la pointe d'une plume ; cela explique que ce document ne se préoccupe nullement de maintenir dans le temps la constance d'un niveau de produit en regard de la jupe. En tout état de cause, la fermeture étanche du réservoir après remplissage semble incompatible avec le principe d'entrées d'air ultérieures.

La conformation de la portion inférieure de la jupe longitudinale qui maintient le niveau de produit, dans cette jupe, à un niveau sensiblement constant peut notamment concerner la géométrie et/ou l'état de surface de cette portion inférieure, compte tenu de la viscosité du produit. A titre d'exemples non limitatifs, on peut citer : une portion inférieure formée d'une extrémité de la jupe s'arrêtant à une distance non nulle du fond du réservoir, la section transversale interne de cette extrémité inférieure et/ou l'état de surface interne de cette jupe s'opposant à une remontée significative du produit à l'intérieur de la jupe au-delà du niveau du bord de cette extrémité ; dans cette configuration, l'extrémité inférieure peut, ou non, être reliée par des éléments de maintien au fond ou à la paroi du réservoir ; en variante, la section interne et l'état de surface interne présentent des variations qui s'opposent à la remontée du produit au-delà d'un niveau qui se trouve au-dessus du bord de ladite extrémité ; une portion inférieure (qui s'étend ou non jusqu'au fond) en présentant des perforations de formes quelconques qui permettent la pénétration radiale du produit vers l'intérieur de cette portion inférieure, la section transversale interne et/ou l'état de surface interne de cette jupe, au-dessus des perforations, s'opposant à la remontée du produit, au-dessus d'un niveau situé au-dessus de ces perforations.

Il importe de noter que la jupe longitudinale n'a, selon l'invention, aucun rôle d'essorage, puisque cette jupe sert principalement, selon l'invention, à définir un niveau de produit sensiblement constant, grâce à un effet de barrière compte tenu de la viscosité du produit fluide, même lorsque le niveau du produit dans l'espace entourant la jupe est situé au dessus.

Selon une caractéristique particulièrement avantageuse de l'invention, l'organe d'application est conformé de manière, dans la configuration de repos, à ne traverser ledit niveau sensiblement constant que

par une extrémité inférieure mais à pouvoir se charger en produit par capillarité à partir de cette extrémité.

En pratique, il existe des cas (produits anti-rides, anti-cernes, ou produits de soins ponctuels) où l'organe d'application n'est destiné qu'à prélever de faibles quantités de produit ; cela est réalisé selon l'invention malgré la faible section transversale de la jupe, par simple contact de l'extrémité de cet organe d'application avec le produit. Par contre, lorsqu'on souhaite prélever de plus grandes quantités de produit, le phénomène de capillarité permet que l'organe d'application se charge dans son volume, par absorption à partir de sa surface en contact avec le produit.

Dans ce qui suit, l'espace situé entre la jupe et la partie latérale de la jupe est appelé « espace annulaire » ou « périphérique » pour signifier qu'il entoure la jupe. Toutefois, cela ne saurait impliquer que cet espace est délimité par des cercles, ni même que cet espace existe tout autour de la jupe (celle-ci peut éventuellement être localement reliée à la paroi latérale).

Selon des caractéristiques préférées de l'invention, éventuellement combinées :

- l'organe d'application est un pinceau à poils longitudinaux, ce qui correspond à une forme d'organe d'application bien connue dans le domaine des cosmétiques ; or il se trouve que cette forme se prête bien à un chargement par capillarité ; de manière préférée, ces poils longitudinaux dépassent sous ledit niveau sensiblement constant d'au plus un quart de leur longueur, voire d'au plus 10% de cette longueur (il s'agit ici d'une relation géométrique valable pour la grande majorité des poils, ce qui n'empêche pas qu'elle ne soit pas réalisée pour certains des poils),

- en variante, l'organe d'application est une mousse à pores ouverts, ce qui correspond à une configuration qui peut avoir d'autres avantages,

- la jupe est conformée, en fonction de l'organe d'application, en sorte d'enserrer latéralement au moins une partie de l'organe d'application en configuration de repos, ce qui peut avoir comme intérêt, dans le cas d'un pinceau, de bien maintenir les poils parallèles les uns aux autres et peut

favoriser la remontée de produit le long des poils vers leurs racines, par capillarité,

- la jupe définit un espace central dont la section diminue entre le col et ledit niveau sensiblement constant, ce qui se traduit par le fait que la jupe joue un rôle de guidage d'autant plus ferme que l'applicateur est engagé à fond dans le réservoir.

En ce qui concerne les possibles entrées d'air de manière transitoire, dont on comprend qu'elles permettent de minimiser les effets de retenue du produit dans l'espace annulaire (ou périphérique), autour de la jupe, en raison d'un quelconque effet de succion en raison de la baisse de pression d'air au dessus du produit dans cet espace annulaire au fur et à mesure que le produit est consommé, diverses options avantageuses sont mentionnées ci-dessous, éventuellement combinées :

- le réservoir et l'applicateur sont conformés l'un en fonction de l'autre de telle sorte que le mouvement de l'applicateur vers le fond du réservoir provoque un piégeage d'air auprès de l'organe d'application puis un refoulement de cet air sous le niveau de produit sensiblement constant au travers de la portion inférieure de la jupe ; on obtient ainsi un phénomène de pompage qui, comme dans une pompe à vélo, provoque une insufflation d'air qui contribue à ramener la pression d'air au dessus du produit dans l'espace annulaire à la pression atmosphérique,

- en variante préférée, le réservoir est muni d'une zone de paroi conformée en sorte de permettre une mise en communication transitoire, avec l'extérieur, de l'air situé au-dessus du produit entre la jupe et la paroi latérale, ce qui s'avère plus facile à contrôler,

- ladite zone de réservoir comporte un clapet de mise en communication manoeuvrable à volonté,

- c'est ainsi que, selon un premier mode de réalisation, cette zone de réservoir comportant un clapet est située dans le col ; l'utilisatrice peut ainsi, à volonté lorsqu'elle constate que le produit semble ne pas se charger librement sur l'organe d'application, actionner le clapet ; toutefois, en variante, ce dispositif comporte avantageusement, en outre, un capot adapté à être fixé sur

le réservoir, ce capot et le clapet étant conformés de manière à ce que le capot actionne le clapet lorsque le capot est fixé sur le réservoir,

- selon un autre mode de réalisation, cette zone de réservoir comportant un clapet est située dans la jupe, l'applicateur comportant une portion adaptée à ouvrir le clapet pour au moins une position longitudinale donnée de l'applicateur vis-à-vis du réservoir, ce qui permet que la mise en communication puisse se faire de manière automatique, du seul fait que l'utilisatrice fait bouger l'applicateur par rapport au réservoir,

- cette portion de l'applicateur adaptée à ouvrir le clapet est à distance du clapet lorsque l'organe d'application est en configuration de repos, ce qui permet que la mise en communication de l'espace annulaire ne soit que transitoire, sans subsister tant que l'applicateur reste en configuration fermée de repos,

- en variante, au lieu de comporter un clapet, ladite zone de paroi conformée en sorte de permettre une mise en communication transitoire est une zone de déformation faisant partie de la jupe, ce qui est plus simple de conception,

- l'applicateur est conformé en sorte de coopérer avec ladite zone de paroi, lors de chaque mouvement ascendant ou descendant de l'applicateur à l'intérieur de la jupe,

- l'applicateur est conformé en sorte de présenter une portion latérale adaptée à pousser sur cette zone de déformation en une position, longitudinale vis-à-vis du réservoir, située au dessus de la position de repos de l'organe d'application, ce qui conduit à l'avantage précité de mise en communication avec l'extérieur en dehors de la configuration de repos de l'applicateur,

- la portion déformable comporte une saillie adaptée à coopérer avec une portion formant came de l'applicateur et avec un creux ménagé dans cet applicateur en sorte de recevoir cette saillie lorsque l'organe d'application est dans sa configuration de repos ; il s'agit de moyens bien pratiques pour localiser les positions pour lesquelles il y a une poussée, ou non, sur la portion déformable,

- la portion formant came fait partie d'une portion tronconique de l'applicateur située à proximité et au-dessus de l'organe d'application, ce qui permet de combiner un effet de guidage progressif et de confinement de l'organe applicateur, - la zone de déformation comporte une portion de jupe déformable longeant un orifice traversant cette jupe et un organe obturant normalement cette fente, cet organe étant adapté à s'écarter de cet orifice, en conséquence d'une déformation de cette portion de jupe déformable ; cet organe d'obturation est avantageusement un manchon déformable entourant la jupe au niveau de cette portion de jupe déformable, ce qui permet d'obtenir les mêmes avantages qu'un clapet mécanique sans la complexité de conception que de tels clapets peuvent impliquer,

- la zone de déformation comporte une portion de jupe fendue par une fente conçue de manière à ce que cette fente est normalement fermée mais est ouverte en cas de déformation vers l'extérieur d'un bord de cette fente, ce qui correspond à une grande simplicité de conception ; deux principales configurations peuvent être proposées : dans la première, cette fente est verticale en sorte d'avoir des bords qui s'écartent circonférentiellement lors d'une déformation vers l'extérieur de cette zone de déformation ; dans l'autre configuration, cette fente est conformée en biseau, suivant un arc de cercle transversal, grâce à quoi cette fente normalement fermée s'ouvre par écartement vis-à-vis de l'axe d'un bord de cette fente.

Des objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortent de la description qui suit, donnée à titre d'exemple illustratif non limitatif, donnée en regard des dessins annexés sur lesquels :

• la figure 1 est une vue en coupe verticale d'un dispositif de conditionnement de produit cosmétique fluide conforme à l'invention, en une configuration où son applicateur est en configuration de repos, descendu au maximum dans le réservoir,

• la figure 2 en est une vue en coupe verticale transversalement au plan de la figure 1 ,

• la figure 3 est une vue en coupe verticale d'une première forme particulière de réalisation, avec un clapet de mise en communication avec l'extérieur,

• la figure 4 est une vue analogue à celle de la figure 3 montrant le fonctionnement de ce clapet,

• la figure 5 est une vue en coupe verticale d'une autre forme particulière de réalisation montrant un clapet selon une autre implantation,

• la figure 6 en est une vue analogue à celle de la figure 5, montrant le fonctionnement de ce clapet,

• la figure 7 est une vue en coupe verticale d'une autre forme particulière de réalisation, avec un dispositif de mise en communication avec l'extérieur,

• la figure 8 en est une vue analogue en montrant le fonctionnement,

• la figure 9 est une vue en coupe verticale d'encore une autre forme particulière de réalisation mettant en œuvre un effet de refoulement d'air lors d'un mouvement de l'applicateur,

• la figure 10 en est une vue analogue lorsque l'applicateur est descendu à fond,

• la figure 11 est une vue en coupe verticale d'encore une autre forme particulière de réalisation, avec une portion de jupe déformable et fendue, dans une configuration complètement descendue de l'applicateur, • la figure 12 en est une vue en coupe verticale perpendiculairement au plan de coupe de la figure 11 ,

• la figure 13 en est une vue, analogue à la figure 11 , dans une configuration dans laquelle l'applicateur est en train de descendre vers la configuration de cette figure 11 , • la figure 14 en est une vue en coupe verticale, analogue à la figure 12,

• la figure 15 est une vue en coupe verticale d'encore une autre forme particulière de réalisation, dans une configuration où Papplicateur est en train de descendre,

• la figure 16 en est une vue analogue, lorsque l'applicateur est presque complètement descendu, de sorte qu'il y a communication avec l'extérieur,

• la figure 17 en est une vue analogue, lorsque l'applicateur est complètement descendu,

• la figure 18 en est une vue analogue, lorsque l'applicateur commence à remonter hors du réservoir,

• la figure 19 est une vue éclatée en perspective d'un dispositif analogue à celui des figures 15 à 18, et

• la figure 20 est une vue en coupe d'un autre dispositif de conditionnement conforme à l'invention. La figure 1 représente de manière schématique un dispositif de conditionnement de produit cosmétique conforme à l'invention.

Ce dispositif, ou flacon, schématisé sous la référence 1 , comprend un flacon 2 dans lequel est délimité un réservoir 3, ici formé par la surface interne du flacon, contenant un produit cosmétique à appliquer au moyen d'un applicateur 4, dont seuls une tige 5 et un organe d'application 6 sont représentés à la figure 1. En pratique, ainsi que cela est représenté à titre d'exemple à la figure 19, cet applicateur comporte en partie haute un organe de préhension permettant à une utilisatrice de manipuler l'organe d'application ; cet organe de préhension est, en cette figure 19, un manche, mais peut en variante non représentée être formé par un capot de fermeture capable de se fixer temporairement, par vissage ou par clipsage, notamment, sur le flacon (sur cette figure 19, le capot de fermeture est indépendant de l'applicateur).

Ce réservoir comporte un fond 2A, une paroi latérale 2B raccordée à ce fond et un col 2C raccordé à la paroi latérale à l'opposé du fond, donc en partie supérieure de cette paroi latérale.

Ce col est raccordé à une jupe longitudinale 7, s'étendant vers le fond du flacon à partir d'un bord interne 7A de ce col qui délimite une ouverture ménagée dans ce col.

Selon un premier aspect de l'invention, cette jupe est munie d'une portion extrême inférieure 7B qui est conformée, en fonction du produit fluide, de manière à ce que ce produit reste sensiblement au niveau de cette portion extrême, en dessous du niveau de produit dans la chambre annulaire entourant la jupe (le fait que cette chambre soit annulaire n'implique pas qu'elle soit délimitée par des cercles concentriques, mais simplement que cette chambre, périphérique, est autour de la jupe).

Le réservoir est ici réalisé en une seule partie, mais on comprend aisément que, comme dans la variante représentée à la figure 19, le réservoir peut être formé de plusieurs parties, par exemple une partie formée du fond et de la paroi latérale et une partie formée du col et de la jupe longitudinale centrale.

Les figures 1 et 2 se distinguent par le fait que l'applicateur y a des largeurs différentes. En effet, l'applicateur a de préférence, pour des raisons d'ergonomie et d'efficacité, une section non circulaire, avec, dans un plan transversal horizontal, une épaisseur minimale (figure 2) et une épaisseur maximale (figure 1 ).

Sur les figures 1 et 2, deux lignes en tiretés visualisent le niveau constant L auquel reste le produit en raison de la conformation appropriée de l'extrémité inférieure de la jupe 7. Ce niveau est en pratique bombé, compte tenu de ce que la conformation de l'extrémité inférieure de Ia jupe, propre à empêcher le produit de remonter à l'intérieur de la jupe, se traduit en pratique par un ménisque bordé par le bord inférieur de cette extrémité inférieure de la jupe.

L'applicateur 4 est conformé de manière à ce que, dans la configuration de repos, c'est-à-dire lorsque cet applicateur est descendu au maximum, cet organe d'application ne traverse le niveau L de produit dans la partie centrale, que par une extrémité inférieure 6A, tout en pouvant se charger

en produit, sur toute sa hauteur le cas échéant, par capillarité à partir de cette extrémité inférieure.

L'extrémité inférieure de la jupe est ici sensiblement au dessus du fond ce qui garantit un accès facile du produit à la base de l'extrémité inférieure de la jupe, pour alimenter le ménisque précité.

Cette jupe 7 est ici globalement convergente vers le bas en sorte de pouvoir, lors d'un mouvement descendant de l'applicateur, assurer d'abord un effet de guidage puis un effet de confinement sur l'organe d'application.

Cet organe d'application 6 est ici un pinceau, mais on comprendra que l'invention peut se généraliser à d'autres cas, par exemple à des mousses à pores ouverts adaptés, eux aussi à s'alimenter par capillarité.

Le fait de charger l'organe d'application par capillarité a pour avantage que le pinceau se charge d'une quantité sensiblement constante pendant la durée de vie du flacon. On peut noter que les poils longitudinaux dépassent sous l'extrémité inférieure de la jupe sur au plus au quart de leur longueur, donc de leur hauteur.

En pratique, la jonction du col à la paroi latérale et à la jupe est étanche pour minimiser les risques de dégradation du produit au cours du temps. On comprend que cette étanchéité peut nuire au renouvellement du produit à la base de la jupe, compte tenu d'un effet de dépression en partie haute du réservoir autour de la jupe au fur et à mesure que le niveau de produit diminue. Ce phénomène de dépression peut se traduire par un phénomène de succion, gênant l'alimentation de la base de l'extrémité inférieure de la jupe, pouvant donner à l'utilisatrice l'impression erronée que le réservoir est vide. On peut penser, pour surmonter cet inconvénient, à réaliser la paroi extérieure du flacon en un matériau déformable, grâce à quoi on peut provoquer une descente du produit malgré cet effet de dépression ; toutefois, le choix d'un matériau déformable pour le réservoir peut se révéler incompatible avec certains effets esthétiques recherchés pour le flacon comportant ie réservoir. Pour éviter cet effet de dépression sans avoir à déformer la paroi extérieure du flacon, selon un second aspect de l'invention (non représenté sur ces figures 1 et 2), le réservoir est conçu en sorte de permettre, de façon

transitoire, une entrée d'air ambiant au dessus du niveau de produit entre la jupe et la paroi latérale. Diverses solutions particulières sont décrites ci- dessous, qui, selon les cas, impliquent une intervention volontaire de l'utilisatrice ou au contraire profitent simplement du mouvement de l'applicateur vis-à-vis de la jupe (la mise à l'air ambiant est alors automatique, en fonction de la conception non seulement du réservoir, plus précisément de sa jupe, mais aussi de la conception de l'applicateur).

C'est ainsi que les figures 3 à 6 représentent des configurations dans lesquelles un rétablissement de la pression normale au dessus du produit dans l'espace annulaire autour de la jupe est obtenu au moyen d'un clapet actionnable à volonté.

Les figures 3 et 4 représentent un dispositif 11 dans lequel un clapet 12D est ménagé dans le col 12C du réservoir (sur ces figures les éléments analogues à ceux des figures 1 et 2 sont affectés de numéros de référence qui se déduisent de ceux utilisés sur ces figures 1 et 2 par addition du nombre 10). Dans la configuration de la figure 3, le clapet est fermé et isole l'espace annulaire vis-à-vis de l'extérieur, mais il suffit d'appuyer, avec un doigt par exemple, sur le clapet pour l'ouvrir et permettre un rétablissement de la pression atmosphérique (voir la figure 4). Dans une variante de réalisation non représentée, le capot du flacon comporte une portée adaptée à actionner le clapet.

Les figures 5 et 6 représentent un autre mode de réalisation (les signes de référence des éléments analogues à ceux des figures 3 et 4 se déduisent des signes utilisés sur ces figures par addition de l'indice « prime »). Le clapet, noté 12D' est ici monté sur la jupe 17', en partie supérieure de celle- ci. La conformation convergente de la tige 15' de l'applicateur à proximité de l'organe d'application a pour effet de provoquer (voir la figure 6) l'ouverture du clapet lors d'un mouvement de descente de l'applicateur (et, réciproquement, lors d'un mouvement de remontée) ; par contre, l'existence d'un creux 18' dans la paroi latérale de la tige permet au clapet de se refermer lorsque l'applicateur est dans sa configuration de repos, descendu au maximum (figure 5).

Les figures 7 et 8 représentent une variante de réalisation particulièrement simple dans laquelle, par rapport à celle des figures 3 et 4, la mise en communication du haut de l'espace annulaire entourant la jupe peut se faire (figure 8) par soulèvement temporaire d'une languette 12D" obturant normalement (figure 7) un orifice ménagé dans le col 12C" du réservoir.

Les figures 9 et 10 représentent encore un autre mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, noté 21 dans son ensemble (les signes de référence se déduisent de ceux utilisés aux figures 1 et 2 par addition du nombre 20), dans lequel le rétablissement de la pression dans l'espace annulaire est obtenu, naturellement, en raison des mouvements de l'applicateur 24 vis-à-vis du réservoir 23. A cet effet, la jupe 27 et la tige 25 sont conformées en sorte de piéger de l'air lorsque l'applicateur descend dans la jupe (il suffit de prévoir un confinement suffisant de la tige par la jupe), puis un refoulement de cet air piégé dans le produit, par un effet de pompage tel que celui qu'on observe dans les pompes à vélo, par exemple. La figure 10 représente de l'air piégé et refoulé dans le produit : cet air se présente sous la forme de bulles qui remontent à l'intérieur de l'espace annulaire jusqu'à faire remonter la pression d'air au-dessus du produit et minimiser les phénomènes de succion après de multiples prélèvements de produit par l'applicateur. 11 est à noter que cet effet de piégeage peut être prévu en combinaison avec l'une quelconque des autres solutions décrites ici.

Les figures 11 à 14 représentent un autre dispositif 31 , selon encore un autre mode de réalisation, dans lequel les signes de référence se déduisent de ceux utilisés aux figures 1 et 2 par addition du nombre 30. Ce dispositif a ceci de particulier que la jupe comporte une portion déformable dont la déformation permet une mise en communication de l'air autour de la jupe avec l'extérieur.

Plus précisément, cette jupe 37 comporte une portion dans laquelle est ménagée une fente 38 orientée longitudinalement et dont les bords sont normalement appliqués l'un contre l'autre (figure 11). Quant à la tige 35 de l'appiicateur 34, elle comporte une saillie adaptée à venir pousser sur cette portion de jupe comportant cette fente. Aux figures 11 et 12, la saillie 39

pénètre dans un creux approprié de la jupe et n'applique aucun effort vers l'extérieur, de sorte que la fente reste fermée. C'est notamment le cas lorsque l'applicateur est en configuration de repos, comme sur ces figures 11 et 12.

Par contre, lorsque l'applicateur est légèrement décalé vers le haut vis-à-vis de cette configuration de repos (figures 13 et 14), la saillie 39 pousse sur la portion de jupe, ce qui a pour effet de déformer cette portion en provoquant un écartement des bords de cette fente, laquelle s'ouvre et permet transitoirement une communication entre les deux côtés de la jupe.

En variante non représentée, la jupe comporte une portion dans laquelle est ménagée une fente en arc de cercle transversal, cette fente ayant la particularité d'être en biseau, ce qui signifie qu'une poussée d'un côté de cette fente provoque un écartement relatif entre les lèvres de cette fente, tandis qu'une poussée de l'autre côté de cette fente laisse celle-ci fermée.

Les figures 15 à 18 représentent encore un autre dispositif 41 (les signes de référence se déduisent de ceux des figures 1 et 2 par addition du nombre 40), où la mise en communication entre l'espace annulaire et l'extérieur s'obtient au moyen d'un organe 49 obturant normalement une ouverture 48 ménagée dans la jupe 47. De manière préférée, une portion 47A de cette jupe est conformée en sorte d'être aisément déformée par poussées vers l'espace annulaire ; cette portion est par exemple une languette bordée par une fente en U formant ladite ouverture.

Par analogie avec ce qui précède (mais en inversant les emplacements de la saillie et du creux), la jupe 47 comporte avantageusement une saillie 48' adaptée à coopérer par effet de came avec une portion convergente de la tige 45, tandis que cette tige comporte un creux dans lequel cette saillie peut pénétrer en sorte d'éviter toute poussée sur cette saillie. La mise à l'air extérieur de l'espace annulaire est avantageusement, comme précédemment, réalisé de manière transitoire, pour un position de l'applicateur différente de sa position de repos. En variante, cette saillie peut être une nervure circonférentielle tandis que le creux peut être une gorge circonférentielle.

On peut noter que ce mode de réalisation met en œuvre une sorte de clapet 49 adapté à se soulever par rapport à son siège lorsque l'on veut une reprise d'air, et à revenir ensuite élastiquement en place.

Comme dans les exemples précédents, le fait qu'il soit proposé que la mise en communication avec l'extérieur se fasse par simple manœuvre de l'applicateur permet que l'utilisatrice n'ait pas besoin de se préoccuper de commander cette mise en communication. Toutefois les différents modes de réalisation se modifient aisément en sorte de pouvoir être commandés manuellement. Plus précisément la figure 15 représente la configuration du dispositif lorsque, après une application de produit, l'utilisatrice engage l'applicateur dans le flacon, soit en vue d'une nouvelle application de produit, soit pour fermer le flacon. L'organe d'application est déjà complètement engagé dans la jupe et s'approche de l'extrémité inférieure de celle-ci. La portion de jupe comportant la saillie 48' est dans sa configuration normale, dans le prolongement des zones environnantes de la jupe, et le manchon 49 est dans sa configuration de repos dans laquelle il obture l'ouverture.

A la figure 16, l'applicateur est un petit peu plus bas qu'à la figure 15, dans une configuration où la partie inférieure de la tige, avantageusement tronconique, pousse la saillie 48' vers l'extérieur. Il en découle que le manchon s'écarte de la jupe, permettant une communication entre les deux côtés de la jupe, ainsi que le représente la flèche.

A la figure 17, l'applicateur a atteint la position d'enfoncement maximum, dans laquelle la saillie est engagée dans la gorge, de sorte qu'il n'y a plus d'effort sur la portion portant la saillie 48', de sorte que le manchon a pu reprendre sa configuration de repos dans laquelle il obture la fente : les deux côtés de la jupe sont à nouveau isolés.

La figure 18 représente le début de l'extraction de l'applicateur en vue d'une application de produit : la saillie est décalée longitudinalement vis-à- vis de la gorge, de sorte que la surface externe de la tige appuie sur la saillie et force la déformation de la zone de jupe portant la saillie 48' vers l'extérieur

jusqu'à écarter le manchon vis-à-vis de la surface extérieure de la jupe : il y a communication d'air ainsi que cela est représenté par la flèche.

Ce principe de clapet permet diverses variantes. C'est ainsi que, notamment, au lieu d'être tronconique, la tige peut être cylindrique jusqu'à l'organe d'application, l'effet de poussée sur la jupe ayant lieu pendant tout le temps que la tige coulisse dans cette jupe avant de venir dans sa position finale. De même, les emplacements de la saillie et de la gorge peuvent être inversés. Il va de soi qu'il peut y avoir plusieurs zones de déformation dans un même dispositif (auquel cas elles sont avantageusement de même type). Dans les exemples précités, la jupe s'arrête à distance du fond du réservoir (elle peut en outre être reliée par des entretoises au fond ou à la paroi de ce réservoir). Mais d'autres configurations sont possibles pour définir le niveau sensiblement constant en bas de la jupe ; c'est ainsi que la figure 20 représente un conteneur 50 dont la jupe 57 s'étend jusqu'au fond du réservoir 53, donc sensiblement sous le niveau constant, en présentant des perforations 58 qui permettent au produit d'alimenter le bas de la zone centrale pour pouvoir charger l'organe d'application 56 lorsque Papplicateur 54 est en configuration de repos.

L'organe d'application est, dans les exemples de réalisation précités, un pinceau. En variante, il peut s'agir d'une mousse à pores ouverts, voire d'une simple spatule lorsque la quantité de produit à prélever est suffisamment faible pour qu'on n'ait pas besoin de charger cet organe en plus de sa surface extérieure.

Le produit cosmétique fluide contenu dans le réservoir est typiquement un produit de maquillage ou de soin, pour le visage ou pour le corps, voire pour les cheveux, etc., plus généralement un quelconque produit pour le corps.

Il convient de noter que, dans les exemples de réalisation décrits ci- dessus à propos des figures 9 à 18, on met l'espace annulaire entourant la jupe (normalement isolé de manière étanche vis-à-vis de l'extérieur) en communication avec l'air ambiant, de manière transitoire, en conséquence des mouvements de descente (voire de remontée) de l'applicateur dans la jupe. Or

cette mise en communication est suffisamment courte pour pouvoir rester compatible avec le maintien d'une différence de pression entre cet espace annulaire et l'air à l'intérieur de la jupe, même lorsque la dénivellation du produit entre la partie centrale et la partie périphérique est principalement provoquée par une différence de pression d'air au dessus de ces deux parties.

En effet, que ce soit l'effet de piégeage décrit à propos des figures 9 et 10 ou l'effet de déformation de la jupe décrit à propos des figures 11 à 18, on peut vérifier que la quantité d'air ainsi introduite peut rester suffisamment faible pour ne pas provoquer une simple égalisation des pressions de part et d'autre de la jupe et donc pour permettre le maintien d'une dénivellation lorsque celle-ci est principalement provoquée par une différence de pression comme dans le document FR - 774 071 précité. On comprend ainsi que, même lorsque le produit est très peu visqueux au point qu'il ne soit guère possible que la conformation propre de la jupe suffise à fixer le niveau de produit à l'extrémité basse de cette jupe, auquel cas le maintien d'une dénivellation de produit implique le maintien d'une différence de pression, l'invention permet tout de même de compenser les effets indésirables découlant de la consommation de produit sans pour autant détruire cette différence de pression.

- Pourtant on pouvait penser que le principe d'une entrée d'air ambiant dans l'espace annulaire entourant la jupe était a priori incompatible avec le maintien d'une différence de pression entre cet espace annulaire et l'intérieur de cette jupe qui est en communication avec cet air ambiant.

C'est ainsi que, selon un nouvel aspect non discuté ci-dessus, l'invention permet une compensation de la consommation du produit même lorsque la jupe a une conformation quelconque par rapport à la viscosité du produit, dès lors qu'il y a des mises à l'air suffisamment courtes, provoquées par les mouvements de descente, voire de remontée, de Papplicateur dans la jupe.

Selon ce nouvel aspect, l'invention propose un dispositif de conditionnement pour produit cosmétique fluide, comportant un réservoir contenant ce produit cosmétique et muni d'un fond, d'une paroi latérale raccordée à ce fond, d'un col raccordé à cette paroi latérale à l'opposé de ce

fond et d'une jupe longitudinale centrale s'étendant depuis le bord interne de ce col vers le fond, le produit présentant une différence de niveau de part et d'autre de la jupe en conséquence d'une différence de pression entre ces zones, et un applicateur muni en une extrémité libre d'un organe d'application adapté, dans une configuration de repos vis-à-vis de ce réservoir, à être en contact avec le produit, caractérisé en ce que la jupe et l'applicateur sont conformés en fonction l'un de l'autre en sorte de permettre, de façon transitoire, une entrée d'air ambiant au dessus du niveau de produit entre la jupe et la paroi latérale lors de chaque mouvement de descente de l'applicateur dans la jupe. De manière avantageuse, ces conformations sont telles que le mouvement de l'applicateur vers le fond du réservoir provoque un piégeage d'air auprès de l'organe d'application puis un refoulement de cet air sous le niveau de produit au travers de la portion inférieure de la jupe. Ces conformations peuvent aussi, ou en outre, être telles que l'applicateur coopère avec une zone de déformation de la jupe permettant une traversée d'air ambiant, de manière transitoire lors de chaque mouvement ascendant ou descendant de l'applicateur à l'intérieur de la jupe.