| REVENDICATIONS 1 - Dispositif de protection de pieds de pylône comportant au moins une membrure principale (1 ) et éventuellement des membrures secondaires (2, 3), comprenant une coque (4) et une coiffe (5) placée au-dessus de la coque (4), caractérisé en ce que : - la coque (4) est formée par des modules ajustables, - au moins deux modules sont des parties semi-tubulaires (9, 10) s'agençant longitudinalement le long du pied du pylône de manière à former un manchon (6, 7, 8), - lesquelles au moins deux parties semi-tubulaires (9, 10) sont maintenues entre elles par un dispositif de verrouillage placé à l'intérieur de la coque (4), 2- Dispositif de protection selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le dispositif de verrouillage, après actionnement, est condamné par un matériau de remplissage (11 ) introduit dans l'espace libre entre la coque (4) et le pied du pylône, ou par blocage mécanique. 3. Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 dans lequel le dispositif de verrouillage des deux parties semi-tubulaires (9, 10) entre elles est constitué par des rivets, ou des boulons, ou de manière plus générale des moyens agencés à l'intérieur de la coque (4) employant des pièces de liaison. 4. Dispositif de protection selon la revendication 1 dans lequel le dispositif de verrouillage des deux parties semi-tubulaires (9, 10) entre elles est constitué par l'agencement sur chaque partie semi-tubulaire (9, 10) de montants verticaux (16, 17) maintenus entre eux par un élément de liaison, formant verrouillage par simple emboîtement, après mise en place des éléments constitutifs de la coque (4). 5. Dispositif de protection selon les revendications 3 ou 4 dans lequel la coiffe (5) est de forme conique et installée de manière indémontable au sommet de la coque (4) et autour du pied du pylône. 6. Dispositif de protection selon la revendication 5 dans lequel les espaces vides entre les éventuelles membrures secondaires (2, 3) du pylône sont comblés par des plaques (13), et des dispositifs empêchant l'escalade du pylône sont placés sur le pourtour de la coque (4). 7. Dispositif de protection selon la revendication 5 dans lequel la coque (4) comporte sur sa hauteur au moins deux manchons (6, 7, 8) emboîtés l'un dans l'autre dans le sens vertical. 8. Dispositif de protection selon la revendication 7 dans lequel la coque (4) est de section sensiblement circulaire ou ovale. 9. Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel la base de la coque (4) est scellée directement sur la maçonnerie (19) du pylône ou fixée au moyen d'une collerette d'ajustement (18) elle-même scellée sur un élément de maçonnerie de manière indémontable par l'extérieur. 10. Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications 2 à 9 dans lequel le matériau de remplissage (11 ) est du béton, du sable ou un granulat. 11. Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel la coque (4) est en acier. |
L'invention concerne un dispositif de protection de pieds de pylône.
Les pieds de pylône utiles pour le transport de l'électricité, le support des lignes téléphoniques ou le soutien de relais de télévision et de relais radio téléphones cellulaires comportent usuellement des structures métalliques conçues pour supporter la charge disposée en partie supérieure et des conditions de vents prédéterminées, ces pylônes peuvent disposer de plusieurs pieds ou être cylindriques monoblocs.
Ces pylônes ne sont pas ou peu protégés contre les actes de malveillance, vandalisme ou terrorisme et il apparait, au vu de l'actualité et de l'évolution des conflits dans le monde, que de tels édifices peuvent être la cible d'actions concertées de la part d'un petit nombre d'individus pour déstabiliser un pays et créer des dysfonctionnements graves.
Une attaque concertée sur plusieurs lignes à très haute tension peut plonger un pays dans de graves difficultés pendant plusieurs jours, une action sur des relais de télévision peut handicaper la communication d'un état.
Il existe diverses possibilités pour des individus mal intentionnés pour créer de graves problèmes en relation avec la fragilité des pylônes et plus particulièrement au niveau des pieds des pylônes qui sont la plupart du temps aisément accessibles.
En raison de cette facilité d'accès et de l'impossibilité de surveiller tous les pylônes d'une installation il existe donc un grave problème de protection de divers réseaux, tels que les réseaux électriques ou téléphoniques.
L'invention a donc pour objectif de résoudre cette principale difficulté en proposant un dispositif de protection des pieds de pylônes.
La présente invention concerne un dispositif de protection de pieds de pylône comportant au moins une membrure principale et éventuellement des membrures secondaires, comprenant une coque et une coiffe placée au- dessus de la coque, le dispositif de protection étant caractérisé en ce que :
- la coque est formée par des modules ajustables,
- au moins deux modules sont des parties semi-tubulaires s'agençant longitudinalement le long du pied du pylône de manière à former un manchon,
- lesquelles au moins deux parties semi-tubulaires sont maintenues entre elles par un dispositif de verrouillage placé à l'intérieur de la coque.
Selon une variante de mise en oeuvre, le dispositif de verrouillage, après actionnement, est condamné par un matériau de remplissage introduit dans l'espace libre entre la coque et le pied du pylône ou blocage mécanique.
Les avantages du dispositif de protection de pieds de pylône selon l'invention sont multiples :
- différentes catégories de pylônes peuvent être protégées avec des éléments modulaires identiques sans qu'il soit nécessaire de réaliser des protections au cas par cas,
- la protection nécessite des éléments unitaires peu coûteux à fabriquer, la protection peut donc être réalisée pour un coût limité,
- l'installation des protections sur les pieds des pylônes est réalisable rapidement sans nécessiter un matériel très spécifique,
- la modularité de la protection est très avantageuse dans le cas de pylônes comportant des membrures secondaires, ces pylônes étant très difficiles à protéger,
- le dispositif de verrouillage, par sa localisation à l'intérieur de la coque, et par le fait de noyer l'espace intérieur de la coque avec le matériau de remplissage, empêche tout démontage ultérieur de la protection, ce qui garantit une grande sécurité du dispositif.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés qui ne sont donnés qu'à titre d'exemples non limitatifs.
La figure 1 montre une vue générale du dispositif de protection d'un pied de pylône comportant une membrure principale et deux membrures secondaires.
La figure 2 illustre un premier moyen de verrouillage et une protection applicable sur une membrure secondaire.
La figure 3 illustre un deuxième moyen de verrouillage.
La figure 4 illustre un troisième moyen de verrouillage et un système d'emboîtement des manchons entre eux.
La figure 5 illustre une collerette protégeant la maçonnerie disposée à la base du pylône.
La figure 1 montre le dispositif selon l'invention et un pied de pylône classiquement à protéger comportant une membrure principale 1 et deux membrures secondaires 2, 3, latérales, destinées à relier deux pieds entre eux. La plupart des pylônes comportent de un à quatre pieds en fonction de la hauteur, de la charge à supporter et de différentes contraintes techniques spécifiques.
Usuellement les pieds des pylônes sont soit enterrés et fixés au sol par un système de fondation, soit boulonnés sur un socle en ciment, lequel pouvant être également partiellement enterré.
Le dispositif de protection de pieds de pylône comporte une coque 4 et une coiffe 5 placée au-dessus de la coque.
Selon l'invention le dispositif de protection est caractérisé en ce que : - la coque est formée par des modules ajustables, par module ajustable il doit être compris des éléments fabriqués séparément et ajustés sur le lieu d'installation au dernier moment,
- au moins deux modules sont des parties semi-tubulaires s'agençant longitudinalement le long du pilier de manière à former un manchon, la figure
1 montre une coque formée de trois manchons 6, 7 et 8, placés au-dessus d'un élément de maçonnerie 19, lesquels manchons étant constitués chacun de deux parties semi-tubulaires 9, 10, selon l'invention il n'est pas obligatoire que lesdites parties soient symétriques,
- les deux parties semi-tubulaires 9 et 10 sont maintenues entre elles par un dispositif de verrouillage placé à l'intérieur de la coque 4,
En variante, le dispositif de verrouillage, après actionnement, est condamné par un matériau de remplissage 11 introduit dans l'espace libre entre la coque et le pied du pylône.
La figure 1 montre que les membrures secondaires 2 et 3 sortent de la coque au niveau du joint 12, à la jonction entre les deux parties semi-tubulaires 9 et 10, lesquelles parties étant découpées à la forme desdites membrures secondaires de manière à ce que la jonction avec la membrure principale 1 soit située dans la coque 4 et donc protégée.
De manière également à protéger les membrures secondaires et éviter l'escalade du pylône l'invention prévoit que les espaces vides des membrures secondaires du pylône soient comblés par des plaques 13, une telle plaque étant illustrée sur la figure 2, par ailleurs il est avantageusement placé des dispositifs empêchant l'escalade du pylône sur le pourtour de la coque, ces dispositifs connus en eux-mêmes ne sont pas représentés sur les différentes figures.
Les percements 15 de la plaque 13 permettent de verrouiller de manière aisée ladite plaque à l'intérieur de la coque 4, au niveau du joint 12, et éviter ainsi tout démontage ultérieur. Selon l'invention, et tel que cela est visible sur la figure 1 , la coiffe 5 est de forme conique et installée de manière indémontable au sommet de la coque 4 et autour du pied du pylône. La coiffe a pour but d'empêcher une personne qui escaladerait la protection de trouver une plateforme d'appui pour oeuvrer de manière malveillante au-dessus de la protection.
Selon la hauteur à protéger du pied du pylône il peut être judicieux de disposer plusieurs manchons les uns sur les autres, dans cette situation il est avantageux de disposer des moyens d'emboîtement entre les manchons pour assure la rigidité de la coque et l'ajustement des éléments modulaires en hauteur, une telle éventualité est illustrée sur la figure 4 qui montre un système possible d'emboîtement vertical.
Pour éviter de déplacer des éléments volumineux et lourds sur le lieu d'installation l'invention prévoit la possibilité que la coque comporte sur sa hauteur au moins deux manchons emboîtés l'un dans l'autre dans le sens vertical.
La coque 4 est de section sensiblement circulaire ou ovale, tel que cela est représenté sur les figures 1 à 5, il n'est toutefois pas exclu que la section puisse être de forme polygonale ou de forme irrégulière sans sortir du cadre de l'invention.
Les parties semi-tubulaires 9 et 10 sont verrouillées entre elles de manière à former un manchon fermé autour des éléments constitutifs du pied du pylône, il existe de nombreuses variantes pour opérer une telle fermeture.
Selon une première variante de l'invention le dispositif de verrouillage des deux parties semi-tubulaires entre elles est constitué par des rivets, ou des boulons, ou de manière plus générale des moyens agencés à l'intérieur de la coque employant des pièces de liaison, par exemple à visser ou à souder, cette variante est illustrée sur la figure 2 qui montre sur chaque extrémité latérale des parties semi-circulaires des montants verticaux munis de percements destinés au vissage d'une plaque de maintien 14 fixée de part et d'autre du joint 12.
Selon une deuxième variante illustrée sur la figure 3 il peut être envisagé de placer des montants verticaux internes 16 le long des extrémités latérales des parties semi-tubulaires et amener une pièce complémentaire en forme de U ou de Y pour relier ensemble les montants appartenant à des parties semi- tubulaires différentes.
Il peut aussi être envisagé, comme cela est illustré sur la figure 4, de réaliser des montants verticaux en L référencés 17 et une pièce complémentaire en forme de C aplati formant jonction entre les montants, cette pièce n'est pas représentée sur la figure 4.
Selon l'invention le dispositif de verrouillage des deux parties semi-tubulaires entre elles est constitué par l'agencement sur chaque partie semi-tubulaire de montants verticaux, maintenus entre eux par un élément de liaison formant verrouillage par simple emboîtement, après mise en place des éléments constitutifs de la coque.
L'élément de liaison pouvant avoir différentes formes et verrouiller une partie seulement de la hauteur du manchon ou la totalité.
La figure 4 illustre également l'emboîtement vertical de deux manchons 6 et 7 entre eux.
Selon l'invention la base de la coque 4 est scellée directement sur la maçonnerie 19 du pylône ou fixée au moyen d'une collerette d'ajustement 18 elle-même scellée sur un élément de maçonnerie de manière indémontable par l'extérieur.
La collerette d'ajustement 18 pouvant constituer une protection pour la maçonnerie sous-jacente. Avantageusement selon l'invention la coque est en acier et l'espace intérieur entre la coque et la membrure principale est comblé avec un matériau de remplissage 11 , lequel matériau de remplissage est du béton, du sable ou un granulat. Avantageusement le matériau de remplissage scelle le verrouillage des parties semi-tubulaires pour rendre le dispositif de protection indémontable, de fait le béton, et tout matériau pouvant être coulé et apte à se rigidifier en une structure solide, est préféré.
Plusieurs variantes du dispositif de protection de pieds de pylône sont possibles, il peut notamment être installé un nombre variable de manchons le long du pied du pylône et chaque manchon peut être plus ou moins haut en fonction de la configuration spécifique considérée, sans sortir du cadre de l'invention.
Comme cela a été montré par les différentes variantes précédemment décrites le moyen de verrouillage des parties semi-tubulaires peut se présenter de différentes manières, bloquer la totalité de la hauteur ou seulement les extrémités.
Le manchon est avantageusement constitué en acier toutefois n'importe quel matériau résistant peut être utilisé, l'épaisseur dudit manchon et donc de la coque en général peut être très variable selon les pylônes et selon les lieux, sans sortir du cadre de l'invention.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés à titre d'exemples, mais elle comprend aussi tous les équivalents techniques ainsi que leurs combinaisons.
Next Patent: DEVICE FOR RAPIDLY REFRIGERATING DRINKS
