SOCIETE DE CONFECTION BALSAN S.A. (Z.I. La Maltrie, Montierchaume, F-36130, FR)
BARGUIRDJIAN, Pascal (5 rue du Docteur Nicolleau, Saint-Malo, Saint-Malo, F-35400, FR)
REVENDICATIONS
I) Dispositif de protection (100) d'une personne (101) contre un animal (110) constitué par un vêtement ou un accessoire vestimentaire (102) dans lequel sont intégrés des moyens de dissuasion (104) aptes à perturber l'animal (110) afin de l'empêcher d'agir à l'encontre de la personne (101), et caractérisé en ce qu'il comporte, de plus, des moyens de détections (112) permettant un mode de fonctionnement automatique et aptes à détecter des informations susceptibles de déclencher lesdits moyens de dissuasion (104). 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de détection (112) comprennent des moyens de détection de vibrations (112b) dues au déplacement de la personne (101).
3) Dispositif selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que les moyens de détection (112) comprennent des moyens de détection du rythme cardiaque (112a).
4) Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de détection (112) comprennent des moyens de détection de la chaleur du corps.
5) Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens de dissuasion (104) sont des moyens d'émission omnidirectionnelle d'ultrasons (104a).
6) Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens d'émission sont des moyens d'émission à balayage de fréquence à ultrasons.
7) Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de dissuasion (104) incluent également des moyens d'émission d'un perturbant olfactif (104b) intégrés au vêtement ou à l'accessoire vestimentaire (102).
8) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le perturbant olfactif est une substance à base de poivre.
9) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le perturbant olfactif est un gaz incapacitant.
10) Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le vêtement (102) est un habit.
I I) Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le vêtement (102) est une chaussure. 12) Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une unité de gestion électronique (114) apte à commander le fonctionnement des moyens de dissuasion (104).
13) Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des moyens d'actionnement manuels (116) sont prévus pour actionner les moyens de dissuasion (104).
14) Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens d'actionnement manuels (116) sont biométriques. |
Dispositif de protection d'une personne contre un animal
La présente invention concerne un dispositif de protection d'une personne contre un animal. Un tel dispositif permet de perturber l'animal afin qu'il n'agisse pas à rencontre de la personne.
Certaines professions de personnels d'intervention et de secours, telles que pompiers, policiers, militaires ou d'autres professions telles que celle de facteur peuvent être exposées à des risques d'agression par des animaux. Un pompier pourra, par exemple, être mordu par un chien ou un animal non domestique tel qu'un rat lorsqu'il intervient sur le lieu d'un incendie. Pour protéger une personne soumise à de tels risques, des dispositifs de protection sont utilisés. Un tel dispositif de protection peut notamment être une tenue spécifique renforcée, adaptée à protéger par son épaisseur le corps d'une personne. Cette tenue, généralement réalisée en un textile très résistant et matelassé, peut notamment couvrir le buste, les membres et la tête de la personne. Bien qu'étant un avantage, l'épaisseur de cette tenue est également un inconvénient. En effet, l'épaisseur engendre une
rigidité de la tenue qui tend à freiner les mouvements de la personne qui la porte. En outre, cette tenue peut être lourde et chaude. Tous ces inconvénients rendent la tenue contraignante pour la personne qui la porte.
D'autres dispositifs, tels que des dispositifs d'émission d'ultrasons portables, sont par ailleurs utilisés. Un tel dispositif peut être emporté dans une poche, par exemple. Un inconvénient d'un tel dispositif est que la personne qui le porte doit pour pouvoir l'utiliser, arrêter ce qu'elle fait, sortir le dispositif de sa poche, l'activer et le diriger vers l'animal agressif. Toutes ces étapes doivent, en outre, être répétées à chaque fois que cela est nécessaire. L'utilisation d'un tel dispositif est donc contraignante car elle détourne la personne de ses occupations. En outre, ce type de dispositif est souvent encombrant et lourd.
Des dispositifs d'émission d'ultrasons fixes sont par ailleurs proposés. Ces dispositifs ont pour but de maintenir un animal dans une zone délimitée. Ces dispositifs fixes sont également contraignants car ils ne peuvent être utilisés que dans des situations préparées dans lesquelles la personne sait que l'animal est présent, et souhaite confiner cet animal dans un lieu prédéterminé.
En outre, il faut remarquer que, quel que soit le type de dispositif utilisé, du fait qu'il soit contraignant, il peut inciter les personnes qui en disposent à ne les utiliser que dans des situations où le danger est pressenti. De ce fait, la personne n'est pas protégée en permanence et s'expose à des risques d'agression.
Le problème que cherche à résoudre l'invention est donc de protéger une personne contre un animal sans lui imposer de contraintes nuisant à son activité à l'extérieur comme à l'intérieur d'un bâtiment.
A cet effet, la présente invention concerne un dispositif de protection d'une personne contre un animal comprenant des moyens de dissuasion aptes à perturber l'animal afin de l'empêcher d'agir à l' encontre de la personne. Selon l'invention, le dispositif est constitué d'un vêtement ou d'un accessoire vestimentaire dans lequel sont intégrés les moyens de dissuasion.
Selon une caractéristique de l'invention, lesdits moyens de dissuasion sont des moyens d'émission omnidirectionnelle d'ultrasons.
Avantageusement, lesdits moyens d'émission sont des moyens d'émission à balayage de fréquence à ultrasons.
Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens de dissuasion incluent également des moyens d'émission d'un perturbant olfactif intégrés au vêtement ou à l'accessoire vestimentaire.
Avantageusement, le perturbant olfactif est une substance à base de poivre. Avantageusement, le perturbant olfactif est un gaz incapacitant.
Selon un premier mode de réalisation du vêtement ou de l'accessoire vestimentaire, le vêtement est un habit.
Selon un second mode de réalisation du vêtement ou de l'accessoire vestimentaire, le vêtement est une chaussure. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif comporte des moyens de détection aptes à détecter des informations susceptibles d'engendrer le déclenchement des moyens de dissuasion.
Selon un premier mode de réalisation des moyens de détection, les moyens de détection comprennent des moyens de détection de vibrations dues au déplacement de la personne.
Selon un second mode de réalisation des moyens de détection, les moyens de détection comprennent des moyens de détection du rythme cardiaque.
Selon un troisième mode de réalisation des moyens de détection, les moyens de détection comprennent des moyens de détection de la chaleur du corps. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif comporte une unité de gestion électronique apte à commander le fonctionnement des moyens de dissuasion.
Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif comporte des moyens d'actionnement manuels prévus pour actionner les moyens de dissuasion. Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens d'actionnement manuels sont biométriques.
Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels : la Fig. 1 représente une première situation de mise en œuvre du dispositif de protection selon l'invention ; la Fig. 2 représente le dispositif de protection de la Fig. 1 vue de devant et de derrière ;
la Fig. 3 représente une deuxième situation de mise en œuvre du dispositif de protection selon l'invention ; et la Fig. 4 représente le dispositif de protection de la Fig. 3 vu de face et de gauche. Un dispositif de protection selon l'invention 100 est constitué d'un vêtement ou d'un accessoire vestimentaire 102 dans lequel sont intégrés des moyens de dissuasion 104. Un vêtement 102 selon l'invention est aussi bien un habit tel qu'une veste, un chapeau ou un gant, qu'une chaussure. De manière générale, c'est une matière destinée à recouvrir une partie du corps d'une personne 101. Un accessoire vestimentaire 102 est par exemple constitué par un sac à dos, une ceinture, etc. Un tel accessoire est de manière générale un élément prévu pour être porté par une personne dans le cadre de son activité et ayant une fonction première différente de celle apportée par les moyens de dissuasion 104.
Les moyens de dissuasion 104 sont inclus dans le vêtement ou l'accessoire vestimentaire 102 dès le stade de sa fabrication. Ils peuvent, par exemple, être insérés complètement ou en partie dans la doublure d'une veste ou d'un sac, installés dans une poche cousue, disposés au cœur de la semelle d'une chaussure, etc.
Les moyens de dissuasion 104 utilisés sont de préférence de deux types. Un premier type de moyens de dissuasion 104 est un moyen d'émission d'ultrasons 104a. II comprend un boîtier 106 incluant des circuits électroniques et au moins un transducteur de manière à générer des ultrasons. Ce boîtier 106 est de préférence souple, miniaturisé et parfaitement intégré au vêtement ou à l'accessoire vestimentaire 102 qui l'incorpore. De préférence, ces moyens d'émission sont des moyens d'émission à balayage de fréquence à ultrasons. Ce premier moyen de dissuasion 104 comprend également des émetteurs d'ultrasons 108 qui peuvent être déportés par rapport au boîtier 106, de manière à pouvoir émettre les ultrasons générés par le boîtier 106 dans toutes les directions. L'émission d'ultrasons s'effectue dans une large gamme de fréquences, de manière à permettre une action efficace envers un grand nombre d'animaux 110, tous les animaux 110 ne réagissant pas aux mêmes fréquences d'ultrasons. Cette action se caractérise sur les animaux 110 par une dilatation des tympans et une perturbation de leur équilibre qui les incite ainsi à s'éloigner. En outre, certains de ces animaux qui communiquent habituellement à l'aide d'ultrasons, ne sont plus, par conséquent, en mesure de communiquer entre eux.
Un moyen d'émission d'ultrasons 104a est, par exemple, mis en œuvre dans l'exemple représenté à la Fig. 1. Dans cet exemple, un pompier 101 porte une veste 102 pourvue des moyens de dissuasion 104. Les moyens d'émission d'ultrasons 104a sont déclenchés afin d'éloigner un chien 110 agressif. Indépendamment du fait qu'il soit dissuadé d'approcher la personne 101, l'animal 110 peut être tenté de suivre à distance cette personne 101. Le fait d'être ainsi suivie peut gêner la personne 101 dans ses activités. Pour résoudre ce problème particulier, le dispositif de protection 100 selon un aspect de l'invention comporte un second moyen de dissuasion 104. Ce second moyen de dissuasion 104 est un moyen d'émission d'un perturbant olfactif 104b comprenant un réservoir 118 et une pluralité de moyens de propulsion 120. Les moyens de propulsion 120 sont prévus pour projeter le perturbant olfactif provenant du réservoir 118 dans toutes les directions. A cet effet, les moyens de propulsion 120 sont répartis sur le vêtement ou l'accessoire vestimentaire 102. Ce perturbant olfactif est une substance chimique telle que par exemple du concentré de poivre, de la citronnelle, de l'eau de javel. Il se présente sous forme de poudre, de liquide, de gaz ou d'aérosol. Cette substance peut notamment être un gaz incapacitant. Cette substance agit sur la truffe de l'animal 110, de manière à entraîner la perte momentanée de l'odorat. Ainsi, l'animal 1 10, par exemple un chien pisteur, ne peut plus reconnaître l'odeur de la personne 101 et ne peut plus la suivre à la trace.
Un moyen d'émission d'un perturbant olfactif 104b est, par exemple, mis en œuvre dans l'exemple de la Fig. 3. Dans cet exemple, un facteur 101 porte une paire de chaussures pourvues de moyens de dissuasion 104. Les moyens d'émission d'un perturbant olfactif 104b sont mis en œuvre afin de dissuader un chien 110 de suivre la trace olfactive du facteur 101.
Le dispositif de protection 100, selon l'invention, comprend par ailleurs des moyens de détection 112 aptes à détecter une information susceptible d'engendrer la mise en marche des moyens de dissuasion 104. Une telle information peut être constituée par des vibrations dues au déplacement de la personne 101, une augmentation du rythme cardiaque de la personne 101, ou une variation de température jusqu'à une valeur correspondant à la chaleur du corps de la personne 101. A titre d'exemple, des moyens de détection du rythme cardiaque 1 12a sont utilisés dans l'exemple des Figs. 1 et 2. Lorsque ces moyens de détection du rythme cardiaque 112a détectent une augmentation soudaine du rythme cardiaque du pompier
101 au-delà d'un seuil prédéfini, ils engendrent la mise en marche des moyens d'émission d'ultrasons 104a. Aux Figs. 3 et 4, des moyens de détection de vibrations 112b engendrent la mise en marche des moyens d'émission d'un perturbant olfactif 104b lorsqu'ils détectent des vibrations dues à la course du facteur 101. Des moyens d'actionnement manuels 116 des moyens de dissuasion 104 sont également prévus, de préférence intégrés dans le vêtement ou l'accessoire vestimentaire 102. Ces moyens d'actionnement manuels 116 sont, par exemple, constitués par un interrupteur mécanique ou biométrique, par exemple à reconnaissance digitale, dédié à chacun des moyens de dissuasion 104. Ainsi, chaque moyen de dissuasion 104 peut être mis en route ou arrêté indépendamment.
Les moyens de dissuasion 104 fonctionnent à l'aide de batteries rechargeables. Ces moyens de dissuasion 104 sont contrôlés par une unité de gestion électronique 114 intégrée au vêtement ou à l'accessoire vestimentaire 102. Cette unité de gestion électronique 114 est apte, d'une part, à recevoir des informations issues des moyens de détection 112a, 112b, ou des moyens d'actionnement manuels 116, et, d'autre part, à commander le fonctionnement des premier et second moyens de dissuasion 104.
Plusieurs modes de fonctionnement du dispositif de protection 100 sont envisagés. Un premier mode de fonctionnement est manuel. Ainsi lorsque la personne 101 qui est pourvue du dispositif de protection 100 le décide, elle met en marche le dispositif 100 au moyen des moyens d'actionnement manuels 116. Elle peut le faire à tout moment, alors qu'elle ne court pas de risque ou qu'elle se trouve en présence d'un animal 110 qu'elle souhaite repousser. Les moyens d'actionnement manuels 116 peuvent permettre de mettre en marche indépendamment chacun des moyens de dissuasion 104. Ainsi, la personne 101 peut décider de faire fonctionner uniquement les moyens d'émission d'un perturbant olfactif 104b, ou uniquement les moyens d'émission d'ultrasons 104a, ou les deux moyens simultanément. De même, la personne 101 peut décider d'arrêter elle-même l'un ou l'autre des moyens de dissuasion 104. L'utilisation par la personne 101 des moyens d'actionnement manuels 116 engendre un signal transmis à l'unité de gestion électronique 114. A réception de ce signal, l'unité de gestion électronique 114 génère un signal de commande à l'intention du ou des moyens de dissuasion 104 visés. Le moyen de dissuasion 104 visé se met alors à fonctionner ou s'arrête. Ainsi, la personne 101 gère seule le fonctionnement des moyens de dissuasion 104.
Un mode de fonctionnement automatique est également prévu. Dans ce mode de mise en œuvre, les moyens de détection 112 sont à l'origine de la mise en marche des moyens de dissuasion 104 par l'unité de gestion électronique 114. Selon l'exemple des Figs. 1 et 2, lorsque les moyens de détection du rythme cardiaque 112a détectent une augmentation du rythme cardiaque au-delà d'un seuil prédéfini, ils émettent un signal vers l'unité de gestion électronique 114. L'unité de gestion électronique 114 émet à son tour à la suite de ce signal un signal de commande des moyens d'émission d'ultrasons 104b. D'autres moyens de détection 112 peuvent être utilisés dans ce mode de fonctionnement automatique. Le fonctionnement du dispositif de protection 100 peut être prévu de manière à ce que le mode de fonctionnement automatique marche en priorité, le fonctionnement manuel pouvant alors être, en outre, mis en marche par la personne 101 lorsqu'elle le souhaite.
Le dispositif de protection 100 présente l'avantage de pouvoir être porté en permanence par la personne 101 à protéger, du fait qu'il n'est pas contraignant. Il permet en effet à la personne 101 de se mouvoir facilement sans être couverte de façon excessive. En outre, le dispositif de protection 100 peut fonctionner de manière autonome.
