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Title:
DEVICE FOR SECURELY ATTACHING A BOOT ONTO A SKI
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2015/166143
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a device for securely attaching a boot onto a first ski, which includes a member for attaching the boot onto the first ski, and a control circuit. The boot includes an attachment member configured such as to make it easier to detach the boot and the first ski from one another upon receiving a detachment signal. The boot includes a control circuit configured such as to: determine an angular spacing between a first direction of the first boot and a second direction of a second boot; determine the forward movement of the first and second boot along the longitudinal axis of each of said boots; calculating at least one parameter from the angular difference and the forward movements of the first and second boot; comparing the parameter to a threshold parameter; and transmit the detachment signal on the basis of the comparison.

Inventors:
DEVAUX, Fabrice (10 chemin de la Valleyre, Le Mont sur Lausanne, CH-1052, CH)
Application Number:
FR2014/000097
Publication Date:
November 05, 2015
Filing Date:
May 02, 2014
Export Citation:
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Assignee:
BRISON S.A. (45 avenue de la Liberté, Luxembourg, L-1931, LU)
International Classes:
A63C9/08; A43B1/00; A43B3/00; A43B5/04; A63C9/084; A63C9/085; A63C9/088
Domestic Patent References:
WO2014122366A12014-08-14
Foreign References:
DE10050646C12002-08-29
US20110131012A12011-06-02
FR2891467A12007-04-06
DE102011100933A12012-11-15
US4494768A1985-01-22
FR2874833A12006-03-10
US6007086A1999-12-28
Attorney, Agent or Firm:
TALBOT, Alexandre (Cabinet Hecke, 10 rue d'ArménieEuropole - BP 1537, Grenoble Cedex 1, F-38025, FR)
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Claims:
Revendications

1. Dispositif de fixation sécurisée d'une chaussure sur un premier ski comprenant une chaussure de ski incluant:

- un organe de fixation (1 a, 1 b) de la chaussure sur le premier ski configuré pour faciliter la désolidarisation entre la chaussure et le premier ski à réception d'un signal de désolidarisation,

un circuit de commande (2) configuré pour :

• déterminer un écart angulaire entre une première direction de la première chaussure et une deuxième direction d'une deuxième chaussure,

• déterminer la progression vers l'avant des première et deuxième chaussures selon l'axe longitudinal de chacune desdites chaussures,

• calculer au moins un paramètre à partir de l'écart angulaire et des progressions vers l'avant des première et deuxième chaussures, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison.

2. Dispositif selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le circuit de commande (2) est configuré pour :

· déterminer un écart angulaire entre une première direction de la première chaussure et une deuxième direction d'une deuxième chaussure,

• déterminer la première direction de progression de la première chaussure et la deuxième direction de progression de la deuxième chaussure,

• calculer au moins un paramètre à partir de l'écart angulaire, de la première direction de progression et de la deuxième direction de progression, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison.

3. Dispositif selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le circuit de commande (2) est configuré pour :

• déterminer un premier angle entre la première direction de la première chaussure et une première direction de référence fixe,

• déterminer un deuxième angle entre la deuxième direction de la deuxième chaussure et une deuxième direction de référence fixe, • calculer au moins un paramètre à partir du premier angle, du deuxième angle, de la première direction de progression et de la deuxième direction de progression. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la première et la deuxième directions de référence correspondent au nord magnétique.

5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le circuit de commande (2) est configuré pour évaluer la vitesse de déplacement de la première chaussure.

6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le circuit de commande (2) comprend en outre au moins un gyroscope et/ou au moins un accéléromètre.

7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le circuit de commande (2) comprend au moins une centrale inertielle et, éventuellement, une boussole.

8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le circuit de commande (2) de chaque chaussure comprend un capteur et un circuit de calcul configuré pour calculer le ou les paramètres.

9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une lame piézoélectrique (4) configurée pour s'intégrer dans la chaussure et en ce que le circuit de commande (2) est configuré pour discriminer un glissement du ski et un autre déplacement du ski en contrôlant la puissance électrique générée par la lame piézoélectrique (4).

10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la lame piézoélectrique (4) est configurée pour alimenter l'intégralité du dispositif de fixation sécurisée.

11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe de fixation (1 ) comprend une extrémité avant et/ou une extrémité arrière de la chaussure configurée pour pivoter par rapport à une partie centrale de la chaussure, l'extrémité avant étant destinée à être prise par des mâchoires avant, l'extrémité arrière étant destinée à être prise par des mâchoires arrière.

12. Dispositif selon la revendication 1 1 , caractérisé en ce que l'extrémité avant et/ou l'extrémité arrière pivotantes sont configurées pour être bloquées en cas d'absence de signal de désolidarisation.

13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe de fixation (1 ) comprend une extrémité avant et/ou une extrémité arrière de la chaussure montées rétractables par rapport à une partie centrale de la chaussure, l'extrémité avant étant destinée à être prise par des mâchoires avant, l'extrémité arrière étant destinée à être prise par des mâchoires arrière. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'extrémité avant et/ou l'extrémité arrière rétractables sont configurées pour être bloquées en cas d'absence de signal de désolidarisation.

Description:
DISPOSITIF DE FIXATION SECURISEE D'UNE CHAUSSURE SUR UN SKI

Domaine technique de l'invention

L'invention est relative à une chaussure de ski améliorée.

État de la technique

Les fixations de chaussures, notamment de chaussures de ski, permettent une solidarisation fiable et amovible d'une chaussure sur un ski. La désolidarisation entre la chaussure et le ski est effectuée soit volontairement par l'utilisateur grâce à un moyen mécanique, soit involontairement notamment lorsque certains efforts supérieurs à un seuil prédéfini sont appliqués sur l'un au moins des éléments de la fixation, par exemple en cas de chute du skieur.

Le seuil prédéfini des efforts au-delà desquels la chaussure se désolidarise du ski (ou déchausse) est généralement réglable en fonction du poids de l'individu, de son niveau de compétence, de sa condition physique, etc.

Un mauvais réglage des fixations entraîne :

- un risque accru d'accident par déclenchement (ou déchaussement) inopportun si le réglage est trop faible,

- un risque accru de lésion du genou en cas de chute par non-déclenchement (non déchaussement) si le réglage est trop fort. En particulier, le non-déclenchement est le principal responsable des entorses du genou.

Les fixations conventionnelles les plus courantes comportent une talonnière et une butée avant, la talonnière exerçant une pression sur le talon de la chaussure, pressant ainsi la chaussure contre la butée avant. En cas de chute du skieur, les mâchoires de la talonnière et/ou de la butée avant s'ouvrent ou basculent automatiquement sous l'effet d'efforts supérieurs à un seuil prédéfini afin de libérer la chaussure. Il s'agit donc d'un moyen purement mécanique mis en œuvre par exemple à l'aide de simples ressorts.

Les fixations sont sans cesse améliorées. La demande de brevet FR 2 874 833 décrit en particulier une fixation de chaussure de ski qui améliore la sécurité des fixations en proposant une talonnière comprenant un moyen pour faciliter la rotation du talon de la chaussure selon un axe vertical en limitant les résistances par frottement de la semelle de la chaussure sur la fixation.

Cependant, un tel dispositif n'entraîne pas la désolidarisation de la chaussure et du ski dans des situations potentiellement dangereuses. En particulier, ce type de dispositif ne protège pas le genou dans toutes les situations à risque car il ne présente pas de possibilité de désolidarisation entre la chaussure et le ski quels que soient les couples d'efforts appliqués sur la fixation et notamment quels que soient les axes de ces couples.

De plus, comme expliqué ci-dessus, pour une bonne efficacité, la fixation doit être convenablement réglée en fonction de paramètres propres au skieur et susceptibles d'évoluer dans le temps (poids du skieur, niveau de compétence, condition physique, etc).

Le brevet US 6,007,086 propose un dispositif de fixation de chaussure de ski ayant pour objectif de remédier à ces inconvénients. Ledit dispositif comprend en particulier un système de fixation d'une chaussure sur un ski à l'aide d'électro- aimants et d'un processeur configuré pour communiquer avec ledit système de fixation. Ce dispositif permet de désolidariser la chaussure du ski dès lors que des efforts supérieurs à un seuil prédéfini sont identifiés par le processeur. Par ailleurs, ce dispositif peut être complété par un émetteur placé à l'avant d'un premier ski et un récepteur placé de la même manière sur un deuxième ski, chacun des skis comportant un ensemble émetteur/récepteur en communication avec le processeur. Dans un tel système, l'émetteur d'un premier ski envoie un signal au récepteur du deuxième ski, le signal étant sous la forme d'un arc unidirectionnel. Dès lors que la communication est coupée entre un ensemble émetteur d'un ski/récepteur de l'autre ski, le processeur envoie un signal de désolidarisation au système de fixation.

Un tel dispositif permet donc de déchausser dans des situations à risque pour le skieur, notamment lorsque les skis ont un écart angulaire anormal (US 6,007,086, Fig. 5b et 5c).

Cependant, ce dispositif présente l'inconvénient majeur d'induire un déchaussement dans des situations non risquées ou lorsqu'un amas de neige entre les skis interrompt momentanément le signal. Inversement, ce système induit un déchaussement trop tardif lors de situations à risque.

Objet de l'invention

On constate qu'il existe un besoin d'un dispositif de fixation sécurisée d'une chaussure sur un ski qui détecte mieux les situations à risque. On tend à combler ce besoin au moyen d'une chaussure de ski incluant un dispositif de fixation sécurisée de la chaussure sur un premier ski comprenant :

un organe de fixation de la chaussure sur le premier ski configuré pour faciliter la désolidarisation entre la chaussure et le premier ski à réception d'un signal de désolidarisation,

- un circuit de commande configuré pour :

• déterminer un écart angulaire entre une première direction de la première chaussure et une deuxième direction de la deuxième chaussure,

• déterminer la progression vers l'avant des première et deuxième chaussures selon l'axe longitudinal de chacune desdites chaussures,

a calculer au moins un paramètre à partir de l'écart angulaire et des progressions vers l'avant des première et deuxième chaussures, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison. Selon un mode de réalisation préféré, le circuit de commande est configuré pour :

déterminer un écart angulaire entre une première direction de la première chaussure et une deuxième direction d'une deuxième chaussure,

déterminer la première direction de progression de la première chaussure et la deuxième direction de progression de la deuxième chaussure, • calculer au moins un paramètre à partir de l'écart angulaire, de la première direction de progression et de la deuxième direction de progression, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison.

Selon un mode de réalisation encore plus préféré, le circuit de commande est configuré pour :

e déterminer un premier angle entre la première direction de la première chaussure et une première direction de référence fixe,

· déterminer un deuxième angle entre la deuxième direction de la deuxième chaussure et une deuxième direction de référence fixe,

• calculer au moins un paramètre à partir du premier angle, du deuxième angle, de la première direction de progression et de la deuxième direction de progression.

Avantageusement, la première et la deuxième directions de référence correspondent au nord magnétique.

Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, le circuit de commande est configuré pour évaluer la vitesse de déplacement de la première chaussure.

Préférentiellement, le circuit de commande comprend en outre au moins un gyroscope et/ou au moins un accéléromètre. Le gyroscope peut être réalisé par tout moyen adapté. Dans un mode de réalisation particulier, le gyroscope est réalisé par un ensemble d'accéléromètres connectés à un calculateur intégrant en continu les accélérations. Plus préférentiellement encore, le circuit de commande comprend au moins une centrale inertielle et, éventuellement, une boussole. Il peut s'agir d'une boussole bidimensionnelle ou d'une boussole tridimensionnelle. Dans le cas d'une boussole tridimensionnelle, la boussole indique le vecteur tridimensionnel que fait le champ magnétique terrestre par rapport au circuit de commande.

Selon un mode de réalisation avantageux, le circuit de commande de chaque chaussure comprend un capteur et un circuit de calcul configuré pour calculer le ou les paramètres. Selon un autre mode de réalisation, le dispositif comporte une lame piézoélectrique configurée pour s'intégrer dans la chaussure et en ce que le circuit de commande est configuré pour discriminer un glissement du ski et un autre déplacement du ski en contrôlant la puissance électrique générée par la lame piézoélectrique. Préférentiellement, la lame piézoélectrique est configurée pour alimenter l'intégralité du dispositif de fixation sécurisée.

Avantageusement, l'organe de fixation comprend une extrémité avant et/ou une extrémité arrière de la chaussure configurée pour pivoter par rapport à une partie centrale de la chaussure, l'extrémité avant étant destinée à être prise par des mâchoires avant, l'extrémité arrière étant destinée à être prise par des mâchoires arrière. Selon un mode de réalisation avantageux, l'extrémité avant et/ou l'extrémité arrière pivotantes sont configurées pour être bloquées en cas d'absence de signal de désolidarisation.

Selon un autre mode de réalisation, l'organe de fixation comprend une extrémité avant et/ou une extrémité arrière de la chaussure montées rétractables par rapport à une partie centrale de la chaussure, l'extrémité avant étant destinée à être prise par des mâchoires avant, l'extrémité arrière étant destinée à être prise par des mâchoires arrière. Selon un mode de réalisation avantageux, l'extrémité avant et/ou l'extrémité arrière rétractables sont configurées pour être bloquées en cas d'absence de signal de désolidarisation.

Description sommaire des dessins

D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de modes particuliers de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés aux figures 1 et 2 qui illustrent, de manière schématique en vue de dessus et de côté, un mode de réalisation d'une chaussure munie d'un dispositif de fixation sécurisée.

Description de modes de réalisation préférentiels de l'invention

Le dispositif de fixation sécurisée d'une chaussure sur un ski comporte un organe de fixation 1 de la chaussure sur un premier ski configuré pour faciliter la désolidarisation entre la chaussure et le premier ski à réception d'un signal de désolidarisation.

L'organe de fixation 1 peut être tout moyen de fixation d'une chaussure sur un ski bien connu de l'homme du métier. Selon un mode de réalisation particulier, le dispositif de fixation de la chaussure est monté sur la chaussure et comprend une extrémité avant 1a destinée à être prise avec une mâchoire d'une butée avant et une extrémité arrière 1 b destinée à être prise avec une mâchoire d'une butée arrière. L'extrémité avant 1a et/ou l'extrémité arrière 1 b est configurée de manière à être déformable et permettre à la chaussure de déchausser plus facilement afin de réduire le risque de blessure pour le skieur. De cette manière, l'organe de fixation 1 présente deux comportements différents.

Préférentiellement, l'extrémité avant 1 a et/ou l'extrémité arrière 1 b de la chaussure sont montées rétractables, c'est-à-dire que l'extension de l'extrémité avant 1 a et/ou de l'extrémité arrière 1 b peut varier par rapport au reste de la chaussure de ski notamment par rapport à une partie centrale de la chaussure. Dans le mode de réalisation illustré aux figures 1 et 2, l'extrémité avant 1 a est montée rétractable.

Dans une autre variante de réalisation, l'extrémité avant 1 a et/ou l'extrémité arrière 1b sont configurées pour se déplacer en rotation par rapport à la partie centrale de la chaussure. De cette manière, le moyen de fixation 1 autorise un déplacement transversal de la partie centrale de la chaussure par rapport à la mâchoire ce qui facilite le déchaussement. Par exemple, l'extrémité de la chaussure est configurée pour tourner, par exemple de plus ou moins 60°, autour d'un axe vertical par rapport au plan principal défini par la semelle de la chaussure de ski. Dans le mode de réalisation illustré aux figures 1 et 2, l'extrémité arrière 1 b est montée pivotante.

Il est encore possible de prévoir que l'extrémité de la chaussure soit configurée pour se désolidariser de la chaussure.

L'utilisation d'un système de fixation spécifique intégré dans une chaussure permet d'utiliser des fixations conventionnelles. Par « fixations conventionnelles », on entend toute fixation telle que décrite précédemment susceptible de fixer mécaniquement la chaussures au ski et de la désolidariser, notamment lorsque des efforts supérieurs à un seuil prédéfini sont appliqués sur l'un au moins des éléments de la fixation.

Dans un mode de réalisation particulier, l'extrémité montée mobile en rotation comporte un mécanisme électromécanique permettant

soit d'immobiliser l'extrémité de la chaussure,

soit, à réception d'un signal de désolidarisation, de laisser l'extrémité pivoter librement avec une certaine amplitude, par exemple de plus ou moins 60° par rapport la position précédente.

Lorsque l'extrémité de la chaussure est immobilisée, il en est de même pour la chaussure fixée au ski. Dans cette position, l'utilisateur peut skier et l'organe de fixation 1 fonctionne avantageusement comme dans l'art antérieur. Lorsque l'extrémité 1 a/1 b est libérée, elle peut pivoter tout comme le reste de la chaussure. Cette liberté de rotation permet à la chaussure de déchausser plus facilement en s'échappant latéralement par rapport au ski pour diminuer les risques de lésion pour le skieur, notamment de lésion du genou. Un fonctionnement sensiblement identique est obtenu au moyen d'une extrémité rétractable. Dans un mode de réalisation particulier, l'extrémité rétractable comporte un mécanisme électromécanique permettant

soit d'allonger l'extrémité de la chaussure de manière à assurer sa prise par la mâchoire correspondante, soit, à réception d'un signal de désolidarisation, de rentrer l'extrémité de la chaussure de manière à réduire ou éliminer la prise avec la mâchoire.

Le dispositif de fixation comporte également un circuit de commande 2 configuré pour :

déterminer un écart angulaire entre une première direction de la première chaussure et une deuxième direction d'une deuxième chaussure,

déterminer la progression vers l'avant des première et deuxième chaussures selon l'axe longitudinal de chacun desdites chaussures,

· calculer au moins un paramètre à partir de l'écart angulaire et des progressions vers l'avant des premier et deuxième chaussures, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison. Le circuit de commande 2 est configuré pour bloquer l'organe de fixation 1 dans une position fonctionnelle pour skier, par exemple pour bloquer l'extrémité dans sa configuration non pivotante, en cas d'absence de signal de désolidarisation.

De cette manière, par défaut, l'extrémité est en position bloquée de sorte qu'en cas de défaillance du circuit de commande 2 ou en l'absence du signal, le dispositif de fixation fonctionne comme dans l'art antérieur. L'utilisateur est toujours protégé mais de manière moins efficace, par exemple comme dans l'art antérieur.

La connaissance de l'écart angulaire entre les deux chaussures et de leur progression vers l'avant permet de discriminer rapidement entre une situation à risque et une situation normale.

Préférentiellement, chaque chaussure comprend un dispositif de fixation comprenant au moins un organe de fixation 1 et un circuit de commande 2.

Avantageusement, le circuit de commande 2 de chaque chaussure comprend un ou plusieurs capteurs et un circuit de calcul pour calculer le ou les paramètres.

Le circuit de commande 2 de la première chaussure peut être connecté à l'organe de fixation 1 par une connexion filaire. Ceci permet notamment de réduire la consommation électrique du dispositif de fixation.

Le circuit de commande 2 est en mesure de connaître la configuration spatiale des deux chaussures et donc des deux skis et de déterminer si la situation est une situation à risque ou une situation non dangereuse. De cette manière, par rapport aux dispositifs de l'art antérieur, la désolidarisation dans des situations non dangereuses est réduite. Selon un mode de réalisation préféré, un premier circuit de commande 2 est fixé sur la première chaussure de manière à déterminer un ou plusieurs paramètres spécifiques au premier ensemble ski/chaussure. Un deuxième circuit de commande 2 est fixé sur la deuxième chaussure de manière à déterminer un ou plusieurs paramètres spécifiques au deuxième ensemble ski/chaussure. L'utilisation d'un circuit de commande 2 dédié à chaque chaussure permet de faciliter le calcul des différents paramètres recherchés.

De manière avantageuse, le circuit de commande 2 de chaque chaussure envoie les informations relatives à sa chaussure vers un circuit de calcul. Le circuit de calcul est alors en mesure de calculer le paramètre. De manière avantageuse, les informations sont transmises en permanence ou de manière périodique. Dans un mode de réalisation avantageux, le circuit de calcul est fixé sur une des chaussures. De manière encore plus avantageuse, chaque chaussure comporte un circuit de calcul qui reçoit des informations des différents capteurs. Préférentiellement, le circuit de calcul est relié par une liaison filaire, au circuit de commande 2 de sa chaussure, aux éventuels autres capteurs et à l'organe de fixation 1 de sa chaussure.

Avantageusement, le circuit de commande 2 de la première chaussure communique de manière périodique ou de manière continue avec le circuit de commande 2 de la deuxième chaussure.

La communication entre les deux chaussures est préférentiellement une communication sans fil, par exemple avec une liaison radiofréquence. Cependant, il est également envisageable d'utiliser une connexion filaire au moyen d'un fil conducteur intégré dans les chaussures de ski et dans le pantalon du skieur. La communication entre les deux circuits de commande 2 peut, à titre d'exemple, être digitalement encodée. Il peut s'agir plus préférentiellement d'une onde radio cryptée.

Dans un autre mode de réalisation pouvant être combiné avec les modes de réalisation précédents, le dispositif de fixation sécurisée comprend en outre un capteur configuré pour déterminer si la chaussure d'un des deux skis a déchaussé. Le capteur est configuré pour déterminer si la chaussure est fixée ou non. Dans le cas où le capteur détecte qu'une première chaussure a déchaussé, ledit capteur communique le déchaussage au capteur ou au circuit de commande 2 de l'autre ski et le circuit de commande 2 de cet autre ski facilite la désolidarisation de la seconde chaussure. Un signal de désolidarisation est alors envoyé à l'organe de fixation 1 de l'autre ski. Ainsi, dès qu'une chaussure a déchaussé, l'autre chaussure déchausse également. Cette configuration permet de réduire les risques de blessures. Le capteur peut être réalisé par tout moyen connu de l'homme du métier, par exemple par un système aimanté ou tout autre système passif apte à détecter deux signaux différents indiquant par exemple « absence de chaussure » ou « chaussure présente».

Dans un mode de réalisation avantageux, le dispositif de fixation comporte également un circuit de commande 2 configuré pour :

déterminer l'écart angulaire entre la première direction de la première chaussure et la deuxième direction de la deuxième chaussure, et

· déterminer une première direction de progression de la première chaussure et une deuxième direction de progression de la deuxième chaussure,

• calculer au moins un paramètre à partir de l'écart angulaire, de la première direction de progression et de la deuxième direction de progression, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison.

Selon ce mode de réalisation, le circuit de commande 2 est donc configuré pour déterminer, en plus, le sens de progression des première et deuxième chaussures quelle que soit la direction de progression des chaussures par rapport à leur axe longitudinal et/ou quel que soit leur sens de progression (avant, arrière, gauche, droite, etc). Ceci peut être réalisé par tout moyen bien connu de l'homme du métier, par exemple en intégrant un dispositif de géolocalisation, au moins un accéléromètre et/ou au moins un gyroscope dans chaque chaussure. Ainsi, grâce à un tel système de commande, le dispositif de fixation sécurisée permet une meilleure évaluation des situations à risque. De manière avantageuse, le gyroscope peut être réalisé au moyen d'un ensemble d'accéléromètres connectés à un calculateur qui intègre en continu les accélérations. Cette fonctionnalité peut être obtenue par exemple au moyen d'un capteur 9 axes.

De cette manière, le circuit de commande 2 est en mesure de connaître la configuration spatiale des deux chaussures et de déterminer si la situation est une situation à risque ou une situation non dangereuse. A titre d'exemple, dans certaines configurations, le skieur réalise un déplacement en marche arrière à faible vitesse et il s'arrête dans une configuration qui est considérée comme une configuration à risque si le skieur avance dans le sens normal de progression. De cette manière, par rapport aux dispositifs de l'art antérieur, la désolidarisation dans des situations non dangereuses est réduite. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, le circuit de commande 2 est configuré pour :

• déterminer un premier angle entre une première direction de la première chaussure et une première direction de référence fixe,

« déterminer un deuxième angle entre une deuxième direction de la deuxième chaussure et une deuxième direction de référence fixe.

Le premier angle et le deuxième angle servent à déterminer l'écart angulaire qui existe entre les deux chaussures. Ce mode de réalisation est plus simple à mettre en place et il est également plus robuste.

Le circuit de commande 2 est configuré pour calculer au moins un paramètre à partir du premier angle, du deuxième angle, de la première direction de progression et de la deuxième direction de progression, comparer le paramètre à un paramètre seuil, et émettre le signal de désolidarisation en fonction de la comparaison. Le paramètre seuil est intégré dans le circuit de commande 2, il peut être évalué par modélisation des situations à risque en tenant compte d'une partie ou de tous les paramètres mesurés par le dispositif de fixation.

Préférentiellement, la première direction de référence est identique à la seconde direction de référence. A titre d'exemple, une des directions de référence est déterminée par rapport à une balise ou par rapport au nord magnétique.

Plus préférentiellement encore, la première et la deuxième directions de référence correspondent au nord magnétique. Ceci permet une mesure facile au moyen d'une grandeur indépendante et détectable aisément au moyen, par exemple, d'une simple boussole ou, préférentiellement, d'une boussole tridimensionnelle. Dans le cas d'une boussole bidimensionnelle, une information sur la direction du nord est fournie. Dans le cas d'une boussole tridimensionnelle, la boussole indique également le vecteur tridimensionnel que fait le champ magnétique terrestre avec le circuit de commande.

La détermination des orientations des chaussures et la détermination des directions de progression des chaussures peuvent être réalisées par tout moyen adapté, par exemple au moyen d'un dispositif de géolocalisation tel qu'un GPS. Cependant, il faut s'assurer que les capacités du système GPS sont en mesure de distinguer les positions des deux chaussures.

Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif de fixation sécurisée est configuré pour être désengagé manuellement, par exemple à l'aide d'une télécommande. Ainsi, dans toutes les situations où le skieur ne souhaite pas profiter du dispositif, par exemple lors que le skieur emprunte un télésiège ou pour la pratique du ski extrême, le dispositif peut être complètement mis à l'arrêt.

Dans un autre mode de réalisation pouvant être combiné avec les modes de réalisation précédents, le circuit de commande 2 est configuré pour entraîner la désolidarisation des deux chaussures. Selon un mode de réalisation, le circuit de commande 2 comprend une centrale inertielle et la boussole du circuit de commande 2 permet une recalibration de la centrale inertielle. Préférentiellement la recalibration est réalisée lorsque la boussole se trouve dans un plan normal ou sensiblement normal au rayon de la terre. Cette recalibration est particulièrement avantageuse pour une boussole bidimensionnelle. La recalibration peut également être réalisée en tenant compte de la gravité afin de déterminer la position des skis dans un plan normal à la terre. Lorsque la boussole est tridimensionnelle, la recalibration peut s'effectuer quelle que soit la position de ladite boussole par rapport au rayon de la terre. Selon un mode particulièrement préféré, le circuit de commande 2 est configuré pour être recalibré périodiquement. La centrale inertielle permet de déterminer l'orientation de la chaussure notamment lorsque la mesure de la boussole est très bruitée ou perturbée par des éléments métalliques. Cette configuration permet d'avoir une mesure fiable dans une très grande variété de configurations.

Selon un mode de réalisation particulier, le circuit de commande 2 peut également être configuré pour évaluer la vitesse de déplacement d'une des chaussures tel que la première chaussure ou des deux chaussures. A cette fin, le circuit de commande 2 peut également comprendre au moins un accéléromètre. L'évaluation de la vitesse permet de mieux déterminer les situations à risque. A titre d'exemple, un chasse-neige où les skis sont particulièrement écartés vers l'arrière entraînera une désolidarisation chaussure/ski si le skieur est à vitesse élevée tandis que la désolidarisation n'aura pas lieu à l'arrêt ou à très faible vitesse. Selon un mode de réalisation particulier compatible avec les modes précédents, le circuit de commande 2 est configuré pour discriminer un glissement du ski sur la piste et un autre déplacement du ski, par exemple un déplacement sur un télésiège. En effet, les chaussures peuvent être immobiles sur le télésiège mais présenter une vitesse de déplacement qui peut être importante.

Par exemple, le circuit de commande est configuré pour discriminer si une pression verticale est appliquée sur les chaussures et donc sur les skis. Par exemple, si une absence de pression verticale est détectée pendant une période supérieure ou égale à une valeur seuil, par exemple 5 secondes, le circuit de commande en conclut que l'utilisateur est sur un télésiège. L'utilisation de l'accéléromètre permet également de discriminer l'utilisation d'un télésiège et une période d'apesanteur relative. Le circuit de commande peut également déterminer si l'utilisateur descend la pente ou au contraire si il remonte la pente.

De manière avantageuse, le ski et/ou la chaussure comportent un film en matériau piézoélectrique ou lame piézoélectrique 4 préférentiellement intégrée dans le ski et/ou dans la chaussure. De cette manière, lorsque le ski glisse sur la neige avec le skieur, le ski et/ou la chaussure se déforment et vibrent permettant ainsi à la lame piézoélectrique 4 de générer de l'électricité. En revanche, lorsque le ski se déplace dans un télésiège, les déformations du ski sont faibles, il n'existe peu ou pas de torsion ou déformation de la lame piézoélectrique 4 et l'électricité générée par la lame piézoélectrique 4 est alors extrêmement faible. Il est ainsi possible de distinguer ces deux cas de figure en contrôlant la puissance électrique générée par la lame piézoélectrique 4. Le circuit de commande 2 est avantageusement configuré pour contrôler la puissance électrique fournie par la lame piézoélectrique 4 afin de déterminer si le ski glisse sur la neige ou pas. De cette manière, le circuit de commande 2 est configuré pour discriminer un glissement du premier ski et une autre action en contrôlant la puissance électrique produite par la lame piézoélectrique 4. Lorsque la puissance électrique produite est inférieure à un seuil donné, le circuit de commande 2 bloque l'organe de fixation 1 de sorte que le dispositif de fixation fonctionne comme dans l'art antérieur.

Dans un mode de réalisation préférentiel, la lame piézoélectrique 4 est également configurée pour alimenter au moins partiellement le dispositif de fixation sécurisée. Avantageusement, la lame piézoélectrique 4 alimente l'intégralité du dispositif de fixation sécurisée.

Dans un mode de réalisation particulier, la lame piézoélectrique 4 est couplée à des super-condensateurs ou à des batteries miniatures. Lors de son utilisation, la lame piézoélectrique 4 se déforme et génère un courant électrique qui alimente les dispositifs électroniques du dispositif de fixation.

L'alimentation du circuit de commande peut être réalisée par tout moyen adapté, par exemple au moyen d'une batterie qui peut également servir à chauffer l'intérieur de la chaussure. Il est également possible de placer un dispositif thermoélectrique configuré pour générer de l'électricité au moyen de la différence de température qui existe entre l'intérieur de la chaussure et l'extérieur de la chaussure.

Selon un mode avantageux de réalisation, le dispositif de fixation fonctionne selon un mode économie d'énergie en particulier en cas de désolidarisation entre les chaussures et les skis ou encore en cas d'absence ou de faible production d'énergie par les lames piézoélectriques 4. Dans ce cas de figure, il n'y a pas de communication entre les chaussures.

Selon un mode préféré de réalisation, le circuit de commande 2 comporte, une centrale inertielle éventuellement recalibrée périodiquement à l'aide d'une boussole bidimensionnelle ou, préférentiellement, d'une boussole tridimensionnelle. Avantageusement, chaque chaussure est suivie continuellement par son circuit de commande 2 qui détecte un changement brusque de direction ou une décélération brutale. Ainsi, dès lors que le circuit de commande 2 détecte une accélération angulaire et/ou une accélération ou décélération linéaire de la chaussure supérieure à un seuil prédéfini, il émet un signal de désolidarisation à l'organe de fixation 1 de la chaussure. Le seuil d'accélération angulaire et/ou d'accélération ou décélération linéaire de la chaussure peut être fixé manuellement ou établi lors d'un mode apprentissage du dispositif de fixation. Un tel mode de réalisation permet au skieur de déchausser immédiatement dès qu'une chaussure est stoppée ou déviée par un obstacle, ceci quels que soient les efforts appliqués sur l'organe de fixation 1 .

Selon un mode de réalisation préféré, en cas d'absence de communication entre les deux chaussures, le circuit de commande 2 bloque l'organe de fixation 1 de sorte que le dispositif de fixation fonctionne comme dans l'art antérieur. Ainsi, lorsque le dispositif de fixation comporte une extrémité pivotante, celle-ci se trouve en position immobilisée, apte à permettre de skier, en cas d'absence de communication entre les deux chaussures. L'utilisateur est donc toujours protégé mais de manière moins efficace, par exemple comme dans l'art antérieur. Préférentiellement, en cas d'absence de communication entre les deux chaussures, le circuit de commande 2 n'émet aucun signal de désolidarisation sauf dans le cas d'une accélération angulaire et/ou d'une accélération ou décélération linéaire de la chaussure supérieure à un seuil prédéfini, comme ceci a été décrit précédemment.

Dans u mode de réalisation particulièrement avantageux, le circuit de commande 2 comprend au moins une centrale inertielle. Une centrale inertielle est disposée sur ou dans chaque chaussure et les circuits de commande 2 sont configurés pour réaliser la calibration des deux centrales inertielles. De cette manière, lors de l'étape de calibration, la disposition des deux chaussures est déterminée. Lorsque le skieur se déplace, les deux centrales inertielles calculent de proche en proche, les composantes de déplacement et de vitesse ce qui permet au circuit de commande 2 de déterminer l'écart angulaire et les direction d'orientation des deux chaussures. L'utilisation d'une centrale inertielle est particulièrement avantageuse car cela permet de calculer l'angle que fait chaque chaussure avec sa direction de référence dans des lieux très parasités. Par exemple, si la direction de référence est le nord magnétique, il est difficile de déterminer les premier et deuxième angles dans une zone présentant par exemple des câbles électriques enterrés.

De manière avantageuse, la centrale inertielle est associée à une boussole bidimensionnelle ou, préférentiellement, à une boussole tridimensionnelle. Cette association permet d'utiliser une centrale inertielle moins performante. Cette centrale inertielle est calibrée initialement et recalibrée périodiquement au moyen de la boussole. De cette manière, le skieur n'a pas à effectuer de procédure initiale de calibration de la centrale inertielle et le calcul de l'écart angulaire entre les skis est fiable sur une grande période de temps.

Avantageusement, le circuit de commande 2 est configuré pour recalibrer les centrales inertielles périodiquement et pour éviter l'utilisation de la boussole lorsque la chaussure est fortement déplacée ce qui fausse la mesure ou, dans le cas où une boussole bidimensionnelle est utilisée, lorsque la position de la chaussure est trop peu parallèle au plan normal de la terre.

Selon un mode de réalisation préféré, le circuit de commande 2 est constitué d'un ensemble de systèmes micromécaniques (MEMs) ce qui permet de réduire la consommation électrique du dispositif. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, le circuit de commande 2 est configuré pour comprendre un « mode apprentissage ». Un tel mode permet un calibrage du circuit de commande 2 sur la ou les premières descentes effectuées par le skieur. Ainsi, lors de la ou des premières descentes, le dispositif de fixation sécurisée est partiellement activé dans le sens où le dispositif de commande 2 est uniquement configuré pour déterminer les paramètres seuil (par exemple seuil d'accélération angulaire et/ou d'accélération ou décélération linéaire de la chaussure au-delà duquel le circuit de commande 2 doit émettre un signal de désolidarisation) liés aux caractéristiques propres du skieur, notamment à son niveau de compétence, mais n'émet aucun signal de solidarisation. Lors d'un tel mode d'apprentissage, l'utilisateur est toujours protégé mais de manière moins efficace, par exemple comme dans l'art antérieur. Avantageusement, le dispositif de fixation peut être pré-calibré avant la première descente en mode apprentissage. Dans ce cas, l'utilisateur indiquera ses caractéristiques propres, par exemple son poids et/ou son niveau de compétence sur une échelle de niveau réduite (par exemple, « débutant » / « moyen » / « confirmé ») qui seront intégrées par le circuit de commande 2. Le dispositif de fixation fonctionnera alors, lors de la première descente, selon les paramètres indiqués initialement par l'utilisateur tout en déterminant, toujours lors de cette première descente, les paramètres seuil réels (par exemple seuil d'accélération angulaire et/ou d'accélération ou décélération linéaire de la chaussure au-delà duquel le circuit de commande 2 doit émettre un signal de désolidarisation) liés au niveau de compétence de l'utilisateur. Préférentiellement, le mode apprentissage peut être réitéré autant de fois que nécessaire notamment si le skieur a chuté lors de la première descente. Le mode apprentissage peut également être progressif, le skieur effectuant tout d'abord une première descente sur une piste bleue, puis une seconde sur une piste rouge, etc. Un tel mode de réalisation est particulièrement intéressant notamment parce qu'il est régulièrement constaté une surestimation par l'utilisateur de son propre niveau de compétence.

Le dispositif de fixation sécurisée permet de prévenir les risques de lésion pour le skieur tout en lui permettant de skier sans déchausser de façon inopportune. A titre d'exemple, une position des skis de type chasse neige vers l'arrière (rapprochement des extrémités arrières et écartement des pointes avant des deux skis) n'entraînera pas de désolidarisation entre la chaussure et le ski si le skieur se déplace vers l'arrière. Le dispositif de fixation permet donc une pratique du ski sans risque de blessure et sans que les chaussures ne déchaussent lorsque la situation n'est pas une situation à risque.

Le dispositif permet entre outre de pouvoir être associé à une fixation conventionnelle comportant un système sécurisé purement mécanique. Le dispositif prend donc en compte, pour évaluer les situations à risque, de nombreux paramètres tels que la position relative des skis entre eux, le sens de déplacement, la vitesse, le poids du skieur, son niveau de compétence, etc.