Bouchet, Damien (9 rue de la Roussière, Chaponnay, Chaponnay, F-69970, FR)
Boutte, Guillaume (La Saboire, Aveize, F-69610, FR)
Bassi, Dario (Chemin des Sables, Chaponnay, F-69970, FR)
Bouchet, Damien (9 rue de la Roussière, Chaponnay, Chaponnay, F-69970, FR)
Boutte, Guillaume (La Saboire, Aveize, F-69610, FR)
| 1. | l. |
| 2. | Dispositif de formation de la foule pour un métier à tisser de type Jacquard, ledit dispositif comprenant des lisses rigides ou semirigides, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe (200 ; 700) pourvu d'orifices (203 ; 703) de passage et de guidage direct, en translation, d'une lisse (120 ; 620) dans son mouvement (F1) d'oscillations commandées, en ce que ledit organe (200 ; 700) est mobile, avec deux degrés de liberté, par rapport au bâti du métier, en translation (F4), selon une direction (AA') globalement parallèle à la direction des fils de trame, et en pivotement (P4), autour d'un axe (ZlZ'l) globalement parallèle à la direction de translation (F1) desdites lisses (120 ; 620) et en ce que ledit organe (200 ; 700) est apte à tre positionné en translation (F4) et en pivotement (P4), selon les mouvements précités, par les fils de chaîne (103, T) traversant les oeillets (127) des lisses (120 ; 620) guidées par ledit organe. |
| 3. | Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque lisse (120 ; 620) est commandée en oscillations verticales (F1) uniquement par un jonc semi rigide (130) qui la relie à un dispositif d'entraînement (110). |
| 4. | Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits orifices (203 ; 703) sont aptes à définir le positionnement angulaire desdites lisses (120 ; 620) autour de leur axe (ZZ') d'oscillations. |
| 5. | Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits orifices (203 ; 703) de passage et de guidage ont une section non circulaire, alors que les lisses correspondantes (120 ; 620) ont une section non circulaire. |
| 6. | Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits orifices (203 ; 703) de passage et de guidage sont alignés en une rangée s'étendant globalement selon la direction d'empoutage du métier. |
| 7. | Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit organe (200 ; 700) est apte à reposer sur au moins un rail (251,252) fixe par rapport au bâti et s'étendant selon une direction globalement parallèle à la direction (AA') de passage des fils de trame. |
| 8. | Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (208,209, 253,254) de verrouillage dudit organe (200 ; 700) sur ledit rail (251, 252). |
| 9. | Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit organe (200 ; 700) comprend des logements (204 ; 704) aptes à recevoir chacun une extrémité (1401) d'une gaine (140) de guidage d'un élément (130) de transmission d'effort à l'une desdites lisses (120 ; 620) lesdits logements étant chacun disposés en regard d'un orifice (203 ; 703) de passage et de guidage d'une lisse, alors que chaque logement (204) se prolonge par des orifices (20432046) de passage d'un élément (130) de transmission d'effort et de parties (125,126) d'une lisse (120) associée audit élément. |
| 10. | Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit organe (200) est pourvu, sur au moins une face latérale (201a, 201b), d'une relief apte à coopérer avec un relief correspondant prévu sur une face latérale d'un organe adjacent (200', 200''), en vue d'une imbrication partielle desdits organes. |
| 11. | Métier à tisser, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de formation de la foule (120254 ; 620752) selon l'une des revendications précédentes. |
Dans les métiers Jacquard, il est connu d'utiliser des planches dites « planches d'empoutage » pour positionner les arcades du harnais d'un métier dans un plan horizontal perpendiculaire à leur direction d'oscillations respectives. Ces planches d'empoutage sont généralement fixes par rapport au bâti du métier, de sorte que la répartition spatiale des arcades et des lisses associées ne peut pas tre facilement adaptée à la foule à réaliser. De telles planches d'empoutage fixes peuvent également tre utilisées, comme décrit dans FR-A-2 811 687, pour guider des lisses semi-rigides commandées en oscillations par une de leurs extrémités. Comme précédemment, aucune adaptation de la répartition spatiale des lisses ne peut tre envisagée.
Comme décrit dans FR-A-2 407 284 ou JP-A-04 136 228, certains métiers peuvent tre équipés de planchettes mobiles avec un seul degré de liberté entre deux positions et percées de trous de passage des arcades d'un métier Jacquard. Ceci ne permet pas de guider efficacement les lisses car les arcades sont susceptibles de se déformer, linéairement et en torsion, malgré leur tension. Ce système ne permet donc pas d'adapter, avec une bonne précision, le positionnement des lisses à la foule recherchée.
C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en proposant un dispositif de formation de la foule permettant d'obtenir
une grande densité et une grande précision de l'implantation des lisses.
Dans cet esprit, l'invention concerne un dispositif de formation de la foule qui comprend, entre autres, des lisses rigides ou semi-rigides et au moins un organe pourvu d'orifices de passage et de guidage direct, en translation, d'une lisse dans son mouvement d'oscillations commandées, alors que cet organe est mobile, avec deux degrés de liberté, par rapport au bâti du métier, en translation, selon une direction globalement parallèle à la direction des fils de trame, et en pivotement, autour d'un axe globalement parallèle à la direction de translation des lisses, et que cet organe est apte à tre positionné en translation et en pivotement par les fils de chaîne traversant les oeillets des lisses qu'il guide.
Grâce aux deux degrés de liberté de l'organe pourvu d'orifices de passage et. de guidage des lisses, la position de cet organe peut tre ajustée en translation et/ou en pivotement, de façon précise et continue, en fonction de l'article à réaliser, alors que le guidage direct des lisses par cet organe assure leur positionnement précis. Un auto-positionnement de cet organe peut ainsi tre obtenu par la tension des fils de chaîne traversant les lisses, ces lisses étant suffisamment rigides pour pouvoir influer sur la position de cet organe. Il est donc possible de disposer les lisses avec une grande densité, celles-ci étant correctement positionnées et avec une grande précision, en particulier grâce au fait que les lisses interagissent directement, c'est-à-dire sont en contact glissant, avec l'organe de guidage, ce qui constitue une différence sensible par rapport aux dispositifs dans lesquels des arcades plus ou moins tendues viennent frotter sur des barrettes d'empoutage. Les lisses ont une rigidité
suffisante pour transmettre à l'organe de guidage un effort de positionnement, à la différence des fils d'arcade.
Selon un aspect avantageux de l'invention, les orifices de passage et de guidage des lisses sont aptes à définir le positionnement angulaire des lisses autour de leur axe d'oscillations. Ainsi, les oeillets portés par les lisses sont correctement positionnés par rapport à la direction d'incidence des fils de chaîne correspondant.
Selon un aspect particulièrement avantageux de l'invention, les orifices de passage et de guidage des lisses ont une section non-circulaire, alors que les lisses ont également une section non-circulaire. Cet aspect de l'invention permet de commander le positionnement angulaire des lisses autour de leur axe central par coopération de formes entre les lisses et les orifices de passage et de guidage.
Selon d'autres aspects avantageux de l'invention, le dispositif incorpore une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : - Les orifices de passage et de guidage sont alignés en une rangée s'étendant globalement selon la direction d'empoutage du métier.
- L'organe pourvu d'orifices de passage et de guidage des lisses est apte à reposer sur au moins un rail s'étendant selon une direction globalement parallèle à la direction de passage des fils de trame. Il peut tre prévu des moyens de verrouillage de cet organe sur ce rail.
- L'organe comprend des logements aptes à recevoir chacun une extrémité d'une gaine de guidage d'un élément de transmission d'effort à l'une des lisses, ces logements étant chacun disposés en regard d'un orifice de passage et de guidage d'une lisse. Chaque logement se prolonge par des orifices de passage d'un élément de
transmission d'effort et de parties d'une lisse associé à cet élément.
- L'organe précité est pourvu, sur au moins une face latérale, d'un relief apte à coopérer avec un relief correspondant prévu sur une face latérale d'un organe adjacent, en vue d'une imbrication partielle de ces organes.
L'invention concerne enfin un métier à tisser équipé d'un dispositif de formation de la foule tel que précédemment décrit. Ce métier est plus simple à mettre en oeuvre et à régler que les métiers de l'art antérieur, notamment lors d'un changement de foule.
L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre de deux modes de réalisation d'un dispositif de formation de la foule et d'un métier conformes à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels : - La figure 1 est une vue en perspective d'un métier à tisser conforme à l'invention ; - La figure 2 est une vue de principe dans le plan II et selon les flèches F2 à la figure 1, le nombre de fils de chaîne étant réduit à neuf et le nombre de barrettes étant réduit à trois pour la clarté du dessin ; - La figure 3 est une vue analogue à la figure 2 dans une autre configuration d'utilisation du métier ; La figure 4 est une vue partielle et en perspective éclatée, d'une partie du dispositif de formation de la foule utilisée sur le métier de la figure 1 ; - La figure 5 est une coupe partielle selon la ligne V-V à la figure 4 ;
- La figure 6 est une vue, partielle et avec arrachement, selon la flèche F6 à la figure 4 ; - La figure 7 est une représentation en perspective du détail VII à la figure 6 et - La figure 8 est une vue analogue à la figure 6, à plus petite échelle, pour un dispositif de formation de la foule conforme à un second mode de réalisation de l'invention.
Le métier M représenté à la figure 1 comprend une ensouple 101 et une bobine 102 entre lesquelles circulent les fils de chaîne 103 du métier. On note A-A'la direction des duites sur le métier M, c'est-à-dire la direction des fils de trame.
Le métier M comprend également un châssis 104 supportant les éléments 101 et 102 et un système non représenté de passage des duites. Le châssis 104 se prolonge par une superstructure 105 disposée au-dessus de la partie principale du métier M et supportant un dispositif 110 d'entraînement et de sélection des lisses.
Une lisse 120 de ce métier est plus particulièrement visible aux figures 4 et 5. Elle est réalisée dans une bande de métal, par exemple en acier, et comprend, sur ses faces latérales 121 et 122, deux plis 123 et 124 qui s'étendent sur sensiblement toute la hauteur de la lisse 120 et définissent deux branches 125 et 126 disposées selon deux directions Y125 et Y126 parallèles entre elles. La lisse 120 a donc une section transversale globalement en forme de Z aplati. Au sens de la présente invention, des formes en S ou en Z sont équivalentes, car elles correspondent en fait à deux sens d'observation d'une mme section. Cette lisse 120 présente une rigidité significative.
La lisse 120 est également pourvue d'un oeillet 127 de passage d'un fil de chaîne 103.
Chaque lisse 120 est associée à un jonc semi-rigide 130 réalisé, par exemple, en carbone qui commande ses oscillations verticales, ces oscillations étant représentées par la double flèche F1 à la figure 4.
L'assemblage entre la lisse 120 et le jonc 130 est réalisé par tout moyen approprié, de préférence réversible. Chaque jonc 130 s'étend, entre la lisse 120 qu'il entraîne et le dispositif 110, à l'intérieur d'une gaine 140 permettant de le guider et de le protéger contre l'environnement externe.
A la figure 1, seule une partie des gaines 140 est représentée pour la clarté du dessin. En pratique, le nombre de joncs 130 et de gaines 140 est adapté au nombre de lisses 120 du métier.
Une barrette 200 permet de guider chaque lisse 120 dans son mouvement d'oscillations et de translations verticales. Cette barrette 200 est réalisée en matière plastique et comprend deux traverses 201 et 202 dans lesquelles sont ménagées deux séries d'orifices 203 et 204.
Une seule lisse est représentée aux figures 4 à 8 pour la clarté du dessin. En pratique, un grand nombre de lisses peut tre prévu, chaque barrette 200 pouvant guider autant de lisses 120 qu'elle comporte d'orifices 203 et 204.
Comme il ressort plus particulièrement de la figure 5, chaque orifice 203 a une forme adaptée à la section transversale de la lisse 120 qu'il reçoit, ce qui lui permet de la guider dans son mouvement de translation 1.
Plus précisément, l'orifice 203 a une section transversale en forme de Z aplati et forme deux branches 2035 et 2036 dans lesquelles sont engagées les branches 125 et 126 de la section transversale de la lisse 120. La position angulaire de chaque lisse 120 autour de son axe longitudinal Z-Z'est imposée par la coopération des branches 2035 et 125, d'une part, 2036 et 126, d'autre part.
Un orifice 204 apparaît plus clairement aux figures 6 et 7. Il comprend une zone d'entrée 2041 dans laquelle peut tre introduite l'extrémité inférieure 1401 d'une gaine 140.
Un épaulement 2042 forme une butée à l'introduction de l'extrémité 1401. A l'opposé du côté d'entrée de l'extrémité 1401, l'orifice 204 se prolonge par un conduit 2043 de passage du jonc 130.
L'orifice 204 comprend également deux branches 2045 et 2046 analogues aux branches 2035 et 2036 de l'orifice 203 et permettant le passage des branches 125 et 126 à travers l'orifice 204. Il est ainsi possible de retirer une lisse 120 de la barrette 200 en l'extrayant par le haut à travers l'orifice 204 correspondant, comme représenté par la flèche F3 à la figure 6.
Le dispositif de formation de la foule du métier M comprend plusieurs barrettes 200 dont certaines sont représentées en traits mixtes aux figures 4 et 5. Ces barrettes reposent sur deux rails 251 et 252 qui sont supportés par le châssis 104 et s'étendent selon des . directions globalement parallèles à la direction A-A'. Les barrettes 200 et équivalentes sont chacune pourvues de deux crochets 206 et 207 leur permettant de venir en appui sur les rails 251 et 252.
La barrette 200 représentée aux figures 4 à 7 comprend vingt-quatre orifices 203 de passage et de guidage d'une lisse 120 et vingt-quatre orifices 204 de réception partielle d'une gaine 140, les orifices 203 et 204 étant alignés deux à deux selon une direction parallèle à la direction de coulissement des lisses 120 qui est parallèle à leurs axes longitudinaux Z-Z'.
Le fonctionnement du dispositif de formation de la foule va maintenant tre explicité en référence aux figures 2 et 3 ou trois barrettes du type de la barrette 200 ont été représentées, chacune avec trois orifices analogues aux
orifices 203. Bien entendu, le nombre d'orifices des barrettes 200 n'est pas limité et résulte d'un choix de conception, tout particulièrement en ce qui concerne le profondeur d'empoutage du métier. Le choix de trois orifices pour la représentation des figures 2 et 3 a été dicté par un souci de clarté des dessins.
Comme il ressort plus particulièrement des figures 2 et 3, les barrettes 200 sont en appui sur les rails 251 et 252 et peuvent coulisser parallèlement à la direction A-A', comme représenté par la double flèche F4.
Les dimensions respectives des pattes 206 et 207 et des rails 251 et 252 sont telles qu'un mouvement de pivotement de chaque barrette 200 est possible autour d'un axe central Z1-Z/l parallèle à la direction Z-Z', ce mouvement de pivotement étant représenté par la double flèche P4.
Ainsi, l'angle des barrettes 200 par rapport à la direction A-A'peut passer d'une valeur a1 relativement petite, représentée à la figure 2, à une valeur cl plus importante, visible à la figure 3, en fonction de la densité des fils de chaîne 103 et/ou des lisses 120 sur la profondeur d'empoutage. De mme, l'écartement entre deux barrettes consécutives décroît, d'une valeur el à une valeur e2, lors du passage de la configuration de la figure 2 à celle de la figure 3. Des mesures sont prises pour éviter qu'une barrette 200 n'interfère avec les fils de chaîne traversant les lisses guidées par une barrette voisine, en particulier en limitant la valeur minimale de l'écart entre deux barrettes consécutives.
La tension T des fils de chaîne 103 et leur orientation, globalement selon une direction B-B' perpendiculaire à la direction A-A', permettent de positionner les barrettes 200 par rapport aux rails 251 et
252 à la fois en translation selon la flèche F4 et en pivotement selon la flèche P4.
Ainsi, chaque barrette 200 peut tre positionnée avec deux degrés de liberté par rapport aux rails 251 et 252, c'est-à-dire par rapport au bâti 104, ce qui permet un ajustement fin et continu de la position des barrettes de guidage 200 et, par voie de conséquence, des lisses 120.
Comme il ressort de la comparaison des figures 2 et 3, il est possible de disposer les barrettes 200 avec une plus ou moins grande densité selon la direction A-A'. Le réglage de cette densité est obtenu en continu, en ce sens que les barrettes 200 peuvent prendre toute position adaptée le long des rails 251 et 252. De mme, le réglage en orientation des barrettes 200 autour de leurs axes centraux respectifs Z1-Z'l peut tre effectué de façon continue.
Lorsqu'une position satisfaisante des barrettes 200 est obtenue, celles-ci peuvent tre immobilisées sur les rails 251 et 252 grâce à des crochets 253 et 254 articulés respectivement le long d'axes X253 et X254 parallèles aux directions principales des rails 251 et 252.
Pour ce faire, la barrette 200 est pourvue de deux pattes élastiquement déformables 208 et 209 destinées à coopérer respectivement avec les crochets 253 et 254 pour l'immobilisation de la barrette. La barrette 200 forme, en regard de la patte 208, un talon 210 destiné à éviter une déformation plastique de la patte 208, lors de la mise en place du crochet 253. De la mme façon, un talon 211 est destiné à servir de butée à une déformation de la patte 209, lors de la mise en place du crochet 254.
Compte tenu de la géométrie des orifices 203 et 204 et du fait que les barrettes 200 et équivalentes doivent pouvoir tre juxtaposées avec une grande densité, ces barrettes sont destinées à tre plus ou moins imbriquées les unes dans les autres, comme cela ressort plus
particulièrement de la figure 5 où deux barrettes 200'et 200''adjacentes à la barrette 200 sont représentées en traits mixtes. Les barrettes 200'et 200''ne sont pas représentées à la figure 4.
Les faces latérales 201a et 201b de la traverse 201 forment des ondulations destinées à s'imbriquer avec des ondulations correspondantes des barrettes 200'et 200''.
Des ondulations de mme type sont prévues sur les faces latérales de la traverse 202.
En tenant compte du fait que deux barrettes adjacentes ont sensiblement la mme position par rapport aux rails 251 et 252 et du fait qu'il est préférable d'utiliser un seul type de barrettes 200, les barrettes sont conçues pour tre disposées alternativement dans un sens et dans un autre autour de leurs axes de pivotement Z1-Z'l, le crochet 206 d'une barrette 200 venant en appui sur le rail 251 alors que les crochets 207 des deux barrettes adjacentes viennent en appui sur ce mme rail. Ceci permet l'imbrication des ondulations précitées.
Pour faciliter le repérage de l'orientation des barrettes 200 autour de leurs axes Zli-Z, de pivotement respectifs, les branches 206 et 207 sont respectivement pourvues de deux saillies 212 et 213 disposées à des hauteurs h212 et _ 213 différentes par rapport aux extrémités inférieures des crochets 206 et 207.
Lorsqu'une série de barrettes est correctement positionnée sur les rails 251 et 252, on voit, de chaque côté de l'ensemble ainsi formé, une alternance de saillies 212 et 213, ce qui permet de vérifier que les barrettes sont bien disposées alternativement dans les deux sens prévus.
L'immobilisation obtenue avec les crochets 207,208, 253 et 254 est réversible. Il est en effet possible de dégager les crochets 253 et 254 pour libérer les barrettes
200 qui peuvent alors tre déplacées dans le sens des flèches F4 et P4. Ceci peut avoir lieu lors d'un changement d'article ou d'une opération de maintenance. Dans ce second cas, les barrettes adjacentes à une barrette 200 peuvent tre écartées de celle-ci, par exemple en vue d'une intervention sur une lisse.
'Dans le second mode de réalisation de l'invention représenté à la figure 8, les éléments analogues à ceux du premier mode de réalisation portent des références identiques augmentées de 500. La barrette 700 de ce mode de réalisation diffère de la précédente, essentiellement en ce qu'il n'est pas prévu deux traverses distinctes, du type des traverses 201 et 202, mais que les orifices 703, de guidage d'une lisse 620, et 704, constituant un logement de réception de l'extrémité d'une gaine 640, sont formés d'une seule ouverture ménagée sur la hauteur de la barrette 700.
Selon une variante non représentée de l'invention, un seul verrou d'immobilisation peut tre prévu pour chaque barrette.
Les lisses 120 et 620 des deux modes de réalisation décrits sont guidées par les orifices 203 et 703 d'un seul côté de leurs oeillets 127 et équivalents, en l'occurrence les orifices situés au-dessus des oeillets.
L'invention a été représentée avec un dispositif d'entraînement des lisses monté sur la superstructure 105 du métier M. Elle est cependant utilisable dans le cas où un dispositif équivalent serait monté dans le bâti 104, entre l'ensouple 101 et la bobine 102, auquel cas les lisses 120 et équivalentes seraient commandées sous la nappe de fils de chaîne 103.
