| REVENDICATIONS 1. Dispositif de tri par ventilation, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un caisson en trois parties : une première partie (1) horizontale comportant une chambre supérieure (101) recevant les matières broyées provenant d'un moyen de broyage (B) et une chambre inférieure (102) recevant un flux d'air, ces deux chambres étant séparées par une cloison (12), une deuxième partie intermédiaire (2) inclinée vers le haut dans laquelle les produits lourds sont séparés des produits légers, et une troisième partie (3), partie d'extrémité, par l'orifice (30) de laquelle les produits légers sont évacués en étant transportés par le flux d'air. 2. Dispositif selon la revendication 1 dans lequel la cloison (12) est inclinée vers le bas dans le sens de l'écoulement des matières broyées et du flux d'air jusqu'à une partie inférieure (12b), formant un col, puis incurvée vers le haut à son extrémité (12a), qui pénètre dans la partie intermédiaire (2) de façon à réaliser un étranglement de la veine d'air et provoquer un effet de venturi. 3. Dispositif selon la revendication 2 dans lequel la partie intermédiaire (2) comporte une paroi oblique contre laquelle se heurte le flux d'air, en aval du venturi, ce qui provoque un écoulement tourbillonnaire qui sépare les produits légers des produits lourds. |
La présente invention a pour objet un dispositif de tri par ventilation plus particulièrement destiné au tri de fragments d'emballages en polystyrène expansé provenant d'un broyeur conique tel que celui décrit dans la demande de brevet déposée ce jour par le demandeur.
Dans cette demande de brevet, on a décrit un broyeur au moyen duquel des emballages en polystyrènes expansés sont transformés en granulats secs et biologiquement stabilisés d'une grosseur comprise entre 1 et 20 millimètres. Ces granulats sont essentiellement constitués de fragments de polystyrène expansé, mais sont accompagnés de produits d'une autre nature tels par exemple que des attaches métalliques ou en matière plastique.
Le but de l'invention est de séparer ces granulats expansés des autres produits, tout en les refroidissant à la suite du chauffage à une température comprise entre 60° et 90° auquel ils sont soumis dans le broyeur qui les produit.
Le dispositif selon la présente invention est un caisson disposé à la base du broyeur pour recevoir les produits broyés et relié à une extrémité à un ventilateur, caractérisé par le fait qu'il est en trois parties, une première partie horizontale comportant une chambre supérieure recevant les matières provenant du broyeur et une chambre inférieure recevant un flux d'air en provenance du ventilateur, ces deux chambres étant séparées par une cloison inclinée vers le bas dans le sens de l'écoulement des matières et du flux d'air, une partie intermédiaire inclinée vers le haut, dans laquelle les produits lourds sont séparés des produits légers, et une partie d'extrémité par laquelle les produits légers sont évacués en étant portés par le flux d'air. A titre d'exemple non limitatif et pour faciliter la compréhension de l'invention on a représenté aux dessins annexés.
Figure 1 , une vue en perspective du dispositif selon l'invention, la paroi avant du caisson étant absente.
Figure 2, une vue en coupe longitudinale du dispositif de la figure 1. En se reportant à ces figures, la flèche verticale représente l'arrivée des matières broyées par un broyeur B non représenté - qui peut avantageusement être celui décrit dans la demande de brevet déposée le même jour par le même demandeur - et la flèche horizontale représente le flux d'air provenant d'un ventilateur V, non représenté parce que ne faisant pas partie de l'invention.
Le caisson recevant le flux d'air depuis V et le flot de matières depuis B est en trois parties, une partie horizontale 1, une partie d'extrémité 3, reliées l'une à l'autre par une partie intermédiaire oblique 2.
Dans l'exemple de réalisation représenté au dessin, la partie d'extrémité 3 est verticale.
La partie 1 comporte à sa partie supérieure un orifice horizontal 10, relié au broyeur (non représenté) et à son extrémité un orifice vertical 11, relié à la source de flux d'air (également non représentée).
Cette partie 1 du caisson est parallélépipédique et comporte une cloison 12 qui la sépare en deux chambres : la chambre supérieure 101 comportant l'orifice 10 et la chambre inférieure 102 comportant l'orifice 11. II en résulte que dans ladite partie 1 les flux d'air et de matières broyées sont séparés l'un de l'autre par la cloison 12.
La cloison 12 s'incline vers le bas dans le sens des flux d'air et de matières jusqu'à une portion inférieure 12b de sorte que la section de la veine d'air diminue tandis que celle des matières broyées augmentent. A la suite de la partie inférieure 12b, la cloison 12 est incurvée vers le haut à son extrémité 12a, qui pénètre dans la partie intermédiaire inclinée 2, du caisson. Il en résulte un effet de ventilation dans l'étranglement ainsi formé.
En aval du col 12b formant venturi le flux d'air circulant sous la cloison 12 est accéléré et heurte la paroi oblique de la partie intermédiaire 2 du caisson, ce qui provoque un tourbillon illustré par les flèches Tl, T2 et T3 sur la figure 2.
La formation dudit tourbillon est aidée par la mise en place d'un tube 20 d'axe parallèle à la cloison 12, porté par un embout 21 d'une face latérale de la partie intermédiaire 2
Ledit tourbillon qui se produit dans la partie intermédiaire 2 a tout d'abord pour effet d'aspirer les particules entrant dans le caisson par l'ouverture 10 afin de les entraîner le long de la cloison 12. Ce tourbillon est de plus formé de sorte que les particules légères en polystyrène expansé suivent le flux d'air F en direction de la partie d'extrémité 3, tandis que les parties lourdes retombent.
Le flux d'air F transportant les particules légères, séparées des particules lourdes sort du caisson par l'orifice 30 située en haut de la partie d'extrémité 3.
Les particules de polystyrène expansé sont recueillies dans tout moyen de stockage ou de transport relié audit orifice 30.
Une trappe 11 disposée dans la paroi inférieure de la partie horizontale 1, à l'extrémité de celle-ci proche de la partie intermédiaire oblique 2 permet l'évacuation des parties lourdes.
