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Title:
DEVICE FOR STORING, EXTEMPORANEOUSLY PREPARING, AND ADMINISTERING AN ACTIVE PRINCIPLE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2009/138644
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a device (10) for storing and extemporaneously preparing, before administration, at least one active principle, which includes: A body (12), comprising at least one compartment for containing at least one lower volume of 5 ml of pharmaceutical solvent (22); a head (14), comprising at least one compartment for containing at least one active principle (24), particularly a very low dose, and comprising, in the upper portion thereof, of at least one collection chamber (32) provided with a filter (40), said head (14) capable of taking a first storing position P1, wherein said head (14) is in a distal position relative to the body (12), and a second preparation position P2, wherein said head (14) is in a proximal position relative to the body (12), at least one partition (16) separating the body (12) and the head (14); and a rupturing means (18) for rupturing said partition (16) such that the active principle (24) comes into contact with the solvent (22) and dissolves into the latter. The invention also aims to use said device to store and extemporaneously prepare at least one active principle with a view to administer the same.

Inventors:
PEROVITCH, Philippe (2 route de la Poste, Le Temple, F-33680, FR)
GALPERINE, Tatiana (21 rue Pierre Semard, Paris, Paris, F-75009, FR)
Application Number:
FR2009/050721
Publication Date:
November 19, 2009
Filing Date:
April 17, 2009
Export Citation:
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Assignee:
PEROVITCH, Philippe (2 route de la Poste, Le Temple, F-33680, FR)
GALPERINE, Tatiana (21 rue Pierre Semard, Paris, Paris, F-75009, FR)
International Classes:
A61J1/20; B65D51/28
Attorney, Agent or Firm:
RIEGE, Christian (Cabinet CAPRI, 33 rue de Naples, Paris, F-75008, FR)
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Claims:

REVENDICATIONS

1. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif comprenant :

- un corps (12), constitué par au moins un compartiment destiné à contenir au moins un volume inférieur à 5 ml de solvant pharmaceutique (22), - une tête (14) constituée par au moins un compartiment destiné à contenir au moins un principe actif (24) et, dans sa partie supérieure, par au moins une chambre de prélèvement (32) munie d'un filtre (40), cette tête (14) étant apte à prendre une première position Pl de conservation dans laquelle ladite tête (14) est en position distale par rapport au corps (12) et une seconde position P_2 de préparation dans laquelle ladite tête (14) est en position proximale par rapport au corps (12),

- au moins une paroi (16) séparant le corps (12) et la tête (14), et

- des moyens de rupture (18) de ladite paroi (16), de façon à ce que le principe actif (24) entre en contact avec le solvant (22) et se dissolve dans celui-ci.

2. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (26) de déplacement en translation de la tête (14), ces moyens comportant un ensemble pas de vis (30) porté par le corps (12), et un filetage (34) de profil conjugué du pas de vis du contenant porté par la tête (14) de façon à coopérer par vissage.

3. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconques des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (28) de

verrouillage de sécurité de façon à interdire tout déplacement involontaire, en translation, de la tête (14) par rapport au corps (12).

4. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens (28) de verrouillage comprennent une bague (36) amovible, interposée entre la tête (14) en position distale et le corps (10).

5. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête (14) est munie d'une membrane stérile (38) protectrice de prélèvement, perforable.

6. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de rupture (18) de la paroi (16) sont des moyens de découpe aptes à déchirer ladite paroi (16) lorsque la tête (14) est en position proximale.

7. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce qu'il comprend une capsule de protection (42) maintenue sur la tête (14) par une languette de sécurité (44). 8. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une palette (46) de préhension, disposée en partie inférieure du corps (12) de façon à permettre une bonne saisie en pince bidigitale. 9. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de préhension (48) disposés en partie supérieure du corps (12).

10. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête (14) comporte sur sa surface extérieure périphérique des moyens de préhension (50). 11. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que la tête (14) comprend au moins deux compartiments (52-1, 52-2) destinés à contenir au moins un principe actif, un excipient et/ou un solvant, séparés par au moins une paroi (54), au moins un des compartiments (52-1, 52-2) contenant un principe actif.

12. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que le corps (12) comprend au moins deux compartiments (52-3, 52-4) destinés à contenir au moins un principe actif et/ou un excipient et/ou un solvant, séparés par au moins une paroi (16-2), au moins un des compartiments (52-3, 52-4) contenant un solvant.

13. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que le corps (12) et la tête (14) et/ou chaque compartiment du dispositif, sont séparés par au moins une paroi et par au moins une membrane supplémentaire.

14. Dispositif (10) pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit principe actif appartient à la famille des Béta-Lactamides, préférentiellement le Céfuroxime ou la Céfazoline.

15. Utilisation d'un dispositif (10) selon l'une des précédentes revendications, pour la conservation et la préparation extemporanée d'au moins

un principe actif en vue de son administration par voie injectable intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou dans certaines structures organiques, tissus ou cavités délimitées.

16. Utilisation d'un dispositif (10) selon l'une des revendications 1 à 14, pour la conservation et la préparation extemporanée d'au moins un principe actif antibiotique appartenant à la famille des Béta-Lactamides en vue de son administration intracamérulaire pour prévenir des infections post- phacocystectomie.

15. Utilisation d'un dispositif (10) selon l'une des revendications 1 à 13, pour la conservation d'au moins un principe actif anti-angiogénique et d'au moins un principe actif antibiotique et leur association extemporanée en vue de leur administration par injection intra-vitréenne.

16. Utilisation d'un dispositif (10) selon l'une des revendications 1 à 13, pour la conservation et la préparation extemporanée d'au moins un principe actif labile de nature peptidique ou issu des biotechnologies en vue de son administration par voie injectable intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou dans certaines structures organiques, tissus ou cavités délimitées.

Description:

DISPOSITIF POUR LA CONSERVATION, LA PREPARATION EXTEMPORANEE ET L'ADMINISTRATION DE PRINCIPE ACTIF

La présente invention concerne un dispositif pour la conservation et la préparation extemporanée de principes actifs, en particulier de faibles dosages, à administrer par voie injectable, locale ou systémique.

L'invention vise également l'utilisation de ce dispositif pour la préparation extemporanée de principes actifs en vue de leur administration, en particulier en vue de l'administration intracamérulaire d'antibiotiques en prévention des infections post-phacocystectomie, ou de l'injection de traitements ophtalmiques en intra-vitréen.

La phacocystectomie est une intervention couramment pratiquée par les services hospitaliers et les praticiens spécialistes de l'Ophtalmologie, qui vise à extraire et remplacer par une prothèse synthétique, un cristallin opacifié objet de cataracte.

Cette intervention consiste le plus souvent à inciser sous anesthésie locale, la cornée puis la capsule du cristallin au niveau de la chambre antérieure de l'œil, et à extraire le noyau du cristallin après sa fragmentation par des ultrasons. Un implant souple pliable est ensuite introduit dans la capsule où il se déploie pour être centré par l'opérateur.

Or, malgré les précautions d'usage en termes de prophylaxie pré et per- opératoire, la phacocystectomie entraîne un nombre élevé d'infections post- opératoires responsables de cécité.

Pour prévenir ces infections, il est donc nécessaire d'administrer en fin d'intervention, avant la fermeture de la chambre antérieure de l'œil, un

antibiotique, tel que du Céfuroxime. Les autorités sanitaires recommandent d'administrer cet antibiotique à une dose d'img pour 0,1ml de solvant aqueux. Toutefois, les antibiotiques adaptés à la prévention des infections post- phacocystectomie, en particulier le Céfuroxime, ne sont disponibles qu'à des dosages situés entre 250mg et 1,5g. Ces dosages sont trop élevés et ne répondent pas aux indications d'autorisation de mise sur le marché pour la prévention des infections post-phacocystectomie.

En outre, ils sont rapidement instables et ne peuvent pas être préparés à l'avance : ils doivent donc être mis en solution quelques instants seulement avant leur administration.

Ainsi l'administration d'un faible dosage d'antibiotique dissous dans un faible volume de solvant présente de grandes difficultés pour une mise en oeuvre sécurisée, en particulier en termes d'exactitude de dosages. Le praticien ophtalmologue privé ou hospitalier, peu habitué aux paramètres pharmaceutiques réglementaires, ne peut pas recueillir aisément au mieux un deux cent cinquantième d'une forme galénique préexistante et encore moins les dissoudre dans un faible volume de solvant aqueux sans être incertain quant à l'adéquation du dosage reconstitué, et ce en dehors de toute Autorisation de Mise sur le Marché spécifique à cette indication. Pour pallier à ces inconvénients, des pharmacies hospitalières ont recours à la congélation. Les pharmaciens hospitaliers préparent les doses adéquates puis les congèlent.

Toutefois, il s'agit de fabrications artisanales qui s'affranchissent des procédures réglementaires des fabrications et contrôles analytiques des lots pharmaceutiques industriels et rendent toute pharmacovigilance aléatoire, sans compter les modalités de décongélation avant administration aux patients. Par ailleurs, la réalisation par des laboratoires pharmaceutiques conventionnels, de micro-doses de principes actifs et de leurs contenants de petite taille, pose

des problématiques, en particulier pour prévenir les contaminations aériennes et particulaires et les aléas de stabilité des principes actifs, mais également en terme de manipulation pour récupérer et dissoudre le produit avant de l'utiliser. En parallèle, l'ouverture d'une ampoule de sérum physiologique de seulement 0,1ml pour dissoudre l'antibiotique, présente également des difficultés de manipulation et de rupture. De plus les deux contenants de petite taille pourraient facilement être confondus ou se trouver égarés.

Les mêmes problématiques se posent pour l'administration de médicaments ophtalmologiques en intra-vitréen, notamment pour le traitement des pathologies de la rétine. Il apparaît en effet que les injections intra-vitréennes, qui demeurent pour l'instant réalisées sans accompagnement du principe actif injecté par un antibiotique préventif des infections intra-oculaires, sont elles aussi susceptibles de générer des infections telles celles survenant après les interventions sur les cataractes, induisant des cécités. D'une manière générale, les médecins rencontrent les mêmes difficultés pour tous les traitements à base de principes actifs instables injectables par voie intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou encore dans certaines structures organiques, tissus ou cavités délimités, à titre d'exemple des substances telles que des peptides ou des principes actifs issus de biotechnologies. II existe donc un besoin pour un dispositif très spécifique adapté au conditionnement et à la préparation extemporanée pour l'administration par voie injectable, locale ou systémique de principes actifs instables, en particulier de faibles dosages, répondant aux différentes contraintes qu'engendre un tel conditionnement notamment de contaminations aériennes, de stabilité du principe actif et de facilité de manipulation.

C'est ce à quoi répond la présente invention en proposant un dispositif pour la conservation et la préparation extemporanée avant administration d'au moins un principe actif comprenant :

- un corps, constitué par au moins un compartiment destiné à contenir au moins un volume inférieur à 5 ml de solvant pharmaceutique,

- une tête constituée par au moins un compartiment destiné à contenir au moins un principe actif et, dans sa partie supérieure, par au moins une chambre de prélèvement munie d'un filtre, cette tête étant apte à prendre une première position Pl de conservation dans laquelle ladite tête est en position distale par rapport au corps et une seconde position de préparation P_2 dans laquelle ladite tête est en position proximale par rapport au corps,

- au moins une paroi séparant le corps et la tête, et - des moyens de rupture de ladite paroi, de façon à ce que le principe actif entre en contact avec le solvant et se dissolve dans celui-ci. Ce dispositif permet de fournir un dosage unique, précis et contrôlé de principe actif. Avantageusement, il permet quasi- instantanément la mise en dissolution d'un ou plusieurs principe(s) actif(s), y compris à très faible dose, et le prélèvement pour administration de ce ou ces principe(s) actif (s) dissous, sans exiger de manipulations ou de transferts sous atmosphère extérieure depuis un contenant vers un autre, susceptibles d'engendrer des altérations, des déperditions ou des erreurs humaines. L'invention permet donc d'assurer des mélanges instantanés en atmosphère stérile garantie, sans aucune extériorisation des composants mis en oeuvre.

Il est particulièrement adapté à la préparation et à l'administration intracamérulaire d'antibiotiques en prévention des infections post- phacocystectomie, ainsi qu'aux traitements ophtalmologiques injectables en intra-vitréen avec adjonction extemporanée d'antibiotiques et à tous traitements à base de principes actifs instables, injectables par voie intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée ou encore injectables dans certaines structures organiques, tissus ou cavités délimitées. L'invention vise donc aussi l'utilisation du dispositif pour ces applications.

D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre de l' invention, description donnée à titre d'exemple uniquement, en regard des dessins annexés sur lesquels :

- la figure 1 est une vue en perspective éclatée du dispositif selon l'invention, et

- les figures 2 A et 2 B représentent des vues schématiques en coupe partielle respectivement dans la position Pl de conservation et P_2 de préparation avant utilisation,

- les figures 3 A et 3 B représentent une vue schématique en coupe partielle d'une variante de l'invention avec une tête comprenant plusieurs compartiments, et

- la figure 4 représente une vue schématique en coupe partielle d'une autre variante de l'invention avec un corps comprenant plusieurs compartiments. Afin de rendre les dessins explicites, la proportion des échelles n'est volontairement pas respectée.

Sur la figure 1, on a représenté un dispositif 10 comprenant un corps 12 qui peut être en toute matière évitant l'évaporation à travers la paroi et apte à éviter l'action de la lumière ou de l'air sur le contenu.

Un tel corps est avantageusement en matière plastique monobloc épais ou en verre, de préférence opacifié, de qualité pharmaceutique, avec une haute résistance mécanique, de section carrée, ovale, rectangulaire, triangulaire ou ronde.

Ce dispositif 10 comprend une tête 14, solidarisée de façon mobile au moins en translation par rapport au corps 12. Cette tête 14 est apte à prendre une première position Pl de conservation dans laquelle ladite tête 14 est en position distale par rapport au corps 12 et une seconde position P_2 de préparation dans laquelle ladite tête 14 est en position proximale par rapport au corps 12.

Le corps 12 comprend au moins un compartiment destiné à contenir un très faible volume d'au moins un solvant pharmaceutique 22, tel que du sérum physiologique.

Préférentiellement le volume de solvant dans un compartiment est un volume inférieur 5ml, très préférentiellement inférieur à 0,5 ml. La tête 14 comprend au moins un compartiment destiné à contenir une dose d'au moins un principe actif 24 sous forme solide, par exemple sous forme de lyophilisât, poudre, comprimé ou gel polymérique spécifique ou sous forme liquide.

De façon préférée le principe actif 24 est sous forme pulvérulente ou lyophilisée. La dose de principe actif dans un compartiment est préférentiellement une dose

Inférieure à 50 mg, préférentiellement Inférieure à 10 mg, voire inférieure à 5mg.

Le dispositif selon l'invention est adapté à des dosages variables selon le type de principes actifs considérés, leurs voies spécifiques d'administration et le nombre de composants et de compartiments différents du dispositif. Il est particulièrement adapté à l'administration de très faibles dosages de principes actifs, mais peut être utilisé pour des dosages plus importants.

Par principe actif on entend une substance ou une association de substances capable(s) de produire une activité pharmacologique démontrée sur des ensembles de tissus ou de récepteurs, extra ou intracellulaires, afin de réduire, prévenir ou corriger une affection aiguë ou chronique ou une dégénérescence particulière.

Selon un mode de réalisation le principe actif 24 est un antibiotique, encore plus préférentiellement un antibiotique choisi parmi la famille des Béta-Lactamines dont les Céphalosporines, en particulier le Céfuroxime ou la Céfazoline.

Le principe actif 24 peut également être choisi parmi les actifs traitant les pathologies de la rétine, telles que les angiopathies rétiniennes, les rétinites, les dégénérescences maculaires liées à l'âge. Il peut s'agir notamment de principes

actifs anti-angiogénèse intra-vitréens comme le Pegaptanib sodium, le

Bevacizumab, le Ranibizumab, l'Anecortane acétate ou le Squalamine lactate. Il peut s'agir également d'un principe actif labile de nature peptidique ou issu des biotechnologies. La tête 14 comprend dans sa partie supérieure au moins une chambre de prélèvement 32 munie d'un filtre 40 qui permet d'éviter toute contamination particulaire du principe actif dissous à prélever, en assurant une filtration mécanique de la solution extraite lors du prélèvement. Si nécessaire, le dispositif peut comprendre plusieurs chambres de prélèvement. La chambre de prélèvement 32 doit avoir une taille adaptée. Sa longueur doit être supérieure ou égale à celle d'une aiguille de prélèvement, soit entre 8 et 40 mm, de telle manière qu'en bout de course une aiguille ne puisse jamais endommager le filtre 40. Le filtre 40 présente préférentiellement un maillage compris entre 5 et 75 microns.

Le corps 12 et la tête 14 du dispositif 10 sont séparés par au moins une paroi 16 qui empêche le principe actif 24 d'être au contact du solvant 22 lorsque la tête 14 est en position Pl de conservation. Cette paroi est préférentiellement une membrane métalloplastique étanche. Selon une mode particulier de réalisation, cette paroi 16 peut être complétée par au moins une autre membrane, destinée à prévenir toute déperdition du principe actif 24 lors de la fabrication du dispositif.

Le dispositif 10 selon l'invention comprend également des moyens de rupture 18 de la paroi 16 pour que le principe actif 24 sous forme solide entre en contact avec le solvant 22 et se dissolve dans celui-ci.

Selon un mode de réalisation préféré, les moyens de rupture 18 sont des moyens de découpe de la paroi 16, par exemple des moyens de perforation.

Le corps 12 et la tête 14 sont équipés de moyens 26 de déplacement en translation de ladite tête 14 de la position distale à la position proximale, en l'occurrence un filetage.

Le contenant est aussi muni de moyens 28 de verrouillage de sécurité de façon à interdire tout déplacement involontaire, en translation, de la tête 14 par rapport au corps 12.

Dans le mode de réalisation préféré, les moyens 26 de déplacement en translation comprennent un ensemble pas de vis 30 porté par le corps 12, plus particulièrement par le col 32 de ce corps et un filetage 34 de profil conjugué du pas de vis du contenant porté par la tête 14 de façon à coopérer par vissage.

Les moyens 28 de verrouillage comprennent une bague 36 amovible, interposée entre la tête 14 en position distale et le corps 12.

Cette bague 36 a un profil en C qui vient se monter élastiquement sur le pas de vis 30 porté par le corps 12, interdisant le mouvement en translation de la tête 14 par rapport à ce corps 12.

Selon un autre aspect, la tête 14 est munie d'une membrane 38 protectrice de prélèvement, perforable. Cette membrane 38 est destinée à être perforée pour un prélèvement du contenu du dispositif 10 par seringue et aiguille stériles. Préférentiellement cette membrane 38 est protégée par un capuchon de protection 42 maintenu sur la tête 14 et une languette de sécurité 44.

Ainsi, le dispositif 10 est empli au niveau du corps 12 d'un solvant pharmaceutique 22 en ambiance stérile, puis le corps 12 est obturé de façon étanche par la pose de la membrane 16, et la tête 14 est préférentiellement obturée en sa partie inférieure d'au moins une autre membrane prévenant toute déperdition du principe actif 24.

Selon une variante, la paroi 16 est réalisée lors de l'assemblage du corps 12 et du solvant 22 qu'il doit renfermer de manière à constituer une unidose stérile et scellée, étanche.

La bague 36 est disposée sur le col, autour du pas de vis 30, puis la tête 14 est rapportée par vissage jusqu'à venir en butée sur la bague 36. La dose de principe actif 24 est déposée dans la tête 14 qui est ensuite obturée à son tour de façon étanche par la pose de la membrane 38. Le capuchon de protection 42 est mis en place sur la tête 14, empêchant toute perforation de la membrane 38. La languette de sécurité 44 est rapportée sur la tête par collage périphérique.

Dans cette position de conservation, le conditionnement n'est pas utilisable et peut être conservé, sans altération du principe actif stable sous forme solide. Lorsque le praticien souhaite administrer la composition médicamenteuse, il lui suffit de retirer la bague 36 par simple traction puis de visser la tête 14. Il se produit alors un déplacement en translation de ladite tête qui amène les moyens de rupture 18 à déchirer la paroi 17, puis la paroi 16 qui assurait la séparation entre le solvant 22 et le principe actif 24, permettant au principe actif de se dissoudre dans le solvant. Pour une meilleure dissolution, il est préférable d'agiter la solution pendant quelques secondes.

Le retrait de la languette de sécurité 44 après retrait du capuchon de protection 42, permet d'accéder à la membrane stérile 38. L'utilisateur n'a plus qu'à perforer cette membrane 38 à l'aide d'une mini seringue et d'une aiguille stériles pour prélever le contenu du dispositif. Il injecte à travers la membrane 38, un volume d'air supérieur ou équivalent au volume de solution médicamenteuse qu'il souhaite prélever, afin de créer une pression positive interne lors de l'extraction du liquide et faciliter le passage de la solution thérapeutique à travers le filtre 40. Il récupère par aspiration dans la seringue de prélèvement le volume désiré de la solution contenue dans le dispositif 10 et dépose ce volume à l'endroit escompté, par exemple dans la chambre antérieure de l'œil dans le cas de la prévention des infections post-phacocystectomie.

L'aiguille stérile portée par une seringue adéquate permet l'administration immédiate de la solution reconstituée, quelle que soit la voie d'administration, intra-ophtalmique, intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée, intra- articulaire, intra-cavitaire. Ainsi, le principe actif est dissous dans le solvant juste avant son administration, ce qui prévient toute dégradation prématurée.

Une dose unique de principe actif est administrée de façon précise et contrôlée.

Ainsi que cela vient d'être décrit, les dimensions du dispositif ont été maximisées pour permettre de mieux faire apparaître les détails de constitution mais il faut prendre en compte le fait qu'il peut s'agir d'un contenant de 0,5 à 2 ml, dispositif extrêmement petit et difficile à manipuler.

Aussi la présente invention propose un perfectionnement au contenant qui consiste à adjoindre une palette 46 de préhension, disposée avantageusement en partie inférieure du corps 12. Cette palette 46 de préhension permet une bonne saisie en pince bidigitale, malgré la petitesse du contenant afin de permettre à l'utilisateur de manoeuvrer la tête 14 en rotation.

Le corps peut aussi présenter dans sa partie supérieure des moyens de préhension 48. De même, la tête 14 peut comporter sur sa surface extérieure périphérique des moyens de préhension 50, comme des ailettes.

L'utilisateur est ainsi prêt à manoeuvrer en exerçant un couple entre le corps 12 et la tête 14.

On note aussi que la palette 46 de préhension présente un autre avantage de manipulation après rotation de la tête par rapport au corps et après retrait du capuchon de protection 42, celui d'autoriser un prélèvement aisé du contenu à l'aide d'un dispositif adapté.

La bague 36 peut aussi être une ceinture plastique apte à être déchirée ou dessertie. Afin de faciliter ces opérations de retrait de la ceinture, une languette externe préhensible de traction peut être adjointe à cette ceinture. Selon une variante de l'invention représentée sur les figures 3 A et 3 B, la tête 14 peut comprendre au moins deux compartiments 52-1, 52-2, ces compartiments étant séparés par au moins une paroi 54, et éventuellement par au moins une membrane supplémentaire prévenant toute déperdition du contenu des compartiments lors de la fabrication du dispositif. Chaque compartiment 52-1, 52-2 contient au moins un principe actif et/ou un excipient et/ou un solvant, au moins un compartiment de la tête 14 contenant un principe actif.

Le corps 12 peut aussi comprendre au moins deux compartiments, chaque compartiment étant séparé par au moins une paroi et contenant au moins un principe actif et/ou excipient et/ou solvant, au moins un des compartiments du corps 12 comprenant un solvant. Le dispositif 10 peut également comprendre des moyens de perforation intermédiaires, 18-1, 18-2, aptes à déchirer les parois interposés entre les compartiments, de façon à pouvoir obtenir des mélanges de substance dans un ordre déterminé. Ainsi, par retrait choisi des bagues 36-1 et/ou 36-2, suivi d'un vissage de l'un et/ou de l'autre des compartiments, on peut obtenir différentes combinaisons. Par exemple, en retirant la bague 36-2, après vissage, on assure la rupture de la paroi 54 et on met en contact le liquide du compartiment 52-2 asec le principe actif 24 solide du compartiment 52-1. Ensuite, par retrait de la bague 36-1 et par vissage complémentaire, on assure le mélange de la solution qui vient d'être réalisée avec le contenu 22 du corps 12. Un autre mode de réalisation particulier est représenté sur la figure 4. Dans ce mode de réalisation, le corps 12 du dispositif comprend deux compartiments 52-3, 52-4, séparés par au moins une paroi 16-2. Le

compartiment 52-3 comprend un solvant 22, et le compartiment de la tête 14 ainsi que le compartiment 52-4 comprennent chacun au moins un principe actif 24-1 et 24-2.

La tête 14 et le compartiment 52-3 du corps 12 sont séparés par une paroi 16-1. La tête 14 et le compartiment 52-4 du corps 12 sont munis également de moyens de rupture 18-3 et 18-4 des parois 16-1 et 16-2 pour que les principes actifs 24-1 et 24-2 entrent en contact avec le solvant 22 et se dissolvent dans celui-ci.

Ce mode réalisation permet ainsi notamment de séparer deux principes actifs pendant leur conservation, puis de dissoudre dans un ordre préférentiel le premier puis le second principe actif avant administration, tels que par exemple un principe actif anti-angiogénique ophtalmique et un antibiotique à usage préventif comme du Céf uroxime.

Ainsi, avantageusement l'invention peut permettre de mettre en contact deux solvants chacun présents dans des compartiments contigus, puis mettre ce mélange liquide en contact avec un ou plusieurs principes actifs, dans un ordre de préparation donné.

De même il est possible de dissoudre séparément au moins deux principes actifs dans des solvants adjacents séparés et les réunir pour constituer un mélange unique avant prélèvement.

Il est également possible dans un premier temps d'associer au moins deux principes actifs jusqu'alors séparés, puis de les mélanger avec un ou plusieurs solvants.

Ces formes de dispositifs selon l'invention disposant de plusieurs compartiments contenant plusieurs substances, sont particulièrement adaptées aux principes actifs et substances qui ne se tolèrent pas chimiquement et/ou instables en solution.

II est tout à fait possible de multiplier les compartiments et donc les possibilités de combinaisons en fonction des besoins.

Le dispositif selon l'invention permet de protéger le principe actif, excipient ou autre substance sous forme de poudre, de lyoc, de comprimé, de microcapsule liquidienne, etc., et de réaliser un mélange et une dissolution extemporanée dans un solvant juste avant l'administration. Il est ainsi possible pour certains composants complexes et altérables entre eux, de constituer un dispositif à plusieurs compartiments séparés permettant un assemblage successif de ces différentes substances peu compatibles juste avant leur administration, ceci dans un ordre déterminé qui convient spécifiquement à leurs constitutions et sensibilités physico-chimiques. Ces compartiments peuvent être assemblés et disposés selon tout mode de réalisation industriellement réalisable. Le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour la conservation et la préparation extemporanée d'un principe actif ou d'un mélange de principes actifs instable(s) en solution et/ou incompatibles chimiquement en vue de leur assemblage avant administration par voie intraveineuse, intramusculaire ou sous- cutanée ou encore injectables dans certaines structures organiques, tissus ou cavités délimitées. En particulier le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour la conservation et la préparation extemporanée d'antibiotiques en vue de leur administration intracamérulaire pour prévenir des infections occulaires post-phacocystectomie. Une autre utilisation du dispositif selon l'invention est la conservation et la préparation extemporanée de principes actifs ophtalmologiques en vue de leur administration par injection en intra-vitréen, en particulier en association osec des antibiotiques à visée préventive d'infections intraoculaires. A titre d'exemple, le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour la conservation et la préparation extemporanée de principes actifs anti-angiogéniques à administrer par injection intra-vitréenne. Le dispositif peut alors contenir en faibles

dosages, un antibiotique préventif des endophtalmies, tel que du Céfuroxime, et des principes actifs anti-angiogenèse intra-vitréens tels le Pegaptanib sodium, le Bevacizumab, le Ranibizumab, l'Anecortane acétate ou le Squalamine Lactate. Le dispositif selon l'invention peut ainsi avantageusement permettre d'associer extemporanément des principes actifs anti-angiogénèse intra-vitréens à un antibiotique labile à très faible dosage, comme le Céfuroxime, afin de prévenir de possibles infections intra-oculaires résultant de l'injection de ces substances. Cette prévention n'est aujourd'hui pas réalisée pour les injections intra- vitréennes mais elle apparaît indispensable afin d'éviter tout risque de cécité par infection intra-ophtalmique liée à la mise en oeuvre des injections thérapeutiques dans l'œil.