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Title:
DISK TUMBLER LOCK AND KEY FOR ACTUATING THE BARREL OF THIS LOCK
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/024949
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a disk tumbler lock comprising a cylindrical barrel (1) and the key (2) therefor, the barrel comprising a stator (3), a rotor (5) that turns in the stator (3), a locking member (21) actuated by magnetic means (22) which permanently urge it in the direction of the stator in order that it passes through the interface (23) created between the stator and the rotor and in order that it thus locks the lock, the rotor comprising a stack of coded rings (7) that are able to move in rotation and an axial path (16) for the passage of the key which is provided with coded means that engage with the codes of the rings. According to the invention, at least one through-opening (30) is created in the rotor (5) in line with each ring (7), at least two rings having a finger-shaped projection (31) that enters the opening (30) and emerges in the passage path (16), the stem (20) of the key having, on its surface, at least one sinuous groove (32) that is able to receive the fingers (31), the rings having on their thickness at least one notch (41), the width of which is greater than that of the member (21), wherein the key, once introduced into the passage path (16), causes the notches (41) to form a straight trench (55), and the member (21) being received in the trench (55) when the key is turned so as to free the interface (23) and cause the rotor to separate from stator.

More Like This:
JPH03199583CYLINDER LOCK
Inventors:
RAMBLIER, Yves (45 Chemin du Rocher, Villejust, 91140, FR)
Application Number:
FR2016/000128
Publication Date:
February 08, 2018
Filing Date:
August 04, 2016
Export Citation:
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Assignee:
RAMBLIER, Yves (45 Chemin du Rocher, Villejust, 91140, FR)
International Classes:
E05B29/00; E05B15/00; E05B19/00; E05B47/00
Domestic Patent References:
WO2016075363A12016-05-19
Foreign References:
US20140373581A12014-12-25
EP0166728A11986-01-08
EP1350909A12003-10-08
CN104832001A2015-08-12
EP2003272A12008-12-17
FR3032218A12016-08-05
US3928992A1975-12-30
EP1350909A12003-10-08
US20140373581A12014-12-25
EP2078806A12009-07-15
Attorney, Agent or Firm:
DEGRET Jacques (Cabinet Degret, 24 Place du Général Catroux, Paris, 75017, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1) Serrure du type dénommée à disques, comprenant un barillet cylindrique (1) et sa clé (2) pour actionner un mécanisme (12) de verrouillage/déverrouillage de ladite serrure, le barillet comprenant un stator (3) dont le corps présente globalement la forme d'un cylindre creux et un rotor (5) tournant dans le stator (3) et dont le corps (6) présente également globalement la forme d'un cylindre creux, un organe de verrouillage (21) actionné par des moyens magnétiques (22) placés dans le stator et rappelant en permanence ledit organe en direction du stator de sorte qu'il traverse l'interface (23) ménagé entre le corps du stator (3) et le corps (6) du rotor (5) et qu'il verrouille ainsi la serrure, le rotor comprenant un ensemble cylindrique de couronnes codées (7) empilées autour de son corps (6), chacune desdites couronnes codées étant mobile en rotation autour dudit corps, ledit rotor comprenant en outre une ouverture d'entrée (9) pour l'introduction de la clé et une ouverture de sortie (11) qui est opposée à l'ouverture d'entrée et qui est dotée d'un moyen (13) d'entraînement du panneton (12) commandant 1 ' actionnement du pêne de la serrure, ledit rotor (5) comprenant également un chemin (16) de passage axial de la clé qui s'étend entre les deux ouvertures (9, 11) et des moyens de guidage (17) disposés au voisinage de l'ouverture d'entrée (9), formant saillie (18) dans le chemin de passage

(16) et servant à guider le mouvement d'avancée ou de retrait de la clé (2) , la tige (20) de ladite clé étant cylindrique et dotée d'une rainure longitudinale (19), coopérant avec les moyens de guidage (17), et de moyens codés coopérant avec les codes des couronnes (7), la clé lorsqu'elle est introduite dans le chemin de passage (16) du rotor (5) étant ainsi apte à être enfoncée longitudinalement , guidée par les moyens de guidage

(17) , jusqu'à venir s'accoupler à l'entraîneur (13) du panneton (12), et à être ensuite tournée librement en entraînant dans le même mouvement de rotation le rotor ( 5 ) et son empilement de couronnes (7) ainsi que l'entraîneur (13) du panneton (12), l'organe de verrouillage (21) qui, en position de travail, c'est-à-dire de verrouillage, traverse l'interface (23) entre le rotor (5) et le stator (3) s'étant alors éclipsé, caractérisée en ce que le corps (6) du rotor (5) est percé au droit de chaque couronne (7) d'au moins une lumière traversante (30), au moins deux couronnes présentant chacune une saillie

(31) en forme de doigt qui pénètre la lumière (30) percée au droit de cette couronne de sorte à émerger à l' intérieur du chemin de passage (16), la tige (20) de la clé (2) présentant en surface au moins une rainure sinueuse (32) apte à recevoir le doigt (31) de la couronne, l'avancée progressive de la clé à l'intérieur du rotor (5) provoquant la rotation et donc le décodage des couronnes (7), et leur passage progressif d'une position initiale de verrouillage à leur position finale de déverrouillage, toutes les couronnes (7) présentant sur toute leur épaisseur au moins une encoche (41) dont la largeur est très légèrement supérieure à celle de l'organe de verrouillage (21), les encoches (41) des couronnes (7) se trouvant selon un alignement parfait et formant ainsi une tranchée rectiligne (55) sous la commande de la clé après que cette dernière a été introduite à fond dans le chemin de passage (16) du rotor (5), l'organe de verrouillage (21) venant se loger dans la tranchée (55) dès le commencement de la rotation de la clé de manière à pouvoir dégager l'interface (23) et provoquer la désolidarisation du rotor (5) relativement au stator (3), et permettre ainsi la rotation de la clé (2), celle du rotor (5) et celle de l'entraîneur. (13) .

2) Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que, au droit de chaque couronne (7), le corps (6) du rotor (5) est percé de deux lumières traversantes (30) et en ce que la tige (20) de la clé (2) présente en surface deux rainures sinueuses

(32) situées en regard desdites lumières traversantes.

3) Serrure selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'une rainure sinueuse (32) coopère avec une partie des couronnes

(7), par l'intermédiaire "des doigts émergents (31) dont sont dotées les couronnes de cette partie, tandis que la seconde rainure sinueuse (32) coopère avec l'autre partie des couronnes (7), par l'intermédiaire des doigts émergents (31) dont sont dotées ces autres couronnes.

4) Serrure selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que chaque lumière (30) est creusée selon un arc de cercle de l'ordre de 120°, les extrémités proximales des deux lumières étant séparées d'un secteur plein s' étendant selon un arc de cercle de l'ordre de 60°. 5) Serrure selon la revendication 4, caractérisée en ce que les lumières (30) sont symétriques deux à deux par rapport au plan de symétrie vertical (42) du barillet et en ce que les points de départ des deux rainures sinueuses (32) de la clé sont également symétriques par rapport à ce plan de symétrie vertical.

6) Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que, au droit de chaque couronne (7), le corps (6) du rotor (5) est percé d'une lumière traversante (30) unique, en ce que la tige (20) de la clé (2) présente en surface deux rainures sinueuses (32) réalisées dans son épaisseur, à droite et respectivement à gauche de son plan de symétrie vertical (42), et en ce que la lumière traversante percée au droit de chaque couronne est située en regard de l'une ou, selon le codage, de l'autre desdites deux rainures sinueuses.

7) Serrure selon la revendication 6, caractérisée en ce que la lumière traversante (30) située du côté droit ou située du côté gauche, relativement à la clé, est creusée selon un arc de cercle de l'ordre de 110°.

8) Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'au moins une couronne (7) présente au moins deux encoches (41) sur toute son épaisseur, lui conférant au moins deux positions possibles dans l'organisation de la tranchée rectiligne obtenue seulement lorsque les encoches (41) des couronnes (7) sont disposées selon un alignement parfait. 9) Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'ensemble des couronnes (7) équipées de leurs doigts (31) constituant l'empilement autour du corps (6) du rotor (5) est étroitement entouré par un magasin (56) constitué d'une chemise cylindrique de révolution, disposée entre le rotor (5) et le stator (3) .

10) Serrure selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'une goupille (57) traversant radialement la paroi du magasin (56) et s' étendant dans un trou borgne (58) percé radialement dans le corps du rotor (5) empêche toute rotation dudit magasin relativement au rotor. 11) Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que les moyens de guidage (17) sont constitués d'un simple téton ou d'une nervure extrudée en forme de clavette qui s'étend longitudinalement sur sensiblement toute la paroi intérieure du rotor (5) afin de former une saillie dans le chemin de passage (16) de la clé et de servir ainsi au guidage de ladite clé.

12) Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'un ergot (28) solidaire de l'organe de verrouillage (21) pénètre dans la clé (2) dès le commencement de la rotation de cette dernière, empêchant ainsi de retirer la clé du barillet au cours de toute manœuvre de verrouiliage/déverrouillage . 13) Serrure- objet de l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisée en ce que le stator est percé d'un trou borgne

(60) qui s'étend radialement depuis sa face latérale intérieure

(61) et qui reçoit une goupille (62) émergeant dudit trou (60) et constituant, dans le chemin de passage (16) de la clé, une saillie située entre l'ouverture d'entrée (9) de la serrure et les moyens de guidage (17), ladite goupille (62) formant saillie étant apte à coopérer avec une gorge circulaire (63) pratiquée dans la tige de la clé, à proximité de la tête (27) de celle-ci.

14) Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que chaque couronne (7) est constamment rappelée par un ressort (45) vers sa position initiale de verrouillage, position dans laquelle son encoche (41) n'est pas placée en regard de l'organe de verrouillage (21), rendant ainsi impossible la formation de la tranchée.

15) . Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que l'entraîneur (13) du panneton (12) est pourvu d'une broche (52) qui s'étend selon l'axe central (40) du barillet (1), la tige cylindrique (20) de la clé (2) étant alors creuse afin de recevoir cette broche.

16) Serrure selon la revendication 15, caractérisée en ce que la longueur de l'évidement de la tige (20) de la clé (2) est telle que le fond (53) de cet évidement vient en butée sur l'extrémité libre de la broche (52) de l'entraîneur (13), ce qui a pour effet de provoquer le recul de l'entraîneur jusqu'à le dégager de son logement et permettre ainsi son arrimage sur le panneton (12) de la serrure. 17) Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce qu'elle comporte un aimant auxiliaire (64) déplaçable en translation dans un trou borgne (65) percé radialement et s' étendant pour partie dans le stator (3) et pour partie dans le rotor (5) dans la zone située entre l'ouverture de sortie (11) de la serrure et la partie arrière de l'empilement de couronnes (7), ledit aimant auxiliaire (64) étant en permanence rappelé par les moyens magnétiques (22) disposés dans le stator de la serrure afin, dans cette position normale, de traverser l'interface (21) ménagé entre le rotor (5) et le stator (3) . 18) Serrure selon l'une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisée en ce qu'elle comprend une rondelle anti-perçage (66) disposée entre l'empilement de couronnes (7) et la goupille (62) émergeant radialement dans le chemin (16) de passage de la clé, ladite rondelle (66) recouvrant et protégeant ainsi l'empilement de couronnes.

19) Clé (2) permettant le verrouillage/déverrouillage de la serrure objet de l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisée en ce que sa tige (20) est constituée d'un cylindre fermé creux et en ce que la paroi latérale de ladite tige est dotée d'au moins une rainure sinueuse (32) apte à recevoir des doigts (21) faisant saillie dans un chemin (16) prévu, dans le barillet de la serrure coopérant avec ladite clé, pour le passage de la tige de celle-ci, entre l'ouverture d'entrée (9) et l'ouverture de sortie (11) de la serrure.

20) Clé (2) selon la revendication 19, adaptée plus particulièrement à la serrure selon la revendication 17, caractérisée en ce qu'elle comprend un aimant (67) disposé dans l'épaisseur de sa tige (20), à proximité de l'extrémité libre de celle-ci, ledit .aimant (67) étant plus puissant que les moyens magnétiques (22) disposés dans le stator de la serrure, et ce afin, sous son action, de pouvoir attirer l'aimant auxiliaire (64) du barillet et libérer ainsi l'interface (23) entre le rotor (5) et le stator (3) .

Description:
SERRURE DU TYPE À DISQUES ET CLÉ PERMETTANT D'ACTIONNER

LE BARILLET DE CETTE SERRURE

DOMAINE TECHNIQUE DE L' INVENTION

La présente invention se rapporte à une serrure du type à disques, comprenant un barillet et une clé destinée à actionner le mécanisme de verrouillage/déverrouillage de ladite serrure, son barillet comprenant un empilement de couronnes cylindriques codées aptes à être décodées soit par une clé spécifique à cette serrure, soit par un passe-partout, partiel ou général.

La présente invention a bien évidemment également pour objets chacun des constituants, clé et barillet, d'une telle serrure.

ARRIÈRE PLAN TECHNOLOGIQUE DE L' INVENTION

Dans tous les ensembles constitués par une serrure à barillet et sa clé, chaque barillet comporte un stator (ou cage) dans lequel un rotor peut tourner sous l'action de la clé .

Le barillet est dit cylindrique, c'est-à-dire que le corps du stator présente globalement la forme d' un cylindre de révolution creux et le corps du rotor présente également globalement la forme d'un cylindre de révolution creux, dont le diamètre extérieur est très légèrement inférieur au diamètre intérieur du corps du stator afin de pouvoir tourner librement dans le stator sous l'action de la clé.

Quand la clé est dégagée de la serrure, des organes de verrouillage sont en position active, c'est-à-dire qu'ils couplent mécaniquement le rotor et le stator, empêchant la rotation du premier à l'intérieur du second, et empêchant ainsi l'ouverture de la serrure.

Quand la clé est engagée dans la serrure, et pour autant bien sûr que cette clé décode les codes de tous les organes de verrouillage, ces derniers sont alors escamotés dans une position inactive pour laquelle le couplage mécanique entre le rotor et le stator cesse et l'interface rotor-stator est ainsi dégagé. Sous l'action de la clé, le rotor peut alors tourner librement en rotation à l'intérieur du stator et commander, par exemple par l'intermédiaire d'un entraîneur associé à un panneton, le dispositif de verrouillage/déverrouillage de la serrure .

Dans les serrures les plus courantes, les barillets sont soit à goupilles, soit à disques.

Pour les barillets à goupilles, l'obtention d'une codification différente pour l'utilisation d'un passe-partout partiel ou d'un passe-partout général s'acquiert en empilant des goupilles de différentes hauteurs correspondant à des codes différents. Un grand nombre de codes est de ce fait consommé.

Pour les barillets à disques, l'obtention d'une codification différente pour l'utilisation d'un passe-partout partiel ou d'un passe-partout général s'acquiert en élargissant le passage de l'organe de verrouillage, lequel organe est le plus souvent un mentonnet.

Un tel élargissement, nécessaire au libre passage du mentonnet, a pour conséquence de provoquer cette fois encore une importante perte de codes.

Cette perte importante de codes est caractéristique des barillets à disques. Il est à ce sujet connu que, alors que le barillet peut présenter plusieurs centaines de milliers de codes individuels possibles, le fait de vouloir associer un passe-partout à plusieurs serrures à disques va nécessiter un élargissement du créneau destiné à recevoir le mentonnet, élargissement qui est tel qu' il va « manger » énormément de codes et que, à un passe-partout, il ne pourra dès lors lui être associé que quelques centaines de clés individuelles.

Le brevet US-3.928.992 publié le 30 décembre 1975, la demande de brevet EP-1.350.909 publiée le 8 octobre 2003 et la demande de brevet US-2014/373581 publiée le 25 décembre 2014 proposent diverses réalisations de barillets à disques présentant les inconvénients précités. Il est au surplus à noter que tous ces barillets à disques sont d'une construction particulièrement complexe - par exemple le rotor du barillet décrit dans la demande de brevet US-2014/373581 est réalisé en deux parties - et que les disques constituent simultanément des guides pour la tige de la clé appropriée permettant l'enfoncement progressif désiré de ladite tige de clé dans le chemin de passage axial nécessairement présent dans tout barillet, la construction de tels disques/guides se trouvant par conséquent d'autant plus compliquée et la résistance aux chocs de telles pièces se trouvant diminuée.

Un premier but de la présente invention est d'éliminer de telles pertes de codes lorsqu'il est nécessaire, au sein d'installations conséquentes, d'utiliser des serrures spécifiques, individuelles, et d'associer à chacune de ces serrures individuelles au moins un passe-partout, que celui-ci soit général ou, si besoin est, seulement partiel.

Par ailleurs, tant pour les barillets à goupilles que pour les barillets à disques, à chaque code d'une goupille ou d'un disque correspond un point précis de décodage sur la clé adaptée au barillet.

Ce point de décodage est en général situé soit dans un creux d'un chemin de came alternant creux et reliefs, soit au fond d'un trou borgne. On sait par ailleurs que beaucoup de portes, notamment d'appartement, sont dépourvues de poignée ou de tout organe de préhension sur leur face disposée vers l'extérieur. Confronté à cette construction, l'utilisateur, quand il doit, pour la fermer, tirer sa porte depuis l'extérieur, n'a d'autre solution que de tirer sur la clé alors que celle-ci est en position de déverrouillage, mais toujours arrimée au barillet. Du fait des chocs et des frottements répétés à la suite d'une multiplicité de fermetures de la porte, on comprend que la clé s'use au niveau de chacun de ses points de décodage, si bien que, au fil du temps, ces points ne seront plus situés en face des goupilles ou des disques qu' ils doivent décoder et la clé n'exercera alors plus sa fonction de déverrouillage de la serrure. Il faut donc dans de tels cas procéder au changement complet de la serrure.

Un second but de la présente invention est d'éliminer cet autre inconvénient. DESCRIPTION GÉNÉRALE DE L' INVENTION

Les barillets à disques peuvent être de deux sortes, à savoir ceux dont les disques sont empilés axialement à l'intérieur du corps du rotor et ceux dont les disques sont empilés axialement autour du corps du rotor. Les trois documents précités décrivent des barillets de la première sorte. Le brevet EP-2.078.806 publié le 15 juillet 2009 se rapporte en revanche à un barillet de la deuxième sorte.

La serrure selon l'invention comprenant un barillet de cette deuxième sorte, c'est le quatrième des quatre documents mentionnés ci-dessus qui, dans toute la description et les revendications qui vont suivre, sera choisi au titre de document le plus pertinent et c'est en conséquence en fonction de ce quatrième document que va maintenant être exposée la serrure selon l' invention et que seront respectivement répartis les éléments connus de l'état de la technique, constituant le préambule de la revendication principale, et les éléments nouveaux réunis dans la partie caractérisante de ladite revendication principale.

La présente invention a donc pour objet une serrure du type dénommée à disques, comprenant un barillet cylindrique et sa clé pour actionner un mécanisme de verrouillage/déverrouillage de ladite serrure, le barillet comprenant un stator dont le corps présente globalement la forme d'un cylindre creux et un rotor tournant dans le stator et dont le corps présente également globalement la forme d'un cylindre creux, un organe de verrouillage actionné par des moyens magnétiques placés dans le stator et rappelant en permanence ledit organe en direction du stator de sorte qu'il traverse l'interface ménagé entre le corps du stator et le corps du rotor et qu'il verrouille ainsi la serrure, le rotor comprenant un ensemble cylindrique de couronnes codées empilées autour de son corps, chacune desdites couronnes codées étant mobile en rotation autour dudit corps, ledit rotor comprenant en outre une ouverture d'entrée pour l'introduction de la clé et une ouverture de sortie qui est opposée à l'ouverture d'entrée et qui est dotée d'un moyen d'entraînement du panneton commandant l' actionnement du pêne de la serrure, ledit rotor comprenant également un chemin de passage axial de la clé qui s'étend entre les deux ouvertures et des moyens de guidage - téton ou nervure - disposés au voisinage de l'ouverture d'entrée, formant saillie dans le chemin de passage et servant à guider le mouvement d'avancée ou de retrait de la clé, la tige de ladite clé étant cylindrique et dotée d'une rainure longitudinale, coopérant avec de tels moyens de guidage, et de moyens codés coopérant avec les codes des couronnes, la clé lorsqu'elle est introduite dans le chemin de passage du rotor étant ainsi apte à être enfoncée longitudinalement , guidée par les moyens de guidage, jusqu'à venir s'accoupler à l'entraîneur du panneton, et à être ensuite tournée librement en entraînant dans le même mouvement de rotation le rotor et son empilement de couronnes ainsi que l'entraîneur du panneton, l'organe de verrouillage qui, en position de travail, c'est-à-dire de verrouillage, traverse l'interface entre le rotor et le stator s' étant alors éclipsé, ladite serrure étant caractérisée en ce que le corps du rotor est percé au droit de chaque couronne d'au moins une lumière traversante, au moins deux couronnes présentant chacune une saillie en forme de doigt qui pénètre la lumière percée au droit de cette couronne de sorte à émerger à l'intérieur du chemin de passage, la tige de la clé présentant en surface au moins une rainure sinueuse apte à recevoir le doigt de la couronne, l'avancée progressive de la clé à l'intérieur du rotor provoquant la rotation et donc le décodage des couronnes, et leur passage progressif d'une position initiale de verrouillage à leur position finale de déverrouillage, toutes les couronnes présentant sur toute leur épaisseur au moins une encoche dont la largeur est très légèrement supérieure à celle de l'organe de verrouillage, les encoches des couronnes se trouvant selon un alignement parfait et formant ainsi une tranchée rectiligne sous la commande de la clé après que cette dernière a été introduite à fond dans le chemin de passage du rotor, l'organe de verrouillage venant se loger dans la tranchée dès le commencement de la rotation de la clé de manière à pouvoir dégager l' interface et provoquer la désolidarisation du rotor relativement au stator, et permettre ainsi la rotation de la clé, celle du rotor et celle de 1' entraîneur .

Selon une première construction préférentielle, le corps du rotor est percé, au droit de chaque couronne, de deux lumières traversantes et la tige de la clé présente en surface deux rainures sinueuses situées en regard desdites lumières traversantes .

Avantageusement, afin notamment de permettre l'emploi de passe-partout , une rainure sinueuse coopère avec une partie des couronnes, par l'intermédiaire des doigts émergents dont sont dotées les couronnes de cette partie, tandis que la seconde rainure sinueuse coopère avec l'autre partie des couronnes, par l'intermédiaire des doigts émergeants dont sont dotées ces autres couronnes.

Préférentiellement , dans cette variante de construction, chaque lumière est creusée selon un arc de cercle de l'ordre de 120°, les extrémités proximales des deux lumières étant séparées d'un secteur plein s' étendant selon un arc de cercle de l'ordre de 60°.

Dans ce cas, de préférence également, les lumières sont symétriques deux à deux par rapport au plan de symétrie vertical du barillet et les points de départ des deux rainures sinueuses de la clé sont également symétriques par rapport à ce plan de symétrie vertical.

Selon une deuxième construction préférentielle, le corps du rotor est percé au droit de chaque couronne d' une lumière traversante unique, la tige de la clé présente en surface deux rainures sinueuses réalisées dans son épaisseur, à droite et respectivement à gauche de son plan de symétrie vertical, et la lumière traversante percée au droit de chaque couronne est située en regard de l'une ou, selon le codage, de l'autre desdites deux rainures sinueuses.

Dans ce cas particulier, la lumière traversante située du côté droit ou située du côté gauche, relativement à la clé, est alors avantageusement creusée selon un arc de cercle de l'ordre de 110°. Toujours dans l'hypothèse d'avoir à employer au moins un passe-partout en plus de la clé spécifique à la serrure, au moins une couronne présente au moins deux encoches sur toute son épaisseur, lui conférant au moins deux positions possibles dans l'organisation de la tranchée rectiligne obtenue seulement lorsque les encoches des couronnes sont disposées selon un alignement parfait.

Selon encore une autre variante préférentielle de réalisation, l'ensemble des couronnes équipées de leurs doigts constituant l'empilement autour du corps du rotor est étroitement entouré par un magasin constitué d'une chemise cylindrique de révolution, disposée entre le rotor et le stator.

On peut avantageusement prévoir qu'une goupille traversant radialement la paroi du magasin et s' étendant dans un trou borgne percé radialement dans le corps du rotor empêche toute rotation dudit magasin relativement au rotor.

On peut également avantageusement prévoir que les moyens de guidage sont constitués, soit d'un simple téton, soit d'une nervure extrudée en forme de clavette qui s'étend longitudinalement sur sensiblement toute la paroi intérieure du rotor afin de former une saillie dans le chemin de passage de la clé et de servir ainsi au guidage de ladite clé.

De préférence, dans la première variante de réalisation, un ergot solidaire de l'organe de verrouillage pénètre dans la clé dès le commencement de la rotation de cette dernière, empêchant ainsi de retirer la clé du barillet au cours de toute manœuvre de verrouillage/déverrouillage.

Avantageusement, dans la deuxième variante de réalisation, le stator est percé d'un trou borgne qui s'étend radialement depuis sa face latérale intérieure et qui reçoit une goupille émergeant dudit trou afin de constituer, dans le chemin de passage de la clé, une saillie située entre l'ouverture d'entrée de la serrure et les moyens de guidage, ladite goupille formant ainsi saillie étant apte à coopérer avec une gorge circulaire pratiquée dans la tige de la clé, à proximité de la tête de celle-ci. II est également envisageable que chaque couronne soit constamment rappelée par un ressort vers sa position initiale de verrouillage, position dans laquelle son encoche n'est pas placée en regard de l'organe de verrouillage, rendant ainsi impossible la formation de la tranchée.

Préférentiellement , dans toutes les réalisations précitées, l'entraîneur du panneton est pourvu d'une broche qui s'étend selon l'axe central du barillet, la tige cylindrique de la clé étant alors creuse afin de recevoir cette broche.

Dans ce cas, avantageusement, l'évidement de la tige de la clé est tel que le fond de cet évidement vient en butée sur l'extrémité libre de la broche de l'entraîneur, ce qui a pour effet de provoquer le recul de l'entraîneur jusqu'à le dégager de son logement et permettre ainsi son arrimage sur le panneton de la serrure.

Selon encore une autre variante de réalisation, la serrure selon l'invention comporte un aimant auxiliaire déplaçable en translation dans un trou borgne percé radialement et s' étendant pour partie dans le stator et pour partie dans le rotor dans la zone située entre l'ouverture de sortie de la serrure et la partie arrière de l'empilement de couronnes, ledit aimant auxiliaire étant en permanence rappelé par les moyens magnétiques disposés dans le stator de la serrure afin, dans cette position normale, de traverser l'interface ménagé entre le rotor et le stator.

Dans la deuxième variante de réalisation, il est également avantageux de prévoir que la serrure selon l'invention comprenne une rondelle anti-perçage disposée entre l'empilement de couronnes et la goupille émergeant radialement dans le chemin de passage de la clé, ladite rondelle recouvrant et protégeant ainsi l'empilement de couronnes.

Bien évidemment, l'invention a également pour objet les deux constituants essentiels de la serrure selon l'invention - le barillet et la clé - et, pour ce qui est de la clé, elle est remarquable en ce que sa tige est constituée d'un cylindre creux et en ce que la paroi latérale de ladite tige est dotée d'au moins une rainure sinueuse apte à recevoir des doigts faisant saillie dans un chemin prévu, dans le barillet de la serrure coopérant avec ladite clé, pour le passage de la tige de celle-ci, entre l'ouverture d'entrée et l'ouverture de sortie de la serrure.

Dans son adaptation à la serrure selon l'invention remarquable par la prévision d'un aimant auxiliaire disposé radialement dans son barillet, la clé comprend un aimant disposé dans l'épaisseur de ( sa tige, à proximité de l'extrémité libre de celle-ci, ledit aimant étant plus puissant que les moyens magnétiques disposés dans le stator de la serrure, et ce afin, sous son action, de pouvoir attirer l'aimant auxiliaire du barillet et libérer ainsi l'interface entre le rotor et le stator .

Les spécifications détaillées de l'invention sont données dans la description qui suit en liaison avec les dessins ci- annexés. Il est à noter que ces dessins n'ont d'autre but que d'illustrer le texte de la description et qu'ils ne constituent en aucune sorte une limitation de la portée de l'invention.

BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS

La Figure 1 est une vue en coupe verticale longitudinale selon I-I d'une première variante de la serrure selon l'invention, la clé de cette serrure étant engagée dans son barillet juste avant son arrimage.

La Figure 2 est une vue en coupe verticale transversale selon II-II de la serrure représentée à la Figure 1.

La Figure 3 est une vue en coupe verticale longitudinale selon III-III d'une variante de construction du barillet représenté ici sans sa clé.

La Figure 4 est une vue en coupe verticale transversale selon IV-IV du barillet illustré à la Figure 3.

La Figure 5 est une vue de dessus du rotor du barillet représenté à la Figure 3.

La Figure 6 est une vue en coupe transversale selon VI-VI du rotor représenté à la Figure 5.

La Figure 7 est une vue en coupe verticale longitudinale selon VII-VII du stator du barillet.

La Figure 8 est une vue de face du stator de la Figure 7. La Figure 9 illustre sur deux couronnes voisines qui, pour parvenir à leur position de déverrouillage, tournent l'une dans le sens direct et l'autre dans le sens rétrograde, les positions respectives du point d'accrochage du ressort rappelant constamment la couronne vers sa position initiale de verrouillage et celle du doigt qui pénètre la lumière de la couronne et émerge à l'intérieur du chemin de passage.

La Figure 10 est une vue schématisant les deux rainures de la clé, ladite clé coopérant en conséquence avec un barillet recevant un empilement de couronnes aptes, pour les unes, à tourner dans le sens direct et, pour les autres, à tourner dans le sens rétrograde pour réaliser le déverrouillage de la serrure .

La Figure 11 est une vue en coupe verticale longitudinale d'une autre variante selon l'invention, variante dans laquelle alors tous les constituants dudit barillet sont représentés en position de verrouillage.

La Figure 12 est une vue en coupe verticale transversale selon XII-XII du barillet représentée à la Figure 11, les constituants dudit barillet étant cette fois représentés en position de déverrouillage.

La Figure 13 est une vue en coupe verticale longitudinale d'une clé plus particulièrement adaptée au barillet de la Figure 11 dans la mesure où elle présente une rainure circulaire pratiquée à proximité de sa tête ainsi qu'un aimant apte à attirer l'aimant auxiliaire qui, en position de verrouillage, traverse l'interface ménagée entre le rotor et le stator du barillet.

La Figure 14 est une vue de profil d'une couronne conforme à l'invention.

La Figure 15 est une vue en coupe verticale transversale du barillet représentée à la Figure 11, les constituants dudit barillet étant cette fois représentés en position de verrouillage . DESCRIPTION D'XJN MODE DE RÉALISATION PRÉFÉRÉ DE L ' INVENTION

La serrure selon l' invention comprenant un barillet cylindrique 1 et sa clé 2 pour actionner le mécanisme de verrouillage/déverrouillage de ladite serrure est du type dénommé à disques.

Dans l'exemple représenté, son barillet est du genre communément appelé « européen », aisément reconnaissable par son apparence. Le barillet européen représenté est simple, c'est-à-dire à une seule entrée de clé, mais il est clair à ce propos que l'invention s'applique également aux barillets européens doubles, à deux entrées de clé, ainsi qu'il est schématisé en partie gauche de la Figure 11, mais aussi à tout autre barillet de serrure dont les deux constituants essentiels, rotor et stator, sont cylindriques.

De façon connue, son barillet 1 se compose essentiellement d'un stator 3 dont le corps présente globalement la forme d'un cylindre creux prolongé d'un appendice 4, habituellement vertical et tourné vers le bas, et d'un rotor 5 tournant dans le stator et dont le corps 6 présente également globalement la forme d'un cylindre creux.

S' agissant d'une serrure dite à disques, le corps cylindrique 6 du rotor reçoit un empilement de couronnes cylindriques codées 7 qui sont chacune montées mobiles en rotation autour dudit corps 6.

A cette fin, le diamètre de l'orifice central percé dans chaque couronne 7 est très légèrement supérieur au diamètre extérieur du corps 6 du rotor. Si chacune des couronnes 7 de l'empilement peut tourner autour du corps 6 du rotor 5 d'un certain angle qui sera détaillé ci-après, à l'inverse chaque couronne 7, et l'empilement de couronnes qui en résulte, est bloquée en translation sur le corps du rotor entre une tête 8 formée d'une pièce avec le corps du rotor 5, située du côté de l'entrée 9 de la serrure, et une bague d'appui 10 située du côté de la sortie 11 de la serrure, c'est-à-dire à proximité du mécanisme de verrouillage/déverrouillage de la serrure constitué du panneton 12 et de son entraîneur 13. Dans les exemples représentés, un tel entraîneur 13 est intérieur au corps 5 du rotor et est monté mobile en translation en regard de la sortie 11 de la serrure.

Après que les couronnes codées 7 ont été disposées autour du corps du rotor, la bague 10, qui empêche toute possibilité de translation pour l'empilement de couronnes, est donc elle aussi bloquée en translation sur la partie extrémale du corps 6 du rotor 5, soit par vissage, soit au moyen de vis 14 dont les tiges traversent chacune radialement la bague 10 jusqu'à pénétrer dans un trou borgne 15 percé dans le corps 6 du rotor (Figure 1), soit du fait de l'appui en translation exercé par une douille d'extrémité 33 bloquée en bout du corps 6 du rotor, du côté de la sortie 11, ce blocage étant assuré soit par un clips 34 (Figure 1), soit par vissage 35 autour de ladite extrémité du corps du rotor (Figure 3) .

Le corps 6 du rotor est en outre percé longitudinalement , depuis la face avant de sa tête d'entrée 8 jusqu'à sa face de sortie, d'un trou cylindrique 16 de sorte à former un chemin de passage axial de la clé 2 qui s'étend entre l'ouverture d'entrée 9, pour l'introduction de ladite clé, et l'ouverture de sortie 11 qui est à l'opposé de l'ouverture d'entrée 9 et qui est dotée du moyen 13 d'entraînement du panneton 12 commandant 1 ' actionnement du pêne de la serrure. Afin de guider les mouvements en translation d'avancée et de retrait de la clé 2 dans ce chemin de passage 16 du corps 6 du rotor 5, il est prévu au voisinage de l'ouverture d'entrée 9 un téton fixe 17 qui forme saillie 18 dans ledit chemin de passage et qui est apte à coopérer avec une rainure longitudinale 19 pratiquée sur toute la longueur de la tige 20 de la clé 2.

La tige 20 est donc elle-même cylindrique et, au jeu près, congruente du rotor, donc d'un diamètre extérieur très légèrement inférieur au diamètre du trou longitudinal 16 du corps 6 du rotor.

Grâce au téton 17, qui peut être par exemple une pièce clavetée à force dans la tête 8 du rotor, et à la rainure longitudinale 19 de la clé, cette dernière est exactement guidée dans tous ses mouvements en translation à l'intérieur du rotor 5 du barillet 1 et elle est en revanche bloquée en rotation relativement audit rotor, la rotation de la clé 2 n'étant en conséquence permise qu'à la condition que le rotor 5 tourne avec elle en l'entraînant du même mouvement.

Toujours de façon connue, le barillet 1 comprend un organe 21 verrouillant la rotation du rotor 5 à l'intérieur du stator 3, cet organe de verrouillage étant actionné par des moyens magnétiques 22 qui sont placés dans le stator 3 et qui rappellent en permanence ledit organe de verrouillage 21 en direction du stator de sorte qu'il traverse l'interface 23 ménagé entre le stator 3 et le rotor 5 et qu' il verrouille ainsi la serrure. Ces moyens magnétiques, avantageusement centrés relativement à l'organe de verrouillage 21, sont maintenus dans le stator à l'aide d'un bouchon 24.

Dans le cas présent, un aimant 22 est noyé dans l'appendice 4 du stator 3, dans la zone de raccordement de cet appendice avec le corps cylindrique creux du stator, et l'organe de verrouillage est un mentonnet 21 en acier sur lequel l'aimant 22 exerce en permanence son attraction, mentonnet qui a la forme d'un U très allongé dont l'âme est parallèle à l'axe longitudinal de symétrie 40 du corps du rotor 5 et est d'une longueur très légèrement supérieure à la hauteur de l'empilement des rondelles codées 7. Les ailes extrémales 36 et 37 du mentonnet 21, perpendiculaires à cette âme, tournées vers l'axe longitudinal de symétrie 40, encadrent ainsi l'empilement des rondelles. En position de verrouillage, l'âme du mentonnet est la partie de cet organe qui chevauche l'interface 23 rotor/stator du barillet.

Dans le cas où la clé 2 correspond au codage des couronnes 7 du rotor, le mentonnet 21 doit libérer cet interface 23 et permettre en conséquence la rotation de la clé et celle du rotor ainsi que, à cette suite, la rotation du panneton 12 qui, en prise avec son entraîneur 13, va de ce fait provoquer le déverrouillage de la serrure. A cette fin, le sommet 25 de l'âme du mentonnet 21 est biseauté en V de façon, lorsque la serrure est verrouillée, à pouvoir pénétrer une rainure 26 également en V formée dans le corps du stator 3 par deux flancs symétriques qui prennent naissance au niveau de l'interface 23, qui font entre eux un angle de l'ordre de 90° et qui convergent en direction de l'extrémité libre de l'appendice 4 du stator 3, à proximité de l'aimant 22.

Ainsi, pour autant bien sûr que la clé 2 décode tous les codes de l'empilement de couronnes 7, le moindre effort exercé sur la tête 27 de la clé pour faire tourner celle-ci dans le barillet provoquera un dégagement progressif de la partie biseautée de l'âme du mentonnet 21 relativement à sa rainure 26 et, par suite, la libération de l'interface rotor/stator 23. La force appliquée mécaniquement sur la tête de la clé, démultipliée au niveau de la tige 20, sera en effet nettement supérieure à la force d'attraction exercée en continu par l'aimant 22 sur le mentonnet 21. L'utilisateur va ainsi se trouver dans une situation lui permettant de déverrouiller la serrure .

Dans une construction représentée sur la Figure 1, les deux ailes 36 et 37 du mentonnet 21 sont d'une hauteur telle qu'en position de déverrouillage de la serrure, l'interface 23 étant donc totalement libéré, elles ne font qu'affleurer la surface extérieure du corps 6 du rotor. Dans cette construction, l'aile 37 du mentonnet 21 située du côté de l'entrée 9 de la serrure peut alors être avantageusement prolongée d'un ergot 28 qui traverse le corps 6 du rotor 5 de sorte que, toujours en position de déverrouillage de la serrure, il puisse émerger dans le chemin de passage 16.

Dans cette construction particulière, la clé 2 sera en conséquence dotée à la base de sa tige 20 d'une mortaise 29 dans laquelle pénétrera l'extrémité de l'ergot 28 du mentonnet. On assurera ainsi un arrimage de la clé sur le rotor aussi longtemps que le mentonnet 21 libérera l'interface 23.

La conséquence de cette construction est qu' il sera impossible de retirer la clé 2 de son chemin de passage 16 lorsque, après avoir pénétré jusqu'au fond du chemin de passage et décodé ainsi le code de chacune des couronnes 7 de l'empilement, ladite clé tournera avec le rotor et l'entraîneur 13 du panneton 12.

Enfin, le corps 6 du rotor est percé au droit de chaque couronne codée 7 d'au moins une lumière traversante 30 et au moins deux couronnes 7 présentent chacune une saillie 31 en forme de doigt qui pénètre la lumière percée au droit de la couronne concernée, et qui est d'une longueur telle qu'il traverse ladite lumière et émerge à l'intérieur du chemin de passage 16.

La tige 20 de la clé présente en surface au moins une et de préférence deux rainure (s) sinueuse (s) 32 dont le dessin et la réalisation vont être expliqués ci-après, ladite (ou lesdites) rainure (s) sinueuse (s) étant apte (s) à recevoir les extrémités libres des doigts 31 qui émergent à l'intérieur du chemin de passage 16.

Dans une construction préférentielle représentée à la Figure 2, le corps 6 du rotor est percé au droit de chaque couronne 7 de deux lumières traversantes 30 diamétralement opposées qui s'étendent chacune sur un arc de cercle de 120°. Les extrémités proximales des deux lumières 30 pratiquées au droit d'une même couronne 7 sont donc séparées d'un arc qui s ' étend sur 60 0 .

Quant aux couronnes 7, qui sont en une matière amagnétique du type laiton, zamak ou maillechort afin d'être insensibles à la force d'attraction exercée par l'aimant 22, elles sont chacune dotées à leur périphérie, et sur toute leur épaisseur, d'au moins une encoche 41 (en fait deux encoches 41 pour certaines des couronnes d'une serrure spécifique à laquelle il sera nécessaire d'associer un passe-partout et trois encoches 41 pour certaines des couronnes d'une serrure spécifique à laquelle il sera nécessaire d'associer deux passe-partout, l'un partiel et l'autre général). Avantageusement, afin d'éviter tout frottement entre deux couronnes voisines au cours de la rotation, pour les besoins de son décodage, d'au moins l'une de ces deux couronnes voisines et d'être ainsi certain que, à la suite de l'avancée progressive de la tige 20 de la clé 2 dans son chemin de passage 16, chaque couronne viendra finalement à occuper la bonne position prévue par construction, il sera toujours disposé entre deux couronnes voisines un clips cylindrique annulaire 38, par exemple en acier trempé. Ainsi, l'empilement de couronnes consistera en fait en un empilement alternant couronnes 7 et clips 38. Il pourra même être envisagé que, comme représenté à la Figure 1, les clips coopèrent avec des gorges circulaires 39 de section en V formées en surface du corps du rotor. Chaque gorge reçoit un clips, et le pas séparant alors deux gorges voisines est très légèrement supérieur à l'épaisseur d'une couronne 7 augmentée de celle d'un clips 38. Quelle que soit la construction envisagée, le diamètre extérieur des clips 38 est nettement inférieur à celui des couronnes 7 afin de ne pas gêner la formation de la tranchée qui, ainsi qu'il va être expliqué, est indispensable au décodage de la serrure.

Ainsi qu'il va être décrit ci-après, la ou chacune des encoche (s) 41 placée (s) à la périphérie (ci-après « encoche périphérique ») d'une couronne 7 constitue son code ou l'un de ses codes que la clé 2 associée au barillet 1 doit décoder pour parvenir au déverrouillage de la serrure. Si la serrure est unique, personnelle, et n'est donc pas prévue pour coopérer avec un passe-partout, il suffira que chaque couronne 7 de l'empilement intérieur à son barillet présente une et une seule encoche périphérique 41. En revanche, si la serrure n'est que l'une d'une installation conséquente qui comprend plusieurs dizaines, plusieurs centaines ou plusieurs milliers de serrures, certaines des couronnes, voire toutes les couronnes de l'empilement intérieur à son barillet présenteront alors deux encoches périphériques, autorisant ainsi l'usage d'un passe-partout en plus de la clé personnelle, voire trois encoches périphériques s'il faut autoriser l'usage de deux passe-partout, l'un général et l'autre partiel.

Le rôle des diverses encoches 41 présentes en périphérie sur les couronnes 7 est de recevoir l'âme du mentonnet (par la partie non chanfreinée de celui-ci) lorsque lesdites couronnes sont simultanément décodées. De ce qui précède, on comprend que le mentonnet 21 ne pourra libérer totalement l'interface rotor/stator 23 et permettre ainsi la rotation du rotor à l'intérieur du stator, sous la commande de la rotation de la clé, qu'à la condition que les encoches des diverses couronnes soient parfaitement alignées et forment ainsi une tranchée 55 dans laquelle l'âme du mentonnet pénétrera, les ailes 36 et 37 dudit mentonnet venant alors simultanément à affleurer la surface extérieure du rotor. Dans le cas de serrures uniques, individuelles, il suffira donc que chacune des couronnes 7 d'un barillet déterminé présente une encoche 41 et qu'à ce barillet soit associée, une clé précise apte à décoder les différents codes correspondant à ces encoches, c'est-à-dire à faire en sorte que, au final, toutes les encoches 41. de l'empilement de ses couronnes 7 s'alignent parfaitement sous l'action de la clé introduite dans le chemin de passage et que la tranchée obtenue du fait de cet alignement d'encoches 41 soit formée exactement en regard de l'âme du mentonnet 21.

En revanche, si la serrure doit pouvoir être décodée par la clé individuelle, mais aussi par un passe-partout , il est indispensable que ce passe-partout conduise à la formation d'une tranchée différente de celle formée sous l'action de la clé individuelle. On comprend dès lors qu'au moins une des couronnes 7 de l'empilement doive présenter une deuxième encoche 41, deuxième encoche que seul le passe-partout pourra décoder en l'amenant dans l'alignement voulu pour la formation d'une tranchée « bis », en remplacement de la première encoche de la même couronne qui, elle, se trouvera décalée de cette tranchée « bis ». Pour créer un passe-partout, il faut donc qu'au moins une couronne de l'empilement, voire plusieurs couronnes, voire toutes les couronnes de cet empilement, présente (nt) au moins deux encoches. En cas de multiplicités de passe-partout, il faudra même prévoir trois encoches sur une ou certaines des couronnes de l'empilement afin de pouvoir former d'au moins trois manières différentes un alignement d'encoches 41, formant chaque fois une tranchée parfaite 55 en regard de l'âme du mentonnet 21.

Pour faciliter la compréhension de l'invention, il va être communiqué ci-après des dimensions qui ont été vérifiées comme convenant à toute construction de serrure utilisant un barillet européen, mais qui ne sont qu' illustratives et ne sont donc aucunement limitatives. Ces dimensions, choisies ainsi à titre d'exemple, sont : 6 mm pour le diamètre de la tige de la clé, 12 mm pour le diamètre extérieur de chaque couronne, 1,5 mm pour la largeur de l'âme du mentonnet, 2 mm pour l'épaisseur de chaque couronne et 0,5 mm pour l'épaisseur de chaque clips. Dans cette construction, le pas entre deux gorges successives 39 est alors de 2,5 mm.

Chaque lumière traversante présente ainsi une ouverture de 6,28 mm au niveau de sa base en regard de la tige de la clé de 6 mm de diamètre (6 x 3,14159 : 3) . A 1° de rotation correspond donc une course transversale de 0,05 mm (6,28 mm : 120) en surface de la tige de la clé, course transversale qui peut être utilisée dans la définition du dessin de la rainure sinueuse 32 sur la tige de la clé 2 ainsi que dans la position correspondante de l'extrémité libre du doigt 31 qui fait saillie à l'intérieur de la couronne et qui émerge dans le chemin de passage 16 de la clé. A tout doigt de l'empilement de couronnes correspondra un palier de décodage d'une longueur de 1 mm par exemple sur la rainure sinueuse ou sur l'une des deux rainures sinueuses creusées le long de la tige de la clé. Par sécurité, les paliers successifs de décodage prévus sur toute rainure sinueuse seront avantageusement choisis de 10° en 10°, c'est-à-dire séparés d'environ 0,0523 mm x 10, soit environ 0,52 mm à la périphérie de la tige de la clé, ceci afin d'éviter qu'un code soit trop voisin d'un autre code.

Dans une construction suffisamment résistante d'un point de vue mécanique, dans laquelle une lumière traversante 30 ou chacune des deux lumières traversantes s'étend sur un arc de cercle de 12,0°, le doigt 21 de chaque couronne 7 peut ainsi occuper douze positions possibles et, sur la tige de la clé, en regard de ce doigt, le palier de décodage correspondant disposé dans la rainure sinueuse peut par conséquent occuper lui aussi douze positions possibles.

Autrement dit, dans la construction la plus simple dans laquelle deux couronnes sont empilées sur le corps du rotor et une seule rainure dotée en conséquence de deux paliers de décodage est tracée en suivant des sinuosités sur la tige de la clé, il existe alors douze combinaisons possibles du fait de la première couronne et douze combinaisons possibles du fait de la deuxième couronne, soit 144 combinaisons possibles pour ce qui est de cette construction élémentaire.

Cette valeur n'est toutefois que théorique puisque, dans le cas finalement recherché où la clé décode tous les codes des couronnes, il faut que le- mentonnet 21 puisse simultanément pénétrer dans la tranchée formée par un alignement des encoches 41 des couronnes et libère ainsi l'interface 23 rotor/stator.

L'épaisseur de l'âme du mentonnet étant de 1,5 mm, il est raisonnable de prévoir que les encoches 41 auront chacune une largeur de 1,9 mm afin de rendre facile la pénétration de l'âme du mentonnet dans la tranchée 55 qui reproduira cette même largeur de 1,9 mm.

On comprend qu'il faut éviter qu'une clé individuelle ou un passe-partout partiel décode un codage de couronnes voisin du codage correspondant à la clé individuelle, situation qui pourrait se présenter notamment lorsque deux codages ne se distinguent l'un de l'autre que par un de leurs paliers respectifs tracés transversalement en regard d'une même couronne de leurs empilements, leurs deux paliers constituant leur unique différence étant séparés l'un de l'autre de seulement la distance minimale de 10°, soit encore de 0,52 mm à la périphérie de la tige de la clé, distance qui correspond à 1,04 mm au niveau de l'interface rotor/stator. L'épaisseur de l'âme du mentonnet étant de 1,5 mm et la tranchée à former étant d'une largeur de 1,9 mm, il doit substituer un espace d'environ 0,2 mm de chaque côté de l'âme du mentonnet après pénétration de ce dernier dans la tranchée formée par un alignement d'encoches, espace qui est donc nettement inférieur au décalage de 1,04 mm qui doit exister entre leurs tranchées respectives. On déduit dès lors de ces données qu'il est impossible que, même pour deux codages les plus voisins possible qu'il soit, il est impossible qu'une clé individuelle réservée à l'un de ces deux codages puisse décoder l'autre codage.

Dans une construction qui comprend cinq couronnes susceptibles d'être décodées par une clé dont la tige est dotée d'une seule rainure sinueuse, la quantité de combinaisons possibles est dès lors de 12 5 , soit 248.832.

Avec une clé dont la tige est dotée de deux rainures sinueuses, disposées de part et d'autre du plan longitudinal de symétrie 42 de la clé, les couronnes étant dans un tel cas susceptibles, selon leurs dispositions relatives, d'être décodées après une rotation de sens direct ou après une rotation de sens rétrograde, la quantité de combinaisons possibles est portée à 497.664, ce qui explique le premier intérêt de cette invention par le très grand nombre de passe- partout partiels et de passe-partout généraux qu'il est possible de prévoir et de combiner.

Ainsi qu'il a été exposé dans les paragraphes précédents, le décodage des encoches 41 des couronnes 7 empilées sur le corps du rotor doit conduire à former une tranchée de nature à recevoir l'âme du mentonnet après rotation, soit dans le sens direct, soit dans le sens rétrograde, de toutes les couronnes présentes dans l'empilement.

Dans le cas où la ou les lumières traversantes percées dans le corps du rotor s'étendent sur un arc de cercle de 120°, il a été vu que les doigts associés aux couronnes qui traversent ces lumières peuvent occuper douze positions différentes, espacées de 10° en 10°. Identiquement, les paliers 54 formés dans la ou les rainures sinueuses, au droit des couronnes précitées, peuvent occuper douze positions différentes, espacées de 10° en 10°.

Pour parvenir à un tel décodage des couronnes, décodage qui doit être provoqué sur chaque couronne 7 présente dans l'empilement, de la première située au plus près de l'entrée 9 de la serrure à la dernière située au plus près de la sortie 11 de la serrure, il faut donc que, sous la commande de la clé, du fait de la pénétration progressive de celle-ci dans le chemin de passage axial 16, la rotation globale de chaque couronne s'effectue dans le sens désiré selon un angle tel que, au final, cette rotation globale amène l'encoche ou l'une des encoches placée (s) à la périphérie de ladite couronne en regard du mentonnet .

Dans la construction choisie à titre d'exemple dans les paragraphes précédents, la position initiale de verrouillage de chaque couronne se situe à 30° par rapport au plan longitudinal de symétrie 42 du barillet, lequel est confondu avec le plan longitudinal de symétrie du rotor et celui de la clé. Par position initiale de verrouillage, il faut comprendre ici que le doigt 31 en saillie de la couronne est en appui sur l'extrémité basse de la lumière traversante 30 percée dans le corps 6 du rotor 5 qui se trouve en regard de ladite couronne. Cette extrémité basse est bien à 30° du plan longitudinal de symétrie 42.

Si, sur une certaine couronne déterminée, l'encoche 41 a été formée à 40° de cette position initiale de verrouillage, c'est-à-dire à 40° au-dessus du doigt 31 associé à cette couronne, il faut que, sous la commande de la clé, la couronne soit déplacée en rotation d'un angle égal à 40°. C'est, en regard de la couronne concernée, cette même valeur de 40° que doit respecter le palier 54 de la rainure sinueuse 32 de la tige de la clé de décodage lorsque celle-ci a été entièrement introduite dans le chemin de passage 16.

On a vu que les couronnes se succèdent selon un pas de 2,5 mm, distance qui ne permettrait pas que les paliers 54 prévus successivement le long de la rainure sinueuse puissent être séparés de plus de 70°, sinon il se présenterait le risque que la clé bloque à un moment déterminé de son avancée.

On fera donc en sorte que, idéalement, les valeurs des paliers se présentant successivement le long de la rainure sinueuse aient, deux à deux, des différences qui ne dépassent pas 70°.

Selon une construction préférentielle, on prévoira d'ailleurs que l'entrée 43 de chaque rainure sinueuse 32 présente une embouchure 44 ouverte selon un angle d'environ 120° (60° de part et d'autre de l'horizontalité) de sorte à faciliter, couronne après couronne, la prise de l'extrémité libre du doigt 31 par le profil de la rainure sinueuse 32. Cela étant, il convient de noter que le fond de l'embouchure correspond à l'horizontalité, c'est-à-dire à la position médiane de chaque lumière et qu'il est donc aisé de déterminer le dessin de chaque rainure à partir du fond de ladite embouchure en fonction de la position sur chaque couronne de l'encoche 41 et, partant, de l'angle dont il faut faire pivoter ladite couronne afin que cette encoche vienne occuper la position désirée, conduisant à la formation de la tranchée 55.

Il a été représenté à la Figure 10 quatre exemples de clé aptes à coopérer avec les barillets comprenant un empilement de cinq couronnes, les première, troisième et cinquième couronnes étant commandées par la rainure sinueuse située dans la moitié droite de la tige de la clé et les deuxième et quatrième couronnes étant commandées par la rainure sinueuse située dans la moitié gauche de la tige de ladite clé.

Dans cette construction, la rotation de trois couronnes est donc commandée par la clé selon un sens particulier pour construire une partie de la tranchée correspondant au décodage de ces couronnes et la rotation des deux autres couronnes est commandée par ladite clé selon le sens contraire, toujours dans le but de construire l'autre partie indispensable de la tranchée dans laquelle pourra ainsi s'intégrer l'âme du mentonnet 21.

Le premier palier 54 d'une rainure 32 (en l'occurrence la rainure de droite) est situé à 4 mm du bout de la clé (3mm pour l'embouchure et l'amorce de la rainure et 1 mm au titre de la demi-épaisseur de la couronne) , et les paliers sont ensuite séparés de 2,5 mm en 2,5 mm en passant d'une rainure à l'autre, de droite cù gauche et inversement. Ainsi, dans l'exemple où les sens de rotation des couronnes sont alternés, le premier palier de l'autre rainure est situé à 6,5 mm du bout de la clé et les paliers seront ensuite séparés de 5 mm le long de chacune des deux rainures. La longueur des paliers est idéalement de 1 mm mais elle pourrait être moindre, par exemple de 0, 6 mm à 0,7 mm.

Sur la Figure 10, il a été donné diverses valeurs angulaires pour former les paliers successifs sur l'une et l'autre des deux rainures sinueuses de la clé, ces valeurs déterminant également les positions finales respectives que doivent occuper les doigts 31 des couronnes 7 qui traversent les lumières percées dans le corps du rotor 5.

Il sera aisé de construire un passe-partout apte à ouvrir les serrures correspondant à ces quatre clés, par exemple en prévoyant une encoche supplémentaire à 65° et à 110° sur, respectivement, les deuxième et quatrième couronnes de la clé numéro 4, deux encoches supplémentaires à 85° et 115° sur respectivement les troisième et cinquième couronnes de la clé numéro 1, une encoche supplémentaire à 115° sur la cinquième couronne de la clé numéro 2 et une encoche supplémentaire à 85° sur la troisième couronne de la clé numéro 3.

Une variante de construction peut être envisagée compte tenu du très grand nombre de combinaisons possibles qu'assure l'invention (près de cinq cent mille).

Sur les douze positions que chaque doigt 31 d'une couronne 7 ainsi codée peut occuper relativement à la position initiale de verrouillage, une moitié environ de ces positions, par exemple sept, peut être utilisée pour coder des serrures individuelles et l'autre moitié, par exemple cinq dans le cas présent, peut être utilisée pour les passe-partout partiels ou généraux .

Cette construction aboutit à 7 5 x 2, c'est-à-dire 33.614 serrures individuelles possibles.

Après déverrouillage de la serrure et retrait de la clé qui a décodé les codes de toutes les couronnes 7, ces dernières doivent reprendre toutes leurs positions initiales de verrouillage, c'est-à-dire que leurs doigts 31 se retrouvent alors à 30° de la verticalité.

Toutefois, selon une construction particulièrement avantageuse, on pourra prévoir que chaque couronne soit constamment rappelée par un ressort hélicoïdal 45 très fin vers sa position initiale de verrouillage, position dans laquelle son doigt 31 est à 30° de la verticalité et son encoche n'est pas placée en regard de l'organe de verrouillage, rendant ainsi impossible la formation de la tranchée. Chaque ressort hélicoïdal 45 est par exemple attaché par une extrémité sur un plot 46 vissé dans l'épaisseur d'une couronne 7 et attaché par son autre extrémité sur une barrette 47 qui s'étend parallèlement à l'axe longitudinal de symétrie 40, au niveau de l'interface rotor/stator 23, entre un point d'arrimage 48 formé dans la tête 8 du rotor et un autre point d'arrimage 49 formé dans la bague d'appui 10.

Le plot 46 sera de façon avantageuse diamétralement opposé au doigt 31 et chaque barrette 47 s'étendra parallèlement à l'axe longitudinal de symétrie 40 à 30° environ de la verticalité, c'est-à-dire qu'elle s'étendra en regard du doigt ou de la série de doigts 31 qui, d'un côté du barillet, représente la position initiale de verrouillage de la serrure.

Afin d'être certain qu'après verrouillage ou déverrouillage de la serrure selon l'invention, la clé 2 peut être retirée sans risque d'accrochage d'un doigt 31 dans une rainure sinueuse ou d'accrochage du mentonnet 21 alors que celui-ci n'est pas revenu dans le parfait alignement de la rainure 26 du stator 3, on prévoit au droit de cette rainure un dispositif comprenant une bille métallique 50 constamment repoussée vers ladite rainure par un ressort hélicoïdal 51. Cet ensemble bille 50/ressort hélicoïdal 51 est disposé dans un conduit axial percé dans la bague d'appui 10 de l'empilement de couronnes 7, le ressort 51 prenant appui par son autre extrémité sur la paroi extérieure du corps 6 du rotor 5. Si la clé occupe une position correspondant à la parfaite verticalité après verrouillage ou déverrouillage de la serrure, la bille métallique 50 sera alors violemment projetée contre les flancs de la rainure 26, du fait de l'extension du ressort 51, ce qui se traduira par un déclic perceptible par l'oreille de l'utilisateur. Ce dernier pourra alors en toute sécurité retirer sa clé de la serrure.

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Dans la construction représentée a titre d'exemple a la Figure 1, l'entraîneur 13 du panneton 12 est avantageusement pourvu d'une broche 52 qui s'étend selon l'axe longitudinal de symétrie 40 du rotor et la tige cylindrique 20 de la clé 2 est alors creusée axialement d'un évidement destiné à recevoir cette broche 52.

Par construction, la longueur de la tige de la clé est prévue telle que le fond 53 de cet évidement vient en butée sur l'extrémité libre de la broche de l'entraîneur, ce qui a pour effet de provoquer le recul de l'entraîneur jusqu'à le dégager de son logement et permettre ainsi son arrimage sur le panneton de la serrure. Si la clé décode les couronnes de cette serrure, il sera alors possible d'entraîner en rotation le rotor et la clé qui en est solidaire, et par conséquent d'entraîner en rotation le panneton 12, lequel va commander le déverrouillage ou, selon, le verrouillage de la serrure. Dans toute la description qui précède, il a été développé à titre d'exemples des constructions dans lesquelles, pour disposer de serrures dont au moins certaines peuvent être déverrouillées à l'aide d'un passe-partout partiel, voire un passe-partout général, le corps 6 du rotor 5 est percé au droit de chaque couronne 7 de deux lumières traversantes 30 dont l'une seulement est traversée par le doigt 31 dont est dotée ladite couronne afin d'émerger à l'intérieur du chemin de passage 7.

L'une des deux lumières percées dans le corps du rotor n'est donc pas utilisée. En variante des exemples précités, il est donc aussi aisé de prévoir que le corps du rotor 5 est, au droit de chaque couronne, percé d'une seule lumière traversante 30 qui alors, nécessairement, recevra le doigt 31 dont est dotée ladite couronne. Puisque certaines couronnes 7 disposeront d'un doigt situé à droite du plan de symétrie vertical 42 et que d'autres couronnes disposeront d'un doigt situé à gauche de ce plan de symétrie, on comprend que, dans cet exemple simplifié, le corps du rotor sera percé de lumières qui s'étendront seulement à droite ou, respectivement, seulement à gauche du plan de symétrie vertical et qui seront, selon les codes désirés, distribuées soit à droite, soit . à gauche du plan de symétrie.

Un exemple de construction simple, visible sur les Figures 12 et 15, consiste à alterner la disposition des lumières 30, toutes celles distribuées à droite étant par exemple percées au droit des couronnes placées en position paire (ici la sixième) et toutes celles distribuées à gauche étant par exemple percées au droit des couronnes placées en position impaire (première, troisième etc .. ) .

L'avantage de la construction comprenant deux lumières disposées face à face est de permettre la réversibilité des couronnes ; l'inconvénient de cette construction est à l'inverse qu'elle contraint de procéder à un double perçage des lumières traversantes 30 et, au surplus, elle fragilise le corps du rotor.

Il a été représenté sur les Figures 11 à 15 une construction de serrure correspondant à cette version simplifiée, variante de construction qui se distingue des premières par quelques dispositions originales.

Ainsi :

- l'ensemble des couronnes 7 équipées chacune d'un doigt 31, formant l'empilement autour du corps du rotor 5, est étroitement entouré d'un magasin 56 constitué d'une chemise cylindrique de révolution disposée entre le rotor 5 et le stator 3,

- une goupille 57 traversant radialement la paroi du magasin 56 et s' étendant dans un trou borgne 58 percé radialement dans le corps du rotor empêche toute rotation dudit magasin relativement au rotor ;

- les moyens de guidage 17 sont constitués d'une nervure qui s'étend longitudinalement sur sensiblement toute la paroi intérieure du rotor 5 afin de former une saillie dans le chemin de perçage 16 ; cette nervure 17 sert ainsi au guidage de la clé, à la manière d'une clavette, par coopération avec la rainure longitudinale 19 pratiquée dans la clé ; ladite nervure 17 est aisément obtenue par extrusion, lors de la fabrication du rotor ; le rotor 5 et le magasin 56 étant désormais définitivement solidarisés, on. considère dans cette variante de construction que l'interface 23 est situé entre la face latérale intérieure du stator 3 et la face latérale extérieure du magasin 56 ;

- le stator 3 présente à sa partie avant un retour 59 dirigé vers l'axe 40 du barillet ; ce retour 59 est percé d'un trou borgne 60 qui s'étend radialement depuis la face latéral intérieure 61 du stator et qui reçoit une goupille 62 émergeant dudit trou borgne afin de constituer, dans le chemin de passage 16 de la clé, une saillie située entre l'ouverture d'entrée 9 de la serrure et les moyens de guidage 17 ; la partie émergeante de la goupille 62 sera, de fabrication, d'une hauteur inférieure à celle de la nervure 17, et ce afin de ne pas gêner l'introduction de la clé 2 ; la goupille 62 sera dans cet exemple apte à coopérer avec une gorge circulaire 63 pratiquée dans la tige 19 de la clé à proximité de la tête 27 de celle-ci ; une telle construction a pour avantage de constituer un délateur ; en effet, la gorge circulaire 63 constitue une zone de moindre résistance de la clé et, en conséquence, si l'on tente de forcer la serrure avec une clé inapte à décoder les codes des couronnes, la tige de la clé se fracturera au droit de la goupille 62 et empêchera toute autre tentative d'intrusion ; le trou borgne 60 sera percé dans le prolongement d'un trou traversant 160 pratiqué dans la face latérale extérieure de l'appendice du stator, dans la partie de celle-ci opposée au trou borgne 60 ; le trou traversant 160 sera ensuite comblé à l'aide d'une goupille 162, de même nature que la goupille 62 servant de guide à la gorge 63 de la clé ;

- à proximité de la partie arrière du corps du rotor 5, il est prévu un collet 68 dont la périphérie est située dans le prolongement de la face latérale extérieure du stator ; ce collet 68 assure en même temps le maintien axial en parfaite position du magasin 56 ;

- une rondelle anti-perçage 66, par exemple en acier au manganèse, est disposée entre la partie avant de l'empilement de couronnes 7 et la goupille gùide-clé 62 ; le diamètre extérieur de cette rondelle 66 est égal au diamètre intérieur de la chemise constituant le magasin 56 afin de s'encastrer en bout dudit magasin et de protéger ainsi l'empilement de couronnes ; le diamètre intérieur de ladite rondelle est égal à celui du diamètre du corps du rotor, pour ne pas constituer de gêne lors de l'introduction de la clé ;

- le mentonnet 21 est réalisé sous la forme d'un simple cylindre d'un diamètre légèrement supérieur à l'épaisseur du magasin 56, le secteur de mentonnet dépassant ce dernier venant ainsi se loger dans la rainure 26 en V aménagée dans le stator afin d'assurer le verrouillage de la serrure ; le magasin est en parallèle percé d'une fenêtre 72 qui s'étend sur la quasi- totalité de sa longueur, ladite fenêtre permettant le passage du mentonnet de sa position de verrouillage (Figure 15) à sa position de déverrouillage (Figure 12) .

- les doigts 31 sont constitués chacun sous la forme d'un clou dont la tige traverse librement l'épaisseur de la couronne

7 et s'étend dans la lumière 30 puis dans le chemin 16 ' ; la tête de ce clou vient s'encastrer dans un logement circulaire 69 pratiqué à la périphérie de la couronne 7, la profondeur dudit logement étant telle que la tète du clou est située au niveau de la face extérieure de la couronne et est ainsi immobilisée en translation par le magasin 56.

- les clips disposés en intercalaire entre les couronnes sont supprimés et la largeur des couronnes est ramenée à 1,45 mm, ce qui permet de disposer jusqu'à douze couronnes dans la construction d'un barillet européen, ou de seulement onze couronnes si, comme il va être décrit ci-après, le barillet est pourvu d'un aimant auxiliaire ; la largeur de chaque lumière traversante 30 est de 0,8 mm, ladite lumière pouvant donc recevoir à force la partie extrême de la tige du clou 31 dont le diamètre est également de 0,8 mm ; les tiges des clous et les lumières permettent ainsi d'ajuster parfaitement la disposition des couronnes parallèlement les unes aux autres selon un pas de 1,50 mm, les 0,05 mm restants étant suffisants pour que les rondelles pivotent les unes relativement aux autres sans frottement ;

- une sécurité supplémentaire peut être réalisée en disposant un aimant auxiliaire 64 dans un trou borgne 65 percé dans le corps du rotor depuis la face latérale extérieure du stator ; l'aimant 64 est disposé avec un jeu de quelques millimètres dans le fond de ce trou borgne ; la longueur de l'aimant est telle que, dans la position de travail, c'est-à- dire soumis à l'attraction de l'aimant 22, il chevauche l'interface 23 ; une goupille 70 vient fermer le trou borgne 64 ; l'aimant auxiliaire 64 est destiné à coopérer avec un aimant 67 disposé à proximité de l'extrémité libre de la tige 20 de la clé 2, ledit aimant 67 étant plus puissant que l'aimant 22 disposé dans le stator de la serrure ; ainsi, lorsque la clé 2 est totalement introduite dans le chemin 16 et qu'elle décode l'ensemble des codes des couronnes, l'aimant auxiliaire 64 est alors attiré par l'aimant 67 de la clé, ce qui a pour effet de libérer l'interface 23 et, par voie de conséquence, de permettre la rotation de l'ensemble rotor/magasin dans le stator. ;

- dans le cas d'un barillet européen, l'entraîneur 13a est alors poussé jusqu'au panneton 12 et il entraîne ce dernier du mouvement commandé par la clé ; toujours dans le cas d'un barillet européen, qui est symétrique par rapport au panneton 12 r l'introduction de la clé dans l'autre partie de ce barillet permet de déplacer en translation l'entraîneur 13b qui remplace ainsi l'entraîneur 13a au droit du panneton ; un clip 71 peut être placé en avant de l'entraîneur 13b ; un tel clip peut bien sûr être également prévu en avant de l'entraîneur 13a.

Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seuls modes d'exécution préférentiels décrits ci-dessus.

Elle embrasse au contraire toutes les variantes possibles de réalisation, pour autant que ces dernières ne sortent pas du cadre délimité par les revendications ci-jointes qui définissent la présente invention.