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Patent Searching and Data


Title:
ELECTROCHEMICAL DEVICE FOR STORING ELECTRICAL POWER
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2017/001786
Kind Code:
A1
Abstract:
Electrochemical device for storing electrical power comprising: a reactor (1) equipped with a sidewall (2), a top wall (3), a bottom wall (5), an electrolyte inlet (7), an electrolyte outlet (8), and a plurality of electrodes Ex, where x is an integer ranging from 1 to n, said electrodes being placed in the reactor (1), the electrodes taking the form of cones and conic frustums placed in alternation and arranged so that the wider portion of each electrode is directed toward the top wall (3) or bottom wall (5) of the reactor (1), the conic frustums making contact with the sidewall (2) and the apexes of the cones defining an axis passing through the open zones of the conic frustums.

Inventors:
JEHAN, Michel (293 Route du Châtaignier, Fessy, 74890, FR)
Application Number:
FR2016/051641
Publication Date:
January 05, 2017
Filing Date:
June 30, 2016
Export Citation:
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Assignee:
JOMI LEMAN (293 route du Châtaignier, Fessy, 74890, FR)
International Classes:
H01M14/00; C25C7/00; C25F7/00
Domestic Patent References:
WO2016027031A12016-02-25
Foreign References:
US20100213052A12010-08-26
EP0264263A11988-04-20
FR2948654A12011-02-04
Attorney, Agent or Firm:
TALBOT, Alexandre et al. (Cabinet Hecke, 10 rue d'ArménieBP 1537, Grenoble Cedex 1, 38025, FR)
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Claims:
Revendications

1. Dispositif électrochimique pour le stockage de l'énergie électrique comprenant :

- un réacteur (1 ), muni de :

o une paroi latérale (2),

o une paroi supérieure (3),

o une paroi inférieure (5),

o une entrée d'électrolyte (7),

o une sortie d'électrolyte (8),

- une pluralité d'électrodes Ex avec x un entier allant de 1 à n, disposées dans le réacteur (1 ), les électrodes étant sous la forme de cônes et de troncs de cônes, disposées en alternance, et agencées de sorte que la partie évasée de chaque électrode soit dirigée vers la paroi supérieure (3) ou la paroi inférieure (5) du réacteur, les troncs de cônes venant en contact avec la paroi latérale (2) du réacteur (1 ), les sommets des cônes définissant un axe traversant les zones ouvertes des troncs de cône.

2. Dispositif électrochimique (1 ) selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les électrodes Ex sont munies d'une face anodique (9) et d'une face cathodique (10), la face anodique (9) et la face cathodique (10) étant réalisées en matériaux différents.

3. Dispositif électrochimique selon la revendication 2, caractérisé en ce que la face anodique (9) est recouverte d'au moins un fil métallique enroulé selon une spirale conique.

4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les spires de la spirale sont jointives, de manière à recouvrir la face anodique (9).

5. Dispositif selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le fil métallique est en plomb.

6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la face anodique est recouverte d'un second fil métallique enroulé selon une spirale conique, le second fil métallique étant en étain.

7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les électrodes Ex ont la même surface.

8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la paroi supérieure (3) et la paroi inférieure (5) sont de forme conique. 9. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les cônes formant les électrodes Ex, la paroi supérieure (3) et la paroi inférieure (5) sont sensiblement parallèles entre eux.

10. Dispositif électrochimique selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que :

- l'arrivée de l'électrolyte (7) est disposée au niveau de la paroi supérieure (3),

- la sortie d'électrolyte (8) est disposée dans la partie inférieure du réacteur, entre la paroi inférieure (5) du réacteur et l'électrode En (2), - les électrodes Ex avec x un entier impair sont séparées de la paroi latérale (2) du réacteur (1 ) par un espace,

- les électrodes additionnelles Ex avec x un entier pair sont en contact avec la paroi latérale (2) du réacteur (1 ) et sont munies d'une ouverture au niveau du sommet du cône,

de manière à former un chemin d'écoulement de l'électrolyte, le chemin allant de l'entrée d'électrolyte (7) à la sortie d'électrolyte (8), en passant alternativement entre les électrodes Ex avec x un entier impair et la paroi latérale (2) du réacteur (1 ) et dans les ouvertures disposées au niveau du sommet des cônes des électrodes Ex avec x un entier pair. 11. Dispositif électrochimique (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les électrodes Ex sont isolées électriquement les unes autres.

12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la paroi supérieure (3) forme une électrode, préférentiellement, une cathode.

13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la paroi inférieure (5) forme une électrode, préférentiellement, une anode.

14. Dispositif électrochimique (1 ) selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le dispositif comprend un réservoir d'électrolyte connecté à l'arrivée d'électrolyte (7) et à la sortie d'électrolyte (8) du réacteur (1 ), de manière à former un circuit fermé.

15. Dispositif électrochimique (1 ) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le dispositif comprend au moins un deuxième réacteur comportant une pluralité d'électrodes, les deux réacteurs étant montés en série, les réacteurs étant connectés électriquement, et en ce que le deuxième réacteur est disposé entre le premier réacteur et le réservoir d'électrolyte, la sortie d'électrolyte du premier réacteur étant connectée à l'entrée d'électrolyte du deuxième réacteur, et la sortie d'électrolyte du deuxième réacteur étant connectée au réservoir d'électrolyte.

16. Dispositif électrochimique (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première électrode (4) est raccordée électriquement à la borne négative d'une alimentation électrique et en ce que la deuxième électrode (6) est raccordée à la borne positive de l'alimentation électrique.

17. Dispositif électrochimique (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première électrode (4) et la deuxième électrode (6) sont raccordées à un système de récupération d'énergie.

18. Procédé de stockage d'énergie électrique, comprenant les étapes successives suivantes :

- fournir un dispositif électrochimique selon l'une quelconque des revendications 1 à 17,

- introduire un électrolyte dans le dispositif électrochimique, Pélectrolyte contenant des ions métalliques,

- relier électriquement la première électrode (4) à la borne négative d'une alimentation électrique et la deuxième électrode (6) à la borne positive de d'une alimentation électrique,

- fournir de l'énergie électrique pour réduire les ions métalliques sur les électrodes du dispositif électrochimique, de façon à former une pile métal électrolysable.

19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que le procédé comporte, après la formation de la pile métal électrolysable, une phase de fonctionnement de ladite pile, la phase de fonctionnement comprenant la dissolution du métal déposé de manière à produire de l'énergie électrique.

20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que, lors de la dissolution du métal, la première électrode (4) et la deuxième électrode (6) sont reliées à un système de récupération d'énergie.

21. Procédé selon l'une des revendications 19 et 20, caractérisé en ce que Pélectrolyte, utilisé pour former la pile métal électrolysable, est réutilisé pour la phase de fonctionnement de ladite pile.

22. Procédé selon l'une quelconque des revendications 18 à 21 , caractérisé en ce que, après la formation de la pile métal électrolysable, Pélectrolyte est vidé du réacteur (1 ).

Description:
Dispositif électrochimique pour le stockage de l'énergie électrique

Domaine technique de l'invention

L'invention est relative à un dispositif électrochimique pour le stockage de l'énergie électrique et à un procédé de stockage de l'énergie électrique.

État de la technique

Le stockage massif de l'énergie électrique présente des enjeux considérables. Il est, en effet, essentiel d'avoir des unités de stockage pouvant fonctionner dans une très large gamme de puissance et de capacité tout en privilégiant les aspects volumiques réduits.

Une voie prometteuse pour stocker de telles énergies est la voie électrochimique. Aujourd'hui, la technologie électrochimique la plus performante et la plus sure est celle de l'électrolyse des métaux non ferreux en milieu aqueux et, plus particulièrement, l'électrolyse des métaux qui ont un grand contenu énergétique tels que le zinc ou le manganèse.

De plus, la technologie est simple et bon marché : il serait donc intéressant de pouvoir faire fonctionner une telle électrolyse de façon réversible. La demande WO 201 1/015723 décrit un procédé de cogénération simultanée d'énergie électrique et d'hydrogène par voie totalement électrochimique. Le procédé comporte une phase de stockage d'électricité par électrolyse d'une solution d'un métal électrolysable et formation d'une pile métal électrolysable- hydrogène et, une phase de récupération d'électricité et génération d'hydrogène par fonctionnement de ladite pile.

Cependant, dans de tels dispositifs, les volumes des réacteurs sont très importants pour pouvoir fournir une grande quantité d'énergie électrique.

De plus, pour des applications de puissance importante, les dépôts métalliques sont souvent inhomogènes, ce qui réduit les performances électrochimiques des dispositifs, voire provoque les mises en court circuit des électrodes par formation de dendrites métalliques.

Objet de l'invention

L'invention a pour but de remédier aux inconvénients de l'art antérieur et, en particulier, de proposer un dispositif permettant de stocker une grande quantité d'énergie électrique. On tend vers cet objet par un dispositif électrochimique pour le stockage de l'énergie électrique comprenant un réacteur, muni d'une paroi latérale, d'une paroi supérieure, d'une paroi inférieure, d'une entrée d'électrolyte, d'une sortie d'électrolyte, et d'une pluralité d'électrodes Ex avec x un entier allant de 1 à n, disposées dans le réacteur, les électrodes étant sous la forme de cônes et de troncs de cônes, disposées en alternance, et agencées de sorte que la partie évasée de chaque électrode soit dirigée vers la paroi supérieure ou la paroi inférieure du réacteur, les troncs de cônes venant en contact avec la paroi latérale, les sommets des cônes définissant un axe traversant les zones ouvertes des troncs de cône.

On tend également vers cet objet par un procédé de stockage d'énergie électrique, comprenant les étapes successives suivantes :

- fournir le dispositif électrochimique précité pour le stockage de l'énergie électrique,

- introduire un électrolyte dans le dispositif électrochimique, Pélectrolyte contenant des ions métalliques, - relier électriquement la première électrode à la borne négative d'une alimentation électrique et la deuxième électrode à la borne positive de d'une alimentation électrique,

- fournir de l'énergie électrique pour réduire les ions métalliques sur les électrodes du dispositif électrochimique, de façon à former une pile métal électrolysable.

Description sommaire des dessins

D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de modes particuliers de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés aux dessins annexés, dans lesquels :

- la figure 1 représente une vue schématique, et en coupe, un réacteur d'un dispositif électrochimique, selon un mode de réalisation de l'invention,

- la figure 2 représente schématiquement, en coupe, une électrode additionnelle d'un dispositif électrochimique, selon l'invention.

Description d'un mode de réalisation préférentiel de l'invention

L'invention est relative à un dispositif électrochimique pour le stockage de l'énergie électrique de façon directe et réversible.

Comme représenté à la figure 1 , le dispositif électrochimique pour le stockage de l'énergie électrique comprenant :

- un réacteur 1 , muni de :

o une paroi latérale 2,

o une paroi supérieure 3,

o une paroi inférieure 5, o une entrée d'électrolyte 7,

o une sortie d'électrolyte 8,

- une pluralité d'électrodes Ex avec x un entier allant de 1 à n, disposées dans le réacteur, les électrodes étant sous la forme de cônes et de troncs de cônes, disposées en alternance, et agencées de sorte que la partie évasée de chaque électrode soit dirigée vers la paroi supérieure 3 ou la paroi inférieure 5 du réacteur 1 , les troncs de cônes venant en contact avec la paroi latérale 2, les sommets des cônes définissant un axe traversant les zones ouvertes des troncs de cône.

Le réacteur 1 est, préférentiellement, un réacteur fermé dans lequel circule l'électrolyte. Le réacteur 1 est, par exemple, une cuve. La paroi latérale 2 est, préférentiellement, circulaire. Le réacteur 1 est fermé, dans sa partie supérieure, par une paroi supérieure 3 aussi appelée couvercle.

Le réacteur est fermé, dans sa partie inférieure, par une paroi inférieure 5 aussi appelée fond.

La paroi inférieure 5 et la paroi supérieure 3 sont, préférentiellement, de forme conique. Le sommet du cône de la paroi supérieure 3 et le sommet du cône de la paroi inférieure 5 définisse un axe AA'.

Par forme conique, on entend que ces parois présentent une surface conique : leur surface est définie par une droite, ou une courbe sensiblement droite, passant par un point fixe, ou sommet, et un point variable décrivant une courbe plane fermée.

Préférentiellement, la section fermée a une forme cylindrique ou ovoïde.

Le cône est avantageusement un cône de révolution et la paroi latérale 2 est un cylindre, la section fermée des parois inférieure 5 et supérieure 3 formant un cercle de même dimension que la paroi latérale 2.

Avantageusement, la paroi supérieure 3 est configurée pour former une première électrode principale 4.

Selon un premier mode de réalisation, la paroi supérieure 3 forme la première électrode 4.

Selon un autre mode de réalisation la paroi supérieure 3 sert de support mécanique à la première électrode 4. La première électrode 4 est, avantageusement, soutenue par le couvercle du réacteur. Le dispositif est robuste et simple à mettre en œuvre.

La première électrode 4 peut être l'anode principale ou la cathode principale du dispositif électrochimique.

Dans un mode de fonctionnement préférentiel, la première électrode 4 forme la cathode principale du dispositif électrochimique.

La première électrode 4 est alors connectée à une borne négative d'une alimentation électrique en courant continu.

Le couvercle est, avantageusement, électriquement conducteur. Il est raccordé électriquement avec la borne négative de l'alimentation électrique en courant continu pour polariser la première électrode qui baigne dans l'électrolyte.

La première électrode 4, destinée à être en contact avec l'électrolyte, peut être recouverte d'un revêtement pour favoriser les réactions électrochimiques et sa résistance aux attaques chimiques et gazeuse.

La première électrode 4 est, avantageusement, réalisée dans un matériau inattaquable par l'oxygène en milieu acide. Elle est, par exemple, recouverte de nitrure de titane sur sa surface, ou encore en acier revêtu de céramiques conductrices de l'électricité. Cette céramique conductrice est non oxyde.

Préférentiellement, la première électrode 4 est en acier inoxydable.

La paroi inférieure 5 est configurée pour former une deuxième électrode principale 6.

Selon une mode de réalisation particulier, la paroi inférieure 5 forme la deuxième électrode 6.

Selon un autre mode de réalisation, la paroi inférieure 5 sert de support mécanique à la deuxième électrode 6.

La deuxième électrode est, par exemple en acier inoxydable recouvert de plomb.

Préférentiellement, la deuxième électrode est une anode. Il s'agit de l'anode principale du dispositif électrochimique.

Le fond du réacteur 1 est électriquement conducteur et est porté au potentiel de la borne positive de l'alimentation extérieure.

Les électrodes E x sont disposées entre la paroi inférieure 5 et la paroi supérieure 3. Les électrodes E x sont également appelées électrodes additionnelles.

L'électrode E^ est l'électrode additionnelle la plus proche de la première électrode 4. Il s'agit de l'électrode proximale par rapport à la première électrode 4.

L'électrode E n est l'électrode additionnelle la plus éloignée de la première électrode 4. Il s'agit de l'électrode distale par rapport à la première électrode 4. La figure 1 représente, par exemple, un réacteur comprenant quatre électrodes additionnelles E ; E 2 , E 3 , et E 4 . L'électrode distale est l'électrode E 4 .

Le nombre d'électrodes E x dépend de la puissance électrique désirée.

Comme représenté sur la figure 1 , les électrodes additionnelles E x sont, avantageusement, sous la forme d'un cône entier ou d'un cône tronqué. Les sommets des électrodes coniques et les ouvertures des électrodes en troncs de cône sont alignés sur l'axe AA'. Les sommets et les ouvertures des cônes sont sont, avantageusement, tous orientés dans le même sens.

Préférentiellement, les sommets et les ouvertures sont orientés vers la paroi supérieure 3, la forme évasée des cônes ou des troncs de cône étant disposée vers la paroi inférieure 5.

Dans un mode de réalisation particulier, les électrodes Ex avec x un entier impair sont sous la forme d'un cône entier et les électrodes Ex avec x un entier pair sont sous la forme d'un cône tronqué. Les électrodes E x avec x un entier impair sont séparées de la paroi latérale 2 du réacteur 1 par un espace.

Les électrodes E x avec x un entier pair sont en contact avec la paroi latérale 2 du réacteur 1 . La forme tronquée de ces électrodes permet l'écoulement du fluide au niveau du sommet du cône.

Ce mode de réalisation est particulièrement efficace et compact. Cependant, une configuration inversée est également possible. Selon un mode de réalisation préférentiel, l'arrivée d'électrolyte 4 du réacteur est disposée, dans la paroi supérieure 3, au niveau du sommet du cône formant la première électrode E-i .

L'électrolyte est, par exemple, propulsé, à travers le couvercle, dans le réacteur, par une pompe volumétrique, qui permet d'en régler le débit et la pression.

La sortie d'électrolyte 8 est disposée dans la partie inférieure du réacteur 1 , entre l'électrode E n et la paroi inférieure 5 du réacteur.

La sortie d'électrolyte 8 peut être formée d'un ou plusieurs orifices, disposés au niveau du fond du réacteur 1 .

En variante, l'entrée d'électrolyte 7 et la sortie d'électrolyte 8 peuvent être inversées.

Un chemin d'écoulement de l'électrolyte est ainsi formé (représenté schématiquement par les flèches sur la figure 1 ), le chemin allant de l'entrée d'électrolyte 7 à la sortie d'électrolyte 8, en passant alternativement entre les électrodes E x avec x un entier impair et la paroi du réacteur et dans les ouvertures disposées au niveau du sommet des cônes tronqués des électrodes E x avec x un entier pair.

Dans ce mode de réalisation, la circulation de l'électrolyte est naturelle et gravitaire.

Cette architecture permet d'obtenir une excellente circulation des flux d'électrolyte, son renouvellement permanent au droit de chaque électrode.

Une telle géométrie, entièrement symétrique, permet de délivrer une circulation pertinente des courants électriques d'une électrode à l'autre et de supprimer les courants de fuite.

Cependant, en variante des architectures non symétriques peuvent être possibles, mais elles sont moins performantes.

La maîtrise de la circulation des courants électriques, associée à une diminution des turbulences, aboutit à une meilleure homogénéité des dépôts métalliques. Avantageusement, les pertes thermiques sont diminuées et bien distribuées.

Le potentiel électrochimique des électrodes E x est dit flottant c'est à dire que la différence de potentiel totale apportée par le générateur électrique entre l'électrode 6 et l'électrode 3 supportée par le réacteur est répartie naturellement entre chacune des électrodes E x .

Le « potentiel flottant » s'équilibre de façon naturelle dans le bain d'électrolyte circulant entre les électrodes. Ce potentiel dépend de la différence de potentiel appliquée entre la cuve et le couvercle du réacteur, ainsi que du nombre d'électrodes E x .

Préférentiellement, comme représenté sur les figures 1 et 2, les électrodes additionnelles E x sont bipolaires. Par bipolaire, on entend que les électrodes E x peuvent jouer à la fois le rôle d'anode et de cathode. Une électrode bipolaire présente deux faces : une face anodique 9 et une face cathodique 10.

Pendant l'étape d'électrodéposition, le métal se dépose sur la face cathodique et l'oxygène natif se forme sur la face anodique.

Ces électrodes particulières sont, avantageusement, conçues dans des matériaux adaptés à ces conditions électrochimiques, et en particulier à la bipolarité. Les électrodes sont, par exemple, en plomb, en étain, en nickel, en titane avec, avantageusement, pour chacun desdits matériaux des revêtements électriquement conducteurs comme les céramiques non oxydes. Les céramiques sont, avantageusement, non oxydes. Il peut s'agir de carbure de silicium (SiC), de carbure de titane (TiC), de nitrure de silicium (Si 3 N 4 ), de nitrure de titane (TiN), etc.

Les électrodes peuvent aussi être des électrodes bipolaires mixtes en oxyde de plomb, oxyde combiné d'étain et plomb, ou encore en alliage de plomb.

Avantageusement, la face anodique 9 et la face cathodique sont réalisées en matériaux différents.

La face cathodique est, par exemple en plomb, en alliage de plomb ou en acier inoxydable revêtu ou non.

Préférentiellement, le stockage de l'énergie électrique est réalisé sur des électrodes bipolaires mixtes en oxyde de plomb et oxyde d'étain et plomb.

La face anodique comprend, préférentiellement, au moins un fil métallique enroulé selon une spirale conique. Préférentiellement, le fil métallique est en plomb. Selon un autre mode de réalisation, la face anodique est recouverte d'un second fil métallique enroulé selon une spirale conique, le second fil métallique étant en étain.

Encore plus préférentiellement, la face anodique comprend un ensemble de fils métalliques, par exemple un câble composé d'un nombre k de filins enroulés selon une ou plusieurs spirales coniques. Il s'agit, par exemple, d'une spirale conique de "Pappus". Cette configuration conduit à une forte augmentation de la surface spécifique d'échange par un coefficient équivalent à pi (3,14) x k conduisant à la rétention de l'oxygène natif. Avantageusement, il n'y a pas dégagement gazeux principal lors des réactions électrochimiques.

La torsade de fils métalliques peut présenter une section cylindrique, comme représenté sur la figure 2, ou encore une section étoilée ou cruciforme.

Avantageusement, la section est une section cylindrique.

Préférentiellement, la torsade métallique enroulée est composée d'un mélange de fils de plomb pur ou avec des fils d'étain enserrant une pâte d'oxyde desdits métaux. Cet ensemble d'oxydes et de fils torsadés composant la spirale peut aussi être recouvert par un écran. L'écran est, par exemple, une membrane poreuse à l'électrolyte découpée selon la forme conique de l'électrode. Une membrane en polyéthylène peut être utilisée.

Alternativement, le câble peut être remplacé par une tresse. La tresse sera élaborée de manière à autoriser la percolation de l'électrolyte entre chaque fil. Le serrage des fils de la tresse peut être ajusté avec des cales de support laissant un léger jeu entre chaque fil.

Préférentiellement, l'angle b représenté sur la figure 2, défini par l'axe AA' et l'apothème L du cône, est supérieur à 45°. Encore plus préférentiellement, l'angle b est supérieur à 50°C pour éviter que les oxydes ne se détachent de l'électrode par effet de la gravité.

Avantageusement, les spires de la (ou les) spirale(s) sont jointives de manière à recouvrir la face anodique 9 et de manière à augmenter la quantité de matériau actif sur chaque électrode. Si besoin, plusieurs couches de câbles enroulés en spirale de Pappus peuvent être empilées l'une sur l'autre pour augmenter encore plus fortement la surface d'échange. Avantageusement, les torons des câbles sont assemblés à leur extrémités par soudure les uns avec les autres et avec la sous-couche composant leur appui sur l'anode.

Préférentiellement, la face anodique 9 des électrodes additionnelles E x est recouverte d'un revêtement en plomb ou d'alliage de plomb et le revêtement en plomb est recouvert de ladite spirale. Le revêtement en plomb peut être une feuille de plomb. Une feuille d'étain peut être utilisée en remplacement de la feuille de plomb. La surface S de chaque électrode additionnelle E x de forme conique est définie par :

S = n.L.(R+r)

Avec :

L l'apothème du cône,

R rayon extérieur du cône,

r rayon intérieur du cône, L pouvant être défini par L = r/sin b, avec b l'angle au sommet du cône, on obtient : S = n.(r/sin b).(R+r) Pour R=0,85m, r=0,05m et sinb = 0,766, la surface de l'électrode est de 2,97m 2 .

Cette configuration spécifique d'empilement d'électrodes additionnelles de formes coniques ou tronconiques, dans un volume cylindrique forme, dans un volume très réduit, une surface d'échange très importante.

Cette surface d'échange est encore augmentée avec la configuration particulière des faces anodiques des électrodes, i.e. avec les fils métalliques enroulés selon une spirale conique.

Les électrodes bipolaires permettent la totale réversion de polarité et de fonctionnement en contre-électrodes dans la phase d'attaque chimique lorsque les polarités s'inversent et que le réacteur est utilisé comme générateur d'électricité. Dans la phase de production d'électricité, une phase d'attaque chimique est réalisée sur le métal déposé sur les faces cathodiques et un courant électrique (effet pile) est généré.

Par exemple, pour 51 électrodes additionnelles bipolaires de forme conique (électrodes en tronc de cône pour les électrodes additionnelles E x impaires et électrodes en cône pour les électrodes additionnelles E x paires), d'une surface d'environ 3m 2 dans une cuve d'une hauteur H de 1 ,5m, la puissance P fournie est P = E.I.

Avec E = 53 couples x 2,85V « 150V et I = 400A/m 2 x 3m 2 = 1200A, la puissance est d'environ 180kW.

Avantageusement, l'ensemble des électrodes additionnelles E x bipolaires forme donc un empilement compact de surfaces électrochimiques en vis-à-vis les unes aux autres dont une face se comporte en anode et l'autre face en cathode. Lors du fonctionnement du dispositif électrochimique, Pélectrolyte s'écoule, dans un premier temps, entre la première électrode 4 et la face anodique de l'électrode E ; jusqu'à la paroi latérale 2. Puis il remonte le long de l'électrode additionnelle E 2 , entre la face cathodique de l'électrode E^ et la face anodique de l'électrode E 2 . Au niveau du sommet de l'électrode E 2 , il passe à travers l'ouverture positionnée au sommet de ladite électrode et s'écoule entre la face cathodique de l'électrode E 2 et la face anodique de l'électrode E 3 jusqu'à atteindre la paroi latérale 2, et ainsi de suite jusqu'au fond du réacteur.

L'association d'électrodes bipolaires à un empilement de type conique assure une répartition idéale des courants électriques passant d'une électrode bipolaire vers une autre électrode tout en assurant un écoulement gravitaire précis et contrôlé des flux d'électrolyte de la solution chimique contenant le métal à déposer.

Les électrodes additionnelles E x ont, avantageusement, la même surface.

La surface active de réaction reste homogène d'un couple à l'autre, depuis le haut du réacteur, vers le bas extérieur, et une iso-densité de courant est obtenue.

L'empilement des électrodes additionnelles E x , de surface active identique, permet d'obtenir une maîtrise parfaite de la surface des couples d'électrodes qui est ainsi constante. Cet assemblage d'électrodes permet d'obtenir de grandes surfaces de réaction dans un encombrement extrêmement réduit. Le volume du réacteur 1 peut être considérablement diminué.

De tels dispositifs permettent de stocker de plus grandes quantités d'énergie qu'un dispositif avec des électrodes planes, pour un même volume de réacteur. Selon un mode de réalisation préférentiel, la paroi latérale 2 du réacteur est électriquement isolante, de manière à empêcher le contact électrique entre la première électrode 4 et la deuxième électrode 6.

La paroi latérale 2 électriquement isolante permet d'assurer l'isolation électrique non seulement des électrodes E x entre elles, mais aussi avec les première 4 et deuxième 6 électrodes.

Avantageusement, la paroi latérale 2 du réacteur joue également le rôle de support mécanique pour les électrodes. La position des électrodes peut être égalisée, grâce à des cales disposées dans la paroi latérale 2 du réacteur.

Les cales sont avantageusement en matériau électriquement isolant.

L'isolation électrique des électrodes E x à l'intérieur du réacteur se fait par exemple par le support d'un anneau isolant électriquement, en relief dans le corps externe du réacteur.

Cette configuration est particulièrement utilisée lorsque le réacteur 1 comporte des électrodes en plomb, dans le cas de stockage direct de l'électricité, et sans dégagement gazeux (réacteur travaillant à la pression atmosphérique).

Préférentiellement, les cales sont configurées pour que les cônes formant les électrodes E x , la paroi supérieure 3 et la paroi inférieure 5 soient sensiblement parallèles entre eux.

De manière préférentielle, la distance entre deux électrodes E x consécutives est sensiblement le même en tout point selon n'importe quel axe parallèle à l'axe AA'. Les potentiels et les réactions chimiques sont ainsi mieux répartis.

Préférentiellement, la distance entre les électrodes est comprise entre 0,5cm et 1 ,5cm, ce qui permet de réduire considérablement les pertes ohmiques.

Le procédé réversible de stockage d'énergie électrique comprend les étapes successives suivantes :

- fournir un dispositif électrochimique tel que décrit précédemment,

- introduire un électrolyte dans le dispositif électrochimique, Pélectrolyte contenant des ions métalliques, - relier électriquement la première électrode à la borne négative d'une alimentation électrique et la deuxième électrode à la borne positive de d'une alimentation électrique,

- fournir de l'énergie électrique pour réduire les ions métalliques sur les électrodes, de façon à former une pile métal.

L'électrolyte contient des ions métalliques. Il peut s'agir, par exemple, de zinc, de manganèse ou de nickel, ou encore de cadmium.

Préférentiellement, l'électrolyte est une solution aqueuse à base de sulfate. Les sulfates sont des sulfates métalliques, avantageusement, choisis parmi le plomb, le zinc, le manganèse ou le cadmium.

La première étape électrochimique, i.e. le stockage de l'énergie, est réalisée par électrodéposition du métal en solution sur les électrodes du dispositif électrochimique.

Dans un premier temps, les ions métalliques en solution sont réduits, et le métal se dépose sur les cathodes des électrodes bipolaires.

Pendant la phase d'électrodéposition du métal sur les cathodes, i.e. sur la paroi du réacteur et sur les faces cathodiques des électrodes bipolaires emboîtées l'une dans l'autre, l'oxygène se dégage aux anodes.

L'oxygène transforme la phase métallique de la face anodique des électrodes bipolaires en oxyde.

L'électrodéposition est réalisée en utilisant l'énergie électrique. Le stockage de l'énergie électrique est réalisé sous forme d'un dépôt métallique.

Lors de l'électrodéposition du métal, la teneur en métal de l'électrolyte évolue, diminuant progressivement. L'électrolyte, aussi appelé liqueur, peut être si besoin additionné en permanence avec de l'eau, contenant des sulfates d'un métal. Le procédé comporte, après la formation de la pile métal électrolysable, une phase de fonctionnement de ladite pile, la phase de fonctionnement comprenant la dissolution du métal, précédemment déposé, de manière à produire de l'énergie électrique.

Au fur et à mesure de l'attaque chimique du métal, le métal est remis en solution dans l'électrolyte. La dissolution du métal produit une recombinaison de l'hydrogène en eau par la réduction simultanée des oxydes coté anode.

Le réacteur est devenu un générateur électrique par effet de piles. En raison de la grande surface d'échange sa résistance interne est réduite.

L'énergie électrique est récupérée en reliant la première électrode 4 et la deuxième électrode 6 à un système de récupération d'énergie.

Préférentiellement, le dispositif comprend un réservoir d'électrolyte connecté à l'arrivée d'électrolyte 4 et à la sortie d'électrolyte 8 du réacteur 1 , de manière à former un circuit fermé. L'électrolyte, utilisé pour former la pile métal électrolysable, est réutilisé pour la phase de fonctionnement de ladite pile.

Lors de la phase d'électrodéposition, l'électrolyte est stocké progressivement dans le réservoir de stockage. Le réservoir sert ensuite de réserve d'alimentation pour la phase de production d'énergie électrique.

Après la phase d'électrodéposition, i.e. après la formation de la pile, l'électrolyte est, avantageusement, vidé du réacteur 1. Par cette vidange de l'électrolyte, il n'y a plus aucun passage de courant possible et le circuit est ouvert. Cette opération permet d'obvier à toute autodécharge électrique de la dite pile lors des périodes de non utilisation de l'énergie stockée.

Le dépôt de métal réalisé est stable lorsque l'électrolyte est vidé de la cuve et n'est plus en contact dudit métal déposé. Le dépôt se conserve très longtemps sans s'oxyder, conservant intrinsèquement l'énergie électrique qu'il a consommée lors de son électrodéposition.

Avantageusement, l'électrolyte est toujours vidé lorsque les équipements sont hors courant. Cette opération rendue très aisée par la configuration du réacteur évite les problèmes bien connus d 'autodécharge des accumulateurs électriques.

La paroi latérale comporte un dispositif de vidange, avantageusement disposé dans la partie inférieure du réacteur. Il est également possible d'utiliser une double paroi latérale, la paroi la plus interne étant munie de clapets à la base de chaque électrodes E x pour permettre une vidange plus efficace.

L'électrolyte, utilisé pour former la pile métal électrolysable, est réutilisé pour la phase de fonctionnement de ladite pile.

L'électrolyte formé, dans l'opération précédente, lors du fonctionnement en pile va à nouveau circuler en boucle fermée. La teneur initiale en acide, lors de cette étape de dissolution, est élevée et celle en métal est faible. Lors de la dissolution, le métal est remis en solution.

Par exemple, dans le cas du plomb, lors de production d'énergie électrique, la solution de sulfate de plomb, est régénérée pour une nouvelle utilisation future.

La circulation contrôlée de l'électrolyte permet, selon la configuration choisie, soit le stockage direct de l'énergie électrique, soit la production directe de l'énergie électrique en électricité.

Plusieurs réacteurs peuvent être couplés électriquement, en série ou en parallèle.

Préférentiellement, le dispositif comprend au moins un deuxième réacteur, les deux réacteurs étant montés en série, les réacteurs étant connectés électriquement.

Les deux réacteurs sont en communication fluidique : le deuxième réacteur est disposé entre le premier réacteur et le réservoir d'électrolyte, la sortie d'électrolyte du premier réacteur étant connectée à l'entrée d'électrolyte du deuxième réacteur, et la sortie d'électrolyte du deuxième réacteur étant connectée au réservoir d'électrolyte. Le deuxième comporte également une pluralité d'électrodes. Le deuxième réacteur est, avantageusement, identique au premier réacteur.

Avantageusement, les connexions électriques pour le fonctionnement du dispositif électrochimique sont très simples à mettre en place.

Le réacteur est alimenté par un générateur en courant continu, lors de la phase de stockage d'énergie, et le réacteur se comporte lui-même en générateur contrôlé lors de la phase de dissolution du métal.

La première électrode est connectée à la borne négative, alors que la deuxième électrode, formant l'anode, est connectée à la borne positive du générateur lors de Pélectrodéposition du métal.

Lors de l'attaque chimique, le réacteur joue le rôle de générateur électrique. Il est alors raccordé électriquement à un ou plusieurs systèmes de récupération d'énergie.

Une alimentation extérieure en courant continu fournit l'énergie extérieure nécessaire à l'électrodéposition et les couplages permettent l'inversion des sens des courants électriques. Le dispositif très compact présente une grande densité de surface active dans un volume réduit. Le dispositif fonctionne, avantageusement, à des températures choisies, proches de la température ambiante, présente des coefficients d'échange thermique très améliorés et permet la récupération partielle et directe des énergies électriques induites dans les réactions chimiques de dissolution.

Le procédé permet de stocker de l'énergie électrique disponible, par exemple, lors des heures creuses et de restituer l'énergie électrique stockée avec un rendement élevé, par exemple lors des heures pleines.