FERREYROL, Bruno (Villa n°5 - Domaine du Golfe, 149 avenue Pierre Rouarch, La Ciotat, F-13600, FR)
REVENDICATIONS
1 . Endoprothèse pour supporter intérieurement un greffon tubulaire assurant la jonction entre deux tronçons d'un canal anatomique, ladite endoprothèse comprenant un corps tubulaire (2) réalisé en une matière semi-rigide biocompatible et définissant une lumière interne (3) sur toute sa longueur, caractérisée en ce que ledit corps tubulaire (2) comporte au moins une partie intermédiaire tubulaire souple (21 ; 211 , 212) faisant partie intégrante dudit corps tubulaire (2), de sorte que l'ensemble de celui-ci et de ladite partie intermédiaire tubulaire souple est monolithique, et permettant l'orientation relative des parties semi-rigides dudit corps tubulaire monolithique (2) se trouvant de part et d'autre de ladite partie intermédiaire souple.
2. Endoprothèse selon la revendication 1 , caractérisée en ce que ladite partie intermédiaire souple (21 ; 211 , 212) est extérieurement annelée.
3. Endoprothèse selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit corps tubulaire monolithique (2) présente une forme générale cylindrique. 4. Endoprothèse selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit corps tubulaire monolithique (2) présente une forme générale conique.
5. Endoprothèse selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit corps tubulaire monolithique (2) présente une forme bifurquée.
6. Endoprothèse selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit corps tubulaire bifurqué (2) comporte au moins :
- une partie tubulaire commune (2C) ; - deux parties tubulaires de bifurcation (2D, 2E) ; et
- au moins une partie intermédiaire souple (211 , 212), disposée entre ladite partie tubulaire commune et l'une desdites parties tubulaires de bifurcation. 7. Endoprothèse, selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que chaque extrémité dudit corps tubulaire monolithique (2) est pourvue d'une bague (4, 5) en surépaisseur externe.
8. Endoprothèse selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdites bagues d'extrémité (4, 5) comportent des saillies latérales externes (8, 9).
9. Endoprothèse selon la revendication 8, caractérisée en ce que lesdites saillies latérales externes (8, 9) présentent la forme de tétons.
10. Endoprothèse selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'au moins une partie dudit corps tubulaire monolithique (2), autre que ladite partie intermédiaire souple, présente des nervures longitudinales externes (7).
1 1 . Endoprothèse selon la revendication 10, caractérisée en ce que les espaces délimités entre lesdites nervures longi- tudinales externes (7) contiennent un produit actif.
12. Endoprothèse selon l'une des revendications 10 ou 1 1 , caractérisée en ce que lesdites nervures longitudinales externes (7) sont inégalement réparties à la périphérie desdites parties tubulaires. |
Encloprothèse pour canal anatomiaue.
La présente invention concerne une endoprothèse monolithique pour canal anatomique.
Par exemple par le brevet américain 5 236 446, on connaît déjà une endoprothèse pour canal anatomique constituée par un corps tubulaire monolithique, généralement cylindrique, définissant une lumière interne sur toute sa longueur. Une telle endoprothèse est principalement destinée à maintenir ouvert ledit canal anatomique, lorsque celui-ci a tendance à se boucher ou à s'affaisser. De ce fait, ladite endoprothèse doit présenter une résistance à l'écrasement élevée, de sorte qu'elle est réalisée en une matière semi-rigide biocompatible, telle qu'un élastomère de silicone.
L'utilisation d'une telle endoprothèse ne soulève aucune difficulté lorsque l'emplacement du canal anatomique où elle est placée présente la forme de ladite prothèse. Cependant, des difficultés apparaissent dès que la forme dudit emplacement présente une courbure ou lorsque la forme dudit emplacement risque de se modifier après pose de l 'endoprothèse.
La seule solution connue est alors de fabriquer, à grands frais, une telle endoprothèse sur mesure.
Un tel inconvénient de différence de forme entre le canal anatomi- que et l'endoprothèse est d'autant plus grave qu'il a été récemment trouvé que l'endoprothèse décrite ci-dessus pouvait être utilisée avec succès pour renforcer intérieurement un greffon tubulaire destiné à assurer la jonction entre des tronçons d'un canal anatomique dont une partie a été éliminée. En effet, lorsqu'une partie d'un canal anatomique tel que, par exemple, la trachée ou une bronche, est le siège d'une tumeur maligne, on peut mettre en œuvre une opération chirurgicale -dont le protocole a été établi par le Professeur Emmanuel Martinod- consistant à éliminer ladite
partie de canal anatomique et à la remplacer par un greffon tubulaire, par exemple un morceau d'aorte ou d'artère, assurant la jonction entre les tronçons dudit canal anatomique disposés de part et d'autre de ladite partie éliminée. Ladite endoprothèse consolide la jonction entre lesdits tron- çons du canal anatomique et évite tout collapsus dudit greffon.
Cependant, il peut arriver que ladite endoprothèse ne puisse présenter la conformité anatomique exacte désirée et/ou que lesdits tronçons du canal anatomique se déplacent l'un par rapport à l'autre après pose du greffon. L'objet de la présente invention est donc de perfectionner l'endo- prothèse connue, rappelée ci-dessus, pour lui permettre de s'adapter au moins partiellement à la conformation anatomique et/ou à la mobilité relative du canal anatomique dans lequel elle est insérée.
A cette fin, selon l'invention, l'endoprothèse pour supporter intérieurement un greffon tubulaire assurant la jonction entre deux tronçons d'un canal anatomique, ladite endoprothèse comprenant un corps tubulaire réalisé en une matière semi-rigide biocompatible et définissant une lumière interne sur toute sa longueur, est remarquable en ce que ledit corps tubulaire comporte au moins une partie intermédiaire tubulaire souple faisant partie intégrante dudit corps tubulaire, de sorte que l'ensemble de celui-ci et de ladite partie intermédiaire tubulaire souple est monolithique, et permettant l'orientation relative des parties semi- rigides dudit corps tubulaire monolithique se trouvant de part et d'autre de ladite partie intermédiaire souple. Ainsi, grâce à la présente invention, ladite endoprothèse, tout en étant résistante à l'écrasement du fait de ses parties semi-rigides, présente des propriétés d'adaptation à la conformation et à la déformation dudit canal anatomique.
De préférence, ladite partie intermédiaire est souple du fait qu'elle est extérieurement annelée.
En fonction de la forme dudit canal anatomique, ledit corps tubu- laire monolithique peut présenter une forme générale cylindrique, conique, bifurquée, etc ...
Lorsque ledit corps tubulaire monolithique présente une forme bifurquée et que, en conséquence, ladite endoprothèse est destinée à un canal anatomique lui-même bifurqué, il comporte au moins :
- une partie tubulaire commune ; - deux parties tubulaires de bifurcation ; et
- au moins une partie intermédiaire souple, disposée entre ladite partie tubulaire commune et l'une desdites parties tubulaires de bifurcation.
Ainsi, il est possible de faire varier l'angle entre les deux parties tubulaires de bifurcation pour adapter l'endoprothèse selon l'invention à l'angle anatomique dudit canal bifurqué.
Avantageusement, chaque extrémité du corps tubulaire monolithique est pourvue d'une bague en surépaisseur externe. Ainsi, grâce auxdi- tes bagues épaisses d'extrémité, les extrémités de l'endoprothèse selon l'invention sont suffisamment rigides pour ancrer efficacement ladite en- doprothèse au canal anatomique.
De préférence, afin de faciliter l'ancrage desdites bagues audit canal anatomique, celles-ci comportent des saillies latérales externes. De telles saillies d'ancrage peuvent être constituées par des tétons, tels que ceux décrits dans le document EP 1 681 040. Dans ce cas, lesdites sail- lies peuvent, en plus de leur fonction d'ancrage, servir de réservoir de produit actif ou de logement pour un produit radio-opaque ou un marqueur.
Par ailleurs, on sait que certains canaux anatomiques ne présentent pas une résistance mécanique homogène à leur périphérie. Dans ce
cas, il est avantageux que l'endoprothèse selon l'invention soit plus résistante en regard de la partie la plus faible du canal anatomique. A cet effet, au moins une portion périphérique d'au moins une partie dudit corps monolithique, autre que ladite partie intermédiaire souple, présente des nervu- res longitudinales externes saillantes, permettant de raidir ladite portion périphérique.
On remarquera que l'évidement formé entre deux nervures longitudinales saillantes adjacentes peut servir de logement à un produit actif ou autre en couche ou en feuille. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur ces figures, des références identiques désignent des éléments semblables.
La figure 1 montre un exemple de réalisation de la prothèse monolithique conforme à la présente invention. Les figures 2 et 3 sont respectivement une coupe axiale et une coupe transversale de la prothèse de la figure 1 , selon les lignes II-II et III- III de celle-ci.
La figure 4 est une vue du dessus de la prothèse de la figure 1 .
La figure 5 illustre, en vue analogue à la figure 2, la possibilité d'orientation d'une extrémité de la prothèse par rapport à l'autre.
Les figures 6 et 7 illustrent un mode d'utilisation de la prothèse selon l'invention.
La figure 8 montre un autre exemple de réalisation de la prothèse conforme à la présente invention. La figure 9 correspond à une coupe longitudinale de la prothèse de la figure 8, selon la ligne IX-IX.
La figure 10 illustre, en vue analogue à la figure 9, la possibilité d'orientation d'une extrémité de la prothèse par rapport à l'autre.
La figure 1 1 montre encore un autre exemple de réalisation de la prothèse conforme à la présente invention.
La figure 12 est une coupe longitudinale de la prothèse de la figure 12. La prothèse A conforme à la présente invention et illustrée par les figures 1 à 5, est constituée par un corps tubulaire monolithique 2, par exemple en un élastomère de silicone semi-rigide, définissant une lumière interne 3, lisse et uniforme, d'axe longitudinal L-L. Le corps tubulaire monolithique 2 comporte une partie tubulaire intermédiaire 21, extérieurement annelée pour être souple, reliant deux parties tubulaires semi-rigides 2A et 2B.
Comme l'illustre la figure 5, cette partie intermédiaire 21 communique une certaine souplesse transversale audit corps 2, de sorte que ses deux parties 2A et 2B sont orientables de façon limitée l'une par rapport à l'autre. Sur cette figure, on a montré que l'axe 1.1 de la partie 2B peut être dévié d'un angle a par rapport à l'axe L. L de la prothèse et de la partie 2A. Par ailleurs, les parties tubulaires semi-rigides 2A et 2B sont respectivement pourvues de bagues d'extrémité 4, 5 en saillie par rapport à la paroi tubulaire 6 desdites parties 2A et 2B. En effet, l'épaisseur e de la paroi tubulaire 6 est inférieure à l'épaisseur E des bagues 4 et 5, qui font ainsi saillie vers l'extérieur par rapport à ladite paroi tubulaire 6. Celle-ci comporte des nervures de rigidification longitudinale externes 7.
Lesdites nervures de rigidification 7 pourraient être uniformément réparties autour de la paroi tubulaire 6 ; au contraire, comme représenté sur les figures, elles peuvent n'être disposées que sur une partie de la périphérie de ladite paroi tubulaire 6 des parois 2A et 2B.
Les bagues 4 et 5 portent des tétons saillants vers l'extérieur, 8 et 9 respectivement, par exemple semblables à ceux décrits dans le document EP 1 681 040.
L'endoprothèse A décrite ci-dessus peut être utilisée pour le renfort intérieur d'un canal anatomique ayant tendance à s'affaisser ou pour le maintien de la lumière d'un canal anatomique ayant tendance à se boucher. Comme l'illustrent les figures 6 et 7, l'endoprothèse A peut également être mise en oeuvre pour le support d'un greffon destiné à assurer la liaison entre deux tronçons d'un canal anatomique.
Sur la figure 6, on a représenté, de façon schématique partielle, un canal anatomique 20 dont une partie 21 est le siège d'une tumeur mali- gne. Ladite partie 21 est éliminée du canal anatomique 20, par résection le long de lignes de coupure 22, 23 pratiquées dans des parties saines 24 et 25 de ce dernier, disposées de part et d'autre de ladite tumeur. Après résection de ladite partie 21 et des parties saines 24 et 25, le canal anatomique 20 comporte donc deux tronçons séparés 26, 27. Comme cela est illustré par la figure 7, les deux tronçons séparés
26, 27 sont alors reliés par la prothèse A, les bagues 4, 5 et les tétons 8, 9 étant logés à l'intérieur desdits tronçons, alors qu'un greffon 28 relie ceux-ci extérieurement, en entourant ladite prothèse A.
On comprendra aisément que, grâce à sa partie intermédiaire sou- pie 21, la prothèse A pourra s'adapter à un éventuel déplacement relatif de l'un des tronçons 26, 27 par rapport à l'autre, après solidarisation de ces derniers et du greffon 28.
Dans l'exemple de réalisation A montré par les figures 1 à 5 et 7, le corps 2 et la lumière 3 présentent une forme générale au moins ap- proximativement cylindrique.
En variante, dans l'exemple de réalisation B des figures 8 à 10, le corps 2 et la lumière 3 présentent une forme générale au moins approximativement conique. Ainsi, l'endoprothèse monolithique B peut s'adapter à un canal anatomique également conique. Grâce à sa partie intermédiaire
souple 21, ladite endoprothèse B présente une grande capacité d'adaptation audit canal anatomique (voir la figure 10).
Le mode de réalisation C de l'endoprothèse monolithique conforme à la présente invention, montré par les figures 1 1 et 1 2, est destiné à un canal anatomique bifurqué et il présente lui-même une forme bifurquée. Le corps monolithique 2 de cette endoprothèse C comporte :
- une partie tubulaire commune 2C, comparable à la partie 2A décrite ci- dessus ;
- deux parties tubulaires de bifurcation 2D et 2E, comparables à la partie 2B décrite ci-dessus ; et
- deux parties intermédiaires souples 211 et 212, comparables à la partie 21 décrite ci-dessus et respectivement disposées entre ladite partie tubulaire commune 2C et l'une desdites parties tubulaires de bifurcation 2D, 2E. De ce qui a été décrit ci-dessus, on comprendra aisément que les parties intermédiaires souples 211 et 212, de préférence annelées, permettent à l'angle b entre les branches 2D et 2E de la bifurcation de s'adapter à l'anatomie du canal anatomique bifurqué auquel elle est destinée.
