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Patent Searching and Data


Title:
FIRE BLANKET
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2006/122876
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a fire blanket composed of a fiber fabric made of flameproof mineral material, having a porosity between 50 and 200 liters per square meter and per second, as well as to the use thereof for extinguishing a fire. This blanket is composed of one or two plies. The mineral material can, for example, contain basalt or a sodocalcic glass. This blanket enables different types of fires to be dealt with by covering them.

Inventors:
Goldberg, Simon (Rue Geleytsbeek, 16f, Bruxelles, B-1180, BE)
Application Number:
PCT/EP2006/062038
Publication Date:
November 23, 2006
Filing Date:
May 04, 2006
Export Citation:
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Assignee:
Goldfire, Sprl (Rue Colonel Bourg, 115, Bruxelles, B-1140, BE)
Goldberg, Simon (Rue Geleytsbeek, 16f, Bruxelles, B-1180, BE)
International Classes:
A62C8/06; D03D15/12
Attorney, Agent or Firm:
Van Straaten, Joop (Avenue Wolfers 32, La Hulpe, B-1310, BE)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Couverture antifeu comportant au moins une couche formée par un tissu de fibres en matière minérale, caractérisée en ce que la couverture a une porosité comprise entre 50 et 200 l/m2.s.
2. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que la porosité est comprise entre 50 et 65 l/m2.s.
3. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que la porosité est comprise entre 65 et 85 l/m2.s.
4. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que la porosité est comprise entre 85 et 100 l/m2.s.
5. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que la porosité est comprise entre 100 et 200 l/m2.s.
6. Couverture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que son poids par mètre carré est compris entre 200 et 750 grammes.
7. Couverture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière minérale comprend du basalte.
8. Couverture selon la revendication 7, caractérisée en ce que la matière minérale est essentiellement constituée de basalte.
9. Couverture selon l'une quelconques des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la matière minérale comprend un aluminosilicate .
10. Couverture selon la revendication 9, caractérisée en ce que la matière minérale comprend un verre sodo calcique .
11. Couverture selon la revendication 10, caractérisée en ce que la matière minérale est essentiellement constituée d'un verre sodocalcique .
12. Couverture suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce qu'elle est composée d'une couche unitaire de tissu de fibres minérales.
13. Couverture suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle est composée de plusieurs couches superposées de tissu de fibres minérales.
14. Procédé pour l'extinction d'un feu, selon lequel on déploie une couverture antifeu sur un feu, caractérisé en ce que l'on met en œuvre une couverture conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 13.
15. Utilisation d'une couverture antifeu pour éteindre un feu, caractérisée en ce que cette couverture est conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 13.
Description:
Couverture anti-feu

Domaine de l' invention

L'invention se rapporte à des couvertures anti-feu comportant au moins une couche formée par un tissu de fibres en matière minérale. Ces couvertures sont destinées à éteindre des feux en les recouvrant. Parmi les feux susceptibles d'être ainsi traités, on peut notamment citer les feux domestiques et les feux industriels.

Comme feu domestique, il est d'usage de citer le feu de friteuse où l'on assiste à la combustion de quelques litres d'huile. Bien que l'incendie soit spectaculaire, les températures atteintes ne dépassent toutefois que rarement 500 0 C.

Les feux industriels sont d'un autre ordre. Les quantités de combustible sont généralement beaucoup plus importantes : elles peuvent être par exemple de 50 à 250 litres d'essence. Les volumes envisagés peuvent être ceux d'un véhicule avec son équipement et son carburant. Les températures mesurées lors d'un tel incendie peuvent atteindre 1000 0 C au plus.

Des feux industriels dans l'industrie chimique ou pétrolière peuvent mettre en jeu des quantités de combustible ou des températures encore plus élevées .

Quel que soit le type de feu envisagé, de telles couvertures sont utilisées de manière à recouvrir le foyer à éteindre.

Elles agissent en réduisant l'arrivée d'air au niveau du foyer.

Etat de la technique

Dans US 2004/0115439, on dévoile une couverture formée par une couche de tissu de fibres de basalte, enduite d'une couche de polyester polyuréthane . Ce type de couverture présente un certain nombre d'inconvénients qui rendent son utilisation très difficile voire impossible pour recouvrir un foyer:

a) le tissu enduit est imperméable ou pratiquement imperméable à l'air, ce qui pousse les flammes à s'échapper vers les bords de la couverture que l'on place sur le foyer; ceci présente un risque majeur pour les personnes qui manipulent la couverture; de plus, les flammes s 'échappant par les bords de la couverture ont tendance à propager l'incendie aux objets voisins ; b) par ailleurs, ce type de couverture imperméable favorise le maintien de points chauds susceptibles de rallumer le feu, par exemple si la couverture est retirée trop tôt; l'utilisation de ce type de couverture demandera donc plus de temps pour éteindre le foyer de façon définitive ; c) la couche d'enduction est un produit organique qui se dégrade et prend feu à partir de certaines températures; le cas échéant, cette couche s'ajoute donc à la charge calorifique totale ; d) la couche d'enduction notamment en polyuréthane est susceptible de produire à partir de certaines températures des composés dangereux en raison de leurs toxicités, notamment des cyanates ou des cyanures ;

e) après extinction, la couche d' enduction est fortement abîmée, voire détruite; ce type de couverture n'est pas réutilisable.

Résumé de l' invention

Un but de l'invention est de fournir une couverture anti- feu en fibres minérales, qui permet d'obtenir plus rapidement une extinction définitive du feu et qui réduit les risques de débordement des flammes.

A cette fin, la couverture selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle présente une porosité comprise entre 50 et 200 litres par mètre carré et par seconde (soit 50 à 200 l/m 2 .s), porosité mesurée selon la norme ISO 9237.2 (1995) .

Il a été constaté qu'une telle porosité permet à la fois de réduire l'apport d'air frais au niveau du foyer, tout en permettant aux gaz de combustion de s'échapper à travers la couverture, mais de préférence sans que les flammes ne traversent la couverture.

En réduisant l'apport d'air frais au niveau du foyer, on constate que celui-ci voit son importance décroître. Comme les gaz chauds provenant des flammes trouvent une issue à travers la couverture, on constate que les flammes ne recherchent plus toute autre issue possible. Les flammes n'ont dès lors plus tendance à s'échapper vers les bords de la couverture. En conséquence, les bords de la couverture ne présentent donc plus un danger, ni pour les personnes qui manipulent ladite couverture, ni pour tout objet

avoisinant et susceptible de prendre feu ou de propager le feu.

Mais, comme les gaz chauds traversent la couverture, la chaleur ne s'accumule pas sous cette couverture. On constate donc que l'on refroidit ainsi toute la zone comprise sous la couverture et entourant le foyer. Ceci permet d'éviter le maintien de points chauds dans cette zone. Ces points chauds sont susceptibles de rallumer le feu, si par exemple la couverture était soulevée partiellement (pour contrôler l'extinction) ou enlevée totalement (de façon prématurée) . Il est donc possible d'obtenir plus rapidement l'extinction définitive du feu.

II est clair que ces deux effets (frein à l'arrivée d'air frais et possibilité pour les gaz chauds de s'échapper) sont simultanés.

Description détaillée de l'invention

Un premier but de l'invention est donc de fournir une couverture anti-feu du type comprenant au moins une couche d'un tissu de fibres en matière minérale, qui permet d'obtenir plus rapidement une extinction définitive du feu et qui réduit les risques de débordement des flammes.

A cette fin, la couverture selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle présente une porosité comprise entre 50 et 200 l/m 2 .s.

La couverture anti-feu selon l'invention comprend au moins une couche formée par un tissu de fibres en matière minérale .

La matière minérale des fibres doit être incombustible et réfractaire aux températures des foyers qu'elle est appelée à éteindre. Nonobstant cette condition, la nature de la matière minérale des fibres n'est pas critique pour la définition de l'invention.

Les fibres peuvent être des fibres naturelles ou des fibres obtenues par un procédé de synthèse chimique. Des exemples de matières minérales utilisables dans la couverture selon l'invention comprennent (liste non exhaustive) la silice, les céramiques, le basalte et les aluminosilicates, parmi lesquels les verres sodo-calciques sont préférés .

Dans la couverture selon l'invention, les fibres peuvent être toutes constituées d'une même matière minérale. En variante, la couverture peut comprendre des fibres de matières minérales différentes. Dans le cadre de l'invention, les couvertures comprenant des fibres de basalte et les couvertures comprenant des fibres de verre sodo-calcique sont spécialement recommandées . Les couvertures essentiellement constituées de fibres de basalte et les couvertures essentiellement constituées de fibres de verre sodo-calcique sont préférées . Ces fibres de verre peuvent être celles communément utilisées pour la fabrication de panneaux d'isolation thermique dans l'industrie du bâtiment.

Conformément à l'invention, la porosité de la couverture, définie par la norme ISO 9237.2 (1995), est comprise entre 50 et 200 l/m 2 .s. Il a été constaté qu'une telle porosité permet à la fois de réduire l'apport d'air frais au niveau du foyer (si la teneur en oxygène tombe d'environ 20% à moins de 8% au niveau du foyer, on notera d'abord un ralentissement de la combustion, puis son arrêt) tout en

permettant aux gaz de combustion de s'échapper à travers la couverture, mais de préférence sans que les flammes ne traversent la couverture. Comme l'air chaud continue de s'échapper, la zone sous la couverture se refroidit progressivement et présente de moins en moins de points chauds susceptibles de relancer le feu, notamment si l'on soulève ou si l'on retire ladite couverture. On obtient donc plus rapidement l'extinction définitive du foyer.

II a été constaté de façon surprenante qu'en choisissant judicieusement la porosité de la couverture, on peut rapidement, sans risque et sans danger, éteindre divers types de feux. On peut ainsi distinguer une solution adaptée à un véhicule en feu, l'incendie d'un volume de carburant, un feu chimique sans apport d'oxygène extérieur nécessaire, etc. On peut aussi choisir un tissu ayant une porosité moyenne susceptible de convenir pour une majorité de feux.

La porosité de la couverture doit être égale ou supérieure à une valeur limite inférieure (généralement 50 l/m 2 .s), pour atteindre le résultat recherché (permettre à un volume significatif de gaz de combustion de s'échapper à travers la couverture) . La porosité de la couverture ne peut toutefois pas excéder une valeur limite supérieure (généralement 200 l/m 2 .s), au-delà de laquelle elle ne parvient plus à réaliser sa fonction extinctrice.

Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, la porosité de la couverture est choisie entre 65 et 85 l/m 2 .s. Il a été constaté qu'une couverture présentant cette porosité convient bien pour éteindre par exemple un véhicule en feu. Dans ce cas en effet, le volume d'air

susceptible d'intervenir dans la combustion est relativement important, mais la charge calorifique est moyenne et la chaleur produite ne favorise que faiblement la vaporisation des matériaux susceptible de s'enflammer. Des essais ont alors montré qu'une couverture présentant une porosité moyenne (entre 65 et 85 l/m 2 .s) convient bien pour l'extinction.

Dans une autre forme de réalisation particulière de l'invention, la porosité de la couverture est choisie entre

50 et 65 l/m 2 .s. Il a été constaté qu'une couverture présentant cette porosité convient bien pour éteindre par exemple une cuve ouverte contenant par exemple 200 1 d'essence. Dans ce cas en effet, il est préférable de freiner le plus possible l'arrivée d'air en vue de réduire l'apport d'oxygène, sous peine de devoir faire face à une combustion violente, incontrôlable, voire explosive. Des essais ont alors montré qu'une couverture présentant une porosité faible (entre 50 et 65 l/m 2 .s) convient bien pour l'extinction.

Dans une forme de réalisation supplémentaire de l'invention, la porosité de la couverture est choisie entre 85 et 100 l/m 2 .s. Il a été constaté qu'une couverture présentant cette porosité convient bien pour éteindre par exemple un incendie chimique mettant en jeu un élément réactif comme du sodium. Le sodium étant capable de brûler au contact de l'eau (en tirant son oxygène de l'eau), il est peu utile de limiter l'apport d'air et par conséquent d'oxygène. Il est bien plus utile de favoriser l'évacuation de la chaleur : une couverture d'une porosité plus élevée (entre 85 et 100 l/m 2 .s) conviendra.

Dans une forme de réalisation additionnelle de l'invention, la porosité de la couverture est choisie entre 100 et 200 l/m 2 .s. Les couvertures conformes à cette forme de réalisation selon l'invention conviennent encore pour une extinction d'une grande variété de feux, spécialement les feux de bois, les feux d'essence pour moteurs à combustion interne et les feux d'huiles végétales (notamment d'huiles ménagères utilisées en cuisine) .

L'invention a aussi pour objectif de fournir une couverture qui ne présente aucun risque de toxicité lorsqu'elle est soumise à la haute température du foyer.

A cet effet, selon une forme de réalisation préférée de l'invention, la couverture est essentiellement exempte de matière organique.

La couverture suivant cette forme de réalisation de l'invention étant exclusivement composée de tissu de fibres de matière minérale et essentiellement exempte de toute couche organique additionnelle, elle ne peut pas être à l'origine d'un dégagement gazeux dangereux provenant de la décomposition d'une éventuelle couche organique additionnelle. La couverture selon l'invention est particulièrement sûre de ce point de vue. Cependant, dans certains cas, les fibres de matière minérales sont éventuellement recouvertes d'une faible quantité d'un agent de sizing. Cet agent n'intervient que pour faciliter le tissage de ladite fibre et ne joue plus aucun rôle par la suite. Le cas échéant, sa teneur résiduelle dans la couverture est suffisamment faible pour que sa combustion ne provoque pas une quantité substantielle de gaz toxique. La couverture selon la forme de réalisation préférée de l'invention qui vient d'être décrite possède l'avantage supplémentaire de ne pas augmenter la charge calorifique du

foyer à éteindre, du fait qu'elle est sensiblement exempte de matière organique.

Un but additionnel de l'invention est de fournir une couverture qui soit réutilisable à de nombreuses reprises.

Le choix d'un tissu de fibres en matière minérale est particulièrement approprié. Les fibres minérales

(spécialement les fibres de basalte et les fibres de verre sodo-calcique) présentent généralement une grande résistance mécanique. De plus, certaines résistent à des températures pouvant aller jusqu'à environ 125O 0 C. Un tissu de fibres en matière minérale améliore encore les performances mécaniques. Compte tenu du fait qu'une couverture anti-feu (notamment pour feux industriels) peut être de grande superficie (par exemple dix mètres sur sept mètres, voire davantage) , il importe en effet de choisir une couverture suffisamment solide pour pouvoir être manipulée sans dommages pour la couverture. En principe, une couverture composée de tissu de fibres de matière minérale est réutilisable à plusieurs reprises.

Il est par ailleurs possible d'envisager la mise en place automatique ou assistée d'une couverture de ce type présentant des dimensions encore plus grandes (par exemple dix mètres sur vingt mètres) .

Etant donné que la couverture agit par recouvrement du foyer, il est indispensable que la couverture s'adapte aux formes parfois irrégulières que présente ce foyer. La couverture selon l'invention est donc suffisamment souple pour épouser cette forme. De plus, cette couverture souple est facile à mettre en œuvre et se range aisément.

La couverture en fibres de matière minérale peut se présenter en une seule couche ou en plusieurs couches superposées, ces couches pouvant être identiques ou différentes. Ainsi, en jouant sur le tissage, un tissu monocouche peut avoir la même porosité qu'un autre tissu bicouche ou multicouche. L'assemblage de plusieurs couches peut se faire notamment au moyen de coutures .

Le tissage en lui-même importe peu : il peut s'agir d'un tricot, d'un tressé ou d'un tissu. Dans ce dernier cas, on peut citer l'utilisation de plusieurs techniques comme l'uni, le satin ou le sergé.

On dispose par conséquent de plusieurs paramètres pour parvenir à la porosité voulue comprise entre 50 et 200 l/m 2 .s, notamment le nombre de couches de tissu, le poids du tissu par mètre carré, le type de tissage, etc.

De préférence, le tissu constituant la couverture selon l'invention a un poids compris entre 200 et 750 g/m 2 . Des essais ont en effet montré qu'en raison de l'énorme quantité de chaleur dégagée par des feux industriels, il convient que la couverture ne soit pas soulevée par la poussée ascendante de l'air chaud. Cet effet dit de « montgolfière » a été vu à plusieurs reprises lors de nos essais. On a ainsi vérifié qu'une couverture de dix mètres sur sept mètres et pesant environ trente-cinq kg convient pour bien des feux industriels, tout en restant manipulable par un nombre restreint de personnes. En variante, on peut ajouter un lest à la couverture, pour réduire le risque de l'apparition d'un effet « montgolfière. Dans cette variante de l'invention, le lest doit être incombustible et

réfractaire dans les conditions normales d'utilisation de la couverture.

L'invention concerne aussi un procédé pour l'extinction d'un feu, selon lequel on déploie une couverture anti-feu sur le feu, la couverture utilisée étant conforme à l'invention, telle que décrite plus haut.

L'invention concerne aussi l'utilisation d'une couverture telle que décrite ci-dessus en vue d'éteindre un feu.

Dans le procédé selon l'invention, la sélection de la couverture la plus adéquate (définie notamment par la matière minérale des fibres, la porosité, les dimensions et le poids) va dépendre du type de feu à éteindre et elle doit être déterminée dans chaque cas particulier par un travail de recherche de routine.

Modes de réalisation particuliers

Ces aspects ainsi que d'autres aspects de l'invention seront clarifiés dans la description détaillée de modes particuliers de réalisation de l'invention.

II apparaîtra évident pour l'homme du métier que la présente invention n'est pas limités aux exemples décrits ci-dessous. L'invention comprend chacune des caractéristiques nouvelles ainsi que leur combinaison. L'usage du terme « comprend » ne peut en aucune façon exclure la présence d'éléments autres que ceux mentionnés. L'usage de l'article défini « un » pour introduire un élément n'exclut pas la présence d'une pluralité de ces éléments . La présente invention a été décrite en relation

avec des modes de réalisation spécifiques, qui ont une valeur purement illustrative et ne doivent pas être considérés comme limitatifs.

Exemple 1

Une couverture anti-feu est composée d'un tissu de fibres de basalte provenant de « Plant of Insulation Materials » à Kiev (Ukraine) . Le tissu est du type TBP-270, présentant 270g/m 2 et un tissage dit « plain ». La couverture est de dimensions 4m sur 4,5m et présente une porosité de 58 l/m 2 .s. La couverture est utilisée pour éteindre un foyer d'incendie standard d'hydrocarbures. Ce foyer est composé d'un bac en acier sur pieds mesurant 1,5m de long sur 1,5m de large sur 0,3m d'épaisseur.

Le bac contient 50% d'eau et 50% d'un mélange d'essence et de diesel. Sur ce bac sont placés des tubes métalliques en forme d'arceau servant à simuler la forme d'une voiture. L'intérêt de placer ces tubes est d'une part d'augmenter le volume d'air entre le foyer et la couverture. Le feu dure ainsi plus longtemps et la couverture est soumise à des températures plus élevées pendant une durée plus longue. D'autre part, la couverture doit assurer une étanchéité suffisante avec le sol pour éviter le débordement des flammes. Sans les tubes métalliques, l' étanchéité se ferait trop facilement au niveau du bord du bac et le test se terminerait trop rapidement.

Après mise à feu du bac, on attend environ 20 secondes afin d'atteindre des températures suffisantes, puis on recouvre le foyer avec la couverture. Il y a au début beaucoup de fumées qui passent à travers la couverture, qui n'est pas traversée par des flammes . Le feu est éteint dans un délai d'environ 60 secondes à partir du recouvrement. On retire

la couverture après environ 120 secondes après le recouvrement .

Cet essai est reproduit plusieurs fois avec la même couverture. Les délais d'extinction s'allongent par le fait que le bac et le carburant qu'il contient deviennent de plus en plus chauds .

Une couverture composée de plus d'une couche donne des résultats comparables, pour autant que la porosité requise pour la couverture soit atteinte.

Exemple 2

Une couverture anti-feu composée d'un tissu de fibres de basalte de même origine, même type de tissu, même grammage et même tissage qu'à l'exemple 1 est constituée cette fois de 2 couches semblables. La couverture de dimensions 10m sur 7m et présentant une porosité de 84 l/m 2 .s est utilisée pour éteindre l'incendie d'un véhicule automobile. Il s'agit d'un véhicule de taille compacte avec 5 portes. Bien que le véhicule soit déclassé pour la conduite sur route, il est complet. Les vitres sont abaissées. Le véhicule est aspergé d'environ 40 litres d'un mélange d'essence et diesel, sur la carrosserie, à l'intérieur de l'habitacle, dans le coffre et le compartiment moteur. II y a même un bac contenant plusieurs litres d' hydrocarbures dans l' habitacle .

Le véhicule est mis à feu, puis on attend environ 20 secondes pour que le feu prenne de l'ampleur et l'on couvre la voiture avec la couverture. Le feu est éteint après environ 2 minutes après recouvrement et on retire la couverture après environ 4 minutes après recouvrement.

Cet essai est reproduit plusieurs fois avec la même couverture; les délais d'extinctions s'allongent par le fait que le véhicule devient de plus en plus chaud. Une couverture composée d'un nombre différent de couches donne des résultats comparables, pour autant que la porosité requise pour la couverture soit atteinte.

Exemple 3

Une couverture anti-feu composée d'un tissu de fibres de basalte de même origine que dans les exemples précédents, est constituée de tissu du type TBSr-750, présentant 750g/m 2 et un tissage dit « twill ». La couverture mesure au moins Im de plus que le diamètre d'un récipient et présente une porosité de 95 l/m 2 .s. Elle sera utilisée pour recouvrir ce récipient. Une quantité de plusieurs grammes de sodium métallique est précipitée dans ce récipient contenant plusieurs dizaines de litres d'eau. Au contact de l'eau, le sodium réagit violemment en produisant de la chaleur et de l'hydrogène qui s'enflamme instantanément. Cette situation simule un accident susceptible de se produire dans l'industrie chimique. La couverture est rapidement placée sur le récipient, ce qui permet de sécuriser les environs du récipient. La combustion n'est pas arrêtée immédiatement, mais la porosité de la couverture permet à l'intense chaleur de réaction de se dissiper progressivement dans l'atmosphère, au travers de la couverture. La couverture évite notamment les risques de projections vis-à-vis du personnel présent ou pour le voisinage. Le contrôle de la situation est repris rapidement, sans que l'on assiste à la propagation

Une couverture composée de plus d'une couche donne des résultats comparables, pour autant que la porosité requise pour la couverture soit atteinte.

Exemple 4

Dans cet exemple, on a utilisé une couverture carrée de 90 cm de côté, formée d'un tissu en fibres de verre du type 332-1-KK de Klevers Glasgewebe. La couverture présentait une porosité uniforme de 147 l/m 2 .s (selon la norme ISO 9237.2 (1995) et un grammage égal à 420 g/m 2 (+/- 5%) (selon la norme EN 12127) . La couverture a été utilisée pour éteindre un feu de 3 litres d'huile ménagère chauffée jusqu'à la température d'auto-combustion de ladite huile. Elle se présente dans un bac circulaire de 34,5 cm de diamètre. La couverture a été déployée sur le feu 120 secondes après le démarrage du feu. Le feu s'éteint. Conformément à la norme EN 1869-1997, on retire la couverture 15 minutes après le moment du recouvrement. Aucun réallumage spontané de l'huile (en raison de sa température encore trop élevée) n'est constaté durant au moins les 3 minutes qui suivent l'enlèvement de la couverture. Une couverture composée de plus d'une couche donne des résultats comparables, pour autant que la porosité requise pour la couverture soit atteinte.

Exemple 5

On a utilisé une couverture rectangulaire de 8,70m sur 4,10m, formée d'un tissu en fibres de verre du type 332-1-

KK de Klevers Glasgewebe. La couverture présentait une porosité uniforme de 190 l/m 2 .s (selon la norme ISO 9237.2 (1995) et un grammage égal à 420 g/m 2 (+/- 5%) (selon la norme EN 12127) . La couverture a été utilisée pour éteindre un feu provoqué par l'allumage d'un empilement géométriquement bien ordonné de chevrons de bois sec. Conformément à la norme EN 3-7- 2003, cet empilement fait plusieurs mètres cube et est enflammé au moyen d'un récipient contenant de l'heptane, placé sous l'empilement. La couverture est déployée sur le foyer 8 minutes après l'allumage. On retire la couverture 15 minutes plus tard. Aucune reprise des flammes n'est constatée durant au moins les 3 minutes qui suivent l'enlèvement de la couverture. Une couverture composée de plus d'une couche donne des résultats comparables, pour autant que la porosité requise pour la couverture soit atteinte.

En résumé, l'invention peut être décrite de la façon suivante. Elle concerne une couverture anti-feu composée d'un tissu de fibres en matière minérale incombustible, présentant une porosité comprise entre 50 et 200 litres par mètre carré et par seconde [définie par la norme ISO 9237.2

(1995)], ainsi que son utilisation pour éteindre un feu.

Cette couverture est composée d'une ou plusieurs couches, et la matière minérale peut par exemple comprendre du basalte ou un verre sodo-calcique. Cette couverture permet de traiter divers types de feu par recouvrement.