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Title:
FIRE HYDRANT AND METHOD FOR SECURING A FIRE HYDRANT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2010/146283
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a fire hydrant (10') that includes a hollow body (12'), a main stopper (28) and a maneuvering device (24, 26) for opening or closing the main stopper (28) from the outside. The fire hydrant (10') further includes a free stopper (40) arranged in the hollow body (12') and capable of automatically moving into an opening position when the water pressure in the hollow body (12') is higher upstream than downstream from the free stopper (40), and into a closing position when the water pressure in the hollow body (12') is higher downstream than upstream from the free stopper (40) or when the water flow stops. Characteristically, emergency opening means (60) makes it possible by an external activation to force the passage of the free stopper into the opening position thereof.

Inventors:
MERCIER, Céline (12 rue Saint Gilles, Paris, F-75003, FR)
LOVERA, Maurin (27 rue des Panoyaux, Paris, F-75020, FR)
SOUCHON, Tanguy (3 rue des Fossés Saint Jacques, Paris, F-75005, FR)
COUSIN, Anne-Claire (2 avenue Florentine, Colombes, F-92700, FR)
GUILLAUME, Jean-Paul (35 rue du Maréchal Joffre, Sannois, F-95110, FR)
Application Number:
FR2010/051117
Publication Date:
December 23, 2010
Filing Date:
June 07, 2010
Export Citation:
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Assignee:
VEOLIA EAU - COMPAGNIE GENERALE DES EAUX (52 Rue d'Anjou, Paris, F-75008, FR)
MERCIER, Céline (12 rue Saint Gilles, Paris, F-75003, FR)
LOVERA, Maurin (27 rue des Panoyaux, Paris, F-75020, FR)
SOUCHON, Tanguy (3 rue des Fossés Saint Jacques, Paris, F-75005, FR)
COUSIN, Anne-Claire (2 avenue Florentine, Colombes, F-92700, FR)
GUILLAUME, Jean-Paul (35 rue du Maréchal Joffre, Sannois, F-95110, FR)
International Classes:
F16K17/168; E03B9/16; F16K27/00
Attorney, Agent or Firm:
CARDY, Sophie et al. (CABINET BEAU DE LOMENIE, 158 Rue de l'Université, Paris Cedex 07, F-75340, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Borne d'incendie (10' ; 1100 comprenant

- un corps creux (12'; 112') destiné au passage de l'eau entre un raccordement d'entrée (16; 116) et au moins un orifice de sortie, - un obturateur principal (28; 128), disposé dans le corps creux (12'; 1120 en aval du raccordement d'entrée (16; 116), et autorisant, restreignant ou sectionnant l'écoulement de l'eau au travers du corps creux (12'; 112%

- un dispositif de manœuvre (24, 26; 124, 126) relié à l'obturateur principal (28; 128) et dont la commande permet l'ouverture ou la fermeture de l'obturateur principal (28; 128) depuis l'extérieur, caractérisé en ce qu'elle comporte en outre

- un obturateur libre (40; 140) placé dans le corps creux (12'; 112') de façon indépendante du dispositif de manœuvre (24, 26; 124, 126) et en aval de l'obturateur principal (28; 128), ledit obturateur libre (40; 140) étant apte à passer automatiquement d'une part d'une position de fermeture à une position d'ouverture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux (12'; 112') est plus importante en amont qu'en aval de l'obturateur libre (40; 140) et d'autre part de la position d'ouverture à la position de fermeture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux (12'; 1120 est plus importante en aval qu'en amont de l'obturateur libre (40; 140) ou lorsque l'écoulement de l'eau cesse, et

- des moyens d'ouverture d'urgence (60) permettant, par une activation extérieure, de forcer le passage de l'obturateur libre dans sa position d'ouverture quelle que soit la pression d'eau dans le corps creux (12'; 112').

2. Borne d'incendie (10' ; 110') selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'ouverture d'urgence (60) comprennent un organe de commande (62) relié à une tige de commande

(45 ; 145) sur laquelle est monté l'obturateur libre (28 ; 128) , l'organe de commande (62) étant situé à l'extérieur du corps creux (12'; 1120 et apte à se déplacer sous l'effet d'une percussion depuis une première position inactive vers une deuxième position active dans laquelle la tige de commande (45 ; 145) est remontée et l'obturateur libre est dans sa position d'ouverture.

3. Borne d'incendie (10' ; 110') selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'organe de commande comporte une tête de percussion (62) montée articulée sur un dispositif mécanique de transmission de mouvement (64) relié à Ia tige de commande (45 ; 145) et apte à transformer la descente de la tête de percussion (62) depuis la première position de l'organe de commande, ladite descente résultant de la percussion reçue par la tête de percussion (62), en une remontée de la tige de commande (45 ; 145), ce par quoi l'organe de commande passe dans sa deuxième position et l'obturateur libre (40; 140) est dans sa position d'ouverture.

4. Borne d'incendie (10' ; IW) selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que le dispositif de manœuvre (24, 26; 124, 126) comporte une tige de manœuvre (26 ; 126), en ce que la tige de manœuvre (26 ; 126) et la tige de commande (45 ; 145) sont sensiblement parallèles l'une à l'autre, en ce que la tige de manœuvre est équipée de moyens de blocage (180) empêchant l'activation des moyens d'ouverture d'urgence (60) lorsque l'obturateur principal (28; 128) est fermé et autorisant l'activation des moyens d'ouverture d'urgence (60) lorsque l'obturateur principal (28; 128) est au moins partiellement ouvert. 5. Borne d'incendie (1100 selon 'es revendications 2 et 4, caractérisée en ce que les moyens de blocage (180) comprennent un premier organe de blocage (182) solidaire de la tige de commande (145) et un deuxième organe de blocage (184) monté sur la tige de manœuvre (126) au-dessus du premier organe de blocage (182) de façon à empêcher la remontée de la tige de commande (145) lorsque l'obturateur principal (28; 128) (128) est fermé.

6. Borne d'incendie (10' ; IW) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un témoin visuel (70 ; 170) de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence (60) apte, depuis une position neutre, et après ladite activation extérieure à passer et à rester dans une position visuellement remarquable,

7. Borne d'incendie (10' ; HO1) selon les revendications 2 et 6, caractérisée en ce que ledit témoin visuel est un ergot (70 ; 170) situé à l'aplomb de la tige de commande (45 ; 145), sans liaison avec ladite tige de commande (45 ; 145), et qui passe d'une position abaissée vers une position remontée sous l'effet du contact avec Ia tige de commande (45 ; 145) qui remonte lors de Ia percussion exercée sur l'organe de commande (45 ; 145). 8. Borne d'incendie (HO') selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens de retenue (172 ; 174) aptes à retenir automatiquement Ie témoin visuel (70 ; 170) dans sa position remontée et à être débrayés pour permettre au témoin visuel de redescendre dans sa position abaissée. 9. Borne d'incendie (10' ; 110') selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit obturateur libre (40 ; 140) est un clapet anti-retour

10. Borne d'incendie (10') selon l'une quelconque des revendication précédentes, caractérisée en ce qu'elle forme un poteau d'incendie dans lequel le corps creux (12'; 112^) est un tube colonne et l'obturateur principal (28; 128) est une vanne de pied, le tube colonne comportant une partie inférieure enterrée centrée autour de l'obturateur principal (28; 128), une partie de tube intermédiaire en forme de coude et une partie de tube verticale prolongeant la partie de tube intermédiaire en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure et dans laquelle est monté ledit obturateur libre.

11. Borne d'incendie (1100 selon l'une quelconque des revendications là 9, caractérisée en ce qu'elle forme une bouche d'incendie dans lequel le corps creux (12'; 112') est une chambre enterrée comportant une partie inférieure centrée autour de l'obturateur principal

(28; 128), une partie de tube intermédiaire en forme de coude et une partie de tube supérieure prolongeant la partie de tube intermédiaire en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure et dans laquelle est monté ledit obturateur libre. 12. Borne d'incendie (10' ; 1100 selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un capteur apte, par détection de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence (60) à émettre un signal correspondant.

13. Borne d'incendie (10' ; 110') selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un système de détection de l'ouverture de l'obturateur principal (28; 128) qui est apte à comptabiliser le nombre d'ouvertures dudit obturateur principal (28; 128).

14. Borne d'incendie (10' ; 1100 sen l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un système de détection de la position et du mouvement de l'obturateur libre (40 ; 140). 15. Procédé de sécurisation d'une borne d'incendie (10' ;

110') comprenant

- un corps creux (12'; 112') destiné au passage de l'eau entre un raccordement d'entrée (16; 116) et au moins un orifice de sortie,

- un obturateur principal (28; 128), disposé dans le corps creux (12'; 1120 en aval du raccordement d'entrée (16; 116), et autorisant, limitant ou bloquant l'écoulement de l'eau au travers du corps creux (12'; 112'),

- un dispositif de manœuvre (24, 26; 124, 126) relié à l'obturateur principal (28; 128) et dont la commande permet l'ouverture ou la fermeture de l'obturateur principal (28; 128) depuis l'extérieur, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser les étapes suivantes ;

- équiper le corps creux (12'; 112'), de façon indépendante du dispositif de manœuvre (24, 26; 124, 126) et en aval de l'obturateur principal (28; 128), d'un obturateur libre apte à passer automatiquement d'une part d'une position de fermeture à une position d'ouverture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux (12'; 1120 est plus importante en amont qu'en aval de l'obturateur libre et d'autre part de la position d'ouverture à la position de fermeture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux (12'; 1120 sst plus importante en aval qu'en amont de l'obturateur libre ou lorsque l'écoulement de l'eau cesse, et - fournir et mettre en place des moyens d'ouverture d'urgence (60) permettant, par une activatîon extérieure, de forcer le passage de l'obturateur libre dans sa position d'ouverture quelle que soit la pression d'eau dans le corps creux (12'; 1120-

16, Procédé selon la revendication 15 pour la sécurisation d'un poteau d'incendie (100 dans lequel le corps creux (120 est un tube colonne et l'obturateur principal (28) est une vanne de pied, le tube colonne comportant une partie inférieure (12b) enterrée centrée autour de l'obturateur principal (28), dans lequel on équipe le tube colonne, dans une partie aérienne (120 surmontant la partie inférieure (12b), d'une partie de tube intermédiaire (12c*) en forme de coude et d'une partie de tube verticale (12d') prolongeant la partie de tube intermédiaire (12C^, en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure (12b), et dans laquelle est monté ledit obturateur libre (40).

17. Procédé selon la revendication 15 pour la sécurisation d'une bouche d'incendie (110) dans lequel le corps creux (1120 est une chambre enterrée comportant une partie inférieure (112b) centrée autour de l'obturateur principal (128), dans lequel on équipe la chambre enterrée, dans une partie surmontant la partie inférieure (112b), d'une partie de tube intermédiaire (112c') en forme de coude et d'une partie de tube verticale (112dO prolongeant la partie de tube intermédiaire (112C^n étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure (112b) et dans laquelle est monté ledit obturateur libre (140).

Description:
Borne d'Incendie et procédé de sécurisation d'une borne d'incendie

L'invention concerne une borne d'incendie, à savoir un appareil d'alimentation en eau pour usage de protection incendie ou de délivrance d'eau sur Ia voie publique ou dans un lieu privé. Une telle borne d'incendie peut se présenter sous Ia forme d'un poteau s'élevant verticalement au-dessus du sol, du type de ceux qui sont montés sur les trottoirs, d'une bouche enterrée dans Ie sol ou d'une prise, par exemple installée dans les parties communes d'un immeuble.

Ces équipements de lutte contre l'incendie sont définis dans les normes NF EN 14384 (poteaux d'incendie) et NF EN 14339 (bouches d'incendie enterrées).

Dans la présente demande de brevet, l'expression « borne d'incendie » peut donc désigner un poteau d'incendie ou une bouche d'incendie, mais également une borne de lavage ou encore une borne d'arrosage.

Une telle borne d'incendie comprend essentiellement :

- un corps creux destiné au passage de l'eau entre un raccordement d'entrée et au moins un orifice de sortie,

- un obturateur principal, disposé dans le corps creux en aval du raccordement d'entrée, et autorisant, restreignant ou sectionnant l'écoulement de l'eau au travers du corps creux (ce qui correspond respectivement à une position ouverte, partiellement ouverte et fermée de l'obturateur principal), et

- un dispositif de manœuvre, composé d'une tige et d'un organe de manœuvre, relié à l'obturateur principal et dont la commande permet l'ouverture ou la fermeture de l'obturateur principal depuis l'extérieur.

Cependant, de telles bornes d'incendie ne sont pas protégées contre le phénomène de retour d'eau, à savoir l'inversion du sens normal de circulation d'eau sous l'effet d'une inversion des pressions. Cette situation est susceptible de créer un débit d'eau provenant de l'extérieur du réseau vers le réseau d'alimentation en eau.

Ce phénomène peut par exemple se produire en cas de chute anormale de pression sur le réseau d'alimentation ou en cas de contre- pression venant du réseau utilisateur (refoulement de pompe), ce qui peut conduire respectivement au siphonage d'un réservoir placé en aval ou au refoulement d'un liquide pollué dans le réseau d'alimentation. En conséquence, un problème très sensible rencontré avec une telle borne d'incendie concerne la possibilité relativement aisée d'introduction intentionnelle ou accidentelle, par l'un des orifices de sortie, d'un produit, liquide ou non, susceptible de polluer le réseau d'alimentation en eau potable.

Le document WO 2007/101272 tente de remédier à ces inconvénients en ajoutant, dans un poteau d'incendie, un obturateur libre formant une vanne secondaire, constitué d'un clapet anti-retour placé en aval de la vanne de pied, dans le tube colonne formant le corps creux, à la hauteur de l'orifice de sortie.

Cet obturateur libre constitue un dispositif de contrôle de l'écoulement en provenance de la canalisation reliée au réseau d'alimentation en eau et qui empêche tout retour d'eau dans ladite canalisation. Cependant, cet obturateur libre étant monté autour de la tige de manœuvre et étant commandé automatiquement en ouverture par une pression d'eau suffisante dans le tube colonne, il s'ensuit un risque de blocage de l'obturateur libre dans sa position fermée et ce faisant empêchant la possibilité de délivrer de l'eau, ce qui est particulièrement critique dans le cas d'un poteau d'incendie qui n'assure alors plus la fonction de défense incendie.

L'invention a pour objectif de remédier à ces inconvénients de l'art antérieur en proposant une borne d'incendie équipée d'un moyen de lutte contre les retours d'eau fiable en toute circonstance. A cet effet, selon la présente invention, la borne d'incendie est caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un obturateur libre (secondaire) placé dans le corps creux de façon indépendante du dispositif de manœuvre et en aval de l'obturateur principal, ledit obturateur libre étant apte à passer automatiquement d'une part d'une position de fermeture à une position d'ouverture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux est plus importante en amont qu'en aval de l'obturateur libre et d'autre part de la position d'ouverture à la position de fermeture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux est plus importante en aval qu'en amont de l'obturateur libre ou lorsque l'écoulement de l'eau cesse, et

- des moyens d'ouverture d'urgence permettant, par une activation extérieure, de forcer facilement et rapidement, par déblocage d'urgence,

Ie passage de l'obturateur libre dans sa position d'ouverture quelle que soit la pression d'eau dans le corps creux.

De cette façon, on comprend que grâce à l'invention, l'ouverture de l'obturateur libre n'est plus uniquement commandée par la pression de l'eau dans le corps creux, mais qu'elle peut intervenir à tout moment par une activation extérieure. Ainsi, Ie déblocage d'urgence de l'obturateur libre est par exemple réalisé lors de l'intervention des services de défense incendie, par un pompier qui constaterait que malgré la manœuvre d'ouverture de l'obturateur principal, l'eau ne sortirait pas de la borne d'incendie du fait d'un blocage en position fermée de l'obturateur libre.

Ce faisant, on prévient tout retour d'eau dans le corps creux tout en garantissant la sortie de l'eau au dehors du corps creux (alimentation en eau), le cas échéant, quelle que soit la pression d'eau dans le corps creux.

Selon une disposition préférentielle, les moyens d'ouverture d'urgence comprennent un organe de commande relié à une tige de commande sur laquelle est monté l'obturateur libre, l'organe de commande étant situé à l'extérieur du corps creux et apte à se déplacer sous l'effet d'une percussion depuis une première position inactive vers une deuxième position active dans laquelle la tige de commande est remontée et l'obturateur libre est dans sa position d'ouverture.

Par cette disposition, il est possible de commander très facilement l'ouverture d'urgence mettant l'obturateur libre dans sa position d'ouverture. En effet, exercer une percussion, par exemple avec un outil tel qu'une masse, relève d'une démarche naturelle et rapide, notamment en cas dincendie.

Selon une mise en œuvre possible, l'organe de commande comporte une tête de percussion montée articulée sur un dispositif mécanique de transmission de mouvement relié à la tige de commande et apte à transformer la descente de la tête de percussion depuis la première position de l'organe de commande, ladite descente résultant de la percussion reçue par la tête de percussion, en une remontée de la tige de commande, ce par quoi l'organe de commande passe dans sa deuxième position et l'obturateur libre est dans sa position d'ouverture. A titre d'exemple, la tête de percussion est montée articulée sur la première extrémité d'une bielle pivotante autour d'un axe horizontal, la deuxième extrémité de la bielle étant montée articulée sur la tige de commande. D'autres structures sont bien entendu possibles pour le dispositif mécanique de transmission (au moyen d'engrenages, d'éléments magnétiques....)

La présente invention a également pour objectif de fournir un procédé de sécurisation d'une borne d'incendie permettant d'adapter une borne d'incendie préexistante afin que celle-ci soit étanche aux phénomènes de retour d'eau et puisse délivrer de l'eau en toute fiabilité.

A cet effet, selon la présente invention, on propose un procédé de sécurisation d'une borne d'incendie comprenant

- un corps creux destiné au passage de l'eau entre un raccordement d'entrée et au moins un orifice de sortie, - un obturateur principal, disposé dans le corps creux en aval du raccordement d'entrée, et autorisant, limitant ou bloquant l'écoulement de l'eau au travers du corps creux,

- un dispositif de manœuvre, comportant une tige et un organe de manœuvre, relié à l'obturateur principal et dont la commande permet l'ouverture ou la fermeture de l'obturateur principal depuis l'extérieur, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser les étapes suivantes :

- équiper le corps creux, de façon indépendante du dispositif de manœuvre et en aval de l'obturateur principal, d'un obturateur libre apte à passer automatiquement d'une part d'une position de fermeture à une position d'ouverture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux est plus importante en amont qu'en aval de l'obturateur libre et d'autre part de la position d'ouverture à la position de fermeture lorsque la pression de l'eau dans le corps creux est plus importante en aval qu'en amont de l'obturateur libre ou lorsque l'écoulement de l'eau cesse, et - fournir et mettre en place des moyens d'ouverture d'urgence permettant, par une activation extérieure, de forcer le passage de l'obturateur libre dans sa position d'ouverture quelle que soit la pression d'eau dans le corps creux.

D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront à la lecture de la description suivante faite à titre d'exemple et en référence aux dessins annexés dans lesquels : - les figures 1 et IA représentent, en coupe un poteau d'incendie de l'art antérieur, respectivement de type « non choc » et de type « choc »,

- la figure 2 représente, en coupe, une bouche d'incendie de l'art antérieur,

- la figure 3 est une vue en coupe d'un poteau dincendie modifié selon un premier mode de réalisation de l'invention, en position de fermeture,

- la figure 3Â est une vue agrandie du détail HIA de Ia figure 3,

- les figures 4 et 4A sont respectivement similaires aux figures 3 et 3A avec le poteau d'incendie en position d'ouverture normale,

- les figures 5 et 5Â sont respectivement similaires aux figures 3 et 3A avec Ie poteau d'incendie en position d'ouverture d'urgence, après déblocage de l'obturateur libre,

- la figure 6 est une vue en coupe d'une bouche d'incendie modifiée selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, en position de fermeture,

- la figure 6A est une vue agrandie du détail VIA de la figure 6,

- les figures 7 et 7A sont respectivement similaires aux figures 6 et 6A avec la bouche d'incendie en position d'ouverture normale, et

- les figures 8 et 8A sont respectivement similaires aux figures 3 et 3A avec la bouche d'incendie en position d'ouverture d'urgence, après déblocage de l'obturateur libre.

Sur les figures 1 et IA, un poteau d'incendie 10 de l'état de l'art est illustré. Un tel poteau d'incendie 10 comporte un corps creux 12 vertical (tube colonne) et, en amont du corps creux 12, un raccordement d'entrée 16 en forme de coude permettant le passage de l'eau depuis une canalisation 14 du réseau d'eau, vers un ou plusieurs orifice de sortie délimité(s) par une buse 18 qui est refermée par un bouchon amovible 20.

Ce corps creux 12 se compose d'une partie supérieure 12a aérienne dépassant du sol S, et d'une partie inférieure enterrée 12b, qui sont attachées l'une à l'autre par des brides de raccordement situées sensiblement au niveau de la surface du sol S.

La partie supérieure 12a est refermée par un capot 22 duquel fait saillie un carré de manœuvre, ou plus généralement un organe de manœuvre 24, formant l'extrémité libre d'une tige de manœuvre 26 qui s'étend tout le long du corps creux.

L'autre extrémité (inférieure) de la tige de manœuvre 26 porte l'obturateur principal 28 (vanne de pied) qui coopère avec un siège principal 30, équipé d'un joint 32 et formé dans la partie inférieure 12b du corps creux 12.

La partie supérieure de la tige de manœuvre 26 est filetée et coopère avec un alésage porté par un chapeau 34 qui obture l'extrémité supérieure du corps creux 12.

De façon classique, la commande de la tige de manœuvre 26 par mise en rotation de l'organe de manœuvre 24 permet de faire monter

(ou descendre) l'obturateur principal 28 d'où l'ouverture (ou la fermeture) du passage de l'eau dans le corps creux 12. De cette façon, du fait du retrait préalable du bouchon 20, la sortie de l'eau sous pression s'effectue par l'orifice de sortie auquel un tuyau, notamment un tuyau à incendie, aura été au préalable raccordé.

Dans le cas de la figure 1, la tige de manœuvre 26 est en une seule pièce (poteau d'incendie de type « non choc ») tandis que dans le cas de la figure Ik, la tige de manœuvre 26 est formée d'une partie supérieure 26a et d'une partie inférieure 26b séparables l'une de l'autre sensiblement au niveau de la surface du sol S.

Dans le cas d'une bouche à incendie 110 enterrée de l'état de l'art (figure 2), on retrouve essentiellement les mêmes éléments avec les différences suivantes (lorsque les éléments comparables à ceux du poteau d'incendie 10 préalablement décrit sont mentionnés, les signes de référence utilisés sont augmentées d'une valeur 100).

Le corps creux 112 est réalisé en une seule pièce et délimite une unique chambre enterrée dans le sol S, logeant la tige de manœuvre

126 et dont la partie supérieure 112a est évasée en direction de l'orifice de sortie délimité par une buse 118 dirigée verticalement et apte à être refermée par un bouchon amovible (non représenté). Il n'y a donc pas forcément de montage par brides de raccordement entre la partie supérieure 112a et Ia partie inférieure 112b,

L'agencement de la partie inférieure 112b du corps creux 112 est similaire à celui du corps creux 12 du poteau d'incendie préalablement décrit ; un raccordement d'entrée 116 relie l'extrémité inférieure du corps creux 112 à une canalisation du réseau d'eau 114 ; l'extrémité inférieure de la tige de manœuvre 126 porte l'obturateur principal 128 (vanne de pied) qui coopère avec un siège principal 130, équipé d'un joint 132, et formé dans la partie inférieure 112b du corps creux 112. La buse 118 est placée à Ia même hauteur que le chapeau 134, sous la surface du sol S, la buse 118 et le chapeau 134 constituant une paroi supérieure refermant le corps creux 112. Un bouchon amovible (non représenté) est apte à refermer l'ouverture de sortie de la buse 118. Une plaque de fermeture 136 amovible affleure avec la surface du sol S et recouvre, en les protégeant, la buse 118 et l'organe (le carré) de manœuvre 124 permettant la commande de la tige de manœuvre 126.

On se reporte maintenant à la figure 3 illustrant un premier mode de réalisation de l'invention appliqué à un poteau d'incendie modifié 10'. La partie enterrée du poteau 10' est inchangée par rapport au poteau 10 de la figure IA : cela concerne le raccordement d'entrée 16, la partie inférieure 12b du corps creux 12, ce qu'elle contient (partie inférieure 26b de la tige de manœuvre 26, obturateur principal 28, siège principal 30 et joint 32), et la canalisation 14 disposée en amont du poteau 10'.

Si le poteau d'incendie modifié 10' est formé à partir d'un poteau d'incendie 10 de type « non choc » conforma à la figure 1, il est alors nécessaire de remplacer la tige de manœuvre 26.

La partie aérienne du poteau 10' comporte une partie supérieure 12a' du corps creux 12' avec une déviation du passage de l'eau : une partie de tube intermédiaire 12c' en forme de coude permet de prolonger la partie inférieure 12b du corps creux 12, depuis le montage par brides de raccordement, et est prolongée au-dessus par une partie de tube verticale 12d' prolongeant la partie de tube intermédiaire 12c', en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure 12b. Sur les figures 3 à 5, la partie de tube intermédiaire 12c' et Ia partie de tube verticale 12d' sont solidaires de Ia buse 18 (qui permet la sortie de l'eau après son passage dans Ia partie de tube verticale 12d') et d'une partie de tube de protection 12e'.

Cette partie de tube de protection 12e' entoure Ie tronçon supérieur de la tige de commande 26, en étant séparé du passage de l'eau par la paroi de la partie de tube intermédiaire 12c' (qui comporte une ouverture avec joint pour Ie passage de la tige de manœuvre 26).

Selon l'invention, un obturateur libre 40 est placé dans Ia partie de tube verticale 12d', de façon indépendante et séparée par rapport à Ia tige de manœuvre 26. Cet obturateur libre 40 est constitué d'un clapet anti-retour qui s'ouvre sous Ia pression de l'eau dans la partie supérieure 12a' du corps creux 12' et qui se referme automatiquement grâce à des moyens de rappel.

L'obturateur libre 40 peut être notamment un clapet anti-retour de type « EA », « EC » ou « HA » au sens de Ia norme NF EN 1717. On veillera à ce que Ie choix de l'obturateur libre 40 respecte les normes hydrauliques de la borne d'incendie concernée.

La partie supérieure 12a' du corps creux 12' est représentée schématiquement sur les figures 3 à 5 et peut présenter de multiples configurations, notamment pour permettre d'assurer la vérification et la maintenance de l'obturateur libre 40.

Dans Ie cas du premier mode de réalisation illustré sur les figures 3 à 5, l'obturateur libre 40 est agencé de la façon suivante (voir les figures 3A, 4Â et 5A): le corps 42 de l'obturateur est monté à l'extrémité inférieure d'une tige de guidage 44 dont le tronçon supérieur est logé de façon libre dans une tige de commande creuse 45. Les moyens de rappel sont constitués d'un ressort hélicoïdal de compression 46 entourant la tige de guidage 44, depuis le dessus du corps 42. L'extrémité supérieure du ressort 46 est logée dans une cloche 48 ouverte dans sa paroi supérieure (ouverture 48a) pour Ia fixation de l'extrémité inférieure 45a de Ia tige de commande 45 et permettre le passage de la tige de guidage 44. Le rebord inférieur 48b de la cloche 48 est retenu à l'intérieur d'une griffe 50 en forme de coupe renversée. La cloche 48 et Ia griffe 50 sont mobiles en translation l'une par rapport à l'autre, une ouverture 50a pratiquée dans la paroi supérieure de la griffe 50 permettant le passage de la partie inférieure de la cloche 48. La force exercée par Ie ressort 46 tendant à pousser Ia cloche 48 vers Ie haut et Ie corps 42 de clapet jusqu'à l'assise du corps 42 sur le siège 52. Le rebord inférieur 50b de Ia griffe 50 est fixé au dessus du corps 42 de l'obturateur 40.

En position de fermeture de l'obturateur libre 40, le corps 42 est en appui sur un siège 52 formé sur la face interne de la paroi de la partie de tube verticale i2d' du corps creux 12, avec interposition éventuelle d'un joint annulaire monté à la périphérie du corps 42 de l'obturateur libre 40 ou sur le siège 52.

De cette façon, lorsque, après ouverture de l'obturateur principal 28 par mise en rotation de l'organe de manœuvre 24, la pression de l'eau dans la partie de tube verticale 12d' du corps creux 12 dépasse la force de rappel du ressort 46, l'obturateur libre 40 passe automatiquement de sa position de fermeture (figure 3A) à sa position d'ouverture (figure 4A) par le fait que le corps 42 se soulève, que le ressort 46 se comprime, que la cloche 48 coulisse dans la griffe 50 (voir les figures 4 et 4A), et que la tige de guidage 44 se déplace par coulîssement en remontant dans la tige de commande 45 qui reste immobile.

Au contraire, lorsque la pression de l'eau dans la partie de tube verticale 12d' du corps creux 12 diminue et devient plus faible que la force de rappel du ressort 46, l'obturateur libre 40 passe de sa position d'ouverture à sa position de fermeture.

Il est donc possible, par sélection préalable de la dureté du ressort 46, de modifier la valeur minimale de pression de l'eau dans le corps creux 12 qui entraîne l'ouverture de l'obturateur libre 40.

Ainsi, dans le premier mode de réalisation, la borne d'incendie forme un poteau d'incendie 10' dans lequel le corps creux 12' est un tube colonne et l'obturateur principal 28 est une vanne de pied, le tube colonne comportant une partie inférieure 12b enterrée centrée autour de l'obturateur principal 28, une partie de tube intermédiaire 12c' en forme de coude et une partie de tube verticale 12d' prolongeant la partie de tube intermédiaire 12c' en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure 12b et dans laquelle est monté ledit obturateur libre 40.

On va maintenant décrire les moyens d'ouverture d'urgence 60 qui vont permettre, selon l'invention, de débloquer l'obturateur libre, s'il advenait un blocage de ce dernier (par exemple Ie corps 42 qui reste collé sur le siège 52) empêchant son ouverture. Un organe de commande, formé d'une tête de percussion 62, est monté coulissant dans une ouverture 22a' du capot 22' qui referme Ia partie supérieure 12a' du corps creux 12, Ia partie supérieure élargie de Ia tête de percussion 62 faisant saillie à l'extérieur. L'extrémité inférieure de Ia tête de percussion 62 est apte à venir en contact avec Ia première extrémité 64a d'une bielle 64 pivotante autour d'un axe horizontal 66 monté dans une ouverture du chapeau 34'. La deuxième extrémité 64b de Ia bielle 64 est articulée sur l'extrémité supérieure 45b de Ia tige de commande 45.

De cette façon, comme on Ie voit sur les figures 5 et 5A, grâce à Ia bielle 64 qui forme un bras de levier, par une simple percussion exercée sur la partie supérieure élargie de la tête de percussion 62 (flèche 63), Ie mouvement descendant de la tête de percussion 62 se transforme en un mouvement ascendant de la tige de commande 45, ce qui entraîne la remontée de la cloche 48 puis, lorsque Ie rebord 48b de Ia cloche est arrivé en butée contre la paroi supérieure ouverte de la griffe 50, la remontée de la cloche 50 et du corps 42 qui lui est attaché. La remontée du corps 42 correspond à l'ouverture mécanique de l'obturateur 40 (le ressort 46 n'est pas comprimé). Dans ce cas, en présence d'une pression d'eau suffisante dans le corps creux 12, l'obturateur libre 40 reste ouvert et autorise Ia sortie de l'eau par la buse 18, immédiatement à Ia fin de l'opération de percussion.

Par ailleurs, ces moyens d'ouverture d'urgence 60 autorisent la fermeture automatique de l'obturateur libre 40 lorsque Ia pression d'eau diminue ou que l'écoulement d'eau cesse dans Ia partie supérieure 12a' (par exemple après fermeture de l'obturateur principal 28), En effet, le poids de l'obturateur libre 40 tend à refermer ce dernier. En outre, on prévoit avantageusement, et ce afin de compenser au moins les forces de frottement retenant l'obturateur libre 40, l'utilisation d'un système de rappel 68 comprenant (voir tes figures 3A, 4A et 5A) un ressort de compression tendant à ramener Ia première extrémité 64a de la bielle 64 vers le haut, ce qui entraîne Ia deuxième extrémité 64b de Ia bielle 64 et Ie corps 42 vers Ie bas afin de refermer de manière étanche l'obturateur libre 40. Alternativement, on peut prévoir un contrepoids (cas de figure non représenté) placé dans le prolongement de la deuxième extrémité 64b de la bielle 64. Ainsi, on comprend que le déblocage d'urgence de l'obturateur libre 40 ne nécessite pas d'outillage particulier, tout objet permettant la frappe étant utilisable,

II est également possible d'utiliser d'autres types de moyens d'ouverture d'urgence 60, que ces derniers fonctionnent par transmission d'un mouvement descendant en un mouvement ascendant de la tige de commande 45, ou bien selon d'autres dispositions ; commande directe de la remontée de la tige de commande 45, par un système à crémaillère, par un système hydraulique et/ou pneumatique et/ou électronique et/ou magnétique..,.

Afin de pouvoir déceler toute utilisation intempestive de ces moyens d'ouverture d'urgence 60, et assurer notamment ainsi une meilleure maintenance de ces derniers, on utilise un témoin visuel 70 de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60 apte, depuis une position neutre, et après ladite activation extérieure (frappe sur la tête de percussion) à passer et à rester dans une position visuellement remarquable.

Dans le cas du premier mode de réalisation visible sur les figures 3 à 5, le témoin visuel est constitué d'un ergot témoin 70 logé dans un logement 22b' du capot 22', cet ergot témoin 70 étant surmonté d'un opercule 72 refermant le logement 22b' et apte à être brisé lorsque l'ergot 70 remonte depuis sa position initiale neutre, abaissée. Cette remontée intervient par une poussée ascendante de la tige de commande 45, située dans le prolongement vertical de l'ergot 70, lors de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60.

Ainsi, la remontée de l'ergot 70 rendant ce dernier saillant, il perdure une indication visuelle de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60, également par le fait que l'opercule 72 a été définitivement brisé (un opercule 72 de couleur très remarquable visuellement peut être utilisé).

Ainsi, selon le premier mode de réalisation de la présente invention, on propose d'adapter un poteau d'incendie 10 de l'art antérieur dans lequel le corps creux 12 est un tube colonne et l'obturateur principal 28 est une vanne de pied, le tube colonne comportant une partie inférieure 12b enterrée centrée autour de l'obturateur principal 28, par un procédé de sécurisation dans lequel on équipe Ie tube colonne, dans une partie aérienne 12' surmontant Ia partie inférieure 12b, d'une partie de tube intermédiaire 12c' en forme de coude et d'une partie de tube verticale 12d' prolongeant Ia partie de tube intermédiaire 12c', en étant parallèle et décalée par rapport à Ia partie inférieure 12b, et dans laquelle est monté ledit obturateur libre 40.

On va maintenant décrire, en relation avec les figures 6 à 8 et 6Â à 8Â, Ie deuxième mode de réalisation de l'invention qui a été mis en œuvre pour une bouche à incendie modifiée 110'.

La partie inférieure 112b du corps creux 112 est inchangée par rapport à la bouche 110 de la figure 2, que ce soit le raccordement d'entrée 116, ce que cette partie inférieure 112b contient (tige de manœuvre 126, obturateur principal 128, siège principal 130 et joint 132), et la canalisation 114 disposée en amont de la bouche 110'.

La partie supérieure 112a' du corps creux 112' de Ia bouche modifiée 110' comporte une déviation du passage de l'eau : une partie de tube intermédiaire 112c' en forme de coude permet de prolonger la partie inférieure 12b du corps creux 12 en déviant Ie circuit de l'eau par côté de la tige de manœuvre 126. Cette partie de tube intermédiaire 112c' est prolongée au-dessus par une partie de tube verticale 112d' qui s'évase vers le haut, en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure 112b s'agissant de Ia direction d'écoulement de l'eau. Sur les figures 6 à 8, la partie de tube intermédiaire 112c' et la partie de tube verticale 112d' sont solidaires de la buse 118 (qui permet la sortie de l'eau après son passage dans la partie supérieure IHdO et d'une partie de tube de protection 112e'. Cette partie de tube de protection 112e' entoure le tronçon supérieur de la tige de commande 126, en étant séparé du passage de l'eau par la paroi de la partie de tube intermédiaire 112c' (qui comporte une ouverture avec joint pour Ie passage de la tige de manœuvre 126). Selon l'invention, un obturateur libre 140 est placé dans la partie de tube verticale 112d', de façon indépendante et séparée par rapport à la tige de manœuvre 126. Cet obturateur libre 140 est constitué d'un clapet anti-retour qui s'ouvre sous Ia pression de l'eau dans la partie supérieure 112a' du corps creux 112' et qui se referme automatiquement grâce à des moyens de rappel. Dans le cas du deuxième mode de réalisation illustré sur les figures 6 à 8, l'obturateur libre 140 constitue également un clapet antiretour, qui présente une autre structure que celle de l'obturateur libre 40 qui a été précédemment décrit en relation avec Ie premier mode de réalisation.

L'obturateur libre 140 comporte un corps 142 formé d'un disque monté à l'extrémité inférieure d'une tige de guidage 144 dont l'extrémité supérieure 144a élargie est logée librement dans une cage 148 présentant une unique ouverture 148 dans sa paroi inférieure, et ce pour permettre Ie passage de la tige de guidage 144, tout en retenant l'extrémité supérieure 144a élargie de la tige de guidage 144. La cage 148 est solidaire de l'extrémité inférieure 145a d'une tige de commande 145. Au-dessus du corps 142 et en-dessous de la cage 148, est disposée une collerette 150 qui est montée de façon fixe dans une portion inférieure de la partie de tube verticale 112d'. A cet effet, des brides d'attache 150a permettent le montage de la collerette 150 annulaire sur la paroi de la partie de tube verticale 112d' du corps creux 112', tout en autorisant le contournement de la collerette 150 par l'eau circulant dans le corps creux 112'. La collerette 150 s'élargit dans sa partie inférieure 150b dont le bord 150c présente un diamètre inférieur ou égal à celui du corps 142. Le corps 142 vient naturellement en appui contre le bord 150c grâce à un ressort hélicoïdal de compression 146 monté autour de la tige de guidage 144 traversant la collerette 150, et prenant appui sur le corps 142 et sur une plaque de retenue 15Od en forme de disque fixée à l'intérieur de la partie inférieure 150b de la collerette 150 et ouverte en son centre pour le passage de la tige de guidage 144.

Au repos (figures 6 et 6A), le ressort 146 contraint le corps 142 à venir en appui étanche contre un siège 152 formé dans la paroi de la portion inférieure de la partie de tube verticale 112d', tandis que l'extrémité supérieure élargie 144a de la tige de guidage est positionnée en bas de la cage 148. C'est la position de fermeture de l'obturateur libre 140. De façon classique, comme pour l'obturateur libre 40 du premier mode de réalisation, l'étanchéité est réalisée au moyen d'un élément d'étanchéité, de préférence souple, placé sur le corps 142 et/ou sur le siège 152 (par exempte Ie corps 142 est formé d'un disque en élastomère ou un disque bordé d'un joint en élastomère). Après ouverture de l'obturateur principal 128 par mise en rotation de l'organe de manœuvre 124, Ia pression de l'eau arrivant depuis Ia partie de tube intermédiaire 112c' du corps creux 112' dépasse Ia force de rappel du ressort 146, l'obturateur libre 140 passe de sa position de fermeture à sa position d'ouverture par Ie fait que le corps 142 se soulève, que le ressort 146 se comprime (voir les figures 7 et 7A), que Ia tige de guidage 144 se déplace par coulissement en remontant dans Ia cage 148 jusqu'à ce que l'extrémité supérieure élargie 144a de Ia tige de guidage se positionne en haut de Ia cage 148 qui n'a alors pas bougé. Au contraire, lorsque Ia pression de l'eau dans Ie corps creux

112' diminue et devient plus faible que Ia force de rappel du ressort 146, l'obturateur libre 140 passe de sa position d'ouverture à sa position de fermeture (la tige de guidage 144 descend jusqu'à ce que Ie corps 142 vienne en assise sur le siège 152, d'où un contact étanche). Ainsi, dans le deuxième mode de réalisation, Ia borne d'incendie forme une bouche d'incendie 110' dans lequel le corps creux 112' est une chambre enterrée comportant une partie inférieure 112a' centrée autour de l'obturateur principal 128, une partie de tube intermédiaire 112c' en forme de coude et une partie de tube verticale 112d' prolongeant la partie de tube intermédiaire 112c' en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure 112b' et dans laquelle est monté ledit obturateur libre 140.

Comme on Ie voit sur les figures 6 à 8, on retrouve des moyens d'ouverture d'urgence 60 similaires à ceux décrits précédemment en relation avec Ie premier mode de réalisation : une tête de percussion 62 permet, après retrait de Ia plaque de fermeture 136, et par une frappe extérieure (flèche 63 sur Ia figure 8A), de faire pivoter Ia bielle 64 autour de son axe horizontal 66 par descente de la première extrémité 64a de la bielle et simultanément remontée de Ia deuxième extrémité 64b de Ia bielle 64 qui est attachée à l'extrémité supérieure 145b de Ia tige de commande 145.

Ainsi, comme il apparaît sur les figures 8 et 8A, l'activation extérieure des moyens d'ouverture d'urgence 60 permet en faisant remonter Ia tige de commande 145, de remonter la cage 148, puis Ia tige de guidage 144 après que son extrémité supérieure élargie 144a soit venue en butée sur la paroi inférieure entourant l'ouverture 148a de la cage 148, d'où il s'ensuit la mise en compression du ressort hélicoïdal 146 et Ia remontée du corps 142, ce qui ouvre l'obturateur libre 140.

Ces moyens d'ouverture d'urgence 60 autorisent également la fermeture automatique de l'obturateur libre 40 lorsque la pression d'eau diminue ou que l'écoulement d'eau cesse dans la partie supérieure 112a'

(par exemple après fermeture de l'obturateur principal 28), et ceci de préférence grâce à un système de rappel 68 (un ressort spiral, monté autour de l'axe 66 de la bielle 64, a été utilisé sur les figures 6 à 8) tendant à faire remonter la première extrémité 64a de la bielle 64 vers le haut

Dans le cadre du deuxième mode de réalisation, on a prévu un système permettant d'empêcher d'activer les moyens d'ouverture d'urgence 60 si l'obturateur principal 128 n'est pas au moins partiellement ouvert. A cet effet, comme il apparaît sur les figures 6 et 7, la tige de manœuvre 126 et la tige de commande 145 sont sensiblement parallèles l'une à l'autre, la tige de manœuvre 145 est équipée de moyens de blocage 180 empêchant l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60 lorsque l'obturateur principal 128 est fermé et autorisant l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60 lorsque l'obturateur principal 128 est au moins partiellement ouvert.

Plus précisément, on prévoit que les moyens de blocage 180 comprennent :

- un premier organe de blocage 182 solidaire de la tige de commande 145 (sous la forme d'une tige de blocage s'étendant sensiblement horizontalement depuis la tige de commande en direction de la tige de manœuvre 126) et

- un deuxième organe de blocage 184 monté sur la tige de manœuvre 126 (par exemple sous la forme d'une couronne entourant la tige de manœuvre 126),

Le deuxième organe de blocage 184 est placé au-dessus du premier organe de blocage 182 de façon à bloquer ce dernier et à empêcher la remontée de la tige de commande 145 lorsque l'obturateur principal 128 est fermé. De cette façon, comme il apparaît sur les figures 7 et 8, après quelques tours de rotation de la tige de manœuvre 126, le deuxième organe de blocage 184 est suffisamment remonté pour autoriser un déplacement vertical du premier organe de blocage 182 et une remontée de la tige de commande sur une distance suffisante pour ouvrir l'obturateur libre 140 par séparation du corps 142 de son siège 152, Des moyens de blocage identiques ou similaires aux moyens de blocage 180 précédemment décrits peuvent bien entendu être prévus sur le poteau d'incendie 10' du premier mode de réalisation représenté sur les figures 3 à 5.

Dans le cadre du deuxième mode de réalisation, on a également prévu, comme dans le cas du premier mode de réalisation, un témoin visuel de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60.

A cet effet, ledit témoin visuel est également un ergot 170 situé à l'aplomb de la tige de commande 145, sans liaison avec ladite tige de commande 145, et qui passe d'une position abaissée (figures 6 et 7) vers une position remontée (figure 8) sous l'effet du contact avec la tige de commande 145 qui remonte lors de la percussion (flèche 63) exercée sur l'organe de commande 62.

Dans le cadre du deuxième mode de réalisation, on a en outre prévu des moyens de retenue (172, 174) aptes à retenir automatiquement le témoin visuel (ergot 170) dans sa position remontée et à être débrayés (lors d'une opération de maintenance de la borne d'incendie) pour permettre au témoin visuel (ergot 170) de redescendre dans sa position abaissée.

Comme il apparaît sur les figures 7 et 8, les moyens de retenue comprennent par exemple une encoche 172 latérale dans l'ergot 172 qui est apte à coopérer, dans sa position remontée (figure 8A), avec l'extrémité libre d'une lame métallique 174 : il faut alors retirer manuellement la lame métallique 174 hors de l'encoche 172 pour autoriser l'ergot 172 à redescendre. Ainsi, selon le deuxième mode de réalisation de la présente invention, on propose d'adapter une bouche d'incendie 110 de l'art antérieur dans lequel le corps creux 112 est une chambre enterrée comportant une partie inférieure 112b enterrée centrée autour de l'obturateur principal 128, par un procédé de sécurisation dans lequel on équipe la chambre enterrée, dans une partie surmontant la partie inférieure 112b, d'une partie de tube intermédiaire 112c' en forme de coude et d'une partie de tube verticale 112d' prolongeant la partie de tube intermédiaire 112c' en étant parallèle et décalée par rapport à la partie inférieure (112b) et dans laquelle est monté ledit obturateur libre 140 .

On comprend de la description qui précède des deux modes de réalisation donnés à titre d'exemple que la maintenance et le remplacement éventuel autant de l'obturateur libre 40, 140 que des éléments constituant les moyens d'ouverture d'urgence 60, 160 est grandement facilité par le fait qu'ils se trouvent dans la partie supérieure de la borne d'incendie (poteau 10' ou bouche 110'). Par ailleurs, comme on le voit sur les figures 3 à 8, on prévoit avantageusement d'équiper l'obturateur libre 40, 140 d'une vidange antigel analogue à celle de l'obturateur principal 28, 128.

Il est à noter que le capot 22' du premier mode de réalisation ou la plaque de fermeture 136 du deuxième mode de réalisation constituent un cache entourant au moins partiellement le dispositif de manœuvre (24,26 ou 124, 126) et les moyens d'ouverture d'urgence (60).

De façon complémentaire et optionnelle, il est possible de prévoir en outre dans la borne d'incendie selon l'invention (poteau 10' ou bouche 110') un système de détection (non représenté) de l'ouverture de l'obturateur principal qui est apte à comptabiliser le nombre d'ouvertures dudit obturateur principal.

Ce système de détection comporte par exemple un compte- tours (non représenté) qui comptabilise le nombre d'ouvertures et de fermetures de l'obturateur principal 28 ou 128, à savoir le nombre de fois où l'organe de manœuvre 24 ou 124 a été manipulé dans le sens de l'ouverture et de la fermeture, en particulier par la mise en rotation de la tige de manœuvre 26 ou 126. Ce compte tours peut être placé sur la tige de manœuvre 26 ou 126, dans la partie de tube de protection 12d' ou 112d' formant un espace sec du corps creux 12' ou 112'.

Ce système de détection peut être associé à un système horodateur, pour permettre d'enregistrer le degré et le temps d'ouverture de l'obturateur principal 28 ou 128.

De façon complémentaire et optionnelle, il est possible de prévoir en outre dans la borne dincendie selon l'invention (poteau 10' ou bouche 1100 un système de détection (non représenté) de la position et du mouvement de l'obturateur libre 40 ou 140.

Ce système de détection a pour objectif de mesurer Ie sens et Ia vitesse de déplacement de l'obturateur libre 40 ou 140 afin d'en déduire son mode d'ouverture et de fermeture. En effet, un mouvement ascendant correspond à une ouverture et un mouvement descendant correspond à une fermeture. Par ailleurs la vitesse de déplacement de l'obturateur libre 40 ou 140 donne également un renseignement sur son fonctionnement; un mouvement lent correspond à un fonctionnement normal, une remontée rapide signifie une activation des moyens d'ouverture d'urgence tandis qu'une descente rapide reflète l'activation de la fonction anti-retour suite à une contre-pression et ce afin d'empêcher tout retour d'eau dans la canalisation reliée par exemple au réseau d'alimentation en eau. Ce système de détection comporte par exemple un premier capteur de position placé sur la tige de commande 45 et, en regard, au moins deux capteurs de position placés sur la face interne de la partie de tube verticale 12d' ou 112d' du tube creux 12' ou 112' et aptes à coopérer avec le premier capteur (ces capteurs pouvant fonctionner selon différentes techniques et en particulier de façon optique, magnétique, électromagnétique ou par ultrasons).

II est également possible de prévoir des moyens de radio et/ou télétransmission (non représentés) capable de transférer à distance, vers une centrale de surveillance, les données du système de détection de l'ouverture de l'obturateur principal (compte-tours) et/ou les données du système de détection du mouvement de l'obturateur libre et/ou le signalement de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence (relève de l'ergot 70 ou 170).

Dans ce dernier cas, on prévoit que la borne d'incendie comporte en outre un capteur apte, par détection de l'activation des moyens d'ouverture d'urgence 60 à émettre un signal correspondant, qui peut être télétransmis

II est à noter que toutes les particularités présentées en relation avec le premier mode de réalisation concernant Ie poteau d'incendie sont adaptables au deuxième mode de réalisation concernant une bouche d'incendie et inversement.