| JP02131926 | MANUFACTURE OF RESIN TUBE |
| JP01061203 | MANUFACTURE OF CYLINDRICAL RING |
| JP2005161587 | REFRACTORY JACKET PIPE MANUFACTURING APPARATUS |
COHNEN, Emil (85 Meyerode, Amel, Amel, B-4770, BE)
COHNEN, Emil (85 Meyerode, Amel, Amel, B-4770, BE)
REVENDICATIONS
1. Bride (6) en béton, rigide, annulaire, destinée à faire partie d'un corps (1) creux rigide autoportant de grande dimension destiné à la réalisation de constructions (2) comprenant une paroi mince (4) de forme générale cylindrique en un matériau d'enrobage et de résistance à base de béton armé par des fibres et deux de telles brides (6) d'extrémité dirigées vers l'extérieur, caractérisée en ce qu'elle comporte :
- d'une part une partie principale (9) en forme générale de cylindre creux aplati ayant des moyens (15) de fixation en forme de trous aptes à coopérer avec des organes (16) de fixation par boulonnage ou vissage, et
- d'autre part un talon (10), s 'étendant en direction axiale à partir d'une face transversale (11) de la partie principale (9), d'encombrement radial intérieur identique ou voisin de l'encombrement radial intérieur de la partie principale (9), d'encombrement radial extérieur réduit comparativement à l'encombrement radial extérieur de la partie principale (9), dont l'épaisseur annulaire est décroissante depuis la face transversale (11) de la partie principale (9) depuis laquelle il s'étend jusque vers son extrémité libre opposée (14), et dont la face extérieure est pourvue de reliefs d'accrochage de matériau d'enrobage et de résistance à base de béton armé par des fibres.
2. Bride selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les trous des moyens (15) de fixation des brides (6) sont oblongs et forment ainsi des moyens de réglage en position.
3. Procédé de fabrication d'un corps (1) creux rigide autoportant de grande dimension destiné à la réalisation de constructions (2) comprenant deux brides d'extrémité (6) dirigées vers l'extérieur et une paroi mince (4) de forme générale cylindrique par rapport à un axe (5) en un matériau d'enrobage et de résistance à base de béton armé par des fibres, dans lequel :
- on dispose d'un mandrin (31) formant gabarit interne pour le corps (1) creux, de brides (6), de fibres continues et de matériau d'enrobage et de résistance à base de béton apte à être déposé à l'état fluide puis de durcir,
- on place sur une table (38) apte à être entraînée à pivotement autour de son axe vertical, le mandrin (31) avec son axe vertical ou sensiblement vertical, une bride inférieure (6a) autour du mandrin (31) vers sa partie inférieure et une bride supérieure (6b) autour du mandrin (31) vers sa partie supérieure (40),
- on entraîne la table (38) à rotation, le mandrin (31) et les brides (6a, 6b) et on enroule les fibres autour du mandrin (31) avec le matériau d'enrobage et de résistance en formant le nombre de couches souhaité pour l'épaisseur désirée,
- et on extrait du mandrin (31) le corps (1) ainsi réalisé, caractérisé par le fait - on dispose de brides d'extrémité (6) selon l'une quelconque des revendications 1 et 2
- on dispose d'un mandrin (31) comportant une face extérieure (32) à adhésion réduite ou on revêt ladite surface extérieure (32) d'une matière antiadhésive ou on dispose d'un mandrin déformable dans une petite course entre un état expansé pour la réalisation du corps (1) creux et un état rétracté, - on place la bride inférieure (6a) sur la table (38) en la bloquant en position par rapport à celle-ci et on suspend la bride supérieure (6b) à la partie supérieure (40) du mandrin (31), un jeu radial (43) étant ménagé entre la face extérieure (32) du mandrin (31) et la face intérieure des brides (6a, 6b), les deux talons (10) des deux brides (6a, 6b) étant situés en regard l'un de l'autre en direction du plan médian transversal du mandrin (31).
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par une étape dans laquelle on entraîne la table (38) à rotation et on enroule les fibres autour de et sur la partie du mandrin (31) se trouvant entre les deux brides (6a, 6b), avec le matériau d'enrobage et de résistance en formant un certain nombre de couches pour une épaisseur désirée, suivie d'une étape dans laquelle on place sur la face extérieure des couches précédemment réalisées une ou plusieurs couches d'un matériau d'isolation thermique et/ou phonique, suivie d'une étape dans laquelle on entraîne la table (38) à rotation et on enroule les fibres autour de et sur la face extérieure de la ou des couches du matériau d'isolation thermique et/ou phonique et entre les deux brides (6a, 6b), avec le matériau d'enrobage et de résistance en formant un certain nombre de couches pour une épaisseur désirée.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les fibres sont uniques ou en filet.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé par le fait que l'on place et on maintient fixement pour la durée de fabrication, sur la face extérieure (32) du mandrin (31) à tout emplacement déterminé souhaité, une boîte de réserve (46) en creux, ouverte vers la face extérieure du mandrin (31) et fermée ailleurs, de manière que la paroi cylindrique du corps (1) creux comporte ou forme ou participe à former des moyens (20) de logement, ceux-ci étant destinés à des organes (21) de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux.
7. Installation pour la mise en œuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6 comprenant :
- un mandrin (31),
- une table (38) apte apte également à recevoir un mandrin (31) et à être entraînée à pivotement autour de son axe vertical par des moyens d'entraînement,
- des moyens pour enrouler les fibres autour du mandrin (31) et des moyens pour déposer le matériau d'enrobage et de résistance en formant le nombre de couches souhaité pour l'épaisseur désirée. - des moyens pour maintenir un écartement constant ou sensiblement constant entre le mandrin (31) et les moyens pour déposer le matériau d'enrobage et de résistance. caractérisée par le fait que :
- le mandrin (31) présente en section droite transversale une forme générale carrée ou rectangulaire, pseudo carrée ou pseudo rectangulaire, trapézoïdale ou pseudo trapézoïdale avec des angles arrondis ou cassés,
- la table (38) comporte sur sa face supérieure des moyens (41) de blocage en position de la bride inférieure (6a) et des moyens de guidage à coulissement des corps (1) réalisés,
8. Installation selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le mandrin (31) est déformable dans une petite course entre un état expansé pour la réalisation du corps (1) creux et un état rétracté pour l'extraction relative du corps (1) par rapport au mandrin (31) et par le fait que l'installation comporte des moyens (33) de manœuvre de la dite déformation et des moyens de commande des dits moyens de manœuvre.
9. Installation selon la revendication 8, caractérisée par le fait que les parois (34) du mandrin (31) sont articulées et agencés de façon déformable entre un état expansé dans lequel les parois sont planes et un état rétracté dans lequel les parois forment entre elles un V aplati.
10. Installation selon la revendication 9, caractérisée par le fait que le mandrin (31) comporte une structure de résistance intérieure (35) et une structure déformable extérieure (36), des moyens (37) de gonflage de la structure extérieure pour l'amener dans un état expansé, la structure déformable étant dans un état rétracté dans lequel les moyens (37) de gonflage sont inactifs. |
Bride d'un corps creux rigide autoportant, procédé de fabrication d'un tel corps creux au moyen de telles brides, et installation pour la mise en œuyre de ce procédé
L'invention concerne une bride destinée à faire partie d'un corps creux rigide autoportant de grande dimension lui-même destiné à la réalisation de constructions, un procédé de fabrication d'un tel corps creux au moyen de telles brides, et une installation pour la mise en œuvre de ce procédé.
Le document EP 0252072 décrit un procédé et un dispositif de fabrication de corps creux en béton armé par fibres continues. Selon ce procédé, on imprègne les fibres avec de l'eau, on fait passer les fibres dans un lait de ciment, on enroule les fibres sous tension en au moins une couche, sur une couche constituée par un mélange de ciment et de fibres hachées, le béton ayant été préparé à partir d'une matière siliceuse ayant une granulométrie fine, et on fait durcir au moins partiellement le produit composite ainsi obtenu avant de le retirer dudit mandrin. Le dispositif comporte au moins deux cuves pour les bains d'imprégnation des fibres pouvant se déplacer suivant une direction parallèle à l'axe du mandrin, un bras basculant muni d'un dispositif de projection du mélange de ciment et de fibres hachées et permettant d'appliquer les fibres sous tension sur le mandrin enrobé du ciment. Le corps creux consiste en un béton précontraint armé par des fibres, ledit béton étant constitué par une matière siliceuse ayant une granulométrie fine, et présentant une teneur en fibres allant jusqu'à 10 % en poids et plus du produit final obtenu.
Le document GB 2068820 décrit un corps non plan renforcé au moyen de fibres de verre. Ce corps est tabulaire ou en forme de U ou de pseudo U. Il comporte des couches successives superposées. On réalise d'abord le corps à plat et ensuite on le conforme comme souhaité dans un conformateur.
Le document BE 1010457A4 décrit un procédé de fabrication de corps creux ou plats en mortier de ciment renforcé de fibres imprégnées de polymères acryliques. Dans ce procédé, on dispose une bride à chacune des extrémités du mandrin, on enroule autour du mandrin des fibres continues sous forme de tissu ou résille formant une maille en chaîne et trame, imprégnée de polymères de préférence préalablement séchés ou polymérisés, avec un mortier de ciment ou tout autre liant.
Le document EP 1433581 décrit une structure et une installation de fabrication correspondante. Il s'agit d'obtenir une application uniforme de la composition durcissable de manière que le produit présente une surface homogène diminuant le risque de micro craquelures et augmentant la qualité et la solidité. En outre, il est proposé de mettre en œuvre des fibres naturelles.
Le document WO2006130047 décrit une installation de fabrication de modules de construction qui comprend une plateforme rotative sur laquelle est installé un gabarit équipé de brides, des bobines
avec de la fibre continue et infinie, un dispositif pour l'application de durcisseur, le gabarit étant réalisé de façon à pouvoir être comprimé et les brides à être amovibles. Le dispositif d'application du durcisseur est fixé sur un chariot mobile installé sur une règle et il est constitué d'un guide sur lequel est fixé un flexible avec une buse d'alimentation en durcisseur, d'un bloc oscillant fixé sur la règle assurant à la buse une constante perpendicularité avec la surface du gabarit et une équidistance à celle- ci et d'un contrepoids. La fibre des bobines est une fibre alcali-résistante et il est prévu un dispositif d'alimentation de liant sur la fibre de verre enroulée sur le gabarit.
Le document US 4592674 décrit un trou d'homme ayant des parties extrêmes de formes conjuguées.
Le document FR 2 282 979 décrit un procédé et une machine pour la fabrication de modules tridimensionnels. Il est prévu une matrice rotative formant moule mâle. Ce document ne révèle pas que le module inclut des brides annulaires.
Les documents cités pèchent toutefois à décrire une technique réellement opérationnelle.
L'invention tire parti de la technique du domaine connu consistant à enrouler des fibres sur et autour d'un mandrin tout en déposant sur celui-ci un matériau d'enrobage et de résistance à base de béton ou analogue apte à être déposé à l'état fluide puis de durcir, de manière à former un corps creux en béton ou analogue comprenant une paroi mince de forme générale cylindrique par rapport à un axe et deux brides d'extrémité dirigées vers l'extérieur, formant un ensemble monobloc présentant un espace vide interne avec deux ouvertures d'extrémité, un tel corps étant destiné à la réalisation de constructions. L'invention vise tout particulièrement à rendre cette technique véritablement opérationnelle.
En particulier, l'invention vise :
- à réaliser des brides dont on pourra tirer utilement parti,
- à un procédé et une installation de fabrication des corps creux qui soient simples, rapides à mettre en œuvre et peu coûteux.
Plus généralement, l'invention vise in fine à la réalisation de constructions modulaires qui soient :
- adaptées à toutes les normes et prescriptions en matière d'urbanisme
- résistantes au feu et à la corrosion
- d'un excellent niveau en terme d'isolation thermique et acoustique
- d'un entretien et d'une maintenance minimales - d'une résistance mécanique élevée notamment adaptée aux zones à haute activité sismique
- telles qu'elles ne nécessitent pas - éventuellement peu - de fondations
- facilement transportables d'un site à un autre
- telles que les installations de fabrication puissent être montées sur des véhicules
- telles qu'elles permettent une standardisation de la finition et des équipements
- à la fois évolutives, extensibles, variables
- sources d'économies.
A cet effet, et selon un premier aspect, l'invention concerne une bride en béton, rigide, annulaire, destinée à faire partie d'un corps creux rigide autoportant de grande dimension destiné à la réalisation de constructions comprenant une paroi mince de forme générale cylindrique en un matériau d'enrobage et de résistance à base de béton armé par des fibres et deux de telles brides d'extrémité dirigées vers l'extérieur, caractérisée en ce qu'elle comporte :
- d'une part une partie principale en forme générale de cylindre creux aplati ayant des moyens de fixation en forme de trous aptes à coopérer avec des organes de fixation par boulonnage ou vissage, et
- d'autre part un talon, s'étendant en direction axiale à partir d'une face transversale de la partie principale, d'encombrement radial intérieur identique ou voisin de l'encombrement radial intérieur de la partie principale, d'encombrement radial extérieur réduit comparativement à l'encombrement radial extérieur de la partie principale, dont l'épaisseur annulaire est décroissante depuis la face transversale de la partie principale depuis laquelle il s'étend jusque vers son extrémité libre opposée, et dont la face extérieure est pourvue de reliefs d'accrochage de matériau d'enrobage et de résistance à base de béton armé par des fibres.
Selon une caractéristique, les trous des moyens de fixation des brides sont oblongs et forment ainsi des moyens de réglage en position.
Selon une deuxième aspect, l'invention concerne un procédé de fabrication d'un corps creux rigide autoportant de grande dimension destiné à la réalisation de constructions comprenant deux brides d'extrémité dirigées vers l'extérieur et une paroi mince de forme générale cylindrique par rapport à un axe en un matériau d'enrobage et de résistance à base de béton armé par des fibres, dans lequel :
- on dispose d'un mandrin formant gabarit interne pour le corps creux, de brides, de fibres continues et de matériau d'enrobage et de résistance à base de béton apte à être déposé à l'état fluide puis de durcir, - on place sur une table apte à être entraînée à pivotement autour de son axe vertical, le mandrin avec son axe vertical ou sensiblement vertical, une bride inférieure autour du mandrin vers sa partie inférieure et une bride supérieure autour du mandrin vers sa partie supérieure,
- on entraîne la table à rotation, le mandrin et les brides et on enroule les fibres autour du mandrin avec le matériau d'enrobage et de résistance en formant le nombre de couches souhaité pour l'épaisseur désirée,
- et on extrait du mandrin le corps ainsi réalisé, caractérisé par le fait
- on dispose de brides d'extrémité telles que décrites,
- on dispose d'un mandrin comportant une face extérieure à adhésion réduite ou on revêt ladite surface extérieure d'une matière antiadhésive ou on dispose d'un mandrin déformable dans une petite course entre un état expansé pour la réalisation du corps creux et un état rétracté, - on place la bride inférieure sur la table en la bloquant en position par rapport à celle-ci et on suspend la bride supérieure à la partie supérieure du mandrin, un jeu radial étant ménagé entre la face extérieure du mandrin et la face intérieure des brides, les deux talons des deux brides étant situés en regard l'un de l'autre en direction du plan médian transversal du mandrin.
Selon une caractéristique, le procédé comporte une étape dans laquelle on entraîne la table à rotation et on enroule les fibres autour de et sur la partie du mandrin se trouvant entre les deux brides, avec le matériau d'enrobage et de résistance en formant un certain nombre de couches pour une épaisseur désirée, suivie d'une étape dans laquelle on place sur la face extérieure des couches précédemment réalisées une ou plusieurs couches d'un matériau d'isolation thermique et/ou phonique, suivie d'une étape dans laquelle on entraîne la table à rotation et on enroule les fibres autour de et sur la face extérieure de la ou des couches du matériau d'isolation thermique et/ou phonique et entre les deux brides, avec le matériau d'enrobage et de résistance en formant un certain nombre de couches pour une épaisseur désirée.
Selon une autre caractéristique du procédé, les fibres sont uniques ou en filet.
Selon une autre caractéristique du procédé, on place et on maintient fixement pour la durée de fabrication, sur la face extérieure du mandrin à tout emplacement déterminé souhaité, une boîte de réserve en creux, ouverte vers la face extérieure du mandrin et fermée ailleurs, de manière que la paroi cylindrique du corps creux comporte ou forme ou participe à former des moyens de logement, ceux-ci étant destinés à des organes de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux.
Selon un troisième aspect, l'invention concerne une installation pour la mise en œuvre du procédé qui vient d'être décrit, comprenant :
- un mandrin,
- une table apte apte également à recevoir un mandrin et à être entraînée à pivotement autour de son axe vertical par des moyens d'entraînement,
- des moyens pour enrouler les fibres autour du mandrin et des moyens pour déposer le matériau d'enrobage et de résistance en formant le nombre de couches souhaité pour l'épaisseur désirée.
- des moyens pour maintenir un écartement constant ou sensiblement constant entre le mandrin et les moyens pour déposer le matériau d'enrobage et de résistance.
caractérisée par le fait que :
- le mandrin présente en section droite transversale une forme générale carrée ou rectangulaire, pseudo carrée ou pseudo rectangulaire, trapézoïdale ou pseudo trapézoïdale avec des angles arrondis ou cassés, - la table comporte sur sa face supérieure des moyens de blocage en position de la bride inférieure et des moyens de guidage à coulissement des corps réalisés,
Selon une caractéristique, le mandrin est déformable dans une petite course entre un état expansé pour la réalisation du corps creux et un état rétracté pour l'extraction relative du corps par rapport au mandrin et l'installation comporte des moyens de manœuvre de la dite déformation et des moyens de commande des dits moyens de manœuvre.
Selon une caractéristique, les parois du mandrin sont articulées et agencés de façon déformable entre un état expansé dans lequel les parois sont planes et un état rétracté dans lequel les parois forment entre elles un V aplati.
Selon une caractéristique, le mandrin comporte une structure de résistance intérieure et une structure déformable extérieure, des moyens de gonflage de la structure extérieure pour l'amener dans un état expansé, la structure déformable étant dans un état rétracté dans lequel les moyens de gonflage sont inactifs.
L'invention sera bien comprise à la lecture de l'exposé détaillé qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention en référence aux dessins dans lesquels : la figure 1 est une vue en perspective de l'extérieur d'une réalisation possible de construction réalisée conformément à l'invention, en l'espèce une maison d'habitation de type occidental, la figure 2 est une vue en perspective de l'extérieur d'une autre réalisation possible de construction réalisée conformément à l'invention dans laquelle sont visibles d'une part deux corps creux constitutifs juxtaposés par leurs brides et placées le long d'un axe commun, d'autre part une paroi d'occultation de l'ouverture d'extrémité de l'un des corps creux - la figure 3 est une vue en perspective de l'extérieur d'une réalisation possible d'un ensemble de corps creux constitutifs d'une construction, juxtaposés et superposés, la figure 4 est une vue en perspective de l'extérieur d'une réalisation possible d'un corps creux rigide autoportant selon l'invention permettant la réalisation de constructions, l'axe du corps creux étant horizontal, comme dans la construction, - les figures 5 A et 5B sont deux vues schématiques en coupe par un plan transversal médian de corps creux selon deux réalisations possibles, avec une forme pseudo rectangulaire sur la figure 5A et une forme pseudo trapézoïdale sur la figure 5B,
les figures 6A et 56B sont deux vues schématiques en coupe, partielles, par un plan transversal médian, de corps creux selon deux réalisations possibles, montrant un angle « cassé » sur la figure 6A et un angle arrondi sur la figure 6B, la figure 7 est une vue schématique en coupe par un plan axial d'une réalisation possible de bride entrant dans la réalisation de corps creux, la figure 8 est une vue schématique, partielle, en coupe par un plan axial, montrant le talon d'une bride et la paroi mince du corps creux, celle-ci étant homogène, la figure 9 est une vue schématique, partielle, en coupe par un plan axial montrant la paroi mince du corps creux, celle-ci étant hétérogène et incluant une partie médiane d'isolation, - la figure 10 est une vue schématique partielle, en coupe par un plan axial, montrant l'association rigide de deux brides adjacentes de deux corps creux juxtaposés, la figure 11 est une vue schématique partielle, en coupe par un plan axial, montrant l'association rigide de deux brides adjacentes de deux corps creux superposés, la figure 12 est une vue schématique de dessus de deux corps creux superposés dont les brides sont en contact, un espace étant ménagé entre les deux corps creux à l'extérieur de chacun d'eux, la figure 13 est une vue schématique, partielle, en coupe par un plan transversal médian d'une réalisation possible de corps creux montrant la présence d'une paroi de sol et d'une paroi de plafond, - la figure 14 est une vue schématique, partielle, en coupe par un plan axial vertical d'une réalisation possible de corps creux avec une paroi de sol, une paroi de plafond et une pari d'occultation de l'ouverture d'extrémité du corps creux, la figure 15 est une vue schématique, partielle, en coupe par un plan transversal illustrant la réalisation d'une réserve en creux dans la paroi cylindrique d'un corps creux et l'accès à celle- ci de l'extérieur du corps creux, la figure 16 est une vue schématique en coupe par un plan vertical illustrant une table de l'installation selon l'invention, le mandrin et les brides entrant dans la réalisation d'un corps creux, en combinaison avec la paroi cylindrique mince, les figures 17A et 17B sont deux vues schématiques en coupe transversale de deux réalisations possibles d'un mandrin, à savoir un mandrin ayant des parois articulés en ne qui concerne la figure 17A et un mandrin comportant une structure gonflable déformable en ce qui concerne la figure 17B, la figure 18 est une vue schématique, de dessus, d'une installation pour la mise en œuvre du procédé.
Un corps creux rigide autoportant de grande dimension 1 est destiné à la réalisation de constructions 2 autoportantes telles que des bâtiments à usage individuel ou collectif, dont la destination est
l'habitation ou tout autre destination telle que par exemple un local industriel, commercial, administratif, de stockage ou de rangement, de circulation ou autre. Un tel bâtiment a vocation à être pérenne ou temporaire. La construction peut également être un ouvrage de génie civil, tel que canal, conduite, pont...
Une telle construction 2 comprend selon les cas, un seul corps creux 1 ou plusieurs pour les constructions les plus importantes. Elle comprend, le cas échéant une ou plusieurs parois d'occultation 3 pouvant comporter une ou plusieurs ouvertures 3a, telles que l'ouvrant d'une porte ou d'une fenêtre ou d'un passage.
Un même type de corps creux 1 permet la réalisation d'une variété infinie de constructions 2, tant par leur nature que leur disposition, enfin leur esthétique.
Une telle construction 2, celle-ci peut être réalisée, c'est-à-dire le ou les corps 1 mis en place, sans nécessité de réaliser des fondations, ce qui, combiné à la rapidité de montage, rend l'invention bien adaptée au cas où des constructions 1 doivent être réalisées en urgence.
Le corps creux 1 comprend une paroi mince 4 de forme générale cylindrique par rapport à un axe 5 et deux brides d'extrémité 6, dirigées vers l'extérieur.
Le corps creux 1 est monobloc et il présente un espace vide interne 7 avec deux ouvertures d'extrémité 8 où se trouvent les brides 6.
Un tel corps creux 1 est réalisé en matériau d'enrobage et de résistance à base de béton ou analogue m armé par des fibres f.
Une bride 6 présente une forme générale annulaire d'axe 5, en correspondance ou adaptée à la forme de la paroi cylindrique 3.
La bride 6 comporte une partie principale 9 et un talon 10 d'une seule pièce de fabrication.
La partie principale 9 est en forme générale de cylindre creux aplati et elle est destinée à être visible dans le corps creux 1 une fois réalisé.
Le talon 10 s'étend en direction axiale à partir d'une face transversale 11 de la partie principale 9. Le talon 10 est d'encombrement radial intérieur identique ou voisin de l'encombrement radial intérieur de
Ia partie principale 9. Son encombrement radial extérieur est réduit comparativement à l'encombrement radial extérieur de la partie principale 9.
Le talon 10 présente une face extérieure 12 qui est pourvue de reliefs 13 d'accrochage pour le matériau d'enrobage et de résistance à base de béton ou analogue armé par des fibres constitutif de la paroi cylindrique 4.
Dans une réalisation, le talon 10 présente une épaisseur annulaire décroissante depuis la face transversale 11 de la partie principale depuis laquelle il s'étend jusque vers son extrémité libre opposée 14.
Une telle bride 6 est, dans la réalisation considérée, réalisée en matériau rigide tel que du béton.
Une telle bride 6 comporte, dans sa partie principale 9, des moyens 15 de fixation en forme de trous aptes à coopérer avec des organes 16 de fixation par boulonnage ou vissage.
Dans une réalisation, les moyens 15 de fixation dont sont pourvues les brides 6, incluent des moyens de réglage en position tels que des trous oblongs. Cette disposition permet de régler avec précision la position relative de deux corps creux 1 analogues voisins, juxtaposés dans le prolongement l'un de l'autre ou la position relative d'une paroi d'occultation 3 par rapport au corps creux qui la supporte.
Ces dispositions constructives permettent la réalisation de constructions 2 de façon modulaire et flexible.
D'autre part, les brides 6 forment, grâce et par leur face périphérique 17 de la partie principale 9, en saillie par rapport à l'extrados 18 de la paroi cylindrique 4, des moyens d'écartement entre les extrados 18 de deux corps creux 1, analogues et voisins, en contact par leurs brides 6 (figure 12). Il s'ensuit la constitution entre les deux corps creux 1, d'un espace 19 qui se trouve à l'extérieur des dits corps creux 1.
Selon une réalisation, les brides 6 comportent ou forment ou participent à former des moyens de fixation amovible d'un organe de manutention du corps creux 1 lors de sa fabrication, son déplacement, son stockage ou son montage. De tels moyens de fixation peuvent se présenter sous la forme d'ouvertures.
Selon une réalisation, la paroi cylindrique 4 du corps creux 1 comporte ou forme ou participe à former des moyens 20 de logement pour des organes 21 de circulation et/ou de distribution électrique, ou
électronique, ou de fluide liquide ou gazeux mais aussi des moyens de logement de moyens 22 d'isolation thermique et/ou phonique.
L'espace 19 entre deux corps creux 1 constitue de tels moyens 20. Ces moyens 20 consistent alors en un passage entre l'extrados 18 de la paroi cylindrique 4 et une autre paroi exogène située à l'extérieur du corps creux 1 considéré, à savoir l'extrados 18 de la paroi cylindrique 4 d'un autre corps creux voisin.
Ces moyens 20 peuvent également consister en une réserve en creux 23 ménagée dans l'intrados 24 de la paroi cylindrique 4.
Ces moyens 20 peuvent également consister en un passage formé entre l'intrados 24 de la paroi cylindrique 4 et une autre paroi exogène située à l'intérieur du corps creux. Une telle paroi est par exemple une paroi rapportée de sol 25 ou une paroi rapportée de plafond 26.
Selon une réalisation, la paroi cylindrique 4 du corps creux 1 comporte ou forme ou participe à former des moyens de positionnement et/ou de fixation d'organes fonctionnels et/ou décoratifs destinés à faire partie de la construction 2. De tels organes fonctionnels et/ou décoratifs sont pas exemple des meubles, des pièces d'ameublement, des appareils électroménager ou de chauffage ou encore des organes de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux.
Selon une réalisation, l'intrados 24 de la paroi cylindrique 4 du corps creux 1 comporte ou forme ou participe à former des moyens support 27, en saillie, destinée à supporter une paroi rapportée 25 apte à constituer le sol (faux plancher) de la construction 2 ou une paroi rapportée 26 apte à constituer le (faux) plafond suspendu de la dite construction 2.
Dans un tel cas, il existe un espace entre l'intrados de la paroi cylindrique et la paroi rapportée de sol ou de plafond, le dit espace formant des moyens 20 de logement pour des organes 21 de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux et/ou le logement de moyens 22 d'isolation thermique et/ou phonique, comme il a été indiqué plus haut.
Selon une réalisation, le corps creux 1 est réalisé en micro béton ou analogue m armé par des fibres f de verre continues ou analogue orientées de façon cylindrique comme la paroi cylindrique 4, c'est-à- dire autour de l'axe 5. De telles fibres f sont disposées de façon à avoir une légère précontrainte.
Le micro béton m et les fibres f sont déposés en couches minces superposées de façon à atteindre l'épaisseur désirée calculée en fonction des performances recherchées.
Dans une telle réalisation, le béton m est essentiellement apte à encaisser les sollicitations en compression, tandis que les fibres f sont essentiellement aptes à encaisser les sollicitations en traction.
Dans une réalisation (figure 8), le corps creux 1 présente dans son épaisseur une structure homogène, ce qui signifie qu'il présente une succession de couches de béton m et de fibres f, comme indiqué plus haut.
Dans une autre réalisation (figure 9), le corps creux 1 présente dans son épaisseur une structure hétérogène de type sandwich comprenant une partie externe 28 et une partie interne 29, chacune réalisée en micro béton ou analogue m armé par des fibres de verre continues ou analogue f_et une ou plusieurs parties centrales 30, fonctionnelles, de renforcement mécanique ou de protection, notamment thermique ou phonique.
Dans une réalisation, le corps creux 1 présente une section droite transversale de forme générale carrée ou rectangulaire, pseudo carrée ou pseudo rectangulaire (figure 5A), trapézoïdale ou pseudo trapézoïdale (figure 5B), avec des angles la « cassés » (figure 6A) ou arrondis (figure 6B).
Avec une telle réalisation, et comme le montre la figure 4, deux parties 4a de la paroi cylindrique 4 en face à face et parallèles entre elles, sont destinées à former la partie inférieure et la partie supérieure, respectivement, de la construction 2 et sont disposées horizontalement ou sensiblement horizontalement. D'autre part, deux autres parties 4b de paroi cylindrique 4 en face à face sont destinées à former deux murs de la construction. Ces murs sont, dans le cas général disposés verticalement ou sensiblement verticalement. Toutefois, la flexibilité de l'invention permet d'envisager des murs inclinés, moyennant des corps creux 1 ayant une section droite transversale de forme générale trapézoïdale ou pseudo trapézoïdale (figure 5B).
De façon générale, les faces de l'intrados 24 et de l'extrados 18 sont planes ou sensiblement planes.
Dans une réalisation, le corps creux 1 a une longueur axiale et des dimensions transversales de l'ordre de 3 à 5 mètres, et plus précisément, une longueur axiale de l'ordre de 4,5 mètres et des dimensions transversales de l'ordre de 3,3 et 4 mètres respectivement.
Dans une réalisation possible, le corps creux 1 est équipé, de fabrication, d'éléments d'équipement ou de mobilier.
On décrit maintenant le procédé de fabrication d'un tel corps creux 1.
Dans ce procédé, on dispose d'une installation comprenant un mandrin 31 formant gabarit interne pour le corps creux 1.
Un tel mandrin 31 présente une face extérieure 32 dont l'intrados 24 du corps creux 1 est complémentaire. Par conséquent, à l'instar du corps creux 1, le mandrin 31 présente en section droite transversale une forme générale carrée ou rectangulaire, pseudo carrée ou pseudo rectangulaire, trapézoïdale ou pseudo trapézoïdale avec des angles 31a arrondis ou cassés (figures 17A et 17B).
Compte tenu que lorsque le corps creux 1 vient d'être fabriqué, il est porté par le mandrin 31, l'on convient de donner à l'axe du mandrin 31, la même référence numérique que celle du corps creux 1, à savoir l'axe 5.
Un tel mandrin 31 est rigide dans son ensemble. Pour ne pas être trop pesant, étant donné qu'il doit être déplacé, il est préférentiellement essentiellement creux et réalisé en matériau aussi léger que possible, par exemple en bois.
L'on comprend, que l'on peut employer différents mandrins correspondants aux différentes formes ou dimensions de corps creux 1 à réaliser.
Le mandrin 31 comporte une face extérieure 32 à adhésion réduite sur l'intrados 24 du corps creux 1, de manière à pouvoir extraire sans trop de difficulté le dit corps creux 1 du mandrin 31, par une traction axiale.
A cet effet, soit le mandrin 31 comporte une face extérieure 32 à adhésion réduite de par sa nature même soit au début du procédé de fabrication on revêt la face extérieure 32 du mandrin 31 d'une matière antiadhésive ou glissante par exemple à base de matière grasse.
Dans une autre réalisation, on dispose d'un mandrin 31 déformable dans une petite course, suffisante pour « décoller » la face extérieure 32 du mandrin de l'intrados 24 du corps creux 1, entre un état expansé pour la réalisation du corps creux 1 et un état rétracté dans lequel une partie au moins de la face extérieure 32 du mandrin est écartée de l'intrados 24 du corps creux 1 (figures 17A et 17B).
Avec une telle réalisation, l'installation comporte des moyens 33 de manœuvre de la dite déformation du mandrin 33, ainsi que des moyens de commande des dits moyens 33 de manœuvre.
Dans la réalisation représentée sur la figure 17A, les parois 34 du mandrin 31 sont articulées et agencés de façon déformable entre un état expansé dans lequel les parois sont planes (en traits mixtes sur la figure) et un état rétracté dans lequel les parois forment entre elles un V aplati (en traits pleins, la déformation ayant été accentuée pour mieux faire comprendre).
Dans la réalisation représentée sur la figure 17B, le mandrin 31 comporte une structure de résistance intérieure 35 et une structure déformable extérieure 36, des moyens 37 de gonflage de la structure extérieure 36 pour l'amener dans un état expansé, la structure déformable étant dans un état rétracté dans lequel les moyens 37 de gonflage sont inactifs.
Pour la réalisation du procédé de fabrication des corps creux 1, on dispose de brides 6 préalablement fabriquées.
On dispose également de fibres continues f et de matériau d'enrobage et de résistance à base de béton ou analogue m Ce matériau m est apte à être déposé à l'état fluide - liquide ou pâteux - puis à durcir assez rapidement.
Selon le procédé, on place le mandrin 31 avec son axe 5 disposé verticalement ou sensiblement verticalement sur une table 38 faisant partie de l'installation. Cette table 38 est apte à être entraînée à pivotement autour de son axe vertical par des moyens d'entraînement tel qu'un galet motorisé. On convient, à l'instar du mandrin 31 que la table a pour référence d'axe la référence 5. Ce mouvement de pivotement interviendra ultérieurement.
Une bride inférieure 6a est placée autour du mandrin 31 vers sa partie inférieure 39. Une bride supérieure 6b est placée autour du mandrin 31 vers sa partie supérieure 40.
Les deux talons 10 des deux brides 6a et 6b sont situés en regard l'un de l'autre en direction du plan médian transversal - en l'espèce horizontal - du mandrin 31.
On place la bride inférieure 6a sur la table 38, tout en la bloquant en position par rapport à celle-ci. A cet effet, la comporte sur sa face supérieure des moyens 41 de blocage en position de la bride inférieure 6a, coopérant avec des moyens complémentaires de la bride 6a. Par exemple, il peut s'agir de saillies coopérant avec des trous de la bride 6a. On suspend la bride supérieure 6b à la partie supérieure 40 du mandrin 31, au moyen, par exemple de potences 42. Un jeu radial 43 est ménagé entre la face extérieure 32 du mandrin 31 et la face intérieure des brides 6a et 6b.
On entraîne alors la table 38 à rotation, donc le mandrin 31 et les brides 6a et 6b. Ce faisant, on enroule les fibres f autour de la partie du mandrin 31 se trouvant entre les deux brides 6a et 6b, avec le
matériau d'enrobage et de résistance m. On forme le nombre de couches souhaité pour l'épaisseur désirée, correspondant aux performances de résistance attendues.
Lorsque cette étape est terminée, on extrait du mandrin 31 le corps creux 1 ainsi réalisé. Le corps creux 1 sèche et durcit, de façon à pouvoir être ensuite utilisé pour la réalisation d'une construction 2.
Dans le cas d'un corps creux 1 présente dans son épaisseur une structure hétérogène de type sandwich avec partie externe 28, une partie interne 29 et une ou plusieurs parties centrales 30, fonctionnelles (figure 9), le procédé comporte d'abord une étape dans laquelle on entraîne la table 38 à rotation et on enroule les fibres f autour de et sur la partie du mandrin 31 se trouvant entre les deux brides 6a et 6b, avec le matériau d'enrobage et de résistance m en formant un certain nombre de couches pour une épaisseur désirée.
Cette étape est suivie d'une autre étape dans laquelle on place sur la face extérieure des couches précédemment réalisées une ou plusieurs couches d'un matériau d'isolation thermique et/ou phonique pour réaliser la ou les couches centrales 30.
Cette étape est suivie d'une autre étape dans laquelle on entraîne la table 38 à rotation et on enroule les fibres f autour de et sur la face extérieure de la ou des couches 30 du matériau d'isolation thermique et/ou phonique et entre les deux brides 6a et 6b, avec le matériau d'enrobage et de résistance m en formant un certain nombre de couches pour une épaisseur désirée.
Selon les réalisations, les fibres f sont « uniques » ou en filet. On entend par « uniques » des fibres qui s'étendent le long d'une direction unique, et ne forment pas un filet.
Le procédé qui vient d'être décrit est mis en œuvre au moyen d'une installation comprenant d'abord la table 38 déjà mentionnée. Outre les moyens 41 de blocage, la table 38 comporte des moyens de guidage à coulissement des corps creux 1 réalisés, tels que des rails ménagés dans sa face supérieure.
La table 38 est agencée de façon à être apte à recevoir le mandrin et le corps creux 1 une fois réalisé. A cet effet, outre un axe de pivotement 43, il est prévu, dans une réalisation, des galets supports 44 sur lesquels roulent des pistes 45 de la face inférieure de la table 38.
L'installation comporte d'autre part des moyens pour enrouler les fibres f autour de la partie du mandrin 31 se trouvant entre les deux brides 6a et 6b et des moyens pour déposer le matériau d'enrobage et de résistance m en formant le nombre de couches souhaité pour l'épaisseur désirée. Ces moyens peuvent comporter des tambours pour les fibres f, des bacs de trempe, des systèmes de mise en tension, des moyens de pulvérisation ou de projection du matériau m A ces derniers moyens
peuvent être associés, dans une réalisation, des moyens de guidage des moyens de pulvérisation afin de couvrir toute la face extérieure du mandrin 31, ainsi que les talons 10 des brides 6a et 6b.
En outre, dans une réalisation, l'installation comporte des moyens pour maintenir un écartement constant ou sensiblement constant entre le mandrin 31 et les moyens pour déposer le matériau d'enrobage et de résistance m
Dans la réalisation dans laquelle la paroi cylindrique 4 du corps creux 1 comporte des moyens 20 de logement consistant en une réserve en creux 23 ménagée dans l'intrados 24, destinée à des organes 21 de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux, le procédé est tel que l'on place et on maintient fixement pour la durée de fabrication - par exemple au moyen d'un adhésif léger, sur la face extérieure 32 du mandrin 31, à tout emplacement déterminé souhaité, une boîte de réserve 46, en creux, ouverte vers la face extérieure 32 du mandrin et fermée ailleurs.
Comme il a été exposé plus haut, de tels corps creux 1 permettent de réaliser une variété infinie de constructions autoportantes 2. Dans une telle construction 2, l'axe 5 de la paroi cylindrique 4 est placé horizontalement ou sensiblement horizontalement (figures 2, 3 et 4). Les parties supérieure et inférieure de la construction 2 - ou de la partie de construction 2 réalisée à l'aide du corps creux 1 - sont formées par les deux parties 4a horizontales ou sensiblement horizontales en face à face de la paroi cylindrique 4. Les murs de la construction 2 - ou de la partie de construction 2 réalisée à l'aide du corps creux 1 - sont formés par les deux parties 4b, notamment verticales ou sensiblement verticales, en face à face de la paroi cylindrique 4.
Une telle construction comporte, selon une réalisation possible, au moins deux corps creux 1 voisins, juxtaposés ou superposés.
Selon une réalisation possible, les deux corps creux 1 sont juxtaposés avec leurs axes 5 coaxiaux, deux brides 6 des deux corps creux 1 étant en regard l'une de l'autre et fixées rigidement l'une à l'autre par les organes de fixation 16 coopérant avec les moyens 15 de fixation (figure 10).
Selon une autre réalisation possible, les deux corps creux 1 sont juxtaposés avec leurs axes 5 formant un angle entre eux, par exemple un angle égal à 90° ou sensiblement 90°, deux brides 6 des deux corps creux 1 étant adjacentes l'une de l'autre et associées rigidement l'une à l'autre, directement ou indirectement par l'intermédiaire de pièces de liaison.
Selon une réalisation possible, les deux corps creux 1 sont superposés avec leurs axes 5 coaxiaux, les deux brides 6 du corps creux 1 supérieur reposant sur les deux brides 6 du corps creux 1 inférieur, deux brides en contact étant fixées rigidement l'une à l'autre par des moyens 48 de fixation spécifiques, tels que des pièces profilées en forme de H (figure 11).
Selon une réalisation possible, la construction 2 comporte des organes d'isolation 49 - à l'eau, à l'air, au bruit, aux poussières ou autre - interposés entre deux brides 6 adjacentes de deux corps creux 1 voisins.
Comme indiqué précédemment, une construction 2 peut comporter en outre au moins une paroi d'occultation 3, pourvue le cas échéant d'une ou plusieurs ouvertures 3a. Une telle paroi d'occultation 3 est fixée à une bride 6 d'un corps creux 1 de la construction 2. Une telle paroi d'occultation 3 constitue, selon les réalisations, une paroi extérieure (façade) ou une paroi intérieure (cloison) de la construction 2.
Comme exposé précédemment, la construction 2 comporte un espace 19 entre deux corps creux 1 voisins juxtaposés ou superposés, dont les faces périphériques 17 des brides 6 sont en contact.
Un tel espace 19 soit est laissé vide soit forme les moyens 20 de logement pour des organes 21 de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux, ou encore de logement pour des moyens d'isolation thermique et/ou phonique 22. Ainsi, la construction 2 est caractérisée par la combinaison entre d'une part l'espace 19 et d'autre part la paroi cylindrique 4 du corps creux 1 en ce qu'elle comporte ou forme ou participe à former les moyens 20 de logement.
Comme exposé précédemment, la construction 2 peut comporter une paroi 25, 26, rapportée sur un corps creux 1, apte à constituer le sol ou le plafond suspendu de la construction 2 - ou de la partie de construction 2 réalisée à l'aide du corps creux 1. Comme indiqué, la construction comporte un espace entre l'intrados 24 de la paroi cylindrique 4 et la paroi rapportée de sol ou de plafond 25, 26, le dit espace formant des moyens de logement pour les organes 21 de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux et/ou le logement de moyens d'isolation thermique et/ou phonique 22.
Dans une réalisation, les conduites (eau, gaz) sont assemblées par électrosoudage et il est prévu des connecteurs pour les organes de distribution électrique ou électronique.
Selon une réalisation, il est possible de réaliser une construction 2, avec un seul corps creux 1 ayant une surface au sol pouvant atteindre de l'ordre de 20 m 2 pour un corps avec un volume pouvant atteindre 50 m 3 .
On décrit maintenant le procédé de réalisation d'une telle construction autoportante 2.
Selon ce procédé, on réalise préalablement un ou plusieurs corps creux 1 que l'on amène d'une situation où, pour chacun d'eux, son axe 5 est vertical ou sensiblement vertical - comme c'est la cas à la fin de la fabrication du corps creux 1 - à une situation où son axe 5 est horizontal ou sensiblement horizontal - comme c'est la cas dans la construction 2 -.
On dispose, le cas échéant, d'une ou plusieurs parois d'occultation 3.
On prépare le site d'implantation de la construction de manière qu'il soit apte à supporter un ou des corps creux 1 ayant son ou leurs axes 5 placé(s) horizontalement ou sensiblement horizontalement, comme indiqué.
On amène le ou les corps creux 1 et la ou les parois d'occultation 3 sur le site d'implantation.
On met en place le ou les corps creux 1 sur le site d'implantation pour qu'il(s) occupe(nt) l'emplacement souhaité.
Si la construction comporte plusieurs corps creux 1 et/ou une ou plusieurs parois d'occultation 3, on assure leur fixation rigide.
Dans ce procédé, le ou les corps creux 1 est (sont) mis en place, sans nécessité de réaliser des fondations substantielles. Toutefois, selon une réalisation, on réalise un ancrage du ou des corps creux 1 sur le site d'implantation.
On assure une fixation rigide de deux corps creux 1 voisins ou d'une paroi d'occultation 3 sur un corps creux 1, avec les moyens 15 de fixation des brides 6.
Selon une réalisation, on assemble les conduites (eau, gaz) par électrosoudage et les organes de distribution électrique ou électronique par des connecteurs.
Selon une réalisation, on assemble les conduites et les organes de distribution électrique ou électronique dans l'espace 19 entre deux corps creux 1 voisins juxtaposés ou superposés formant des moyens de logement 20 pour des organes 21 de circulation et/ou de distribution.
Selon une réalisation, on place des organes d'isolation - à l'eau, à l'air, au bruit, aux poussières ou autre - entre deux brides adjacentes de deux corps creux 1 voisins.
Selon une réalisation, on place des organes 21 de circulation et/ou de distribution électrique, ou électronique, ou de fluide liquide ou gazeux et/ou des moyens d'isolation thermique et/ou phonique dans l'espace 19 ménagé entre deux corps creux voisins juxtaposés ou superposés, dont les faces périphériques 17 des brides sont en contact.
Selon une réalisation, on perce la paroi cylindrique 4 au droit d'une réserve en creux 23 ménagée dans la paroi cylindrique 4 pour permettre une communication au droit de cette réserve 23 entre celle-ci et l'extérieur du corps creux (figure 15).
On a représenté sur la figure 18 une vue schématique de dessus d'une installation pour la mise en œuvre du procédé.
II est prévu deux rails 50, définissant un sens de travail (flèche F). Vers l'amont et d'un premier côté, se trouvent une zone 51 de matières premières des flasques et une zone 52 d'assemblage des flasques. Vers l'amont et du côté second opposé, se trouvent une zone 53 de matières premières de projection et une zone 54 pour la machine de projection. Vers l'aval et du premier côté, se trouve une première zone 55 d'assemblage d'équipements sur mesure (tels que cuisines par exemple). Vers l'aval et du second côté opposé, se trouve une seconde zone 56 d'assemblage d'équipements sur mesure (tels que salles de bains par exemple). L'entrée est en 57 et la sortie des corps finis en 58 entre les zones 55, 56.
