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Title:
FLOAT WITH REDUCED HEAVING, IN PARTICULAR FOR A FLOATING WIND TURBINE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2017/207937
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a vertical axis (X10) float (10) for a floating platform (8), comprising, on the base thereof, head-loss means (30) including a radial enlargement (28, 31, 32) and at least one water channel (33) between an upper surface (31) and a lower surface (28) of the enlargement. Such a float is designed for a platform supporting an off-shore wind turbine.

Inventors:
MICHEL, Dominique (42 RUE D'ARTOIS, PARIS, 75008, FR)
BOURDON, Jean-Claude (31 RUE HECTOR BERLIOZ, VOISINS LE BRETONNEUIX, 78960, FR)
BUVIGNIER, Grégoire Marie (57 RUE DE LA CONVENTION, PARIS, 75015, FR)
Application Number:
FR2017/051375
Publication Date:
December 07, 2017
Filing Date:
June 01, 2017
Export Citation:
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Assignee:
DIETSWELL (1 RUE ALFRED KASTLER, PARC ARIANE 3BATIMENT LE NAIADE, GUYANCOURT, 78280, FR)
International Classes:
F03D13/25; B63B35/44
Domestic Patent References:
WO2009131826A22009-10-29
WO2013040871A12013-03-28
Foreign References:
EP2333314A22011-06-15
EP2796362A12014-10-29
FR2967642A12012-05-25
CN102758447B2014-09-17
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
CABINET MOUTARD (35 RUE DE LA PAROISSECS, 78005 VERSAILLES CEDEX, 78005, FR)
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Claims:
Revendications

1. Flotteur (10) d'axe vertical (X10) pour une plateforme flottante (8), caractérisé en ce qu'il comprend, à sa base, des moyens (30) de perte de charge comprenant un élargissement radial (28, 31, 32) et au moins un passage d'eau (33) entre une surface supérieure et une surface inférieure dudit élargissement 2. Flotteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la face inférieure est une sous-face (28), sensiblement horizontale, du flotteur (10), la face supérieure est une surface annulaire (31) sensiblement horizontale, située au-dessus de ladite sous-face, une surface périphérique (32) reliant des bords périphériques de ladite sous-face et de ladite surface annulaire.

3. Flotteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque passage (33) est de révolution autour d'un axe (X33) de passage, plusieurs passages étant régulièrement répartis sensiblement en arc de cercle autour de l'axe (X10) du flotteur.

4. Flotteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque passage forme un rétrécissement (38) entre la surface supérieure et la surface inférieure.

5. Flotteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens de perte de charge comprennent des plaques (39) s 'étendant radialement autour de l'axe (X10) du flotteur, lesdites plaques étant inclinées relativement à la verticale et à l'horizontale, et, de préférence, régulièrement réparties en arc de cercle autour dudit axe (XI 0), chaque passage (33) étant formé entre deux plaques voisines.

6. Flotteur selon la revendication S, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs rangées superposées de plaques, de préférence formant un espace (42) entre elles.

7. Flotteur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est de révolution autour de son axe (XI 0).

8. Plateforme flottante (8) caractérisée en ce qu'elle comprend au moins trois flotteurs (10) selon l'une des revendications précédentes.

9. Système (1) d'éolienne flottante, comprenant une éolienne (2) montée sur une plateforme flottante (8) selon la revendication 8 et comprenant de préférence trois flotteurs (10).

10. Système selon la revendication 9, caractérisé en ce que les flotteurs (10) sont sensiblement équidistants entre eux.

11. Système selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que les flotteurs (10) sont reliés deux à deux, dans leurs parties supérieures

(24), par une entretoise supérieure (11), de préférence sensiblement horizontale.

12. Système selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque entretoise supérieure (11) est soutenue par deux étais (13), chacun desdits étais étant fixé par une première extrémité au voisinage du milieu de ladite entretoise et, par une deuxième extrémité, au flanc d'un flotteur (10) respectif. 13. Système selon l'une des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que

Γ éolienne (2) comprend un pylône (6) supportant une génératrice (4), ledit pylône étant supporté par trois pieds (9) et comprenant de préférence trois mâts (7), chaque mât formant l'un desdits pieds.

14. Système selon les revendications 13 et 15, caractérisé en ce que chaque pied (9) repose sensiblement au milieu d'une entretoise supérieure (11) respective.

15. Système selon l'une des revendications 11 à 16, caractérisé en ce que réolienne (2) est bipale.

16. Système selon l'une des revendications 11 à 17, caractérisé en ce que les flotteurs sont en outre reliés deux à deux, dans leurs parties basses (21,26) par une entretoise inférieure (12) respective.

Description:
FLOTTEUR A PILONNEMENT REDUIT. NOTAMMENT POUR UNE

EOLIENNE FLOTTANTE.

La présente invention se rapporte principalement au domaine des plateformes implantées en mer. Elle se rapporte particulièrement aux éoliennes flottantes permettant d'implanter des champs d' éoliennes en haute mer, où une éolienne rigidement fixée au fond n'est pas envisageable. Plusieurs conceptions de ce type de systèmes d'éoliennes sont connues qui permettent de développer des champs d'éoliennes. Au-delà d'une certaine profondeur d'eau, trois types sont couramment proposés :

- semi-submersibles,

- SPAR, Single Point Anchor Réservoir en anglais, c'est-à-dire avec une fondation immergée à ballast stabilisé, dotée d'ancrages caténaires permettant de la fixer par simple accrochage au fond marin ; et,

- TLP, tension-leg platform en anglais, c'est-à-dire avec une plateforme à lignes tendues.

En général, ces systèmes portent une éolienne dont la partie énergétique, la turbine, est reliée au support par un mât cylindrique.

Le problème à résoudre consiste à minimiser les mouvements d'un flotteur d'une plateforme, une fois celui-ci installé en mer. Lorsqu'une telle plateforme porte une éolienne, ceci afin permettre un meilleur rendement de cette éolienne. La présente invention a notamment pour but d'apporter une solution avantageuse aux mouvements statiques et dynamiques de plateforme une fois celle-ci installée en mer. Plus particulièrement, l'invention a pour but d'améliorer le comportement au pilonnement du flotteur, excité par la houle. Selon l'invention, un tel flotteur comprend, à sa base, des moyens de perte de charge comprenant un élargissement radial et au moins un passage d'eau entre une surface supérieure et une surface inférieure de cet élargissement. La face inférieure peut être une sous-face, sensiblement horizontale, du flotteur, la face supérieure peut être une surface annulaire sensiblement horizontale, située au- dessus de ladite sous-face, une surface périphérique reliant des bords périphériques de la sous-face et de la surface annulaire.

Chaque passage peut être de révolution autour d'un axe de passage, plusieurs passages étant régulièrement répartis sensiblement en arc de cercle autour de l'axe du flotteur. Ces passages forment avantageusement un rétrécissement entre la surface supérieure et la surface inférieure.

Les moyens de perte de charge peuvent alternativement comprendre des plaques s 'étendant radialement autour de l'axe du flotteur, ces plaques étant inclinées relativement à la verticale et à l'horizontale, et, de préférence, régulièrement réparties en arc de cercle autour dudit axe, chaque passage étant formé entre deux plaques voisines. L'inclinaison des plaques peut être alternée ou être identique pour toutes les plaques. Le flotteur peut comprendre plusieurs rangées superposées de plaques, de préférence formant un espace entre elles.

De préférence, le flotteur est de révolution autour de son axe.

L'invention porte aussi sur une plateforme flottante comprenant au moins trois flotteurs selon l'invention. L'invention porte aussi sur un système d'éolienne flottante, comprenant une éolienne montée sur une plateforme flottante selon l'invention comprenant de préférence trois flotteurs. L'éolienne est de préférence bipale.

De préférence, les flotteurs sont sensiblement équidistants entre eux. Ces flotteurs sont avantageusement reliés deux à deux, dans leurs parties supérieures, par une entretoise supérieure, de préférence sensiblement horizontale. Chaque entretoise supérieure peut être soutenue par deux étais, chacun de ces étais étant fixé par une première extrémité au voisinage du milieu de Γ entretoise et, par une deuxième extrémité, au flanc d'un flotteur respectif.

Les flotteurs peuvent en outre être reliés deux à deux, dans leurs parties basses, par une entretoise inférieure respective.

L'éolienne comprend de préférence un pylône supportant une génératrice, le pylône étant supporté par trois pieds et comprenant de préférence trois mâts, chaque mât formant l'un des pieds. Chaque pied repose de préférence sensiblement au milieu d'une entretoise supérieure respective.

Plusieurs modes d'exécution de l'invention seront décrits ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés dans lesquels :

- la figure 1 est une vue en perspective, de dessus et de trois-quarts face gauche, d'un système d'éolienne selon l'invention ;

- la figure 2 est une vue en élévation et de face, selon la direction II indiquée à la figure 3, du système d'éolienne de la figure 1 ;

- la figure 3 est une vue en élévation et de gauche, selon la direction III indiquée à la figure 2, du système d'éolienne de la figure 1 ; - la figure 4 est une vue du détail IV indiqué à la figure 2, illustrant un flotteur du système réolienne ;

- la figure S est une vue de dessus de la plateforme du système d'éolienne, depuis le plan de coupe V-V de la figure 2 ;

- la figure 6 est une vue similaire à celle de la figure 4, dans laquelle le flotteur est équipé de moyens de perte de charge annulaires, dans un premier mode de réalisation ;

- la figure 7 est une vue en coupe et de dessus, du flotteur de la figure 6

- la figure 8 est une vue en perspective d'une plateforme équipée de flotteurs du type des figures 6 et 7, dans un deuxième mode de réalisation ; et,

- les figures 9 à 12, illustrent des sections cylindriques de quatre autres modes de réalisation pour des moyens de perte de charge pour un flotteur.

Dans la description, les termes « vertical » et « horizontal » se rapportent à une position d'équilibre du système d'éolienne, tel que représenté aux figures 1 à 4 et 6.

Les figures illustrent un système d'éolienne 1 selon l'invention. Dans l'exemple illustré, le système comprend une éolienne 2 développée par la société 2-B Energy BV. Cette éolienne est équipée de deux pales 3 fixées sur une turbine 4. Comme particulièrement illustré aux figures 1 à 3, réolienne comprend en outre un pylône tripode 6. Le pylône 6 est d'un type connu sous l'anglicisme «jacket », c'est-à-dire qu'il est constitué de trois mâts 7 entretoisés entre eux par une structure formant un treillis.

Le système 1 comprend en outre une plateforme flottante 8 sur laquelle réolienne 2 est fixée. La plateforme 8 comprend 3 flotteurs 10, sensiblement identiques entre eux et sensiblement équidistants les uns des autres. Chaque flotteur 10 a une forme générale de cylindre de révolution autour d'un axe vertical X10 respectif ; sa section horizontale est variable. Les flotteurs sont rigidement reliés deux à deux par une paire d' entretoises sensiblement horizontales : une entretoise supérieure 11, qui relie entre elles des régions supérieures des deux flotteurs, et, une entretoise inférieure 11, qui relie entre elles des régions inférieures de ces deux flotteurs. Chaque entretoise supérieure 11 est soutenue par deux étais 13. Chaque étais est fixé par une première extrémité au voisinage du milieu de l'entretoise correspondante et au flanc d'un flotteur 10 respectif, au voisinage de sa région inférieure. A la figure 1, le niveau N de l'eau est représenté par des « collerettes » autour des flotteurs 10 et des étais 13.

Le pied 9 de chacun des mâts 7 repose sur une entretoise supérieure 11 respective, au voisinage du milieu de cette entretoise. Les étais 13 transfèrent les charges induites par l'éolienne 2 depuis les mâts jusqu'aux trois flotteurs 10. Ceci permet de partager et de renvoyer de façon harmonieuse les charges provenant du pylône sur les trois flotteurs ; ainsi, l'invention diffère notablement de l'art antérieur où un pylône cylindrique repose sur un seul flotteur.

Le système 1 comprend en outre un jeu de câbles 15 et d'ancres qui permettent de le fixer aux fonds marins. Les ancres ne sont pas représentées aux figures. Dans l'exemple illustré, deux câbles 15 sont fixés à chacun des flotteurs, et s'étendent vers le bas en s'éloignant radialement de la plateforme 8.

Comme particulièrement illustré à la figure 4, chaque flotteur 10 comprend, de bas en haut :

- un tronçon inférieur 21 ;

- un tronçon intermédiaire 22 ;

- un tronçon supérieur 23 ; et,

- une colonne 24. Les entretoises supérieures 11 respectives sont fixées sur un flanc de la colonne 24. Les tronçons 21-23 et la colonne 24 sont cylindriques. Le tronçon intermédiaire 22 a un diamètre extérieur D22, mesuré horizontalement, inférieur au diamètre extérieur D21 du tronçon inférieur 21 et au diamètre extérieur D23 du tronçon supérieur 23. La colonne 24 a un diamètre extérieur D24 inférieur au diamètre D22 du tronçon intermédiaire. La partie supérieure de cette colonne est positionnée de telle sorte qu'un franc bord FB suffisant soit respecté par rapport aux pales 3. Dans l'exemple illustré, les diamètres D21, D23 des tronçons inférieurs et supérieurs 21, 23 sont sensiblement égaux entre eux.

Un premier raccord tronconique 26 relie le tronçon intermédiaire 22 au tronçon inférieur 21 ; son diamètre diminue en allant du tronçon inférieur 21 vers le tronçon intermédiaire 22. Le tronçon inférieur 21 est ainsi élargi par rapport au tronçon intermédiaire, de façon à donner plus de flottabilité lorsque la plateforme est à quai, sans augmenter le tirant d'eau. De préférence, il est en outre dimensionné de manière à ce que dans la houle, la pression multipliée par la surface de l'anneau supérieur constitué par la projection verticale du tronc de cône du premier raccord 26, soit sensiblement égale à la pression multipliée par la sous-face 28 du flotteur de façon à sensiblement annuler la force résultante verticale et donc à empêcher un pilonnement, c'est-à-dire un mouvement vertical du flotteur.

Un deuxième raccord tronconique 27 relie le tronçon intermédiaire 22 au tronçon supérieur 23 ; son diamètre diminue en allant du tronçon supérieur 22 vers le tronçon intermédiaire 22. La jonction entre le deuxième raccord 27 et le tronçon intermédiaire 22 est prévue, dans la position d'usage, pour constituer une ligne de flottaison pour le système 1. Ainsi, à partir du niveau N de l'eau, un élargissement en forme de tronc de cône est effectué jusqu'à un plus grand diamètre sur une certaine hauteur. Le diamètre réduit du tronçon intermédiaire 22, relativement au tronçon supérieur 23, permet de réduire les efforts de houle. Cela permet, sous les efforts statiques horizontaux de donner un couple de redressement de plus en plus important lors de l'inclinaison de la plateforme, donc réduit son inclinaison sous l'effet du vent et des courants permettant une plus grande efficacité énergétique de l'éolienne. De plus, il a été constaté que le diamètre D23 du tronçon supérieur étant plus grand que celui du tronçon intermédiaire, cela permet de réduire le phénomène de roulis, de tangage et de pilonnement sous l'effet de la houle. La stabilité à la fois statique et dynamique de la plateforme en est donc améliorée.

Un autre avantage du système 1 selon l'invention porte sur le fait que l'éolienne 2 est centrée par rapport aux trois flotteurs 10 ne provoquant pas de dissymétrie. En effet, le pylône 6, construit en assemblage tubulaire tripode, est conçu de façon que le pied 9 de chacun de ses trois mâts 7 repose sur le milieu d'une entretoise supérieure 11 respective, reliant deux des trois flotteurs 10. La nacelle, c'est-à-dire la génératrice 4, et les pales 3 de l'éolienne peuvent fonctionner avec vent arrière.

Dans l'exemple illustré, l'éolienne 2, ses pales 3, sa turbine 4 et son pylône 6 représentent un poids d'environ mille tonnes, dont le centre de gravité est très élevé au-dessus du niveau N de l'eau. C'est notamment la forme des flotteurs qui permet une plus grande stabilité de la plateforme 8 et de 1'éolienne 2.

La figure 6 illustre un flotteur 10 équipé de moyens de perte de charge 30. Ces moyens de perte de charge se révèlent utiles pour contrer les effets de la houle sur la plateforme, notamment pour réduire le pilonnement des flotteurs sous les effets de cette houle. Les figures 6 et 7 illustrent un premier mode de réalisation pour ces moyens de perte de charge 30. Dans l'exemple illustré, les moyens 30 sont disposés à la base du tronçon intermédiaire, en lieu et place du tronçon inférieur 21 et du premier raccord 26 des figures 1 à 5. Les moyens 30 comprennent un élargissement situé sensiblement à la base du flotteur 10 ; cet élargissement est notamment formé par :

- la sous-face 28 ;

- une surface annulaire 31 sensiblement horizontale, située au-dessus de la sous-face 28 ; et,

- une surface périphérique 32 sensiblement verticale et cylindrique autour de Taxe X10 du flotteur 10, reliant des bords périphériques de la sous-face 28 et de la surface annulaire 31.

La sous-face 28 et la surface annulaire 31 sont reliées entre elles par des passages d'eau 33. Dans ce mode de réalisation, les passages 33 sont sensiblement cylindriques autour d'axe verticaux X33 respectifs. Les axes X33 des passages sont inscrits selon un cylindre théorique C33 et régulièrement espacés entre eux autour de l'axe X10 du flotteur. Les passages ne sont disposés que dans la partie de ce cylindre C33 situé dans l'angle obtus formé par les entretoises 12. Les passages, vus de dessus, tel que sur la figure 7, forment donc un arc de cercle autour de l'axe X10 du flotteur 10.

A la figure 6, les volumes autour des passages 33 sont représentés hachurés, pour plus de lisibilité. Cependant, les flotteurs sont généralement réalisés en tôles soudées, et les volumes intérieurs sont vides, c'est-à-dire qu'ils ne contiennent généralement que de l'air.

Dans le mode de réalisation des figures 6 et 7, les moyens 30 comprennent en outre ;

- une gorge annulaire supérieure 35, formée dans la surface annulaire 31 ; et, - une gorge annulaire inférieure 36, formée dans la sous-face 28, en vis-à-vis de la gorge supérieure,

de sorte que chaque passage 33 débouche par le haut dans la gorge supérieure 35 et par le bas dans la gorge inférieure 36.

Pour illustrer ce mode de réalisation, le flotteur 10 peut avoir les dimensions suivantes :

- diamètre D22 du tronçon intermédiaire : 10,5 mètres

- diamètre D30 de la surface extérieure 32 : 16 mètres

- diamètre D33 des passages 33 : 1 mètre

- nombre de passages 33 : dix-sept

- épaisseur E30 des moyens 30 : 3,6 mètres

Lorsqu'un tel flotteur est entraîné par une houle, dans un mouvement vertical, ceci engendre une circulation d'eau dans les passages, donc des pertes de charge, ce qui diminue la sensibilité du flotteur, donc de la plateforme, à la houle.

En outre, les moyens 30 ont une masse qui augmente notablement la masse du flotteur, en comparaison avec un flotteur qui n'en serait pas muni. Ceci augmente donc l'inertie du flotteur, ce qui diminue aussi la sensibilité du flotteur, donc de la plateforme, à la houle.

La figure 8 illustre un deuxième mode de réalisation pour des moyens de perte de charge selon l'invention, qui va être décrit en ce qu'il diffère du premier mode de réalisation.

Dans ce deuxième mode de réalisation, il n'y a pas de gorge annulaire. Les passages 33 débouchent directement au travers de la sous-face 28 et de la surface annulaire 31. Ils sont sensiblement cylindriques et seulement au nombre de 9.

Les figures 9 à 12 sont des coupes schématiques des moyens 30 réalisés le long d'un cylindre, de type C3, correspondant à quatre autres modes de réalisation pour des moyens 30 de perte de charge selon l'invention. Ces coupes, selon le cylindre C3 sont déroulées dans le plan de la planche correspondant. La surface annulaire 31 et la sous-face 28 y sont illustrées par un trait mixte à double tiret, chaque fois qu'elles ne sont pas coupées par le cylindre C3. Ces modes de réalisation seront décrits en ce qu'ils diffèrent des modes de réalisation des figures 6 à 8.

La figure 9 illustre une forme différente pour les passages 33. Comme à la figure 6, les volumes autour des passages 33 sont représenté hachurés, uniquement pour plus de lisibilité. Dans ce mode de réalisation, au lieu d'être cylindriques, les passages forment un rétrécissement 38 entre la sous-face et la face annulaire. Dans cet exemple, les passages 33 ont la forme de deux troncs de cônes disposés tête-bêche et reliés entre eux par leurs petites bases, formant ainsi ce rétrécissement 38.

Dans les exemples des figures 10 à 12, les passages 33 sont formés entre des plaques 39 s 'étendant sensiblement radialement par rapport à l'axe X10 du flotteur 10. Ainsi, les plaques y sont illustrées par des traits représentant leurs tranches. Ces plaques ne sont ni verticales ni horizontales, bien que plus proches de la verticale que de l'horizontale.

Dans le mode de réalisation de la figure 10, il y a une seule rangée de plaques 39. Chaque plaque est distante de ses voisines, de sorte qu'il y a toujours un espace 41 entre deux plaques voisines, au niveau de la sous-face 28 comme au niveau de la surface annulaire 31. En outre, l'inclinaison des plaques 39, relativement à la sous-face 28 et à la surface annulaire 31 est alternée. Ainsi, lorsqu'un passage 33 débouche à la sous-face 28 par un large espace 41, il débouche à la surface annulaire 31 par un espace 41 étroit. A l'inverse, lorsqu'un passage 33 débouche à la sous-face 28 par un espace 41 étroit, il débouche à la surface annulaire 31 par un large espace 41.

Dans le mode de réalisation de la figure 11, il y a une seule rangée de plaques 39. Chaque planche est distante de ses voisines ; Elles ont toutes la même inclinaison relativement à la sous-face 28 et à la surface annulaire 31. Ainsi, à une même distance radiale de l'axe X10, il y a un écartement sensiblement constant E39 entre deux plaques voisines ; cet écartement est le même entre toutes les plaques 39.

Dans le mode de réalisation de la figure 12, il y a trois rangées superposées entre elles, du même type de celle de la figure 11. Cependant, si l'inclinaison est constante dans une même rangée, elle est alternée d'une rangée sur l'autre. Ainsi, la rangée supérieure a la même inclinaison que la rangée inférieure, et l'inclinaison de la rangée intermédiaire est inverse de celle des deux autres. En outre, deux rangées superposées sont séparées d'un espace sensiblement constant 42, d'épaisseur E42.

Bien sûr, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits. Au contraire, l'invention est définie par les revendications qui suivent. II apparaîtra en effet à l'homme de l'art que diverses modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits ci-dessus, à la lumière de l'enseignement qui vient de lui être divulgué.

Ainsi, le pylône en structure tabulaire peut être haubané par des câbles allant depuis le pylône jusqu'aux trois flotteurs. A la différence du pylône décrit ci-dessus, le pylône peut comprendre un unique mât cylindrique supporté à sa base par un trépied, chacun des trois pieds du trépied reposant sur une entretoise supérieure respective, de sorte que le mât cylindrique est sensiblement centré relativement aux flotteurs.

L'intérêt d'un tel système est de pouvoir amener l'ensemble constitué par la plateforme et réolienne en remorquage sur le site final à partir d'un port pour éviter de coûteux travaux d'installation en mer. Pour cela le tirant d'eau est limité et il a été vérifié que la stabilité est conforme aux règles pendant cette phase. Une fois sur place, chaque flotteur est relié à ses lignes de mouillage : câbles, chaînes, ancres qui auront été préinstallées et testées avant l'arrivée de la plateforme. Une des difficultés est le montage du mât, de la nacelle et des pales ; ce sont des charges lourdes et volumineuses à installer sur une plateforme flottante. Cette difficulté est diminuée par l'invention. Grâce au système selon l'invention, cette phase peut être faite soit au port, soit sur un site plus profond et protégé de la houle, soit en pleine mer. L'utilisation d'une éolienne à deux pales permet, par exemple, en disposant les pales à l'horizontale, de poser l'ensemble pales et nacelle sur une barge puis de hisser cet ensemble, même en mer, en haut du mât. Le mât peut être érigé en plusieurs éléments, comme cela se fait pour les grues à tour ou les mâts de forage du type « bootstrap ». Ces solutions permettent d'éviter l'utilisation de grues flottantes de très grande capacité, très onéreuses, surtout en milieu offshore.

L'élargissement des moyens de perte de charge peut n'être que partiellement annulaire, c'est-à-dire qu'il ne fait pas un tour complet de la base du flotteur. Bien entendu, ce type de flotteur est adapté à des plateformes qui sont prévues pour porter tout type de structure, et pas seulement une éolienne.