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Title:
FLOATING PLATFORM FOR RECEIVING AIRCRAFT, COMPRISING A STABILIZATION DEVICE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/101892
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a floating platform (1) for receiving aircraft (2), comprising: a structure that is able to be at least partially submerged and has a receiving deck (4) intended to accommodate the aircraft (2); floats secured to the structure in order to ensure the ability of the platform (1) to float; means for stabilizing the platform, characterized in that the stabilizing means comprise propellers secured to the structure and each mounted on a propeller shaft with an axis oriented such that the force exerted on the platform, on account of the rotation of each propeller, comprises a component perpendicular to the receiving deck.

Inventors:
RYBAC, Serge (484 Blvd Georges Clémenceau, Saint Raphaël, 83700, FR)
MAGNIER, Alain (59 chemin des Iscles, Saint Raphaël, 83700, FR)
Application Number:
EP2018/082281
Publication Date:
May 31, 2019
Filing Date:
November 22, 2018
Export Citation:
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Assignee:
RYBAC, Serge (484 Blvd Georges Clémenceau, Saint Raphaël, 83700, FR)
MAGNIER, Alain (59 chemin des Iscles, Saint Raphaël, 83700, FR)
International Classes:
B63B39/08; B63B35/50; B63C13/00; B64F1/00; E01F3/00
Domestic Patent References:
WO2005039969A12005-05-06
Foreign References:
US1821310A1931-09-01
JPH0450093A1992-02-19
DE1286931B1969-01-09
KR20140049175A2014-04-25
KR101083252B12011-11-15
KR101599306B12016-03-07
US2905127A1959-09-22
RU2323121C12008-04-27
GB317393A1930-08-07
Attorney, Agent or Firm:
HAUTIER, Nicolas (CABINET HAUTIER, 20 rue de la Liberté, Nice, 06000, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Plateforme flottante (1 ) pour la réception d’aéronefs (2), comprenant :

une structure (3) apte à être au moins partiellement immergée et présentant un plancher de réception (4) destiné à accueillir les aéronefs (2) ;

- des flotteurs (6) solidaires de la structure pour assurer la flottabilité de la plateforme

(1 ) ;

- des moyens de stabilisation (7) de la plateforme (1 ),

caractérisée en ce que la structure (3) comprend une pluralité de jambes (35), configurées pour s’étendre sensiblement perpendiculairement au plancher de réception (4), chacune de la pluralité de jambe (35) comprenant au moins une roue (353) configurée pour permettre le déplacement de la plateforme (1 ) sur une surface solide, est dans laquelle les moyens de stabilisation (7) sont configurés pour être montés sur les jambes (35) et comprennent des hélices (74) solidarisées à la structure (3) et montées chacune sur un arbre d’hélice (73) d’axe (A) orienté de sorte que la force exercée sur la plateforme (1 ), du fait de la rotation de chaque hélice (74), comprenne une composante perpendiculaire au plancher de réception (4) et dans laquelle les flotteurs (6) définissent un volume étanche et sont réalisés en un matériau souple de sorte à pouvoir se déformer en fonction de la pression régnante dans le volume étanche, et en ce qu’elle comprend également un ensemble de compression et/ou d’extraction d’air destiné à injecter ou à aspirer de l’air dans le volume étanche de chacun des flotteurs (6) pour adapter une ligne de flottaison de la plateforme (1 ) au poids de l’aéronef (2) qu’elle reçoit.

2. Plateforme (1 ) selon la revendication 1 , dans laquelle chaque hélice (74) est montée au sein d’un canon de canalisation d’eau (71) s’étendant autour de l’arbre d’hélice (73).

3. Plateforme (1) selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans laquelle la structure (3) est de forme polygonale et comprend autant de canons de canalisation d’eau (71 ) que d’angles du polygone, un canon (71 ) étant présent sous chaque sommet du polygone.

4. Plateforme (1 ) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que les canons de canalisation d’eau (71 ) des moyens de stabilisation (7) sont montés sur les jambes (35).

5. Plateforme (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant des moyens de pilotage (9) des moyens de stabilisation (7).

6. Plateforme (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la structure (3) est réalisée en poutres de treillis métallique et comprend une couronne extérieure (31 ) et une couronne intérieure (34) concentriques ainsi que des rayons (32) s’étendant depuis la couronne extérieure (31 ) vers un centre d’armature (33).

7. Plateforme (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant des moyens de sécurité (5) comportant un garde-corps (51 ).

8. Plateforme (1 ) selon la revendication précédente, dans laquelle le garde-corps (51 ) comprend des panneaux (52) montés mobiles sur la structure (3) entre :

une position d’accès dans laquelle les panneaux (52) sont sensiblement parallèles au plancher de réception (4), et

une position de protection dans laquelle les panneaux (52) sont sensiblement perpendiculaires au plancher de réception (4).

9. Plateforme (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comprenant une jupe (10) portant des panneaux (102) solaires.

10. Plateforme (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes dans laquelle la au moins une roue (353) comprend une jante depuis laquelle s'étend des rayons comprenant des alvéoles jusqu'à une surface de contact configuré pour être au contact avec une surface solide.

11. Plateforme (1 ) selon la revendication précédente dans laquelle les alvéoles des rayons sont configurées pour absorber les chocs par déformation ponctuelle.

12. Plateforme (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la au moins une roue (353) est montée sur un axe (354) de préférence orthogonale à la direction principale d'extension principale de la jambe (35), ledit axe (354) étant monté sur l'un parmi la jambe (35) et un châssis (355) pivotant autour de la direction principale d'extension des jambes (35).

13. Plateforme (1 ) selon la revendication précédente dans laquelle le châssis (355) comprend une portion fixe (356) relativement à la jambe (35) et une portion mobile (357) relativement à la portion fixe et configurée pour porter ledit axe (354).

14. Plateforme (1 ) selon l'une des deux revendications précédentes dans laquelle chacune des jambes (35) comprend au moins deux roues (353), et dans laquelle les deux roues (353) sont montées sur un même axe (354).

15. Plateforme (1 ) selon l'une des revendications 12 ou 13 dans laquelle chacune des jambes (35) comprend au moins deux roues (353), et dans laquelle les deux roues (353) sont montées sur deux portions d’axes (354), distantes l’une de l’autre et chacune fixée à l'un parmi le châssis (355) pivotant et la jambe (35).

16. Ensemble (400) caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de plateforme (1 ) selon l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel chacune des plateformes (1 ) est assemblée à la plateforme (1 ) adjacente grâce à des moyens d'accroche comprenant un plancher (410) et des vérins (420).

Description:
Plateforme flottante pour la réception d‘aéronefs comprenant un dispositif de stabilisation

Le domaine de l’invention est celui de la conception et de la fabrication de plateformes flottantes pour la réception d’aéronefs. Plus précisément, l’invention concerne une plateforme flottante pour la réception d’aéronefs volants comprenant un dispositif de stabilisation.

Les aéronefs tels que les avions ou les hélicoptères principalement, sont destinés à transporter des passagers ou de la marchandise d’un premier lieu à un second lieu distant. Toutefois, le transport de passagers notamment peut être effectué en boucle fermée ayant pour origine et arrivée un lieu unique. Généralement, le premier lieu et le second lieu sont des aéroports ou des aérodromes terrestres construits à proximité des villes.

Cependant, certains lieux ne sont pas accessibles par voie terrestre et l’atterrissage d’un moyen de transport volant est impossible. Il a alors été développé des aéronefs pouvant amerrir, c’est dire se poser sur un plan d’eau tel qu’un lac ou un océan. On peut par exemple citer les hydravions.

Le tourisme et certaines activités professionnelles ont également demandé des modifications des conditions de transport. Par exemple, certains touristes ou professionnels veulent découvrir des îles ou archipels, certains endroits inaccessibles par voie terrestre ou dangereux d’accès tels que des volcans, des zones sinistrées ou encore des plans d’eau. D’autres souhaitent plutôt atteindre certaines activités nautiques éloignées des côtes, tels que des points de départ de plongée par exemple.

Pour ces activités, un moyen de transport efficace est l’hélicoptère. En effet, un hélicoptère peut décoller et atterrir ou amerrir verticalement. L’hélicoptère est donc moins contraignant que l’avion ou l’hydravion puisqu’il peut atterrir ou amerrir dans un espace restreint.

Par ailleurs, lors d’un amerrissage, un hydravion crée des turbulences dans l’eau telles que des vagues ou des ondes sonores qui peuvent être nuisibles pour la faune, la flore et des touristes ou professionnels à proximité de la piste d’amerrissage. Ce problème est en néanmoins atténué par les hélicoptères.

Pour éviter ces nuisances, des plateformes d’amerrissage ont été développées. Ces plateformes sont soit flottantes, soit ancrées dans le fond marin.

Ces plateformes évoluent donc dans le milieu marin et sont soumises aux conditions marines telles que la houle ou les courants qui peuvent nuire à leur stabilité et/ou leur accessibilité.

Pour répondre au besoin de stabilité, des moyens de stabilisation des plateformes ont été développés.

Le document de brevet publié sous le numéro GB317393 (Reno) décrit une plateforme d’amerrissage d’aéronefs, comprenant :

une structure portant une piste de réception des aéronefs ;

- des flotteurs montés coulissant par rapport à la structure pour assurer la flottabilité de la plateforme, et

- des moyens de stabilisation de la plateforme.

Les moyens de stabilisation comprennent des canalisations débouchant dans les flotteurs pour les remplir d’air comprimé ou d’eau afin de les immerger ou au contraire de les faire flotter. Les moyens de stabilisation sont donc dynamiques en fonction de la houle.

Le remplissage d’eau ou d’air des flotteurs est réalisé en fonction de l’agitation du plan d’eau de sorte à maintenir la piste de réception stable.

Une telle technique de stabilisation de plateforme n’est toutefois pas sans inconvénient.

En effet, les moyens de stabilisation de la plateforme nécessitent une infrastructure importante comprenant des compresseurs et des pompes, ainsi que des tuyaux reliant les flotteurs aux compresseurs et pompes.

Toute cette infrastructure représente un poids non négligeable dont la répartition doit être faite de sorte à ne pas impacter la stabilité de la plateforme. De plus, les pompes et les compresseurs demandent une quantité importante d’énergie pour fonctionner.

Dans le cas d’une énergie fossile de type carburant liquide, généralement utilisée en mer, des réservoirs de carburant doivent être utilisés sur la plateforme. Ces réservoirs entraînent des phénomènes de carènes liquides, fortement nuisibles à la stabilité de la plateforme, qui augmentent au fur et à mesure de la consommation de carburant.

Par ailleurs le remplissage d’air ou d’eau des flotteurs est long et peu réactif, notamment lorsque la mer est agitée, voire déchaîné. La stabilité de la plateforme s’en trouve alors affectée ce qui rend difficile la réception des aéronefs.

L’invention a notamment pour objectif de proposer une plateforme flottante d’aéronefs, offrant une bonne stabilité.

L’invention a également pour objectif de proposer une telle plateforme qui assure la sécurité des passagers des aéronefs

L’invention a en outre pour objectif de proposer une telle plateforme dont le fonctionnement est autonome énergétiquement et en fonctionnement.

Ces objectifs, ainsi que d’autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints grâce à l’invention qui a pour objet une plateforme flottante pour la réception d’aéronefs, comprenant : une structure apte à être au moins partiellement immergée et présentant un plancher de réception destiné à accueillir les aéronefs ;

- des flotteurs solidaires de la structure pour assurer la flottabilité de la plateforme ;

- des moyens de stabilisation de la plateforme,

caractérisée en ce que les moyens de stabilisation comprennent, des hélices solidarisées à la structure et montées chacune sur un arbre d’hélice d’axe orienté de sorte que la force exercée sur la plateforme, du fait de la rotation de chaque hélice, comprenne une composante perpendiculaire au plancher de réception.

La composante perpendiculaire de la force exercée par les hélices sur la plateforme permet d’assurer un mouvement sensiblement vertical de la plateforme, au bénéfice de la stabilité.

Avantageusement, chaque hélice est montée au sein d’un canon de canalisation d’eau s’étendant autour de l’arbre d’hélice. De tels moyens de stabilisation assurent une meilleure stabilisation de la plateforme en fonction des creux et crêtes de la houle tout en limitant la consommation énergétique des moyens de stabilisation. Lorsque la houle forme une crête, la plateforme suit le mouvement de l’eau grâce à ses flotteurs pour atteindre une position haute au-dessus du niveau de l’eau et, lorsque la houle forme un creux, les moyens de stabilisation sont actionnés pour que l’eau aspirée dans les canons par les hélices voit sa puissance augmentée, notamment par effet venturi, de sorte à maintenir la plateforme sensiblement dans la position haute. La plateforme ne retombe alors pas dans une position basse au fond d’un creux, ce qui garantit une meilleure stabilité de la plateforme, en toutes circonstances ou quasiment.

Selon un mode de réalisation particulier, la structure est de forme polygonale et comprend autant de canons de canalisation d’eau que d’angles du polygone, un canon étant présent sous chaque sommet du polygone. Avantageusement et de préférence le polygone est un hexagone ou un octogone.

Les canons régulièrement répartis permettent d’assurer une bonne répartition de la poussée générée par les flux d’eaux créés dans les canons de canalisation.

De préférence, la plateforme comprend des moyens de pilotage des moyens de stabilisation. De tels moyens de pilotage permettent d’assurer une autonomie de fonctionnement de la plateforme qui peut ainsi s’adapter aux conditions météorologiques de sorte à maintenir sa stabilité et notamment l’horizontalité du plancher de réception pour favoriser la réception d’aéronefs.

Avantageusement, la structure comprend des jambes s’étendant sensiblement perpendiculairement au plancher de réception.

Les jambes permettent de supporter la plateforme lorsque celle-ci est sortie hors de l’eau pour des raisons de maintenance par exemple. Des roues peuvent également être prévues sur les jambes pour faciliter le déplacement de la plateforme sur un sol. De préférence, les roues sont montées en rotation sur une extrémité inférieure des jambes. De préférence au moins l’une et de préférence plusieurs et de préférence chacune des jambes portent au moins un axe. Cet axe s’étend de part et d’autre de la jambe selon une direction perpendiculaire à la direction principale d’extension de la jambe. Cet axe porte au moins deux roues, de sorte que les roues sont disposées de part et d’autre de la jambe.

Selon un mode de réalisation, l’axe est monté en rotation sur la jambe.

Selon un autre mode de réalisation, l’axe est fixé à la jambe et les roues sont montées en rotation sur l’axe. Dans ce cas, l’axe peut par exemple être composé de deux portions d’axes distantes l’une de l’autre, chacune fixée à la jambe. Dans ce mode de réalisation, la jambe peut présenter une tubulure s’étendant principalement verticalement. Chaque axe présente une extrémité fixée à la tubulure et s’étend en direction de la roue. Cela permet de ne pas avoir d’axe traversant l’intérieur de la tubulure. Si l’on prévoit que les hélices et le tube aient leurs axes alignés, cela permet de ne pas perturber les hélices. Le contrôle de l’assiette de la plateforme est donc amélioré.

Avantageusement, les jambes lorsqu'elles sont immergées permettent d'avoir un effet de quille ce qui améliore la stabilisation de la plateforme. Les jambes étant multiples, cela permet d'accroitre encore la stabilisation.

Selon un mode de réalisation particulier, les canons de canalisation d’eau des moyens de stabilisation sont montés sur les jambes.

Le positionnement particulier des canons de canalisation d’eau permet que les moyens de stabilisation soient constamment dans l’eau pour assurer la stabilité de la plateforme.

De préférence, la structure est réalisée en poutres de treillis métallique et comprend une couronne extérieure et une couronne intérieure concentriques, ainsi que des rayons s’étendant depuis la couronne extérieure vers un centre d’armature.

L’utilisation de poutres en treillis métallique permet à la structure d’offrir un bon compromis entre légèreté et résistance.

Selon un mode de réalisation avantageux, la plateforme comprend des moyens de sécurité comportant un garde-corps.

Les moyens de sécurité permettent d’éviter que les utilisateurs de la plateforme ne puissent chuter de celle-ci et ne tombent dans l’eau. Par ailleurs, le garde-corps peut être utilisé comme main courante pour faciliter le déplacement des utilisateurs sur la plateforme.

Selon un aspect particulier, le garde-corps comprend des panneaux montés mobiles sur la structure entre :

une position d’accès dans laquelle les panneaux sont sensiblement parallèles au plancher de réception, et

une position de protection dans laquelle les panneaux sont sensiblement perpendiculaires au plancher de réception.

La mobilité des panneaux favorise :

la réception des aéronefs en limitant l’effet de turbulences sur la plateforme par création d’un espace confiné, dans leur configuration d’accès, et la sécurité des utilisateurs de la plateforme, dans leur position de protection.

De préférence, le garde-corps porte des panneaux solaires.

Les panneaux solaires permettent la création d’énergie électrique sur la plateforme, l’énergie ainsi crée participant à l’autonomie, notamment en termes d’indépendance énergétique, de la plateforme.

Avantageusement, les flotteurs définissent un volume étanche et sont réalisés en un matériau souple de sorte à pouvoir se déformer en fonction de la pression régnant dans le volume étanche. Avantageusement, les flotteurs comprennent au moins deux compartiments et de préférence trois compartiments étanches. Cela notamment de sécuriser la flottabilité en cas de perçage d'un flotteur.

Dans ce cas, la plateforme comprend également un ensemble de compression et/ou d’extraction d’air destiné à injecter ou à aspirer de l’air dans le volume étanche de chacun des flotteurs.

Il est ainsi possible d’adapter la pression régnant dans les flotteurs pour les adapter au poids du moyen de transport volant qui doit être reçu sur la plateforme.

Ainsi, la plateforme peut être utilisée pour une grande variété d’aéronefs. En d’autres termes, il est possible d’adapter la ligne de flottaison de la plateforme au poids de l’aéronef qu’elle reçoit.

L'une des réalisations de l'invention concerne avantageusement, une plateforme flottante pour la réception d’aéronefs, comprenant :

une structure apte à être au moins partiellement immergée et présentant un plancher de réception destiné à accueillir les aéronefs ;

- des flotteurs solidaires de la structure pour assurer la flottabilité de la plateforme ;

- des moyens de stabilisation de la plateforme.

Avantageusement la structure comprend une pluralité de jambes, configurées pour s’étendre sensiblement perpendiculairement au plancher de réception, chacune de la pluralité de jambe comprenant au moins une roue configurée pour permettre le déplacement de la plateforme sur une surface solide, est dans laquelle les moyens de stabilisation sont configurés pour être montés sur les jambes et comprennent, des hélices solidarisées à la structure et montées chacune sur un arbre d’hélice d’axe ) orienté de sorte que la force exercée sur la plateforme, du fait de la rotation de chaque hélice, comprenne une composante perpendiculaire au plancher de réception et dans laquelle les flotteurs définissent un volume étanche et sont réalisés en un matériau souple de sorte à pouvoir se déformer en fonction de la pression régnante dans le volume étanche, et en ce qu’elle comprend également un ensemble de compression et/ou d’extraction d’air destiné à injecter ou à aspirer de l’air dans le volume étanche de chacun des flotteurs pour adapter une ligne de flottaison de la plateforme au poids de l’aéronef qu’elle reçoit.

Avantageusement, la plateforme comprenant un système de flotteur dynamique associé à la présence de roue sur les jambes permet d'améliorer encore la stabilité de ladite plateforme. En effet, les roues agissent comme un lest qui est compensé par les flotteurs ce qui permet une meilleure stabilité. De plus, en fonction des types de roues (avec bande de roulement remplie d'air ou non), on peut faire varier la flottabilité de l'ensemble de la plateforme. Enfin, les roues étant situées avantageusement à la seconde extrémité des jambes, cela permet la création d'une embase sur chacune des jambes ce qui renforce l'effet de quille de ces dernières et permet ainsi en combinaison avec les flotteurs dynamiques de renforcer la stabilité de la plateforme 1.

L'invention concerne aussi un ensemble comprend une pluralité de plateforme dans lequel chacune des plateformes sont assemblées à la plateforme adjacente grâce à des moyens d'accroche comprenant un plancher et des vérins.

Des caractéristiques optionnelles de l’invention, qui peuvent être mises en œuvre de façon combinée ou alternative, sont indiquées ci-après :

o La plateforme flottante pour la réception d’aéronefs comprend :

une structure apte à être au moins partiellement immergée et présentant un plancher de réception destiné à accueillir les aéronefs ;

- des flotteurs solidaires de la structure pour assurer la flottabilité de la plateforme ;

- des moyens de stabilisation de la plateforme.

Avantageusement, les moyens de stabilisation comprennent, des hélices solidarisées à la structure et montées chacune sur un arbre d’hélice d’axe A orienté de sorte que la force exercée sur la plateforme, du fait de la rotation de chaque hélice, comprenne une composante perpendiculaire au plancher de réception,

chaque hélice est montée au sein d’un canon de canalisation d’eau s’étendant autour de l’arbre d’hélice,

la structure est de forme polygonale et comprend autant de canons de canalisation d’eau que d’angles du polygone, un canon étant présent sous chaque sommet du polygone,

la plateforme, comprend des moyens de pilotage des moyens de stabilisation, la structure est réalisée en poutres de treillis métallique et comprend une couronne extérieure et une couronne intérieure concentriques ainsi que des rayons s’étendant depuis la couronne extérieure vers un centre d’armature, la plateforme comprend des moyens de sécurité comportant un garde-corps, le garde-corps comprend des panneaux montés mobiles sur la structure entre :

o une position d’accès dans laquelle les panneaux sont sensiblement parallèles au plancher de réception, et

o une position de protection dans laquelle les panneaux sont sensiblement perpendiculaires au plancher de réception,

la plateforme comprend une jupe portant des panneaux solaires,

les flotteurs définissent un volume étanche et sont réalisés en un matériau souple de sorte à pouvoir se déformer en fonction de la pression régnante dans le volume étanche, et en ce qu’elle comprend également un ensemble de compression et/ou d’extraction d’air destiné à injecter ou à aspirer de l’air dans le volume étanche de chacun des flotteurs pour adapter une ligne de flottaison de la plateforme au poids de l’aéronef qu’elle reçoit,

la au moins une roue comprend une jante depuis laquelle s'étend des rayons comprenant des alvéoles jusqu'à une surface de contact configuré pour être au contact avec une surface solide,

les alvéoles des rayons sont configurées pour absorber les chocs par déformation ponctuelle,

la au moins une roue est montée sur un axe de préférence orthogonale à la direction principale d'extension de la jambe, ledit axe étant monté sur l'un parmi la jambe et un châssis pivotant autour de la direction principale d'extension des jambes,

le châssis comprend une portion fixe relativement à la jambe et une portion mobile relativement à la portion fixe et configurée pour porter l'axe,

chacune des jambes comprend au moins deux roues, et dans laquelle les deux roues sont montées sur un même axe,

chacune des jambes comprend au moins deux roues, et dans laquelle les deux roues sont montées sur deux portions d’axes, distantes l’une de l’autre, et chacune fixée à l'un parmi le châssis pivotant et la jambe.

D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d’un mode de réalisation préférentiel de l’invention, donné à titre d’exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés parmi lesquels :

la figure 1 est une vue en perspective de la plateforme flottante selon l’invention, selon une première configuration ;

la figure 2 est une vue en perspective de la plateforme dans une seconde configuration ;

la figure 3 est une vue en perspective montrant la structure et les flotteurs de la plateforme selon l’invention ;

la figure 4 est une vue de dessus de la structure de la plateforme selon l’invention ; la figure 5 est une vue similaire à celle de la figure 4 montrant un ensemble de compression et/ou d’extraction d’air dans les flotteurs ;

la figure 6 est une vue de face d’une béquille de la structure de la plateforme selon l’invention, sur laquelle est montée une partie des moyens de stabilisation de la plateforme ;

la figure 7 est une vue schématique en perspective d’une variante de réalisation de la structure selon l’invention, et

la figure 8 est une vue de côté de la plateforme flottante selon l’invention.

Les figures 9 à 12 montrent différentes plateformes assemblées entre elles pour former des ensembles;

Les figures 13a à 13c montrent la jambe associée avec un châssis pivotant portant les roues.

Tel que représenté sur les figures 1 et 2, une plateforme flottante 1 pour la réception d’aéronefs 2, selon l’invention, comprend :

une structure 3 de forme polygonale définissant un bâti général de la plateforme 1 ,

un plancher de réception 4 des aéronefs 2,

- des moyens de sécurité 5 des utilisateurs de la plateforme 1 ,

- des flotteurs 6, et

- des moyens de stabilisation 7.

La structure 3, visible aux figures 3, 4, 5 et 7, comprend une armature formée de poutres en treillis métallique.

L’armature comprend une couronne périphérique 31 octogonale formée de huit poutres aboutées les unes aux autres. Entre deux poutres contigües, une poutre formant un rayon 32 s’étend vers l’intérieur de l’armature, jusqu’à un centre d’armature 33. L’armature comprend ainsi huit rayons 32.

En outre, l’armature comprend une couronne intérieure 34 concentrique à la couronne extérieure 31 et située entre le centre d’armature 33 et la couronne extérieure 31. La couronne intérieure 34 est formée de poutres s’étendant chacune entre deux rayons 32 contigus. Avantageusement, dans une réalisation reprise dans les figures 9 à 12, au moins un rayon additionnel 32b s'étendant entre la couronne intérieure 34 concentrique et la couronne extérieure 31 peut être ajouté et entre deux rayons 32 contigus. De préférence, le au moins un rayon additionnel 32b a les mêmes caractéristiques que les rayons 32, à l'exception de sa longueur qui est comprise uniquement entre la couronne intérieure 34 concentrique et la couronne extérieure 31. Par exemple, un total de huit rayons additionnels 32b peut être ajouté.

La structure 3 comprend également des jambes 35 (dont l’une est illustrée en détail en figure 6) s’étendant depuis l’armature sensiblement perpendiculairement à celle-ci, dans un sens opposé au plancher de réception 4. En d’autres termes, les jambes 35 s’étendent sensiblement perpendiculairement au plancher de réception 4, sous celui-ci.

Les jambes 35 sont chacune formées d’une poutre en treillis métallique. Elles comprennent une première extrémité 351 par laquelle elles sont fixées à l’armature, et une seconde extrémité 352 opposée sur laquelle sont montées des roues 353. Ces roues 353 servent d’appui à la plateforme 1 sur un sol, notamment dans une cale lors des opérations de maintenance de la plateforme 1. Avantageusement les roues 353, peuvent être des roues classiques comprenant une jante et une bande de roulement. Ladite bande de roulement peut être gonflée avec de l'air ou être une bande de roulement sans air.

Selon un autre mode de réalisation, les jantes sont ajourées et présentent par exemple une structure avec des alvéoles telles qu’une structure en nid d’abeille. De préférence la bande de roulement ne comprend pas d’air. Dans cette réalisation, les rayons sont remplacés par la structure en nid d'abeille.

Cette réalisation à l'avantage de réaliser des roues 353 ne comprenant pas de volume d'air. Cela évite la création d'éléments flotteurs non nécessaires. Par ailleurs, cela réduit la poussée d’Archimède qui serait générée par des éléments disposés sous la surface de l’eau. De plus, les chocs lors du roulement des roues 353 sont absorbés par la structure en nid d'abeille.

Dans cette réalisation préférée, la bande de roulement comprend une première portion annulaire au contact de la jante de la roue 353 et une deuxième portion annulaire au contact du sol ayant un format plus classique. La première portion annulaire présente des ouvertures traversantes ou non, par exemple des alvéoles. De préférence ces ouvertures forment une structure en nid d’abeille. La deuxième portion annulaire, destinée à rouler sur le sol est continue.

Plus particulièrement, la plateforme 1 comprend huit jambes 35, chaque jambe 35 étant située sous un rayon 32, au niveau de la couronne extérieure 31 de l’armature, c’est-à-dire à un sommet de l’octogone. Avantageusement, les jambes 35 lorsqu'elles sont immergées permettent d'avoir un effet de quille ce qui améliore la stabilisation de la plateforme 1. Les jambes 35 étant multiples, cela permet d'accroitre encore la stabilisation. De plus, la présence des roues 353 située avantageusement à la seconde extrémité 352 des jambes 35, cela permet la création d'une embase sur chacune des jambes ce qui renforce l'effet de quille de ces dernières et permet ainsi en combinaison avec les flotteurs dynamiques de renforcer la stabilité de la plateforme 1.

Le treillis métallique des poutres de l’armature et des jambes 35 est réalisé par la mise en forme d’une nappe de tubes découpés et soudés les uns aux autres. Les poutres ont alors la forme d’un cylindre creux.

Le plancher 4 de réception est formé de blocs assemblés les uns aux autres et fixés chacun sur l’armature. Une fois formé, le plancher 4 recouvre entièrement l’armature.

Les moyens de sécurité 5 sont situés à la périphérie externe de la plateforme 1 , et plus précisément sur la couronne extérieure 31.

Les moyens de sécurité 5 comprennent un garde-corps 51 s’étendant le long de la périphérie externe de la couronne extérieure 31.

Plus précisément, le garde-corps 51 comprend une pluralité de panneaux 52 contigus formant de proche en proche une bordure périphérique sensiblement octogonale.

Chaque côté de l’octogone comprend deux panneaux 52 contigus.

Les panneaux 52 du garde-corps 51 sont montés mobiles sur l’armature entre : une position d’accès dans laquelle les panneaux 52 sont sensiblement parallèles au plancher de réception 4 (figure 1 ), et

une position de protection dans laquelle les panneaux 52 sont sensiblement perpendiculaires au plancher de réception 4 (figure 2).

Dans leur position d’accès, les panneaux 52 garde-corps 51 permettent un accès aisé au plancher 4 de réception pour les aéronefs 2 et supprime les effets de tourbillons qui peuvent être créés par les pales d’un hélicoptère qui brasse le vent dans un espace fermé par exemple.

Dans leur position de protection, les panneaux 52 du garde-corps 51 forment un rebord au plancher de réception 4 pour éviter qu’une personne ne puisse tomber de la plateforme 1.

Les panneaux 52 sont pilotés de manière centralisée par une centrale de commande non représentée sur les figures. Toutefois, l’un au moins des panneaux 52 d’un même côté peut être piloté indépendamment des autres, ce panneau 521 étant situé au voisinage d’un escalier 8 ou d’une passerelle d’accès reliant la plateforme 1 à un navire, à une autre plateforme adjacente ou au rivage.

Le panneau 521 piloté indépendamment peut alors être dans la position d’accès alors que les autres panneaux 52 sont dans la position de protection, cela permettant de sécuriser le déplacement d’utilisateurs sur le plancher de réception 4 et l’accès ou l’évacuation du plancher de réception 4.

Selon le mode de réalisation illustré sur les figures, la plateforme comprend deux panneaux 521 pouvant être pilotés indépendamment les uns des autres.

Les flotteurs 6 sont positionnés sous l’armature de la structure 3 et solidarisée à celle- ci.

Plus précisément, la plateforme 1 comprend deux séries de flotteurs 6.

Une première série comprend huit flotteurs 61 situés chacun sous une poutre formant la couronne extérieure 31 de l’armature.

Une seconde série comprend quatre flotteurs 62 situés chacun sous une poutre formant un rayon 32 de l’armature, les quatre flotteurs 62 de la deuxième série étant régulièrement espacée les uns des autres.

Les flotteurs 6 ont une forme de cylindre comprenant une enveloppe externe tubulaire fermée à chacune de ses extrémités par une paroi pleine de sorte que les flotteurs 6 forment des volumes étanches.

Avantageusement, les flotteurs 6 sont réalisés dans un matériau souple de sorte à pouvoir se déformer en fonction de la pression régnant dans le volume étanche.

Les flotteurs 6 sont reliés à un ensemble de compression et/ou d’extraction d’air 63 permettant d’injecter ou au contraire d’aspirer de l’air dans le volume étanche de chacun des flotteurs 6. L’ensemble 63, tel qu’illustré sur la figure 5, comprend : - au moins une électrovanne 631 permettant l’aspiration d’air pour gonfler les flotteurs 6,

- au moins une électrovanne 632 permettant l’extraction d’air hors des flotteurs 6,

- des réservoirs 633 pour stocker l’air aspiré,

- au moins une valve de sécurité de surpression,

- des valves 635 pour connecter l’ensemble 63 à chacun des flotteurs 6, et

- au moins un détendeur de pression 636.

Ainsi, il est possible d’adapter la ligne de flottaison de la plateforme 1 en fonction du poids du moyen de transport volant 2 qui est reçue sur le plancher de réception 4. Selon le mode de réalisation illustré, la ligne de flottaison de la plateforme 1 est située à 60 cm en dessous du plancher de réception 4.

Dans ce mode de réalisation, les huit flotteurs 61 de la première série présentent un diamètre de 100 cm et une longueur de 500 cm, et les quatre flotteurs 62 de la seconde série présentent un diamètre de 100 cm et une longueur de 300 cm.

À partir de ces valeurs, et en utilisant l’hypothèse selon laquelle les flotteurs sont immergés au maximum sur la moitié de leur diamètre, on détermine un poids P maximal en charge de la plateforme 1.

Pour cela, on utilise la formule suivante de la poussée d’Archimède :

P = p.V.g

Où :

P est la masse volumique de l’eau de mer, soit 1 ,025,

V est le volume immergé des flotteurs 6 (en m^), et

g est l’attraction de la pesanteur (en N/kg), soit 9,81 N/kg au niveau de la mer.

A l’aide des valeurs numériques susmentionnées, on obtient donc :

P = 1 .025 * [(8*((5*0.5 2 *p)/2)) + (4*((3*0.5 2 *p)/2))] * 9.81

P = 1.025 * 20.41 * 9.81

P = 205228 KG.

De façon générale, les données chiffrées mentionnées ci-avant sont données à titre indicatif. Aussi, d’autres valeurs pourraient être utilisées afin d’obtenir un résultat similaire.

Les moyens de stabilisation 7 comprennent des canons de canalisation d’eau 71 , solidarisés à la structure 3, et s’étendant sensiblement perpendiculairement au plancher de réception 4.

Selon la forme de réalisation illustrée sur les figures, les moyens de stabilisation 7 de la plateforme 1 comprennent huit canons 71 , les canons 71 étant chacun situés à l’intérieur d’une poutre d’une jambe 35.

Les canons 71 s’étendent coaxialement aux poutres et sont situés à proximité de la seconde extrémité 352 des jambes 35, de sorte que les canons 71 soient constamment maintenus sous la ligne de flottaison de la plateforme 1 , c’est-à- dire sous les flotteurs 6.

Selon le principe de l’invention, les moyens de stabilisation 7 comprennent, en outre, pour chaque canon 71 :

un moteur 72,

un arbre 73 couplé au moteur 72 par une première extrémité, et

une hélice 74 solidaire de l’arbre 73, à une seconde extrémité de celui- ci.

Le moteur 72 est ici un moteur réversible capable de faire tourner l’hélice dans un sens horaire ou dans un sens antihoraire.

Pour un canon 71 considéré, le moteur 72 est fixé à la jambe 35 portant le canon 71 considéré, et l’arbre 73 s’étend à l’intérieur du canon 71 , et l’hélice 74 étant alors située au niveau d’une extrémité du canon 71 opposée au plancher 4.

Chaque arbre d’hélice 73 présente un axe A orienté de sorte que la force exercée sur la plateforme 1 , du fait de la rotation de chaque hélice 74, comprenne une composante perpendiculaire au plancher de réception 4.

Selon le mode de réalisation illustré sur les figures, la force exercée sur la plateforme 1 , du fait de la rotation de chaque hélice 74, ne comprend qu’une composante perpendiculaire au plancher de réception 4.

La plateforme 1 comprend également des moyens de pilotage 9 des moyens de stabilisation 7. Les moyens de pilotage 9 sont par exemple situés pour partie en dessous du plancher 4 et pour partie sur l’escalier 8.

Les moyens de pilotage 9 comprennent des capteurs 91 , par exemple de type gyroscopiques, permettant de déterminer la position de la plateforme 1 par rapport au niveau de l’eau et de déterminer la présence de houle et son intensité.

Tel qu’illustré sur les figures 4 et 6, les moyens de pilotage 9 comprennent huit capteurs 91 , situés sous le plancher 4, entre ce dernier et les moteurs 72. Les capteurs 91 sont répartis de sorte qu’un capteur 91 soit situé chaque coin de la plateforme 1.

Les moyens de pilotage 9 comprennent en outre des relais de puissance pour la rotation de l’hélice 74 dans ses deux sens de rotation, une batterie et un organe d’arrêt d’urgence.

Enfin, la plateforme 1 comprend également une jupe 10 s’étendant depuis le plancher de réception 4 vers les jambes 35 et formant une portion tronconique. La jupe est formée de tronçons 101 aboutés et entourant la structure 3.

La jupe 10 permet notamment de masquer l’armature de la structure 3 ainsi que les flotteurs 6 de sorte à rendre la plateforme esthétique et sûre en limitant l’accès à la structure à un baigneur.

Tel qu’illustré sur la figure 2 notamment, la jupe 10 porte des panneaux solaires 102 aptes à transformer l’énergie lumineuse en une énergie électrique pour le fonctionnement de la plateforme 1. Plus particulièrement, les panneaux solaires 102 sont chacun portés par un tronçon 101 de la jupe 10.

Les panneaux solaires 102 sont alors tous reliés à une centrale énergétique (non illustrée sur les figures) comprenant des batteries et autres dispositifs de stockage, de conversion et de restitution de l’énergie électrique créée.

En utilisation de la plateforme 1 , les moyens de stabilisation 7 assurent la stabilité de la plateforme 1 en fonction des conditions météorologiques et notamment de la présence de houle.

Pour cela, les moyens de pilotage 9 définissent une règle de pilotage permettant de commander les moyens de stabilisation 7 de sorte à conserver la stabilité de la plateforme 1 , notamment l’horizontalité du plancher 4 pour faciliter la réception d’aéronefs 2.

Les capteurs détectent la présence de houle et commandent les moteurs 72 de sorte à entraîner en rotation les hélices 74.

Dans chaque canon 71 , l’entraînement en rotation de l’hélice 74 engendre une dépression dans le canon 71 de sorte que de l’eau soit aspirée dans le canon 71 , traverse ledit canon 71 puis en soit éjectée par l’extrémité du canon 71 située à la seconde extrémité 352 de la jambe 35.

Le canon 71 accroît la puissance de l’eau qui le traverse de sorte que l’eau propulsée en sortie du canon 71 permette le soulèvement hors de l’eau ou l’attraction dans l’eau de la plateforme 1.

Lors du fonctionnement des moyens de stabilisation 7, certains moteurs 72 peuvent entraîner leur hélice 74 associée dans le sens horaire alors que d’autres moteurs 72 peuvent entraîner leur hélice associée dans le sens antihoraire.

Le système de pilotage 9 commande alors la vitesse de rotation des hélices 72 pour éviter l’effet d’ascenseur de la plateforme 1.

Ainsi, lorsque la plateforme 1 se trouve sur une crête de vague, le système de pilotage 9 envoie aux moteurs 72 une information pour en réduire leur vitesse de rotation ou la faire tourner en sens contraire, de sorte à atténuer voire supprimer le déplacement de la plateforme 1 hors de l’eau.

En revanche, lorsque la plateforme 1 se trouve dans un creux de vague, le système de pilotage 9 envoie aux moteurs 72 une information pour en augmenter leur vitesse de rotation, augmentant ainsi la vitesse de rotation de l’hélice 74 associée et donc le déplacement de la plateforme 1 hors de l’eau.

Ainsi, la plateforme 1 reste à une hauteur sensiblement constante indépendamment de son positionnement dans un creux ou sur une crête de vague.

La stabilité de la plateforme 1 indépendamment des conditions météorologiques permet ainsi de faciliter la réception des aéronefs 2.

Par ailleurs, la stabilité de la plateforme 1 assure le confort de ses utilisateurs puisque l’effet d’ascenseur et donc de mal de mer est limité, voire supprimé.

En outre, les jambes 35 et notamment les roues 353 permettent le déplacement de la plateforme 1 sur terre pour réaliser son entretien par exemple ou la protéger lorsqu’une tempête est annoncée. Comme on le voit sur la figure 8, les roues 353 sont écartées de la jupe 10 pour que, lorsque la plateforme est déplacée, seules les roues 353 soient en contact avec le sol de sorte à ce que la plateforme ne frotte par sur le sol au risque de s’endommager.

De préférence, les roues 353 sont montées en rotation sur une extrémité inférieure des jambes 35. De préférence au moins l’une et de préférence plusieurs et de préférence chacune des jambes portent au moins un axe 354. Cet axe s’étend de part et d’autre de la jambe selon une direction perpendiculaire à la direction principale d’extension de la jambe. Cet axe porte au moins deux roues 353, de sorte que les roues 353 sont disposées de part et d’autre de la jambe 35.

Selon un mode de réalisation, l’axe est monté en rotation sur la jambe.

Selon un autre mode de réalisation, l’axe 354 est fixé à la jambe 35 et les roues 353 sont montées en rotation sur l’axe. Dans ce cas, l’axe peut par exemple être composé de deux portions d’axes 354, 354 distantes l’une de l’autre, chacune fixée à la jambe 35. Dans ce mode de réalisation, la jambe 35 peut présenter une tubulure s’étendant principalement verticalement. Chaque axe présente une extrémité fixée à la tubulure et s’étend en direction de la roue. Cela permet de ne pas avoir d’axe traversant l’intérieur de la tubulure. Si l’on prévoit que les hélices 74 et le tube aient leurs axes alignés, cela permet de ne pas perturber les hélices 74. Le contrôle de l’assiette de la plate-forme est donc amélioré.

Enfin, dans une réalisation représentée dans les figures 13a à 13c et compatible avec les autres réalisations décrites ci-dessus, l’axe 354 ou les deux portions d'axe 354 sont montés sur un châssis 355 pivotant autour la direction principale d’extension de la jambe. Le châssis 355 comprend avantageusement une portion fixe 356 relatif à la jambe 35 et une portion mobile 357 relativement à la portion fixe 356 portant les axes 354 des roues 353. Le pivotement de ce châssis est avantageusement réalisé grâce à des roulements à billes. Ce pivotement permet une orientation des roues 353 autour de la direction principale d’extension de la jambe et ainsi permet une manipulation plus facile de la plateforme sur la terre.

Selon un mode de réalisation, ce châssis 355 pivotant est configuré pour pivoter d’une position de fermeture de la seconde extrémité 352 de la jambe 35 à une position d’ouverture de la seconde extrémité 352 de la jambe 35 et inversement. Cela permet ainsi de disposer d’un degré de liberté supplémentaire dans le pilotage de la stabilisation de la plateforme 1. En effet, par exemple dans le cas d’une perte de contrôle des hélices 74, le recours à la fermeture de la seconde extrémité 352 de la jambe 35assure un arrêt de la propulsion de fluide. Enfin, cela permet également une régulation du débit de fluide délivré par l’hélice 74 en ne fermant, ou en n’ouvrant qu’en partie ladite seconde extrémité 352 de la jambe 35.

Enfin, la présence de panneaux 102 solaires permet de rendre la plateforme 1 énergétiquement autonome et de réduire l’instabilité liée aux effets de carènes liquides générés par l’utilisation d’énergie fossile stockée dans des réservoirs embarqués sur les plateformes de l’art antérieur.

Avantageusement, chaque plateforme 1 est démontable notamment pour son transport d'un point éloigné à un autre ou encore pour son stockage. Pour ce faire, la structure 3 de l'ensemble de la plateforme est réalisée avec des poutres en treillis en aluminium creux. L'ensemble de la structure 3 est notamment rigidifié par le plancher lui aussi en aluminium. L'ensemble des poutres de la structure 3 étant maintenue assemblée par des écrous et des vis. Il est rappelé que les flotteurs 6 sont montés coulissant par rapport à la structure 3 pour assurer la flottabilité de la plateforme 1 et leurs démontages facilités.

Chaque côté du polygone de la plateforme 1 , et de préférence de l'octogone, comprend des moyens d'accroches. Ces moyens d'accroches permettent notamment de solidariser plusieurs plateformes 1 entre elles et ainsi créer un ensemble 400 de plateforme 1 comme illustré aux figures 9 à 12. La création d'un ensemble 400 de plateformes 1 permet notamment en fonction des agencements d'une part d'accueillir un plus grand nombre d'aéronefs, et d'autres parts d'assurer une stabilité plus importante de l'ensemble. L'ensemble 400 ayant une surface et une masse plus importante, il est moins sensible à la petite houle. De plus, la création d'ensembles 400 de plateformes 1 est facilitée par la forme préférentielle octogonale. La forme octogonale de la plateforme 1 permet par exemple un aménagement de quatre plateformes et de créer un espace vide entre les quatre plateformes 1. Cela peut par exemple permettre l'aménagement d'une piscine naturelle comme illustré en figure 1 1. De plus, suivant les autres configurations possibles de l'ensemble 400 on peut créer un espace entre deux plateformes 1 afin de créer un port d'accès à l'ensemble comme illustré par exemple en figures 10 et 12. Chacune des plateformes 1 ayant des moyens de pilotage 9 qui associés entre eux permettent une amélioration de la stabilisation de l'ensemble 400. Des moyens de synchronisations entre les différents moyens de pilotage 9 des plateformes 1 sont aussi présents. L'ensemble 400 étant contrôlé par un ordinateur et au moins un gyroscope ce qui garantit une assiette horizontale de chacune des plateformes 1.

Dans la réalisation hexagonale de la plateforme, l'ensemble peut constituer un plateau sensiblement continu.

Le raccordement de deux plateformes 1 entre elles est fait par les moyens d'accroche.

Avantageusement, les moyens d'accroche comprennent un plancher 410 mobile permettant d'absorber des mouvements relatifs entre les plateformes 1 occasionnés par la houle. Ledit plancher 410 est raccordé aux plateformes 1 par des vérins 420 de préférence hydrauliques afin d'absorber le mouvement des vagues et d'amortir les chocs entre les plateformes 1.