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Title:
FOUNDATION PROVIDING POINT BEARING FOR A STRUCTURE, AND METHOD FOR BUILDING SUCH A FOUNDATION
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/155148
Kind Code:
A1
Abstract:
The disclosed foundation providing point bearing for a structure comprises: a floor structure (16) at the bottom of an excavation (10) in the ground (12), said floor structure (16) extending laterally at the periphery (18A, 18B) towards at least one side wall (10A, 10B) of the excavation (10); a support assembly (22, 24, 26) providing point bearing for a structure, said support assembly being fastened to the floor structure (16) and extending from the bottom to the surface of the excavation (10); backfill material (28) that fills the excavation (10) to the surface. The foundation further comprises a plurality of extensions (30A, 30B) which are laterally buried in the ground (12) from the periphery (18A, 18B) of the floor structure (16), to which the extensions are fastened, beyond the at least one side wall (10A, 10B) of the excavation (10).

Inventors:
CHAIGNEAU, Laurent (45 rue Marx Dormoy, Paris, Paris, 75018, FR)
TREBUCHET, Christian (8 rue Gandhi, Messein, Messein, 54850, FR)
Application Number:
FR2019/050231
Publication Date:
August 15, 2019
Filing Date:
February 01, 2019
Export Citation:
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Assignee:
RTE RESEAU DE TRANSPORT D'ELECTRICITE (Immeuble Window - 7C place du Dôme, La Défense Cedex, 92073, FR)
International Classes:
E02D27/42
Domestic Patent References:
WO2011073502A12011-06-23
Foreign References:
FR1295610A1962-06-08
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
BONNET, Michel (Cabinet Bonnet, Boîte n° 10 93 rue Réaumur, Paris, 75002, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Fondation d’appui ponctuel de structure comportant :

un platelage (16) disposé au fond d’une fouille (10) formée dans un sol (12), le platelage (16) s’étendant latéralement en périphérie (18A, 18B) vers au moins une paroi latérale (10A, 10B) de la fouille (10), un assemblage support (22, 24, 26) d’appui ponctuel de structure fixé au platelage (16) et s’étendant dans la fouille (10) depuis le fond à partir du platelage (16) jusqu’en surface, et

un matériau de remblai (28) remplissant la fouille (10) jusqu’en surface,

caractérisée en ce qu’elle comporte en outre une pluralité de redans (30A, 30B ; 30A1 ; 30B1 , 30A2, 30B2, 30A3, 30B3, 30A4, 30B4, 30A5, 30B5) s’enfonçant chacun latéralement dans le sol (12), à partir de la périphérie (18A, 18B) du platelage (16) à laquelle ils sont fixés, au-delà de ladite au moins une paroi latérale (10A, 10B) de la fouille (10).

2. Fondation d’appui ponctuel de structure selon la revendication 1 , dans laquelle les redans (30A, 30B ; 30A1 ; 30B1 ; 30A2, 30B2, 30A3, 30B3, 30A4, 30B4, 30A5, 30B5) s’enfoncent latéralement dans le sol (12) à partir de la périphérie (18A, 18B) du platelage (16) à laquelle ils sont fixés contre des extrémités de barres transversales (18i , 182, 183, 184, 185) du platelage (16).

3. Fondation d’appui ponctuel de structure selon la revendication 2, dans laquelle chaque redan (30A, 30B) comporte une plaque (32A, 32B) d’appui et de fixation contre une plaque d’extrémité (18A, 18B) de l’une (18) des barres transversales, cette plaque (32A, 32B) d’appui et de fixation étant solidaire d’une portion allongée (34A, 34B) s’enfonçant latéralement dans le sol (12).

4. Fondation d’appui ponctuel de structure selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, comportant un gabarit de carottage (62) percé de trous et bordant la périphérie (18A, 18B) du platelage (16), chaque redan s’étendant à travers l’un des trous du gabarit de carottage (62).

5. Fondation d’appui ponctuel de structure selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle l’assemblage support (22, 24, 26) d’appui ponctuel de structure comporte un pilier pyramidal en treillis (22) surmonté d’une embase (26) destinée à recevoir l’appui ponctuel de structure.

6. Fondation d’appui ponctuel de structure selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle chaque redan (30A, 30B ; 30A1 ; 30B1 ; 30A2, 30B2, 3OA3, 3OB3, 3OA4, 3OB4, 3OA5, 3OB5) est !

fixé à la périphérie du platelage (16) par boulonnage, et scellé dans le sol (12) à l’aide d’un mélange de type coulis de ciment, mortier ou béton.

7. Fondation d’appui ponctuel de structure selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans laquelle le platelage (16), l’assemblage support (22, 24, 26) d’appui ponctuel de structure et les redans (30A, 30B ; 30A1 ; 30B1 ; 30A2, 30B2, 30A3, 30B3, 30A4, 30B4, 30A5, 30B5) sont en matériau métallique.

8. Installation de fondation pour une structure (44) à plusieurs appuis ponctuels (46, 48, 50, 52), comportant une fondation (54, 56, 58, 60) d’appui ponctuel de structure selon l’une quelconque des revendications 1 à 7 pour chaque appui ponctuel (46, 48, 50, 52) de la structure (44).

9. Procédé de construction d’une fondation d’appui ponctuel de structure comportant les étapes suivantes :

creusement (204) d’une fouille (10) dans un sol (12), disposition (218) d’un platelage (16) au fond de la fouille (10) de manière à ce qu’il s’étende latéralement en périphérie (18A, 18B) vers au moins une paroi latérale (10A, 10B) de la fouille (10), fixation (220) d’un assemblage support (22, 24, 26) d’appui ponctuel de structure au platelage (16) de manière à ce qu’il s’étende dans la fouille (10) depuis le fond à partir du platelage (16) jusqu’en surface, et

remblayage (226) de la fouille (10) jusqu’en surface, caractérisé en ce qu’il comporte, entre le creusement (204) de la fouille (10) et la disposition (218) du platelage (16) au fond de la fouille (10), une étape (216) de disposition d’une pluralité de redans (30A, 30B ; 30A1 ; 30B1 ; 30A2, 30B2, 30A3, 30B3, 30A4, 30B4, 30A5, 30B5) de manière à ce qu’ils s’étendent chacun latéralement dans le sol (12), à partir de la périphérie (18A, 18B) du platelage (16) à laquelle ils sont fixés lorsque ce dernier est ensuite disposé (218) au fond de la fouille (10), au-delà de ladite au moins une paroi latérale (10A, 10B) de la fouille (10).

10. Procédé de fabrication d’une fondation d’appui ponctuel de structure selon la revendication 9, dans lequel l’étape (216) de disposition de la pluralité de redans (30A, 30B ; 30A1 ; 30B1 ; 30A2, 30B2, 30A3, 30B3, 30A4, 30B4, 30A5, 30B5) comporte un carottage latéral du sol (12) au fond de la fouille (10) pour la création d’une pluralité de trous latéraux et la disposition de chaque redan dans l’un des trous latéraux.

Description:
FONDATION D'APPUI PONCTUEL DE STRUCTURE ET PROCEDE DE CONSTRUCTION D'UNE TELLE FONDATION

La présente invention concerne une fondation d’appui ponctuel de structure, une installation de fondation pour structure à plusieurs appuis ponctuels et un procédé de construction d’une fondation d’appui ponctuel de structure. Elle s’applique plus précisément à la construction de fondations de structures lourdes, telles que des pylônes porteurs de lignes électriques à haute tension, susceptibles d’engendrer de fortes contraintes de traction et compression.

Une telle fondation, ou installation de fondation, est un ouvrage enterré dont le rôle est d’ancrer dans le sol une superstructure comportant, dans le cas du transport d’électricité par ligne aérienne, différents pylônes complétés par des câbles et tout le matériel correspondant. Cet ouvrage est en contact direct avec le terrain d’assise d’un sol et a pour fonction de transmettre à celui-ci le poids et les différentes surcharges appliquées à la structure, comme défini dans l’article de D. Naud, intitulé « Lignes aériennes : matériels - Fondations des supports », publié dans l’ouvrage « Techniques de l’ingénieur - Problématiques communes des réseaux électriques : ingénierie », pages D4425-1 à 6, le 10 février 2004.

La limitation de l’impact environnemental de telles fondations devient une priorité, que ce soit en termes de dégradation des sites sur lesquels elles sont construites ou de transport des éléments constitutifs et moyens de construction sur place. Pour cela, une solution consistant à apporter tout le matériel de construction par voie aérienne, notamment par hélicoptère, est aujourd’hui généralement privilégiée. Cela évite en particulier de former des pistes d’acheminement du matériel à l’aide de moyens de transport lourds tels que des grues ou camions malaxeurs. Mais cette pratique nécessite d’optimiser les fondations en termes de volume et de poids. Il est également recherché de limiter la durée des travaux, ce qui conduit à envisager la même optimisation.

Différents types de fondations existent, parmi lesquels principalement des fondations en béton et des fondations métalliques associant un platelage à un assemblage porteur de pied de structure. L’usage de béton est à éviter ou à limiter pour toute intervention héliportée en raison de son poids. En revanche, les structures de fondation à platelage pouvant être pré-montées en plusieurs éléments avant mise en place sur site sont plus adaptées.

L’invention s’applique donc plus particulièrement à une fondation d’appui ponctuel de structure comportant : - un platelage disposé au fond d’une fouille formée dans un sol, le platelage s’étendant latéralement en périphérie vers au moins une paroi latérale de la fouille,

- un assemblage support d’appui ponctuel de structure fixé au platelage et s’étendant dans la fouille depuis le fond jusqu’en surface, et

- un matériau de remblai remplissant la fouille jusqu’en surface.

Les fondations métalliques à platelage sont potentiellement nettement plus légères que celles en béton, mais également moins résistantes aux efforts de traction transmis par des structures telles que les pylônes précités. Deux aspects sont en particulier à prendre en compte impérativement pour la construction d’une nouvelle fondation : la tenue géotechnique, impliquant une étude de l’interaction entre la fondation et le sol dans lequel elle est enterrée ainsi qu’une évaluation de valeur limite de rupture du sol, et la tenue intrinsèque, impliquant un dimensionnement suffisant de la structure de fondation. La moindre résistance d’une fondation métallique doit alors être compensée par un volume important de la fouille, ce qui nuit à l’impact environnemental.

Il peut ainsi être souhaité de prévoir une fondation d’appui ponctuel de structure qui permette de s’affranchir d’au moins une partie des problèmes et contraintes précités.

Il est donc proposé une fondation d’appui ponctuel de structure comportant :

- un platelage disposé au fond d’une fouille formée dans un sol, le platelage s’étendant latéralement en périphérie vers au moins une paroi latérale de la fouille,

- un assemblage support d’appui ponctuel de structure fixé au platelage et s’étendant dans la fouille depuis le fond jusqu’en surface,

- un matériau de remblai remplissant la fouille jusqu’en surface, et

- une pluralité de redans s’enfonçant chacun latéralement dans le sol, à partir de la périphérie du platelage à laquelle ils sont fixés, au-delà de ladite au moins une paroi latérale de la fouille.

Ainsi, les redans permettent de mobiliser par cisaillement le sol en place non remanié à l’extérieur du volume de la fouille, pour produire un effort résistant à l’effort de traction transmis à la fondation par la structure, ce qui permet également une réduction significative de la taille de la fouille. Les opérations de terrassement sont en conséquence limitées et réalisables à l’aide d’outils légers et héli-treuillables. Par exemple, pour une fondation de pied de pylône en treillis porteur de lignes électriques à haute tension, il a été démontré qu’une emprise au sol de la fouille de 1 ,80 m par 2,50 m est suffisante pour reprendre des efforts en traction et compression d’environ 800 kN, alors que dans les mêmes conditions cela serait moins résistant sans les redans tels que disposés et fixés selon la présente invention.

De façon optionnelle, les redans s’enfoncent latéralement dans le sol à partir de la périphérie du platelage à laquelle ils sont fixés contre des extrémités de barres transversales du platelage.

De façon optionnelle également, chaque redan comporte une plaque d’appui et de fixation contre une plaque d’extrémité de l’une des barres transversales, cette plaque d’appui et de fixation étant solidaire d’une portion allongée s’enfonçant latéralement dans le sol.

De façon optionnelle également, une fondation d’appui ponctuel de structure selon l’invention peut comporter un gabarit de carottage percé de trous et bordant la périphérie du platelage, chaque redan s’étendant à travers l’un des trous du gabarit de carottage.

De façon optionnelle également, l’assemblage support d’appui ponctuel de structure comporte un pilier pyramidal en treillis surmonté d’une embase destinée à recevoir l’appui ponctuel de structure.

De façon optionnelle également, chaque redan est :

- fixé à la périphérie du platelage par boulonnage, et

- scellé dans le sol à l’aide d’un mélange de type coulis de ciment, mortier ou béton.

De façon optionnelle également, le platelage, l’assemblage support d’appui ponctuel de structure et les redans sont en matériau métallique.

Il est également proposé une installation de fondation pour une structure à plusieurs appuis ponctuels, comportant une fondation d’appui ponctuel de structure selon l’invention pour chaque appui ponctuel de la structure.

Il est également proposé un procédé de construction d’une fondation d’appui ponctuel de structure comportant les étapes suivantes :

- creusement d’une fouille dans un sol,

- disposition d’un platelage au fond de la fouille de manière à ce qu’il s’étende latéralement en périphérie vers au moins une paroi latérale de la fouille, - fixation d’un assemblage support d’appui ponctuel de structure au platelage de manière à ce qu’il s’étende dans la fouille depuis le fond jusqu’en surface, et

- remblayage de la fouille jusqu’en surface,

comportant en outre, entre le creusement de la fouille et la disposition du platelage au fond de la fouille, une étape de disposition d’une pluralité de redans de manière à ce qu’ils s’étendent chacun latéralement dans le sol, à partir de la périphérie du platelage à laquelle ils sont fixés lorsque ce dernier est ensuite disposé au fond de la fouille, au-delà de ladite au moins une paroi latérale de la fouille.

De façon optionnelle, l’étape de disposition de la pluralité de redans comporte un carottage latéral du sol au fond de la fouille pour la création d’une pluralité de trous latéraux et la disposition de chaque redan dans l’un des trous latéraux.

L’invention sera mieux comprise à l’aide de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple et faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels :

- la figure 1 représente schématiquement en coupe de face la structure générale d’une fondation d’appui ponctuel de structure selon un mode de réalisation de l’invention,

- la figure 2 représente schématiquement en coupe de profil la structure générale de la fondation d’appui ponctuel de structure de la figure 1 ,

- la figure 3 illustre en perspective éclatée un exemple de réalisation métallique d’éléments de la fondation d’appui ponctuel de structure des figures 1 et 2,

- la figure 4 représente schématiquement en vue de dessus la structure générale d’une installation de fondation pour pylône quadripode porteur de lignes électriques à haute tension,

- la figure 5 illustre en perspective un exemple de réalisation métallique d’un gabarit de carottage d’une fondation d’appui ponctuel de structure selon un mode de réalisation de l’invention,

- la figure 6 illustre en perspective un exemple de réalisation métallique d’un gabarit de réglage apte à coopérer avec le gabarit de carottage de la figure 5, et

- la figure 7 illustre les étapes successives d’un procédé de construction d’une fondation d’appui ponctuel de structure, selon un mode de réalisation de l’invention. Sur la figure 1 , une fondation d’appui ponctuel de structure est construite dans une fouille 10 creusée dans un sol 12. Par exemple, pour une fondation d’appui ponctuel de pylône en treillis porteur de lignes électriques à haute tension, la fouille 10, en forme de parallélépipède rectangle, peut présenter une profondeur P de 2,8 m, une largeur L1 de 1 ,80 m selon la vue de face de la figure 1 et une longueur L2 de 2,50 m selon la vue de profil de la figure 2. En fond de fouille 10, une dalle 14 de béton de propreté est optionnellement mais avantageusement coulée et sert de support et/ou scellement horizontal pour la fondation.

La fondation elle-même comporte un platelage 16, également disposé horizontalement en fond de fouille 10 sur la dalle 14 de béton de propreté, s’étendant latéralement sur la largeur L1 en périphérie vers au moins une paroi latérale 10A, 10B de la fouille 10. Plus précisément, le platelage 16 de la figure 1 comporte plusieurs barres ou poutres métalliques transversales à profil en « I », disposées horizontalement et parallèlement, aux extrémités desquelles sont soudées des plaques métalliques rectangulaires ou carrées formant la périphérie du platelage 16 et faisant face aux parois latérales 10A, 10B. Une seule poutre transversale est visible sur cette coupe de face : elle porte la référence générale 18 et s’étend latéralement entre une première plaque métallique 18A d’extrémité proche et en vis- à-vis de la paroi latérale 10A de la fouille 10, et une deuxième plaque métallique 18B d’extrémité proche et en vis-à-vis de la paroi latérale 10B. Le platelage 16 comporte en outre deux barres ou poutres métalliques longitudinales 20 A , 20 B à profil en « T » renversé sous lesquelles sont fixées, par exemple par boulonnage (c’est-à-dire à l’aide d’un système de fixation rigide à vis et écrous), les poutres transversales. La première 20 A s’étend horizontalement en fond de fouille 10 parallèlement à la paroi latérale 10A et dans son voisinage, et la deuxième 20 B s’étend horizontalement en fond de fouille 10 parallèlement à la paroi latérale 10B et dans son voisinage. On notera que le platelage 16 peut être posé et fixé sur la dalle 14 de béton de propreté, ou partiellement coulé dans celle-ci. Dans ce dernier cas, la dalle 14 de béton de propreté est avantageusement coulée en au moins deux couches successives : une première couche sur laquelle le platelage 16 est posé horizontalement et fixé ; puis une deuxième couche coulée pour enfouir partiellement le platelage 16 et le sceller définitivement.

La fondation comporte en outre un assemblage support d’appui ponctuel de structure fixé au platelage 16, plus précisément par boulonnage sur les poutres longitudinales 20 A , 20 B et s’étendant dans la fouille 10 depuis le fond jusqu’en surface. Cet assemblage support est plus précisément constitué d’un pilier métallique pyramidal en treillis 22 surmonté d’un chapeau métallique 24 lui-même porteur d’une embase métallique 26 destinée à recevoir l’appui ponctuel d’une structure telle qu’un pied de pylône.

La fondation comporte en outre un matériau de remblai 28 remplissant la fouille 10 jusqu’en surface.

Conformément à la présente invention, la fondation comporte en outre une pluralité de redans s’enfonçant chacun latéralement dans le sol 12, à partir de la périphérie du platelage 16 à laquelle ils sont fixés, au-delà de ladite au moins une paroi latérale de la fouille 10.

Plus précisément, dans l’exemple de réalisation non limitatif de la figure 1 , deux redans métalliques 30A et 30B sont illustrés. Le premier redan 30A est fixé contre la plaque 18A formant la première extrémité de la poutre transversale 18, par exemple par boulonnage, et s’enfonce horizontalement latéralement dans le sol 12 au-delà de la paroi latérale 10A sur une profondeur de plusieurs dizaines de centimètres, par exemple entre 20 et 50 cm. Il comporte une plaque d’appui 32A, fixée contre la plaque 18A, et une portion allongée 34A, par exemple une portion de barre ou poutre de même profil que la poutre métallique transversale 18, ou de profil similaire, et soudée à la plaque d’appui 32A. De façon symétrique, le deuxième redan 30B est fixé contre la plaque 18B formant la deuxième extrémité de la poutre transversale 18, par exemple par boulonnage, et s’enfonce horizontalement latéralement dans le sol 12 au-delà de la paroi latérale 10B sur une profondeur de plusieurs dizaines de centimètres, par exemple entre 20 et 50 cm. Il comporte une plaque d’appui 32B, fixée contre la plaque 18B, et une portion allongée 34B, par exemple une portion de barre ou poutre de même profil que la poutre métallique 18, ou de profil similaire, et soudée à la plaque d’appui 32B. Une paire de redans peut ainsi être disposée et fixée aux deux extrémités de chaque poutre métallique transversale de manière à la prolonger latéralement dans le sol 12. La disposition des redans peut se faire par carottage latéral du sol 12, insertion des redans dans les trous latéraux formés par carottage, puis scellement des redans dans les trous latéraux à l’aide d’un liant tel qu’un coulis de ciment, mortier ou béton.

Comme cela est clairement visible sur la figure 1 à l’aide des deux traits verticaux en pointillés qui identifient une surface de cisaillement, la présence des redans qui s’étendent latéralement augmente la prise au sol 12 de la fondation. Il en résulte une augmentation de la résistance aux contraintes de traction subies et une meilleure tenue à l’arrachement, même avec une fondation de taille réduite.

La figure 2 illustre la fondation d’appui ponctuel de structure de la figure 1 en coupe de profil. Selon cette vue, la structure en treillis du pilier métallique pyramidal 22 de l’assemblage support est visible. Par ailleurs, on note que le chapeau 24 et l’embase 26 peuvent être inclinés par rapport à la verticale de manière à reprendre de façon optimale les efforts repris ponctuellement sur une structure lorsque celle-ci est inclinée. C’est par exemple le cas lorsque la structure est un pylône quadripode porteur de lignes électriques à haute tension et que la fondation est destinée à reprendre les contraintes de l’un des pieds, inclinés, de ce pylône.

Selon cette vue également, les poutres transversales du platelage 16 sont toutes visibles, au nombre de cinq et portent les références 18 1 ; 18 2 , 18 3 , 18 4 et 18 5 . En revanche, une seule des deux poutres longitudinales 20 A , 20 B est visible et porte la référence générale 20.

Dans les figures 1 et 2, on notera que les plaques d’extrémités des poutres transversales 18i, 18 2 , 18 3 , 18 4 et 18 5 sont partiellement coulées dans la dalle 14 de béton de propreté, pour une meilleure solidité de l’ensemble.

La figure 3 illustre en perspective éclatée un exemple de réalisation métallique d’éléments de la fondation d’appui ponctuel de structure des figures 1 et 2. Selon cette illustration, les cinq poutres transversales 18i, 18 2 , 18 3 , 18 4 , 18 5 et les deux poutres longitudinales 20 A , 20 B du platelage 16 sont toutes visibles, de même qu’une bonne partie des boulonnages qui permettent leur fixation. Cinq paires de redans sont également visibles dans les prolongements latéraux des cinq poutres transversales 18 1 ; 18 2 , 18 3 , 18 4 , 18 5 . Deux redans 30A 1 ; 30B ! sont destinés à être fixés aux plaques d’extrémités de la poutre transversale 18 ! . Deux redans 30A 2 , 30B 2 sont destinés à être fixés aux plaques d’extrémités de la poutre transversale 18 2 . Deux redans 30A 3 , 30B 3 sont destinés à être fixés aux plaques d’extrémités de la poutre transversale 18 3 . Deux redans 30A 4 , 30B 4 sont destinés à être fixés aux plaques d’extrémités de la poutre transversale 18 4 . Enfin, deux redans 30A 5 , 30B 5 sont destinés à être fixés aux plaques d’extrémités de la poutre transversale 18 5 .

En ce qui concerne le pilier pyramidal 22, il est constitué de deux niveaux de membrures. Un premier niveau inférieur 36 comporte des membrures métalliques boulonnées entre elles en treillis : quatre membrures inférieures participant à la structure pyramidale extérieure, deux fois deux membrures en treillis et quatre membrures horizontales en partie supérieure pour former un plateau intermédiaire. Un deuxième niveau supérieur 38 comporte quatre autres membrures métalliques participant à la structure pyramidale extérieure et s’étendant depuis les extrémités libres des quatre membrures inférieures, et dans leur prolongement, vers le chapeau 24. Les quatre membrures inférieures sont fixées aux quatre autres membrures du niveau supérieur 38 par boulonnage et par l’intermédiaire de joints de membrures. Le chapeau 24 présente une section en « U » évasé pour fixer les quatre extrémités de membrures qui se rejoignent au sommet du pilier pyramidal 22, également par boulonnage. Par ailleurs, des platines et goussets de liaison sont avantageusement fixés aux extrémités basses des membrures inférieures du niveau inférieur 36 et sur les poutres longitudinales 20 A , 20 B pour fixer par boulonnage le pilier pyramidal 22 au platelage 16.

En ce qui concerne l’embase 26, elle comporte une platine de reprise 40, fixée par boulonnage sur le chapeau 24, surmontée d’un pied d’embase 42 soudé qui s’étend vers le haut, éventuellement selon une certaine inclinaison comme illustré sur la figure 2.

Une utilisation de la fondation telle que décrite en référence aux figures 1 et 2, va maintenant être détaillée en référence à la figure 4.

Sur cette figure, une installation de fondation pour une structure à plusieurs appuis ponctuels est représentée très schématiquement en vue de dessus. La structure elle-même, portant la référence 44, est représentée symboliquement par ses axes principaux. Il s’agit par exemple d’un pylône quadripode porteur de lignes électriques à haute tension. Il présente quatre points d’appuis ponctuels 46, 48, 50, 52 nécessitant quatre fondations 54, 56, 58, 60 telles que celle illustrée sur les figures 1 et 2, orientées selon les axes des quatre pieds du pylône 44.

Un premier élément optionnel mais avantageux de la fondation décrite précédemment est illustré en perspective sur la figure 5. Il s’agit d’un gabarit de carottage 62 conçu pour border, notamment latéralement, la périphérie du platelage 16 en fond de fouille 10. A cet effet, il comporte deux plateaux latéraux 64A et 64B. Le plateau latéral 64A est percé de cinq trous s’étendant longitudinalement, destinés à être respectivement traversés par les cinq redans 30A 1 ; 30A 2 , 30A 3 , 30A 4 et 30A 5 de la figure 3. Il est dimensionné pour border la périphérie latérale du platelage 16 qui fait face à la paroi latérale 10A de la fouille 10. Le plateau latéral 64B est également percé de cinq trous identiques s’étendant longitudinalement, destinés à être respectivement traversés par les cinq redans 30B 1 ; 30B 2 , 30B 3 , 30B 4 et 30B 5 de la figure 3. Il est dimensionné pour border la périphérie latérale du platelage 16 qui fait face à la paroi latérale 10B de la fouille 10.

Les plateaux latéraux 64A et 64B sont maintenus fixés à distance l’un de l’autre à l’aide de barres de renfort qui s’étendent de l’un à l’autre. Cinq barres inférieures de renfort 66, 68, 70, 72, 74 sont réparties longitudinalement en parties basses des deux plateaux latéraux 64A et 64B et s’étendent transversalement. Elles sont réglables en longueur à l’aide de membres télescopiques pour régler la distance entre les deux plateaux. Deux barres supérieures de renfort 76, 78 sont en outre disposées aux deux extrémités longitudinales des plateaux latéraux 64A et 64B en parties hautes et s’étendent également transversalement.

Deux plots de positionnement, mâles ou femelles, sont par ailleurs fixés entre deux paires de barres inférieures de renfort. Un premier plot de positionnement 80 est disposé entre les barres inférieures de renfort 66 et 68, à l’aide d’une plaque, à laquelle il est soudé, elle-même fixée par boulonnage aux deux barres inférieures de renfort 66 et 68. Un deuxième plot de positionnement 82 est disposé entre les barres inférieures de renfort 72 et 74, à l’aide d’une plaque, à laquelle il est soudé, elle- même fixée par boulonnage aux deux barres inférieures de renfort 72 et 74. Ces deux plots 80 et 82 remplissent deux fonctions de positionnement qui seront détaillées ultérieurement.

Enfin, quatre pieds de réglage en hauteur 84 tels que celui qui est illustré sur la figure 5 sont avantageusement prévus dans le gabarit de carottage 62. Ils sont vissés sous quatre plaques trouées 86 correspondantes, elles même fixées par boulonnage ou soudure en parties basses des plateaux latéraux 64A et 64B à ces derniers et aux première (66) et dernière (74) barres inférieures de renfort.

Un deuxième élément optionnel mais avantageux pour la construction de la fondation décrite précédemment est illustré en perspective sur la figure 6. Il s’agit d’un gabarit de réglage 88 conçu pour régler précisément le positionnement du gabarit de carottage 62 en fond de fouille 10 en coopérant avec lui. A cet effet, il comporte deux tiges verticales parallèles 90, 92 fixées à distance entre elles à l’aide d’un longeron supérieur 94 horizontal et d’un contreventement 96 à mi-hauteur et horizontal également. Les deux extrémités inférieures libres des deux tiges verticales 90 et 92 sont respectivement pourvues de deux plots de positionnement 98 et 100, femelles ou mâles, destinés à coopérer par encastrement, puis boulonnage éventuel, avec les deux plots de positionnement 80 et 82 du gabarit de carottage 62. Lorsque le gabarit de réglage 88 disposé en fond de fouille 10 coopère avec le gabarit de carottage 62 par encastrement des plots de positionnement 98, 100 dans les plots de positionnement 80, 82 ou inversement (première fonction de positionnement des plots 80, 82), les deux tiges 90 et 92 s’étendent verticalement de sorte que le longeron 94 apparaissent en surface et serve au réglage précis du positionnement en fond de fouille 10 à l’aide d’instruments classiques d’un géomètre. Pour cela, il présente un ou plusieurs points caractéristiques de vérification du réglage, par exemple deux petites extensions 102, 104 prolongeant les deux tiges verticales 90, 92 en parties hautes, ou tout autre point caractéristique visible. Pour rigidifier la coopération entre les gabarits de réglage 88 et carottage 62, le gabarit de réglage 88 peut en outre être haubané aux plateaux latéraux 64A et 64B du gabarit de carottage 62 à l’aide de moyens connus.

Un procédé de construction d’une fondation d’appui ponctuel de structure telle que celle des figures 1 et 2, avec en outre le gabarit de carottage 62 de la figure 5, va maintenant être détaillé en référence à la figure 7.

Au cours d’une première étape 200, divers matériaux de construction sont acheminés sur site. Comme indiqué précédemment, les matériaux et dimensions de la fondation à construire selon la présente invention sont tels qu’un acheminement léger par hélicoptère peut être envisagé pour une détérioration et un encombrement très limités du site.

Au cours d’une deuxième étape 202, les contours rectangulaires de la fouille 10 sont tracés au sol, par exemple avec une tolérance de 1 à 2 cm pour une fouille de 1 ,80 m sur 2,50 m. Un sondage préalable au droit de la fouille à creuser peut être réalisé.

Au cours d’une étape 204 suivante, la fouille 10 est creusée dans le sol 12, par exemple à l’aide d’une mini pelle, en respectant une tolérance de [0 ; 10 cm] pour la largeur L1 = 1 ,80 m, une tolérance de [0 ; 20 cm] pour la longueur L2 = 2,50 m et une tolérance de [0 ; 20 cm] pour la profondeur P = 2,8 m. La terre retirée est conservée pour une étape ultérieure de remblayage. Il peut être avantageux de prévoir de curer manuellement le fond de fouille 10 à l’aide d’une pelle sur les derniers centimètres de profondeur, par exemple les derniers 60 cm, pour éviter tout affaissement ou décompression du sol 12 et s’assurer de la géométrie finale du fond de la fouille 10. Il peut être avantageux également d’installer progressivement un blindage latéral intérieur de la fouille 10 en respectant certaines limites : 10 cm d’épaisseur et position inférieure du blindage à au moins 1 m du fond de fouille 10. Il peut être recommandé également de creuser un puisard en fond de fouille 10 en assurant un accès à ce puisard.

Au cours d’une étape 206, le gabarit de carottage 62 est reconstitué en surface conformément au montage de la figure 5, à l’exception des deux barres supérieures de renfort 76, 78. Il est monté en disposition rétractée des cinq barres inférieures de renfort 66, 68, 70, 72, 74 de sorte que les deux plateaux latéraux 64A et 64B soient rapprochés d’une distance largement inférieure à la largeur L1 de la fouille 10. Les quatre pieds de réglage en hauteur 84 sont ajoutés.

Au cours d’une étape 208 suivante, le gabarit de carottage 62 est descendu en fond de fouille 10, par exemple à l’aide d’une mini pelle. Il est ensuite élargi par réglage en longueur des cinq barres inférieures de renfort 66, 68, 70, 72, 74 jusqu’à un point de référence indiquant que la largeur atteinte peut être fixée. Tous moyens connus pour indiquer la bonne largeur et la maintenir fixée peuvent être employés. En outre, des cales en bois ou béton par exemple peuvent être utilisées contre ou sous les quatre pieds de réglage en hauteur 84 pour faciliter le réglage ultérieur en position du gabarit de carottage 62. A ce stade, les deux barres supérieures de renfort 76 et 78 peuvent être installées.

Au cours d’une étape 210 suivante, le gabarit de réglage 88 est monté et haubané sur le gabarit de carottage 62 comme indiqué précédemment. La verticalité des tiges 90 et 92 doit être soigneusement vérifiée. Le longeron 94 doit dépasser le niveau du sol 12.

Ensuite, au cours d’une étape 212, à l’aide de personnes en fond de fouille 10 et d’un géomètre en surface muni d’instruments adaptés pour mesurer la planéité de l’ensemble constitué par les deux gabarits de carottage 62 et réglage 88 en s’aidant des points caractéristiques 102 et 104, le positionnement précis du gabarit de carottage 62 est réglé notamment à l’aide des pieds de réglage en hauteur 84.

Lorsque la disposition du gabarit de carottage 62 en fond de fouille 10 est correctement réglée, le béton de propreté peut être coulé au fond de la fouille 10 depuis l’extérieur pour former une première couche de la dalle 14, au cours d’une étape 214. Le coulage est par exemple maintenu jusqu’à recouvrir les cinq barres inférieures de renfort 66, 68, 70, 72, 74 du gabarit de carottage 62 mais en laissant émerger les trous formés dans les plateaux latéraux 64A, 64B et au moins en partie les deux plots de positionnement 80 et 82, notamment suffisamment pour pouvoir retirer les plots de positionnement 98, 100 et le gabarit de réglage 88. Un accès au puisard doit toutefois être conservé et il est conseillé d’utiliser un béton à prise rapide. Coulé dans le béton de propreté et correctement disposé, le gabarit de carottage 62 est destiné à faire partie de la fondation. En revanche, le gabarit de réglage 88 peut être retiré afin d’être réutilisé pour la construction d’une autre fondation.

Au cours d’une étape suivante de carottage 216, une carotteuse est descendue en fond de fouille 10 et dix trous sont creusés latéralement dans le sol 12 dans les parois 10A et 10B au droit de chacun des trous des plateaux latéraux 64A et 64B. Les trous latéraux sont par exemple creusés sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur, notamment entre 20 et 50 cm. La carotteuse est avantageusement fixée à un référentiel pour éviter toute déviation pouvant être engendrée par les vibrations. L’eau consommée par la carotteuse peut être évacuée dans le puisard à l’aide de moyens connus appropriés, notamment une pompe. Pour éviter tout effondrement des trous latéraux creusés par décompression du sol 12, des tubes en PVC (PolyChlorure de Vinyle) y sont insérés jusqu’au fond et sont dimensionnés pour dépasser assez largement des parois latérales et même traverser les trous des plateaux latéraux 64A et 64B en dépassant d’environ 5 cm. Chaque redan est alors inséré dans le tube en PVC correspondant en traversant l’un des trous des plateaux latéraux 64A, 654B, avec une plaque formant couvercle pour le tube en PVC enfilée dans sa portion allongée et maintenue à une certaine distance de sa plaque d’appui et de fixation contre la périphérie du platelage 16. La distance entre l’extrémité enfoncée du redan et la plaque formant couvercle est inférieure de quelques centimètres, par exemple 5 cm, à la longueur du tube en PVC de sorte que le redan ne puisse pas atteindre le fond du trou latéral dans lequel il est inséré.

Ensuite, au cours d’une étape 218, le platelage 16 est descendu et disposé au fond de la fouille 10 de manière à ce qu’il s’étende latéralement en périphérie vers les deux parois latérales 10A et 10B. Dans un premier temps par exemple les poutres transversales d’extrémités longitudinales, c’est-à-dire les poutres 18 Ï et 18 5 , sont descendues en fond de fouille 10, précisément positionnées et fixées par exemple aux plots de positionnement 80 et 82 (deuxième fonction de positionnement des plots 80, 82) ainsi qu’aux redans 30A 1 ; 30B 1 ; 30A 5 et 30B 5 . Elles comportent alors elles- mêmes pour cela des plots de positionnement correspondants qui coopèrent par encastrement. Dans ce cas, les plots de positionnement 80 et 82 sont disposés de manière à être respectivement dans les plans verticaux principaux des quatre trous disposés aux extrémités longitudinales des deux plateaux latéraux 64A et 64B. Le reste du platelage 16, c’est-à-dire les autres poutres transversales 18 2 , 18 3 , 18 4 et les poutres longitudinales 20 A , 20 B , peut être assemblé en surface et descendu dans un deuxième temps, pour être ensuite complètement fixé aux deux poutres transversales 18i et 18 5 , déjà en place. Les redans 30A 2 , 30B 2 , 30A 3 , 30B 3 , 30A 4 et 30B 4 peuvent alors à leur tour être fixés aux poutres transversales 18 2 , 18 3 , 18 4 dans ce deuxième temps.

On notera que les platines et goussets de liaison qui doivent être portés par les poutres longitudinales 20 A , 20 B peuvent être fixés en surface ou en fond de fouille 10

Ensuite, au cours d’une étape 220, l’assemblage support d’appui ponctuel de structure comportant le pilier pyramidal 22, le chapeau 24 et l’embase 26 est à son tour descendu en fond de fouille 10. Avantageusement, il aura préalablement été monté en surface, y compris les platines et goussets de liaison qu’il doit porter. Une fois disposé sur les poutres longitudinales 20 A , 20 B , il est fixé par boulonnage. Il s’étend alors dans la fouille 10 depuis le fond jusqu’en surface. Cette étape peut faire l’objet d’une vérification finale du bon positionnement de tous les éléments de platelage 16 et assemblage support 22, 24, 26.

Au cours d’une étape 222 suivante, chaque redan est scellé dans le sol 12 à l’aide d’un mélange de type coulis de ciment, mortier ou béton. Ce mélange est coulé dans chaque tube en PVC pour le remplir, par un trou aménagé en partie supérieure du tube PVC et à l’aide d’une goulotte et/ou canule souple et/ou d’un tube rigide. Une sortie d’air peut être également aménagée, par exemple en partie supérieure de chaque plaque formant couvercle. Le mélange doit être suffisamment liquide pour se répartir dans tout le volume intérieur de chaque tube en PVC.

Ensuite, au cours d’une étape 224, une deuxième couche de la dalle 14 de béton de propreté est coulée en fond de fouille 10, par exemple jusqu’à mi-hauteur des poutres transversales 18 1 ; 18 2 , 18 3 , 18 4 et 18 5 . Le béton coulé peut alors être vibré pour évacuer l’air en prenant soin d’éviter tout contact avec les éléments métalliques en place de la fondation pour ne pas dérégler leur positionnement.

Ensuite, au cours d’une étape de remblayage 226, et sans qu’il soit nécessaire d’attendre le séchage de la deuxième couche de béton de propreté, la terre évacuée pour creuser la fouille 10 à l’étape 204 est réintroduite par couches successives de remblai jusqu’en surface. Par exemple une première couche d’environ 15 à 40 cm d’épaisseur est introduite et compactée, évitant les poches d’air et couvrant les zones difficiles d’accès. Les couches suivantes peuvent ensuite être introduites successivement par épaisseurs de 40 cm. On notera qu’il est possible de s’arrêter une première fois juste en dessous des joints de membrures entre les niveaux inférieur 36 et supérieur 38 du pilier pyramidal 22. A ce stade, il est encore possible de démonter les éléments de fondation non encore enfouis. Il est possible également de s’arrêter une deuxième fois juste sous le chapeau 24 pour, de même, procéder à certains derniers réglages de l’embase 26.

Enfin, au cours d’une dernière étape 228, optionnelle, une cheminée en béton peut être construite pour coffrer le chapeau 24 et l’embase 26 jusqu’en surface.

Le remblai peut alors être finalisé en formant une butte de terre autour de la cheminée pour prévenir la décompression des sols.

Il apparaît clairement qu’une fondation ou installation de fondation telle que ce qui a été décrit précédemment produit une résistance améliorée aux contraintes de traction de la structure qu’elle est destinée à porter grâce aux redans disposés et fixés en périphérie du platelage. Des tests et mesures ont été effectués, en tenue géotechnique ou en tenue intrinsèque et de durabilité, montrant qu’il est tout à fait possible de répondre aux exigences des normes en vigueur (NF P 94-261 , NF P 94- 282, EN 12501 , EN 50301 , EN 61773, ...) avec une fondation de taille réduite.

On notera par ailleurs que l’invention n’est pas limitée au mode de réalisation décrit précédemment. En particulier, l’exemple décrit prévoit des redans latéraux s’étendant dans deux parois latérales de la fouille creusée, mais rien n’empêche de prévoir des redans, en remplacement ou en complément, dans d’autres parois de la fouille. Par ailleurs la fouille 10 illustrée dans les figures 1 et 2 est présentée comme d’emprise rectangulaire au sol, ce qui n’est qu’un exemple non limitatif de forme de fouille pour une fondation.

Il apparaîtra plus généralement à l'homme de l'art que diverses modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit ci-dessus, à la lumière de l'enseignement qui vient de lui être divulgué. Dans la présentation détaillée de l’invention qui est faite précédemment, les termes utilisés ne doivent pas être interprétés comme limitant l’invention au mode de réalisation exposé dans la présente description, mais doivent être interprétés pour y inclure tous les équivalents dont la prévision est à la portée de l'homme de l'art en appliquant ses connaissances générales à la mise en œuvre de l'enseignement qui vient de lui être divulgué.