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Title:
FRAME FOR AN ELECTRIC HEATING DEVICE, COMPRISING AN ELASTICALLY DEFORMABLE ELEMENT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/158842
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a frame (3) for an electric heating device (1) for heating an air flow circulating inside a ventilation, heating and/or air-conditioning system of a motor vehicle. The frame comprises at least one housing (7) intended to receive at least one heating element (5), said housing (7) being defined by a plurality of longitudinal and transverse walls (23, 25) forming a longitudinal insertion path for a heating element. According to the invention, at least one of the longitudinal and transverse walls (23, 25) of the housing (7) comprises a displacement reducing element (10) projecting from said wall and having a cross-dimension of the order of 1 to 2.5 millimetres.

Inventors:
PIERRON, Frédéric (ZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78322, FR)
KARAASLAN, Serif (ZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78322, FR)
FOURGOUS, Pascal (ZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78320, FR)
COUAPEL, Yann (ZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78322, FR)
DELCOURT, Romain (ZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78322, FR)
TELLIER, Laurent (ZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78322, FR)
Application Number:
FR2019/050289
Publication Date:
August 22, 2019
Filing Date:
February 11, 2019
Export Citation:
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Assignee:
VALEO SYSTEMES THERMIQUES (8 rue Louis Lormand, La Verrière, Le Mesnil Saint Denis, 78320, FR)
International Classes:
F24H3/04; B60H1/22; H05B3/06
Foreign References:
EP0705055A21996-04-03
FR3032386A12016-08-12
FR2954469A12011-06-24
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
METZ, Gaëlle (Valeo Systemes Thermiques, Département Propriété industrielleZA l'Agiot,8 rue Louis Lorman, CS 80517 La Verrière Le Mesnil Saint-Denis Cedex, 78322, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Cadre (3) d’un dispositif de chauffage électrique (l) d’un flux d’air circulant à l’intérieur d’une installation de ventilation, de chauffage, et/ou de climatisation d’un véhicule automobile, ledit cadre (3) comprenant au moins un logement (7) destiné à recevoir au moins un élément chauffant (5), le logement (7) étant délimité par une pluralité de parois longitudinales et transversales (23, 25) formant un chemin d’insertion longitudinal pour un élément chauffant, caractérisé en ce qu’au moins l’une des parois longitudinales et transversales (23, 25) du logement (7) comprend un élément de réduction de débattement (ΐq) faisant saillie de ladite paroi et présentant une dimension transversale de l’ordre de 1 à 2.5 millimètres.

2. Cadre selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l’élément de réduction de débattement (ΐq) présente une dimension transversale de l’ordre de 5 à 30% de la dimension transversale de la paroi longitudinale et transversale qui le porte.

3. Cadre selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la dimension transversale de la paroi qui porte ledit élément de réduction de débattement est de l’ordre de 8 à 18 millimètres.

4. Cadre selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l’élément de réduction de débattement (ΐq) est agencé transversalement de manière à être centré sensiblement sur l’axe longitudinal médian de la paroi (23, 25) qui le porte.

5. Cadre selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les parois longitudinales et transversales (23, 25) définissant le logement (7) comprennent chacune au moins un élément de réduction de débattement (lO).

6. Cadre selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’au moins une paroi longitudinale et transversale (23, 25) comprend plusieurs éléments de réduction de débattement (lO).

7. Cadre selon la revendication précédente, caractérisé en ce que plusieurs éléments de réduction de débattement (ΐq) sont alignés le long de la direction longitudinale et/ou transversale de la paroi (23, 25) qui les porte.

8. Cadre selon l’une quelconque des revendications précédentes et dans lequel le chemin d’insertion est délimité longitudinalement par une paroi de fond (2l) qui s’étend à l’opposé d’une ouverture par laquelle peut être inséré l’élément chauffant destiné à venir dans le logement, un sens d’insertion étant défini depuis l’ouverture jusqu’à la paroi de fond, caractérisé en ce que l’élément de réduction de débattement (ΐq) est dans une zone définie entre la paroi de fond (2l) et une partie centrale du logement (7) relativement à sa dimension longitudinale.

9. Cadre selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l’élément de réduction de débattement (ΐq) est venu de matière avec la paroi longitudinale et transversale (23, 25) sur laquelle cet élément de réduction de débattement (ΐq) est situé.

10. Dispositif de chauffage électrique (l) comprenant au moins un élément chauffant (5) caractérisé en ce qu’il comprend un cadre (3) selon l’une quelconque des revendications précédentes dans lequel l’au moins un élément chauffant (5) est disposé.

Description:
CADRE D’UN DISPOSITIF DE CHAUFFAGE ELECTRIQUE COMPRENANT UN ELEMENT

DEFORMABLE ELAST1QUEMENT

L’invention concerne les dispositifs de chauffage électrique, notamment pour une installation de ventilation, de chauffage et/ou de climatisation d’un véhicule automobile.

Le réchauffage de l’air destiné au chauffage de l’habitacle d’un véhicule automobile, ainsi qu’au désembuage et au dégivrage des surfaces vitrées, est assuré par échange de chaleur entre un flux d’air et un liquide de refroidissement du moteur circulant dans un échangeur de chaleur.

Au démarrage du moteur et pendant une certaine durée suivant le temps de démarrage, les calories transportées par le liquide de refroidissement du moteur sont insuffisantes pour assurer un chauffage rapide et efficace de l’air amené à être soufflé dans l’habitacle. Cela est observé plus particulièrement avec certains types de moteur et présente un inconvénient par temps froid, car non seulement la température interne de l’habitacle ne peut être élevée rapidement, mais en outre les fonctions de désembuage et de dégivrage ne peuvent être assurées efficacement.

Pour remédier à ces inconvénients, il a été proposé de monter un dispositif de chauffage électrique additionnel dans le flux d’air dirigé vers l’habitacle.

Un tel dispositif de chauffage électrique comprend généralement un cadre présentant un corps de chauffe comprenant une pluralité de plaques conductrices parallèles entre lesquelles sont montés des éléments résistifs chauffants, par exemple des résistances à coefficient de température positif (CTP), et des éléments radiants augmentant la surface d’échange thermique avec le flux d’air traversant le dispositif de chauffage.

Ces différents éléments sont assemblés de manière à former au moins un élément chauffant, le ou les éléments chauffants constitutifs du corps de chauffe étant alors insérés dans un logement de celui-ci. Â cet effet, le logement, défini par des parois, comporte des éléments élastiques formés de languettes inclinées par rapport aux parois à partir desquelles elles sont articulées, de manière à être disposées dans le logement et le chemin d’insertion lors du montage de l’élément chauffant. Ces languettes élastiques sont ainsi contraintes lors de l’insertion du ou des éléments chauffants et elles exercent alors une force de rappel élastique participant au plaquage de l’élément chauffant correspondant vers la paroi opposée du logement. On s’assure ainsi de la réduction de débattement de l’élément chauffant dans son logement qui doit être prévu avec des dimensions sensiblement supérieures à celles de l’élément chauffant pour permettre son insertion. L’inconvénient lié à l’utilisation de ces éléments élastiques exerçant une force de rappel sur les éléments chauffants réside dans le fait que durant le roulage, ou en cas de chute du dispositif de chauffage, les éléments élastiques sont soumis à des vibrations plus ou moins importantes. Ces vibrations peuvent occasionner un bruit dans le circuit de ventilation desservant l’habitacle pouvant occasionner une gêne pour les usagers du véhicule automobile. Il est également possible que ces vibrations fragilisent voire cassent les éléments élastiques, les éléments chauffants n’étant alors plus maintenus correctement dans leur logement, ce qui peut provoquer au moins, là encore, une gêne sonore pour les usagers ou contribuer à une rupture mécanique des éléments chauffants.

Dans ce contexte, l’invention vise à proposer une alternative aux cadres connus de dispositifs de chauffage électrique additionnels, qui soit au moins aussi efficace, fiable.

L’invention propose à cet effet un cadre d’un dispositif de chauffage électrique d’un flux d’air circulant à l’intérieur d’une installation de ventilation, de chauffage, et/ou de climatisation d’un véhicule automobile, ledit cadre comprenant au moins un logement destiné à recevoir au moins un élément chauffant, le logement étant délimité par une pluralité de parois longitudinales et transversales formant un chemin d’insertion longitudinal pour un élément chauffant. Selon l’invention, au moins l’une des parois longitudinales et transversales du logement comprend un élément de réduction de débattement faisant saillie de ladite paroi et présentant une dimension transversale de l’ordre de 1 à 2.5 millimètres.

Ainsi, l’invention offre une alternative pour le maintien des éléments chauffants dans un dispositif de chauffage. La présence d’un élément de réduction de débattement de faible largeur par rapport à la largeur du logement et donc de l’élément chauffant implique une moindre résistance de l’élément de réduction de débattement lors de l’insertion de l’élément chauffant.

Plus particulièrement, on pourra prévoir que l’élément de réduction de débattement présente une dimension transversale, c’est-à-dire une dimension selon un axe parallèle à la direction principale du flux d’air amené à traverser les éléments chauffants dans le dispositif de chauffage, de l’ordre de 1 à 2.5 millimètres. Et l’on pourra prévoir que la dimension transversale de la paroi qui porte ledit élément de réduction de débattement est de l’ordre de 8 à 18 millimètres. Dans ces exemples numériques, on comprend que le rapport maximal des dimensions transversales de l’élément de réduction de débattement et de la paroi qui le porte peut être de 5 à 6 % pour un élément de réduction de débattement dont la dimension transversale est de 1 millimètre agencé sur une paroi dont la dimension transversale est de 18 millimètres. Et que le rapport minimal des dimensions transversales de l’élément de réduction de débattement et de la paroi qui le porte peut être de l’ordre de 30 % pour un élément de réduction de débattement dont la dimension transversale est sensiblement égale à 2,5 millimètres agencé sur une paroi dont la dimension transversale est sensiblement égale à 8 millimètres. Plus particulièrement, selon l’invention, on peut prévoir une dimension transversale de l’élément de réduction de débattement de l’ordre de 5 à 30% plus faible que la dimension transversale, selon le même axe transversal, de la paroi longitudinale et transversale qui le porte.

Selon une ou plusieurs caractéristiques pouvant être prise seule ou en en combinaison, on pourra prévoir que :

- L’élément de réduction de débattement est agencé transversalement de manière à être centré sensiblement sur l’axe longitudinal médian de la paroi qui le porte. En d’autres termes, l’élément de réduction de débattement est situé sur un plan médian du cadre, et donc du logement dans lequel il s’étend. Ainsi, on s’assure, quelle que soit la largeur de l’élément de réduction de débattement, que la position de l’élément chauffant dans le logement est équilibrée.

- Les parois longitudinales et transversales définissant le logement comprennent chacune au moins un élément de réduction de débattement.

- Au moins une paroi longitudinale et transversale comprend plusieurs éléments de réduction de débattement. De la sorte, l’élément chauffant peut être soumis à la contrainte mécanique des éléments de réduction de débattement en plusieurs endroits et sa position dans le logement d’autant plus stable.

- Plusieurs éléments de réduction de débattement sont alignés le long de la direction longitudinale et/ou transversale de la paroi qui les porte.

- Le chemin d’insertion est délimité longitudinalement par une paroi de fond qui s’étend à l’opposé d’une ouverture par laquelle peut être inséré l’élément chauffant destiné à venir dans le logement, un sens d’insertion étant défini depuis l’ouverture jusqu’à la paroi de fond, et l’élément de réduction de débattement est dans une zone définie entre la paroi de fond et une partie centrale du logement relativement à sa dimension longitudinale. On pourra prévoir que l’extrémité aval de l’élément de réduction de débattement est agencée à une distance longitudinale de la paroi de fond comprise entre 10 et 30 millimètres. De la sorte, l’extrémité aval est suffisamment loin de la paroi de fond pour autoriser le cas échéant une déformation de la partie de l’élément de réduction de débattement au contact de l’élément chauffant, tout en restant dans un contexte de réduction de débattement en fin de course d’insertion de l’élément chauffant, c’est-à-dire dans la zone où l’élément chauffant est le plus à même de débattre. - L’élément de réduction de débattement est venu de matière avec la paroi longitudinale sur laquelle l’élément de réduction de débattement est situé. Une telle configuration permet de faciliter les opérations de fabrication du cadre, l’élément de réduction de débattement pouvant être obtenu dans la même opération de moulage du cadre par exemple.

- L’élément de réduction de débattement comporte une rampe s’étendant progressivement vers l’intérieur du logement par rapport au sens d’insertion, en rapprocbement de la paroi longitudinale et transversale opposée. En d’autres termes, l’élément de réduction de débattement s’étend en saillie d’une paroi longitudinale et transversale en présentant une surface inclinée qui forme rampe, ladite surface inclinée présentant un angle d’inclinaison par rapport à la paroi longitudinale et transversale sur laquelle l’élément de réduction de débattement est situé. La rampe permet de maintenir l’élément chauffant dans le logement en compensant le jeu existant entre l’élément chauffant et le logement quelle que soit la dimension du jeu, sans nécessiter des efforts d’insertion trop importants. Par compenser le jeu, on entend que l’élément de réduction de débattement est configuré pour venir au contact de l’élément chauffant.

- La forme de rampe de l’élément de réduction de débattement permet de pousser progressivement, lors de son insertion, l’élément chauffant en direction de la paroi longitudinale et transversale opposée. Cette forme de rampe s’étend depuis l’extrémité amont de l’élément de réduction du débattement, c’est-à-dire l’extrémité amenée à être recouverte en premier par l’élément chauffant lors de son insertion, qui se trouve dans le plan de la paroi longitudinale et transversale. L’extrémité aval peut correspondre au sommet de l’élément de réduction de débattement, c’est-à-dire le point le plus à l’intérieur du logement. On comprend que cette forme de rampe, associée à la caractéristique de largeur réduite permet d’assurer une déviation de l’élément chauffant lors de l’insertion et une déformation de l’élément de réduction de débattement plutôt que de l’élément chauffant lorsque l’élément chauffant dévié rencontre la paroi longitudinale et transversale opposée.

- La surface inclinée peut présenter des paliers parallèles à la paroi longitudinale et transversale sur laquelle l’élément de réduction de débattement est situé. De la sorte, on réalise progressivement la déviation de l’élément chauffant vers la paroi longitudinale et transversale opposée.

- On peut prévoir que la face aval de l’élément de réduction de débattement, c’est-à-dire une face reliant le sommet de cet élément à la paroi longitudinale et transversale, en direction de la paroi de fond, est sensiblement perpendiculaire à la paroi longitudinale et transversale et parallèle à la paroi de fond. - Les éléments de réduction de débattement sont disposés en alternance sur une première paroi longitudinale et transversale et sur une deuxième paroi longitudinale et transversale. Par « en alternance », on entend par exemple que les éléments de réduction de débattement de la première paroi longitudinale et transversale ne partagent pas les axes transversaux des éléments de réduction de débattement situés sur la deuxième paroi longitudinale et transversale. Le décalage peut être constant. Il est entendu que cette caractéristique est également applicable dans le cas où il n’y aurait qu’un seul élément de réduction de débattement sur chacune des parois longitudinales et transversales.

- L’élément de réduction de débattement présente au moins une arête saillante agencée dans le prolongement de la surface inclinée et qui forme le sommet de l’élément de réduction de débattement, cette arête de sommet étant la partie de l’élément de réduction de débattement la plus à l’intérieur du logement. De la sorte, cette arête est une partie de l’élément de réduction de débattement susceptible d’être toujours au contact de l’élément chauffant lors de l’insertion de celui-ci, quels que soient les jeux de fabrication du cadre et de l’élément chauffant.

Selon une autre série de caractéristiques de l’invention, on peut prévoir que :

- L’élément de réduction de débattement comporte une face de contact tournée vers l’intérieur du logement, ladite face de contact étant configurée de manière à comporter au moins un évidement.

- L’évidement est centré sur l’élément de réduction de débattement, selon la direction longitudinale d’insertion des éléments chauffants dans le logement.

- L’évidement est un évidement ponctuel.

- L’évidement est linéaire et présente un axe d’allongement sensiblement perpendiculaire à l’axe d’allongement des parois longitudinales et transversales.

- L’élément de réduction de débattement comporte un unique évidement.

- La face de contact de l’élément de réduction de débattement, destinée à venir au contact de l’élément chauffant, est une face arrondie, l’évidement étant réalisé au sommet de cette face arrondie.

- L’élément de réduction de débattement comporte une pluralité d’évidements, formant une pluralité de protubérances entre lesquelles s’étendent respectivement chacun des évidements.

Par ailleurs, le cadre peut comprendre au moins un organe de maintien en position de l'élément chauffant dans le logement. Il faut comprendre ici que l'organe de maintien est un élément indépendant, rapporté dans le cadre selon l'invention. Il est donc distinct des parois longitudinales et transversales et du chemin d'insertion précités. Plus précisément, l'invention prévoit que l'organe de maintien comporte au moins un pion configuré pour être inséré dans un orifice de réception agencé dans l'une des parois longitudinales et transversales précitées. Le pion est avantageusement défini pour s'étendre au moins partiellement à l'intérieur du chemin d'insertion, et pour être contraint par l'élément chauffant lors de son passage, et pour exercer une contrainte sur cet élément chauffant une fois celui-ci mis en place dans son logement, contrainte visant à maintenir ledit élément chauffant en place dans ledit logement.

- Avantageusement, le pion comprend une tête destinée à s'étendre en saillie à l'intérieur du logement dans lequel l'élément chauffant est reçu et un pied destiné à être inséré dans l'orifice de réception agencé dans la paroi longitudinale précédemment définie. Plus précisément, la tête du pion comporte une face sensiblement plane avantageusement placée contre la face interne de la paroi longitudinale et transversale dans laquelle est agencé l'orifice de réception une fois le pion installé dans ce dernier, et elle s'étend, au sein du logement dans lequel l'élément chauffant est reçu, en direction de l'autre paroi longitudinale et transversale qui définit ce logement.

L’invention concerne également un dispositif de chauffage électrique comprenant au moins un cadre tel que décrit précédemment et dans lequel l’au moins un élément chauffant est disposé.

Ledit au moins un élément chauffant peut être dévié au voisinage de l’élément de réduction de débattement, dans la direction de la paroi opposée à la paroi longitudinale sur laquelle l’élément de réduction de débattement est situé.

D’autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à l’aide de la description et des dessins parmi lesquels :

- la figure 1 est une vue d’ensemble en perspective d’un dispositif de chauffage électrique selon l’invention, comprenant un cadre dans lequel des éléments chauffants ont été insérés et à une extrémité duquel est fixée une interface de connexion électrique ;

- les figures 2 à 4 représentent un premier mode de réalisation de l’invention et ses variantes, avec notamment une figure 2 consistant en un agrandissement d’une partie du cadre d’un dispositif de chauffage électrique selon l’invention montrant deux éléments de réduction de débattement équipant respectivement une paroi longitudinale et transversale participant à former le cadre ; et les figures 5 à 7 représentent un deuxième mode de réalisation de l’invention et ses variantes, dans lequel au moins un élément de réduction de débattement comporte un évidement ménagé dans une face de contact tournée vers l’intérieur du logement.

Il faut tout d’abord noter que les figures exposent l’invention de manière détaillée et peuvent bien entendu servir à mieux définir l’invention le cas échéant. Toutefois, il est à noter que ces figures n’exposent qu’une partie des exemples de réalisation possibles selon l’invention.

Dans la description qui va suivre, on se référera à une orientation en fonction des axes longitudinaux L, verticaux V et transversaux T, tels qu’ils sont définis par le trièdre L,V,T représenté sur les figures. L’axe longitudinal L correspond à la direction d’allongement du cadre du dispositif de chauffage électrique, l’axe transversal T perpendiculaire à l’axe longitudinal L, correspond à la direction suivie par le flux d’air à réchauffer traversant le dispositif de chauffage et l’axe vertical V est perpendiculaire à la fois à l’axe longitudinal L et à l’axe transversal T. Il est à noter que le choix des appellations de ces axes n’est pas limitatif de l’orientation que peut prendre le dispositif de chauffage électrique dans son application à un véhicule automobile.

Le dispositif de chauffage électrique 1 montré en figure 1 est destiné à être logé dans un conduit de circulation d’air d’une installation de ventilation, de chauffage et/ou de climatisation, de manière à transformer l'énergie électrique prélevée sur le véhicule en énergie thermique restituée dans l’air traversant ce conduit. L’installation n’est pas représentée ici, mais on comprendra qu’un conduit principal de cette installation comporte de façon classique une ouverture réalisée dans la paroi pour l’insertion du dispositif de chauffage électrique 1.

La figure 1 montre un dispositif de chauffage électrique 1 selon l’invention, comprenant un cadre 3 dans lequel des éléments chauffants 5, aptes à transformer un courant électrique en énergie thermique, ont été insérés. Pour compenser les jeux de fabrication existant entre les éléments chauffants 5 et le cadre 3, le cadre 3 comprend des éléments de réduction de débattement 10 qui seront décrits plus loin.

Les éléments chauffants 5 comprennent des moyens aptes à échanger de la chaleur, tels que des éléments radiants 53 permettant d’augmenter la surface d’échange thermique, avec le flux d’air traversant le dispositif de chauffage électrique 1. Les éléments chauffants 5 comprennent également des électrodes 54 entre lesquelles sont disposées des éléments résistifs chauffants, par exemple des résistances à coefficient de température positif (CTP), et contre lesquelles sont fixés les éléments radiants 53· Les électrodes 54 et les résistances CTP permettent de transformer un courant électrique en énergie thermique. Il est à noter que les résistances à coefficient de température positif peuvent être collées directement sur les éléments radiants 53· Le cadre 3 comporte un compartiment de chauffe 30, formant un carter de réception pour les éléments chauffants 5, et une interface de connexion 100 ménagée à une de ses extrémités. Les éléments chauffants 5 sont insérés dans des logements 7 ménagés à l’intérieur du compartiment de chauffe 30. L’interface de connexion 100 vient fermer une ouverture 50 par lequel sont insérés les éléments chauffants 5 dans les logements 7 du compartiment de chauffe 30, en même temps qu’elle permet le raccordement du dispositif de chauffage électrique 1 à un réseau électrique du véhicule permettant l’alimentation électrique des éléments chauffants 5·

Le cadre 3 et le compartiment de chauffe 30 présentent une forme de parallélépipède rectangle. Les deux faces principales du cadre 3, respectivement avant et arrière, opposées selon l’axe transversal T, sont ajourées pour permettre le passage d’un flux d’air et une diffusion de chaleur dans le conduit où le dispositif de chauffage électrique 1 est installé. Le cadre 3 comprend un plan médian correspondant à un plan passant par une moitié du cadre et étant perpendiculaire à une direction suivie par le flux d’air circulant au travers du dispositif de chauffage électrique 1. Il est entendu que les faces avant et arrière du cadre 3 s’étendent dans des plans parallèles au plan médian.

On note également que le cadre 3 comprend des barrettes 9 disposées, ici, en périphérie du compartiment de chauffe 30. Ces barrettes 9 participent à la rigidification du cadre 3 et comprennent des fentes d’aération 90 autorisant le flux d’air à circuler à travers. Les fentes d’aération 90 sont positionnées les unes à la suite des autres selon l’axe longitudinal L du dispositif de chauffage 1, étant entendu que la forme et le nombre des passages d’air ici formés par les fentes n’est pas limitatif de l’invention. Il résulte de la disposition en périphérie des barrettes 9 que les logements 7 sont accolés les uns aux autres.

Le compartiment de chauffe 30 comprend une pluralité de parois. Parmi ces parois, on distingue des parois longitudinales et transversales 23, 25 s’étendant principalement selon l’axe longitudinal L. Dans ce qui suit, on pourra être amené à utiliser le terme de paroi longitudinale pour décrire les parois longitudinales et transversales. Celles-ci comportent notamment deux parois longitudinales latérales 23 et au moins une paroi longitudinale intermédiaire 25. Les parois longitudinales latérales 23 délimitent entre elles une dimension verticale du compartiment de chauffe 30, et les parois longitudinales intermédiaires 25 s’étendent parallèlement aux parois longitudinales latérales 23 et à l’intérieur du compartiment de chauffe 30, de manière à définir, entre elles et avec les parois longitudinales latérales 23, plusieurs logements 7 à l’intérieur du compartiment de chauffe 30. Ainsi, chaque logement 7 du cadre 3 est délimité par des parois. Plus précisément, chaque logement 7 est délimité verticalement par deux parois longitudinales 23, 25, qui peuvent être latérale 23 ou intermédiaire 25. Selon l’exemple de réalisation illustré, le cadre 3 comprend deux logements 7 avec une paroi longitudinale intermédiaire 25.

Pour chaque logement 7, une paroi longitudinale latérale 23 et la paroi longitudinale intermédiaire 25 délimitent, entre elles et verticalement, un chemin d’insertion pour l’élément chauffant 5· Le chemin d’insertion correspond au chemin emprunté par l’élément chauffant 5 lors de son insertion à l’intérieur du cadre. L’écartement entre les parois longitudinales 23, 25 d’un même logement 7 correspond à la dimension verticale de l’élément chauffant 5, aux jeux de fabrication près.

On comprend que la dimension transversale des parois définit la dimension transversale des logements, et donc la dimension transversale des éléments chauffants susceptibles d’être logés dans le compartiment de chauffe. Selon une caractéristique de l’invention, la largeur, c’est-à-dire la dimension transversale, des parois longitudinales et transversales est comprise entre 8 et 18 millimètres.

Chaque logement 7 est délimité par ailleurs par une paroi de fond 21 s’étendant dans un plan transversal vertical. Cette paroi de fond 21 est située à l’opposé de l’ouverture par laquelle les éléments chauffants 5 sont insérés dans le compartiment de chauffe 30. Il est à noter que, selon l’exemple de réalisation illustré, les éléments chauffant 5 sont insérés dans les logements 7 en suivant une direction d’insertion parallèle à l’axe longitudinal L. Le sens d’insertion S est quant à lui défini depuis l’ouverture vers la paroi de fond 21.

Le cadre 3 comprend également des nervures 6 délimitant transversalement le chemin d’insertion de l’élément chauffant 5 dans le logement. Pour cela, les nervures 6 s’étendent au minimum entre deux parois longitudinales 23, 25 formant un même logement 7, et il convient de noter que ces nervures ont également un rôle de rigidification du cadre 3 et du compartiment de chauffe 30.

Selon l’invention et afin de compenser les jeux de fabrication entre un élément chauffant 5 et les parois délimitant le logement 7 recevant cet élément chauffant, le cadre 3, et plus particulièrement au moins une paroi longitudinale et transversale 23, 25 participant à définir un logement recevant un élément chauffant, comprend au moins un élément de réduction de débattement 10 évoqué précédemment.

Selon différents cas pratiques, chacune des parois longitudinales et transversales définissant un logement comprennent au moins un élément de réduction de débattement, de sorte que ces éléments de réduction de débattement sont réparties, par exemple de façon régulière, entre les parois longitudinales et transversales, et/ou une paroi longitudinale et transversale peut comprendre plusieurs éléments de réduction de débattement, de sorte que l’élément chauffant peut être en interaction avec des éléments de réduction de débattement en plusieurs endroits du cadre, sa position dans le logement étant d’autant plus stable. Dans ce dernier cas, on comprend que plusieurs éléments de réduction de débattement peuvent être alignés le long de la direction longitudinale et/ou transversale de la paroi qui les porte.

Il est intéressant qu’au mois un élément de réduction de débattement soit dans une zone définie entre la paroi de fond et une partie centrale du logement relativement à sa dimension longitudinale, et par exemple dans une zone agencée entre 10 et 30 millimètres de la paroi de fond, notamment pour réduire le débattement en fin de course d’insertion de l’élément chauffant, c’est-à- dire dans la zone où l’élément chauffant est le plus à même de débattre.

La figure 2 illustre le cadre sans les éléments chauffants, pour rendre visible deux éléments de réduction de débattement 10 respectivement agencés dans un logement 7, en travers du chemin d’insertion de l’élément chauffant amené à occuper ce logement, chaque élément de réduction de débattement étant configuré de manière à présenter une largeur, c’est-à-dire une dimension transversale, déterminée de manière à opposer une résistance définie à l’insertion de l’élément chauffant.

On va décrire par la suite une pluralité de formes que peut prendre un élément de réduction de débattement, dès lors qu’il présente une largeur correspondant à un ratio déterminé de la valeur de largeur de la paroi longitudinale et verticale qui le porte.

Plus particulièrement, dans le cas décrit précédemment d’une paroi longitudinale et verticale dont la largeur est comprise entre 8 et 18 millimètres, l’élément de réduction de débattement peut présenter une largeur de l’ordre de 1 à 2.5 millimètres.

Ces valeurs données à titre d’exemple permettent de définir un ratio entre la largeur de l’élément de réduction de débattement et celle de la paroi longitudinale et verticale qui le porte, et donc sensiblement de l’élément chauffant inséré dans le logement défini e partie par cette paroi. Selon l’invention, il a été défini qu’un ratio permettant la déformation selon un axe de l’élément de réduction de débattement sous l’effort d’insertion de l’élément chauffant, lorsque celui-ci est en appui sur la paroi longitudinale et transversale opposée contre laquelle il est dévié, est de l’ordre de 5 à 30%. On comprend que les figures sont ici schématiques et visent à représenter la largeur moindre des éléments de réduction de débattement par rapport à celle des parois longitudinales et verticales, sans qu’elles soient limitatives d’une valeur précise d’un rapport entre les largeurs tel qu’évoqué précédemment. Il résulte de cette caractéristique que l’élément de réduction de débattement 10 présente une largeur inférieure à celle de la paroi. Avantageusement, l’élément de réduction de débattement est agencé transversalement de manière à être centré sensiblement sur l’axe longitudinal médian de la paroi longitudinale et transversale 23, 25 qui le porte. L’élément chauffant est dévié par l’élément de réduction de débattement de façon équilibrée, de part et d’autre de cet axe longitudinal médian de la paroi longitudinale et transversale, qui correspond à l’axe longitudinal médian de l’élément chauffant lorsque celui-ci est en place dans le logement.

Selon l’invention, la fonction de réduction de débattement est assurée sans destruction des éléments chauffants puisque c’est l’élément de réduction de débattement qui se déforme, si les efforts à l’insertion sont trop importants, du fait de la faible quantité de matière qu’il représente. Et il convient de noter que la déformation, et donc l’affaissement, de l’élément de réduction de débattement ne pénalise pas la fonction qu’il doit remplir puisque c’est au contact de l’élément chauffant, lorsque le jeu a été comblé puisque l’élément chauffant est en appui contre la paroi longitudinale et transversale opposée, que l’élément de réduction de débattement se déforme. On comprend que si le jeu devait ne pas être comblé entièrement, l’effort appliqué par l’élément chauffant sur l’élément de réduction de débattement serait trop faible pour déformer ce dernier, qui conserverait sa forme d’origine et son rôle de réduire au maximum le débattement.

Par ailleurs, en termes de dimensionnement, l’élément de réduction de débattement 10 peut présenter une longueur, mesurée selon l’axe longitudinal L, qui peut à titre d’exemple être comprise entre 10 et 15 mm.

Par ailleurs, la hauteur d’un élément de réduction de débattement, la hauteur étant mesurée le long de l’axe vertical V, peut être de l’ordre de 1 à 10% de la hauteur du logement dans lequel il s’étend. De préférence, la hauteur de l’élément de réduction de débattement, mesurée selon l’axe vertical V, est comprise entre 0,5 et 1,5 millimètre, sachant que le jeu de fabrication entre l’élément chauffant 5 et le logement 7 est généralement compris entre 0,2 millimètre et 1 millimètre.

Il est à noter qu’en cas de pluralité d’éléments de réduction de débattement sur des parois longitudinales et transversales définissant un même logement, la somme des hauteurs de chacun des éléments de réduction de débattement est prise en considération, et notamment lorsque ces éléments sont disposés dans la même zone du logement, afin de s’assurer que la présence des éléments de réduction de débattement ne génère pas un goulet d’étranglement qui augmenterait les efforts d’insertion des éléments chauffants.

Le débattement des éléments chauffants 5 à l’intérieur des logements pouvant être plus important à leurs extrémités longitudinales proches de la paroi de fond, il est préférable que les éléments de réduction de débattement soient situés au voisinage de la paroi de fond, et notamment dans une zone définie entre la paroi de fond 21 et une partie centrale du logement 7 relativement à sa dimension longitudinale.

Dans chacun des modes et variantes de réalisation présentés dans ce qui va suivre, l’élément de réduction de débattement 10 peut être formé par une pièce rapportée, c’est-à-dire une pièce réalisée séparément puis rendue solidaire de la paroi longitudinale correspondante, ou bien il peut être venu de matière avec la paroi longitudinale et transversale 23, 25 du logement 7· notamment par une unique opération de moulage.

Bien entendu, un panachage des différentes formes et/ou des différents agencements des éléments de réduction de débattement pour un même cadre 3, voire une même paroi longitudinale et transversale, est possible.

Selon un premier mode de réalisation, illustré notamment sur la figure 2, chaque élément de réduction de débattement 10 s’étend en saillie d’une paroi longitudinale 23, 25 et il comporte une surface inclinée 11 formant rampe qui s’étend progressivement vers l’intérieur du logement 7, en rapprochement de la paroi longitudinale opposée. Plus particulièrement, l’élément de réduction de débattement 10 présente, en section longitudinale, c’est-à-dire dans un plan de coupe longitudinal et vertical, une forme triangulaire.

La surface inclinée 11 s’étend depuis une extrémité amont 12 de l’élément de réduction de débattement, en éloignement de la paroi longitudinale correspondante, et en rapprochement de la paroi longitudinale opposée. Plus précisément, la surface inclinée 11 forme un angle G avec la paroi longitudinale 23, 25 depuis laquelle l’élément de réduction de débattement est en saillie.

La rampe formée par cette surface inclinée s’étend dans le prolongement de la paroi longitudinale et elle s’étend jusqu’à un bord d’extrémité formant arête de sommet 13, ce bord d’extrémité étant la partie de l’élément de réduction de débattement la plus à l’intérieur du logement et donc la partie susceptible d’être en contact avec l’élément chauffant quels que soient les jeux de fabrication.

Selon une caractéristique de ce mode de réalisation, l’élément de réduction de débattement peut comporter une extrémité aval qui s’étend à distance de la paroi de fond 21. De la sorte, un dégagement est formé entre l’élément de réduction de débattement et la paroi de fond pour faciliter la déformation de l’élément de réduction de débattement sous l’effet de l’insertion de l’élément chauffant. Dans l’exemple illustré sur la figure 2, la rampe s’étend de façon régulière et continue depuis l’extrémité amont 12 jusqu’à l’arête de sommet 13, de sorte que l’effort d’insertion de l’élément chauffant reste mesuré, sans à coup que pourrait former un élément sans rampe. Selon les dimensions de l’élément chauffant, c’est-à-dire selon les jeux de fabrications de cet élément chauffant et du cadre, on comprend que la surface inclinée formera un obstacle à l’insertion de l’élément chauffant au niveau de son extrémité amont ou au niveau de l’arête de sommet. Dans tous les cas, la présence de cet élément de réduction de débattement tend à dévier l’élément chauffant vers la paroi longitudinale opposée, et à figer en position l’élément chauffant dans le cadre, de manière à réduire le battement des composants lorsque le dispositif de chauffage est assemblé. Tel que cela a été précisé précédemment, ceci est réalisé avec un élément de réduction de débattement de faible largeur, c’est-à-dire présentant les dimensions telles qu’évoquées précédemment, de sorte que cet élément de réduction de débattement peut se déformer, lorsque le jeu est parfaitement comblé, sous l’effet de la poussée de l’élément chauffant par ailleurs en contact contre la paroi longitudinale et transversale opposée.

L’élément de réduction de débattement comprend en outre une face aval 14, qui relie l’arête de sommet 13 à la paroi longitudinale, en aval de l’arête de sommet, c’est-à-dire à l’opposé de la surface inclinée 11 formant rampe. Dans l’exemple illustré sur la figure 2, cette face aval 14 est droite, agencée dans un plan vertical et transversal comprenant par ailleurs l’arête de sommet. De la sorte, la face aval est perpendiculaire à la paroi longitudinale et parallèle à la paroi de fond. On comprend que dans une variante non représentée, la face aval pourrait être inclinée et présenter une dimension verticale diminuant progressivement jusqu’à la jonction de l’extrémité aval 15 avec la paroi longitudinale, dès lors que cette jonction avec la paroi longitudinale s’étend à distance de la paroi de fond conformément à la caractéristique de l’invention précédemment décrite.

L’élément de réduction de débattement a effet dans une zone du cadre particulièrement sensible à ces débattements, mais sans l’inconvénient d’être solidaire de la paroi de fond, qui forme une surface d’arrêt de la translation de l’élément chauffant, perpendiculaire à son insertion dans le logement, et de la rigidité qui en résulterait.

Le fait que la jonction de l’extrémité aval 15 de l’élément de réduction de débattement avec l’une des parois définissant le logement soit indépendante de la paroi de fond permet une souplesse de l’élément de réduction de débattement dans sa zone de contact avec l’élément chauffant et notamment au niveau de l’arête de sommet 13, et on comprend que cette souplesse combinée à la largeur réduite de l’élément de réduction de débattement permet à cet élément de s’affaisser légèrement sous l’effort d’insertion en direction de la paroi de fond 21 de manière à diminuer un peu cet effort d’insertion à fournir. Avantageusement, l’élément de réduction de débattement est dans une zone voisine de la paroi de fond, et en tout cas dans la deuxième partie longitudinale du cadre, c’est-à-dire, relativement à cette dimension longitudinale, entre une partie centrale du logement et la paroi de fond. On pourra prévoir que l’extrémité aval de l’élément de réduction de débattement, à savoir la face aval 14 ou la jonction de cette face aval avec la paroi longitudinale dans le cas où la face aval n’est pas parallèle à la paroi de fond 21, est agencée à une distance longitudinale de la paroi de fond comprise entre 10 et 30 millimètres. De la sorte, l’extrémité aval est suffisamment loin de la paroi de fond pour apporter le cas échéant une certaine souplesse à l’élément de réduction de débattement, notamment au niveau de son arête de sommet 13, tout en restant dans un contexte de réduction de débattement en fin de course d’insertion de l’élément chauffant, c’est-à-dire dans la zone où l’élément chauffant est le plus à même de débattre.

Selon une première variante de réalisation de ce premier mode de réalisation, illustrée sur la figure 3 l’élément de réduction de débattement diffère de ce qui précède en ce que la surface inclinée 11 formant la rampe de guidage pour l’élément chauffant présente des paliers 16, ici au nombre de trois. Ces paliers interrompent régulièrement la pente de la rampe et ils ménagent ainsi des interruptions dans l’augmentation de l’effort d’insertion des éléments chauffants dans le logement. On comprendra que le nombre de paliers pourraient être différent de celui ici illustré, sans pour autant sortir du contexte de cette variante de réalisation de l’invention.

La figure 4 illustre une deuxième variante de ce premier mode de réalisation de l’invention, qui se distingue notamment par la configuration de la face amont formant rampe.

Cette surface inclinée 11 présente ici une forme triangulaire ayant pour conséquence de former un arête saillante 17 orientée vers le logement 7· L’arête saillante 17 est destinée à venir au contact de l’élément chauffant 5· L’arête saillante 17 s’étend de préférence selon le sens d’insertion S de l’élément chauffant dans le logement. Ainsi, ici l’arête saillante 17 s’étend selon l’axe d’allongement longitudinal de la paroi longitudinale 23, 25 sur laquelle est situé l’élément de réduction de débattement 10.

Comme précédemment, l’élément de réduction de débattement présente une surface inclinée 11 formant un angle G avec la paroi longitudinale 23, 25 sur laquelle il est situé, et cet élément de réduction de débattement est configuré de manière à s’étendre à distance de la paroi de fond, avec une extrémité aval en prise sur la paroi longitudinale.

On va maintenant décrire un deuxième mode de réalisation, en se référant aux figures 5 à 7, qui diffère de ce qui précède en ce que le ou les éléments de réduction de débattement comporte(nt) un évidement 72. Chaque élément de réduction de débattement 10 présente une face d’extrémité libre, formant face de contact 70 pour les éléments chauffants 5 insérés dans le logement équipé d’un tel élément de réduction de débattement. Cette face de contact 70 est la face tournée vers l’intérieur du logement 7, à l’opposé de la paroi longitudinale et transversale correspondante. La face de contact 70 présente ici une forme arrondie, à savoir une face courbe et sans arêtes. L’élément de réduction de débattement 10 prend par exemple la forme d’un bossage.

La face de contact 70 est configurée de manière à comporter au moins un évidement 72. L’évidement 72 est avantageusement disposé au niveau du sommet 71 de l’élément de réduction de débattement, c’est-à-dire au sommet de la forme bombée de la face de contact 70.

Dans le mode de réalisation illustré sur la figure 5, l’élément de réduction de débattement 10 consiste en un bossage présentant la forme régulière d’un dôme, et un évidement 72 unique est formé sur cet élément de réduction de débattement, dans ce cas agencé sensiblement au centre de la face de contact 70.

L’évidement 72 est ainsi centré sur l’élément de réduction de débattement 10, ici longitudinalement, c’est-à-dire selon la direction longitudinale L d’insertion des éléments chauffants dans le logement, et transversalement, c’est-à-dire selon la direction transversale T d’allongement de la paroi longitudinale et transversale correspondante perpendiculaire à ladite direction longitudinale.

L’évidement 72 est dans ce mode de réalisation un évidement ponctuel, réalisé par un poinçonnage de la face de contact. La forme de l’évidement correspond de la sorte à la forme mâle du poinçon, et l’évidement présente ici un alésage cylindrique droit, d’axe vertical, perpendiculaire à la paroi longitudinale formant support de l’élément de réduction de débattement 10.

L’évidement 72 est délimité par une paroi dont l’extrémité libre, au niveau de la face de contact, forme un bord d’arête saillante. Dans ce cas d’un évidement ponctuel, le bord d’arête saillante présente une forme circulaire entourant l’évidement. On peut noter que lors de son insertion dans le logement, l’élément chauffant est amené à rencontrer successivement une première portion d’arête saillante 74, en amont de l’évidement, puis une deuxième portion d’arête saillante 76, en aval de cet évidement. Lors de l’insertion, l’effort de poussée exercé sur l’élément chauffant, étant entendu qu’il est dévié par la présence de l’élément de réduction de débattement dans le logement, peut générer une déformation locale de la première portion d’arête saillante, qui tend à s’effacer dans l’espace libre formé par l’évidement 72. De la sorte, les contraintes subies par l’élément chauffant dans la zone la plus étroite du logement, c’est-à-dire dans la zone où l’élément de réduction de débattement est le plus en travers du chemin d’insertion, peuvent être diminuées, d’autant plus que l’élément de réduction de débattement répond à la caractéristique selon laquelle sa largeur est de l’ordre de 5 à 20% de celle la paroi qui le porte, et donc approximativement de celle de l’élément chauffant.

La profondeur de l’évidement 72 est obtenue par l’enfoncement vertical plus ou moins long du poinçon dans l’épaisseur de l’élément de réduction de débattement, étant entendu que cet évidement peut s’étendre sur une hauteur sensiblement égale à 10% de la hauteur de l’élément de réduction de débattement, suffisante pour générer la déformabilité locale de l’arête saillante bordant l’évidement, et qu’il peut s’étendre sur toute la hauteur de l’élément de réduction de débattement, pour apporter en plus de cette déformabilité locale un effet significatif de diminution du poids du cadre.

Dans une variante non illustrée, l’évidement est linéaire, de manière à s’étendre de façon significative sur la dimension transversale de l’élément de réduction de débattement. L’évidement 72 présente un axe d’allongement sensiblement perpendiculaire à l’axe d’allongement des parois longitudinales, et il présente de la sorte une forme de fente qui s’étend perpendiculairement à la direction d’insertion des éléments chauffants dans les logements. L’évidement peut ainsi s’étendre sur toute la largeur de l’élément de réduction de débattement, étant entendu que selon l’invention, cette largeur est faible, dans une proportion de 5 à 20%, par rapport à la largeur de la paroi longitudinale et transversale correspondante. De la sorte, on génère une souplesse de l’élément de réduction de débattement, au niveau d’un bord d’arête délimitant l’évidement, qui est homogène sur toute la largeur, ou dimension transversale, de l’élément de réduction de débattement.

La figure 6 représente une première variante de ce deuxième mode réalisation de l’invention, dans laquelle la forme de l’évidement 72 est différente, en présentant ici une section triangulaire au lieu de la section rectangulaire précédemment décrit. En d’autres termes, l’évidement ponctuel peut présenter la forme d’une pointe. Conformément à ce qui a pu être décrit, l’évidement ponctuel présente la forme correspondante du poinçon utilisé pour réaliser cet évidement.

Il en résulte une forme plus effilée des arêtes saillantes 74, 76 délimitant l’évidement en amont et en aval, et donc une faculté plus importante à la déformation locale sous l’effet du passage de l’élément chauffant.

La figure 7 représente une deuxième variante du deuxième mode de réalisation de l’invention, dans laquelle l’élément de réduction de débattement comporte cette fois une pluralité d’évidements, formant une pluralité de protubérances 78 entre lesquelles s’étendent respectivement chacun des évidements. Plusieurs de ces protubérances peuvent être configurées de manière à s’inscrire dans une enveloppe arrondie consistant en ladite face de contact, ici représentée en pointillées. Chaque évidement 72 est délimité en amont et en aval par des arêtes saillantes 74, 76, et chaque arête saillante amont 74 formant une protubérance inscrite dans l’enveloppe faisant office de face de contact est susceptible de se déformer localement et de s’affaisser au passage de l’élément chauffant

5.

On va maintenant décrire le montage du dispositif de chauffage électrique 1 comprenant le cadre 3 selon l’invention.

On réalise dans un premier temps l’insertion des éléments chauffants 5 dans les logements appropriés 7 à l’intérieur du compartiment de chauffe 30. Pour cela, on insère les éléments chauffants 5 par l’ouverture formée à une extrémité du cadre 3, et on fait glisser les éléments chauffants 5 en translation vers la paroi de fond 21 du logement 7, notamment selon le sens d’insertion matérialisé par la flèche S.

Au cours de l’insertion dans un logement équipé d’au moins un élément de réduction de débattement, l’élément chauffant 5 entre en contact avec l’élément de réduction de débattement agencé en travers du chemin d’insertion. Cet élément chauffant 5 est alors dévié de sa trajectoire rectiligne initiale, en étant guidé en direction de la paroi longitudinale opposée à celle sur laquelle est ménagé l’élément de réduction de débattement. Le fait que l’élément de réduction de débattement présente une extrémité aval libre, c’est-à-dire une extrémité qui s’étend longitudinalement à distance de la paroi de fond, génère une souplesse qui permet une légère déformation de l’élément de réduction de débattement au niveau de l’arête au contact avec l’élément chauffant. De la sorte, les efforts à fournir pour pousser l’élément chauffant jusqu’à la paroi de fond, alors qu’il est par ailleurs poussé contre une paroi longitudinale par l’intermédiaire de l’élément de réduction de débattement, sont minimes.

L’insertion de l’élément chauffant 5 se poursuit jusqu’à ce qu’il rencontre la paroi de fond 21 ou une autre butée mécanique du dispositif de chauffage.

Enfin, le compartiment de chauffe 30 est fermé par l’interface de connexion 100. L’interface de connexion 100 est alors disposée à une extrémité du compartiment de chauffe 30 et permet le raccordement du dispositif de chauffage électrique 1 à un réseau électrique du véhicule. Le dispositif de chauffage 1 est ensuite inséré dans un conduit de l’installation de chauffage-ventilation et/ou climatisation.

La description qui précède explique clairement comment l’invention permet d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés et notamment de proposer un dispositif de chauffage 1 dans lequel les éléments chauffants 5 sont facilement insérés et ne débattent pas à l’intérieur de leur logement, par l’intermédiaire d’éléments de réduction de débattement particuliers en ce qu’ils présentent une largeur définie par rapport à la largeur des parois longitudinales et transversales qui les portent, et donc en fonction de la largeur des éléments chauffants amenés à pénétrer le logement défini par ces parois longitudinales et transversales. La largeur ainsi définie est telle qu’elle représente un pourcentage de l’ordre de 5 à 30% de la largeur de la paroi et donc approximativement de l’élément chauffant, ce qui implique en cas d’effort important exercé par l’élément chauffant sur l’élément de réduction de débattement, et notamment lorsque l’élément chauffant est bloqué à l’opposé par l’autre paroi longitudinale et transversale participant à définir le logement forme de rampe et donc lorsque le débattement de l’élément chauffant est complètement réduit, une déformation sous l’effort de l’élément de réduction de débattement plutôt que de l’élément chauffant. Ainsi on ne pénalise pas la performance d’échange thermique.

Il convient de noter que l’élément de réduction de débattement selon l’invention n’est pas un élément déformable amené à reprendre sa position d’origine par effort de rappel, mais bien un élément fixe dont la position au sein du logement n’est pas modifiée par le passage de l’élément chauffant, et avec le cas échéant une souplesse générée localement au niveau du bord d’arête formée en bout de rampe pour permettre le passage de cet élément chauffant.

L’invention telle qu’elle vient d’être décrite ne saurait se limiter aux moyens et configurations exclusivement décrits et illustrés, et s’applique également à tous moyens ou configurations, équivalents et à toute combinaison de tels moyens ou configurations. De même, si l’invention a été ici décrite selon des variantes de réalisation mettant en œuvre chacune séparément un type d’agencement des éléments de réduction de débattement, il va de soi que les différents agencements présentés peuvent être combinés sans que cela nuise à l’invention.