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Title:
FUNGICIDAL 2-IMIDAZOLINE-5-ONE DERIVATIVES
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1996/002538
Kind Code:
A1
Abstract:
2-imidazoline-5-one derivatives of general formula (I), wherein R1 is H, vinyl, allyl, C1-3 alkyl or C1-3 haloalkyl; R2 is a mono- or bicyclic aromatic heterocyclic radical having 5-10 atoms of which 2-4 are heteroatoms selected from O, S or N, and being joined to the imidazolinone nucleus via a carbon or nitrogen atom, and further being optionally substituted; R3 is a hydrogen atom when n = 0, or a C1-3 alkyl or haloalkyl group or a cyclopropyl group; R4 is an aromatic heterocyclic or aryl radical; R5 is H, C1-3 alkyl or C1-3 haloalkyl; n is 0 or 1; Y is an oxygen or sulphur atom; and W is O, S or SO. The preparation of said derivatives and their use as broad-spectrum fungicides are also disclosed.

Inventors:
Emeric
Gilbert, Hutt
Jean, Perez
Joseph
Application Number:
PCT/FR1995/000920
Publication Date:
February 01, 1996
Filing Date:
July 10, 1995
Export Citation:
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Assignee:
Rhone, Poulenc Agrochimie Emeric
Gilbert, Hutt
Jean, Perez
Joseph
International Classes:
A01N43/50; A01N43/54; A01N43/58; A01N43/66; A01N43/74; A01N43/82; C07D233/80; C07D233/86; C07D233/88; C07D403/04; C07D413/04; C07D417/04; (IPC1-7): C07D417/04; C07D403/04; C07D413/04; C07D233/86; C07D233/80; C07D233/88; A01N43/50
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Dérivés de 2imidazoline5ones de formule générale (I) : ω dans laquelle : R1 représente un atome d'hydrogène, ou un groupe vinyle ou allyle, ou un radical alkyle ou haloalkyle de 1 à 4 atomes de carbones ; R2 représente un radical hétérocyclique aromatique, mono ou bicyclique, ayant de 5 à 10 atomes dans le ou les cycles, parmi lesquels 2 à 4 sont des hétéroatomes choisis parmi O, S, ou N, lequel radical étant relié au noyau imidazolinone par un atome de carbone ou d'azote, et étant évenmellement substitué par 1 à 5 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi les significations de R6, chaque atome de soufre ou d'azote d'un cycle dudit radical étant évenmellement à l'état oxydé sous forme d'un groupe > NO ou > SO ; ou encore R1 représente un radical divalent ethylène, trimethylène, ou tetramethylène dont la deuxième valence est reliée à l'atome de carbone ou d'azote de R2 adjacent à l'atome par lequel R2 est relié au noyau imidazolinone R3 représente : l'atome d'hydrogène quand n=0, ou un groupe alkyle ou haloalkyle de 1 à 3 atomes de carbone ou le groupe cyclopropyle ; R4 représente un radical aryle ou hétérocyclique aromatique choisi parmi phényle, naphtyle, pyridyle, pyrimidinyle, pyridazinyle, pyrazinyle, benzothiényle, benzofuryle, thiazolyle, benzothiazolyle, quinolinyle, isoquinolinyle, isothiazolyle, oxadiazolyle, thiadiazolyle, ou méthylène dioxyphényle, chacun de ces radicaux étant évenmellement substitué par 1 à 7 groupements, de préférence de 1 à 3 groupements, choisis parmi les radicaux ayant les mêmes significations que R6 ; R5 représente un atome d'hydrogène, un radical alkyle ou haloalkyle de 1 à 3 atomes de carbone, un radical acyle de 2 à 6 atomes de carbone, un radical alkoxycarbonyle de 2 à 6 atomes de carbone, ou un radical formyle, aroyle, cyclopropyle, aryloxycarbonyle, alkylsulfonyle, arylsulfonyle, alkyloxalyle ou alkoxyoxalyle ; n = 0 ou 1 ; Y représente l'atome d'oxygène ou l'atome de soufre ; W représente O, S ou SO ; R6 représente: un atome d'halogène ou le groupe hydroxy, mercapto, nitro, cyano, thiocyanato, azido ou pentafluorosulfure; ou un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylthio, haloalkylthio, alkylsulfinyle, alkylsulfonyle, haloalkylsulfinyle ou haloalkylsulfonyle, chacun de 1 à 6 atomes de carbone ; ou un radical cycloalkyle ou halocycloalkyle de 3 à 6 atomes de carbone ; un radical alcényloxy, alcynyloxy, alcénylthio, alcynylthio, chacun de.
2. à 6 atomes de carbone ; ou un radical amino, évenmellement mono ou disubstitué par un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone ou un radical acyle de 2 à 6 atomes de carbone ; ou un groupe alcényle, alcynyle, alkoxycarbonyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylthio, cyanoalkyle, Nalkylcarbamoyle de 2 à 7 atomes de carbone ; ou un groupe N,Ndialkylcarbamoyle de.
3. à 1.
4. atomes de carbone ; ou un radical de formule XR7 dans laquelle : X représente un enchaînement de formule générale : (R)j(A)k(R')m dans laquelle : j, k,m identiques ou différents, sont égaux à 0 ou 1 ; R et R', identiques ou différents, représentent une chaîne hydrocarbonée, saturée ou insaturée, qui contient de 1 à 6 atomes de carbone, évenmellement substimée par 1 à 12 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi R8, et dans laquelle un ou plusieurs des atomes de carbone peuvent être remplacés par O, S, NζR9) ; A représente un groupe divalent, mono ou polyatomique comprenant : O, S, N(R9), SO, SO2, CO, CS, Si(R10)(R'10), N2, CfR11)^1), ou dans lequel Z représente O, S, C(R13)(R'13) ; R7 représente un système mono ou bicyclique de 5 à 10 atomes, aromatique, saturé ou insaturé, et qui est soit un système carbocy clique, soit un système hétérocyclique comprenant de 1 à 4 hétéroatomes choisis parmi O, S, ou N, et qui comprend les radicaux phényle, naphtyle, dihydronaphtyle, tétrahydronaphtyle, thiényle, furyle, pyrrolyle, pyridyle, benzothiényle, benzofuryle, indanyle, indolyle, quinolinyle, isoquinolinyle, méthylènedioxyphényle, pyrazolyle, imidazolyle, triazolyle, tetrazolyle, oxazolyle, isoxazolyle, thiazolyle, isothiazolyle, oxadiazolyle, thiadiazolyle, pyrimidinyle, pyrazinyle, pyridazinyle, triazinyle, tetrazinyle, chacun de ces radicaux étant évenmellement substimé par 1 à 7 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi les radicaux ayant les mêmes significations que R14 ; R8 représente un atome d'halogène, un groupe cyano, thiocyanato, oxo, thioxo, carboxy, amino, hydroxyle, thiol, acyloxy, alkyle, aroyloxy, hétéroaroyloxy, arylacyloxy, cycloalkylcarbonyloxy, acylthio, aroylthio, hétéroaroylthio, arylacylthio, cycloalkylcarbonylthio, carbamoyloxy carbamoylthio, thiocarbamoylox , dithiocarbamoyl , acylamino, cycloallylcarbonylamino, aroylamino, uréïdo, thiouréido,alkoxycarbonylamino, aryloxycarbonylamino, allcylsulfonylamino, arylsulfonylamino, aminosulfonylamino ; R9 représente : un atome d'hydrogène ou un groupe cyano, hydroxy, amino, formyle, morpholino, pipéridino, pipérazino, ou un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylsulfonyle, haloalkylsulfonyle, chacun de 1 à 6 atomes de carbone, ou un radical cyanoalkyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylsulfonyle, chacun comprenant de 2 à 6 atomes de carbone, ou un radical amino, évenmellement mono ou disubstitué par un radical aryle ou un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone, ou un radical cycloalkyle, halocycloalkyle de 3 à 6 atomes de carbone, ou un radical alcényle, alcynyle, alcényloxy, alcynyloxy, acyle ou alkoxycarbonyle de 2 à 6 atomes de carbone ; ou un radical carbamoyle ou un radical Nalkyle ou N,Ndialkyle carbamoyle de 2 à 7 atomes de carbone ou bien un radical sulfamoyle ou N alkyle ou N,Ndialkyle sulphamoyle de 1 à 6 atomes de carbone ; ou un radical aroyle ou arylsulfonyle ; ou un radical alkyloxalyle ou alkoxyoxalyle de 3 à 8 atomes de carbone ; ou un radical oxamyle ou un radical Nalkyle ou N,Ndialkyle oxamyle de 2 à 8 atomes de carbone ; R10 et R'10, identiques ou différents, représentent : un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone ; ou un radical cycloalkyle de 3 à 7 atomes de carbone ; ou un radical alcényle ou alcynyle de 2 à 6 atomes de carbone ; ou un radical arylalkyle, de préférence benzyle, ou un radical aryle, de préférence phényle évenmellement substitué par 1 à 5 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi les significations de R14 ; R11 et R'11, identiques ou différents, représentent l'atome d'hydrogène ou un radical alkoxy ou ont l'une des significations de R8 ; R12 représente : l'atome d'hydrogène, ou un groupe morpholino, pipéridino, pyrrolidino, pipérazino ; ou un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylthio, haloalkylthio, chacun de 1 à 6 atomes de carbone ; ou un radical cyanoalkyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylthio, chacun de 2 à 7 atomes de carbone ; ou un radical dialkylamino ; R13 et R'13, identiques ou différents, représentent l'atome d'hydrogène ou un halogène ou un groupe alkyle de 1 à 3 atomes de carbone ; R14 représente: un atome d'halogène ou le groupe hydroxy, mercapto, nitro, cyano, thiocyanato, azido ou pentafluorosulfure ; ou un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylthio, haloalkylthio, alkylsulfinyle, alkylsulfonyle, haloalkylsulfinyle, haloalkylsulfonyle, chacun de 1 à 6 atomes de carbone ; ou un radical cyanoalkyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylthio, chacun de 2 à 7 atomes de carbone ; ou un radical cycloalkyle ou halocycloalkyle de 3 à 6 atomes de carbone ; ou un radical alcényle, alcynyle, alcényloxy, alcynyloxy, alcénylthio, alcynylthio, chacun de 2 à 6 atomes de carbone ; ou un radical amino, évenmellement mono ou disubstitué par un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone ou par un radical acyle ou alkoxycarbonyle de 2 à 6 atomes de carbone ;ou un groupe alkoxycarbonyle de 2 à 7 atomes de carbone ; ou un groupe Nalkylcarbamoyle de 2 à 7 atomes de carbone ; ou un groupe N,Ndialkylcarbamoyle de 3 à 13 atomes de carbone. ainsi que les formes salifiées, les formes tautomères, les stéréoisomères et diastéréoisomères de ces composés, de préférence les isomères optiques découlant de la présence du carbone asymétrique du noyau 2imidazoline5one porteur de R1 et R2.
5. 2 Dérivés de 2imidazoline5ones selon la revendication 1, caractérisés en ce que R2 est choisi parmi un radical dérivé, par élimination d'un atome d'hydrogène, de l'un des cycles suivants : un cycle à 5 maillons décrit par la formule (i) : (i) dans laquelle chacun des groupes de la liste A1, A2, A3, A4, est choisi parmi les atomes C, N, O, S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 2 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 1 à 4 atomes d'azote ; ou bien un cycle à 6 maillons décrit par la formule (ii) : (ϋ) dans laquelle chacun des groupes de la liste B1, B2, B3, B4, B5 , est choisi parmi les atomes C ou N de telle sorte que ladite liste comprenne de 1 à 3 atomes de carbone et de 2 à 4 atomes d'azote ; ou bien deux cycles fusionnés à 6 maillons chacun, décrits par la formule (ϋi) : (ϋi) dans laquelle chacun des groupes de la liste E1, E2, E3, E4, E5, E6, E7, E8 est choisi parmi les atomes C ou N de telle sorte que ladite liste comprenne de.
6. à 6 atomes de carbone et de 2 à.
7. atomes d'azote ; ou bien un cycle à 6 maillons et un cycle à.
8. aillons fusionnés décrits par la formule (iv) : (iv) dans laquelle : chacun des groupes de la liste G1, G2, G3, G4, G5, G6 est choisi parmi les atomes C, N de telle sorte que ladite liste comprenne de 3 à 6 atomes de carbone, et de 0 à 3 atomes d'azote ; et chacune des lettres de la liste L1, L2, L3 est choisie parmi les atomes C, N, O, ou S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 3 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 0 à 3 atomes d'azote ; ou bien deux cycles fusionnés à 5 maillons chacun décrits par la formule (v) : (v) dans laquelle : chacun des groupes de la liste Q1, Q2, Q3, représente les atomes C, N, O, S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 3 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 0 à 3 atomes d'azote ; chacun des groupes de la liste T1, T2, T3 représentent les atomes C, N, O, S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 3 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 0 à 3 atomes d'azote ; Z représente les atomes C ou N.
9. 3 Dérivés de 2imidazoline5ones selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisés en ce que R2 représente l'un des heterocycles suivants : pyrazolyle ; imidazolyle ; oxazolyle ; isoxazolyle ; thiazolyle ; isothiazolyle ; 1,2,3oxadiazolyle ; 1,2,4oxadiazolyle ; 12,5 oxadiazolyle ; 1,3,4oxadiazolyle ; 1,2,3 thiadiazolyle ; 1,2,4 thiadiazolyle ; 1,2,5thiadiazolyle ; 1,3,4thiadiazolyle ; 1,2,3 triazolyle ; 1,2,4triazolyle; tetrazolyle ; pyrimidinyle ; pyrazinyle ; pyridazinyle ; 1,2,3triazinyle ; 1,2,4 triazinyle ; 1,3,5triazinyle ; 1,2,3,4tetmzinyle ; 1,2,3,5tetrazinyle ; 12,4,5tetrazinyle ; benzimidazolyle ; indazolyle ; benzotriazolyle ; benzoxazolyle ; 1,2benzisoxazolyle ; 2,1benzisoxazolyle ; benzothiazolyle ; 1,2 benzisothiazolyle ; 2,1benzisothiazolyle ; 1,2,3benzoxadiazolyle ; 1,2,5benzoxadiazolyle ; 1,2,3benzothiadiazolyle ; 1,2,5 benzothiadiazolyle ; quinoxazolinyle ; quinazolinyle ; cinnolyle ou phtalazyle ; pteridinyle ; benzotriazinyle ; 1,5naphthyridinyle ; 1,6naphthyridinyle ; 1,7naphthyridinyle ; 1,8naphthyridinyle ; imidazo[2,lb]thiazolyle ; thieno[3,4b]pyridyle ; purine pyrolofl ,2b]thiazolyle.
10. 4 Dérivés de 2imidazoline5ones selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisés en ce qu'ils possèdent au moins l'une des caractéristiques suivantes : R2 est choisi parmi l'un des heterocycles suivants : pyrazolyle ; imidazolyle ; oxazolyle ; isoxazolyle ; thiazolyle ; isothiazolyle ; 1,2,5oxadiazolyle ; 1,3,4oxadiazolyle ; 1,2,4thiadiazolyle ; 1,2,5thiadiazolyle ; 1,3,4thiadiazolyle ; 1,2,4 triazolyle ; pyrimidinyle ; pyrazinyle ; pyridazinyle ; 1,3,5triazinyle ; benzimidazolyle ; indazolyle ; benzotriazolyle ; benzoxazolyle ; 1,2benzisoxazolyle ; 2,1benzisoxazolyle ; benzothiazolyle ; 1,2benzisothiazolyle ; 2,1benzisothiazolyle ; quinoxazolinyle ; quinazolinyle ; cinnolyle ou phtalazyle ; pteridinyle ; et/ou R4 est choisi parmi un groupe phényle, pyridyle, benzothiazolyle, et/ou R5 est un atome d'hydrogène, et/ou W est un atome d'oxygène.
11. 5 Dérivés de 2imidazoline5ones selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que R2 a l'une des significations suivantes : pyrazolyle ; imidazolyle ; oxazolyle ; isoxazolyle ; thiazolyle ; isothiazolyle ; 1,2,4thiadiazolyle ; 1,2,5thiadiazolyle ; 1,3,4thiadiazolyle ; pyrimidinyle ; benzoxazolyle ; benzothiazolyle ; quinazolinyle.
12. Procédé de préparation des composés de formule (I), selon l'une des revendications 1 à 5, dans laquelle n égale 1 et Y représente S et W représente O, soit des composés de formule (H), caractérisés en ce qu'ils sont préparés par hydrolyse des 5immoimidazoline de formule (IH) selon le schéma réactionnel : dans lequel : l'acide est un acide minéral ou organique ; le solvant est un solvant organique, l'eau ou un mélange eau/solvant organique, comprenant une ou deux phases liquides ; à une température comprise entre 5 et 80°C.
13. Procédé de préparation selon la revendication 6, caractérisé en ce que le solvant organique utilisé est choisi parmi les éthers cycliques ou acycliques, les esters, les solvants chlorés, les alcools, les solvants aromatiques, acétonitrile, l'acétone, les acides organiques.
14. Procédé de préparation des composés de formule (I), selon l'une des revendications 1 à 5, dans laquelle n égale 1 et Y représente O, soit des composés de formule (VÏÏT), caractérisé en ce que l'on fait réagir les composés de fomuie (IX) dans laquelle le radical R'3, identique ou différent de R3, a l'une quelconque des significations de R3, avec un alcool R3OH selon le schéma : K vin dans lequel : la base est une base forte, et de préférence une base organique forte, ou un carbonate alcalin ou alcalinoterreux ou un composé de formule R"3O"M",_ dans laquelle : M est un métal alcalin ou alcalinoterreux, R"3, identique ou différent de R3, a l'une quelconque des significations de R3, et représente également un hydrogène ; à une température comprise entre 20 et 80°C.
15. Procédé de préparation selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on met en oeuvre la réaction en utilisant l'alcool R3OH comme solvant, et l'alcoolate alcalin correspondant R3O~Na+ ou R3O"K+ comme base.
16. Procédé de préparation des composés de formule (I), selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on fait réagir dans un solvant des imidazolines de formule (X) avec un composé de formule R2L dans laquelle L représente un halogène, le groupe sulfate, cyano, trialkylamino ou nitro, ou un groupe alkylsulfonyloxy arylsulfonyloxy, alkylsulfonyl, arylsulfonyl, alkoxy, haloalkoxy, en présence d'une base et évenmellement d'un promoteur, selon le schéma réactionnel : . dans lequel : la base est un alcoolate alcalin ou alcalinoterreux (de préférence du tertiobutylate de potassium), un hydroxyde alcalin ou alcalinoterreux, un carbonate alcalin ou alcalinoterreux ou une aminé tertiaire, un amidure de lithium (de préférence le diisopropylamidure de lithium), un alkyllithien ou aryllithien (de préférence le nbutyl lithium ou le phényl lithium), un hydrure (de préférence l'hydrure de sodium ou de potassium) ; le solvant est un éther, un éther cyclique, un solvant chloré, un solvant aromatique, le dimemylfoπnamide, le dimethylsulfoxyde ; le promoteur, évenmellement utilisable, est un composé choisi parmi un éther couronne, un cryptand, ou un sel d'argent tel que AgNO3, Ag2O, Ag2CO3 » à une température comprise entre 80°C et +80°C.
17. Composés utilisables notamment comme intermédiaires dans la préparation des dérivés de 2in_idazoline5ones selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisés en ce qu'ils répondent à la formule : 96/02538 49 PCÏ7FR95/00920 ffl .
18. Compositions, utilisables comme agents fongicides, contenant comme matière(s) active(s) un (ou plusieurs) composé selon l'une des revendications 1 à 5, en mélange avec les supports solides ou liquides, acceptables en agriculture et les agents tensioactifs également acceptables en agriculture.
19. Procédé de traitement des plantes cultivées atteintes ou susceptibles d'être atteintes par les maladies fongiques, caractérisé en ce que l'on applique sur les parties aériennes de ces plantes une dose efficace d'un composé selon l'une des revendications 1 à 5.
20. Procédé de traitement des plantes cultivées selon la revendication 13, caractérisé en ce que la dose efficace est comprise entre 0,002 et 5 kg/ha, de préférence entre 0,005 et 1 kg/ha.
Description:
Dérivés de 2-imidazoline-5-ones fongicides.

La présente invention concerne de nouveaux composés avec un groupe 2-imidazoline-5-one à usage phytosanitaire. Elle concerne également les procédés de préparation desdits composés et les produits éventuellement utilisables à titre d'intermédiaires dans les procédés de préparation. Elle concerne enfin les compositions fongicides à base de ces composés et les procédés pour lutter contre les attaques fongiques des cultures utilisant ces composés.

On connaît des 2-imidazoline-5-ones à usage phytosanitaire par les demandes de brevet européen EP 551048 et EP 599749 et par les demandes internationales WO 93/24467 et WO 94/01410.

Un but de la présente invention est de proposer de nouveaux composés comportant un groupe 2-imidazoline-5-one présentant des propriétés améliorées dans le traitement des attaques fongiques des cultures. Un autre but de la présente invention est de proposer des composés présentant un spectre d'utilisation également amélioré dans le domaine des attaques fongiques, notamment pour le traitement des attaques fongiques du riz et pour le traitement de la rouille brune du blé.

II a maintenant été trouvé que ces buts pouvaient être atteints, en totalité ou en partie, au moyen des produits de l'invention, décrits ci-après.

L'invention a pour objet en premier lieu des composés qui sont des dérivés de 2-imidazoline-5-ones de formule générale (I) :

(D

dans laquelle :

- R 1 représente un atome d'hydrogène, ou un groupe vinyle ou allyle, ou un radical alkyle ou haloalkyle de 1 à 4 atomes de carbones ;

- R 2 représente un radical hétérocyclique aromatique, mono ou bicyclique, ayant de 5 à 10 atomes dans le ou les cycles, parmi lesquels 2 à 4 sont des hétéroatomes choisis parmi O, S, ou N, lequel radical étant relié au noyau imidazolinone par un atome de carbone ou d'azote, et étant éventuellement substitué par 1 à 5 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi les significations de R 6 , chaque atome de soufre ou d'azote d'un cycle dudit radical étant éventuellement à l'état oxydé sous forme d'un groupe > NO ou > SO ;

- ou encore R 1 représente un radical divalent ethylène, trimethylène, ou tetramethylène dont la deuxième valence est reliée à l'atome de carbone ou d'azote de R 2 adjacent à l'atome par lequel R 2 est relié au noyau imidazolinone ;

- R 3 représente :

- l'atome d'hydrogène quand n=0, ou

- un groupe alkyle ou haloalkyle de 1 à 3 atomes de carbone ou le groupe cyclopropyle ;

- R 4 représente un radical aryle ou hétérocyclique aromatique choisi parmi phényle, naphtyle, pyridyle, pyrimidinyle, pyridazinyle, pyrazinyle, benzothiényle, benzofuryle, thiazolyle, benzothiazolyle, quinolinyle, isoquinolinyle, isothiazolyle, oxadiazolyle, thiadiazolyle, ou méthylène dioxyphényle, chacun de ces radicaux étant éventuellement substitué par 1 à 7 groupements, de préférence de 1 à 3 groupements, choisis parmi les radicaux ayant les mêmes significations que R 6 ;

- R 5 représente un atome d'hydrogène, un radical alkyle ou haloalkyle de 1 à 3 atomes de carbone, un radical acyle de 2 à 6 atomes de carbone, un radical alkoxycarbonyle de 2 à 6 atomes de carbone, ou un radical formyle, aroyle, cyclopropyle, aryloxycarbonyle, alkylsulfonyle, arylsulfonyle, alkyloxalyle ou alkoxyoxalyle ;

- n = 0 ou 1 ;

- Y représente l'atome d'oxygène ou l'atome de soufre ;

- W représente O, S ou SO ;

- R 6 représente: - un atome d'halogène ou le groupe hydroxy, mercapto, nitro, cyano, thiocyanato, azido ou pentafluorosulfure ; ou

- un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylthio, haloalkylthio, alkylsulfinyle, alkylsulfonyle, haloalkylsulfinyle ou haloalkylsulfonyle, chacun de 1 à 6 atomes de carbone ; ou - un radical cycloalkyle ou halocycloalkyle de 3 à 6 atomes de carbone ;

- un radical alcényloxy, alcynyloxy, alcénylthio, alcynylthio, chacun de 2 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical amino, éventuellement mono ou disubstitué par un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone ou un radical acyle de 2 à 6 atomes de carbone ; ou

- un groupe alcényle, alcynyle, alkoxy carbony le, cyanoalkoxy, cyanoalkylthio, cyanoalkyle, N-alkylcarbamoyle de 2 à 7 atomes de carbone ; ou - un groupe N,N-dialk lcarbamoyle de 3 à 13 atomes de carbone

; ou

- un radical de formule -X-R 7 dans laquelle :

- X représente un enchaînement de formule générale :

( )j-(A)| r (R , ) m

dans laquelle :

- j, k,m identiques ou différents, sont égaux à 0 ou

1 ;

- R et R', identiques ou différents, représentent une chaîne hydrocarbonée, saturée ou insaturée, qui contient de 1 à 6 atomes de carbone, éventuellement substituée par 1 à 12 groupements, de préférence par 1

à 3 groupements, choisis parmi R 8 , et dans laquelle un ou plusieurs des atomes de carbone peuvent être remplacés par O, S, NCR 9 ) ;

- A représente un groupe divalent, mono ou polyatomique comprenant : O, S, N(R 9 ), SO, SO 2 , CO, CS, Si(R 10 )(R'iθ), N 2 , C(R 11 )(R ,1 l), ou

dans lequel Z représente O, S, C(R 13 )(R' 13 ) ;

- R 7 représente un système mono ou bicyclique de 5 à 10 atomes, aromatique, saturé ou insaturé, et qui est soit un système carbocyclique, soit un système hétérocyclique comprenant de 1 à 4 hétéroatomes choisis parmi O, S, ou N, et qui comprend les radicaux phényle, naphtyle, dihydronaphtyle, tétrahydronaphtyle, thiényle, furyle, pyrrolyle, pyridyle, benzothiényle, benzofuryle, indanyle, indolyle, quinolinyle, isoquinolinyle, méthylènedioxyphényle, pyrazolyle, imidazolyle, triazolyle, tetrazolyle, oxazolyle, isoxazolyle, thiazolyle, isothiazolyle, oxadiazolyle, thiadiazolyle, pyrimidinyle, pyrazinyle, pyridazinyle, triazinyle, tetrazinyle, chacun de ces radicaux étant éventuellement substitué par 1 à 7 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi les radicaux ayant les mêmes significations que R 14 ;

- R 8 représente un atome d'halogène, un groupe cyano, thiocyanato, oxo, thioxo, carboxy, amino, hydroxyle, thiol, acyloxy, alkyle, aroyloxy, hétéroaroyloxy, arylacyloxy, cycloalkylcarbonyloxy, acylthio, aroylthio, hétéroaroylthio, arylacylthio, cycloalkylcarbonylthio, carbamoyloxy carbamoylthio, thiocarbamoylox , dithiocarbamoyl , acylamino,

cycloalkylcarbonylamino, aroylamino, uréïdo, thiouréido.alkoxycarbonylamino, aryloxycarbonylamino, alkylsulfonylamino, arylsulfonylamino, aminosulfonylamino ;

- R 9 représente : - un atome d'hydrogène ou un groupe cyano, hydroxy, amino, formyle, morpholino, pipéridino, pipérazino, ou

- un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylsulfonyle, haloalkylsulfonyle, chacun de 1 à 6 atomes de carbone, ou

- un radical cyanoalkyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylsulfonyle, chacun comprenant de 2 à 6 atomes de carbone, ou

- un radical amino, éventuellement mono ou disubstitué par un radical aryle ou un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone, ou

- un radical cycloalkyle, halocycloalkyle de 3 à 6 atomes de carbone, ou - un radical alcényle, alcynyle, alcényloxy, alcynyloxy, acyle ou alkoxycarbonyle de 2 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical carbamoyle ou un radical N-alkyle ou N,N-dialkyle carbamoyle de 2 à 7 atomes de carbone ou bien un radical sulfamoyle ou N- alkyle ou N,N-dialkyle sulphamoyle de 1 à 6 atomes de carbone ; ou - un radical aroyle ou arylsulfonyle ; ou

- un radical alkyloxalyle ou alkoxyoxalyle de 3 à 8 atomes de carbone ; ou

- un radical oxamyle ou un radical N-alkyle ou N,N-dialkyle oxamyle de 2 à 8 atomes de carbone ;

- R 10 et R' 10 , identiques ou différents, représentent :

- un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical cycloalkyle de 3 à 7 atomes de carbone ; ou

- un radical alcényle ou alcynyle de 2 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical arylalkyle, de préférence benzyle, ou un radical aryle, de préférence phényle éventuellement substitué par 1 à 5 groupements, de préférence par 1 à 3 groupements, choisis parmi les significations de R 14 ;

- R 11 et R' 11 , identiques ou différents, représentent l'atome d'hydrogène ou un radical alkoxy ou ont l'une des significations de R 8 ;

- R 12 représente :

- l'atome d'hydrogène, ou un groupe morpholino, pipéridino, pyrrolidino, pipérazino ; ou

- un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylthio, haloalkylthio, chacun de 1 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical cyanoalkyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylthio, chacun de 2 à 7 atomes de carbone ; ou un radical dialkylamino ;

- R 13 et R' 13 , identiques ou différents, représentent l'atome d'hydrogène ou un halogène ou un groupe alkyle de 1 à 3 atomes de carbone ;

- R 14 représente:

- un atome d'halogène ou le groupe hydroxy, mercapto, nitro, cyano, thiocyanato, azido ou pentafluorosulfure ; ou

- un radical alkyle, haloalkyle, alkoxy, haloalkoxy, alkylthio, haloalkylthio, alkylsulfmyle, alkylsulfonyle, haloalkylsulfmyle, haloalkylsulfonyle, chacun de 1 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical cyanoalkyle, cyanoalkoxy, cyanoalkylthio, chacun de 2 à 7 atomes de carbone ; ou

- un radical cycloalkyle ou halocycloalkyle de 3 à 6 atomes de carbone ; ou - un radical alcényle, alcynyle, alcényloxy, alcynyloxy, alcénylthio, alcynylthio, chacun de 2 à 6 atomes de carbone ; ou

- un radical amino, éventuellement mono ou disubstitué par un radical alkyle de 1 à 6 atomes de carbone ou par un radical acyle ou alkoxycarbonyle de 2 à 6 atomes de carbone ;ou - un groupe alkoxycarbonyle de 2 à 7 atomes de carbone ; ou

- un groupe N-alkylcarbamoyle de 2 à 7 atomes de carbone ; ou

- un groupe N,N-dialkylcarbamoyle de 3 à 13 atomes de carbone.

L'invention a également pour objet les formes salifiées, les formes tautomères, ainsi que les stéréoisomères et diastéréoisomères des composés de formule (I).

On précise que, dans le présent texte, incluant les revendications ci- jointes, les termes alkyle, alcényle et alcynyle peuvent recouvrir des chaînes

linéaires aussi bien que ramifiées. Sauf indication contraire spécifique, les groupes alkyles contiennent de 1 à 6 atomes de carbone.

La présente invention a notamment pour objet les isomères optiques résultant de la présence d'un ou plusieurs carbones asymétriques, et tout particulièrement, les isomères optiques découlant de la présence du carbone asymétrique du noyau 2-imidazoline-5-one porteur de R 1 et R 2 . Ces isomères optiques sont des composés optiquement purs ou fortement enrichis en un énantiomère. Dans ce qui suit, on entend par composé optiquement actif fortement enrichi en un énantiomère déterminé, un composé contenant au moins 80%, de préférence au moins 90% de cet énantiomère. Tous ces composés sont compris dans la formule (I) précédemment définie.

Lorsque le composé de formule (I) est tel que R 2 représente un radical hétérocyclique aromatique mono ou bicyclique tel que défini ci-dessus et/ou que R 4 représente un radical hétérocyclique aromatique, et lorsque l'un au moins de ces radicaux est substitué par un groupe OH, SH, NH, ce composé peut être susceptible d' admettre une forme tautomère en équilibre chimique, résultant du déplacement du proton dudit groupe OH, SH, NH. Les formes tautomères de tels composés sont comprises dans l'invention. De façon plus générale, sont également comprises dans l'invention les formes tautomères des composés de formule (I) dans laquelle R 2 représente un radical hétérocyclique aromatique mono ou bicyclique tel que défini ci-dessus et/ou R 4 représente un radical hétérocyclique aromatique. De telles formes tautomères sont en particulier définies dans l'ouvrage "The tautomerism of heterocycles, Advances in Heterocyclic Chemistry, Supplément 1" par J. Elguero, C. Martin, A.R. Katritzky, P. Linda, édité par Académie Press, New York, 1976, pages 1-4.

Par ailleurs, on entend par radical haloalkyle au sens de la présente description un radical alkyle substitué par un ou plusieurs atomes d'halogène.

Parmi les composés de formule générale (I), on préfère ceux dans la formule desquels R 2 est choisi parmi un radical dérivé, par élimination d'un atome d'hydrogène, de l'un des cycles suivants : un cycle à 5 maillons décrit par la formule (i) :

(i) dans laquelle chacun des groupes de la liste A 1 , A 2 , A 3 , A 4 , est choisi parmi les atomes C, N, O, S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 2 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 1 à 4 atomes d'azote ; ou bien un cycle à 6 maillons décrit par la formule (ii) :

(ii) dans laquelle chacun des groupes de la liste B 1 , B 2 , B 3 , B 4 , B 5 , est choisi parmi les atomes C ou N de telle sorte que ladite liste comprenne de 1 à 3 atomes de carbone et de 2 à 4 atomes d'azote ; ou bien deux cycles fusionnés à 6 maillons chacun, décrits par la formule (iii) :

(iii) dans laquelle chacun des groupes de la liste E 1 , E 2 , E 3 , E 4 , E 5 , E 6 , E 7 , E 8 est choisi parmi les atomes C ou N de telle sorte que ladite liste comprenne de 4 à 6 atomes de carbone et de 2 à 4 atomes d'azote ; ou bien - un cycle à 6 maillons et un cycle à 5 maillons fusionnés décrits par la formule (iv) :

(iv) dans laquelle :

- chacun des groupes de la liste G 1 , G 2 , G 3 , G 4 , G 5 , G 6 est choisi parmi les atomes C, N de telle sorte que ladite liste comprenne de 3 à 6 atomes de carbone, et de 0 à 3 atomes d'azote ; et

- chacune des lettres de la liste L 1 , L 2 , L 3 est choisie parmi les atomes C, N, O, ou S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 3 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 0 à 3 atomes d'azote ; ou bien deux cycles fusionnés à 5 maillons chacun décrits par la formule (v) :

(v) dans laquelle :

- chacun des groupes de la liste Q 1 , Q 2 , Q 3 , représente les atomes C, N, O, S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 3 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 0 à 3 atomes d'azote ;

- chacun des groupes de la liste T 1 , T 2 , T 3 représentent les atomes C, N, O, S de telle sorte que ladite liste comprenne de 0 à 3 atomes de carbone, de 0 à 1 atome de soufre, de 0 à 1 atome d'oxygène et de 0 à 3 atomes d'azote ;

- Z représente les atomes C ou N ;

Il est bien entendu que dans les formules (i), (ii), (iii), (iv), (v) indiquées ci-dessus, les groupes qui représentent un atome de carbone ou d'azote sont soit porteurs de la valence libre qui relie R 2 au noyau imidazolinone de la formule (I), soit porteurs du nombre d'atomes d'hydrogènes requis pour la vérification des règles de valence bien connues de l'homme du métier.

Parmi les valeurs plus spécialement préférées de R 2 définies ci-dessus, on préfère encore les heterocycles suivants :

- pyrazolyle ; imidazolyle ; oxazolyle ; isoxazolyle ; thiazolyle ; isothiazolyle ; 1,2,3-oxadiazolyle ; 1,2,4-oxadiazolyle ; 1,2,5- oxadiazolyle ; 1,3,4-oxadiazolyle ; 1,2,3-thiadiazolyle ; 1,2,4-

thiadiazolyle ; 1,2,5-thiadiazolyle ; 1,3,4-thiadiazolyle ; 1,2,3- triazolyle ; 1,2,4-triazolyle; tetrazolyle ;

- pyrimidinyle ; pyrazinyle ; pyridazinyle ; 1,2,3-triazinyle ; 1,2,4- triazinyle ; 1,3,5-triazinyle ; 1,2,3,4-tetrazinyle ; 1,2,3,5-tetrazinyle ; 1,2,4,5-tetrazinyle ;

- benzimidazolyle ; indazolyle ; benzotriazolyle ; benzoxazolyle ; 1,2-benzisoxazolyle ; 2,1-benzisoxazolyle ; benzothiazolyle ; 1,2- benzisothiazolyle ; 2,1-benzisothiazolyle ; 1,2,3-benzoxadiazolyle ; 1,2,5-benzoxadiazolyle ; 1,2,3-benzothiadiazolyle ; 1,2,5- benzothiadiazolyle ;

- quinoxazolinyle ; quinazolinyle ; cinnolyle ou phtalazyle ; pteridinyle ; benzotriazinyle ;

- 1,5-naphthyridinyle ; 1,6-naphthyridinyle ; 1,7-naphthyridinyle ; 1,8-naphthyridinyle ; - irnidazo[2,l-b]thiazolyle ; thieno[3,4-b]pyridyle ; purine pyrolo[l ,2-b]thiazolyle.

De manière avantageuse, on préfère encore les composés de foπnule (I) dans laquelle au moins une des caractéristiques suivantes est vérifiée : - R 2 est choisi parmi l'un des heterocycles suivants :

- pyrazolyle ; imidazolyle ; oxazolyle ; isoxazolyle ; thiazolyle ; isothiazolyle ; 1,2,5-oxadiazolyle ; 1,3,4-oxadiazolyle ; 1,2,4-thiadiazolyle ; 1,2,5-thiadiazolyle ; 1,3,4-thiadiazolyle ; 1,2,4- triazolyle ; - pyrimidinyle ; pyrazinyle ; pyridazinyle ; 1,3,5-triazinyle ;

- benzimidazolyle ; indazolyle ; benzotriazolyle ; benzoxazolyle ; 1,2-benzisoxazolyle ; 2,1-benzisoxazolyle ; benzothiazolyle ; 1,2-benzisothiazolyle ; 2,1-beιιzisothiazolyle ;

- quinoxazolinyle ; quinazolinyle ; cinnolyle ou phtalazyle ; pteridinyle ; et/ou

- R 4 est choisi parmi un groupe phényle, pyridyle, benzothiazolyle, et/ou

- R 5 est un atome d'hydrogène, et/ou - W est un atome d'oxygène.

Un groupe de composés de foπnule (I) tout particulièrement préféré est obtenu en combinant l'une des caractéristiques précédentes avec l'une des significations suivantes de R 2 : - pyrazolyle ; imidazolyle ; oxazolyle ; isoxazolyle ; thiazolyle ; isothiazolyle ; 1,2,4-thiadiazolyle ; 1,2,5-thiadiazolyle ; 1,3,4-thiadiazolyle ;

- pyrimidinyle ;

- benzoxazolyle ; benzothiazolyle ; - quinazolinyle.

Les composés de formule (I) peuvent être préparés selon au moins un des deux modes de préparation explicités ci-après. Lorsque certains réactifs et certaines conditions opératoires décrites dans ce qui suit ne sont pas compatibles avec certains groupements fonctionnels des groupes de la formule (I), l'homme du métier a avantageusement recours aux techniques bien connues de protection et/ou déprotection nécessaires à la préparation des composés de foπnule (I) désirés, notamment aux techniques décrites dans l'ouvrage "Protective groups in organic synthesis" de Theodora W. Greene et Peter G. M. Wuts, édité par John Wiley & Sons, Inc., 2ème édition.

Tous les groupes apparaissant dans les formules chimiques qui suivent, et déjà définis dans la formule générale (I), conservent la même signification, pour autant qu'il n'en soit pas précisé autrement.

Les structures de tous les produits qui illustrent ces procédés ont été établies par au moins une des techniques spectrales suivantes : spectrométrie de résonance magnétique nucléaire (RMN) du proton, spectrométrie RMN du carbone 13, spectrométrie Infra-Rouge et spectrométrie de masse.

Dans le tableau qui rassemble ces produits, les radicaux éthyle et phényle sont respectivement représentés par Et et Ph, et PF signifie point de fusion.

Premier mode de préparation :

On décrit tout d'abord un premier mode de préparation des composés de formule (I), selon la signification particulière du groupe (Y) n .

Le procédé A détaillé ci-après décrit un mode de préparation des composés de formule (I) dans laquelle n égale 1 et Y représente S. Procédé A :

Les composés de formule (I) dans laquelle n égale 1 et Y représente S et W représente O, soit les composés de formule (ïï), sont préparés par hydrolyse des 5-imino-imidazoline de formule (Iïï) selon le schéma réactionnel :

Comme acide on utilise un acide minéral ou organique. La réaction est conduite dans un solvant organique, dans l'eau ou dans un mélange eau/solvant organique, comprenant une ou deux phases liquides. Comme solvant organique, on peut utiliser les éthers cycliques ou acycliques, les esters, les solvants chlorés, les alcools, les solvants aromatiques, l'acétonitrile, l'acétone, les acides organiques. La réaction est effectuée à une température comprise entre 5 et 80°C.

L'exemple suivant illustre la préparation des composés de foπnule (H) par ce procédé.

Exemple CF1 : (4-R,S)-4-méΛyl-2-mé yltMo-l-phénylamino-4-(2-phényl- t_ϋiαol-4-yl)-imidazolin-5-one (composé n° 9), de formule :

Une solution de 15 g (39 mmol) de (4-R,S)-5-i_nino-4-méthyl-2-méthylthio-l- phényl_mmo^-(2-phényl-t_ύazol-4-yl)-2-imidazoline dans 100 ml de

dichloromethane est agitée avec 100 ml de solution aqueuse diluée d'acide chlorhydrique pendant lh à température ambiante. Le milieu réactionnel est ensuite neutralisé ; la phase organique est séparée de la phase aqueuse, séchée, filtrée et évaporée. Après recristallisation, on obtient 2,9 g de solide (PF = 233°C, Rendement 55%), qui est la (4-R,S)-4-méthyl-2-méthylthio-l- pl_énylammo-4-(2-phényl-thi__:ol-4-yl)-imidazolin-5-one.

Les composés de formule (HT) peuvent être préparés selon le schéma réactionnel :

dans lequel :

- L représente un groupement partant choisi parmi l'atome de chlore, de brome, d'iode, ou le groupe sulfate, ou un groupe alkylsulfonyloxy ou arylsulfonyloxy;

- la base est choisie parmi un alcoolate alcalin ou alcalino-terreux, de préférence le tertiobutylate de potassium, un hydroxyde alcalin ou alcalino- terreux, un carbonate alcalin ou alcalino-terreux ou une aminé tertiaire ;

- le solvant est choisi parmi les éthers, les éthers cycliques, acétonitrile, les alcools, les solvants chlorés, les solvants aromatiques.

La réaction est réalisée à une température comprise entre -5°C et +80°C.

L'exemple suivant illustre ce procédé pour la préparation des composés de formule (TU).

Exemple Cil : (4-R,S)-5-immo-4-mémyl-2-mémyltWo-l-phénylamino-4-(2- phényl-thiazol-4-yl)-2-imidazoline, de formule :

A 17,3 g (64 mmol) de (2-R,S)-2-isothiocyanato-2-(2-phenyl-thiazol-4-yl)- propionitrile dans 150 ml de THF sont ajoutés 4,3 ml (64 mmol) de phénylhydrazine. Après 30 mn, le milieu réactionnel est refroidi à 0°C et 7,9 g (70 mmol) de tertiobutylate de potassium sont ajoutés. Après avoir laissé réagir

30 mn, 4,5 ml (70 mmol) d'iodure de méthyle sont ajoutés et le mélange est agité à température ambiante pendant 30 mn. 200 ml d'éther et 200 ml d'eau sont ajoutés. La phase organique est séparée puis séchée, filtrée et évaporée. Le solide résiduel est cristallisé avec de l'éther diisopropylique, filtré et séché. On obtient 15,5 g de solide brun (PF = 123°C,. Rendement 64%), qui est la (4-

R,S)-5-___ino-4-mémyl-2-mémyltMo-l-phénylammo-4-(2-ph nyl-t-ύazol-4-yl)-2- imidazoline.

Les composés de formule (V) sont préparés selon le schéma réactionnel

dans lequel :

- M représente Na, K, ou (CH 3 ) 3 Si ;

- le solvant 1 est choisi parmi un alcool, un éther cyclique ou non cyclique, l'acétonitrile ;

96/02538 -,------,-- . ΛΛ ,-

15 PCT/FR95/00920

- le solvant 2 est choisi parmi un hydrocarbure aromatique ou aliphatique.

Les isothiocyanates de formule (V) dérivés des aminonitriles sont préparés à partir des aminonitriles correspondants de formule (VI) selon un des procédés cités dans Sulf r Reports (1989) Volume 8 (5) pages 327-375. On peut également utiliser l'une des méthodes décrites dans Advanced Organic

Chemistry, J March, 3ème édition, (1985) pages 370, 803.

Les aminonitriles de formule (VI) sont obtenus à partir des cétones correspondantes de formule (VU) par une réaction de Strecker comme décrit dans Advanced Organic Chemistry, J March, 3ème édition, (1985) page 855 .

La réaction est éventuellement conduite en présence d'ammoniaque. Une variante de ce procédé consiste à effectuer la réaction sous ultra-sons en présence d'alumine comme décrit par T. HANAFUSA, J. ICHIHARA, T. ASHIDA, Chem. Lett., (1987), pp. 687 à 690.

L'exemple suivant illustre la préparation d'un composé de formule (V).

Exemple CI2 i (2-R,S)-2-phényl-4-(2-isothiocyanate-prop-2-yl-nitrile) thiazole, de formule (V)

20,4 g (0,42 mol) de cyanure de sodium et 22,3 g (0,42 mol) de chlorure d'ammonium sont dissous dans 25 ml (0,42 mol) d'ammoniaque concentrée et 100 ml d'eau. 42 g (0,21 mol) de 2-phenyl-4-acetyl thiazole dans 100 ml d'éthanol sont ajoutés et le mélange est chauffé à 60 β C. Après 2h, le mélange est refroidi à température ambiante. 300 ml de toluène et 200 ml d'eau sont ajoutés et le mélange des 2 phases liquides est filtré. La phase organique est séchée, filtrée et concentrée pour réduire le volume à 200 ml . Cette solution d'aminonitrile est mélangée avec 84 g (0,84 mol) de carbonate de calcium et 32 ml (0,42 mol) de thiophosgène. Le mélange est chauffé à reflux pendant 2h,

10

filtré et évaporé. On obtient 17,3 g de liquide brun qui est le (2-R,S)-2-phényl- 4-(2-isothiocyanate-prop-2-y 1-nitrile) thiazole .

Les composés de formule (VU) sont obtenus par différentes méthodes et combinaisons de méthodes décrites dans la littérature telles que celles citées dans :

Heterocyclic Chemistry, T.L. Gilchrist, second édition, (Longman Scientific and Tehnical 1992) ;

Comprehensive heterocyclic chemistry, the structure, reactions synthesis and uses of heterocyclic compounds, A.R. Katritzky, C.W. Rees, Volumes 3, 5 et 6 ; ou la série The chemistry of Heterocyclic compounds, A séries of monographs, A. Weissberger; E.C. Taylor, traitant des heterocycles tels que décrits ci-dessus. On peut également utiliser des méthodes telles que celles décrites par :

T. Coronna, G.P. Gardini, F. Minisci, J. Chem Soc, Chem Commun, page 201 (1969) ;

G.P. Gardini, F. Minisci, J. Chem Soc C, page 929 (1970) ; F. Fontana, F. Minisci; M.C.Nogueira Barbosa, E. Vismara, J. Org. Chem. , Vol 56, page 2866 (1991) ;

V.N. Kalinin , Synthesis, page 413 (1992) ;

N.K. Ralhan, G. S. Sandhu, H. S. Sachdev, K. S. Narang; J. Indian Chem. Soc, Vol 37, page 773 (1960) ;

M. Ryozo, O. Eiichi, F. Toshihiro, H. Katsumi; Chem. Pharm. Bull. page 3424, Vol 31, 1983;

H. Erlenmeyer, H. Ueberwasser, Helv. Chim. Acta, page 197,Vol. 23, 1940 ;

F.A.J. Kerdesky, A. Basha, Tet. Letters, Vol 32, page 2003 (1991) ; Y. Yamamoto, A. Yanagi, Heterocycles, Vol 19, page 41 (1982).

Pour la préparation des composés de formule (I) dans laquelle n égale 1 et Y représente S, l'homme du métier peut également se référer aux méthodes de préparation décrites dans la demande de brevet européen EP 551048, notamment pour la préparation de composés de formule (I) dans laquelle W représente S ou SO.

Le procédé B détaillé à présent décrit un mode de préparation des composés de formule (I) dans laquelle n égale 1 et Y représente O. __C___éd____ :

Les composés de formule (I) dans laquelle n égale 1 et Y représente O, soit les composés de formule (VÏÏI) sont obtenus en faisant réagir les composés de fomuie (IX) dans laquelle le radical R' 3 , identique ou différent de R 3 , a l'une quelconque des significations de R 3 , avec un alcool R 3 OH selon le schéma :

dans lequel :

- la base est une base forte, et de préférence une base organique forte, ou un carbonate alcalin ou alcalino-terreux ou un composé de formule R" 3 O~M + dans laquelle : - M est un métal alcalin ou alcalino-terreux,

- R" 3 , identique ou différent de R 3 , a l'une quelconque des significations de R 3 , et représente également un hydrogène ; la réaction étant pratiquée à une température comprise entre 20 et 80°C.

On préfère mettre en oeuvre la réaction en utilisant l'alcool R 3 OH comme solvant, et l'alcoolate alcalin correspondant R 3 O * Na + ou R 3 O'K + comme base.

Selon une variante du procédé, la réaction est mise en oeuvre en présence d'une quantité comprise entre 0,001 et 1 équivalent molaire d'un acide de Lewis dérivé d'un métal de transition, choisi de préférence parmi le chlorure ferrique ou l'isopropoxyde de titane, et éventuellement en présence du periodate de sodium ou de potassium, ou bien de l'acide chloroacétique.

L'exemple suivant illustre la préparation d'un composé de formule (VHI), selon le procédé B.

Exemple CF2 : (4-R,S)-l-phénylamino-2-méthoxy-4-méthyl-4-(benzothiazol- 2- yl)-imidazolin-5-one (composé n°3 ), de formule :

A une solution de 0,25 g (10 mmol) de sodium dans 50 ml de méthanol, on ajoute 0,5 g (5,4 mmol) d'acide monochloracétique, 50 mg de chlorure ferrique et 2 g (5,4 mmol) de (4-R,S)-l-phénylamino-2-méthylthio-4-méthyl-4- (bei-zothiazol-2-yl)-imidazolin-5-one. Le mélange est chauffé à reflux pendant 5h, refroidi, versé dans 100 ml d'eau acidifiée. Le précipité est extrait avec du dichloromethane ; la solution organique est séchée et évaporée. Le résidu est purifié par chromatographie sur silice. On obtient 1,1 g de solide blanc (PF = 192°C, Rendement 45%), qui est la (4-R,S)-l-phénylamino-2-méthoxy- - mé yl-4-φenzotWazol-2-yl)-ir_ridazolin-5-one.

Pour la préparation des composés de formule (I) dans laquelle n égale 1 et Y représente O, l'homme du métier peut également se référer aux méthodes de préparation décrites dans la demande de brevet européen EP 599749.

Les composés de formule (I) dans laquelle n égale 0 peuvent être préparés en adaptant l' un des procédés décrits dans la demande de brevet internationale WO

94/01410.

Deuxième mode de préparation :

On décrit à présent un deuxième mode de préparation des composés de formule (I) utilisable quelle que soit la signification particulière du groupe (Y) n .

Procédé C :

Ce procédé est particulièrement avantageux en ce qu'il permet de préparer l'ensemble des composés de formule (I).

Les composés de formule (I) sont préparés par réaction dans un solvant des imidazolines de formule (X) avec un composé de formule R 2 L dans laquelle L représente un halogène, le groupe sulfate, cyano, trialkylamino ou nitro, ou un groupe alkylsulfonyloxy arylsulfonyloxy, alkylsulfonyl, arylsulfonyl, alkoxy, haloalkoxy, en présence d'une base et évenmellement d'un promoteur, selon le schéma réactionnel :

dans lequel :

- la base est un alcoolate alcalin ou alcalino-terreux (de préférence du tertiobutylate de potassium), un hydroxyde alcalin ou alcalino-terreux, un carbonate alcalin ou alcalino-terreux ou une aminé tertiaire, un amidure de lithium (de préférence le diisopropylamidure de lithium), un alkyllithien ou aryllithien (de préférence le n-butyl lithium ou le phényl lithium), un hydrure

(de préférence l'hydrure de sodium ou de potassium) ; - le solvant est un éther, un éther cyclique, un solvant chloré, un solvant aromatique, le dimemylformamide, le dimethylsulfoxyde ; le promoteur, évenmellement utilisable, étant un composé choisi parmi un éther couronne, un cryptand, ou un sel d'argent tel que AgNÛ3, Ag2θ, Ag 2 CO 3 ; la réaction étant mise en oeuvre à une température comprise entre -80°C et +80°C.

On entend par cryptand et éther-couronne un composé chimique tel que défini dans Advanced Organic Chemistry, J. March, 3ème édition, (1985) page 14.

Selon une autre modalité du procédé, on réalise la réaction dans un mélange à 2 phases en utilisant un catalyseur de transfert de phase.

Pour la détermination des conditions réactionnelles les mieux adaptées à des composés de formule (X) et de formule R 2 L particuliers, l'homme du métier peut se référer à l'une des références suivantes :

Salfou, A.; Johnson, M. E.; Nagarathnam, D. Synth. Comm. 1993, pages 23, 2435 ;

Nagarathnam, D.; Johnson, M. E. Synth. COMM. 1993, vol. 23, page 2011 ;

Zindel, J.; Zeeck, A.; Kδnig, W. A.; De Meijere, A. Tetrahedron Lett. 1993, vol. 34, page 1917 ;

Bey, P.; Vevert, J.P. Tetrahedron Lett. 1977, vol. 17, page 1455 ; Wender, P. A.; Filosa, M. P. J. Org. Chem. 1976, vol. 41, page 3491 ;

Kotha, S.; Kuki, A. Tetrahedron Lett. 1992, vol. 33, page 1565 ;

O'Donnell, M. J.; Bennett, W. D., Wu, S. J. Am. Chem. SOC. 1989, vol. 111, page 2353 ;

Shvedov, V. /.; Vasil'eva, V.K.; Trofimkin, Y. L; Grinev, A. N. Chem. Heterocycl. Compd. 1973, vol. 9, page 1473 ;

Chem. Abstr. 1974, vol. 80, abstract 82744J ;

Vegh, D.; Dandarova, M. Coll. Czechoslovak Chem. Commun. 1983, vol. 48, page 1885.

L'ajout d'un catalyseur peut faciliter la réaction décrite. Pour cela, on peut se référer en particulier à l'une des méthodes citées dans la publication suivante :

V.N. I alinin , Synthesis, page 413 (1992).

Les 2 exemples ci-dessous illustrent la préparation de 2 composés de formule (I) selon le procédé C, respectivement sans et avec le promoteur défini précédemment.

Exemple CF3 : (4-R,S)-l-phénylarnino-2-méthylthio-4-méthyl-4-(benzothia zol- 2-yl)-2-imidazolin-5-one (composé n° 12), de formule :

A une solution de 11 g (47 mmol) de (4-R,S)-l-phénylamino-2-méthylthio-4- méthyl-2-imidazolin-5-one et 7,9 g (47 mmol) de 2-chlorobenzothiazole dans 50 ml de N,N-dimemylformamide sont ajoutés 5,7 g (51 mmol) de tertio-butanolate de potassium. Après 30 min, le mélange est versé dans 200 ml d'eau et extrait à l'acétate d'éthyle. La phase organique est lavée avec une solution saturée de chlorure de sodium, séchée et évaporée. Le résidu est purifié par chromatographie sur silice. Le produit est cristallisé dans l'éther

diisopropylique, filtré et séché. On obtient 7,9 g de solide jaune (PF = 164°C, Rendement 46%), qui est la (4-R,S)-l-phénylanιino-2-méthylthio-4-méthyl-4- (be__-othiazol-2-yl)-2-imidazolin-5-one.

Exemple TF4 : (4-R,S)-l-plιényla_nino-2-méthylthio-4-méthyl-4-(6-chlor o- benzothiazol-2-yl)-2-imidazolin-5-one (composé n° 6), de formule :

A un mélange de 2 g (8,51 mmol) de l-phénylamino-2-méthylthio-4-méthyl-2- imidazolin-5-one, 1,74 g (8,51 mmol) de 2,6-dichlorobenzothiazole et 1,12 g (4,26 mmol) d'éther couronne constitué de 6 motifs (-O-CH 2 -CH 2 ). dit 18-C-6, dans 20 ml de tetrahydrofurane (THF) sous atmosphère d'argon à 0°C sont ajoutés progressivement 0,95 g (8,51 mmol) de tertio-butanolate de potassium. Le mélange est neutralisé et extrait à l'acétate d'éthyle. La phase organique est séchée et évaporée. Le produit est cristallisé dans l'éther diisopropylique, filtré et séché. On obtient 2,32 g de solide beige (PF = 159°C, Rendement 68%), qui est la (4-R,S)-l-phénylammcr-2-méthylthio-4-méthyl-4-(6-chloro-b enzothiazol-2- yl)-2-imidazolin-5-one.

Les produits de structure (X) peuvent être préparés selon une des méthodes décrites dans les demandes de brevet européen EP 551048 et EP 599749, et dans les demandes internationales WO 93/24467 et WO 94/01410.

Le procédé suivant décrit un mode de préparation des composés de formule (I), dans laquelle R 2 comprend au moins un substituant de formule -X-R 7 telle que définie précédemment. Ces composés ont pour formule (la). Procédé DÎ

Les composés de formule générale (la), dans laquelle R' 2 a la même signification que R 2 , sont obtenus en faisant réagir une imidazolinone de formule (XI) dans laquelle Hal représente un atome d'halogène, de préférence le chlore ou le brome, avec un composé de formule QUI), selon un procédé analogue à celui décrit dans Comprehensive heterocyclic chemistry, A. R. Katritzky, Volume2, Part2A , Page 359, autrement dit selon le schéma:

La réaction est pratiquée dans les conditions usuellement mises en œuvre dans les réactions de substitution aromatique.

Selon une variante préférée, la réaction est mise en oeuvre en présence d'un catalyseur. Dans ce cas l'homme du métier peut se reporter à l'une des méthodes citées dans les publications suivantes :

V.N. Kalinin , Synthesis, page 413 (1992); L. Gundersen, Tetrahedron Letters, vol 35, page 3155 (1994);

A. Ohsawa, Y. Abe, H. Igeta, Chem Pharm. Bull, Vol 26, page 2550 (1978),

H. Yamanaka, K. Edo, F. Shoji, S. Konno, T. Sakamoto, M. Mizugaki. Chem

Pharm. Bull, Vol 26, page 2160 (1978).

Le composé de formule (XI) est obtenu selon un des procédés A, B ou C décrits précédemment.

Le procédé E suivant décrit un autre mode de préparation des composés de formule (la) définis précédemment.

Procédé Et

Les composés de formule générale (la) sont obtenus par condensation d'un dérivé organométallique d'une imidazolinone de formule (XHI) dans laquelle R' 2 a la même signification que R 2 et M représente un métal choisi parmi le

lithium, le sodium, le magnésium, le zinc, le titane, l'étain, le cuivre, le bore ou le silicium, et est de préférence le lithium, avec un composé de formule R 7 -X-L dans lequelle L représente un groupement partant comme l'atome de chlore, de brome, de fluor ou d'iode, ou le groupe sulfate, ou un groupe alkylsulfonyloxy ou arylsulfonyloxy, selon le schéma réactionnel :

Les composés de formule (XHI) dans laquelle M représente le lithium sont obtenus à partir des dérivés halogènes (XI) définis précédemment, en faisant réagir ces derniers avec du n-butyl lithium dans du tetrahydrofurane (THF) au moyen d'une réaction d' échange métal halogène comme décrit par R.G. JONES et H. GπJvlAN, Organic Réactions, vol. 6, page 339, selon le schéma :

(XI) (XIII)

Les composés de formule (XÏÏI) dans laquelle M représente le lithium peuvent également être obtenus à partir des dérivés de formule (Xla), dans laquelle R' 2 a la même signification que R 2 , par une réaction de lithiation comme décrit par H.W. Gschwend, H.R. Rodriguez, Organic Réactions, vol. 26, page 1, selon le schéma :

(Xla) (xm)

Les composés de foπnule (XHI) dans laquelle M représente un métal choisi parmi le sodium, le magnésium, le zinc, le titane, l'étain, le cuivre, le bore ou le silicium, sont obtenus à partir des composés de formule (XHI) dans laquelle

M représente le lithium par réaction de transmétallation comme décrit dans Advanced organic chemistry , J. March, (1985), page 557, 3ème Edition.

L'ajout d'un catalyseur peut faciliter la réaction décrite. Pour cela, on peut utiliser en particulier l'une des méthodes citées dans la publication suivante :

V.N. Kalinin , Synthesis, 413 (1992).

Les composés isomères optiques compris dans la formule (I) et résultant du caractère asymétrique du carbone du noyau 2-imidazoline-5-one porteur de R*et R 2 , sont obtenus à partir des composés racémiques correspondants, par chromatographie liquide haute performance sur phase stationnaire chirale. On préfère une phase stationnaire chirale comprenant des molécules de D phényl glycine fixées par liaison covalente sur un gel de silice.

Le tableau ci-après rassemble les composés de formule (I) qui ont été préparés selon un des procédés décrits précédemment. Ces composés ont pour formule :

la signification des substimants génériques étant explicitée dans le tableau ci- après :

composé R 2 Y PF Procéd n° (° e

1 4-(2-Ph)-thiazolyl S 230 A

2 2-Benzothiazolyl s 164 C

3 4-(2-Ph)-quinazolyl s 102 C

4 2-(4-Ph)-Thiazolyl s 233 A

5 2-(4-[2,4-diCl]-Ph)-Thiazolyl s 267 C

6 2-Benzoxazolyl s 207 C

7 2-Benzothiazolyl O 192 C

8 2-(4-Ph)-Thiazolyl O miel B

9 2-(6-EtO-7-Cl)-Benzothiazolyl s 210 C

10 2-(6-EtO ,7-Cl)-Benzothiazolyl O 240 B

11 2-(5-Cl)-Benzothiazolyl s 159 C

12 2-(5-Cl)-Benzothiazolyl O 109 B

13 2-(6-Cl)-Benzothiazolyl s 128 C

14 2-Benzoxazolyl s 158 B

15 2-(5-CF3)-l ,3,4-thiadiazolyl s 229 C

16 4-(6-Me,2-Cl)-pyrimidinyl s 168 C

17 4-(2-SMe)-Pyrimidinyl s 185 C

18 2-(6-OMe)-Benzothiazolyl s 224 C

19 4-(6-PhO)-Pyrimidinyl s 76 C

20 4-(2-Me,6-Cl)-Pyrimidinyl s 215 C

21 4-(2-SMe,6-Cl)-Pyrimidinyl s 204 C

22 2-(6-OCF3)-Benzothiazolyl s 148 C

23 5-(3-[4-Cl-PhCH2])-l ,2,4-thiadiazolyl s 127 C

24 4-(2-SPh,6-Me)-Pyrimidinyl S 161 »

25 5-(3-iPr)-l ,2,4-thiadiazolyl S 171 C

26 5-(3-tBu)-l ,2,4-thiadiazolyl S 186 C

27 5-(3-SEt)-l ,2,4-thiadiazolyl S 143 C

28 5-(3-SCH2Ph)-l ,2,4-thiadiazolyl S 110 C

29 4-(2-[4-Cl-PhS] ,6-Me)-Pyrimidinyl S 177 D

30 4-(2-Cl)-fyr_midinyl S 199 C

31 4-(2-[4-Me-PhS] ,6-Me)-Pyrimidinyl S 174 D

32 4-(2-[4-MeO-PhS] ,6-Me)-Pyrimidinyl S 149 D

33 5-(3-Ph)-l ,2,4-thiadiazolyl s 178 C

34 4-(2-PhS)-Pyrimidinyl s 100 D

35 4-(2-[4-Cl-PhS])-Pyrimidinyl s 179 D

36 4-(2-[4-Me-PhS])-_-yrimidinyl s 102 D

37 4 2-[4-OMe-PhS])-Pyrimidinyl s 80 D

38 4-(2-[PhO])-Pyrimidinyl s 89 D

39 4-(6-r > hS])-Pyrimidinyl s 75 C

40 4-(6-[4-F-PhO])-Pyrimidinyl s 65 C

41 2-(4,6-diPhO)- 1 ,3 ,5-triazine s 104 C

42 4-(2-[4-F-PhO])-Pyrimidinyl s 50 D

43 3-(6-Cl)-Pyridazinyl s 177 C

44 4-(6-[4-F-PhS])-Pyrimidinyl s 67 C

45 4-(6-[3-F-PhO])-Pyrimidinyl s 165 C

46 4-(6-[4-Me-PhS])-Pyrimidinyl s 146 C

47 4-(6-[3 ,5-(Cl)2-PhO])-Pyrimidinyl s 206 C

48 4-(6-[4-OMe-PhS])-Pyrimidinyl s 80 C

49 2-(4-[3-F-PhO])-Pyrimidinyl s 71 C

50 4-(2-[4-Cl-PhO])-Pyrimidinyl s 180 D

51 4-(2-[4-F-PhS])-Pyrimidinyl s 83 D

52 4-(2-[4-Me-PhO])-Pyrimidinyl s 71 D

53 3-(6-PhO)-Pyridazinyl s 195 D

La présente invention a pour objet certains des nouveaux composés décrits précédemment comme intermédiaires, à savoir les composés de formule m dans laquelle les substituants ont la signification définie précédemment.

Comme les composés définis par la formule générale (I) de l'invention, ces composés peuvent exister sous une ou plusieurs formes isomériques selon le nombre de centres asymétriques de la molécule. L'invention concerne donc aussi bien tous les isomères optiques des composés utilisables commme intermédiaires que leurs mélanges racémiques et les diastéréoisomères correspondants, séparés ou en mélange, et notamment les énantiomères des composés comprenant le carbone asymétrique du noyau 5-___ino-2-imidazoline porteur de R 1 et R 2 . La séparation des isomères optiques et/ou des diastéréoisomères à partir des mélanges racémiques peut s'effectuer selon des méthodes connues en soi.

L'invention concerne également un procédé de traitement des plantes cultivées atteintes ou susceptibles d'être atteintes par les maladies fongiques caractérisé en ce que l'on applique sur les parties aériennes de ces plantes une dose efficace d'un composé selon la formule (I). Par dose efficace, on entend une quantité suffisante pour permettre le contrôle et la destruction des champignons présents sur ces plantes cultivées. Les doses d'utilisation peuvent toutefois varier dans de larges limites selon le champignon à combattre, le type de culture, les conditions climatiques, et selon le composé utilisé.

En pratique, les composés s'appliquent avantageusement à des doses de 0,002 à 5 kg/ha, et de préférence de 0,005 à 1 kg/ha.

Par maladies fongiques, on entend les maladies causées par les champignons phytopathogènes, notamment ceux de la famille des oomycètes, des ascomycètes et des basidiomycètes.

Parmi les cultures pouvant faire l'objet d'un traitement fongicide à l'aide d'un composé selon l'invention, on peut citer le riz, les céréales, notamment le blé et l'orge, ainsi que les plantes légumières. Le riz est une culture préférée pour les traitements fongicides à l'aide d'un composé selon l'invention.

Les exemples qui suivent illustrent la bonne activité fongicide des composés selon l'invention.

Exemple Bl : Test in vivo sur Pyricularia oryzae responsable de la piriculariose du riz :

On prépare une suspension de 60 mg de la matière active à tester dans un mélange liquide constitué de 0,3 ml d' un agent tensioactif (oléate de dérivé polyoxyéthyléné du sorbitan) dilué à 10% dans l'eau, de 5 ml d'acétone, et de 60 ml d'eau.

Cette suspension est ensuite diluée par de l'eau pour obtenir la concentration désirée en matière active.

Du riz, semé en godets dans un mélange 50/50 de tourbe enrichie et de pouzzolane, est traité au stade d'environ 10 cm de hauteur ( ce qui correspond au stade 2-3 feuilles) par pulvérisation de la suspension aqueuse ci dessus.

Au bout de 24 heures, on applique sur les feuilles une suspension aqueuse de spores de Pyricularia oryzae. obtenue à partir d' une culture de 15 jours, mise ensuite en suspension à raison de 100 000 unités par cm*- * .

Les plants de riz sont placés pendant 24 heures en incubation ( 25°C, 100% d'humidité relative) , puis mis en cellule d'observation, dans les mêmes conditions, pendant 5 jours.

La lecture se fait 6 jours après la contamination. Dans ces conditions, on observe, à la dose de 1 g/1, une protection bonne

(au moins 75%) ou totale avec les composés suivants : 4-8, 11, 12, 14, 19, 23.

Exemple B2 : Test in vivo sur Puccinia recondita responsable de la rouille brune du blé :

On prépare une suspension de 60 mg de la matière active à tester dans un mélange liquide constitué de 0,3 ml d' un agent tensioactif (oléate de dérivé

polyoxyéthyléné du sorbitan) dilué à 10% dans l'eau, de 5 ml d'acétone, et de 60 ml d'eau.

Cette suspension aqueuse est ensuite diluée par de l'eau pour obtenir la concentration désirée en matière active.

Du blé semé sur un mélange tourbe et pouzzolane 50/50 dans un godet et maintenu à 12 °C, est traité au stade 10 cm de hauteur par pulvérisation de la suspension aqueuse ci dessus. Au bout de 24 heures, une suspension aqueuse de spores (100 000 sp/cπ_3) est pulvérisée sur le blé; cette suspension a été obtenue à partir de plants contaminés. On place ensuite le blé pendant 24 heures en cellule d'incubation à environ 20°C et à 100% d'humidité relative, puis pendant 7 à 14 jours à 60% d'humidité relative. Le contrôle de l'état des plants se fait entre le 8ème et le 15ème jour après la contamination, par comparaison avec un témoin non traité.

Dans ces conditions, on observe, à la dose de 1 g/1, une protection bonne (au moins 75%) ou totale avec les composés suivants : 2, 7, 11, 12, 14- 16, 19, 22-28, 31, 32, 34-45, 48-52.

Exemple B3 : Test in vivo sur Septoria tritici responsable de la septoriose du blé :

On prépare une suspension de 60 mg de la matière active à tester dans un mélange liquide constitué de 0,3 ml d' un agent tensioactif (oléate de dérivé polyoxyéthyléné du sorbitan) dilué à 10% dans l'eau, de 5 ml d'acétone, et de 60 ml d'eau.

Cette suspension aqueuse est ensuite diluée par de l'eau pour obtenir la concentration désirée en matière active.

Des plants de blé (variété Darius), semés sur un substrat tourbe- pouzzolane 50/50 et cultivés en serre à température 10-12 °C, sont traités au stade 1 feuille (taille de 10 cm environ) par pulvérisation de la suspension de matière active décrite ci-dessus.

Des plants, utilisés comme témoins, sont traités par pulvérisation d'une solution aqueuse ne contenant pas la matière active.

24 heures après traitement, les plants sont contaminés par pulvérisation d'une suspension aqueuse de spores (500 OOOsp/ml) récoltés sur une culture âgée de 7 jours.

Après contamination, les plants sont placés à 18°C en atmosphère humide. La notation est effectuée 20 jours après la contamination en comparaison avec les plants témoins.

Dans ces conditions, on observe à la dose de 1 g/1, une bonne protection (au moins 75 % ) ou totale avec les composés : 3, 7, 11, 19, 22-25, 28-40, 42.

La présente invention a également pour objet des compositions, utilisables comme agents fongicides, contenant comme matière(s) active(s) un (ou plusieurs) composé selon la formule (I) tel que décrit précédemment, en mélange avec les supports solides ou liquides, acceptables en agriculture et les agents tensio-actifs également acceptables en agriculture. En particulier sont utilisables les supports inertes et usuels et les agents tensio-actifs usuels. Ces compositions recouvrent non seulement les compositions prêtes à être appliquées sur la culture à traiter au moyen d'un dispositif adapté, tel qu'un dispositif de pulvérisation, mais également les compositions concentrées commerciales qui doivent être diluées avant application sur la culture.

Ces compositions peuvent contenir aussi toute sorte d'autres ingrédients tels que, par exemple, des colloïdes protecteurs, des adhésifs, des épaississants, des agents thixotropes, des agents de pénétration, des stabilisants, des séquestrants, etc... Plus généralement les composés utilisés dans l'invention peuvent être combinés à tous les additifs solides ou liquides correspondant aux techniques habituelles de la mise en formulation.

D'une façon générale, les compositions selon l'invention contiennent habituellement de 0,05 à 95 % environ (en poids) d'un composé selon l'invention (appelé par la suite matière active), un ou plusieurs supports solides ou liquides et, évenmellement, un ou plusieurs agents tensioactifs.

Par le terme "support", dans le présent exposé, on désigne une matière organique ou minérale, naturelle ou synthétique, avec laquelle le composé est combiné pour faciliter son application sur la plante. Ce support est donc

généralement inerte et il doit être acceptable en agriculture, notamment sur la plante traitée. Le support peut être solide (argiles, silicates naturels ou synthétiques, silice, résines, cires, engrais solides, etc...) ou liquide (eau, alcools, notamment le butanol etc...). L'agent tensioactif peut être un agent émulsionnant, dispersant ou mouillant de type ionique ou non ionique ou un mélange de tels agents tensioactifs. On peut citer par exemple des sels d'acides polyacryliques, des sels d'acides lignosulfoniques, des sels d'acides phénolsulfoniques ou naphtalènesulfoniques, des polycondensats d'oxyde d'éthylène sur des alcools gras ou sur des acides gras ou sur des aminés grasses, des phénols substitués

(notamment des alkylphénols ou des arylphénols), des sels d'esters d'acides sulfosucc iniques, des dérivés de la taurine (notamment des alky.taurates), des esters phosphonques d'alcools ou de phénols polyoxyethyles, des esters d'acides gras et de polyols, les dérivés à fonction sulfates, sulfonates et phosphates des composés précédents. La présence d'au moins un agent tensioactif est généralement indispensable lorsque le composé et/ou le support inerte ne sont pas solubles dans l'eau et que l'agent vecteur de l'application est l'eau.

Ainsi donc, les compositions à usage agricole selon l'invention peuvent contenir les matières actives selon l'invention dans de très larges limites, allant de 0,05 % à 95 % (en poids). Leur teneur en agent tensio-actif est avantageusement comprise entre 5 % et 40 % en poids.

Ces compositions selon l'invention sont elles-mêmes sous des formes assez diverses, solides ou liquides.

Comme formes de compositions solides, on peut citer les poudres pour poudrage (à teneur en composé pouvant aller jusqu'à 100 %) et les granulés, notamment ceux obtenus par extrusion, par compactage, par imprégnation d'un support granulé, par granulation à partir d'une poudre (la teneur en composé dans ces granulés étant entre 0,5 et 80 % pour ces derniers cas), les comprimés ou tablettes effervescents. Les composés de formule (I) peuvent encore être utilisés sous forme de poudres pour poudrage ; on peut aussi utiliser une composition comprenant 50 g de matière active et 950 g de talc ; on peut aussi utiliser une composition comprenant 20 g de matière active, 10 g de silice finement divisée et 970 g de talc ; on mélange et broie ces consumants et on applique le mélange par poudrage.

Comme formes de compositions liquides ou destinées à consumer des compositions liquides lors de l'application, on peut citer les solutions, en particulier les concentrés solubles dans l'eau, les concentrés emulsionnables, les emulsions, les suspensions concentrées, les aérosols, les poudres mouillables

(ou poudre à pulvériser), les pâtes, les gels.

Les concentrés emulsionnables ou solubles comprennent le plus souvent 10 à 80 % de matière active, les emulsions ou solutions prêtes à l'application contenant, quant à elles, 0,001 à 20 % de matière active. En plus du solvant, les concentrés emulsionnables peuvent contenir quand c'est nécessaire, 2 à 20 % d'additifs appropriés comme les stabilisants, les agents tensio-actifs, les agents de pénétration, les inhibiteurs de corrosion, les colorants ou les adhésifs précédemment cités.

A partir de ces concentrés, on peut obtenir par dilution avec de l'eau des emulsions de toute concentration désirée, qui conviennent particulièrement à l'application sur les cultures.

A titre d'exemple, voici la composition de quelques concentrés emulsionnables :

Exemple CE 1 :

- matière active 400 g/1

- dodécylbenzène sulfonate alcalin 24 g/1

- nonylphénol oxyéthylé à 10 molécules d'oxyde d'étinylène 16 g/1

- cyclohexanone 200 g/1

- solvant aromatique q.s.p.l litre

Selon une autre formule de concentré émulsionnable, on utilise

Exemple CE 2

- matière active 250 g

- huile végétale époxydée 25 g - mélange de sulfonate d'alcoylaryle et

d'éther de polyglycol et d'alcools gras 100 g

- dimémylformarnide 50 g

- xylène 575 g

Les suspensions concentrées, également applicables en pulvérisation, sont préparées de manière à obtenir un produit fluide stable ne se déposant pas et elles contiennent habituellement de 10 à 75 % de matière active, de 0,5 à 15 % d'agents tensioactifs, de 0,1 à 10 % d'agents thixotropes, de 0 à 10 % d'additifs appropriés, comme des anti-mousses, des inhibiteurs de corrosion, des stabilisants, des agents de pénétration et des adhésifs et, comme suppoπ, de l'eau ou un liquide organique dans lequel la matière active est peu ou pas soluble : certaines matières solides organiques ou des sels minéraux peuvent être dissous dans le support pour aider à empêcher la sédimentation ou comme antigels pour l'eau.

A titre d'exemple, voici une composition de suspension concentrée :

Exemple SC 1 :

- matière active 500 g - phosphate de tristyrylphénol polyéthoxylé 50 g

- alkylphénol polyéthoxylé 50 g

- polycarboxylate de sodium 20 g

- éthylène glycol 50 g

- huile organopolysiloxanique (antimousse) 1 g - polysaccharide 1,5 g

- eau 316,5 g

Les poudres mouillables (ou poudre à pulvériser) sont habituellement préparées de manière qu'elles contiennent 20 à 95 % de matière active, et elles contiennent habituellement, en plus du suppoπ solide, de 0 à 30 % d'un agent mouillant, de 3 à 20 % d'un agent dispersant, et, quand c'est nécessaire, de 0,1 à 10 % d'un ou plusieurs stabilisants et/ou autres additifs, comme des agents de pénétration, des adhésifs, ou des agents antimottants, colorants, etc...

Pour obtenir les poudres à pulvériser ou poudres mouillables, on mélange intimement les matières actives dans les mélangeurs appropriés avec les

substances additionnelles et on broie avec des moulins ou autres broyeurs appropriés. On obtient par là des poudres à pulvériser dont la mouillabilité et la mise en suspension sont avantageuses ; on peut les mettre en suspension avec de l'eau à toute concentration désirée et ces suspensions sont utilisables très avantageusement en particulier pour l'application sur les feuilles des végétaux.

A la place des poudres mouillables, on peut réaliser des pâtes. Les conditions et modalités de réalisation et d'utilisation de ces pâtes sont semblables à celles des poudres mouillables ou poudres à pulvériser.

A titre d'exemple, voici diverses compositions de poudres mouillables (ou poudres à pulvériser) :

Exemple PM 1

- matière active 50%

- alcool gras éthoxylé (agent mouillant) 2,5% - phényléthylphénol éthoxylé (agent dispersant) 5%

- craie (support inerte) 42,5%

Exemple PM 2 : - matière active 10%

- alcool synthétique oxo de type ramifié, en C13 éthoxylé par 8 à 10 oxyde d'éthylène

(agent mouillant) 0,75%

- lignosulfonate de calcium neutre (agent dispersant) 12%

- carbonate de calcium (charge inerte) q.s.p. 100

Exemple PM 3 : Cette poudre mouillable contient les mêmes ingrédients que dans l'exemple précédent, dans les proportions ci-après :

- matière active 75%

- agent mouillant 1,50%

- agent dispersant 8% - carbonate de calcium (charge inerte) q.s.p. 100%

Exemple PM 4 :

- matière active 90%

- alcool gras éthoxylé (agent mouillant) 4% - phényléthylphénol éthoxylé (agent dispersant) 6%

Exemple PM :

- matière active 50%

- mélange de tensio-actifs anioniques et non ioniques (agent mouillant) 2,5%

- lignosulfonate de sodium (agent dispersant) 5%

- argile kaolinique (support inerte) 42,5%

Les dispersions et emulsions aqueuses, par exemple les compositions obtenues en diluant à l'aide d'eau une poudre mouillable ou un concentré émulsionnable selon l'invention, sont comprises dans le cadre général de la présente invention. Les emulsions peuvent être du type eau-dans-1' huile ou huile-dans-1'eau et elles peuvent avoir une consistance épaisse comme celle d'une "mayonnaise". Les composés selon l'invention peuvent être formulés sous la forme de granulés dispersibles dans l'eau également compris dans le cadre de l'invention.

Ces granulés dispersibles, de densité apparente généralement comprise entre environ 0,3 et 0,6 ont une dimension de particules généralement comprise entre environ 150 et 2000 et de préférence entre 300 et 1500 microns. La teneur en matière active de ces granulés est généralement comprise entre environ 1 % et 90 %, et de préférence entre 25 % et 90 %.

Le reste du granulé est essentiellement composé d'une charge solide et éventuellement d'adjuvants tensio-actifs conférant au granulé des propriétés de dispersibilité dans l'eau. Ces granulés peuvent être essentiellement de deux types distincts selon que la charge retenue est soluble ou non dans l'eau.

Lorsque la charge est hydrosoluble, elle peut être minérale ou, de préférence, organique. On a obtenu d'excellents résultats avec l'urée. Dans le cas d'une charge insoluble, celle-ci est de préférence minérale, comme par exemple le kaolin ou la bentonite. Elle est alors avantageusement accompagnée d'agents tensio-actifs (à raison de 2 à 20 % en poids du granulé) dont plus de la moitié

est, par exemple, consumée par au moins un agent dispersant, essentiellement anionique, tel qu'un polynaphtalène sulfonate alcalin ou alcalino terreux ou un lignosulfonate alcalin ou alcalino-terreux, le reste étant constitué par des mouillants non ioniques ou anioniques tel qu'un alcoyl naphtalène sulfonate alcalin ou alcalino-terreux.

Par ailleurs, bien que cela ne soit pas indispensable, on peut ajouter d'autres adjuvants tels que des agents anti-mousse.

Le granulé selon l'invention peut être préparé par mélange des ingrédients nécessaires puis granulation selon plusieurs techniques en soi connues (drageoir, lit fluide, atomiseur, extrusion, etc...). On termine généralement par un concassage suivi d'un tamisage à la dimension de particule choisie dans les limites mentionnées ci-dessus. On peut encore utilisé des granulés obtenus comme précédemment puis imprégnés avec une composition contenant la matière active. De préférence, il est obtenu par extrusion, en opér nt comme indiqué dans les exemples ci-après.

Exemple GDI : Granulés dispersibles

Dans un mélangeur, on mélange 90 % en poids de matière active et 10 % d'urée en perles. Le mélange est ensuite broyé dans un broyeur à broches. On obtient une poudre que l'on humidifie avec environ 8 % en poids d'eau. La poudre humide est extrudée dans une extrudeuse à rouleau perforé. On obtient un granulé qui est séché, puis concassé et tamisé, de façon à ne garder respectivement que les granulés d'une dimension comprise entre 150 et 2000 microns.

Exemple GD2 : Granulés dispersibles

Dans un mélangeur, on mélange les constituants suivants :

- matière active 75% - agent mouillant (alkylnaphtalène sulfonate de sodium) 2%

- agent dispersant (polynaphtalène sulfonate de sodium) 8%

- charge inerte insoluble dans l'eau (kaolin) 15%

Ce mélange est granulé en lit fluide, en présence d'eau, puis séché, concassé et tamisé de manière à obtenir des granulés de dimension comprise entre 0,15 et 0,80 mm.

Ces granulés peuvent être utilisés seuls, en solution ou dispersion dans de l'eau de mamère à obtenir la dose cherchée. Ils peuvent aussi être utilisés pour préparer des associations avec d'autres matières actives, notamment fongicides, ces dernières étant sous la forme de poudres mouillables, ou de granulés ou suspensions aqueuses.

En ce qui concerne les compositions adaptées au stockage et au transport, elles contiennent plus avantageusement de 0,5 à 95 % (en poids) de substance active.