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Patent Searching and Data


Title:
GAS-FILLED SPARK GAP
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2015/110641
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a gas-filled spark gap, which includes an insulating shell (6) with a hollow cylindrical shape defining an inner recess (11), two sealing cups (25) mounted sealingly on the insulating shell, two integral metal electrodes (12), each electrode including a main body (14) extended by a connection bar (8), an end surface opposite the connection bar of the electrodes defining an air gap (23) separating the two electrodes in the inner recess, the connection bars of the two electrodes each passing through a through-hole in one of the cups, the cups being sealingly mounted on the electrodes, an inert gas being captured in the inner recess.

Inventors:
GUICHARD, François (8 rue de Courty, Paris, F-75007, FR)
GANNAC, Yves (11 rue passe demoiselles, Reims, F-51100, FR)
LAPAUW, Vincent (17 Allée Charles Perrault, Reims, F-51100, FR)
Application Number:
EP2015/051516
Publication Date:
July 30, 2015
Filing Date:
January 26, 2015
Export Citation:
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Assignee:
CITEL (2 rue Troyon, Sèvres, F-92310, FR)
International Classes:
H01T4/12
Foreign References:
JPH0864335A1996-03-08
GB1389142A1975-04-03
JPS61281489A1986-12-11
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
THIBAUD, Jean-Baptiste (Loyer & Abello, 9 Rue Anatole de la Forge, Paris, F-75017, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Eclateur à gaz comportant :

une enveloppe (6) isolante de forme cylindrique creuse ouverte à deux extrémités opposées délimitant un logement interne (11 ) de l'éclateur à gaz,

- deux coupelles d'étanchéité (25) métalliques montées de manière étanche sur l'enveloppe isolante respectivement aux deux extrémités opposées de cette enveloppe isolante pour sceller de manière étanche les ouvertures de l'enveloppe isolante, chaque coupelle comportant un orifice traversant (29),

- deux électrodes métalliques monoblocs (12), chaque électrode comportant un corps principal (14) prolongé par une barre externe (8) de connexion, le corps principal de chaque électrode étant logé dans le logement interne de l'enveloppe isolante, chaque électrode comportant une surface d'extrémité opposée à la barre de connexion, les surfaces d'extrémité des deux électrodes délimitant entre elles un entrefer séparant les corps principaux des deux électrodes dans le logement interne, les barres externes des électrodes traversant chacune l'orifice traversant d'une des coupelles, les coupelles étant montées de manière étanche sur les électrodes pour fermer le logement interne de manière étanche au gaz, les barres externes faisant saillie à l'extérieur de l'enveloppe isolante au-delà des coupelles, et

un gaz inerte emprisonné dans l'espace interne de l'enveloppe isolante à une pression prédéterminée.

dans lequel une portion périphérique (15) de la surface d'extrémité de chacune des électrodes présente un angle (9) avec une face interne de l'enveloppe isolante, ledit angle étant incliné en direction de l'une des électrodes de manière à défléchir des projections de matière en direction de ladite électrode.

2. Eclateur à gaz selon la revendication 1 , dans lequel les coupelles sont réalisées dans un matériau ayant un coefficient de dilatation dont la différence avec le coefficient de dilatation du matériau de l'enveloppe isolante est inférieur à 2*10"6 K~1, de préférence inférieure ou égale à 1*10"6 K"1.

3. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 2, dans lequel le gaz emprisonné dans l'enveloppe isolante est choisi dans le groupe constitué de l'azote, de l'argon, du néon, de l'hydrogène, de l'hélium, des gaz rares, et des mélanges de ces gaz.

4. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel les électrodes sont faites d'un métal choisi dans le groupe constitué du cuivre, du tungstène, du Fer et de leurs alliages.

5. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel une partie des barres externes faisant saillie à l'extérieur de l'enveloppe isolante au- delà des coupelles est filetée.

6. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel les extrémités ouvertes de l'enveloppe isolante comportent une couche de molybdène-manganèse recouverte d'une couche de nickel, l'étanchéité entre les coupelles et l'enveloppe isolante étant réalisée par brasure.

7. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel les coupelles sont réalisées dans un alliage de Fer et de Nickel.

8. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel l'étanchéité entre les coupelles et les électrodes est réalisée par brasure Ag-Cu.

9. Eclateur à gaz selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel, à température ambiante, l'orifice traversant d'une coupelle présente un diamètre interne supérieur au diamètre externe de la barre externe qui ménage un jeu de dilatation pour permettre une dilatation thermique de la barre externe plus élevée que la dilatation thermique de la coupelle.

Description:
ECLATEUR À GAZ

Domaine technique

L'invention se rapporte au domaine des éclateurs à gaz pour la protection contre les surtensions de tous types de circuit électrique, comme par exemple les circuits pour le transport d'énergie à très haute puissance, ou comme les équipements de protection destinés aux installations photovoltaïques ou aux hautes tensions. La présente invention se rapporte plus particulièrement au domaine des éclateurs à gaz rare utilisés pour réaliser la protection des circuits contre les surtensions provoquées entre autres par la foudre.

Arrière-pian technologique

Tout réseau électrique ou de transmission de données peut être soumis à des surtensions passagères dans de nombreux cas. Ces surtensions passagères peuvent avoir diverses causes, comme par exemple la foudre, la chute des fils de réseaux électriques ayant des tensions différentes ou des perturbations industrielles, etc.. Ces réseaux ne sont pas prévus pour supporter ces surtensions passagères. Il est donc nécessaire de les protéger en installant en amont du réseau un dispositif de protection adapté.

De tels dispositifs de protection du réseau électrique sont normalement constitués d'éclateurs à gaz rare. Un éclateur à gaz est un composant électrique qui, en fonctionnement normal du réseau électrique, c'est-à-dire en l'absence de surtension, présente normalement une résistance d'isolement très élevée, pouvant être considérée comme quasiment infinie. Lorsqu'il est soumis à une surtension passagère, dont la valeur dépasse un certain seuil appelé tension d'amorçage de l'éclateur, l'éclateur à gaz s'amorce brusquement et devient conducteur avec une impédance très faible. L'éclateur à gaz est alors assimilable à un court-circuit permettant ainsi de dériver à la terre un fort courant de décharge correspondant à la surtension passagère. Il est ainsi possible de protéger les circuits électriques situés en aval de l'éclateur contre des surtensions passagères, le courant correspondant à la surtension passagère étant évacué par l'éclateur à gaz vers la terre. Résumé

Selon un mode de réalisation, l'invention fournit un éclateur à gaz convenant pour réaliser un dispositif de protection de circuit électrique. L'éclateur à gaz comporte :

une enveloppe isolante de forme cylindrique creuse ouverte à deux extrémités opposées. Cette enveloppe isolante est en matière très isolante et résistante aux très hautes températures de l'arc électrique, par exemple en céramique. Elle délimite le logement interne de l'éclateur à gaz,

- deux coupelles d'étanchéité montées de manière étanche sur l'enveloppe isolante respectivement aux deux extrémités opposées de l'enveloppe isolante afin de sceller de manière étanche les ouvertures de l'enveloppe isolante. Cependant chaque coupelle comporte un orifice traversant.

- deux électrodes métalliques monoblocs. Chaque électrode comporte un corps principal prolongé par une barre externe de connexion. Le corps principal de chaque électrode est logé dans le logement interne de l'enveloppe isolante. Chaque électrode comporte une surface d'extrémité opposée à la barre de connexion, les surfaces d'extrémité des deux électrodes délimitant entre elles un entrefer séparant les corps principaux des deux électrodes dans le logement interne. Ces barres externes des électrodes traversent chacune l'orifice traversant d'une des coupelles, les coupelles étant montées de manière étanche sur les électrodes pour fermer le logement interne de manière étanche au gaz. Les barres externes font saillie à l'extérieur de l'enveloppe isolante au-delà des coupelles.

un gaz inerte est emprisonné dans le logement interne de l'éclateur à gaz, y compris dans l'entrefer. De préférence, ce gaz est emprisonné à une pression prédéterminée. Selon des modes de réalisation, un tel éclateur à gaz peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes.

Selon un mode de réalisation, une portion périphérique de la surface d'extrémité de chacune des électrodes présente un angle avec une face interne de l'enveloppe isolante, ledit angle étant incliné en direction de l'une des électrodes de manière à défléchir des projections de matière en direction de ladite électrode.

Selon un mode de réalisation, les coupelles sont réalisées dans un matériau ayant un coefficient de dilatation extrêmement voisin du coefficient de dilatation du matériau isolant de l'enveloppe externe. La différence de coefficient de dilatation entre le matériau des coupelles et le matériau de l'enveloppe isolante est par exemple inférieure à 2 * 10 "6 par Kelvin (K "1 ) et de préférence inférieure ou égale à 1*1 fJ 6 K- 1 .

Selon un mode de réalisation, les surfaces d'extrémités d'une première des électrodes comporte un renfoncement et la surface d'extrémité de la seconde électrode comporte une saillie.

Selon un mode de réalisation, les surfaces d'extrémité des électrodes comportent des surfaces de formes complémentaires.

Le gaz emprisonné dans l'enveloppe isolante peut être choisi parmi les gaz rares, ou les gaz non actifs chimiquement. Dans un mode de réalisation particulier, le gaz emprisonné dans l'enveloppe isolante est choisi dans le groupe constitué, de l'azote, de l'argon, du néon, de l'hydrogène, de l'hélium, des gaz rares, et des mélanges de ces gaz.

Les électrodes peuvent être faites en de nombreux métaux. Dans un mode de réalisation particulier, les électrodes peuvent être faites d'un métal choisi dans le groupe constitué du cuivre du tungstène, du fer, de leurs alliages, ou autres suivant les impératifs techniques.

Selon un mode de réalisation, une partie des barres externes faisant saillie à l'extérieur de l'enveloppe isolante au-delà des coupelles est filetée.

Selon un mode de réalisation, une partie non filetée des barres externes faisant saillie à l'extérieur de l'enveloppe isolante au-delà des coupelles présente un méplat de blocage en rotation. Selon un mode de réalisation, les extrémités ouvertes de l'enveloppe isolante comportent par exemple une couche de moly-manganèse, aussi connu sous le nom de molybdène-manganèse, recouverte d'une couche de nickel, l'étanchéité entre les coupelles et l'enveloppe isolante étant réalisée par brasure.

Selon un mode de réalisation, les coupelles sont réalisées dans un alliage de Fer et de Nickel.

Selon un mode de réalisation, l'étanchéité entre les coupelles et les électrodes est réalisée par brasure Ag-Cu.

Selon un mode de réalisation, à température ambiante, l'orifice traversant d'une coupelle présente un diamètre interne supérieur au diamètre externe de la barre externe qui ménage un jeu de dilatation pour permettre une dilatation thermique de la barre externe plus élevée que la dilatation thermique de la coupelle.

Certains aspects de l'invention partent de l'idée d'assurer une meilleure dissipation de la chaleur dans l'éclateur à gaz lors d'une surtension. Un aspect de l'invention part de l'idée de dissiper la chaleur produite lors d'une impulsion de très forte intensité grâce à l'utilisation d'une électrode qui s'étend de manière monobloc jusqu'à l'extérieur de l'enveloppe à travers la coupelle d'étanchéité ce qui évite les barrières thermiques liées aux interfaces entre plusieurs pièces métalliques.

Un autre aspect de l'invention est de localiser l'accumulation de projections des atomes de métal, provoquée par les très forts courants électriques traversant l'éclateur. Cette localisation sur une moitié de l'éclateur permet que l'autre moitié de la superficie interne de l'enveloppe externe cylindrique creuse soit épargnée par ces projections. Un résultat important de cette localisation est de conserver intacte les caractéristiques isolantes entre les deux barres de connexion de l'éclateur.

Un autre aspect de l'invention est d'éviter la dégradation de l'enveloppe isolante. Une idée de l'invention est de limiter les efforts réciproques en contraction/dilatation entre les coupelles et l'enveloppe isolante.

Brève description des figures L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description suivante de plusieurs modes de réalisation particuliers de l'invention, donnés uniquement à titre illustratif et non limitatif, en référence aux dessins annexés.

- La figure 1 est une représentation schématique d'un réseau électrique comportant un dispositif de protection de réseau électrique;

- Les figures 2A et 2B sont des vues schématiques de l'éclateur à gaz de protection de réseau selon un premier mode de réalisation respectivement en perspective schématique et en coupe longitudinale ;

- La figure 3 est une vue en coupe de l'éclateur à gaz selon un deuxième mode de réalisation dans lequel l'entrefer permet de localiser les projections d'ions métalliques vers une partie de l'enveloppe externe afin de prolonger considérablement la vie de l'éclateur.

Description détaillée de modes de réalisation

En référence à la figure 1 , une ligne électrique à protéger 1 est relié par un dispositif de protection 4 à une autre ligne électrique 3, par exemple une liaison de mise à la terre.

La ligne électrique 1 appartient, par exemple, à un réseau pour le transport d'énergie à très haute puissance destiné à l'utilisation de dispositifs photovoltaïques, un réseau à haute tension, un réseau de télécommunication, un réseau à moyenne tension ou encore un réseau à basse tension. La ligne électrique 1 transporte une tension alternative ou continue.

Certains événements peuvent entraîner de fortes surtensions transitoires sur la ligne électrique 1 , cette surtension transitoire prenant la forme d'une brusque augmentation de la tension ou de l'intensité du courant électrique sur un bref instant. Une telle augmentation de la tension ou de l'intensité du courant peut entraîner de très nombreux dégâts tant aux dispositifs alimentés par la ligne 1 qu'au réseau électrique lui-même.

Un dispositif de protection 4 prend par exemple la forme d'un éclateur à gaz 4. L'éclateur à gaz 4 est ainsi raccordé d'une part à une ligne électrique 1 et, d'autre part, raccordée à une ligne de terre ou une autre ligne de décharge, par exemple tout autre ligne électrique du réseau.

En l'absence de surtension transitoire, l'éclateur à gaz 4 présente une résistance d'isolement très élevée, considérée comme quasiment infinie. Lorsqu'il est soumis à des surtensions transitoires, dont la valeur dépasse un certain seuil (tension d'amorçage de l'éclateur à gaz 4), l'éclateur à gaz 4 s'amorce brusquement et devient conducteur avec une résistance très faible, assimilable à un court-circuit dérivant à la ligne de terre 3 un fort courant de décharge. La tension d'amorçage choisie est, bien entendu, un peu supérieure à la tension normale de fonctionnement de la ligne électrique 1 à protéger. Un tel éclateur à gaz selon l'invention présente par exemple une tenue en courant de choc de 100 kA, 10/350is. L'activation de l'éclateur à gaz 4 permet de détourner de la ligne 1 l'onde de choc vers la ligne de terre 3 sans créer de dégâts dans le réseau électrique protégé.

La figure 2A représente une vue en perspective d'un éclateur à gaz 4 selon un premier mode de réalisation de l'invention. L'éclateur à gaz 4 se présente principalement sous la forme d'un cylindre 6 en matériau isolant, généralement en céramique.

Deux extrémités opposées de l'éclateur à gaz 4 présentent un plot de connexion 8 afin de raccorder l'éclateur à gaz 4 respectivement à la ligne électrique 1 et à la ligne de décharge 3. Le raccordement entre les plots 8 respectivement la ligne électrique 1 et la terre 3 est réalisé de toute manière adaptée, par exemple à l'aide d'un câblage comportant des cosses métalliques (non représentée) maintenues sur l'éclateur à gaz 4 à l'aide d'écrous (non représentés). Avantageusement, les plots 8 comportent des méplats de blocages afin de maintenir le plot 8 à l'aide d'une clé lors du vissage de l'écrou.

La figure 2B représente une vue en coupe de l'éclateur de la figure 2A. Le cylindre en céramique 6 est creux et forme un logement interne 1 1 pour deux électrodes 12.

Chaque électrode 12 comporte un corps principal 14 logé dans une partie respective du logement interne 1 1 du cylindre en céramique 6 représentant sensiblement la moitié du logement interne 1 1 . Le corps principal 14 des électrodes 12 est de forme cylindrique. Le cylindre en céramique 6 et le corps principal 14 des électrodes 12 sont coaxiaux. Une première extrémité 16 des électrodes 12 forme les plots de connexion 8 faisant saillie dans des directions opposées hors du cylindre en céramique 6. Les plots 8 sont de forme générale cylindrique et coaxiaux avec le corps principal 14. Les plots 8 comportent une partie opposée au corps principal 14 munie d'un filetage destiné à coopérer avec les écrous et une partie jointive du corps principal 14 comportant les méplats de blocage susmentionnés.

Les plots 8 sont formés d'un seul tenant avec les corps principaux 14 des électrodes 12. L'utilisation d'électrodes 12 monobloc évite les barrières thermiques liées aux interfaces entre plusieurs pièces métalliques. La chaleur produite lors d'une impulsion de forte intensité est ainsi rapidement et facilement dissipée.

Dans le logement interne 11 , les corps principaux 14 des électrodes 12 sont séparés par un espace interne 23 appelé entrefer 23. La distance séparant les corps principaux 14 des électrodes 12 permet de définir la tension d'amorçage à laquelle l'éclateur à gaz 4 est activé, c'est-à-dire à partir de quelle intensité de courant l'éclateur à gaz 4 détourne ledit courant directement vers la ligne de terre 3. Au-delà d'une certaine valeur de tension au niveau de l'électrode 12, un amorçage se produit et un courant s'établit entre les électrodes 12 en formant un arc électrique, symboliquement représenté au chiffre 24, déviant ledit courant de la ligne électrique 1 protégée par l'éclateur à gaz 4.

Afin de limiter le courant de suite, un gaz inerte est emprisonné dans le cylindre en céramique 6, y compris dans l'entrefer 23. Un tel gaz inerte est par exemple de l'argon, du néon, de l'azote, de l'hydrogène, de l'hélium, un mélange de ces gaz ou autre permettant d'arrêter ou de limiter le temps de maintien de l'arc électrique 24 entre les électrodes 12. Ce gaz inerte est conservé dans l'éclateur à gaz 4 en dépression, par exemple de l'ordre de 0,5 bar. Cette dépression influe sur la tension d'amorçage de l'éclateur à gaz. Le gaz peut être emprisonné dans l'éclateur à gaz à différentes pressions, selon la tension d'amorçage souhaitée pour l'éclateur à gaz.

Afin d'assurer l'emprisonnement du gaz inerte dans l'éclateur à gaz 4, le logement interne 11 est étanchéifié. L'étanchéité du logement interne 11 est réalisée par deux coupelles 25 montées de manière étanche sur les extrémités ouvertes du cylindre en céramique 6.

Les coupelles 25 présentent avantageusement une forme de contour identique à la base du cylindre en céramique 6. Chaque coupelle 25 se développe dans un plan parallèle à la base du cylindre en céramique 6. La coupelle 25 comporte un orifice traversant 29 de dimensions supérieures aux dimensions du plot 8.

Tout moyen adapté peut être utilisé pour assurer l'étanchéité entre les coupelles 25 et le cylindre en céramique 6. Par exemple, une couche de molybdène-manganèse peut être utilisée pour recouvrir une tranche 30 des extrémités du cylindre en céramique 6, cette couche molybdène-manganèse étant elle-même recouverte d'une couche de nickel. L'étanchéité entre les coupelles 25 et le cylindre en céramique 6 est par exemple réalisée par brasure entre les coupelles 25 métalliques et la couche de nickel.

Il est également nécessaire d'assurer l'étanchéité entre les électrodes 12 et les coupelles 25. Les électrodes 12 et les coupelles 25 étant en métal, l'étanchéité entre les électrodes 12 et les coupelles 25 peut être réalisée par tout moyen connu tel que par brasure, soudure laser, collage thermorésistant ou tout autre méthode adaptée.

Afin d'améliorer l'amorçage de l'éclateur à gaz 4, la surface interne 31 du cylindre en céramique 6 comporte une pluralité de traits en graphites 32. Ces traits en graphite 32 sont répartis de manière régulière autour des corps principaux 14 des électrodes 12 parallèlement à l'axe 22 du cylindre en céramique 6. Les traits en graphites 32 ne s'étendent pas sur toute la longueur du cylindre en céramique 6, selon l'axe 22 du cylindre en céramique 6. Par exemple, dans le cadre d'un éclateur à gaz 4 de 50 mm de longueur et de 31 ,5 mm de diamètre, pour un cylindre en céramique 6 de 28 mm de longueur, les extrémités 33 des traits en graphite 32 sont distantes d'environ 1.6mm des tranches 30 des extrémités du cylindre en céramique 6.

Les électrodes 12 sont fabriquées habituellement en Cuivre, dans un alliage de Cuivre et de Tungstène ou tout autre métal ou alliage adapté.

Le matériau utilisé pour les coupelles 25 présente avantageusement le même coefficient de dilatation, ou un coefficient de dilatation très proche du coefficient de dilatation d'un cylindre en céramique 6. Les coupelles sont par exemple réalisées dans un alliage de Fer et de Nickel. Ainsi, les coupelles 25 et le cylindre en céramique 6 se dilatent et se contractent de manière analogue de sorte que les efforts qu'ils exercent l'un sur l'autre en contraction/dilatation ne risquent pas de détériorer le cylindre en céramique 6.

Le procédé de fabrication d'un tel éclateur à gaz est le suivant :

Dans un premier temps, les coupelles 25 sont montées sur les électrodes 12, les plots 8 des électrodes 12 étant enfilés dans les passages 29 des coupelles 25 jusqu'au contact entre une face interne 34 des coupelles 25 et une face externe 35 des corps principaux 14 des électrodes 12 ;

Dans une seconde étape, un premier cycle thermique permet de réaliser la solidarisation de manière étanche entre les coupelles 25 et les électrodes 2.

Les deux ensembles formés par les électrodes 12 et les coupelles 25 sont ensuite montés dans le cylindre en céramique 6 de manière à ce que la face interne 34 des coupelles 25 soit en contact avec la tranche 30 des extrémités respectives du cylindre en céramique 6.

L'ensemble ainsi formé est positionné dans un four à atmosphère contrôlée. Lors d'un second cycle thermique le gaz destiné à être emprisonné dans l'éclateur à gaz 4 est injecté dans le four. Tant que l'étanchéité entre les coupelles 25 et le cylindre en céramique 6 n'a pas encore été réalisée, le logement interne 11 n'est pas étanche et le gaz présent dans le four à atmosphère contrôlée s'introduit dans le logement interne 11. En fin de cycle, à température plus élevée, l'étanchéité entre les coupelles 25 et le cylindre en céramique 6 est réalisée par fusion de la brasure.

Les brasures entre les coupelles 25 et les électrodes 12 présentent peu de risques de ruptures, les coupelles 25 et les électrodes 12 étant faites en métal. Il est cependant nécessaire de prévoir un passage 29 des coupelles 25 ayant un diamètre suffisamment grand pour contenir les plots 8 des électrodes 12 à la fois dans leur état contracté, i.e. à température ambiante, et dans leur état dilaté, i.e. à la température de la réalisation de la brasure. L'étanchéité entre les coupelles 25 et les électrodes 12 peut être réalisée en tout point de contact entre les coupelles 25 et les électrodes 12 entre la face interne 34 des coupelles 25 et la face externe 35 des corps principaux 14 des électrodes 12. Dans un mode de réalisation, le cylindre en céramique est réalisé en alumine présentant un coefficient de dilatation entre 8 * 10 "6 K "1 et 9 * 10 "6 K "1 , les coupelles sont réalisées en alliage de Fer et de Nickel présentant un coefficient de dilatation de 9 * 10 "6 K "1 , et les électrodes sont réalisées en cuivre présentant un coefficient de dilatation supérieur à 17*10 "6 K "1 . On a donc une différence de coefficient de dilatation entre les coupelles et le cylindre en céramique inférieure à 1 * 10 "6 K "1 évitant ainsi une dégradation du cylindre en céramique 6 lors du second cycle de cuisson. En outre, l'orifice 29 des coupelles présente, à température ambiante, un diamètre par exemple de l'ordre de 12 mm et les plots 8 des électrodes 12 présentent par exemple un diamètre externe de l'ordre de 10.8mm, évitant ainsi la génération d'efforts trop important entre les coupelles 25 et les électrodes 12 lors de la cuisson pour réaliser les brasures.

La figure 3 représente une variante de réalisation dans laquelle les électrodes 12 délimitent l'entrefer 23 selon une forme spécifique. Plus particulièrement, la face interne 36 d'une première électrode 12 et la face interne 26 d'une seconde électrode 12 présentent une forme tronconique inclinée vers la seconde électrode 12.

Ainsi, Des zones périphériques 15 des faces internes 36 et 26 des électrodes 12 se développent parallèlement et selon un angle 9 incliné par rapport à la face interne 31 du cylindre en céramique 6. Cet angle 9 permet d'orienter les projections d'ions de métal lors de l'amorçage de l'éclateur à gaz 4. Cette orientation des projections limite les zones atteintes par les projections d'ions de métal sur la face interne 31 du cylindre en céramique 6 à une zone d'impact située en vis-à-vis d'une seule électrode, limitant les endroits du cylindre en céramique 6 dont la propriété d'isolation électrique est dégradée. Ainsi, le cylindre en céramique 6 conserve son intégrité et ses capacités isolantes grâce à l'orientation des extrémités périphérique 15 qui a l'effet d'orienter les projections de métal vers une seule des deux électrodes.

En variante, d'autres matériaux isolants que les céramiques peuvent être employés pour le cylindre isolant 6. Un éclateur à gaz tel que décrit ci-dessus peut être utilisé dans tout type de circuit électrique.

Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec plusieurs modes de réalisation particuliers, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci entrent dans le cadre de l'invention.

L'usage du verbe « comporter », « comprendre » ou « inclure » et de ses formes conjuguées n'exclut pas la présence d'autres éléments ou d'autres étapes que ceux énoncés dans une revendication. L'usage de l'article indéfini « un » ou « une » pour un élément ou une étape n'exclut pas, sauf mention contraire, la présence d'une pluralité de tels éléments ou étapes.

Dans les revendications, tout signe de référence entre parenthèses ne saurait être interprété comme une limitation de la revendication.