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Title:
ILLUMINATING LAMINATED GLAZING INCLUDING LIGHT-EMITTING DIODES AND PRODUCTION THEREOF
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2012/028820
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to illuminating laminated glazing (100) including light-emitting diodes and comprising a first glass pane (1); a second glass pane (2); a first laminating interlayer (3); at least one group of light-emitting diodes (5) optically coupled to the edge (13) of the laminated glazing; and a printed diffusing layer (4), of given area, defined by edges (40) and placed between the first laminating interlayer (3) and one of the glass panes, so as to form a first illuminating area (41). The diffusing layer (4) is a porous layer of ink deposited by inkjet and thus forming a plurality of spaced-apart submillimetric protrusions (14), and the porosity thereof can be observed under an optical microscope with a magnification of 20. The diffusing layer (4) is encapsulated in plastic (3). The invention also relates to the production method thereof.

Inventors:
MONTGERMONT, Aude (12 rue de Châteaudun, Paris, F-75009, FR)
RELOT, Emmanuelle (10/12 rue Française, Paris, F-75002, FR)
SWIDERSKI, Christophe (16 rue des Caquettes, Amigny Rouy, F-02700, FR)
ZHANG, Jingwei (38 rue des Ruelles, Massy, F-91300, FR)
Application Number:
FR2011/051986
Publication Date:
March 08, 2012
Filing Date:
August 30, 2011
Export Citation:
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Assignee:
SAINT-GOBAIN GLASS FRANCE (18 avenue d'Alsace, Courbevoie, F-92400, FR)
MONTGERMONT, Aude (12 rue de Châteaudun, Paris, F-75009, FR)
RELOT, Emmanuelle (10/12 rue Française, Paris, F-75002, FR)
SWIDERSKI, Christophe (16 rue des Caquettes, Amigny Rouy, F-02700, FR)
ZHANG, Jingwei (38 rue des Ruelles, Massy, F-91300, FR)
International Classes:
B32B17/10; B41M5/00; C03C27/12; F21V33/00
Domestic Patent References:
WO2004011271A1
WO2006050536A2
WO2004025334A2
Foreign References:
US20040040228A1
EP0478836A1
US20050271865A1
US20050285920A1
DE202009003605U1
EP1671804A1
EP0478836A1
US20080233371A1
US20080233279A1
US20050196560A1
Attorney, Agent or Firm:
SAINT-GOBAIN RECHERCHE (39 quai Lucien Lefranc, Aubervilliers, F-93300, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) avec un chant (13), le vitrage comportant :

un premier élément verrier (1 ), en verre minéral, avec des première et deuxième faces principales (1 1 , 12),

un deuxième élément verrier (2), en verre minéral, avec une face principale en regard de la première face, dite troisième face (21 ), et une autre face principale, dite quatrième face (22),

un premier intercalaire de feuilletage (3, 31 ) lié à la première face (1 1 ) et en une première matière plastique dite première matière de feuilletage, au moins un groupe de diodes électroluminescentes (5), couplées optiquement au chant (13) du vitrage feuilleté pour un guidage dans au moins une fraction d'épaisseur du vitrage feuilleté de la lumière émise par les diodes,

une couche diffusante (4) imprimée, de surface donnée (41 ) délimitée par des bords (40), agencée entre le premier intercalaire de feuilletage (3) et la troisième face (21 ), couche en une matière dite diffusante, pour extraire, après guidage, la lumière des diodes et former ainsi une première zone éclairante (41 , 41 ', 43, 43') associée au premier élément verrier (1 ) ou au deuxième élément verrier (2),

caractérisé en ce que la couche diffusante (4) est une couche d'encre poreuse, déposée par jet d'encre et formant ainsi une pluralité de plots submillimétriques (14) espacés entre eux, la porosité (14') étant observable au microscope optique avec un grossissement de 20,

et en ce que la couche diffusante (4) est encapsulée dans de la matière plastique (3).

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la dimension latérale des plots (14) qui est la dimension minimale des plots, est inférieure à 300 μηη, notamment inférieure ou égale 100 μηι.

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le bord (40) de la couche diffusante (4) forme une ligne présentant une ondulation locale de période inférieure à 300 μηη, de préférence inférieure ou égale à 150 μηι. Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la matière plastique d'encapsulation couvrant la couche diffusante, voire formant support de la couche diffusante, est choisie en la première matière de feuilletage (3).

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon la revendication précédente caractérisé en ce que la matière plastique d'encapsulation (3) couvrant la couche diffusante (4) est choisie parmi le copolymère éthylène/acétate de vinyle, le polyvinyl butyral et le polyuréthane.

Vitrage feuilleté éclairant (100, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la matière plastique d'encapsulation couvrant la couche diffusante et formant support de la couche diffusante est choisie parmi le copolymère éthylène/acétate de vinyle, le polyvinyl butyral et le polyuréthane. Vitrage feuilleté éclairant (200) selon la revendication précédente caractérisé en ce que la couche diffusante (4) est déposée sur une matière plastique additionnelle, notamment un film plastique, entre le premier intercalaire de feuilletage (3) et un deuxième intercalaire de feuilletage (3') lié à la troisième face (21 ) et en une matière plastique dite deuxième matière de feuilletage, de préférence de même nature que la première matière de feuilletage, notamment en copolymère éthylène/acétate de vinyle, en polyvinyl butyral ou en polyuréthane.

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'encre est organique, notamment à base d'acrylate, de polyester.

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'encre est blanche.

10. Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la densité d'impression de l'encre blanche est comprise entre 5% et 40% en incluant ces valeurs, de préférence entre 8% et 12% en incluant ces valeurs.

1 1 . Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la première zone éclairante (41 ) est associée à l'un des premier ou deuxième éléments verriers (1 ) et le vitrage comprend une deuxième zone éclairante (41 ') associée à l'autre des premier ou deuxième éléments verriers (2), deuxième zone éclairante (41 ') en regard de la couche diffusante (4). Vitrage feuilleté lumineux (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la première zone éclairante couvre partiellement la surface de l'un des premier ou deuxième éléments verriers (1 ,2), dit élément verrier d'éclairage, laissant ainsi au moins une première zone sombre c'est-à-dire non lumineuse, sur ledit élément verrier d'éclairage, zone qui est choisie parmi une zone transparente, une zone décorative (92) par un revêtement opaque et/ou coloré ou encore une zone miroir formé par une argenture (9) couverte par une peinture de protection à l'oxydation, argenture déposée sur la face externe de l'autre des premier ou deuxième éléments verriers (1 ), qui est la deuxième face (12) ou la quatrième face.

Vitrage feuilleté éclairant (200, 300) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comprend un deuxième groupe de diodes dans une deuxième zone de chant, notamment en regard de la première zone de chant, et de préférence une deuxième zone éclairante, notamment périphérique et plus proche du deuxième groupe de diodes que du premier groupe de diodes, et la première zone éclairante, notamment périphérique et plus proche du premier groupe de diodes que du deuxième groupe de diodes.

Vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il forme un éclairage décoratif, éclairage architectural, éclairage de signalisation.

Application du vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes de vitrage :

à un vitrage de bâtiment, comme une façade éclairante, une fenêtre éclairante, un plafonnier, une dalle de sol ou murale éclairante, une porte vitrée éclairante, une cloison éclairante, une marche d'escalier, une rambarde d'escalier, une porte

à un véhicule de transport, comme vitre latérale éclairante ou un toit vitré éclairant ou une fenêtre éclairante, une porte vitrée éclairante, notamment de transport en commun, train, métro, tramway, bus, de véhicule aquatique ou aérien,

à l'éclairage routier ou urbain,

à un vitrage de mobilier urbain, comme une partie vitrée éclairante d'abribus, de balustrade, de présentoir, d'une vitrine, à un élément d'étagère, d'une serre, à un vitrage d'ameublement intérieur, comme une paroi éclairante de salle de bains, un miroir éclairant, à une partie vitrée éclairante d'un meuble, un garde corps,

à une vitrine,

- à une partie vitrée, notamment porte, étagère vitrée, couvercle, d'équipement réfrigéré domestique ou professionnel.

16. Procédé de fabrication du vitrage feuilleté éclairant (100, 200, 300, 400) selon l'une des revendications précédentes de vitrage comprenant :

la fourniture des premier et deuxième éléments verriers, d'une première feuille plastique en la première matière de feuilletage avec une face dite de liaison à lier à la première face,

la fourniture d'une couche diffusante en ladite encre déposée par jet d'encre sur la première feuille plastique ou sur le film additionnel placé du côté opposé à la face dite de liaison,

- la fourniture d'une autre feuille plastique en une matière intercalaire de feuilletage avec une face dite de feuilletage à lier à la troisième face et une face opposée dite de protection couvrant la couche diffusante,

le feuilletage encapsulant ainsi la couche diffusante dans la matière plastique intercalaire de feuilletage.

17. Procédé de fabrication du vitrage feuilleté éclairant (100, 200400) selon la revendication précédente de procédé caractérisé en ce que, sans le film additionnel, la première feuille plastique et l'autre feuille plastique sont en copolymère éthylène/acétate de vinyle, en polyvinyl butyral ou en polyuréthane et forme le premier intercalaire de feuilletage.

Description:
VITRAGE FEUILLETE ÉCLAIRANT A DIODES ELECTROLUMINESCENTES ET SA FABRICATION

La présente invention est relative à un vitrage feuilleté éclairant et plus particulièrement relative à un vitrage feuilleté éclairant à diodes électroluminescentes et à sa fabrication.

Les diodes électroluminescentes ou DEL (LED en anglais) ont à l'origine été employées pour constituer des lampes témoins ou voyants lumineux d'appareils électriques et électroniques, et assurent depuis déjà quelques années l'éclairage de dispositifs de signalisation tels que les feux de signalisation, les feux de véhicules automobiles (clignotants, feux de position), ou de lampes portatives ou de balisage.

L'intérêt des diodes est leur longue durée de vie, leur efficacité lumineuse, leur robustesse et leur compacité, rendant les appareillages les employant davantage pérennes, et nécessitant un entretien réduit.

Par ailleurs, la demande de brevet EP0478836 propose un vitrage feuilleté décoratif comportant entre les deux verres un intercalaire de feuilletage en polyuréthane (PU) porteur d'une couche diffusante à base d'encre imprimée par sérigraphie automatisée, encre sans solvant adhérent à l'uréthane sans réagir avec ce dernier, pour éviter toute délamination. L'encre est à base de polymérique notamment polyvinyle ou encore de diméthylfumarate ou de cétones. Dans une configuration proposée, le vitrage est éclairé par sa tranche par une source de lumière et l'encre est choisie transparente ou translucide.

L'invention a pour but de proposer un vitrage feuilleté éclairant fiable ceci quelque soit le type de motifs éclairant.

L'invention se propose même d'élargir la gamme des applications possibles.

A cet effet, la présente invention propose d'abord un vitrage feuilleté éclairant qui comporte :

- un premier élément verrier, en verre minéral, notamment sensiblement plan, avec des première et deuxième faces principales,

- un deuxième élément verrier, en verre minéral, notamment sensiblement plan, avec une face principale en regard de la première face, dite troisième face, et une autre face principale, dite quatrième face, le deuxième élément verrier de préférence de dimensions similaires ou identiques au premier élément verrier et de même forme (rectangulaire, carré, rond..), - un premier intercalaire de feuilletage lié à la première face et en une première matière plastique dite première matière de feuilletage, au moins un groupe de diodes électroluminescentes, couplées optiquement au chant du vitrage feuilleté pour un guidage dans au moins une fraction d'épaisseur du vitrage feuilleté de la lumière émise par les diodes, diodes notamment sur un ou plusieurs support de diodes, de préférence alignées le long d'un axe, diodes ayant naturellement un spectre d'émission donné dans le visible,

une couche diffusante imprimée, de surface donnée délimitée par des bords, agencée entre le premier intercalaire de feuilletage et la troisième face, en une matière dite diffusante, pour extraire, après guidage, la lumière des diodes et former ainsi une première zone lumineuse associée au premier ou au deuxième élément verrier,

Et la couche diffusante selon l'invention est une couche d'encre poreuse, déposée par jet d'encre et formant ainsi une pluralité de plots submillimétriques espacés entre eux, la porosité étant observable au microscope optique avec un grossissement de 20, cette couche étant encapsulée dans de la matière plastique.

La répartition du motif à imprimer en plots submillimétriques espacés est la signature du dépôt jet d'encre selon l'invention.

La couche diffusante selon l'invention confère à la zone éclairante de nombreux atouts :

- résolution maîtrisée de la zone éclairante,

- large flexibilité de design,

- fabrication économique,

- et par l'encapsulation, homogénéité et pérennité de la zone éclairante.

La résolution de l'impression par jet d'encre permet la transcription plus reproductible et meilleure de l'image prévue par rapport à une impression par sérigraphie, image par exemple enregistrée dans un fichier et traitée numériquement.

La sérigraphie produit en particulier une surface éclairante avec des contours irréguliers visibles à l'œil nu tandis qu'avec l'encre imprimée par jet d'encre on peut faire une zone éclairante avec un contour net.

L'impression de l'encre diffusante par jet d'encre permet en outre d'avoir une large flexibilité de designs. Cette méthode ne nécessite pas l'achat de consommable spécifique à chaque design rendant le produit économique, contrairement à la sérigraphie (un écran par design). En outre, il n'y a aucune limite de couleurs à partir des couleurs primaires (cyan, magenta, jaune, blanc, noir..).

L'encapsulation plastique quant à elle permet de garantir un éclairage esthétique, exempt des zones (bulles etc) modifiant la perception de l'éclairage. L'encapsulation plastique garantit l'adhésion de la couche diffusante c'est-à dire qu'il n'y a pas de dégradation de la résistance mécanique.

Inversement, une encre qui serait déposée par jet d'encre sur un plastique et directement en contact avec le verre, fournirait une lumière très hétérogène par manque d'adhérence avec le verre (création de bulles et de défauts) et n'assurerait plus la résistance mécanique.

La couche diffusante étant à l'intérieur du feuilletage, elle reste protégée des rayures et autres agressions extérieures. L'extérieur du vitrage feuilleté reste ainsi facilement nettoyable.

Dans la présente invention, on entend par 'diodes électroluminescentes' (ou de manière raccourcie diodes) des sources quasi ponctuelles, généralement inorganiques, à puce semi-conductrice, notamment sources distinctes d'une OLED (diode organique) procurant une surface éclairante étendue.

De manière avantageuse, la dimension latérale des plots, qui est la dimension minimale des plots) est inférieure à 300 μηη, notamment inférieure ou égale 100 μηη, dimension latérale observable au microscope optique avec un grossissement de 20.

En outre, pour une densité de l'encre de 100%, la dimension des porosités, qui est la dimension minimale des porosités, peut être inférieure à 300 μηη, notamment inférieure ou égale 100 μηη,

Le bord de la couche diffusante peut former une ligne (courbée ou droite en fonction du design) à l'œil nu, présentant une ondulation locale de période inférieure à 300 μηι, de préférence inférieure ou égale à 150 μηι, observable au microscope optique avec un grossissement de 20.

On peut souhaiter former une zone éclairante la plus homogène possible sans compliquer la fabrication.

Pour ce faire, la surface de la couche diffusante peut être une couche continue de largeur inférieure à 200 mm, voire à 100 mn et encore plus préférentiellement inférieure ou égale à 50 mn ou être discontinue et formée d'un ensemble de motifs fins, de largeur (dimension minimale du motif) inférieure à 200 mm, voire à 100 mn et encore plus préférentiellement inférieure ou égale à 50 mn.

Les motifs sont par exemple géométriques : bande rectiligne ou courbée, par exemple des ronds concentriques, des L. etc. Les motifs sont identiques ou distincts, parallèle entre eux ou non, avec une distance entre eux identiques ou non.

Pour faire une grande surface éclairante homogène, on peut en particulier faire varier graduellement la densité de motifs notamment par variation de la largeur et/ou de la distance entre motifs voisins, ceci en fonction de la position des diodes voire de la distance des motifs aux diodes.

Comme intercalaire de feuilletage usuel, on peut citer le polyuréthane (PU) utilisé souple, un thermoplastique sans plastifiant tel que le copolymère éthylène/acétate de vinyle (EVA), le polyvinyl butyral (PVB), un copolymère de polyéthylène et d'acrylate par exemple vendu par la société Dupont sous le nom de Butacite ou vendu par la société Solutia sous le nom de Saflex. Ces plastiques ont par exemple une épaisseur entre 0,2 mm et 1 ,1 mm, notamment 0,38 et 0,76 mm.

Comme autres matières plastiques, on peut aussi utiliser des polyoléfines comme du polyéthylène (PE), polypropylène (PP) du PEN ou du PVC ou des résines ionomères.

La matière plastique d'encapsulation peut être multimatière (bimatière) ou en une matière, notamment en matière de feuilletage comme précité.

Le cas échéant, on veille naturellement à la compatibilité entre différents plastiques utilisés, notamment à leur bonne adhérence et/ou à leur tenue en température.

La matière plastique d'encapsulation couvrant la couche diffusante, voire formant support de la couche diffusante, peut être de préférence choisie est en la première matière de feuilletage.

De préférence, par simplicité, la matière plastique d'encapsulation couvrant la couche diffusante est choisie parmi l'EVA et le PVB ou encore le PU.

Avec le PVB, ou avec l'EVA ou le PU (avec des épaisseurs adaptées plus grandes que pour le PVB pour garantir les mêmes propriétés mécaniques) le vitrage feuilleté éclairant selon l'invention peut satisfaire aux spécifications bâtiments (applications intérieures et/oui extérieures) :

- résistance aux chocs (normes EN 12600, EN356 notamment),

- durabilité haute température et haute humidité,

- durabilité UV.

Le vitrage feuilleté éclairant selon l'invention ainsi réalisé est sécurisé.

Dans une configuration préférée, la matière plastique d'encapsulation couvrant la couche diffusante et formant support de la couche diffusante est choisie parmi l'EVA et le PVB et le PU..

Dans une autre configuration préférée, la couche diffusante est déposée sur une matière plastique additionnelle transparente de préférence (notamment si du côté de l'extraction de lumière), de préférence un film plastique notamment mince (d'épaisseur inférieure à 500 microns), tel qu'un polyéthylène téréphtalate (PET), entre le premier intercalaire de feuilletage et un deuxième intercalaire de feuilletage lié à la troisième face et en une matière plastique dite deuxième matière de feuilletage, de préférence de même nature que la première matière de feuilletage, notamment en PVB, EVA ou PU.

Naturellement, l'encre est choisie à la fois compatible avec son support

(typiquement un plastique, notamment transparent) sur lequel elle est déposée et avec la matière plastique d'encapsulation.

La surface du support de l'encre peut être courbée (cas d'un vitrage bombé par exemple). Le support de l'encre peut en outre être rugueux.

L'encre peut être (essentiellement) organique, notamment à base d'acrylate, de polyester...

Les encres employées sont par exemple réticulées sous UV.

Il existe diverses types d'encre à base de solvant ou non, qui peuvent être employées telles que celles décrites dans les brevets US2008/0233371 , US 2008/0233279, WO2004/01 1271 .

Les encres organiques sont plus aisément compatibles avec la matière de feuilletage l'EVA, le PVB, et un support plastique de type polyéthylène téréphtalate (PET).

De préférence on choisit une encre blanche pour limiter l'absorption au minimum.

L'encre blanche est par exemple décrite dans les brevets WO 2006/050536 A2, US 2005/0196560 A1 .

La densité d'impression de l'encre blanche peut être comprise entre 5% et 40% en incluant ces valeurs, de préférence entre 8% et 12% en incluant ces valeurs, pour éviter l'aspect peau d'orange.

La densité d'impression est la surface recouverte par l'encre, par exemple pour une densité de 30%, l'encre recouvre 30% de la surface, sur les 70% restant il n'y a pas d'impression. Cela est mesurable par traitement d'image.

Naturellement, tout élément du vitrage feuilleté éclairant selon l'invention est choisi pour laisser passer suffisamment la lumière s'il est disposé sur un côté du vitrage (et dans une zone) destiné à transmettre la lumière.

Dans une configuration, la première zone éclairante étant associée à l'un des premier ou deuxième éléments verriers, le vitrage peut comprendre une deuxième zone éclairante associée à l'autre des premier ou deuxième éléments verriers, deuxième zone éclairante en regard de la couche diffusante, extrayant ainsi la lumière guidée venant des diodes également pour la deuxième zone éclairante. Il est possible d'éclairer sur les deux surfaces principales du vitrage feuilleté éclairant selon l'invention. Pour cela, on feuillette deux verres transparents ou semi- transparents.

Il est aussi possible d'éclairer d'un seul côté, sur une seule surface principale du vitrage. Pour cela, à titre d'exemple, on feuillette un verre transparent (par exemple le premier) avec un verre (par exemple le deuxième) teinté ou rendu opaque par une couche additionnelle de type laque -par exemple en utilisant le produit Planilaque de SAINT-GOBAIN GLASS - ou encore avec un deuxième intercalaire teinté, ou rendu opaque par une couche additionnelle, ceci au moins agencé dans une surface du deuxième intercalaire ou du (deuxième) verre en regard de la couche diffusante.

La première zone éclairante peut couvrir une partie de la surface de l'un des premier ou deuxième éléments verriers, dit élément verrier d'éclairage, laisser ainsi au moins une première zone sombre, c'est-à-dire non éclairante, sur ledit élément verrier, zone sombre qui est choisie parmi une zone transparente ou une zone décorative par un revêtement opaque et/ou coloré ou encore un zone miroir formée par une argenture couverte par une peinture de protection à l'oxydation, argenture déposée sur la face externe de l'autre des premier ou deuxième éléments verriers, qui est la deuxième ou la quatrième face.

La première zone éclairante peut couvrir une fraction de la face (fonctionnelle, visible), par exemple une zone (bande...) éclairante assez étroite dans le cas d'une grande surface vitrée, lorsqu'une première zone sombre c'est-à-dire non éclairante notamment une zone centrale, a une fonctionnalité donnée distincte.

La largeur (maximale) L1 (largeur constante ou variable) de la première zone éclairante (de toute forme possible) peut être de préférence inférieure à 200 mm voire inférieure ou égale à 100 mm, notamment pour laisser une surface de zone sombre importante.

La première zone éclairante peut être périphérique, notamment le long d'un bord de vitrage et la première zone sombre plus centrale, alors plus éloignée des diodes que la première zone sombre.

La première zone éclairante peut être dans une zone donnée du vitrage, qui est par exemple une zone centrale, et la première zone sombre peut être plus périphérique.

L'argenture de manière classique est couverte par sa peinture de protection à l'oxydation, comme le produit SGG Miralite de la société SAINT-GOBAIN GLASS, et de préférence la face externe est contre une paroi opaque (mur, cloison...). Le premier vitrage nu peut présenter une transmission lumineuse d'au moins 85% tandis qu'associé aux moyens diffusants, il présente une transmission lumineuse inférieure à 85%, de préférence comprise entre 30 et 85 %.

Le flou dans la première zone éclairante peut être de préférence supérieur à 70% voire supérieur ou égal à 85% et mesuré de manière classique avec un appareil dit Hazemeter.

Le premier élément verrier et/ou le deuxième élément verrier peut être en verre minéral clair voire extra-clair. Pour le verre extra-clair; on peut se référer à la demande WO04/025334 pour la composition d'un verre extra-clair. On peut choisir en particulier un verre silicosodocalcique avec moins de 0,05% de Fe III ou de Fe 2 0 3 . On peut choisir par exemple le verre Diamant® ou Diamant Solaire® de SAINT-GOBAIN GLASS, le verre Albarino® de SAINT-GOBAIN GLASS (texturé ou lisse), le verre OptiWHITE® de Pilkington, le verre B270® de Schott.

En outre, on préfère un verre minéral pour les premier et deuxième éléments verriers pour ses multiples atouts :

- le verre présentant une bonne résistance à la chaleur, il peut être proche des diodes malgré le fait qu'elles constituent des points chauds,

- le verre est mécaniquement résistant de sorte qu'il présente une facilité de nettoyage et ne se raye pas, ce qui présente un intérêt particulier pour les vitrages installés dans des lieux imposant une hygiène stricte,

- le verre répond aux besoins des normes de sécurité au feu.

Il peut s'agir à titre d'exemple, selon notamment le rendu esthétique ou l'effet optique souhaité et/ou la destination du vitrage feuilleté de :

- verre de composition standard, tel que le verre Planilux® de la société SAINT-GOBAIN GLASS, de coloration légèrement verte,

- verre imprimé de type pyramidal, tel que le verre Albarino® de la société SAINT-GOBAIN GLASS, des reliefs en forme de pyramides étant établis sur la face externe du substrat en regard de l'environnement extérieur du luminaire,

- verre trempé présentant une meilleure résistance mécanique.

Le vitrage feuilleté éclairant selon l'invention peut inclure une fonction de basse émissivité, de contrôle solaire ou tout autre revêtement fonctionnel (anti-rayures, anti-salissures ...) de préférence sur les deuxièmes et quatrième faces ....

Le vitrage feuilleté éclairant selon l'invention peut comprendre un deuxième groupe de diodes dans une deuxième zone de chant, notamment en regard de la première zone de chant, et de préférence une deuxième zone éclairante, périphérique (bande etc) plus proche du deuxième groupe de diodes que du premier groupe de diodes ou encore centrale, et la première zone éclairante, notamment périphérique (bande etc), étant plus proche du premier groupe de diodes que du deuxième groupe de diodes.

Le ou les groupes de diodes peuvent être couplés à des moyens de pilotage permettant d'émettre de la lumière soit en permanence, soit par intermittence, avec différentes intensités, soit d'une couleur donnée, soit de différentes couleurs, notamment en fonction de la quantité de la lumière naturelle.

Lorsque les diodes sont à face émettrice latérale en regard de la tranche, les diodes sont agencées de préférence sur une partie du profilé qui est coplanaire avec la deuxième face ou la quatrième face (face de sortie de la lumière) et dans une zone dépassant du bord du vitrage.

Les diodes sont de préférence sur un support. Le support de diodes peut être de toute forme, par exemple plane, notamment une barrette par exemple rectiligne de section transversale carrée ou rectangulaire. Le support peut être opaque car il peut être masqué par le profilé opaque.

Le support est de préférence une carte de circuit imprimé ou PCB (pour « Printed Circuit Board » en anglais). Il est constitué de matière plastique ou est métallique.

Par ailleurs, une évacuation de la chaleur évite de dégrader le rendement des diodes, et par conséquent garantit de fournir une efficacité lumineuse encore meilleure.

Aussi, de manière avantageuse, en particulier pour les diodes de moyenne ou forte puissance, le support des diodes peut être rendu solidaire d'un conducteur thermique du type métallique, notamment en aluminium, cuivre ou acier inoxydable, qui est de préférence un profilé cadre, ledit support intégrant des moyens de dissipation thermique et/ou étant associé à des moyens de dissipation thermique connectés au conducteur thermique

Les moyens de dissipation thermique, intégrés et/ou associés au support des diodes peuvent être constitués par le matériau constitutif du support, du type métallique, ou par des surfaces métalliques intégrées au support isolant électrique, et éventuellement par des moyens de solidarisation du support audit conducteur thermique, notamment formé par un profilé cadre, qui sont thermiquement conducteurs, du type colle ou ruban adhésif thermiquement conducteur et faits d'un matériau isolant électrique si le support est isolant électrique.

De préférence le support de diodes est métallique et les diodes sont soudées sur des pistes qui sont isolées électriquement du matériau métallique. Le matériau métallique du support étant conducteur thermique, le support peut être directement plaqué contre un conducteur thermique pour obtenir une meilleure dissipation thermique.

La fixation du support au profilé peut être réalisée par exemple par clipsage et/ou par vissage. On peut intercaler un conducteur thermique (type graisse thermique, scotch thermique et/ou colle thermique ...) pour obtenir encore une meilleure dissipation thermique, et ce pour une meilleure efficacité lumineuse et pour la pérennité des diodes.

Le ruban adhésif présente l'avantage de fournir une épaisseur calibrée, permettant au support d'être parfaitement plan et d'assurer aux diodes d'être toutes à égale distance du profilé. De plus, le ruban adhésif permet sa fixation préalable au support.

Un assemblage du support des diodes via un adhésif double-face ou une colle durcissable (qui ne fournit pas une fixation immédiate) est préféré car il permet un positionnement relatif du support de faibles dimensions sur le profilé.

Avec un support de diodes plastique, les diodes sont soudées sur des surfaces dissipatrices de chaleur (dites « thermal pad » en anglais) rapportées sur les deux faces opposées du support et au travers de son épaisseur. La fixation est réalisée nécessairement par un matériau isolant électrique de solidarisation conducteur thermique associé aux surfaces de dissipation thermiques. Le matériau de solidarisation conducteur thermique est par exemple de la colle ou du ruban adhésif double face thermiquement conducteur, déjà cités.

De manière simple, le ou les supports (barrettes) sont donc de préférence fixés par collage à l'aide d'une colle ou d'un adhésif double-face thermiquement conducteur, afin de favoriser la dissipation de la chaleur générée par les diodes.

En variante, support sont fixées par collage d'un adhésif thermiquement conducteur double-face sur une pièce formant interface plane, avantageusement métallique, elle-même fixée par collage sur le profilé tel qu'avec une colle durcissable pour ne pas fournir une solidarisation immédiate. Une telle fixation permet un positionnement relatif du support de faibles dimensions de manière précise sur la partie du profilé coplanaire au verre, en particulier dans le cas d'un profilé semi-fermé présentant un retour pour former un entourage.

Les diodes peuvent être ainsi solidaires d'un profilé agencé le long de la tranche du vitrage feuilleté et formé d'un matériau opaque et conducteur thermiquement, notamment de type métal tel que l'aluminium. Le profilé peut être de toute forme de manière à masquer les diodes : en U, en J, en C, en L, etc ..

De préférence le profilé forme un entourage des diodes, pour leur assurer une meilleure protection. Ainsi, de préférence, on ne pratique pas de trou dans la tranche du vitrage pour y loger les diodes.

Selon une caractéristique, le profilé s'étend ou est associé à d'autres profilés sur l'ensemble de la périphérie du vitrage feuilleté et forme un cadre périphérique solidaire du pourtour du vitrage feuilleté.

Dans une forme particulière, le profilé comporte un retour agencé en butée contre la face avant du vitrage feuilleté.

Le profilé est typiquement une tôle métallique d'épaisseur inférieure ou égale à 3 mm voire entre 0,5 et 1 ,5 mm en incluant ces valeurs.

Ainsi, dans un mode de réalisation, les diodes (sur leur support) sont disposées dans un moyen de maintien et/ou de protection périphérique, notamment un profilé, comprenant par exemple trois tronçons plans (d'un seul tenant ou assemblés) :

- deux tronçons principaux parallèles aux faces principales, de préférence en contact avec les faces,

- et un tronçon latéral, en regard du bord de couplage.

Ledit moyen de maintien et/ou de protection peut être apte à pincer le vitrage ou encore les deux tronçons principaux sont munis de pattes s'engageant dans des encoches pratiquées sur les faces principales externes du vitrage feuilleté.

L'un ou les tronçons peuvent présenter en outre l'une ou les caractéristiques suivantes :

- s'étendre tout le long de la et/ou des faces externes du vitrage multiple, - s'étendre tout le long du bord de couplage (ou de la face associée), notamment lorsque le trou est une rainure, et être mince,

- être opaque, pour dissimuler les diodes et/ou une lumière directe sortante,

- être réfléchissant (en aluminium par exemple) ou avoir au moins une face interne réfléchissante (argent, aluminium) pour recycler des rayons.

D'autres moyens de fixation et/ou d'agencement des diodes sont possibles notamment un agencement des diodes dans un trou de l'un des verres. Le trou de préférence peut former une rainure le long du guide, pour loger une pluralité de diodes, rainure non débouchante ou débouchante sur au moins un côté notamment pour faciliter un montage par le côté. Le fond du trou peut être plan ou être concave, convexe, sphérique, hyperbolique ou asphérique. Par ailleurs le trou peut présenter un profil de rétention (autrement une section de rétention) pour faciliter la fixation des diodes.

Au moins un bord de la tranche non couplé aux diodes peut présenter en outre de préférence au moins une partie réfléchissante, et de préférence une couche réfléchissante couvre sensiblement ladite face et/ou ledit bord.

Le vitrage peut former un éclairage décoratif, éclairage architectural, éclairage de signalisation.

Le vitrage peut être destiné :

- à un vitrage de bâtiment, comme une façade éclairante, une fenêtre éclairante, un plafonnier, une dalle de sol ou murale éclairante, une porte vitrée éclairante, une cloison éclairante, une marche d'escalier,

- à un véhicule de transport, comme une vitre latérale éclairante ou un toit vitré éclairant ou une fenêtre éclairante, une porte vitrée éclairante, notamment de transport en commun, train, métro, tramway, bus ou de véhicule aquatique ou aérien (avion),

- à l'éclairage routier ou urbain,

- à un vitrage de mobilier urbain, comme une partie vitrée éclairante d'abribus, de balustrade, de présentoir, d'une vitrine, à un élément d'étagère, d'une serre,

- à un vitrage d'ameublement intérieur, comme une paroi éclairante de salle de bains, un miroir éclairant, à une partie vitrée éclairante d'un meuble,

- à une partie vitrée, notamment porte, étagère vitrée, couvercle d'équipement réfrigéré domestique ou professionnel.

La robustesse des diodes est particulièrement intéressante dans des utilisations intensives telles que dans les transports en commun du type trains, avions, cars, paquebots de plaisance ....

La présente invention porte aussi sur un procédé de fabrication du vitrage feuilleté éclairant tel que défini précédemment qui comprend :

- la fourniture des premier et deuxième éléments verriers, d'une première feuille plastique en la première matière de feuilletage avec une face externe dite de liaison à lier à la première face,

- la fourniture d'une couche diffusante en ladite encre déposée par jet d'encre sur la première feuille plastique ou sur le film additionnel placé du côté opposé à la face de liaison, - la fourniture d'une autre feuille plastique en une matière intercalaire de feuilletage avec une face dite de feuilletage à lier (à la troisième face et une face opposée dite de protection couvrant la couche diffusante,

- le feuilletage encapsulant ainsi la couche diffusante dans la matière plastique intercalaire de feuilletage.

L'impression se fait de préférence à l'aide d'une imprimante à jet d'encre commandée numériquement. Le traitement numérique permet une très grande flexibilité des images, motifs, couleurs à imprimer. Le traitement numérique permet de modeler la densité de l'impression qui aura directement une répercussion sur l'intensité de l'éclairage.

Les encres employées sont par exemple à séchage UV, la lampe UV se situant au niveau de la tête d'impression : le séchage est alors instantané pour une meilleure précision des motifs.

La fabrication du vitrage de préférence ne nécessite pas de traitement thermique à haute température, notamment au dessus de 200°C contrairement par exemple à l'utilisation d'une couche diffusante de type émail.

Sans le film additionnel, la première feuille plastique et l'autre feuille plastique sont en EVA, PVB ou PU et forme le premier intercalaire de feuilletage (unique).

Avec le film additionnel, l'autre film forme ledit deuxième intercalaire de feuilletage.

D'autres détails et caractéristiques avantageuses de l'invention apparaissent à la lecture des exemples de vitrages feuilletés éclairants selon l'invention illustrés par les figures suivantes :

■ Les figures 1 a, 2a, 3a et 4 représentent schématiquement des vues de coupe transversales du vitrage feuilleté éclairant dans quatre modes de réalisation de l'invention,

Les figure 1 b, 2b à 2e, 3b représentent schématiquement des vues de face de vitrages avec des zones éclairantes et des éventuelles zones sombres adjacentes,

La figure 1 c montre la fabrication du vitrage feuilleté éclairant du mode de réalisation de la figure 1 ,

La figure 1 d montre une vue au microscope optique de l'encre imprimée par jet d'encre, avec un grossissement de 20,

■ La figure 1 e montre une vue au microscope optique d'une encre imprimée par sérigraphie de l'art antérieur, avec un grossissement de 20. On précise que par un souci de clarté les différents éléments des objets (y compris les angles) représentés ne sont pas nécessairement reproduits à l'échelle. En outre, sur les figures, les rayons lumineux ne suivent pas nécessairement rigoureusement les lois de l'optique.

La figure 1 représente schématiquement une vue partielle en coupe longitudinale d'un vitrage feuilleté à diodes électroluminescentes 100 dans un premier mode de réalisation de l'invention.

Le vitrage 100, avec un chant 13 comporte :

- un premier élément verrier par exemple plan 1 , en verre minéral avec des première et deuxième faces principales 1 1 , 12 et une tranche, par exemple feuille de verre carrée (ou rectangulaire etc), notamment un verre dénommé Diamant de la société SGGF d'épaisseur de 3 mm,

- un premier intercalaire 3 de feuilletage, en PVB de 1 ,14 mm encapsulant une couche diffusante d'épaisseur inférieure à 20 microns imprimée par jet d'encre (impression digitale) avec une encre blanche à séchage UV (le produit dénommé Sunjet Crystal ink vendu par la société Sunchemical), et avec une densité d'impression de 10%, cet intercalaire intégrant la couche diffusante étant formé comme montré en figure 1 c,

- d'un premier film de feuilletage 30 en PVB de 0,76 mm d'épaisseur et porteur, du côté de la troisième face de la couche diffusante,

- d'un autre film de feuilletage 30' en PVB, éventuellement plus mince, de 0,38 mm d'épaisseur, d'une part en contact avec la couche diffusante et d'autre part formant une continuité de matière(s) avec le premier intercalaire de feuilletage en dehors de la couche diffusante, donnant une seule épaisseur de PVB en dehors de la couche diffusante,

- un deuxième élément verrier plan 2, avec une face principale en regard de la première face, dite troisième face 21 , et lié au premier intercalaire 3, et une autre face principale 22, dite quatrième face, et une tranche, par exemple feuille de verre carrée (ou rectangulaire etc), notamment un verre diamant de la société SGGF, d'épaisseur de 3mm,

- un groupe de diodes 5 sur un support PCB 51 de type barrette, diodes couplées optiquement à un premier bord du chant 13, les diodes ayant chacune une direction principale d'émission donnée sensiblement parallèle à la première face 1 1 .

La couche diffusante est sous forme d'une bande centrale. Les verres et les intercalaires étant transparents, la couche diffusante 4 extrait après guidage, la lumière des diodes :

- via l'intercalaire transparent 3 et le premier élément verrier 1 transparent formant ainsi une première zone éclairante (visible), en bande 41 ', du côté de la deuxième face 12 (schématisée par une première accolade),

- via l'intercalaire transparent 3 le deuxième élément verrier 2 transparent et former ainsi une deuxième zone éclairante (visible), en bande 41 du côté de la quatrième face 22 (schématisée par une deuxième accolade).

Naturellement on peut utiliser plusieurs barrettes de diodes pour la première zone éclairante, en fonction de la longueur notamment.

De chaque côté, des bandes éclairantes centrales 41 , 41 ', il y a des zones transparentes périphériques 42, 42' comme montrées en figure 1 b.

Ce vitrage convient par exemple pour l'éclairage décoratif et les applications architecturales notamment:

- l'ameublement (intégré dans une table, une étagère, un placard,...),

- les vitrines,

- les cloisons,

- les portes,

- les garde-corps,

- les escaliers (rambarde ou marche),

- les façades ...

Concernant l'assemblage des diodes, le support PCB 51 est de préférence métallique notamment en aluminium, et éventuellement avec une surface diffusante autour des groupes de diodes 5 pour le recyclage de rayons.

Le support PCB 51 est par exemple fixé (par collage, vissage...) sur la face interne d'un profilé métallique 6, par exemple en aluminium, de section transversale en U.

On peut employer de préférence de la graisse thermique entre le support PCB et le profilé métallique, tel que le composé CK4960® vendu par la société Jetart.

Par ailleurs, de la colle 7 vient noyer la barrette de diodes 5 pour sa protection et sert aussi pour la fixation du profilé 6.

En variante, une rainure dans la tranche dans un des verres ou au niveau de l'intercalaire permettrait de loger les diodes.

On peut définir pour chaque diode un ensemble de rayons lumineux dits centraux dans un cône d'émission autour de la direction principale d'émission caractérisé par un premier demi-angle ϋ-1 par rapport à la direction principale ύο et par un deuxième demi-angle ϋ-2 par rapport à la direction principale ϋ-ο.

Le demi-angle à mi-hauteur Φ Μ ι (en direction de la première zone éclairante) et/ou Û-M2 (en direction de la deuxième zone éclairante) peut être d'au moins 50°, de préférence d'au moins 60° voire d'au moins 70°. Le cône d'émission ici est lambertien.

L'encre déposée par jet d'encre est sous forme d'une pluralité de plots de dimension latérale maximale inférieure à 100 μηη, notamment observable au microscope optique par exemple avec un grossissement de 20, comme montré en figure 1 d. On observe aussi que le bord 40 de la couche diffusante 4 forme une ligne présentant une ondulation locale de période inférieure ou égale à 150 μηη.

A l'inverse, comme montré en figure 1 e, on observe aussi que le bord 40 d'une couche diffusante de l'art antérieur formée par sérigraphie forme une ligne présentant une ondulation locale très marquée de période de l'ordre de 400 μηη.

L'impression jet d'encre permet d'imprimer différentes couleurs d'encre très facilement, de ne pas acheter d'outillage spécifique (pas d'écran), permet d'imprimer directement sur un rouleau (ici de PVB) qui est déroulé avant impression puis enroulé après impression (l'encre est séchée directement après impression par des lampes UV collées à la tête d'impression).

Dans un deuxième mode de réalisation présenté en figure 2a, le vitrage 200 diffère du premier mode de réalisation par

- la zone éclairante devenue périphérique 41 à 43' est dédoublée, de part et d'autre de la zone transparence unique devenue centrale 42 à 42',

- l'ajout d'un film PET 8 porteur de la couche diffusante 4 entre le premier intercalaire de feuilletage 3 et un deuxième intercalaire de feuilletage 3' séparé,

- l'ajout sur un bord de couplage opposé d'un deuxième groupe de diode sur support PCB et sur le cadre métallique 6 formant entourage du vitrage 200.

Des exemples de couche diffusante 4 sous forme d'une pluralité de motifs 4a par exemple de largeur de 20 mm sont présentés en figure 2b à 2 e :

- motif sous forme de lignes droites parallèles entre elles et aux bords de couplage et de plus en plus épaisses en direction du centre de la zone éclairante 41 ,

- motif sous forme de lignes droites parallèles entre elles et perpendiculaires aux bords de couplage et de plus en plus fines en direction du centre de la zone éclairante 41 ,

- motifs sous forme de L et de rectangles, - motifs sous forme d'anneaux concentriques de plus en plus épais en direction du centre de la zone éclairante 41 .

Dans un troisième mode de réalisation présenté en figure 3a, le vitrage 300 diffère du vitrage 200 par les éléments suivants :

- le montage sur une cloison 60 du vitrage par la deuxième face 12,

- la présence sur la deuxième face 12 d'une argenture classique couverte par une peinture de protection à l'oxydation formant une zone miroir centrale du côté de la quatrième face 22 et réfléchissant en outre la lumière vers la couche 4.

Dans un quatrième mode de réalisation présenté en figure 4, le vitrage 400 diffère du vitrage 100 par

- la présence d'une couche décorative en émail noir 91 sur la deuxième face 12, formant un cadre périphérique,

- le choix de diodes 5' de type à émission latérale, donc avec un support PCB 51 parallèle au vitrage et fixé sur une partie du profilé parallèle au vitrage.