| WO/2006/116438 | INFUSION APPARATUSES AND RELATED METHODS |
| WO/1999/003526 | CATHETER ASSEMBLY FOR PERCUTANEOUS ACCESS TO SUBCUTANEOUS PORT |
| JP2000202034 | TUBE CONNECTION APPARATUS AND MANAGING SYSTEM FOR THE SAME |
PAGANON, Pascal (Résidence des Hautes Terres, 12 rue des Carrières, Serezin du Rhône, 69360, FR)
REVENDICATIONS
1 - Dispositif implantable (1) destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides dans un organisme humain ou animal, ledit dispositif (1) comprenant une chambre (4), une zone de ponction (2) conçue pour être transpercée par une aiguille (3) en vue d'injecter et/ou de prélever un fluide dans ladite chambre (4), ainsi qu'un moyen d'adaptation (5) de la zone de ponction (2) conçu pour modifier l'étendue de ladite zone de ponction (2), ledit moyen d'adaptation (5) étant caractérisé en ce qu'il comporte un premier manchon cylindrique (16) et un second manchon cylindrique (17) emboîtés l'un dans l'autre et mobiles l'un par rapport à l'autre, lesdits premier et second manchons cylindriques (16, 17) formant respectivement un premier et un second élément d'obturation (12, 14) superposés qui présentent chacun une ou plusieurs lumières (12B, 14B) ainsi que des portions résistantes à la perforation (12A, 14A), de telle sorte que le positionnement relatif desdits premier et second manchons cylindriques (16, 17) permet de moduler l'étendue de la zone de ponction (2).
2 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le premier et le second manchon cylindrique (16, 17) entourent la chambre (4).
3 - Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'il est pourvu de lumières (12B, 14B) situées de part et d'autre de la chambre (4) afin d'autoriser le piquage du dispositif même en cas de retournement de ce dernier sur lui-même.
4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le premier et le second manchon cylindrique (16, 17) sont sensiblement coaxiaux, 5 - Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le premier et le second manchon cylindrique (16, 17) sont montés à mobiles à translation l'un par rapport à l'autre.
6 - Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le moyen d'adaptation (5) est conçu pour adapter la zone de ponction (2) selon au moins deux configurations distinctes, à savoir une configuration d'ouverture dans laquelle l'étendue de ladite zone de ponction (2) est suffisante pour permettre l'introduction d'une aiguille (3) au sein du dispositif (1), et une configuration de fermeture dans laquelle l'étendue de ladite zone de ponction (2) est plus restreinte qu'en configuration d'ouverture.
7 - Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'en configuration de fermeture, l'étendue de la zone de ponction (2) est sensiblement nulle.
8 - Dispositif selon les revendications 4, 5 et 7 caractérisé en ce que les lumières (12B, 14B) sont étagées, en alternance avec des parois pleines (12A, 14A), le long de l'axe commun (XX') des premier et second manchons cylindriques (16, 17) selon un même pas d constant, et en ce que, en configuration de fermeture, le premier manchon cylindrique (16) est décalé selon l'axe (XX') par rapport au second manchon cylindrique (17) de telle sorte que toutes les lumières (12B) du premier manchon cylindrique (16) sont entièrement masquées par les parois pleines (14A) du second manchon (17), et réciproquement, tandis qu'en configuration d'ouverture, la superposition desdites lumières (12B, 14B) permet de créer un ou plusieurs passages (15) susceptibles d'être empruntés par l'aiguille (3) pour accéder à la chambre (4). - Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8 caractérisé en ce que la configuration de fermeture correspond à un état de repos du premier manchon cylindrique (16) vers lequel ledit premier manchon cylindrique (16) tend à être rappelé sous la contrainte d'un moyen de rappel élastique (11).
-Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le premier et le second manchon cylindrique (16, 17) présentent une forme de révolution.
- Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les lumières (12B, 14B) ménagées respectivement sur le premier et sur le second manchon cylindrique (16, 17) correspondent sensiblement à des portions de rainures annulaires,
-Dispositif selon la revendication 11 caractérisé en ce que la ou les rainures annulaires ménagées sur le premier et sur le second manchon cylindrique (16, 17) possèdent une ouverture angulaire, le long du périmètre desdits manchons cylindriques (16, 17), sensiblement comprise entre 30° et 45°.
-Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la zone de ponction (2) comprend une membrane (6) auto-obturante apte à être transpercée par une aiguille (3), et de préférence réalisée dans un matériau élastomère de type silicone.
- Dispositif selon la revendication 13 caractérisé en ce que le premier et le second manchon cylindrique (16, 17) sont agencés pour pouvoir se déplacer l'un par rapport à l'autre afin de modifier le taux de couverture de la membrane (6). 15 - Dispositif selon les revendications 13 ou 14 caractérisé en ce que la membrane (6) est prise en sandwich entre les premier et second manchons cylindriques (16, 17) de manière à former une structure stratifiée.
16 - Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de manœuvre (20) permettant à l'utilisateur d'agir sur le moyen d'adaptation (5) de la zone de ponction (2) afin de configurer ladite zone de ponction (2).
17 - Dispositif selon la revendication 16 caractérisé en ce que le moyen de manœuvre (20) comporte deux surfaces d'appui (20A 1 20B) associées mécaniquement au premier et au second manchon cylindrique (16, 17) respectivement, de manière à ce que l'utilisateur puisse faire coulisser le premier manchon cylindrique (16) par rapport au second manchon cylindrique (17) en exerçant simultanément sur lesdites surfaces d'appui (2OA, 20B) une pression F qui tend à les rapprocher l'une de l'autre.
18 -Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il est revêtu d'une enveloppe externe (21) biocompatible apte à être transpercée par une aiguille (3), ladite enveloppe externe (21) étant de préférence réalisée dans un matériau élastomère. |
SITE IWIPLANTABLE A OBTURATEUR MOBILE
DOMAINE TECHNIQUE
La présente invention se rapporte au domaine technique général des dispositifs destinés à être introduits chirurgicalement sous la peau d'un patient humain ou animal pour pouvoir être ultérieurement piqués à l'aide d'une aiguille creuse, à travers la peau du patient, en vue d'introduire et/ou de prélever des substances dans le corps du patient tout en limitant les traumatismes, notamment cutanés liés à la réitération des piqûres.
De tels dispositifs sont généralement appelés « sites implantables ».
La présente invention concerne plus particulièrement un dispositif implantable destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides dans un organisme humain ou animal, ledit dispositif comprenant une chambre, une zone de ponction conçue pour être transpercée par une aiguille (3) en vue d'injecter et/ou de prélever un fluide dans ladite chambre, ainsi qu'un moyen d'adaptation de la zone de ponction conçu pour modifier l'étendue de ladite zone de ponction.
TECHNIQUE ANTERIEURE
II est connu de recourir à des dispositifs implantables pour ménager un accès parentéral direct à toutes parties du corps (organes, vaisseaux, cavités...) en vue de réaliser, de manière itérative, l'admission de substances nutritives ou médicamenteuses, des prélèvements de sang, ou encore des drainages.
Généralement, on utilise à cet effet un système constitué d'une tubulure en élastomère connectée, au niveau d'une de ses extrémités, à un site implantable qui se présente sous la forme d'un bottier étanche comportant au moins une chambre destinée à recevoir le fluide ponctionné ou injecté.
Ladite chambre est usuellement obturée à l'aide d'une paroi autocicatrisante, ou « septum », qui forme une zone de ponction apte à être transpercée à plusieurs reprises par une aiguille creuse sans perdre son étanchéité.
D'ordinaire, le site est implanté juste sous la peau du patient tandis que la seconde extrémité de la tubulure en élastomère est placée dans l'organe, la cavité ou le vaisseau au niveau duquel la diffusion ou le retrait de fluide doit être réalisé. Ainsi, le praticien bénéficie d'une voie d'accès déportée audit organe, à ladite cavité ou audit vaisseau. La barrière cutanée entourant le site limite de façon avantageuse les risques d'infection liés à la multiplication des piqûres.
Bien qu'ils fournissent des résultats appréciables en facilitant les opérations d'injection ou de ponction, les sites implantables de l'art antérieur souffrent cependant d'inconvénients non négligeables liés à leur étanchéité.
En effet, quelle que soit la zone d'implantation du site implantable et l'usage auquel il est destiné, il est indispensable que son étanchéité soit préservée aussi bien lors de la pénétration d'une aiguille dans la chambre qu'après retrait de ladite aiguille.
Par exemple, si le site implantable est destiné à permettre l'injection de substances actives, notamment médicamenteuses, dans un organe particulier, il importe que lesdites substances ne se dispersent pas au
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voisinage immédiat du site implantable, mais empruntent le cathéter jusqu'à atteindre l'organe cible.
De même, si le site implantable est relié via un cathéter à un implant gonflable de type sphincter artificiel ou ballonnet afin de permettre le gonflage de celui-ci, il importe que le site implantable puisse supporter la pression du fluide de gonflage sans présenter de fuite qui conduirait à un dégonflage progressif et incontrôlé dudit implant.
Pour assurer l'étanchéité au niveau du site Implantable, il est connu de doter celui-ci d'une membrane auto-obturante particulièrement épaisse en élastomère, ladite membrane étant généralement montée précontrainte en compression, par exemple par emmanchement à force dans un logement idoine ménagé au sein du boîtier qui délimite la chambre de ponction.
L'encombrement des sites implantables connus qui résulte de ce surdimensionnement de la membrane est source d'inconfort à la fois physique et esthétique pour le patient.
De plus, le montage précontraint impose dans la pratique que la surface utile de la membrane soit relativement restreinte, notamment en regard de l'encombrement global du site implantable. Cette exiguïté de la zone disponible pour le piquage complique la tache du praticien et peut conduire celui-ci à reprendre son geste de piquage, ce qui est naturellement douloureux pour le patient.
De surcroît, malgré leur encombrement notable, les membranes auto- obturantes de l'art antérieur tendent à se dégrader progressivement au fur et à mesure des piquages, de sorte que l'étanchéité du site implantable est progressivement compromise. Par conséquent, il est régulièrement nécessaire de procéder à l'explantation dudit site par voie chirurgicale en
vue de son remplacement, parfois après une période d'utilisation relativement courte.
EXPOSE DE L'INVENTION
Les objets assignés à l'invention visent par conséquent à remédier aux inconvénients susmentionnés et à proposer un nouveau dispositif implantable destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides qui présente une étanchéitè améliorée et une bonne accessibilité.
Un autre objet assigné à l'invention vise à proposer un dispositif implantable destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides dont la structure soit particulièrement compacte et simple.
Un autre objet assigné à l'invention vise à proposer un dispositif implantable dont l'épaisseur de la zone de ponction soit minimisée.
Un autre objet assigné à l'invention vise à proposer un dispositif implantable destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides dont la longévité soit accrue.
Un autre objet assigné à l'invention vise à proposer un dispositif implantable destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides qui soit particulièrement facile et intuitif à utiliser par le praticien.
Les objets assignés à l'invention sont atteints à l'aide d'un dispositif implantable destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides dans un organisme humain ou animal, ledit dispositif comprenant une chambre, une zone de ponction conçue pour être transpercée par une aiguille en vue d'injecter et/ou de prélever un fluide dans ladite chambre, ainsi qu'un moyen d'adaptation de la zone de ponction conçu pour modifier l'étendue de ladite
zone de ponction, ledit moyen d'adaptation étant caractérisé en ce qu'il comporte un premier manchon cylindrique et un second manchon cylindrique emboîtés l'un dans l'autre et mobiles l'un par rapport à l'autre, lesdits premier et second manchons cylindriques formant respectivement un premier et un second élément d'obturation superposés qui présentent chacun une ou plusieurs lumières ainsi que des portions résistantes à la perforation, de telle sorte que le positionnement relatif desdits premier et second manchons cylindriques permet de moduler l'étendue de la zone de ponction
DESCRIPTIF SOMMAIRE DES DESSINS
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description qui suit, ainsi qu'à l'aide des dessins annexés, fournis à titre purement illustratif et non limitatif, parmi lesquels •
- La figure 1 illustre, selon une vue en coupe longitudinale, une variante de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention dans une première configuration.
- La figure 2 illustre, selon une vue de détails en coupe, une partie du dispositif de la figure 1.
- La figure 3 illustre, selon une vue en coupe longitudinale, la variante de réalisation du dispositif représenté sur la figure 1 dans une seconde configuration.
- La figure 4 illustre, selon une vue de détails, une partie du dispositif de la figure 3.
- La figure 5 illustre, selon une vue éclatée simplifiée, le principe de fonctionnement d'une variante de réalisation de moyens d'adaptation de la zone de ponction susceptibles d'être mis en œuvre au sein d'un dispositif conforme à l'invention,
MEILLEURE MANIERE DE REALISER L'INVENTION
Le dispositif implantable 1 conforme à l'invention est destiné à l'injection et/ou au prélèvement de fluides dans un organisme humain ou animal.
Un tel dispositif 1, également désigné par l'appellation « site implantable », est destiné à être implanté chirurgicalement dans le corps d'un patient, de préférence au niveau des tissus sous-cutanés, en vue de constituer un point d'accès pour l'introduction ou l'extraction de substances au sein du corps dudit patient.
Le dispositif implantable 1 conforme à l'invention peut être mis en oeuvre et adapté pour différents usages.
En premier lieu, le dispositif 1 conforme à l'invention peut être conçu pour l'injection et/ou le prélèvement de fluides dans un organe ou un vaisseau du corps d'un patient, et en particulier dans le système veineux ou artériel dudit patient, par exemple en vue d'administrer des substances médicamenteuses. Selon une variante de particulière de cette application, le dispositif 1 peut être adapté pour former une veine ou une artère artificielle que le praticien peut piquer à travers la peau, à la manière d'une veine naturelle, afin d'injecter une substance thérapeutique ou de prélever du sang.
Le dispositif 1 conforme à l'invention peut également être adapté pour alimenter les réservoirs implantés associés par exemple à des pompes à insuline ou à antalgique.
Le dispositif 1 peut également être adapté pour l'injection ou la ponction de fluides dans le compartiment gonflable ou dégonflable d'un implant chirurgical, tel qu'un sphincter artificiel, un ballonnet, ou encore un anneau gastrique destiné à réaliser une constriction de l'estomac pour lutter contre l'obésité.
Dans ce qui suit, on considérera plus particulièrement que le dispositif 1 conforme à l'invention constitue un dispositif hypodermique, c'est-à-dire qu'il est destiné à être positionné juste sous la peau du patient.
Bien entendu, ledit dispositif 1 pourra cependant être implanté à d'autres endroits dans le corps du patient et de manière plus profonde, sans sortir du cadre de la présente invention.
Le dispositif 1 conforme à l'invention comprend une zone de ponction 2 conçue pour être transpercée par une aiguille 3 en vue d'injecter et/ou de prélever un fluide au sein dudit dispositif, et plus précisément dans une chambre 4, ménagée au sein du dispositif 1 et dans laquelle l'aiguille 3 débouche lorsqu'elle a traversé la zone de ponction 2.
Au sens de l'invention, l'expression « zone de ponction » désigne la portion utile, et plus particulièrement la surface utile, du dispositif implantable 1 accessible par l'extérieur et effectivement transperçable par une aiguille. En d'autres termes, la zone de ponction 2 correspond à l'ensemble des points d'entrée qu'une aiguille 3 peut potentiellement emprunter pour accéder à la chambre 4 dans le cadre du fonctionnement normal du dispositif 1. Au sens
de l'invention, la zone de ponction 2 forme donc une interface de communication entre la chambre 4 et son environnement.
Bien entendu, la zone de ponction 2 doit garantir l'étanchéité du dispositif 1 vis-à-vis de son environnement, lorsque l'aiguille 3 est introduite dans la chambre 4 pour réaliser un transfert de fluide mais également après que ladite aiguille 3 a été retirée.
Selon une variante de réalisation préférentielle, le dispositif 1 conforme à l'invention comprend également un cathéter 22 dont l'extrémité proximale communique avec l'intérieur de Ia chambre 4 de manière à ce qu'un fluide injecté ou ponctionné au niveau de la chambre 4 puisse transiter par ledit cathéter 22
Selon une caractéristique importante de l'invention, le dispositif 1 comporte un moyen d'adaptation 5 de la zone de ponction 2 conçu pour modifier l'étendue de ladite zone de ponction 2
Au sens de l'invention, ledit moyen d'adaptation 5 permet donc au praticien de faire varier, au gré de ses besoins, l'étendue de la surface d'accès effective au site 1, c'est-à-dire l'étendue de la portion du site 1 apte à être perforée par une aiguille en vue d'accéder à la chambre 4.
Plus particulièrement, ledit moyen d'adaptation 5 est de préférence conçu pour adapter la zone de ponction 2 selon au moins deux configurations distinctes, à savoir une configuration d'ouverture, illustrée sur la figure 3, dans laquelle l'étendue de ladite zone de ponction 2 est suffisante pour permettre l'introduction d'une aiguille 3 au sein du dispositif 1, et une configuration de fermeture, illustrée sur la figure 1 , dans laquelle l'étendue de ladite partie utile est plus restreinte qu'en configuration d'ouverture
De préférence, l'étendue de la zone de ponction 2 en configuration de fermeture est suffisamment restreinte pour empêcher la pénétration d'une aiguille 3 dans la chambre 4. De façon particulièrement préférentielle, en configuration de fermeture, l'étendue de la zone de ponction 2 est sensiblement nulle, de manière à rendre le dispositif 1 conforme à l'invention imperméable au piquage, notamment en dehors des phases d'intervention du praticien. En d'autres termes, le moyen d'adaptation 5 est de préférence apte à condamner l'accès à la chambre 4.
Avantageusement, le moyen d'adaptation 5 conforme à l'invention peut donc permettre au praticien de décider du moment auquel il rend une portion du site 1 perméable au piquage, et de choisir, au moins approximativement, les dimensions qu'il confère à ladite portion perméable au piquage,
Dans ce qui suit, on considérera que les expressions « configuration d'ouverture » et « configuration de fermeture » peuvent s'appliquer indifféremment au dispositif 1 dans son ensemble, à la zone de ponction 2, ou à tout élément ou organe constitutif du dispositif 1 considéré dans l'état dans lequel il se trouve lorsque la zone de ponction 2 est placée dans la configuration correspondante par le moyen d'adaptation 5.
Selon une variante préférentielle de réalisation, la zone de ponction 2 peut avantageusement comprendre une membrane 6 apte à être transpercée par une aiguille 3.
De préférence, ladite membrane 6, ou « septum », est auto-obturante, c'est- à-dire qu'elle tend à refermer spontanément le trou de passage percé par l'aiguille. Une telle membrane peut avantageusement être réalisée dans un matériau élastomère de type silicone. Ainsi, la membrane 6 est susceptible d'assurer intrinsèquement l'étanchéité de la zone de ponction 2 lors de
l'introduction de l'aiguille 3, lors du maintien de l'aiguille 3 pendant la durée nécessaire à la ponction ou à l'injection, et après le retrait de ladite aiguille 3.
Selon une variante de réalisation préférentielle, le moyen d'adaptation 5 de la zone de ponction 2 comporte un organe d'obturation 7 résistant à la perforation par aiguille 3, ledit organe d'obturation 7 étant conçu pour couvrir en tout ou partie le dispositif 1, et plus particulièrement la membrane 6.
Avantageusement, un tel organe d'obturation 7 fait office d'écran protecteur entre l'extérieur du dispositif 1 et la chambre 4 et permet de moduler la conformation, et plus particulièrement l'étendue, de la zone de ponction 2 en fonction des besoins. Avantageusement, l'utilisation d'un tel organe d'obturation permet d'améliorer sensiblement la résistance mécanique ainsi que l'étanchéité globale du dispositif 1 , respectivement de la membrane 6, en configuration de fermeture, tout en facilitant l'accès à la chambre 4 par une augmentation de l'étendue de la zone de ponction 2 lorsqu'un transfert de fluide doit être opéré.
Plus généralement, le moyen d'adaptation 5 conforme à l'invention peut donc être conçu pour permettre de régler l'étanchéité du dispositif 1 et notamment de la renforcer en dehors des périodes de piquage.
Il est remarquable que la combinaison d'un septum 6 et d'un moyen d'adaptation 5, et plus particulièrement d'un organe d'obturation 7, conformes à l'invention permet ainsi avantageusement d'optimiser la longévité du site 1 et de renforcer son ètanchéité tout en garantissant une excellente accessibilité chaque fois que cela est nécessaire, notamment en autorisant la mise en œuvre d'une zone de ponction de vaste superficie par rapport à l'encombrement global dudit site. Une telle combinaison peut par ailleurs constituer une invention en tant que telle, indépendamment de la
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nature et de la forme prises par le moyen d'adaptation 5 et/ou par l'organe d'obturation 7.
De préférence, l'organe d'obturation 7 comprend au moins un élément d'obturation mobile 10 agencé pour pouvoir se déplacer afin de modifier le taux de couverture du dispositif 1 , respectivement de la membrane 6.
A titre d'exemple, l'élément d'obturation mobile 10 pourra être formé par un capuchon amovible, un volet ou une languette formant un écran de protection appliqué contre la membrane 6 afin d'empêcher toute pénétration d'une aiguille 3 à travers, ou au-delà de ladite membrane.
Au sens de l'invention, la notion de « mobilité » est relative à une ou plusieurs parties du dispositif 1 considérées comme fixes, c'est-à-dire dont la position au sein du patient est normalement sensiblement invariante dans le cadre d'une utilisation normale.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à une configuration particulière d'organe d'obturation 7.
Ainsi, il est notamment envisageable que l'organe d'obturation 7 se situe à l'intérieur ou à l'extérieur de la chambre 4, d'un côté ou de l'autre de la membrane 6, qu'il soit appliqué contre ladite membrane 6, en contact total ou partiel, ou au contraire tenu séparé à distance de cette dernière.
De même, l'élément d'obturation mobile 10 pourra être indifféremment mobile en translation, en rotation, ou en une combinaison de ces mouvements, ou encore comporter une partie déformable élastiquement afin de pouvoir modifier le taux de couverture du dispositif 1 , respectivement de la membrane 6.
De préférence, en configuration de fermeture, l'élément d'obturation mobile 10 recouvre totalement la membrane 6 et empêche ainsi toute pénétration d'aiguille 3 dans la chambre 4,
Selon une variante de réalisation illustrée sur les figures 1 et 3, l'organe d'obturation 7 comporte au moins un premier élément d'obturation 12 et un second élément d'obturation 14 mobiles l'un par rapport à l'autre, lesdits éléments d'obturation 12, 14 présentant respectivement des portions résistantes à la perforation 12A 1 14A de formes conjuguées de manière à ce que le taux de couverture du dispositif 1 , respectivement de la membrane 6, puisse être ajusté par le positionnement relatif desdits premier et second éléments d'obturation 12, 14.
En particulier, en configuration de fermeture, les portions résistantes à la perforation 12A, 14A des premier et second éléments d'obturation 12, 14 pourront avantageusement se compléter, par exemple par chevauchement ou emboîtement, de sorte à recouvrir sensiblement toute la membrane 6.
Les portions résistantes à la perforation 12A 1 14A pourront éventuellement être réalisées à l'aide d'une structure élastomère renforcée infranchissable par l'aiguille 3, par exemple par un treillis. Toutefois, selon une variante de réalisation préférentielle, les portions résistantes à la perforation du premier et du second élément d'obturation 12, 14, et plus généralement l'organe d'obturation 7, seront constitués d'éléments rigides intransperçables réalisés dans un matériau biocompatible métallique, de préférence plein, tel que le titane, ou polymère, tel que le PEEK (Polyetherethercétone), le POM (Polyoxyméthylène), le PSU (Polysulfone), le PC (Polycarbonate) et le PEI (Polyetherimide).
Selon une variante de réalisation préférentielle illustrée sur les figures 1 à 5, le premier élément d'obturation 12 et le second élément d'obturation 14 sont
destinés à être superposés et comportent chacun une ou plusieurs lumières 12B 1 14B 1 les lumières 12B ménagées dans le premier élément d'obturation 12 étant agencées de manière à pouvoir être positionnées sensiblement en vis-à-vis des lumières 14B ménagées dans le second élément d'obturation 14, la superposition desdites lumières 12B 1 14B permettant de créer un ou plusieurs passages 15 (représentés en pointillés sur la figure 4) susceptibles d'être empruntés par l'aiguille 3 pour traverser l'ensemble formé par lesdits premier et second éléments d'obturation 12, 14.
En d'autres termes, en faisant se chevaucher plus ou moins la ou les lumières 12B du premier élément d'obturation 12 avec une ou des lumières 14B correspondantes du second élément d'obturation 14, le praticien peut faire varier la taille du ou des passages 15, et plus particulièrement ouvrir, agrandir, ou au contraire rétrécir voire refermer ledit ou lesdits passages 15.
En configuration d'ouverture, le premier élément d'obturation 12 et le second élément d'obturation 14 peuvent donc avantageusement être disposés l'un par rapport â l'autre de telle sorte que leurs lumières respectives 12B, 14B coïncident pour permettre à une aiguille 3 de franchir successivement le premier et le second élément d'obturation, la zone de ponction 2 correspondant ainsi de préférence à la réunion de l'ensemble des passages 15 ainsi formés.
De préférence, les lumières 12B, 14B peuvent présenter des profils de taillage particuliers, notamment chanfreinés vers l'extérieur et/ou vers l'intérieur de la chambre 4, afin de maximiser l'ouverture angulaire du passage 15 et ainsi faciliter tant la pénétration que le débattement de l'aiguille 3.
Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée à un nombre, à une forme ou un agencement particulier de lumières 12B, 14B.
Selon une caractéristique importante de l'invention, le premier et le second élément d'obturation 12, 14 sont formés respectivement par un premier et un second manchon cylindrique 16, 17 emboîtés l'un dans l'autre, ainsi que cela est représenté sur les figures 1 , 3 et 5.
Au sens de l'invention, le terme « cylindrique » indique que les manchons présentent globalement une forme géométrique obtenue par le balayage d'une surface de base le long d'une ligne génératrice à laquelle ladite surface est orthogonale.
Bien entendu, les manchons ne sont pas limités à une forme cylindrique particulière, leur surface de base pouvant être par exemple circulaire, elliptique, ou encore polygonale, notamment carrée ou hexagonale,
Toutefois, les manchons cylindriques 16, 17 présenteront de préférence une forme cylindrique de base circulaire.
En outre, l'axe générateur, en l'occurrence (XX') sur les figures, sera préférentiellement rectiligne.
De préférence, les manchons cylindriques 16, 17 présentent une géométrie de révolution qui non seulement améliore l'accès au site 1 mais lui confère également un caractère atraumatique,
Avantageusement, lesdits manchons cylindriques possèdent chacun des parois ajourées, percées dans le sens de leur épaisseur par la ou les lumières 12B 1 14B susmentionnées, tandis que les portions « p/e/nes »
desdites parois, situées autour des lumières, forment les portions résistantes à la perforation 12A, 14A.
Ainsi, en faisant varier le chevauchement entre lumières et portions résistantes à la perforation, tel que cela a été mentionné plus haut, le positionnement relatif des premier et second manchons cylindriques 16, 17 (c'est-à-dire placement d'un manchon dans une position choisie par rapport à l'autre manchon) permet de moduler l'étendue de la zone de ponction 2.
De préférence, les manchons cylindriques 16, 17 comportent au moins une lumière sur leur paroi latérale, de telle sorte que le site soit accessible à l'aiguille selon une direction d'approche transverse à l'axe générateur (XX 1 ).
En outre, les manchons cylindriques peuvent avantageusement être pourvus sur leur pourtour d'une pluralité de lumières, tel que cela est illustré notamment sur les figures 1 et 3, de telle sorte que le site 1 puisse être piqué même en cas de retournement sur lui-même.
Plus particulièrement, les lumières d'un même manchon peuvent avantageusement s'étendre aussi bien sur la portion de paroi latérale proximale de celui-ci, située juste sous la peau (vers le haut sur les figures 1 et 3), que sur la portion de paroi latérale distale dudit manchon, située à l'opposé, au contact des tissus sous-cutanés (vers le bas sur les figures 1 et 3).
De préférence, lesdits manchons cylindriques 16, 17 sont et sensiblement coaxiaux, et s'étendent tous deux selon un même axe générateur (XX').
En outre, les manchons cylindriques présentent de préférence une forme allongée, dont la longueur mesurée le long de l'axe générateur (XX') est
supérieure à leur diamètre. Ainsi, ie site 1 est particulièrement stable, atraumatique et compact, tout en restant très accessible.
Par commodité de description, on considérera dans la suite du texte que, tel que cela est visible sur les figures 1 , 3 et 5, le premier manchon cylindrique 16 forme un manchon « interne » disposé au moins en partie à l'intérieur du second manchon circulaire 17 qui forme un manchon « externe ».
De préférence, tel que cela est illustré sur les figures 1 et 3, le premier manchon cylindrique 16 peut entourer au moins en partie, et de préférence de façon majoritaire voire totale, la chambre 4.
Avantageusement, l'assemblage au moins partiellement chevauchant de manchons cylindrique 16, 17 tubulaires dont l'évidement interne forme tout ou partie de la chambre 4 confère au dispositif 1 une structure simple, robuste et compacte.
Plus particulièrement le premier manchon cylindrique 16 peut délimiter la chambre 4, en formant une sorte de caisson creux.
A cet effet la paroi latérale ajourée dudit manchon peut joindre une première extrémité pourvue d'un fond plein à une seconde extrémité munie d'un fond percé d'un orifice de sortie destiné à mettre en communication l'intérieur de ladite chambre 4 avec le cathéter 22. La fixation du cathéter peut avantageusement être mise en œuvre à l'aide d'un embout, de préférence rigide, qui prolonge la chambre 4 au niveau de l'orifice de sortie et traverse le fond ajouré qui forme la base du second manchon cylindrique 17. Le premier et le second élément d'obturation 12, 14 peuvent ainsi avantageusement former des coques jumelées.
En outre, le fait que le premier manchon 16, et par conséquent le second manchon 17, entourent au moins une partie de la chambre 4 permet avantageusement de disposer des lumières 12B, 14B, donc des passage 15, de part et d'autre de ladite chambre 4 afin d'autoriser le piquage du dispositif 1 même en cas de retournement de ce dernier sur lui-même.
De façon particulièrement préférentielle, les manchons cylindriques 16, 17 sont constitués en titane, l'emploi d'un tel matériau permettant d'obtenir une résistance à la perforation et une rigidité suffisantes avec des épaisseurs de parois ei 6 , e 17 relativement fines.
De préférence, les premier et second manchons cylindriques 16, 17 sont montés mobiles l'un par rapport à l'autre en translation, parallèlement à leurs axes générateurs respectifs, et en l'occurrence selon leur axe commun (XX'), ainsi que cela est représenté sur les figures 1, 3 et 5.
Au sens de l'invention, lesdits manchons cylindriques 16, 17, et plus généralement les premier et second éléments d'obturation 12, 14, sont mobiles l'un par rapport à l'autre et peuvent donc être considérés comme des éléments d'obturation mobiles 10, même si en pratique, l'un desdits éléments est susceptible de rester sensiblement fixe par rapport au patient tandis que l'autre est mis en mouvement relativement à lui.
Selon une variante de réalisation préférentielle, la configuration de fermeture correspond à un état de repos de l'élément d'obturation mobile 10, 12, 14 vers lequel ledit élément d'obturation mobile 10, 12, 14 tend à être rappelé sous la contrainte d'un moyen de rappel élastique 11 , tel qu'un ressort.
Plus généralement, la configuration de fermeture correspondra de préférence à un état stable du dispositif 1 que celui-ci adopte par défaut lorsque aucune contrainte n'est exercée sur lui, notamment après son
implantation chez le patient lorsque ledit dispositif n'est pas sollicité pour effectuer des ponctions ou des injections. En d'autres termes, le moyen de rappel élastique 1 1 tendra de préférence à maintenir spontanément le dispositif 1 dans sa configuration de fermeture et à conférer à la zone de ponction 2 une étendue sensiblement nulle.
Selon une variante de réalisation particulièrement préférentielle illustrée aux figures 1 , 3 et 5, les lumières 12B, 14B ménagées sur le premier et sur le second manchon cylindrique 16, 17 respectivement correspondent sensiblement à des portions de rainures annulaires.
En outre, elles sont de préférence étagées selon l'axe (XX') en alternance avec des parois pleines 12A, 14A selon un même pas constant d, le premier et le second manchon cylindrique 16, 17 étant assemblés de telle sorte qu'en configuration de fermeture, c'est-à-dire au repos, le premier manchon cylindrique 16 est décalé selon l'axe (XX') par rapport au second manchon cylindrique 17, de telle sorte que toutes les lumières 12B du premier manchon 16 soient entièrement masquées par les surfaces pleines 14A du second manchon 17, et réciproquement, que toutes les lumières 14B du second manchon 17 soient entièrement masquées par les surfaces pleines 12A correspondantes du premier manchon 16.
De préférence, le décalage longitudinal au repos du premier manchon cylindrique 16 par rapport au second manchon cylindrique 17 est sensiblement égal à la valeur du pas d, tel que cela est illustré sur la figure 1. Ainsi, en configuration de fermeture, les surfaces pleines respectives 12A, 14A du premier et du second élément d'obturation 12, 14 obstruent mutuellement les lumières 14B 1 12B correspondantes, tel que cela est représenté sur la figure 2.
De façon particulièrement préférentielle, la valeur du pas d correspond sensiblement à la course laissée disponible pour le déplacement du premier manchon cylindrique 16 par rapport au second manchon cylindrique 17, A cet effet, le moyen de rappel élastique 11 peut avantageusement être formé par un ressort hélicoïdal siégeant contre le fond du second manchon cylindrique 17 et formant butée à rencontre du déplacement du premier manchon cylindrique 16, tel que cela est illustré sur les figures 1 et 3.
Selon cette variante de réalisation préférentielle, il est avantageusement possible de passer de la configuration de fermeture à la configuration d'ouverture en déplaçant simplement en translation le premier manchon cylindrique 16 par rapport au second manchon cylindrique 17 de sa position de repos à sa position de fin de course. La configuration de fermeture correspond alors à un état d'obturation total de la membrane 6 et par conséquent d'étanchéité complète du dispositif 1, tandis que la configuration d'ouverture maximale correspond sensiblement à l'ouverture complète des passages 15, c'est-à-dire à l'extension maximale de la zone de ponction 2 obtenue par l'alignement sensiblement exact des lumières 12B du premier manchon 16 au droit des lumières 14B correspondantes du second manchon 17.
II est remarquable que le recours à des éléments d'obturation 12, 14 présentant une géométrie de révolution, ainsi qu'à une couverture angulaire large des lumières 12B, 14B, permet avantageusement de réaliser le piquage selon de nombreuses directions de l'espace et rend le dispositif 1 insensible aux rotations qu'il pourrait effectuer sur lui-même après implantation.
Par ailleurs, lorsque le premier et le second élément d'obturation (12, 14) présentent une géométrie de révolution et entourent Ia chambre (4) dans laquelle l'aiguille 3 débouche lorsqu'elle a traversé la zone de ponction 2,
lesdits éléments d'obturation sont de préférence agencés de telle sorte que l'aiguille 3 qui pénètre dans la chambre 4 ne puisse pas transpercer de part en part le dispositif 1 et en ressortir par un point diamétralement opposé à son point d'entrée.
Plus précisément, les lumières 12B, 14B situées de part et d'autre de ladite chambre 4 seront de préférence disposées de telle sorte qu'une aiguille 3 pénétrant dans la chambre par un premier passage 15 ne puisse pas transpercer de part en part le dispositif 1 et en ressortir par un second passage 15 diamétralement opposé au premier.
A cet effet, on pourra recourir soit à un écran d'interposition placé dans la chambre 4 elle-même, soit à un étagement approprié des lumières 12B, 14B situées de part et d'autre de la chambre 4, tel que celui illustré sur la figure 5, de telle sorte que si une aiguille 3 pénètre dans le dispositif 1 par un passage 15 selon une direction sensiblement orthogonale â l'axe (XX') et traverse toute la chambre 4, elle rencontre une surface pleine 12A, 14A dans la zone diamétralement opposée à son point d'entrée.
De préférence, le dispositif 1 conforme à l'invention comprend un moyen de manœuvre 20 qui permet à l'utilisateur d'agir sur le moyen d'adaptation 5 de la zone de ponction 2 afin de configurer ladite zone de ponction 2, et plus préférentiellement de placer le premier et le second élément d'obturation 12, 14 mobiles dans une configuration d'ouverture.
De préférence, tel que cela est illustré sur la figure 3, le moyen de manœuvre 20 comporte deux surfaces d'appui 2OA, 2OB associées mécaniquement au premier et au second manchon cylindrique 16, 17 respectivement de manière à ce que l'utilisateur puisse faire coulisser le premier manchon cylindrique 16 par rapport au second manchon cylindrique 17 en exerçant simultanément sur lesdites faces
d'appui 2OA, 2OB une pression F qui tend à les rapprocher l'une de l'autre. Avantageusement, la surface d'appui 2OA peut être formée par le fond plein du premier manchon cylindrique 16 tandis que la surface d'appui 2OB est formée par le fond du second manchon cylindrique 17, lequel est ajouré pour permettre le passage du cathéter 22 et/ou de l'embout par lequel il est relié à la chambre 4.
Bien entendu, le moyen de manœuvre 20 conforme à la présente invention n'est nullement limité à un mécanisme d'actionnement particulier.
Selon une variante de réalisation préférentielle illustrée sur les figures 1 et 3, le dispositif 1 se présente globalement sous la forme d'une sorte de bouton poussoir cylindrique, maintenu en configuration de fermeture imperméable au piquage par un ressort 11 , et susceptible d'être actionné par pincement à rencontre dudit ressort pour adopter une configuration d'ouverture permettant l'introduction d'une aiguille 3 dans la chambre 4.
Par ailleurs, ainsi que cela est illustré sur les figures 1 à 4, la membrane 6 est de préférence prise en sandwich entre les premier et second éléments d'obturation 12, 14, de manière à former une structure stratifiée
De façon particulièrement avantageuse, le recours à la superposition de couches jointives alternant des couches rigides résistantes à la perforation et des couches en élastomère permet d'obtenir une paroi du site présentant une excellente étanchéité tout en conservant une épaisseur totale E faible.
En particulier, même si la membrane 6 en élastomère est endommagée par les piquages successifs, les parois des manchons 16, 17, du fait qu'elles tendent à reboucher les orifices de piquage en emprisonnant ladite membrane à laquelle elles se superposent, permettent de garantir malgré tout l'étanchéité et donc d'améliorer la longévité du site implantable 1.
Ainsi que cela est représenté sur les figures 1 et 3, la membrane 6 peut ainsi de préférence se présenter sous la forme d'un étui qui recouvre sensiblement l'ensemble du premier manchon cylindrique 16, lui-même placé à l'intérieur du second manchon cylindrique 17.
La membrane 6 peut également être solidarisée avec ledit premier manchon cylindrique 16, par exemple à l'aide d'un adhésif, afin d'améliorer l'étanchéité entre la coque de titane 16 et ladite membrane 6 en élastomère mais aussi de faciliter le glissement de l'ensemble par rapport à la paroi latérale interne du second manchon cylindrique 17. Selon une variante de cette forme de réalisation, la membrane 6 pourra en outre être revêtue extérieurement de Parylèπe® ou tout autre revêtement lubrifiant biocompatible, afin de réduire son coefficient de frottement contre le second manchon cylindrique 17.
Selon une variante de réalisation non représentée, il est même envisageable qu'il n'y ait pas de membrane élastomère 6 interposée entre tes deux manchons cylindriques 16 et 17 et que ceux-ci soient simplement ajustés en guidage précis l'un dans l'autre de manière à ce que l'étanchéité soit réalisée principalement par le contact entre leurs surfaces de frottement respectives. Le cas échéant, les manchons cylindriques 16, 17 pourront être revêtus d'une fine couche d'un matériau, tel que du Parylène®, destiné à améliorer leur glissement relatif et/ou l'étanchéité de l'ensemble.
Plus particulièrement, les lumières 12B 1 14B du premier et/ou du second élément d'obturation 12, 14 peuvent être elles-mêmes garnies chacune d'un opercule transperçable par l'aiguille 3, notamment en élastomère, de telle sorte que chaque lumière 12B 1 14B forme potentiellement une fenêtre de piquage étanche et auto-obturante. En d'autres termes, la membrane 6 peut avantageusement être remplacée ou complétée par un ou plusieurs « mini- septυm » enchâssés localement dans les lumières 12B, 14B.
Selon une telle variante de réalisation, en particulier si les opercules obturent les lumières 12B du manchon cylindrique 16 interne pour former une chambre 4 intrinsèquement ètanche, les manchons cylindriques 16, 17 pourront être montés directement au contact l'un de l'autre sans nuire aucunement à l'étanchéité du site 1 , même lors de leurs déplacements relatifs.
Par ailleurs, le dispositif 1 conforme à l'invention est de préférence revêtu d'une enveloppe externe 21.
Cette enveloppe externe 21 , apte à être transpercée par une aiguille, est de préférence réalisée dans un matériau élastomère biocompatible de type silicone. Elle permet avantageusement d'améliorer l'étanchéité et la finition du dispositif 1 , de conférer à ce dernier un caractère sensiblement atraumatique, de contenir le mécanisme formé par l'assemblage des premier et second manchons cylindriques 16, 17 et du ressort 11. Ladite enveloppe externe 21 sera avantageusement déformable de manière à pouvoir s'adapter aux variations de configuration du dispositif 1. Afin de limiter l'adhérence de ladite enveloppe externe 21 aux. tissus environnants, celle-ci pourra également être recouverte de Parylène®.
A titre d'exemple non limitatif, un site implantable 1 conforme à l'invention peut avantageusement présenter sensiblement les dimensions suivantes : longueur des manchons cylindriques 16, 17 comprise entre 20 mm et 30 mm, diamètre intérieur desdits manchons compris entre 3,6 mm et 4,6 mm, épaisseur eie, e 17 desdits manchons comprise entre 0,3 mm et 0,5 mm, épaisseur de la membrane 6 comprise entre 1 mm et 1 ,5 mm, et épaisseur de l'enveloppe externe 21 comprise entre 1 mm et 2 mm.
Selon cet exemple, l'épaisseur totale E traversée par l'aiguille pour atteindre la chambre 4 pourra avantageusement être sensiblement comprise
entre 2,6 mm et 4,5 mm, par comparaison avec un septum de l'art antérieur dont l'épaisseur est généralement d'environ 5 à 7 mm.
Les rainures peuvent par exemple être espacées d'une valeur de pas d comprise entre 1 mm et 5 mm, posséder chacune une largeur comprise entre 1 mm et 5 mm, et une ouverture angulaire le long du périmètre des manchons cylindriques comprise entre 30° et 45°.
Bien entendu, il est avantageusement possible de disposer plusieurs portions de rainure annulaires dans le prolongement l'une de l'autre selon un même contour, à une même « abscisse » donnée le long de l'axe générateur (XX'), par exemple deux portions de rainures opposées à 180* ou trois portions de rainures réparties à 120°, afin d'améliorer l'accessibilité du site.
Dans ce qui précède, on a décrit essentiellement des variantes de réalisation dans lesquelles les éléments d'obturation mobiles étaient actionnés directement en translation. Il est toutefois parfaitement envisageable sans sortir du cadre de l'invention que les manchons cylindriques soient mobiles à rotation l'un par rapport à l'autre, notamment autour de l'axe générateur (XX'), ou encore que l'organe d'obturation comprenne des éléments mobiles en rotation, tels que des volets susceptibles de se rabattre sur commande vers l'intérieur de la chambre 4 pour céder le passage à l'aiguille. Par exemple, de tels volets pourront être formés par une série de lamelles allongées tapissant la face intérieure de la membrane 6, articulées en pivot au niveau de l'un de leurs bords, et susceptibles de basculer lorsque l'on entraîne leur bord libre opposé par un mécanisme de type embiellage actionné par exemple à l'aide d'un poussoir.
Par ailleurs, il est envisageable que le moyen de manoeuvre 20, au lieu de provoquer directement le déplacement des éléments d'obturation
mobiles 12, 14, soit formé par une gâchette qui retient lesdits éléments fixes lorsque le dispositif 1 se trouve en configuration de fermeture, de manière à condamner l'accès à la chambre 4, mais qui, une fois le moyen de manœuvre actionné volontairement par l'utilisateur, libère lesdits éléments d'obturation, qui sont alors libres de se déplacer, de s'écarter ou de basculer lorsqu'une aiguille 3 pénètre à travers la membrane 6 en exerçant sur eux un effort suffisant.
Le fonctionnement d'une variante de réalisation préférentielle d'un dispositif 1 conforme à l'invention va maintenant être décrit, en référence aux figures 1 et 3.
Le dispositif 1 conforme à l'invention est tout d'abord implanté par voie chirurgicale sous la peau du patient, le cathéter 22 reliant le site implantable à l'organe cible ou à l'implant gonflable concerné.
Au repos, le dispositif 1 implanté sous la peau se trouve dans sa configuration de fermeture, la surface de la zone de ponction 2 étant sensiblement nulle, c'est-à-dire que le site implantable 1 est sensiblement impénétrable par une aiguille 3.
Lorsque le praticien veut procéder à une ponction ou une injonction de fluide dans la chambre 4, celui-ci doit utiliser le moyen d'adaptation 5 de manière à modifier l'étendue de la zone de ponction 2, en l'occurrence pour la faire passer d'une valeur sensiblement nulle à une valeur suffisante pour permettre l'introduction de l'aiguille 3.
Afin de faire passer le dispositif 1 de sa configuration de fermeture à sa configuration d'ouverture, le praticien exerce alors à travers la peau un effort de pression F sur les surfaces d'appui 2OA, 2OB du moyen de manœuvre 20, par exemple en appuyant avec le pouce au niveau de la première surface
d'appui 20A 1 tandis qu'il retient avec l'index et/ou le majeur de la même main la seconde surface d'appui 2OB opposée. Ce faisant, il est en mesure d'exercer à rencontre du ressort de rappel 11 un effort suffisant pour déplacer le premier manchon cylindrique 16 par rapport au second manchon cylindrique 17 de manière à aligner progressivement les lumières 12B, 14B ménagées respectivement dans chacun desdits manchons cylindriques 16, 17, de sorte à faire apparaître, à « ouvrir », au moins partiellement les passages 15.
Une fois la configuration d'ouverture ainsi atteinte, le praticien peut faire pénétrer l'aiguille 3 à l'intérieur du dispositif 1 jusqu'à la chambre 4, à travers l'un ou l'autre des passages 15.
Avantageusement, le praticien peut naturellement et facilement localiser la zone de ponction 2 du fait que cette dernière se situe sensiblement dans l'espace compris entre son pouce et son index.
Au sein du passage 15, l'aiguille 3 traverse successivement les différentes couches dont la combinaison particulière configure la zone de ponction 2, à savoir l'enveloppe externe 21, le second manchon cylindrique 17 au niveau d'une lumière 14B 1 la membrane élastomère 6 puis le premier manchon cylindrique 16 au niveau d'une lumière 12B.
II est remarquable qu'un profil de taillage incliné et éventuellement arrondi des lumières 12B, 14B tend à maximiser l'étendue de la zone de ponction 2 dans la mesure où il contribue d'une part à réduire globalement la surface externe des parois pleines 14A du second manchon cylindrique 17 et d'autre part à former des sortes d'entonnoirs aptes à guider l'aiguille 3 à travers le passage 15 pour une large plage d'angles d'incidence et de points de piquage, les portions inclinées ou biseautées pouvant jouer le rôle de déflecteurs.
Avantageusement, l'étanchéité du site est maintenue pendant la perforation grâce à la membrane 6, et éventuellement grâce à l'enveloppe externe 21 qui, du fait de leur propriétés élastiques, tendent à enserrer l'aiguille 3.
Bien que le praticien ait la possibilité de maintenir son effort de compression F pendant qu'il procède à l'injection ou à la ponction, il peut avantageusement décider de relâcher cette pression une fois l'aiguille 3 introduite dans la chambre 4, ladite aiguille formant alors une sorte de coin qui empêche le retour complet du premier manchon cylindrique 16 dans sa position de repos sous l'effet du ressort 11.
Réciproquement, l'aiguille 3 se trouve ainsi fermement maintenue par le dispositif 1, cisaillée entre une partie pleine 12A du premier manchon cylindrique 16 et une partie pleine correspondante 14A du second manchon cylindrique 17 qui font alors office de moyens de maintien. Ceci permet avantageusement au praticien de relâcher le dispositif 1 et de récupérer la disponibilité d'une main sans risquer une déconnexion inopinée de l'aiguille 3 pendant ['injection ou la ponction. Bien entendu, l'effort de cisaillement exercé par le ressort de rappel 11 est déterminé de sorte à ne pas causer un écrasement de l'aiguille 3 qui compromettrait l'injection ou Ia ponction.
Une fois l'injection ou la ponction pratiquée, le praticien extrait l'aiguille 3 hors de la chambre 4 et relâche le dispositif 1. Le premier manchon cylindrique 16 n'étant plus retenu ni par ladite aiguille ni par le praticien, celui-ci regagne spontanément sa position de repos sous l'effet du ressort de rappel 11.
Ce faisant, le dispositif 1 retourne automatiquement de sa configuration d'ouverture à sa configuration de fermeture, les parois pleines 12A du premier manchon cylindrique 16 venant recouvrir les lumières 14B du second manchon cylindrique 17, et réciproquement, les lumières 12B du
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premier manchon cylindrique 16 venant se placer sous la couverture des zones pleines 14A du second manchon cylindrique 17. Il résulte de ce déplacement une clôture des passages 15 par un recouvrement complet de la membrane 6, et par conséquent une suppression de la zone de ponction 2 par réduction sensiblement à zéro de son étendue.
Ainsi, le dispositif 1 conforme à l'invention présente une étanchéité particulièrement performante et durable.
En particulier, il est remarquable que le chevauchement des éléments d'obturation mobiles contribue à renforcer cette étanchéité en suppléant, le cas échéant, à un endommagement de la membrane élastomère 6, ce qui contribue à accroître la longévité du site implantable 1.
De plus, le recouvrement de la membrane 6 par l'organe d'obturation 7 conforme à l'invention contribue à préserver ladite membrane des agressions, notamment mécaniques, auxquelles elle est particulièrement vulnérable.
De façon particulièrement avantageuse, le dispositif implantable conforme à l'invention met en outre en œuvre des moyens d'étanchéité peu encombrants, ce qui lui permet de présenter une structure compacte, légère et particulièrement fonctionnelle.
De surcroît, le dispositif conforme à l'invention mettant en œuvre des éléments constitutifs et des mouvements particulièrement simples, son prix de revient est minime.
Enfin, le site implantable 1 conforme à l'invention est particulièrement facile à manipuler et facilite les opérations de piquage pour le praticien.
POSSIBILITE D'APPLICATION INDUSTRIELLE
L'invention trouve son application industrielle dans la conception et la fabrication de sites implantables.
