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Title:
IMPROVED METHOD FOR MAKING A ONE-PIECE BLADED DISK, WITH TEMPORARY RETAINING RING FOR BLADED DISKS REMOVED BEFORE A MILLING STEP
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2009/121762
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a method for making a one-piece bladed disk, including: - a step of cutting out, using a jet of abrasive water, a block of material (100), such that the result is pre-formed vane blades (102) that extend radially from a disk, while conserving material so as to form a means for connecting (112) at least two directly consecutive pre-formed vane blades, said connection means being spaced radially from said disk; then – a step of removing said connection means (112); and then – a step of milling the pre-formed vane blades.

Inventors:
BERLANGER, Serge (7 rue des Vignes, Leuville Sur Orge, F-91310, FR)
BORDU, Sébastien (Résidence Le Prés Leroy, Rue de Cossigny, Brie Comte Robert, F-77170, FR)
MALEVILLE, Thierry, Jean (9 route de Boutigny, Ste Blaise, Milly La Foret, F-91490, FR)
ROCA, Christophe, Charles, Maurice (2 Square Ludvig Van Beethoven, Soisy Sur Seine, F-91450, FR)
Application Number:
EP2009/053477
Publication Date:
October 08, 2009
Filing Date:
March 25, 2009
Export Citation:
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Assignee:
SNECMA (2 boulevard du Général Martial Valin, Paris, Paris, F-75015, FR)
BERLANGER, Serge (7 rue des Vignes, Leuville Sur Orge, F-91310, FR)
BORDU, Sébastien (Résidence Le Prés Leroy, Rue de Cossigny, Brie Comte Robert, F-77170, FR)
MALEVILLE, Thierry, Jean (9 route de Boutigny, Ste Blaise, Milly La Foret, F-91490, FR)
ROCA, Christophe, Charles, Maurice (2 Square Ludvig Van Beethoven, Soisy Sur Seine, F-91450, FR)
International Classes:
B23P13/02; B23C3/18; B23P15/00; B23Q11/00; B24C1/04; B26F3/00; F01D5/34; B23P13/00; B23C3/00; B23P15/00; B23Q11/00; B24C1/00; B26F3/00; F01D5/00
Attorney, Agent or Firm:
ILGART, Jean-Christophe (Brevalex, 3 rue du Docteur Lancereaux, Paris, F-75008, FR)
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Claims:

REVENDICATIONS

1. Procédé de fabrication d'un disque aubagé monobloc (1), comprenant : - une étape de découpe par jet d'eau abrasif d'un bloc de matière (100), réalisée de manière à faire apparaître des préformes d'aubes (102) s' étendant radialement à partir d'un disque (4), tout en conservant de la matière formant moyens de liaison (112) entre au moins deux préformes d'aubes directement consécutives, lesdits moyens de liaison étant espacés radialement dudit disque ; puis

- une étape de retrait desdits moyens de liaison (112) ; puis - une étape de fraisage des préformes d'aubes.

2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée de manière à ce que lesdits moyens de liaison (112) relient entre elles un nombre de préformes d'aubes (102) strictement supérieur à trois, de préférence directement consécutives.

3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée de manière à ce que lesdits moyens de liaison forment sensiblement un anneau (112) .

4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée

de manière à ce que ledit anneau (112) relie entre elles la totalité des préformes d'aubes (102).

5. Procédé selon la revendication 3 ou la revendication 4, dans lequel l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée de manière à ce que ledit anneau (112) relie entre elles les têtes (108) des préformes d'aubes (102).

6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ladite étape de fraisage des préformes d'aubes (102) est réalisée de manière à obtenir des ébauches d'aubes (202) mises à profil, cette étape étant suivie d'une étape de finition par fraisage des ébauches d'aubes (202), de manière à obtenir les aubes (2) au profil final.

7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit disque aubagé monobloc présente un diamètre supérieur ou égal à 800 mm.

8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit disque aubagé monobloc présente un disque (4) d'épaisseur (e) supérieure ou égale à 100 mm.

9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les aubes (2) du disque aubagé monobloc sont vrillées.

10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit bloc de matière (100) utilisé est en titane ou l'un de ses alliages .

11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit disque aubagé monobloc est un disque aubagé monobloc pour turbomachine d'aéronef.

12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit disque aubagé monobloc est un disque aubagé monobloc de rotor de turbine ou de compresseur de turbomachine d'aéronef.

Description:

PROCEDE AMELIORE DE FABRICATION D'UN DISQUE AUBAGE

MONOBLOC, AVEC ANNEAU PROVISOIRE DE MAINTIEN DES AUBES

RETIRE AVANT UNE ETAPE DE FRAISAGE

DESCRIPTION

DOMAINE TECHNIQUE

La présente invention se rapporte de façon générale au domaine de la fabrication des disques aubagés monoblocs, de préférence pour turbomachine d' aéronef .

ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE

Pour la fabrication d'un disque aubagé monobloc, également dénommé « DAM », ou « blisk » en anglais, il est possible d'avoir recours à une étape de découpe par jet d'eau abrasif d'un bloc de matière, suivie d'une ou plusieurs étapes de fraisage.

La mise en œuvre d'une étape de découpe par jet d'eau abrasif, antérieurement au fraisage, permet de réduire considérablement les temps et coûts de fabrication par rapport à un procédé uniquement basé sur du fraisage. Cela s'explique en particulier par le fait qu'un tel procédé de fabrication requiert environ 75% de retrait de matière du bloc de départ pour aboutir au DAM. Le retrait d'une grande partie de cette matière par découpe au jet abrasif permet en effet de réduire les temps de production, et limite par ailleurs l'usure des fraiseuses.

Néanmoins, ce procédé ne peut pas être considéré comme totalement optimisé. En effet, un

inconvénient réside dans la présence de déformations et de vibrations des aubes au cours de ce procédé de fabrication, cet inconvénient étant d'autant plus important que les aubes sont longues. Ces déformations et vibrations nécessitent, pour limiter leurs conséquences sur la qualité du DAM produit, d'appliquer aux différents outillages des vitesses d' avance réduites, pénalisantes en termes de temps de production. Les vibrations ainsi que les temps de fabrication prolongés provoquent également une forte usure des outillages, impactant de façon négative les coûts de production.

EXPOSé DE L'INVENTION

L' invention a donc pour but de remédier au moins partiellement aux inconvénients mentionnés ci- dessus, relatifs aux réalisations de l'art antérieur.

Pour ce faire, l'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un disque aubagé monobloc, comprenant : - une étape de découpe par jet d'eau abrasif d'un bloc de matière, réalisée de manière à faire apparaître des préformes d'aubes s' étendant radialement à partir d'un disque, tout en conservant de la matière formant moyens de liaison entre au moins deux préformes d'aubes directement consécutives, lesdits moyens de liaison étant espacés radialement dudit disque ; puis

- une étape de retrait desdits moyens de liaison ; puis - une étape de fraisage des préformes d' aubes .

Ainsi, l'invention est remarquable en ce qu'elle prévoit, au cours de l'étape de découpe par jet d'eau abrasif, de laisser apparaître des moyens de liaison entre au moins deux préformes d'aubes, et de préférence entre toutes ces préformes d'aubes. Cela permet de limiter fortement, voire d'éradiquer les déformations et les vibrations des aubes au cours de leur fabrication, étant donné qu'elles demeurent maintenues mécaniquement les unes aux autres par de la matière du bloc initial.

Cette spécificité permet avantageusement d'appliquer aux différents outillages des vitesses d'avance élevées, diminuant les temps de production, sans impacter la qualité du DAM produit. Par ailleurs, la diminution des temps de production, ainsi que la diminution des vibrations des aubes au cours de leur fabrication, ralentit l'usure des outillages, ce qui limite de façon avantageuse les coûts de production.

De préférence, l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée de manière à ce que lesdits moyens de liaison relient entre elles un nombre de préformes d'aubes strictement supérieur à trois, de préférence directement consécutives. Néanmoins, il pourrait être envisagé plusieurs ensembles de préformes directement consécutives reliées les unes aux autres, mais avec les ensembles non reliés entre eux. Quoi qu'il en soit, en fonction des besoins rencontrés, le nombre de préformes d' aubes maintenues les unes aux autres par les moyens de liaison, ainsi que la disposition de ces derniers sur les préformes, peuvent être adaptés.

Selon une réalisation préférée, l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée de manière à ce que lesdits moyens de liaison forment sensiblement un anneau, de préférence centré sur l'axe du disque. Préférentiellement, cet anneau s'étend sur 360°, en étant éventuellement uniquement interrompu par les préformes d'aubes qu'il relie. Néanmoins, comme évoqué ci-dessus, cet anneau pourrait ne pas être entièrement fermé, à savoir ne pas relier certaines préformes directement consécutives.

Cependant, l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est préférentiellement réalisée de manière à ce que ledit anneau relie entre elles la totalité des préformes d'aubes, chacune destinée à constituer ultérieurement une aube du DAM. Dans un tel cas, on prévoit de préférence que l'étape de découpe par jet d'eau abrasif est réalisée de manière à ce que ledit anneau relie entre elles les têtes des préformes d'aubes. L'anneau forme alors une portion annulaire périphérique du bloc découpé, avec les préformes d'aubes s' étendant radialement vers l'intérieur à partir de cet anneau, en direction du disque.

Néanmoins, une solution alternative pourrait consister à prévoir l'étape de découpe par jet d'eau abrasif réalisée de manière à ce que ledit anneau relie entre elles lesdites préformes d'aubes, à distance de leur tête, radialement vers l'intérieur. Dans un tel cas, il est par exemple envisagé que l'anneau relie les préformes entre elles à environ mi- longueur.

II est précisé que les deux solutions proposées ci-dessus peuvent être combinées, à savoir prévoir à la fois un anneau de maintien périphérique, ainsi qu'un anneau de maintien intérieur situé radialement intérieurement par rapport à l'anneau périphérique. De façon plus générale, lorsqu'il est prévu un anneau de maintien périphérique, il peut être prévu des moyens de liaison additionnels entre les préformes d'aubes, non-nécessairement en forme d'anneau, sans sortir du cadre de l'invention.

La matière formant moyens de liaison est de préférence conservée jusqu'à la fin de l'étape de découpe par jet d'eau abrasif. Elle est alors retirée seulement lors d'une étape ultérieure du procédé de fabrication du DAM.

A cet égard, il est noté l'étape de fraisage des préformes d'aubes est réalisée de manière à obtenir des ébauches d'aubes mises à profil, cette étape étant de préférence suivie d'une étape de finition par fraisage des ébauches d'aubes, de manière à obtenir les aubes au profil final.

Bien entendu, d'autres étapes classiques peuvent être mises en œuvre dans le procédé selon l'invention, telles que : - le tournage du bloc de matière avant l'étape de découpe par jet d'eau abrasif ; le polissage et/ou le grenaillage des aubes après l'étape de finition ;

- la mise à longueur des aubes ; - et l'équilibrage du DAM.

De préférence, ledit disque aubagé monobloc présente un diamètre supérieur ou égal à 800 mm. A cet égard, il est précisé que la présence des moyens de liaison maintenant les aubes entre elles pendant leur fabrication permet d'envisager la fabrication de DAMs de grands diamètres, avec des aubes de grandes longueurs, puisque les déformations et vibrations de celles-ci sont réduites, voire supprimées. De préférence, les aubes ont une longueur minimale de 150 mm.

De préférence, ledit disque aubagé monobloc présente un disque d'épaisseur supérieure ou égale à

100 mm. Néanmoins, il peut présenter une épaisseur de l'ordre de 160 mm, voire plus encore, en raison des hautes performances susceptibles d'être atteintes par la technique de découpe par jet d'eau abrasif. Cette épaisseur correspond également sensiblement à la distance selon laquelle s'étend chaque aube, rapportée selon l'axe du DAM, entre le bord d'attaque et le bord de fuite.

De préférence, les aubes du disque aubagé monobloc sont vrillées, l'angle de vrillage pouvant aller jusqu'à 45°, voire plus encore.

De préférence, ledit bloc de matière utilisé est en titane ou l'un de ses alliages.

De préférence, ledit disque aubagé monobloc est un disque aubagé monobloc pour turbomachine d' aéronef .

Encore plus préférentiellement, ledit disque aubagé monobloc est un disque aubagé monobloc de

rotor de turbine ou de compresseur de turbomachine d' aéronef .

D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description détaillée non limitative ci-dessous.

BRèVE DESCRIPTION DES DESSINS

Cette description sera faite au regard des dessins annexés parmi lesquels ;

- la figure 1 représente une vue partielle en perspective d'un disque aubagé monobloc pour turbomachine, capable d'être obtenu par la mise en œuvre du procédé de fabrication selon la présente invention ; et

- les figures 2a à 2e représentent des vues schématisant le disque aubagé monobloc à différentes étapes de son procédé de fabrication, lorsque celui-ci se présente sous la forme d'un mode de réalisation préféré .

EXPOSé DéTAILLé DE MODES DE RéALISATION PRéFéRéS

En référence tout d'abord à la figure 1, on peut voir un disque aubagé monobloc 1 destiné à être obtenu par la mise en œuvre d'un procédé de fabrication selon la présente invention. Il est préférentiellement destiné à la constitution d'un rotor de compresseur ou de turbine d'une turbomachine pour aéronef.

Le disque aubagé monobloc, ci-après dénommé DAM, que l'on recherche à obtenir par le procédé objet de l'invention, est de grandes dimensions, à savoir qu'il présente un diamètre supérieur ou égal à 800 mm, des aubes 2 de longueur au moins égale à 150 mm, et un

disque 4 d'épaisseur « e » supérieure ou égale à 130 mm. De plus, les aubes portées par le disque 4 d'axe central 5 sont vrillées de manière importante, puisque l'angle de vrillage peut atteindre 45°, voire plus. A titre informatif, cet angle correspond de manière connue à l'angle fictif entre le pied 6 et la tête 8 d'une même aube 2.

Un mode de réalisation préféré du procédé de fabrication du DAM 1 va maintenant être décrit en référence aux figures 2a à 2e.

Tout d'abord, un bloc de matière en alliage de titane, également dénommé « brut monobloc » et de préférence pré-usiné, subit une première étape de tournage, visant par exemple à usiner ce bloc à 1 mm des cotes finales.

L'étape suivante consiste en une découpe par jet d'eau abrasif du bloc plein, de manière à faire apparaître des préformes d'aubes.

Pour ce faire il est utilisé une machine (non représentée) de découpe par jet d'eau à très haute pression, par exemple 3000 bars, et très haute précision, par exemple à six axes. C'est le très haut niveau de pression de l'eau qui permet de véhiculer l'abrasif en optimisant son effet coupant sur la matière. De manière connue, le jet d'eau est créé par l'intermédiaire d'une buse en diamant ou en saphir. De plus, une chambre de mélange permet l'addition de l'abrasif, tel que du sable. A cet égard, un canon de focalisation homogénéise l'eau et le sable en focalisant ce dernier sur la zone à découper.

Cette technique de découpe par jet abrasif permet un débit de retrait de matière important, ainsi qu'une bonne répétatibilité . Il se révèle ainsi tout à fait adapté au retrait de matière visant à créer des espaces inter-aubes traversant entièrement l'épaisseur « e » du bloc de matière selon son axe 5.

A cet égard, la figure 2a montre en partie haute le bloc de matière 100, une fois l'étape de découpe par jet d'eau abrasif achevée. Ce bloc présente donc des préformes d'aubes 102 s' étendant radialement à partir du disque 4, c'est-à-dire orthogonalement à l'axe central 5. D'une manière générale, la découpe est réalisée dans l'épaisseur du bloc 100 de sorte à faire apparaître des espaces inter-aubes 110 entre les préformes d'aubes 102 directement consécutives circonférentiellement .

De plus, elle est réalisée de manière à laisser apparaître des moyens de liaison entre les préformes 102, prenant ici la forme d'un anneau 112 centré sur l'axe 5 et reliant de préférence la totalité des têtes 108 des préformes d'aubes 102. Ainsi, l'anneau 112 constitue une portion annulaire périphérique du bloc découpé 100, et crée par conséquent une délimitation radiale extérieure des espaces inter-aubes 110, qui est conservée tant que l'étape de découpe n'est pas achevée.

Cette étape de découpe par jet d'eau abrasif peut être mise en œuvre en réalisant une première opération de découpe visant à retirer un premier morceau de matière s' étendant sensiblement de manière vrillée ou hélicoïdale dans la direction

radiale à partir du disque, suivie d'une seconde opération de découpe visant à retirer un second morceau de matière moins volumineux, s' étendant également sensiblement de manière vrillée ou hélicoïdale dans la direction radiale.

Plus précisément en référence à la représentation schématique de la figure 2b, on peut voir sur la partie gauche de celle-ci que la première opération de découpe vise en effet à découper un premier morceau de matière 114 s' étendant sur toute l'épaisseur du bloc 100 selon son axe 5. Pour ce faire, l'axe du canon de focalisation 116 se déplace le long d'une ligne fermée 118 montrée en partie basse de la figure 2a, initiée à partir du pied 4, s' étendant radialement jusqu'à proximité de l'extrémité radiale extérieure du bloc, sans atteindre celle-ci de manière à laisser apparaître l'anneau, la ligne 118 longeant ensuite cet anneau dans la direction circonférentielle, avant de s'étendre à nouveau radialement vers l'intérieur jusqu'au pied 4, qu'elle longe ensuite pour retrouver son point initial.

Durant son parcours le long de la ligne 118 précitée, l'axe du canon 116 est animé d'un mouvement additionnel approprié par rapport à l'axe 5 restant préférentiellement fixe, ce mouvement additionnel se traduisant essentiellement par un pivotement de l'axe du canon selon la direction radiale, et assurant la formation d'un premier morceau 114 de forme sensiblement vrillée dans la direction radiale. D'une façon plus générale, il est noté que la trajectoire décrite par le canon 116 par rapport à l'axe 5 est une

trajectoire dite cinq axes, obtenue à l'aide de deux rotations simultanées. Le premier morceau 114 est préférentiellement retiré manuellement par l'opérateur, comme montré schématiquement par la partie centrale de la figure 2b. Comme cela est visible sur cette même figure, en section quelconque orthogonale à la direction radiale, le morceau 114 prend la forme d'un quadrilatère dont les deux côtés opposés, s' étendant selon l'épaisseur du bloc, passent respectivement au plus près des deux aubes directement consécutives 2 destinées à être obtenues une fois le procédé achevé.

Comme cela découle de ce qui précède, chaque retrait d'un premier morceau 114 laisse apparaître la surface de deux préformes d'aubes 102 directement consécutives. De préférence, il est d'abord procédé à la découpe de tous les premiers morceaux 114 dont le nombre est prévu en fonction du nombre d' aubes souhaité pour le DAM, puis il est procédé au retrait manuel de ces morceaux 114, avant de mettre en œuvre la seconde opération de découpe.

Cette seconde opération est réalisée de manière à ce que les préformes d' aubes qui en découlent se rapprochent au plus près de la forme vrillée à courbure inversée des aubes finales, de laquelle il est difficile de se rapprocher par une simple et unique découpe, étant donné que le jet d'eau abrasif traverse le bloc de manière sensiblement rectiligne, par opposition à la forme courbe des sections d'aubes.

En référence à la représentation schématique de la figure 2b, on peut voir sur la partie droite de celle-ci que la seconde opération de découpe

vise en effet à découper un second morceau de matière 120 s' étendant cette fois-ci seulement sur une partie de l'épaisseur du bloc 100, c'est-à-dire seulement sur une partie de l'épaisseur des éléments radiaux 122 formés par le retrait des premiers morceaux 114. En outre, le morceau 120 s'étend également seulement sur une portion radiale de son élément 122 associé, à savoir qu'il s'étend à partir du pied sans atteindre l'anneau, comme cela ressort de la figure 2a. Pour ce faire, l'axe du canon de focalisation 116 se déplace le long d'une ligne radiale 124, dont une portion est montrée sur la figure 2a. Elle est initiée à partir du pied 4, et s'étend donc sensiblement radialement sans atteindre l'anneau 112 apparu lors du retrait des premiers morceaux 114. Par exemple, la ligne 124 traversée par le jet d'eau abrasif se situe environ à mi-épaisseur des éléments radiaux 122, et est stoppée au-delà de la mi-hauteur radiale de ces derniers. Durant son parcours le long de la ligne 124 précitée, l'axe du canon 116 est animé d'un mouvement additionnel approprié par rapport à l'axe 5 restant préférentiellement fixe, ce mouvement additionnel se traduisant essentiellement par un pivotement de l'axe du canon selon la direction radiale, et assurant la formation d'un second morceau 120 de forme également sensiblement vrillée dans la direction radiale. D'une façon plus générale, il est noté que la trajectoire décrite par le canon 116 par rapport à l'axe 5 est une trajectoire dite cinq axes, obtenue à l'aide de deux rotations simultanées. Ce second morceau 120, une fois

entièrement désolidarisé du pied 5, toujours par jet d'eau abrasif, se décroche préférentiellement tout seul, sans aide de l'opérateur, comme montré schématiquement par la partie droite de la figure 2b. A ce titre, il est noté que le canon 116 se déplace non seulement le long de la ligne sensiblement radiale 124, mais également le long d'une ligne (non représentée) en forme de portion circulaire s' étendant à partir de l'extrémité radiale intérieure de la ligne 124, le long du pied 4, pour la désolidarisation totale du morceau 120 vis-à-vis de ce dernier.

Comme cela est visible sur la figure 2b, en section quelconque orthogonale à la direction radiale, le morceau 120 prend la forme d'un triangle dont l'un des côtés passe au plus près de l'aube 2 destinée à être obtenue à partir de l'élément radial 122 concerné, une fois le procédé achevé.

Une fois tous les seconds morceaux 120 retirés, le bloc ne présente plus que les préformes d'aubes 102 rattachées entre elles au niveau de leur tête 108, par l'anneau 112. L'étape de découpe par jet d'eau abrasif est alors achevée.

Dans ce mode de réalisation préféré, le procédé est poursuivi par une étape de retrait de l'anneau 112 reliant les préformes 112. Cette étape est réalisée de manière quelconque réputée appropriée par l'homme du métier, comme la découpe au fil ou le fraisage. A cet égard, la figure 2c montre schématiquement la désolidarisation de l'anneau 112 du reste du bloc 100, par rupture de la liaison entre cet anneau 112 et les têtes 108 des préformes. Une fois

toutes ces ruptures sensiblement circonférentielles 128 obtenues, l'anneau peut effectivement être extrait du bloc par déplacement relatif selon l'axe 5 vis-à-vis de ce dernier. L'anneau 112 est alors considéré comme supprimé. Alternativement, il pourrait être procédé au retrait de l'anneau 112 par la seule suppression des portions de ce dernier situées entre les préformes 102, les autres portions situées à l'extrémité radiale de ces préformes étant alors conservées, par exemple en vue de constituer ultérieurement une partie des têtes d'aubes. Le ruptures recherchées ne sont alors plus sensiblement circonférentielles comme les ruptures 128 de la figure 2c, mais sensiblement radiales, et toujours dans l'épaisseur du bloc. Ensuite, il est mis en œuvre une étape de fraisage des préformes d'aubes 102, réalisée de manière à obtenir des ébauches d'aubes 202 mises à profil. En d'autres termes, l'objectif de cette étape, mise en œuvre par exemple à l'aide d'un outillage de fraisage à cinq axes, est de retirer la matière restante sur les préformes d'aubes 102, afin d'arriver au plus proche des cotes finales, par exemple à 0,6 mm.

Ici, les préformes 102 sont préférentiellement usinées les unes après les autres, pour former chacune une ébauche d'aube 202 mise à profil, comme représenté sur la figure 2d.

Ensuite, une autre étape de fraisage est réalisée, cette étape dite de finition visant à obtenir, par fraisage, les aubes 2 au profil final, à partir des ébauches 202. L'outillage utilisé permet un usinage plus précis, assurant la mise aux cotes

finales, et donc l'obtention des aubes 2 comme cela est montré sur la partie droite de la figure 2e.

A ce stade du procédé, le bloc de matière restant présente un volume inférieur à 25% du volume de ce même bloc tel qu'il se présentait juste avant l'initiation de l'étape de découpe au jet d'eau abrasif, à savoir juste après l'étape précitée de tournage .

En outre, le procédé peut être poursuivi par une ou plusieurs étapes classiques, parmi lesquelles on compte, une étape de polissage, par exemple par ajustage manuel ou par tribofinition, une étape de grenaillage, une étape de mise à longueur des aubes, et/ou une étape d'équilibrage du DAM. Bien que le mode de réalisation ci-dessus ait été décrit avec l'anneau de maintien 112 agencé au niveau des têtes d'aubes, il pourrait alternativement se trouver au niveau d'une partie plus centrale de ces aubes, à distance radialement vers l'intérieur par rapport aux têtes.

Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme du métier à l'invention qui vient d'être décrite, uniquement à titre d'exemples non limitatifs.