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Title:
INDIRECT ELECTROHYDRAULIC PRESS FORMING TOOL, DEVICE AND METHOD
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/028979
Kind Code:
A1
Abstract:
An indirect electrohydraulic press forming tool (110; 210) comprising: - a body (113; 213) comprising a tubular cylindrical zone (113a; 213a), - a chamber (115; 215) intended to be filled with a liquid, - two electrodes (116a, 116b; 216a, 216b), each of the electrodes having a portion arranged in the chamber (115; 215), - a punch (111; 211). The tool also comprises: - a piston (114; 214) mounted sliding in a sealed manner in the cylindrical zone and delimiting the chamber (115; 215) in a sealed manner. Moreover, the punch (111; 211) is carried by the piston (114; 214) on a face of the latter opposite the chamber (114b; 214a).

Inventors:
AVRILLAUD, Gilles (7 place du général Berdoulat, PINSAGUEL, 31120, FR)
MANDEL, Eric (71 avenue de la République, ST QUENTIN, 02100, FR)
Application Number:
EP2017/068757
Publication Date:
February 15, 2018
Filing Date:
July 25, 2017
Export Citation:
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Assignee:
ADM28 S.ÀR.L (6 rue Eugène Ruppert, Luxembourg, Luxembourg, L-2453, LU)
International Classes:
B21D26/12; B21D22/02; B30B1/00
Foreign References:
FR3000909A12014-07-18
US20090272167A12009-11-05
US3377902A1968-04-16
FR3000909A12014-07-18
Attorney, Agent or Firm:
CABINET PLASSERAUD (66 rue de la Chaussée d'Antin, PARIS CEDEX 09, 75440, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Outil (110; 210) de formage par emboutissage électrohydraulique indirect, caractérisé en ce qu'il comprend :

-un corps (113; 213) comportant une zone cylindrique tubulaire

(113a ; 213a),

- une chambre (115 ; 215) destinée à être remplie avec un liquide, -deux électrodes (116a, 116b ; 216a, 216b), chacune des électrodes présentant une partie disposée dans la chambre (115 ; 215),

- un poinçon (111 ; 211),

caractérisé en ce que l'outil comporte également :

-un piston (114 ; 214) monté coulissant de manière étanche dans la zone cylindrique et venant délimiter avec étanchéité la chambre (115 ; 215), et en ce que le poinçon (111 ; 211) est porté par le piston (114 ; 214) sur une face de ce dernier opposée à la chambre (114b ; 214a).

2. Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une des électrodes (116a, 116b, 216a, 216b) comprend une extrémité plongeant dans la chambre (115 ; 215) et l'autre électrode comprend une surface interne du corps (113 ; 213) présente dans la chambre (115 ; 215).

3. Outil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux électrodes (116a, 116b ; 216a, 216b) présentent chacune une extrémité dans la chambre (115 ; 215).

4. Outil selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le corps (113 ; 213) comporte une ouverture (113d ; 213d) par laquelle le poinçon en saillie (111 ; 211 ) peut sortir du corps (113 ; 213). 5. Outil selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'ouverture

(113d) est réalisée dans une paroi transversale (113c) et au moins des moyens de rappel (116) sont disposés entre ladite paroi transversale (113c) et la face du piston portant le poinçon (114b).

6. Outil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend une pompe destinée à mettre sous pression le liquide de la chambre. 7. Dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect

(100 ; 200) comprenant une matrice (120 ; 220) et un outil (1 10 ; 210) comportant un corps (1 13 ; 213) et un poinçon (1 1 1 ; 21 1 ), la matrice (120 ; 220) et le poinçon (1 1 1 ; 21 1 ) étant de forme générale complémentaire, ledit dispositif (100 ; 200) étant apte à maintenir l'outil (1 10 ; 210) et la matrice (120 ; 220) de telle sorte que le poinçon (1 1 1 ; 21 1 ) et la matrice (120 ; 220) soient en regard l'un de l'autre et à une distance prédéterminée d'un flan de matière (130 ; 230) à déformer, le flan de matière (130 ; 230) étant en contact avec la matrice (120 ; 220) et maintenu contre la matrice (120 ; 220) avec une force prédéterminée, caractérisé en ce que l'outil (1 10 ; 210) est un outil de formage par emboutissage selon l'une des revendications 1 à 6.

8. Procédé de formage par emboutissage électrohydraulique indirect, comprenant les étapes suivantes :

- placer un outil (1 10 ; 210) de formage par emboutissage électrohydraulique indirect selon l'une des revendications 1 à 6 et comportant un poinçon (1 1 1 ; 21 1 ) à une distance prédéterminée du flan de matière à déformer, et

- provoquer le déplacement du piston (1 14 ; 214) portant le poinçon (1 14 ; 214) par une décharge électrique générée entre les au moins deux électrodes (1 16a, 1 16b).

9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel on place l'outil (1 10, 210) au contact du flan de matière à déformer (130 ; 230) avec une force prédéterminée.

10. Procédé selon l'une des revendications 8 ou 9, dans lequel, on réalise une mise sous pression quasi-statique du liquide de la chambre (1 15 ; 215) avant la décharge électrique.

11. Procédé selon la revendication 10, dans lequel la mise sous pression quasi-statique est assurée par une pompe.

12. Procédé selon la revendication 1 1 , dans lequel le poinçon (1 10, 210) est appliqué contre le flan de matière à déformer (130 ; 230) avec une force quasi-statique prédéterminée.

Description:
Outil, dispositif et procédé de formage par emboutissage

électrohydraulique indirect Arrière-plan de l'invention

L'invention concerne un outil, un dispositif et un procédé de formage par emboutissage de matériaux électrohydraulique indirect.

L'un des procédés les plus utilisés pour le formage de matériaux, notamment de pièces en tôle telles que des pièces de carrosserie d'automobile, est l'emboutissage qui consiste à contraindre un flan de matière sur ses bords par un serre flan et à déformer la partie libre du flan de matière par application d'un poinçon - appelé outil de formage - dans une matrice, le poinçon et la matrice présentant chacun une forme extérieure sensiblement identique, à l'épaisseur de tôle près, à la forme souhaitée de la pièce à obtenir. Pour ce faire, on applique le poinçon contre le flan de matière à déformer avec une force prédéterminée. Le flan de matière subit une déformation plastique permanente lorsque la contrainte appliquée est supérieure à la limite élastique de la matière à déformer. Cependant, lorsque la contrainte appliquée est relâchée, la fraction de contrainte absorbée par déformation élastique induit un retour élastique modifiant sensiblement les caractéristiques dimensionnelles de la pièce. Afin de prendre en compte le retour élastique subi par la pièce, on utilise des géométries de poinçons et de matrices permettant de compenser le retour élastique subi par la pièce. Cependant, une phase de mise au point parfois longue des outils reste souvent nécessaire pour obtenir une pièce avec la géométrie souhaitée. Une autre difficulté rencontrée avec les procédés d'emboutissage est l'obtention de détails de type gravure ou d'angles vifs sur les pièces à former. Cette difficulté est souvent rencontrée par manque de pression disponible localement ou par l'atteinte des limites de formabilité du matériau.

Le document FR3000909 présente un procédé de formage par emboutissage comprenant une étape d'emboutissage classique et une étape de formage électrohydraulique. A cet effet, le poinçon est formé par la surface inférieure d'une chambre comprenant un liquide et des électrodes. Lors de l'étape d'emboutissage classique, une force quasi-statique est appliquée sur le poinçon afin de déformer plastiquement la pièce. Cette force est maintenue lorsqu'une décharge électrique est générée entre les deux électrodes de façon à produire une onde de choc déformant élastiquement la paroi du poinçon contre la pièce et transmettant une partie de l'onde de choc à la pièce. Cette étape vise à réduire le retour élastique subi par la pièce lorsque le poinçon n'exerce plus de pression sur la pièce. Cependant cette solution ne permet pas de déplacer à haute vitesse l'ensemble du poinçon sur la pièce, ce qui ne permet pas de réelle mise en forme de la pièce et limite son application à la réduction du retour élastique.

Objet et résumé de l'invention

La présente invention vise notamment à pallier aux inconvénients de l'art antérieur précités.

À cet effet, la présente invention propose, selon un premier aspect, un outil de formage par emboutissage électrohydraulique indirect comprenant :

- un corps comportant une zone cylindrique tubulaire,

- une chambre (1 15 ; 215) destinée à être remplie avec un liquide,

- deux électrodes (1 16a, 1 16b ; 216a, 216b), chacune des électrodes présentant une partie disposée dans la chambre (1 15 ; 215), - un poinçon (1 1 1 ; 21 1 ).

L'outil comporte également :un piston monté coulissant de manière étanche dans la zone cylindrique et venant délimiter avec étanchéité la chambre. Par ailleurs, le poinçon est porté par le piston sur une face de ce dernier opposée à la chambre.

Selon l'invention, lorsqu'une décharge électrique est générée dans la chambre remplie de liquide, une onde de choc se propage dans la chambre et provoque un déplacement du piston à grande vitesse. Le poinçon porté par le piston impacte alors le flan de matière à déformer avec une grande vitesse. Par rapport à un procédé de formage électrohydraulique classique, la pièce n'est pas en contact avec l'eau, ce qui tend à augmenter les cadences de fabrication et à éviter le contact de la pièce avec l'eau qui peut engendrer des problèmes de corrosion et/ou un potentiel besoin de séchage.

On entend par formage électrohydraulique indirect, le formage d'un flan de matière par application d'une décharge électrohydraulique dans laquelle le flan de matière n'est pas directement en contact avec le liquide de la chambre dans laquelle se trouvent les électrodes. Dans le reste de la demande, on considère qu'une décharge électrohydraulique s'est produite lorsqu'une décharge électrique générée dans le liquide de la chambre a engendré une onde de choc.

L'outil selon l'invention permet de former rapidement et simplement des pièces présentant des améliorations par rapport à celles formées par des procédés d'emboutissage traditionnels, notamment un retour élastique réduit et/ou des détails de type gravures affinés, et/ou des rayons de forme réduits, et/ou des allongements locaux avant rupture améliorés. De plus, l'utilisation d'un tel outil permet de réaliser des pièces présentant les avantages de pièces formées par formage électrohydraulique sans en présenter les inconvénients, à savoir l'existence d'un contact direct entre le liquide de la chambre et du flan de matière à déformer. On notera par ailleurs que la surface inférieure du poinçon peut être plane ou en relief, en fonction de la géométrie de la pièce à former, tout comme la matrice.

Dans une variante de réalisation, l'une des électrodes comprend une extrémité plongeant dans la chambre et l'autre électrode comprend une surface interne du corps présente dans la chambre.

Cette configuration permet d'utiliser la surface interne de la chambre comme électrode. Par rapport à une configuration dans laquelle deux électrodes présentent chacune une extrémité dans la chambre, on supprime le risque de claquage « indésirable » sur la paroi de la chambre. Par contre, cette configuration n'est adaptée que pour des chambres de faible diamètre, dans lesquelles la distance électrode chambre permet d'obtenir un rendement suffisant.

Dans une autre variante de réalisation, les deux électrodes présentent chacune une extrémité dans la chambre.

Utiliser deux électrodes présentant chacune une extrémité dans la chambre permet de s'adapter à différents types de chambres en optimisant la disposition des électrodes et leur écartement. De plus, la maintenance des électrodes est facilitée puisqu'elles peuvent toutes deux être facilement remplacées lorsqu'elles sont érodées alors que, dans la configuration précédente, il faudrait aussi changer la chambre. On notera que, pour éviter un claquage « indésirable », les deux électrodes doivent être isolées par rapport à la chambre. Cette configuration est particulièrement adaptée pour des chambres de grande dimension.

Dans un mode de réalisation, le corps comporte une ouverture par laquelle le poinçon en saillie peut sortir du corps.

Dans un mode de réalisation, l'ouverture est réalisée dans une paroi transversale et au moins des moyens de rappel sont disposés entre ladite paroi transversale et la face du piston portant le poinçon .

Les moyens de rappel permettent le retour du piston dans sa position d'origine lorsque l'outil est placé au-dessus du flan de matière à déformer. En revanche, lorsque l'outil est placé en dessous du flan de matière, le piston peut revenir dans sa position d'origine par simple gravité. Les moyens de rappel peuvent être des ressorts, des rondelles de Belleville ou des élastomères présentant une élasticité suffisante, par exemple.

Dans un mode de réalisation, l'outil comprend une pompe destinée à mettre sous pression le liquide de la chambre.

La pompe permet de mettre sous pression quasi-statique le liquide de la chambre et permet d'amorcer le déplacement du piston avant la décharge électrohydraulique. Par ailleurs, si la mise sous pression quasi-statique est suffisante, le poinçon peut appuyer sur le flan de matière avec suffisamment de force quasi-statique pour emboutir le flan de matière. La décharge électrohydraulique permet d'exercer une pression dynamique pour accélérer le poinçon et obtenir les avantages liés au formage électrohydraulique indirect.

La présente invention propose, selon un deuxième aspect, un dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect comprenant une matrice et un outil comportant un corps et un poinçon . La matrice et le poinçon sont de forme générale complémentaire. Le dispositif est apte à maintenir l'outil et la matrice de telle sorte que le poinçon et la matrice soient en regard l'un de l'autre et à une distance prédéterminée d'un flan de matière à déformer, le flan de matière étant en contact avec la matrice et maintenu contre la matrice avec une force prédéterminée. Le poinçon est porté par un piston monté coulissant de manière étanche dans une zone cylindrique tubulaire du corps en délimitant une chambre étanche destinée à être remplie avec un liquide. Le poinçon est disposé sur une face du piston opposée à la chambre. L'outil comprend en outre deux électrodes, chacune des électrodes présentant une partie disposée dans la chambre.

Dans la majorité des dispositifs d'emboutissage, un serre-flan est utilisé en bord de flan afin de contrôler ravalement du flan lors de l'action du poinçon. Dans certains cas, notamment lors d'un emboutissage profond d'une grande pièce, la force du serre-flan est contrôlée afin d'éviter les plis sur la pièce tout en permettant ravalement de la matière dans la matrice et ainsi limiter l'allongement de la matière qui pourrait engendrer des ruptures. Dans d'autres cas, notamment lors de l'emboutissage peu profond d'une petite pièce, le serre-flan peut être utilisé pour bloquer le flan et éviter tout avalement. Afin d'assurer ces fonctions, un serre-flan peut également être utilisé dans le dispositif selon l'invention.

Dans un mode de réalisation, l'une des électrodes comprend une extrémité plongeant dans la chambre et l'autre électrode comprend une surface interne du corps présente dans la chambre.

Cette configuration permet d'utiliser la surface interne de la chambre comme électrode. Par rapport à une configuration dans laquelle deux électrodes présentent chacune une extrémité dans la chambre, on supprime le risque de claquage « indésirable » sur la paroi de la chambre. Par contre, cette configuration n'est adaptée que pour des chambres de faible diamètre, dans lesquelles la distance électrode chambre permet d'obtenir un rendement suffisant.

Dans un mode de réalisation, les deux électrodes présentent chacune une extrémité dans la chambre.

Utiliser deux électrodes présentant chacune une extrémité dans la chambre permet de s'adapter à différents types de chambres en optimisant la disposition des électrodes et leur écartement. De plus, la maintenance des électrodes est facilitée puisqu'elles peuvent toutes deux être facilement remplacées lorsqu'elles sont érodées alors que, dans la configuration précédente, il faudrait aussi changer la chambre. On notera que, pour éviter un claquage « indésirable », les deux électrodes doivent être isolées par rapport à la chambre. Cette configuration est particulièrement adaptée pour des chambres de grandes dimensions.

Dans un mode de réalisation, le corps de l'outil comporte une paroi transversale dans laquelle est pratiquée une ouverture par laquelle peut sortir le poinçon.

Cette paroi transversale peut être utilisée pour servir de serre-flan et contrôler avalement du flan pendant sa mise en forme.

Dans un mode de réalisation, l'outil comprend des moyens de rappel disposés entre la paroi transversale du corps et la face du piston portant le poinçon.

Les moyens de rappel permettent le retour du piston dans sa position d'origine lorsque l'outil est placé au-dessus du flan de matière à déformer. En revanche, lorsque l'outil est placé en dessous du flan de matière, le piston peut revenir dans sa position d'origine par simple gravité.

Dans un mode de réalisation, le dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect comprend une pompe destinée à mettre sous pression le liquide de la chambre.

La pompe permet de mettre sous pression quasi-statique le liquide de la chambre et permet d'amorcer le déplacement du piston avant la décharge électrohydraulique. Par ailleurs, si la mise sous pression quasi-statique est suffisante, le poinçon peut appuyer sur le flan de matière avec suffisamment de force quasi-statique pour emboutir le flan de matière. La décharge électrohydraulique permet d'exercer une pression dynamique pour accélérer le poinçon et obtenir les avantages liés au formage électrohydraulique indirect.

La présente invention propose, selon un troisième aspect, un procédé de formage par emboutissage électrohydraulique indirect comprenant les étapes suivantes :

- placer un outil de formage par emboutissage électrohydraulique indirect tel que celui décrit précédemment et comportant un poinçon à une distance prédéterminée du flan de matière à déformer, et

- provoquer le déplacement du piston portant le poinçon par une décharge électrique générée entre les au moins deux électrodes.

Le procédé selon l'invention permet d'obtenir des pièces présentant un retour élastique réduit et/ou des détails de type gravures affinés, et/ou des rayons de forme réduits, et/ou des allongements locaux avant rupture améliorés.

Dans un mode de réalisation, on place l'outil au contact du flan de matière à déformer avec une force prédéterminée.

L'outil placé au contact du flan de matière fait office de serre-flan. Cela permet de rendre l'ensemble plus compact et de réduire la taille du flan de matière à déformer et donc de réduire les coûts.

Dans un mode de réalisation, on réalise une mise sous pression quasi- statique du liquide de la chambre avant la décharge électrique.

La mise sous pression quasi-statique du liquide présent dans la chambre permet d'amorcer le déplacement du piston avant la décharge électrohydraulique. Par ailleurs, si la mise sous pression quasi-statique est suffisante, le poinçon peut appuyer sur le flan de matière avec suffisamment de force quasi-statique pour emboutir le flan de matière.

De façon avantageuse, la mise sous pression quasi-statique est assurée par une pompe.

Dans un mode de réalisation, le poinçon est appliqué contre le flan de matière à déformer avec une force quasi-statique prédéterminée.

La force quasi-statique prédéterminée peut être exercée directement sur l'outil ou suite à la mise sous pression quasi-statique du liquide de la chambre.

Un flan de matière peut donc être formé en combinant une étape d'emboutissage classique puis une étape de formage par emboutissage électrohydraulique indirect par application d'une décharge électrohydraulique.

Brève description des dessins

Des détails et avantages de la présente invention apparaîtront mieux de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : les figures 1A et 1 B représentent un premier mode de réalisation, la figure 1A représentant le dispositif de formage avant la décharge électrohydraulique et la figure 1 B représentant le dispositif peu après la décharge électrohydraulique, et

les figures 2A et 2B représentent un second mode de réalisation, la figure 2A représentant le dispositif de formage avant la décharge électrohydraulique et la figure 2B représentant le dispositif peu après la décharge électrohydraulique. Description détaillée de plusieurs modes de réalisation de l'invention

Les figures 1A et 1 B représentent un dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect selon un premier mode de réalisation. Le dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect 100 comporte un outil 1 10, une matrice 120 et un serre-flan 140. Un flan de matière à déformer 130, ici une tôle métallique, est maintenu entre le serre-flan 140 et la matrice 120. Le serre-flan permet de contrôler ravalement du flan lors du formage électrohydraulique indirect. La force du serre-flan est contrôlée afin d'éviter les plis sur la pièce tout en permettant ravalement de la matière dans la matrice et ainsi limiter l'allongement de la matière qui pourrait engendrer des ruptures. Dans ce mode de réalisation, l'outil 1 10 se trouve au-dessus de la matrice 120 et du flan de matière à déformer 130. L'outil 1 10 comporte un poinçon 1 1 1 d'une forme générale complémentaire à celle de la matrice 120 afin de permettre l'insertion du poinçon 1 1 1 dans la matrice 120 à l'épaisseur de tôle près. Le poinçon 1 1 1 est placé en regard d'une empreinte 122 de la matrice 120. Dans la variante de réalisation illustrée en référence aux figures 1A et 1 B, la surface 1 12 du poinçon 1 1 1 comporte un relief sensiblement identique à celui présent sur l'empreinte 122 de la matrice 120.

L'outil 1 10 comporte un corps 1 13 et un piston 1 14 portant le poinçon 1 1 1 . Le corps 1 13 comporte une zone cylindrique tubulaire 1 13a fermée par une paroi transversale supérieure 1 13b et une paroi transversale inférieure 1 13c. La paroi transversale inférieure 1 13c comporte une ouverture 1 13d par laquelle le poinçon 1 1 1 peut sortir du corps 1 13. Le piston 1 14 est monté coulissant de manière étanche dans la zone cylindrique tubulaire 1 13a. Il comporte une face supérieure 1 14a, une face inférieure 1 14b et des moyens d'étanchéité 1 14c, ici un joint torique. Le piston 1 14, et plus particulièrement sa face inférieure 1 14b, repose sur des moyens de rappel, ici un ressort annulaire 1 18 s'appuyant sur la paroi transversale inférieure 1 13c. D'autres moyens de rappel peuvent être utilisés comme des rondelles de Belleville ou des élastomères présentant une élasticité suffisante pour provoquer le retour du piston dans sa position initiale. Le poinçon 1 1 1 est porté par la face inférieure 1 14b du piston. Une chambre 1 15 est formée dans la zone cylindrique tubulaire entre la paroi transversale supérieure 1 13b et la paroi supérieure 1 14a du piston 1 14. Cette chambre 1 15 est étanche grâce aux moyens d'étanchéité 1 14c et est entièrement remplie d'un liquide tel que de l'eau.

L'outil 1 10 comprend également deux électrodes 1 16a, 1 16b débouchant à travers des traversées étanches 1 17a, 1 17b dans la chambre 1 15. Dans ce mode de réalisation, les électrodes 1 16a, 1 16b sont isolées électriquement sur leur pourtour. Seules les extrémités en regard les unes des autres sont dénudées.

Lorsque les deux électrodes 1 16a, 1 16b sont soumises à une forte différence de potentiel, une décharge électrique a lieu entre les deux électrodes comme illustré dans la figure 1 B. Cette décharge électrique provoque une onde de choc qui se propage dans la chambre 1 15 et qui exerce une forte pression sur le piston 1 14 vers le bas. Le poinçon 1 1 1 vient alors impacter ou plutôt emboutir le flan de matière 130 contre l'empreinte 122 de la matrice 120 avec une grande vitesse. Lors de l'emboutissage, l'outil 1 10 et la matrice 120 sont maintenus l'un par rapport à l'autre. Le dispositif 100 comporte donc des moyens permettant de maintenir l'outil et la matrice de telle sorte que le poinçon et la matrice soient en regard l'un de l'autre et à une distance prédéterminée du flan de matière. A cet effet, l'outil 1 10 et la matrice 120 sont montés entre les plateaux d'une presse ou d'un bâti spécifique. Afin d'éviter un déchirement de la tôle, un serre-flan est utilisé avec une force maîtrisée afin de bloquer le flan ou de maîtriser son avalement et éviter la formation de plis.

Les figures 2A et 2B représentent un dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect selon un second mode de réalisation. Certains éléments de ce dispositif sont semblables à ceux décrits en référence aux figures 1A et 1 B. En conséquence, ces éléments seront numérotés de la même façon mais commenceront par 200 au lieu de 100.

Le dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect 200 comporte aussi un outil 210 et une matrice 220. Dans ce mode de réalisation, l'outil 210 se trouve en dessous de la matrice 220 et en dessous du flan de matière lorsque celui-ci est maintenu entre la matrice 220 et l'outil 210. L'empreinte 222 de la matrice se trouve sur la face inférieure de la matrice, sur la partie en contact avec le flan de matière 230 lorsque celui-ci est maintenu entre l'outil 210 et la matrice 220. L'outil est disposé de façon à ce que le poinçon soit en regard de l'empreinte 222 de la matrice 220. Dans ce mode de réalisation, le dispositif 200 ne comprend pas de serre-flan en tant que tel. L'outil 210, en étant disposé contre le flan de matière à déformer de façon à exercer une force constante et prédéterminée, joue le rôle de serre-flan. Le dispositif de formage par emboutissage électrohydraulique indirect 200 comprend donc des moyens permettant de maintenir l'outil 210 à une distance prédéterminée du flan de matière à déformer avec une force prédéterminée. L'outil 210 peut être au contact du flan à déformer ou à une distance inférieure à 1 mm, préférentiellement 0,1 mm. Le dispositif 200 comprend également des moyens permettant de maintenir la matrice 220 à une distance prédéterminée par rapport à l'outil et au flan de matière à déformer.

Dans la variante de réalisation illustrée en référence aux figures 2A et 2B, la surface 212 du poinçon 21 1 et la surface de l'empreinte 222 de la matrice 220 sont planes. Toute autre forme de la surface de l'empreinte 222 de la matrice peut être envisagée. La forme de la surface 1 12 du poinçon peut soit rester plane soit avoir une forme sensiblement similaire à l'empreinte 222 de la matrice.

Tout comme dans le premier mode de réalisation, l'outil 210 comporte un corps 213 et un piston 214 portant le poinçon 21 1 . Dans ce second mode de réalisation, le corps 213 comporte une zone cylindrique tubulaire 213a fermée par une paroi transversale inférieure 213b et ne comporte pas de paroi transversale supérieure. La partie supérieure du corps 210 n'est donc pas fermée. La section terminale de forme tubulaire du corps 210 est plane et est directement en contact avec le flan de matière à déformer. Le piston 21 1 est monté coulissant de manière étanche dans la zone cylindrique tubulaire 213a. Il comporte une face supérieure 214a, une face inférieure 214b et des moyens d'étanchéité 214c. Le poinçon 214 est porté par la face supérieure 214b du piston. Le piston 214 est apte à se déplacer longitudinalement vers le flan de matière. Dans ce mode particulier de réalisation, le corps 213 de l'outil est en contact avec le flan de matière. Toutefois, dans une variante de réalisation, l'outil 210 pourrait comporter une paroi transversale comportant une ouverture destinée à laisser sortir le poinçon du corps. Tout comme dans le premier mode de réalisation, le piston 214 vient délimiter avec étanchéité une chambre 215 destinée à être remplie avec un liquide et l'outil 210 comprend également deux électrodes 216a, 216b présentant chacune une extrémité disposée dans la chambre. Dans une autre variante de réalisation, l'une des électrodes 216a, 216b comprend une extrémité plongeant dans la chambre 215 et l'autre électrode comprend une surface interne conductrice du corps 1 13, 213 présente dans la chambre 1 15, 215.

Lorsque les deux électrodes 216a, 216b sont soumises à une forte différence de potentiel, une décharge électrique a lieu entre les deux électrodes comme illustré dans la figure 2B. Cette décharge électrique provoque une onde de choc qui se propage dans la chambre 215 et qui exerce une forte pression sur le piston 214 vers le haut. Le poinçon 21 1 vient alors exercer une forte pression sur le flan de matière 230 avec une grande vitesse. Dans une variante de réalisation, le déplacement du piston peut être amorcé ou facilité en mettant sous pression quasi-statique le liquide de la chambre au moyen d'une pompe. La pompe permet d'injecter du liquide pressurisé dans la chambre jusqu'à ce que la pression voulue dans la chambre soit atteinte. Des valves et des tuyaux aptes à supporter la pression du liquide injecté dans la chambre peuvent être utilisés. La mise sous pression doit être faite suffisamment lentement pour que la pression de liquide soit uniforme dans la chambre, c'est ce que l'on entend par « mise sous pression quasi-statique » du liquide.

Si la mise sous pression quasi-statique est suffisante, le poinçon peut appuyer sur le flan de matière avec suffisamment de force quasi-statique pour emboutir le flan de matière. La décharge électrohydraulique permet d'exercer une pression dynamique pour accélérer le poinçon.

Le piston 214 revient ensuite à sa position initiale, illustrée en référence à la figure 2A, par simple gravité. L'eau présente dans la chambre 215 fait office de butée anti-retour. Dans une autre variante, le corps 213 comporte une butée anti-retour 218' illustrée en pointillés sur la figure 2B. L'outil présenté dans ce second mode de réalisation présente l'avantage d'être plus léger puisqu'il ne comporte pas de moyens de rappel.

La décharge électrohydraulique permet de déplacer le poinçon à grande vitesse générant ainsi une forte pression au niveau de la pièce à former. L'emboutissage ainsi obtenu présente un retour élastique réduit et/ou une plus grande finesse de gravure et/ou des rayons de forme réduits, et/ou des allongements locaux avant rupture améliorés, potentiellement avec un moins grand nombre de passes par rapport à un emboutissage classique. Une plus grande finesse de gravure peut être obtenue lorsque la surface du poinçon et/ou de la matrice présentent des reliefs.

L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites ci- dessus et aux variantes évoquées mais concerne également toute forme de réalisation à la portée de l'homme du métier dans le cadre des revendications ci-après.