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Title:
INSTRUMENT FOR CLEANING AND OPTIONALLY PROTECTING A ZONE THAT IS TO BE TREATED, AND DEVICE COMPRISING SAME
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2015/166014
Kind Code:
A1
Abstract:
Instrument (1) comprising a body assembly (2) at or from one end of which there extends a final line (101) of which one end (99) is intended to be applied to the zone that is to be treated and has means of sealed connection to the zone that is to be treated, a first, suction, line (56), connected to a vacuum source, a second line carrying the cleaning product, and selection means (36) able to place the final line (101) in communication with the first line (56) or the second line. The instrument (1) may comprise a third line (58) conveying protective product, and the selection means (36) are also able to place the final line (101) in communication with the third line (58).

Inventors:
ROLIN, François (5 rue du pont barnier, Labergement lès Seurre, F-21820, FR)
Application Number:
EP2015/059433
Publication Date:
November 05, 2015
Filing Date:
April 29, 2015
Export Citation:
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Assignee:
ROLIN, François (5 rue du pont barnier, Labergement lès Seurre, F-21820, FR)
International Classes:
A61C17/02; A61C5/04; A61C5/06; A61C9/00; A61C13/15
Foreign References:
JP2005245644A2005-09-15
DE19714167A11998-10-22
US20140106296A12014-04-17
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
DUFAY, Nicolas (Cabinet Chaillot, 16/20 Avenue de l'Agent Sarr, B.P. 74 Colombes Cedex, 92703, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 - Instrument (1) pour le nettoyage d'une zone à traiter, caractérisé par le fait qu' il comprend :

- un ensemble corps (2) à une extrémité duquel ou à partir d'une extrémité duquel s'étend une unique ligne (101), dite finale, dont une première extrémité (99) est destinée à être appliquée à la zone à traiter et présente des moyens de liaison étanche, vis-à-vis de l'extérieur, à la zone à traiter,

une première ligne (56), d'aspiration, reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de vide (Sv), et dont au moins une partie s'étend dans l'ensemble corps (2) ,

- une deuxième ligne (57), d'amenée de produit de nettoyage, reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de produit de nettoyage (Spn) , et dont au moins une partie s'étend dans l'ensemble corps (2), et des moyens de sélection (36) qui sont aptes, après que la première extrémité (99) de la ligne finale (101) est reliée à la zone à traiter de manière étanche vis-à-vis de l'extérieur, à mettre la ligne finale (101) en communication fluidique, dans une première position des moyens de sélection (36) , avec la première ligne (56) pour retirer les impuretés de la zone à traiter, ou le produit de nettoyage contenu dans la zone à traiter, par l'établissement du vide dans la zone à traiter, et, dans une deuxième position des moyens de sélection (36) , avec la deuxième ligne (57) pour le nettoyage de la zone à traiter par l'amenée de produit de nettoyage à la zone à traiter après que le vide a été établi dans la zone à traiter, les moyens de sélection (36) étant agencés pour passer de la première à la deuxième position, et vice versa, sans rupture de la liaison étanche entre la première extrémité (99) de la ligne finale (101) et la zone à traiter.

2 - Instrument (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu' il comprend également une troisième ligne (58), d'amenée de produit de protection, reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de produit de protection (Spp) et dont au moins une partie s'étend dans l'ensemble corps (2), et par le fait que les moyens de sélection (36) sont également aptes, dans une troisième position des moyens de sélection (36) , à mettre la ligne finale (101) en communication fluidique avec la troisième ligne (58) pour la pose d'une protection dans la zone à traiter, après que le vide a été établi dans la zone à traiter, les moyens de sélection (36) étant agencés pour passer de l'une quelconque des première, deuxième et troisième positions à une autre des première, deuxième et troisième positions sans rupture de la liaison étanche entre la première extrémité (99) de la ligne finale (101) et la zone à traiter.

3 - Instrument (1) selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens de sélection (36) sont formés, d'une part, par un barillet (37) interposé entre la ligne finale (101) et les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes (56, 57, 58) et monté dans l'ensemble corps (2) de façon à pouvoir tourner autour de l'axe du barillet (37), et, d'autre part, par des moyens (38) de commande en rotation du barillet (37), le barillet (37) ayant, pour chacune de la première (56), deuxième (57) et le cas échéant troisième (58) ligne, un passage traversant (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) ayant un axe, lesdits deux, le cas échéant trois, axes prenant appui, à l'extrémité du barillet (37) côté ligne finale (101), sur un même cercle imaginaire dont le centre se situe sur l'axe du barillet (37), chacun des passages traversants (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) étant, à l'autre extrémité du barillet (37), relié ou apte à être relié fluidiquement à l'une respective parmi les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes (56, 57, 58), le barillet (37) étant monté de telle sorte que chacun des passages traversants (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) peut être placé, par rotation du barillet (37), en regard de la ligne finale (101) d'une manière telle que, lorsqu'un passage traversant (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) est placé en regard de la ligne finale (101), il est également en communication fluidique avec la ligne respective parmi les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes (56, 57, 58) et le ou les deux autres passages traversants (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) ne sont pas en regard de la ligne finale (101) .

4 - Instrument (1) selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'extrémité du barillet (37) côté ligne finale (101) se situe dans la région de l'extrémité de l'ensemble corps (2) où se situe ou à partir de laquelle s'étend la ligne finale (101) .

5 - Instrument (1) selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait qu'une extrémité de chacune des première, deuxième et le cas échéant troisième lignes (56, 57, 58) est reçue dans un passage traversant (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) respectif du barillet (37), de façon à tourner avec ce dernier.

6 - Instrument (1) selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé par le fait que le barillet (37) est formé par un corps de barillet (42) et, à son extrémité côté ligne finale (101), un grain (51) dont l'axe coïncide avec l'axe du corps de barillet (42), les passages traversants (46, 47, 48) du barillet (37) étant chacun formés par deux trous traversants alignés, l'un (46, 47, 48) dans le corps de barillet (42) et l'autre (53) dans le grain (51), et par le fait qu'une glace (67) est montée dans l'ensemble corps (2) pour qu'une face (68) de la glace (67) soit en contact avec la face (55) du grain (51) côté opposé au corps de barillet (42), la glace (67) ayant au moins un trou traversant (71) formant une partie de la ligne finale (101) et apte à être placé en regard de l'un desdits passages traversants (46, 53 ; 47, 53 ; 48, 53) du barillet (37), le barillet (37) et la glace (67) formant ainsi une valve rotative.

7 - Instrument (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'ensemble corps (2) s'achève en un nez (5) présentant un évidement (88) dans lequel débouche un trou traversant (85) formant une partie de la ligne finale (101), ledit trou traversant (85) étant apte à être placé en communication fluidique avec l'une des première, deuxième et le cas échéant troisième lignes (56, 57, 58) par les moyens de sélection (36), évidement (88) dans lequel est monté, de préférence de manière amovible, un embout (6) ayant un conduit (96, 98) formant également une partie de la ligne finale (101), une première extrémité (101) dudit conduit (96, 98) étant destinée à être appliquée à la zone à traiter d'une manière étanche vis-à- vis de l'extérieur et l'autre extrémité étant en communication fluidique avec ledit trou traversant (85) du nez (5) .

8 - Instrument (1) selon la revendication 7, apte à être utilisé avec un produit de protection photo- polymérisable, caractérisé par le fait que l'embout (6) est réalisé en une matière rigide transparente ou translucide, de préférence en matière plastique rigide, et que sont prévus des moyens d'éclairage agencés pour exposer le produit de protection, lorsqu' il passe à travers la ligne finale (101), à un rayonnement amorçant la photo¬ polymérisation .

9 - Instrument (1) selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'une lentille optique est interposée entre les moyens d'éclairage et l'embout (6) pour focaliser sur l'axe du conduit (96, 98) de l'embout (6) le rayonnement issu des moyens d'éclairage.

10 - Dispositif pour le nettoyage d'une zone à traiter et, le cas échéant, la pose d'une protection pour la zone à traiter, caractérisé par le fait qu' il comprend un instrument (1) tel que défini à l'une quelconque des revendications 1 à 9, une source de vide (Sv) , une source de produit de nettoyage (Spn) et facultativement une source de produit de protection (Spp) , les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes (56, 57, 58) étant raccordées respectivement à la source de vide (Sv) , la source de produit de nettoyage (Spn) et la source de produit de protection (Spp), avec interposition d'une première électrovanne (EV1) entre l'instrument et la source de vide (Sv) .

11 - Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la source de produit de protection (Spp) est reliée à des moyens réglables (P) de mise sous pression, avec interposition d'une électrovanne 3/2 (EV5) , et que la source de produit de protection (Spp) est également reliée à la source de vide (Sv) , avec éventuellement interposition d'un filtre (F), une vanne de sélection monostable (Y) aux fins de dégazage du produit de protection étant interposée entre la source de produit de protection (Spp) et la source de vide (Sv) .

12 - Dispositif selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que la première électrovanne (EV1) est une électrovanne 3/2 dont un premier orifice est relié à la ligne d'aspiration (56), un deuxième orifice est relié à la source de vide (Sv) et le troisième orifice est relié à une nourrice (N) à laquelle sont reliées une source (Se) d'eau javellisée ou additionnée d'un désinfectant, sous pression, par exemple de 2 bars, une source de produit de désinfection (Spd) tel que des vapeurs d'alcool, par exemple à la pression atmosphérique, et une source d'air sec sous pression (Sair) , par exemple de 4 bars, avec interposition d'un électrovanne 2/2 (EV2, EV3, EV4) entre la nourrice (N) et chacune desdites trois sources (Se, Spd, Sair) .

13 - Dispositif selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé par le fait que l'instrument (1) comprend des moyens de pilotage configurés pour réaliser automatiquement, par commande des moyens de sélection (36) et de la ou des électrovannes correspondantes (EV1, EV2, EV3, EV4, EV5) , plusieurs cycles établissement de vide dans la zone à traiter / nettoyage sous vide de la zone à traiter, puis facultativement une opération de pose de protection sous vide.

Description:
INSTRUMENT POUR LE NETTOYAGE ET FACULTATIVEMENT LA PROTECTION D'UNE ZONE A TRAITER, ET DISPOSITIF LE COMPRENANT

La présente invention concerne un instrument pour le nettoyage d'une zone à traiter et, facultativement, la pose d'une protection pour la zone à traiter, ainsi qu'un dispositif comprenant ledit instrument.

L'application naturelle de l'instrument selon la présente invention est le domaine dentaire, la zone à traiter pouvant être en particulier une cavité ouverte, telle qu'un canal radiculaire, ou une cavité semi-ouverte ou d'accès difficile, telle qu'un kyste ou un granulome, ou une lésion superficielle, telle qu'un aphte. Dans le cas d'une cavité, l'opération de nettoyage consiste à retirer toutes les impuretés et bactéries tandis que l'opération de protection consiste, après nettoyage, à obturer la cavité par un produit d'obturation. Dans le cas d'une lésion superficielle telle qu'un aphte, l'opération de nettoyage consiste également à retirer les impuretés, les bactéries, les exsudats, etc., mais l'opération de protection consiste à recouvrir la lésion d'un revêtement protecteur, tel qu'un vernis .

La présente invention n'est cependant pas limitée à ce domaine particulier, mais au contraire peut être utilisée dans le domaine médical en général, la zone à traiter pouvant, par exemple, être une zone caverneuse d'un os, ainsi que dans d'autres domaines techniques.

L' inventeur est parvenu à la présente invention en cherchant à résoudre les problèmes rencontrés dans l'obturation endodontique. Si l'on se réfère aux règles de l'art, une obturation endodontique se fait de la façon suivante : tout d'abord on prépare le ou les canaux en retirant de la chambre pulpaire ainsi que des conduits radiculaires la totalité de la pulpe nécrosée, par une action mécanique classique suivie par une désinfection préalable au parage canalaire ; on complète par une action chimique avec un chélatant ayant pour mission de décrocher les particules organiques de la surface dentinaire ; on procède au parage canalaire proprement dit, qui consiste à ramoner mécaniquement le conduit à l'aide d'une fraise conique sous irrigation abondante d'un liquide désinfectant, l'objectif étant de retirer le maximum de la paroi dentinaire infectée et d' obtenir une surface sèche et dure qui permette un bon accrochage du produit d'obturation ; et on obture hermétiquement le canal principal, les canaux secondaires, les canicules dentinaires sans toutefois dépasser ou blesser le foramen apical.

L'obturation endodontique classique conduite comme décrit ci-dessus souffre de plusieurs inconvénients.

En premier lieu, la géométrie du canal radiculaire est très éloignée du cône parfait susceptible d'être traité par une fraise conique. En effet, le canal peut être courbé, de conicité variable, de section difforme, etc., ce qui sous-entend que la fraise érode les sommets intérieurs et dépose ses résidus sous pression dans les creux inaccessibles. Elle conduit ainsi à la formation de boue dentinaire très difficile à retirer, composée de matière organique nécrosée, de dentine et de produits chimiques divers (« smear layer ») . Cette boue dentinaire va affecter la qualité de l'obturation qui suivra, notamment en bouchant les entrées des tubules dentinaires et des canaux secondaires. Celle-ci devra donc obligatoirement être retirée pour ne pas offrir une voie d'accès privilégiée aux bactéries, permettre une bonne désinfection et obtenir l'assurance d'une surface dentinaire propre. Les procédés actuels pour y parvenir, quand ils sont utilisés, sont le rinçage sous action chimique ou ultrasonique . Il est très difficile pour le praticien d'en vérifier l'efficacité.

En deuxième lieu, le fraisage conique peut être également à l'origine de fracturâtions de la racine, de refoulement de particules gangrenées dans le desmodonte et de blessure de celui-ci en cas de mauvaise appréciation de la profondeur de travail.

En troisième lieu, bien que les outils en NiTi soient très résistants, les casses existent et leur retrait du canal est alors très difficile, voire impossible.

En quatrième lieu, les canaux latéraux sont quasi-inaccessibles mécaniquement. Ceci est encore plus vrai pour les canicules dentinaires, ce qui rend leur traitement très incertain.

En cinquième lieu, l'obturation sous pression manuelle ou mécanisée est très mal contrôlée. Elle génère des inclusions d'air qui en cherchant à s'échapper vont créer des évents (hiatus), autres formes d'accès pour les bactéries .

En sixième lieu, chaque canal radiculaire étant unique dans sa forme comme dans sa section, il est impossible d'adapter la pression d'injection du produit d'obturation aux pertes de charge des canaux secondaires, puisque ceux-ci communiquent par le biais du canal principal. En clair, cela revient à dire que chaque canal nécessite une pression adaptée. Les méthodes actuelles ne permettent aucun contrôle de pression. Leur bonne obturation n'est donc pas garantie. En septième lieu, qui plus est, la non-maîtrise de la pression peut être à l'origine de refoulement du produit d'obturation au-delà de l'apex.

En huitième lieu, le séchage par cône de papier ou à la soufflette est complètement illusoire compte tenu de la complexité des parois dentinaires. La présence d'eau comme de restes de produits chimiques viendra affecter fortement la bonne adhésion du produit d'obturation.

La cavité restant ouverte entre chaque opération, le risque de contamination du canal reste présent.

L' inventeur a donc cherché à résoudre le problème consistant à améliorer l'efficacité de l'opération de nettoyage d'un canal radiculaire tout en la facilitant, et facultativement à garantir une obturation optimale dudit canal radiculaire une fois ce dernier nettoyé.

La solution selon la présente invention repose sur le principe consistant à établir le vide dans le canal radiculaire, générant ainsi des vents internes capables d'extraire énormément de microparticules logées dans des cavités inaccessibles par des opérations classiques de soufflage, puis à introduire sous vide un produit de nettoyage dans le canal radiculaire, l'introduction sous vide permettant au produit de nettoyage de pénétrer les orifices les plus fins comme les tubules dentinaires et de contourner les bactéries, surtout en phase gazeuse. Le cycle établissement du vide - introduction sous vide peut être répété, afin de renforcer l'efficacité du processus.

Par ailleurs, la solution selon la présente invention peut également comprendre une obturation sous vide, par introduction d'un produit d'obturation dans le canal radiculaire après que celui-ci a été nettoyé comme décrit ci-dessus. Le fait que l'obturation soit pratiquée sous vide permet de ne remplir que la cavité préalablement mise sous vide. De ce fait, il n'y a pas de dépassement apical risquant d'affecter la cémentogenèse . L'obturation sous vide bénéficie également du haut pouvoir séchant que procure le vide, ce qui permet un ancrage chimique très résistant du produit d'obturation sur les parois dentinaires .

L'inventeur s'est par ailleurs aperçu que la solution selon la présente invention n'est pas limitée à l'obturation endodontique, mais au contraire peut être appliquée à toute zone à traiter, comme indiqué ci-dessus.

La présente invention a donc pour objet un instrument pour le nettoyage d'une zone à traiter, caractérisé par le fait qu' il comprend :

- un ensemble corps à une extrémité duquel ou à partir d'une extrémité duquel s'étend une unique ligne, dite finale, dont une première extrémité est destinée à être appliquée à la zone à traiter et présente des moyens de liaison étanche, vis-à-vis de l'extérieur, à la zone à traiter,

- une première ligne, d'aspiration, reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de vide, et dont au moins une partie s'étend dans l'ensemble corps,

une deuxième ligne, d'amenée de produit de nettoyage, reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de produit de nettoyage, et dont au moins une partie s'étend dans l'ensemble corps, et

des moyens de sélection qui sont aptes, après que la première extrémité de la ligne finale est reliée à la zone à traiter de manière étanche vis-à-vis de l'extérieur, à mettre la ligne finale en communication fluidique, dans une première position des moyens de sélection, avec la première ligne pour retirer les impuretés de la zone à traiter, ou le produit de nettoyage contenu dans la zone à traiter, par l'établissement du vide dans la zone à traiter, et, dans une deuxième position des moyens de sélection, avec la deuxième ligne pour le nettoyage de la zone à traiter par l'amenée de produit de nettoyage à la zone à traiter après que le vide a été établi dans la zone à traiter, les moyens de sélection étant agencés pour passer de la première à la deuxième position, et vice versa, sans rupture de la liaison étanche entre la première extrémité de la ligne finale et la zone à traiter.

De préférence, l'instrument peut comprendre également une troisième ligne, d'amenée de produit de protection, reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de produit de protection et dont au moins une partie s'étend dans l'ensemble corps, et les moyens de sélection sont également aptes, dans une troisième position des moyens de sélection, à mettre la ligne finale en communication fluidique avec la troisième ligne pour la pose d'une protection dans la zone à traiter, après que le vide a été établi dans la zone à traiter, les moyens de sélection étant agencés pour passer de l'une quelconque des première, deuxième et troisième positions à une autre des première, deuxième et troisième positions sans rupture de la liaison étanche entre la première extrémité de la ligne finale et la zone à traiter.

Par conséquent, l'instrument selon la présente invention permet au praticien de réaliser les opérations de nettoyage et de pose de protection en gardant constamment l'instrument en position sur la zone à traiter, ce qui permet d'éviter toute contamination de ladite zone au cours du traitement.

Les moyens de sélection selon la présente invention peuvent être également aptes, dans une quatrième position des moyens de sélection, dite de fermeture, à interrompre toute communication fluidique entre la ligne finale et l'une quelconque des première, deuxième et le cas échéant troisième lignes. Cette position de fermeture correspond à une position de non-utilisation de 1' instrument .

On souligne ici que, comme indiqué ci-dessus, les moyens de sélection sont agencés pour passer indifféremment sur chacune des quatre positions, quelle que soit la position de départ des moyens de sélection et leur position d' arrivée .

Selon un mode de réalisation particulier, les moyens de sélection sont formés, d'une part, par un barillet interposé entre la ligne finale et les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes et monté dans l'ensemble corps de façon à pouvoir tourner autour de l'axe du barillet, et, d'autre part, par des moyens de commande en rotation du barillet, le barillet ayant, pour chacune de la première, deuxième et le cas échéant troisième ligne, un passage traversant ayant un axe, lesdits deux, le cas échéant trois, axes prenant appui, à l'extrémité du barillet côté ligne finale, sur un même cercle imaginaire dont le centre se situe sur l'axe du barillet, chacun des passages traversants étant, à l'autre extrémité du barillet, relié ou apte à être relié fluidiquement à l'une respective parmi les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes, le barillet étant monté de telle sorte que chacun des passages traversants peut être placé, par rotation du barillet, en regard de la ligne finale d'une manière telle que, lorsqu'un passage traversant est placé en regard de la ligne finale, il est également en communication fluidique avec la ligne respective parmi les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes et le ou les deux autres passages traversants ne sont pas en regard de la ligne finale.

Le barillet peut également être placé dans une position dans laquelle aucun des deux, le cas échéant trois, passages traversants n'est en regard de la ligne finale, ce qui correspond à la position de fermeture.

Les moyens de commande en rotation du barillet peuvent comprendre un moteur, ce qui permet d'obtenir un passage rapide du barillet d'une position à une autre, et donc de réaliser des séquences rapides d'opérations d'établissement du vide et de nettoyage sous vide, pour un grand confort d'utilisation pour le patient et le praticien .

De préférence, l'extrémité du barillet côté ligne finale se situe dans la région de l'extrémité de l'ensemble corps où se situe ou à partir de laquelle s'étend la ligne finale .

Une extrémité de chacune des première, deuxième et le cas échéant troisième lignes peut être reçue dans un passage traversant respectif du barillet, de façon à tourner avec ce dernier.

Selon des caractéristiques particulières facultatives :

la partie de chacune des première, deuxième et le cas échéant troisième lignes qui se situe dans l'ensemble corps de l'instrument est formée par un tuyau souple, une coiffe globalement cylindrique est solidaire du barillet et a trois trous traversants se terminant chacun en un lamage conique côté barillet en regard de l'un des passages traversants du barillet, lesquels se terminent chacun côté coiffe en un lamage conique, l'extrémité de chaque tuyau souple s' étendant à travers un trou traversant de la coiffe et le passage traversant correspondant du barillet, et

une olive percée est placée dans l'extrémité de chaque tuyau souple et dimensionnée pour plaquer ladite extrémité contre la paroi du lamage conique du trou traversant de la coiffe et du passage traversant du barillet, afin de maintenir en position de façon étanche les tuyaux souples.

De préférence, les trois passages traversants du barillet, et donc le cas échéant également les trois trous traversants de la coiffe, se situent à équidistance dans la direction circonférentielle, avantageusement à 120° les uns des autres.

Le barillet peut être formé par un corps de barillet et, à son extrémité côté ligne finale, un grain, dont l'axe coïncide avec l'axe du corps de barillet, les passages traversants du barillet étant chacun formés par deux trous traversants alignés, l'un dans le corps de barillet et l'autre dans le grain, et une glace peut être montée dans l'ensemble corps pour qu'une face de la glace soit en contact avec la face du grain côté opposé au corps de barillet, la glace ayant au moins un trou traversant formant une partie de la ligne finale et apte à être placé en regard de l'un desdits passages traversants du barillet, le barillet et la glace formant ainsi une valve rotative.

La glace et le grain seront très avantageusement en matériau dur, idéalement en céramique.

L' instrument peut comprendre des moyens de sollicitation élastique qui appliquent sur le barillet une force assurant que le grain et la glace sont plaqués l'un contre l'autre.

Avantageusement, trois éléments souples sont interposés entre la glace, côté ligne finale, et une partie dont la position est fixe par rapport à l'ensemble corps, les éléments souples se situant à équidistance dans la direction circonférentielle, de préférence à 120° les uns des autres, de façon à permettre un montage de la glace légèrement flottant, ce qui permet de compenser tout défaut de perpendicularité du grain par rapport à l'axe du barillet .

De préférence, l'ensemble corps s'achève en un nez présentant un évidement dans lequel débouche un trou traversant formant une partie de la ligne finale, ledit trou traversant étant apte à être placé en communication fluidique avec l'une des première, deuxième et le cas échéant troisième lignes par les moyens de sélection, évidement dans lequel est monté, de préférence de manière amovible, un embout ayant un conduit formant également une partie de la ligne finale, une première extrémité dudit conduit étant destinée à être appliquée à la zone à traiter d'une manière étanche vis-à-vis de l'extérieur et l'autre extrémité étant en communication fluidique avec ledit trou traversant du nez.

L'axe du conduit de l'embout peut former avec l'axe du barillet un angle compris entre 70° et 90°, de préférence 90°.

L'embout peut s'achever, à son extrémité destinée à venir au contact de la zone à traiter, en une sphère sécable revêtue d' élastomère .

Les moyens de liaison étanche de la ligne finale à la zone à traiter peuvent ainsi consister en la ou les parois extérieures de la région d'extrémité libre de l'embout.

Une forme de sphère s'est révélée comme étant particulièrement appropriée pour réaliser une liaison étanche avec un canal radiculaire, l'entrée du canal étant préalablement conformée à la fraise boule de même diamètre et on pourra prévoir un diamètre compris par exemple entre 3 et 4 mm.

Avantageusement, l'embout est réalisé en une matière rigide transparente ou translucide, de préférence en matière plastique rigide.

L'instrument selon la présente invention est, d'une manière générale, apte à être utilisé avec un produit de protection photo-polymérisable, et sont avantageusement prévus des moyens d'éclairage agencés pour exposer le produit de protection, lorsqu' il passe à travers la ligne finale, à un rayonnement amorçant la photo-polymérisation.

Les moyens d'éclairage peuvent être agencés pour délivrer une lumière puisée, ce qui permet de compenser les contraintes de rétreint du produit de protection au cours de sa polymérisation.

Une lentille optique peut être interposée entre les moyens d'éclairage et l'embout pour focaliser sur l'axe du conduit de l'embout le rayonnement issu des moyens d'éclairage, l'axe du conduit de l'embout appartenant de préférence à un plan parallèle au plan moyen de la lentille optique .

L'épaisseur de la zone de matière de l'embout entre la ligne finale et la surface extérieure de l'embout en regard de la pastille optique peut être comprise entre 0,6 et 1 mm, de préférence est de 1 mm. En tout état de cause, l'épaisseur de ladite zone de matière sera la plus faible possible pour rendre minimales les pertes de rayonnement .

Quels que soient les produits de protection mis en œuvre, les moyens d'éclairage pourront être utilisés pour l'éclairage de la zone à traiter. Le nez peut comprendre un évidement supplémentaire dans lequel est reçu une source de lumière formant les moyens d'éclairage et un conducteur d'alimentation électrique de la source de lumière peut s'étendre dans un passage traversant ménagé dans le barillet, le cas échéant également à travers la glace, et éventuellement également à travers la coiffe, ledit passage traversant ayant un axe qui coïncide avec l'axe de rotation du barillet et débouchant dans ledit évidement supplémentaire.

La présente invention a également pour objet un dispositif pour le nettoyage d'une zone à traiter et, le cas échéant, la pose d'une protection pour la zone à traiter, caractérisé par le fait qu' il comprend un instrument tel que défini ci-dessus, une source de vide, une source de produit de nettoyage et facultativement une source de produit de protection, les première, deuxième et le cas échéant troisième lignes étant raccordées respectivement à la source de vide, la source de produit de nettoyage et la source de produit de protection, avec interposition d'une première électrovanne entre l'instrument et la source de vide.

La source de vide peut être une pompe à vide, un filtre étant, de préférence, interposé entre la pompe à vide et la première électrovanne.

La source de produit de nettoyage peut comprendre une pluralité de réservoirs contenant chacun un produit de nettoyage, de type gazeux ou liquide, avec interposition d'une vanne de sélection entre chaque réservoir et l'instrument, et interposition d'un réducteur de débit entre ladite ou lesdites vannes de sélection et 1' instrument . La source de produit de protection peut comprendre une pluralité de réservoirs contenant chacun un produit de protection, avec interposition d'une vanne de sélection entre chaque réservoir et l'instrument.

De préférence, la source de produit de protection comprend un seul réservoir.

La source de produit de protection est avantageusement reliée à des moyens réglables de mise sous pression, avec interposition d'une électrovanne 3/2.

La source de produit de protection peut également être reliée à la source de vide, avec éventuellement interposition d'un filtre, une vanne de sélection monostable aux fins de dégazage du produit de protection étant interposée entre la source de produit de protection et la source de vide, le cas échéant en amont du filtre.

Selon une configuration particulière facultative, la première électrovanne est une électrovanne 3/2 dont un premier orifice est relié à la ligne d'aspiration, un deuxième orifice est relié à la source de vide et le troisième orifice est relié à une nourrice à laquelle sont reliées une source d'eau javellisée ou additionnée de désinfectant, sous pression, par exemple de 2 bars, une source de produit de désinfection tel que des vapeurs d'alcool, par exemple à la pression atmosphérique, et une source d'air sec sous pression, par exemple de 4 bars, avec interposition d'une électrovanne 2/2 entre la nourrice et chacune desdites trois sources.

L' instrument peut comprendre des moyens de pilotage configurés pour réaliser automatiquement, par commande des moyens de sélection et de la ou des électrovannes correspondantes, plusieurs cycles établissement de vide dans la zone à traiter / nettoyage sous vide de la zone à traiter, puis facultativement une opération de pose de protection sous vide.

La source de produit de protection peut être une source de produit de protection photo-polymérisable .

Est également divulgué par la présente un instrument pour la pose d'un produit de protection photo- polymérisable sur ou dans une zone à traiter, caractérisé par le fait qu'il comprend :

un ensemble corps dans lequel s'étend au moins en partie une ligne d'amenée de produit de protection, dont une première extrémité est destinée à être appliquée à la zone à traiter, l'autre extrémité de ladite ligne étant reliée ou apte à être reliée fluidiquement à une source de produit de protection ; et

- des moyens d'éclairage agencés pour exposer le produit de protection, lorsqu' il passe à travers la ligne finale, à un rayonnement amorçant la photo ¬ polymérisation, la partie de l'ensemble corps se trouvant sur le trajet du rayonnement issu des moyens d'éclairage étant en une matière transparente ou translucide .

Un tel amorçage de la photo-polymérisation « au défilé » du produit de protection est de nature à être une réponse au problème du rétreint du produit de protection.

La première extrémité de la ligne d'amenée de produit de protection présente, de préférence, des moyens de liaison étanche, vis-à-vis de l'extérieur, à la zone à traiter .

Les caractéristiques techniques mentionnées ci- dessus en liaison avec l'instrument et le dispositif pour le nettoyage d'une zone à traiter selon la présente invention, peuvent être combinées avec l'instrument défini au paragraphe précédent. Ainsi, par exemple, cet instrument peut également comprendre lesdits moyens de sélection et les première et deuxième lignes, d'aspiration et d'amenée de produit de nettoyage, l'ensemble corps peut comprendre un nez et un embout tels que définis ci-dessus, l'embout étant réalisé en une matière rigide transparente ou translucide, etc.

Pour mieux illustrer l'objet de la présente invention, on va en décrire ci-après, à titre indicatif et non limitatif, un mode de réalisation particulier avec référence au dessin annexé.

Sur ce dessin : les Figures 1 et 2 sont des vues en perspective d'un instrument selon la présente invention ;

- la Figure 3 est une vue en perspective, depuis l'avant, de la coque arrière de l'instrument de la Figure 1 ;

- la Figure 4 est une vue en perspective, depuis l'arrière, du carter avant de l'instrument de la Figure i ; la Figure 5 est vue en coupe longitudinale de l'instrument de la Figure 1 ; les Figures 6 et 7 sont des vues en perspective respectivement de l'avant et de l'arrière d'une plaque de support faisant partie de l'instrument de la Figure i ; la Figure 8 est une vue en perspective de l'instrument 1, sans le carter avant ; la Figure 9 est une vue en plan, en coupe longitudinale de l'instrument de la Figure 1 au niveau de la première partie du carter avant et de la région d'extrémité avant de la coque arrière ; la Figure 10 est une vue en plan, en coupe longitudinale, de l'instrument de la Figure 1 au niveau de l'extrémité avant du carter avant, du nez et de l'embout ; les Figures 11 et 12 sont des vues en bout du barillet, respectivement de l'avant et de l'arrière de celui-ci ; la Figure 13 est une vue en perspective du barillet ; les Figures 14 et 15 sont des vues en perspective, respectivement côté arrière et côté avant, du grain ; la Figure 16 est une vue en perspective de l'instrument 1 de la Figure 1, sans la coque arrière ; la Figure 17 est une vue en perspective, côté avant, de la coiffe ; la Figure 18 est une vue éclatée en perspective de la glace, d'un élément en souple et de la pièce en demi- lune ; les Figures 19 et 20 sont des vues en perspective, respectivement côté arrière et côté avant, du nez ; la Figure 21 est une vue en perspective, côté avant, l'embout ; et la Figure 22 est un schéma fonctionnel d'un dispositif selon la présente invention. Si l'on se réfère tout d'abord aux Figures 1 et 2, on peut voir qu'un instrument 1 selon un mode de réalisation particulier de la présente invention comprend un ensemble corps creux 2 formé par un carter avant 3, une coque arrière 4 et un nez 5 à l'extrémité du carter 3, et un embout 6 monté sur le nez 5.

Si l'on se réfère en outre aux Figures 3 à 5, on peut voir que la coque 4 consiste en une pièce creuse dont l'intérieur est divisé, à partir de la région d'extrémité avant, côté carter 3, jusqu'au voisinage de la région d'extrémité arrière de la coque 4, en un premier espace cylindrique 7 et un second espace 8 qui communiquent entre eux à ladite région d'extrémité arrière. Les premier et second espaces 7, 8 débouchent sur la face d'extrémité avant 9 de la coque 4 en formant respectivement un trou cylindrique 10 et une ouverture 11.

La région d'extrémité arrière de la coque 4, ouverte, est fermée par une plaque d'extrémité 12 comprenant un trou traversant 13, aligné avec le premier espace 7, et des boutons 14 de commande du fonctionnement de l'instrument 1 y sont montés, à hauteur du second espace 8.

Le carter 3 comprend une première partie creuse 15, dont les forme et dimension externes correspondent à celles de la région d'extrémité avant de la coque 4, et une seconde partie allongée creuse 16 de forme externe globalement cylindrique et qui s'étend selon la direction longitudinale de l'ensemble corps 2 à partir de la première partie 15.

Un évidement dont le contour suit celui d'un 8 est ménagé dans la première partie 15 pour déboucher sur la face libre 17 de celle-ci, en formant ainsi des première et seconde cavités 18, 19 communiquant entre elles par un intervalle 20. La première cavité 18 est coaxiale au premier espace 7 et la seconde cavité 19 est en regard de l'ouverture 11.

La seconde partie 16 comprend un trou traversant tronconique 21, ayant une très légère conicité et d'axe coaxial avec celui de la cavité 18. Comme on peut mieux le voir sur la Figure 5, le diamètre du trou 21 est légèrement plus petit au niveau de ses deux régions d'extrémité afin de former deux portées cylindriques 22. L'extrémité libre de la seconde partie 16 présente deux protubérances 23 comprenant chacune un perçage pour la fixation du nez 5.

Si l'on se réfère plus particulièrement à la Figure 5, on peut voir que le carter 3 est rendu solidaire de la coque 4 par l'intermédiaire d'une plaque de support 24. Comme on peut le voir sur les Figures 6 et 7, la plaque de support 24 comprend un premier trou traversant étagé 25 ayant un épaulement 26 et un second trou traversant étagé 27 ayant un épaulement 28. A l'état assemblé de l'instrument 1, le trou 25 est coaxial au premier espace 7 de la coque 4 et au trou 21 du carter 3 et le trou 27 est coaxial à la seconde cavité 19.

Le carter 3 et la plaque 24 sont fixés ensemble par six vis (non représentées) dont les têtes sont chacune reçues dans l'un parmi quatre logements 29, prévus sur la face 9 de la coque 4, ou au niveau d'un coin inférieur 30 de l'ouverture 11, et dont les parties filetées s'étendent chacune à travers l'un parmi six perçages 31 prévus à travers la plaque de support 24, pour se visser dans l'un parmi six trous de fixation 32 débouchant sur la face 17 du carter 3. La plaque d'extrémité 12 est fixée à la coque

4 par deux tirants 33 s' étendant chacun à travers un trou 34 de la plaque de support 24, un trou 35 traversant la coque 4 sur toute sa longueur, et un trou prévu à cet effet dans la plaque d'extrémité 12.

Si l'on se réfère maintenant aux Figures 5, 8 et 9, on peut voir que sont montés à l'intérieur de l'ensemble corps 2 des moyens de sélection 36 comprenant un barillet 37, monté rotatif à l'intérieur du carter 3, et des moyens de commande en rotation du barillet 37.

Lesdits moyens de commande en rotation consistent en un motoréducteur 38, représenté de manière schématique, reçu dans le second espace 8 de la coque 4 et fixé en position contre l'épaulement 28 de la plaque de support 24 par des vis passant à travers des trous 39 prévus à cet effet dans l'épaulement 28. L'arbre de sortie 40 du motoréducteur 38 s'étend dans la seconde cavité 19 en passant par le second trou 27 et porte un pignon 41.

Comme on peut bien le voir sur la Figure 8, le barillet 37 comprend un corps de barillet 42 se présentant sous la forme d'un arbre de section transversale circulaire et s' effilant vers l'avant de l'ensemble corps 2, avec une très légère conicité correspondant à celle du trou 21 du carter 3, dans lequel il est monté rotatif au niveau des portées 22. Le corps de barillet 42 comprend à son extrémité arrière un pignon 43 engrenant le pignon 41 au niveau de l'intervalle 20, de sorte que le motoréducteur 38 peut commander la rotation du barillet 37 dans un sens ou dans l'autre. Bien entendu, une transmission de la rotation de l'arbre de sortie 40 au barillet 37 peut se faire par tout autre moyen approprié, comme par exemple par courroie crantée.

Si l'on se réfère à la Figure 9 et pour une raison qui sera explicitée ci-après, on peut voir que le corps de barillet 42 est en outre sollicité en translation vers l'avant du carter 3 par une butée à billes 44 appuyant sur une face latérale du pignon 43 sous l'action d'un ressort de compression 45 prenant lui-même appui sur l'épaulement 26 de la plaque de support 24.

Si l'on se réfère en outre aux Figures 11 à 13, on peut voir que sont ménagés dans le corps de barillet 42 trois trous traversants 46, 47 et 48 de section transversale circulaire, angulairement équidistants les uns des autres et dont les axes prennent appui sur un tronc de cône imaginaire de même conicité que la forme extérieure du corps de barillet 42. Un trou traversant central 49 s'étend le long de l'axe longitudinal du corps de barillet 42. Sur la face d'extrémité avant du corps de barillet 42 fait saillie un tenon 50 en forme d'étoile à trois branches, dont le centre se situe sur l'axe longitudinal du corps de barillet 42.

Ce tenon 50 sert à rendre solidaire en rotation du corps de barillet 42 un grain 51, se présentant sous la forme d'un disque et représenté en perspective sur les Figures 14 et 15, dont l'une des faces présente une rainure 52 complémentaire du tenon 50, comme on peut le voir sur la Figure 10. Le grain 51 est également collé au corps de barillet 42. Trois trous traversant 53 et un trou traversant central 54 sont ménagés dans le grain 51 pour être alignés respectivement avec l'un des trous 46, 47, 48 et avec le trou central 49. La face libre 55 du grain 51 est plate.

Si l'on se réfère maintenant aux Figures 5, 9 et 16, on peut voir que trois tuyaux souples 56, 57, 58 (dont seule une partie est représentée) s'étendent à travers le premier espace 7 et ont chacun une extrémité en communication avec l'un des trous traversant 46, 47, 48 du corps de barillet 42 et maintenue chacune solidement en position à l'aide d'une coiffe 59 et d'une olive 60. Comme on peut le voir sur la Figure 17, la coiffe 59 se présente sous la forme d'une pièce globalement cylindrique dans laquelle s'étendent trois trous traversant 61 qui s'achèvent chacun en un lamage conique 62 côté corps de barillet 42. Chaque lamage conique 62 est en regard d'un lamage conique 63 prévu à l'extrémité de chaque trou traversant 46, 47, 48. Par ailleurs, un trou traversant central 64 s'étend au centre de la coiffe 59 et est aligné avec le trou central 49 du corps de barillet 42. La coiffe 59 est fixée au corps de barillet 42 par trois vis vissées dans des trous de fixation 65 et 66 prévus à cet effet dans la coiffe 59 et le corps de barillet 42.

Comme on peut mieux le voir sur la Figure 9, une olive 60, percée au centre, est enfoncée dans l'extrémité libre des tuyaux 56, 57, 58 et est positionnée dans l'espace formé par les lamages 62 et 63, les dimensions de l'olive 60 étant choisies pour que les lamages 62 et 63 enserrent la paroi du tuyau 56, 57, 58, bloquant ainsi en position l'extrémité de ce dernier, pour que chaque tuyau 56, 57, 58 reste en communication, étanche vis-à-vis de l'extérieur, avec le trou 46, 47, 48 correspondant lorsque le barillet 37 tourne.

Les tuyaux 56, 57, 58 sortent de l'ensemble corps 2 par le trou 13 en étant guidés dans une gaine (non représentée) montée à l'arrière de l'instrument 1, et ils sont reliés respectivement à une source de vide, une source de produit de nettoyage et une source de produit de protection, comme cela sera décrit ci-après avec référence à la Figure 22.

Si l'on se réfère maintenant aux Figures 10 et

18, on peut voir qu'est placé à l'extrémité du trou 21 du carter 3, devant le grain 51, une glace 67 qui présente une face plate 68 en contact avec la face 55 du grain 51. Sur la face opposée de la glace 67 sont ménagées trois creux 69 équidistants angulairement dans chacun duquel est monté un élément souple 70 (seul un est représenté sur la Figure 18) . Un trou traversant cylindrique 71, de même diamètre que les trous 53 du grain 51, débouche dans le fond d'un creux 69, en étant positionné de façon à pouvoir être placé en regard de l'un des trous 53 en fonction de la rotation du barillet 37. Un trou traversant cylindrique 72, coaxial au trou 71, est prévu dans l'élément souple 70 placé dans le creux 69 présentant le trou 71. Un trou traversant central 73 s'étend au centre de la glace 67 et est coaxial et en regard du trou central 54 du grain 51.

Une pièce en demi-lune 74, en métal, et comprenant un ergot 75 repliée à 90°, est plaquée contre la glace 67 en maintenant en pression les deux éléments souples 70 avec réception de l'ergot 75 dans une rainure correspondante 76. L'arête supérieure de la pièce en demi- lune 74 présente au centre une échancrure semi-cylindrique 77, de même diamètre que le trou central 73.

Si l'on se réfère maintenant aux Figure 10, 19 et

20, on peut voir que le nez 5 se présente sous la forme d'une pièce monobloc présentant sur sa surface externe deux protubérances 78 ayant chacune un perçage 79 débouchant sur des première et seconde faces d'extrémité 80, 81, parallèles, pour la fixation du nez 5, par une vis, au perçage correspondant dans la protubérance 23 du carter 3.

Le nez 5 comprend un évidement 82 débouchant sur la première face 80, côté carter 3, en regard du trou central 73 de la glace 67 et de la pièce en demi-lune 74. Une saillie 83 s'étend sur la première face 80, au-dessus de l' évidement 82 pour prolonger les parois supérieure et latérales de ce dernier, le contour externe de la saillie 83 suivant un cylindre fictif de même diamètre que celui du trou 21 du carter 3. De plus, la face d'extrémité de la saillie 83 présente deux surfaces en retrait de chaque côté de l'évidement 82, en formant deux gradins 84, la profondeur du retrait étant égale à l'épaisseur de la pièce en demi-lune 74.

Ainsi, comme on peut le voir sur la Figure 10, lorsque le nez 5 est fixé au carter 3, la saillie 83 s'étend dans le trou 21 et sa face d'extrémité est en contact avec la face avant d'un élément souple 70 et ses surfaces en retrait sont en contact avec la face avant de la pièce en demi-lune 74, les gradins 84 empêchant toute rotation de cette dernière et donc de la glace 67. La glace 67 est par ailleurs globalement limitée en translation, avec autorisation d'un léger flottement comme indiqué précédemment, en étant plaquée contre le grain 51 par les éléments souples 70 qui eux-mêmes prennent appui sur le nez 5 et la pièce en demi-lune 74, cette dernière assurant la fonction d' indexage de la glace 67.

Le nez 5 comporte également un trou traversant cylindrique 85 ayant un diamètre sensiblement égal à celui du trou traversant 72 et aligné avec ce dernier. Un orifice cylindrique 86 débouche à une extrémité sur la seconde face 81 et à l'autre extrémité dans l'évidement 82, avec la présence d'un épaulement 87 les séparant. L'évidement 82 sert de logement pour une source de lumière (non représentée) agencée pour émettre de la lumière en direction de l'orifice 86 et une lentille optique (non représentée) est montée dans l'orifice 86 en prenant appui sur l' épaulement 87.

Une rainure (évidement) 88 est formée sur la seconde face 81 par deux parties latérales en L 89, une encoche 90 étant ménagée dans chaque branche du L parallèle à la seconde face 81. Si l'on se réfère maintenant aux Figures 10, 19, 20 et 21, on peut voir que l'embout 6, réalisé en matière plastique rigide transparente ou translucide, se présente sous la forme d'une pièce parallélépipédique allongée, à partir de la face inférieure de laquelle s'étend un tube 91 légèrement effilé, et sur un côté de laquelle sont prévus deux épaulements longitudinaux 92 de formes et dimensions complémentaires de celles de la rainure 88, de telle sorte que l'on peut monter l'embout 6 sur le nez 5 en faisant coulisser la pièce dans la rainure 88, la face arrière 93 de l'embout 6 étant en contact avec la seconde face 81 et les retours des parties en L 89 coulissant le long des épaulements 92 jusqu'à venir en butée contre la face supérieure 94 de chaque épaulement 92 et qu'un cliquet 95 prévu sur chaque épaulement 92 s'étende par élasticité dans l'encoche 90 correspondante pour empêcher l'embout 6 d'être tiré vers le haut hors du nez 5. L'embout 6 peut être libéré du nez 5 par un outil en forme de fourche ayant deux dents espacées l'une de l'autre pour pouvoir appuyer simultanément sur les cliquets 95 de façon à les désengager des encoches 90.

De plus, comme on peut mieux le voir sur la Figure 10, l'embout 6 comprend un trou 96 qui débouche sur la face 93 et est coaxial au trou 85 du nez 5. Un lamage est prévu pour y permettre le montage d'un joint d'étanchéité 97 entre l'embout 6 et le nez 5. L'extrémité du trou 96 débouche dans l'extrémité supérieure d'un trou

98 d'axe perpendiculaire à celui du trou 96 et dont l'autre extrémité débouche à l'extrémité libre du tube 91. Les trous 96 et 98 forment ainsi le conduit de l'embout 6.

Le tube 91 s'achève en une sphère 99 avec disposition d'une zone de fragilité 100 rendant la sphère

99 aisément sécable. Si l'on revient maintenant à la Figure 10, on peut constater d'une part que le trou 73 de la glace 67, le trou 96 et le trou 98 de l'embout 6 forment la ligne finale, désignée par le chiffre de référence 101, de l'instrument 1 selon la présente invention, et que le barillet 37 peut être positionné, sous la commande du motoréducteur 38, dans l'une des quatre positions suivantes :

une première position, dite d'aspiration, dans laquelle le premier tuyau 56, qui est relié à une source de vide, est en communication avec ladite ligne finale par l'intermédiaire du trou 46 du corps de barillet 42 et du trou 53 correspondant du grain 51 ;

une deuxième position, dite de nettoyage, dans laquelle le deuxième tuyau 57, qui est relié à une source de produit de nettoyage, est en communication avec ladite ligne finale par l'intermédiaire du trou 47 du corps de barillet 42 et du trou 53 correspondant;

une troisième position, dite de pose de protection, dans laquelle le troisième tuyau 58, qui est relié à une source de produit de protection, est en communication avec ladite ligne finale par l'intermédiaire du trou 48 du corps de barillet 42 et du trou 53 correspondant ; et

- une quatrième position, dite de fermeture, dans laquelle le trou 71 de la glace 67 n'est en regard d'aucun trou 53, mais est en regard de la face 55 du grain 51, pour couper toute communication entre les tuyaux 56, 57, 58 et la ligne finale.

Dans chacune des première, deuxième et troisième positions, les deux autres tuyaux ne sont pas en communication avec la ligne finale. Par conséquent, les moyens de sélection 36 permettent de réaliser, par simple rotation du barillet 37, soit une opération de mise sous vide d'une zone à traiter, soit une opération d'amenée sous vide d'un produit de nettoyage jusqu'à la zone à traiter, soit une opération de pose de produit de protection de la zone à traiter, ou alors de placer l'instrument 1 dans une position de non- utilisation .

Dans le mode de réalisation représenté, l'instrument 1 est apte à être utilisé avec un produit de protection consistant en un produit de protection photo- polymérisable et comprend des moyens pour amorcer la photo ¬ polymérisation du produit de protection lorsqu' il passe à travers l'embout 6. Ces moyens consistent en la source de lumière reçue dans l'évidement 82 et la lentille optique.

La source de lumière, par exemple une source à diode (s) électroluminescente ( s ) , est alimentée électriquement par un conducteur électrique (non représenté) s' étendant dans la même gaine que les tuyaux 56, 57, 58, à travers le premier espace 7 et les trous centraux de la coiffe 59, du corps de barillet 42, du grain 51 et de la glace 67, pour arriver à l'évidement 82. Etant donné que l'axe desdits trous centraux est l'axe de rotation du barillet 37, les trous centraux restent alignés durant la rotation du barillet 37. Si l'on se réfère maintenant à la Figure 22, on peut voir que l'instrument 1 fait partie d'un dispositif comprenant également une installation fixe comprenant une source de vide Sv, ici une pompe à vide, une source de produit de nettoyage Spn et une source de produit de protection Spp .

La source de vide Sv est une source de vide moyen, par exemple à 2.1CT 3 mbar. Une première électrovanne EV1 est prévue sur la ligne d'aspiration, avec interposition d'un filtre F entre la première électrovanne EV1 et la source de vide Sv et d'un vacuostat à large cadran V en amont de la première électrovanne EV1. La première électrovanne EV1 est une électrovanne 3/2 dont un premier orifice est relié à la ligne d'aspiration, un deuxième orifice est relié à la source de vide Sv et le troisième orifice est relié à une nourrice N à laquelle sont raccordées une source Se d'eau javellisée ou additionnée de désinfectant, sous pression, une source Spd de produit de désinfection tel que des vapeurs d'alcool à 0,1 bar, pour remise à la pression atmosphérique, et une source Sair d'air sec sous pression à 4 bars. Des deuxième, troisième et quatrième électrovannes 2/2 EV2, EV3 et EV4 sont interposées respectivement entre la nourrice N et chacune des sources Spd, Se et Sair.

La source de produit de nettoyage Spn comprend un premier réservoir RI contenant un premier produit de nettoyage et un second réservoir R2 contenant un second produit de nettoyage, et les réservoirs RI et R2 sont reliés à la ligne d'amenée de produit de nettoyage avec interposition d'une vanne de sélection X entre les deux réservoirs et d'un réducteur de débit Rdébit sur la ligne d'amenée de produit de nettoyage. Le premier produit de nettoyage pourra par exemple être gazeux et le second produit de nettoyage pourra par exemple être liquide. On peut mentionner comme exemple de produit de nettoyage 1 ' EDTA .

La source de produit de protection Spp est reliée à la ligne d'amenée de produit de protection. Sont prévus des moyens réglables P de mise sous pression du produit de protection dans la source Spp, avec interposition d'une cinquième électrovanne 3/2 EV5 permettant de mettre la source Spp à l'air libre ou en communication avec les moyens de mise sous pression. La source Spp est également reliée à la source de vide, la liaison se faisant entre le filtre F et la première électrovanne EV1 et une vanne de sélection monostable Y étant prévue en amont de ladite liaison, aux fins de dégazage du produit de protection.

Le produit de protection pourra être un produit d'obturation tel qu'une résine photo-polymérisable, tout comme tout autre produit de viscosité adaptée à l'appareil.

Enfin, un coffret C connecté à l'instrument 1 via une gaine souple de type robotique, renferme des moyens, notamment électroniques, de pilotage du moteur, de la source de lumière et des différentes électrovannes.

Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, les moyens de pilotage sont configurés pour réaliser automatiquement, par commande de la rotation du barillet 37 et des électrovannes correspondantes, plusieurs cycles établissement de vide / nettoyage sous vide, puis l'opération de pose de protection sous vide, avec à chaque fois des durées prédéfinies, puis de mettre l'instrument 1 en position de non-utilisation.

Un exemple de cycle de fonctionnement complet pour une obturation endodontique à l'aide de la présente invention est donné dans le Tableau 1 suivant.

Tableau 1 On va maintenant décrire un exemple d'application de la présente invention à l'obturation endodontique suivant le cycle de fonctionnement ci-dessus. Après avoir réalisé à la fraise boule à l'entrée du canal apical une cuvette hémisphérique, le praticien applique la sphère 99 dans cette cuvette pour réaliser une liaison étanche entre l'embout et le canal apical. Le praticien peut ensuite appuyer sur un bouton de commande pour lancer le cycle automatique, les phases suivantes étant alors engagées, les électrovannes étant commandées comme indiqué dans le Tableau 1 :

phase 1 : rotation du barillet 37 pour le placer dans la première position : mise sous vide du canal apical (durée : 3 secondes) ;

phase 2 : rotation du barillet 37 vers la deuxième position : remplissage sous vide par du produit de nettoyage liquide ou gazeux (durée : 5 secondes) ;

répétition des phases 1 et 2 un nombre prédéterminé de fois, dans l'objectif de retirer tous les micro-débris du canal apical et de faire pénétrer le produit de nettoyage au plus profond dans les canaux secondaires comme les tubules ;

phase 3 : rotation du barillet 37 vers la première position : mise sous vide du canal apical aux fins de séchage (durée : 10 secondes) ;

phase 4 : rotation du barillet 37 vers la troisième position : remplissage sous vide par le produit d'obturation, le cas échéant une résine photo- polymérisable avec photo-amorçage dans l'embout lors de son passage devant la source de lumière, la résine étant choisie suffisamment fluide pour remplir les canicules et les canaux secondaires pendant l'inertie du démarrage de la polymérisation (durée : 1 seconde) ;

phase 5 : rotation du barillet 37 vers la première position et coupure de la première électrovanne EV1 pour remise à pression atmosphérique avec désinfection par vapeur d'alcool à 0,1 bar via la deuxième électrovanne EV2, ce qui autorise le retrait de l'embout (dans le cas où l'embout reste collé, le fait que la sphère 99 soit sécable permet tout de même au praticien de retirer l'instrument 1) ;

phase 6 : déclipsage et retrait de l'embout du nez de l'instrument, manuellement par le praticien ;

phase 7 : dépose de l'instrument sur un support adapté, laquelle dépose engage automatiquement, via par exemple un capteur de présence de l'instrument sur ledit support, un cycle de nettoyage de la ligne d'aspiration : pilotage de la troisième électrovanne EV3 pour rinçage à l'eau javellisée sous pression (durée : 3 secondes) , de la quatrième électrovanne EV4 pour soufflage à l'air sec (durée : 2 secondes), puis de la deuxième électrovanne EV2 pour remise à l'air libre avec désinfection par vapeur d'alcool (durée : 2 secondes) ; et

phase 8 : rotation du barillet 37 vers la position de fermeture, dans laquelle aucune des première à troisième lignes n'est en communication avec la ligne finale.

On constate donc que la présente invention permet au praticien de réaliser des opérations de nettoyage et de pose de protection d'une manière particulièrement sûre, rapide et aisée, avec d'excellents résultats, tout en évitant toute contamination de la zone à traiter au cours de ces opérations. La possibilité d'automatiser les différentes opérations permet en outre d'éviter l'erreur humaine puisque le protocole d'actions est défini par 1' automate .

On souligne ici que ces opérations sont en outre facilitées par le caractère ergonomique de l'instrument : le corps allongé a des dimensions suffisantes pour pouvoir être tenu à deux mains par le praticien, l'une maintient l'extrémité arrière pour actionnement des boutons de commande par le pouce tandis que l'autre main maintient l'instrument à l'avant du corps pour bien garantir l' étanchéité, et la partie carter avant est de dimension suffisante pour permettre un accès aisé aux deux côtés de la cavité buccale du patient.

Enfin, on peut également souligner que le positionnement des deux disques en céramique se fait au plus près de l'embout, ce qui génère un volume mort minimal. Ce volume mort, qui est formé entre le plan de joint du grain et de la glace et l'extrémité de l'embout final, doit en effet être le plus faible possible pour garantir un vide rapide, un transfert rapide des produits ainsi qu'une perte minimale de produit d'obturation. Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus de la présente invention a été donné à titre indicatif et non limitatif et que des modifications pourront y être apportées sans que l'on s'écarte pour autant du cadre de la présente invention.

Ainsi, par exemple, l'étanchéité entre le grain 51 et le nez 5 pourrait être assurée d'une autre manière que par la coopération d'une glace et d'un grain. Par exemple, on peut utiliser un joint élastomère, ou autrement un joint composite monté dans un renfoncement pratiqué dans le nez 5, le joint composite consistant en un joint torique et une bague de matière plastique composite telle que le polyéthylène chargé verre, le joint torique étant placé dans le fond du renfoncement et pressant la bague contre le grain.