LEGUAY, Jean-Claude (24 rue du Jonquier, Camaret sur Augues, F-84850, FR)
JORET, Laurent (13 rue Morte Bouteille, Velizy, Velizy, F-78140, FR)
VALDEBOUZE, Jean-Christophe (9 avenue des Vergers, Golf de Massane, Baillargues, F-34670, FR)
LEGUAY, Jean-Claude (24 rue du Jonquier, Camaret sur Augues, F-84850, FR)
JORET, Laurent (13 rue Morte Bouteille, Velizy, Velizy, F-78140, FR)
| REVENDICATIONS Paroi isolée comprenant un mur (1 ) d'éléments de maçonnerie (7) solidarisés les uns aux autres par un mortier ou une colle, un isolant thermique et/ou acoustique (2) et un parement (3), caractérisée en ce qu'au moins une partie des éléments de maçonnerie (7) comporte des trous pré-formés (4) aptes à recevoir des éléments de fixation et maintien (1 1 , 5, 6, 8) de l'isolant thermique et/ou acoustique (2) et du parement (3). Paroi isolée selon la revendication 1 , caractérisée en ce que les éléments de fixation et maintien de l'isolant thermique et/ou acoustique (2) et du parement (3) comprennent des éléments d'entretoisement (5), auxquels sont fixés des profilés (8) de support du parement (3). Paroi isolée selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'un au moins des trous pré-formés (4) est adapté à recevoir avec blocage un élément d'entretoisement (5) par introduction d'une partie de celui-ci dans le trou pré-formé (4), puis déplacement relatif tel que rotation et/ou translation de l'élément d'entretoisement (5) par rapport au trou préformé (4). Paroi isolée selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que l'un au moins des trous pré-formés (4) reçoit une cheville qui reçoit une vis. Paroi isolée selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'au moyen de la vis, est fixée une fourrure (1 1 ), support des éléments d'entretoisement (5). Paroi isolée selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que les profilés (8) de support du parement (3) sont fixés aux éléments d'entretoisement (5) par l'intermédiaire d'éléments de maintien (6), les éléments d'entretoisement (5) et les éléments de maintien (6) étant configurés de telle manière que la fixation des profilés (8) puisse être effectuée à distance réglable au mur. 7. Paroi isolée selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est isolée sur ses deux faces, dont l'une éventuellement exposée à l'atmosphère extérieure. 8. Paroi isolée selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'isolant thermique et/ou acoustique (2) est une laine minérale, de préférence une laine de verre. 9. Paroi isolée selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le parement (3) est une plaque de plâtre, bois, métal, verre, pierre, ardoise, céramique, terre cuite, matière plastique, clin PVC, support d'enduit ou équivalent. 10. Paroi isolée selon l'une des revendications 2 à 9, caractérisée en ce que les éléments d'entretoisement (5) sont en matériau polymère, ou en métal. 1 1 . Procédé de doublage d'un mur (1 ), constitué d'éléments de maçonnerie (7) comportant des trous pré-formés (4) et aptes à entrer dans la composition d'une paroi isolée selon la revendication 1 , caractérisé en ce qu'il comporte éventuellement l'introduction, dans certains des trous pré-formés (4), d'une cheville, la fixation d'un élément d'entretoisement (5) sur le mur (1 ) à la position voulue, soit directement par introduction d'une partie de l'élément d'entretoisement (5) dans un trou pré-formé (4), ou au moyen d'une vis entrant en coopération dans une cheville, soit par l'intermédiaire d'une fourrure (1 1 ) que l'on perce au moyen d'une telle vis. 12. Procédé selon la revendication 1 1 , caractérisé en ce que - l'on visse la fourrure (1 1 ) sur le mur (1 ), - on fixe des éléments d'entretoisement (5) sur la fourrure (1 1 ) à la position voulue, par encliquetage ou équivalent, - on embroche sur ou intercale entre les éléments d'entretoisement (5) un isolant thermique et/ou acoustique (2), - on engage sur chaque élément d'entretoisement (5) un élément de maintien (6) d'un profilé (8) de support d'un parement (3), selon une translation de direction sensiblement perpendiculaire au mur (1 ), - on engage un profilé (8) de support d'un parement (3) sur chaque élément de maintien (6) par encliquetage ou équivalent, - on règle la distance du profilé (8) au mur (1 ) et on bloque à cette distance voulue l'élément de maintien (6) et le profilé (8) sur l'élément d'entretoisement (5) correspondant, - puis on fixe le parement (3) en appui sur les profilés (8). 13. Elément de maçonnerie (7) apte à entrer dans la composition d'une paroi isolée selon la revendication 1 ou à être utilisé dans un procédé de doublage selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il est en terre cuite ou équivalent, sous la forme d'une brique ou tout autre élément façonné accessoire à la construction tel que planelle, chaînage, linteau, coffre pour volet, pièce de bas de pente et de pignon, appui, seuil, embase et embrasure pour les ouvertures, élément de remplissage, poteau d'angle, boutisse pour tableau, gaine de distribution de réseaux et ventilation, support d'armatures de finition intérieure ou extérieure, support d'enduit intérieur ou extérieur, élément de plancher tel qu'entrevous, et en ce qu'il comporte des trous pré-formés (4) sur une face au moins, et est éventuellement associé à au moins un élément de maçonnerie ne s'en différenciant que par l'absence de trou pré-formé (4). 14. Elément de maçonnerie (7) selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un trou pré-formé (4) ou une multiplicité de trous pré-formés (4) de dimensions finies. 15. Elément de maçonnerie (7) selon l'une des revendications 13 ou 14, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un trou pré-formé (4) ou une multiplicité de trous pré-formés (4) dont les bords sont renforcés d'une surépaisseur. 16. Elément de maçonnerie (7) selon l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce qu'il est isolant et/ou comporte des alvéoles. 17. Elément de maçonnerie (7) selon l'une des revendications 13 à 16, caractérisé en ce qu'il est à joint mince ou collé. 18. Elément de maçonnerie (7) selon l'une des revendications 13 à 17, caractérisé en ce qu'il comporte un ou plusieurs trous pré-formés (4) positionnés de manière à pouvoir atteindre une hauteur déterminée comprise entre 1 ,20 et 1 ,40 m, dans un mur (1 ) constitué exclusivement d'éléments de maçonnerie identiques, et une distance déterminée à un bord latéral tel qu'encadrement de porte, ouverture de fenêtre. 19. Elément de maçonnerie (7) selon l'une des revendications 13 à 18, caractérisé en ce qu'il comporte un ou plusieurs repères (12) à distance déterminée de chaque trou pré-formé (4). 20. Procédé de préparation d'un élément de maçonnerie (7) susceptible d'être utilisé dans une paroi isolée selon l'une des revendications 1 à 10, comprenant la formation d'au moins un trou (4) par emboutissage, poinçonnage ou équivalent d'un élément de maçonnerie (7) en terre crue ou d'un produit intermédiaire vert ou sec, avant cuisson en four. |
La présente invention est relative à l'isolation thermique et/ou acoustique de murs, isolation intérieure ou extérieure, c'est-à-dire de faces de murs en contact avec des volumes intérieurs de bâtiments, ou avec l'atmosphère extérieure.
Une telle isolation de parois met en œuvre la fixation d'éléments d'entretoisement et/ou maintien du matériau isolant et de l'ossature de doublage. Elle nécessite donc de percer le mur. Couramment, le perçage est effectué dans les joints entre éléments de maçonnerie. Cependant, dans certains cas, l'épaisseur des joints est trop faible pour y effectuer ce perçage : jusqu'à 2 voire 1 mm dans le cas des éléments de maçonnerie dits à joints minces ou collés, parpaings rectifiés, briques à joints minces ....
D'autre part, l'intégration des menuiseries, volets, réseaux et ventilation doit être aisée, et compatible avec une haute performance isolante.
Les inventeurs ont maintenant élaboré une technique simplifiant l'installation de doublages isolants de murs, y compris dans le cas de joints minces entre les éléments de maçonnerie.
L'invention a pour objet une paroi isolée comprenant
- un mur d'éléments de maçonnerie solidarisés les uns aux autres par un mortier ou une colle,
- un isolant thermique et/ou acoustique et
- un parement,
une partie au moins des éléments de maçonnerie comportant des trous pré-formés aptes à recevoir des éléments de fixation et maintien de l'isolant thermique et/ou acoustique et du parement.
Ainsi la réalisation de doublages isolants est-elle considérablement simplifiée, comme il sera vu plus en détails dans la suite.
Les trous pré-formés sont positionnés sur les éléments de maçonnerie en fonction de l'emplacement désiré des points de fixation de l'ossature de doublage. Seuls certains de ces trous pré-formés sont utilisés pour cette fixation. Par paroi, on désigne au sens de l'invention aussi bien un mur vertical qu'une paroi inclinée d'un angle quelconque, un toit, ou un plancher ou plafond horizontal.
Dans une réalisation avantageuse, les éléments de fixation et maintien de l'isolant thermique et/ou acoustique et du parement comprennent des éléments d'entretoisement auxquels sont fixés des profilés de support du parement. Il est particulièrement apprécié que les profilés puissent être fixés aux éléments d'entretoisement à une distance au mur réglable sur 1 cm au moins, de manière à pouvoir corriger le cas échéant les défauts de planéité du mur.
Selon une première réalisation préférée, l'un au moins des trous préformés est adapté à recevoir avec blocage un élément d'entretoisement par introduction d'une partie de celui-ci dans le trou pré-formé, puis déplacement relatif tel que rotation et/ou translation de l'élément d'entretoisement par rapport au trou pré-formé.
Le trou pré-formé peut être une réservation obtenue par moulage ou emboutissage par exemple dans la paroi d'une brique parallélépipédique ou de tout autre élément de quelque géométrie que ce soit. Dans ce cas, l'élément peut être préalablement façonné sous forme essentiellement parallélépipédique par les moyens usuels tels que dans une filière d'extrusion et un moule ou un outil d'emboutissage est appliqué sur la paroi désirée de l'élément alors que le matériau qui constitue celui-ci est encore suffisamment malléable, le retrait du moule ou de l'outil d'emboutissage étant effectué à un stade ultérieur déterminé pour éviter l'affaissement de la paroi au niveau du trou ainsi dégagé. Alternativement, le trou pré-formé peut faire partie d'un élément en excroissance sur la brique ou l'élément, obtenu aussi par moulage par exemple.
Le trou pré-formé peut être de diverses formes, notamment de contour circulaire, oblong, ou rectiligne, pouvant former par exemple sur un élément obtenu par extrusion ou filage, un rail en U (ou autre), l'intérieur du U constituant le trou pré-formé.
Dans le cas où une étape de cuisson ou de prise telle que cure d'un liant hydraulique, est nécessaire pour fabriquer l'élément de construction, en particulier dans le cas de terre cuite, l'opération de formage du trou (notamment filage, emboutissage, moulage) est pratiquée à cru avant cuisson ou sur produit intermédiaire vert ou sec contenant par exemple approximativement 2% d'humidité, avant cuisson en four. Dans le cas de la terre cuite, un mode de réalisation avantageux comprend une opération de filage emboutissage pratiquée à cru avant cuisson.
Selon une deuxième réalisation préférée, l'un au moins des trous préformés reçoit une cheville qui reçoit une vis.
La cheville peut être spécialement adaptée à la nature de l'élément de construction, mais elle est avantageusement choisie parmi des chevilles dites universelles pour matériaux pleins et creux, telles que des chevilles à expansion en matière plastique, notamment polyéthylène, polychlorure de vinyle ou polyamide. Elle peut être dotée d'une collerette formant butée d'arrêt à l'insertion dans le trou, et facilitant en outre la visibilité de l'emplacement de la vis.
Les éléments d'entretoisement peuvent être fixés directement sur le mur par vissage dans des chevilles introduites dans des trous pré-formés choisis des éléments de maçonnerie.
Cependant, dans une réalisation préférée, au moyen de la vis pré-citée, est fixée une fourrure support des éléments d'entretoisement. Dans le domaine technique considéré comme dans la présente demande, une fourrure désigne un profilé en U à fond plat, dont les ailes sont prolongées par deux petits retours à angle droit vers l'intérieur du U. Les profilés évoqués précédemment de support du parement peuvent également consister en telles fourrures, ou avoir une autre forme, telle que celle de profilés en T. Dans cette réalisation, les éléments d'entretoisement sont solidarisés à la fourrure par exemple par encliquetage.
Dans le cas d'un mur vertical standard, d'une hauteur au plus égale à 2,70 m, on peut n'employer qu'une fourrure support des éléments d'entretoisement en position horizontale à une distance du sol comprise entre 1 ,20 et 1 ,40 m. Si le mur est d'une hauteur supérieure à 2,70 m, on peut employer plusieurs fourrures supports des éléments d'entretoisement en positions horizontales et espacées d'un mètre. Par exemple pour un mur de 3 m de haut, une fourrure à 1 m de haut et une à 2 m de haut conviennent. D'autre part, des segments de fourrure peuvent être fixés au mur horizontalement à une hauteur inférieure à 1 ,20 m ou supérieure à 1 ,40 m, ou non horizontalement. Cela peut être le cas notamment à proximité d'encadrements de portes, de fenêtres, comme il sera vu dans la suite.
Les profilés de support du parement peuvent être fixés directement aux éléments d'entretoisement, de préférence avec une possibilité de réglage de la distance au mur sur 1 cm au moins comme mentionné ci-dessus. Tel peut être le cas notamment avec des profilés en T.
Cependant, dans un mode de réalisation avantageux, les profilés de support du parement sont fixés aux éléments d'entretoisement par l'intermédiaire d'éléments de maintien, les éléments d'entretoisement et les éléments de maintien étant configurés de telle manière que la fixation des profilés puisse être effectuée à distance réglable au mur. Un exemple préféré d'un tel système fait l'objet du document WO 2006/061538 incorporé par référence, et sera décrit plus en détails ci-dessous.
Selon d'autres caractéristiques préférées de la paroi isolée de l'invention :
- la paroi est isolée sur ses deux faces, dont l'une éventuellement exposée à l'atmosphère extérieure ;
- l'isolant thermique et/ou acoustique est une laine minérale, de préférence une laine de verre ;
- le parement est une plaque de plâtre, bois, métal, verre, pierre, ardoise, céramique, terre cuite, matière plastique, clin PVC, support d'enduit ou équivalent ;
- les éléments d'entretoisement sont en matériau polymère - ils constituent alors des rupteurs de pont thermique - ou en métal ; le matériau polymère peut être injectable, notamment choisi parmi les polyoléfines (polyéthylène, polypropylène ...), les poly(chlorures de vinyle), les polyamides, les styréniques, seuls ou en mélanges de plusieurs d'entre eux, et éventuellement chargés (par des fibres de verre ou équivalent) en vue de leur renforcement mécanique.
Un autre objet de l'invention consiste en un procédé de doublage d'un mur constitué d'éléments de maçonnerie comportant des trous pré-formés et aptes à entrer dans la composition d'une paroi isolée définie ci-dessus, caractérisé en ce qu'il comporte
- éventuellement l'introduction, dans certains des trous pré-formés, d'une cheville,
- la fixation d'un élément d'entretoisement sur le mur à la position voulue, soit directement par introduction d'une partie de l'élément d'entretoisement dans un trou pré-formé, ou au moyen d'une vis entrant en coopération dans une cheville, soit par l'intermédiaire d'une fourrure que l'on perce au moyen d'une telle vis. Il peut alors être judicieux, pendant cette opération, d'écarter la fourrure du mur pour s'assurer que la vis rentre correctement dans la cheville.
De préférence, pour percer et visser la fourrure dans la cheville, on utilise un repère sur l'élément de maçonnerie en décalage approprié par rapport au trou pré-formé concerné, et éventuellement un repère sur la fourrure alors mis en coïncidence avec le repère sur l'élément de maçonnerie.
Alternativement à l'emploi d'une fourrure vissée sur le mur, quand le trou pré-formé est adapté à cet effet, une partie d'extrémité d'un élément d'entretoisement peut donc y être directement introduite puis fixée par déplacement relatif de l'élément d'entretoisement par rapport au trou pré-formé. Ainsi peut-on par exemple fixer un élément d'entretoisement dans le trou préformé d'un élément de maçonnerie, par encliquetage résultant d'une translation, puis d'une rotation du premier par rapport au second.
Dans une réalisation préférée du procédé de l'invention,
- on visse la fourrure sur le mur,
- on fixe des éléments d'entretoisement sur la fourrure à la position voulue, par encliquetage ou équivalent,
- on embroche sur ou intercale entre les éléments d'entretoisement un isolant thermique et/ou acoustique,
- on engage sur chaque élément d'entretoisement un élément de maintien d'un profilé de support d'un parement, selon une translation de direction sensiblement perpendiculaire au mur, - on engage un profilé de support d'un parement sur chaque élément de maintien par encliquetage ou équivalent,
- on règle la distance du profilé au mur et on bloque à cette distance voulue l'élément de maintien et le profilé sur l'élément d'entretoisement correspondant,
- puis on fixe le parement en appui sur les profilés.
L'invention a d'autre part pour objet un élément de maçonnerie apte à entrer dans la composition d'une paroi isolée telle que décrite précédemment, ou à être utilisé dans un procédé de doublage décrit précédemment, caractérisé en ce qu'il est en terre cuite ou équivalent, sous la forme d'une brique ou tout autre élément façonné accessoire à la construction tel que planelle, chaînage, linteau, coffre pour volet, pièce de bas de pente et de pignon, appui, seuil, embase et embrasure pour les ouvertures, élément de remplissage, poteau d'angle, boutisse pour tableau, gaine de distribution de réseaux et ventilation, support d'armatures de finition intérieure ou extérieure, support d'enduit intérieur ou extérieur, élément de plancher tel qu'entrevous, et en ce qu'il comporte des trous pré-formés sur une face au moins, et est éventuellement associé à au moins un élément de maçonnerie ne s'en différenciant que par l'absence de trou pré-formé.
L'association de deux éléments de maçonnerie, l'un avec, l'autre sans trou pré-formé, est à comprendre ici au sens le plus large. Les deux éléments peuvent être collés l'un à l'autre par du ciment ou équivalent soit directement, soit indirectement avec interposition d'autres éléments de maçonnerie. Ils peuvent être simplement librement juxtaposés, dans le cadre du rassemblement de tous les éléments constitutifs d'un ouvrage, préalablement à sa réalisation.
Cet élément de maçonnerie
- est obtenu par filage, moulage ou pressage, à base de tous matériaux (terre cuite, agglomérés béton, béton bois, béton cellulaire, matériaux composites, ...),
- comporte avantageusement au moins un trou pré-formé ou une multiplicité de trous pré-formés de dimensions finies, c'est-à-dire un ou plusieurs trous pré-formés discrets et non étendus sur toute une dimension de l'élément de maçonnerie, - comporte avantageusement au moins un trou pré-formé ou une multiplicité de trous pré-formés dont les bords sont renforcés d'une surépaisseur ou bourrelet pouvant résulter notamment d'un poinçonnage ou équivalent d'un élément de maçonnerie en terre crue ou d'un produit intermédiaire vert ou sec contenant par exemple approximativement 2 % d'humidité, avant cuisson en four (cette surépaisseur procure un renforcement de la fixation dans le trou pré-formé, par introduction dans celui-ci d'un élément d'entretoisement, et/ou d'un ensemble cheville- vis...),
- est notamment isolant et/ou comporte des alvéoles dont la section a environ 1 cm de dimension, voire plus,
- et tout particulièrement du type à joint mince ou collé. Un exemple en est la brique à joints minces.
De préférence, l'élément de maçonnerie selon l'invention comporte un ou plusieurs trous pré-formés positionnés de manière à pouvoir atteindre une hauteur déterminée comprise entre 1 ,20 et 1 ,40 m, dans un mur constitué exclusivement d'éléments de maçonnerie identiques, et une distance déterminée à un bord latéral tel qu'encadrement de porte, ouverture de fenêtre.
De préférence encore, l'élément de maçonnerie de l'invention comporte un ou plusieurs repères à distance déterminée de chaque trou pré-formé. Ces repères visent à faciliter la fixation d'une fourrure ou toute autre pièce mécanique cachant le trou pré-formé muni de sa cheville et destiné à cette fixation. Comme déjà mentionné, ces repères peuvent être associés à d'autres sur la fourrure (ou équivalent), avec lesquels ils peuvent être mis en coïncidence, permettant ainsi de s'assurer du positionnement correct de la fourrure.
Dans une variante intéressante, l'élément de maçonnerie est une brique qui comporte des trous pré-formés sur deux faces opposées. Ainsi facilite-t-on la réalisation d'un doublage des deux côtés du mur, dont l'un peut être exposé à l'atmosphère extérieure lorsqu'il s'agit d'un mur extérieur.
Un autre objet de l'invention consiste en un procédé de préparation d'un élément de maçonnerie susceptible d'être utilisé dans une paroi isolée décrite précédemment, comprenant la formation d'au moins un trou par emboutissage, poinçonnage ou équivalent d'un élément de maçonnerie en terre crue ou d'un produit intermédiaire vert ou sec contenant par exemple approximativement 2 % d'humidité, avant cuisson en four. L'élément de maçonnerie consiste en une brique ou équivalent ou en tout autre élément façonné accessoire à la construction.
L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description suivante des dessins annexés, dans lesquels
- la Figure 1 représente schématiquement un doublage de paroi selon l'invention, dans son ensemble, les trous pré-formés des éléments de maçonnerie n'ayant pas été représentés ;
- la Figure 2 est une vue de face d'un premier élément de maçonnerie conforme à l'invention ;
- la Figure 3 est une vue en perspective d'une fourrure apte à entrer dans la constitution d'une paroi isolée selon l'invention ;
- la Figure 4 est une vue schématique en perspective d'un second élément de maçonnerie conforme à l'invention ;
- la Figure 5 représente un mur constitué d'éléments de maçonnerie de la Figure 4, et destiné à recevoir un doublage d'isolation selon l'invention ;
- les Figures 6 et 7 représentent deux variantes de mur constitué également d'éléments de maçonnerie de la Figure 4 et encadrant une fenêtre, et en particulier des emplacements d'appuis d'ossature de doublage conformes à l'invention ;
- la Figure 8 représente en perspective une brique poteau selon l'invention ;
- la Figure 9 représente en perspective un linteau conforme à l'invention ;
- la Figure 10 est une vue schématique de côté d'un entrevous selon l'invention ;
- la Figure 1 1 est une représentation schématique en perspective d'une brique poteau embrasure ;
- et la Figure 12 est une représentation schématique en perspective d'un mur vertical comportant une ouverture et intégrant un chaînage, une planelle et un appui tous trois dépourvus de trou pré-formé. Sur la Figure 1 est représenté un doublage de paroi 1 par un revêtement comprenant des panneaux de laine minérale 2 recouverts par des plaques de parement en plâtre 3.
Les plaques de parement 3 sont fixées en position verticale sur une ossature métallique 8 maintenue par un système de montage et de fixation comprenant un élément d'entretoisement 5 et un élément de maintien 6.
La paroi 1 à revêtir est formée de briques ou parpaings 7 jointoyés dits à joints minces ou collés. Il s'agit en particulier de parpaings rectifiés ou de briques à joints minces. Les joints ont une épaisseur de l'ordre de 1 mm, ou au plus 2 mm. De tels éléments de maçonnerie 7 peuvent être avantageusement choisis parmi des éléments en terre cuite (briques), notamment isolants thermiques et acoustiques par le fait qu'ils présentent une multitude d'alvéoles les traversant de part en part, notamment verticalement en position de montage du mur. La section des alvéoles est d'environ 1 cm. Conformément à l'invention, ils comportent des trous pré-formés qui n'ont pas été représentés.
L'ossature est constituée de profilés en U avec deux ailes de retour ou fourrures 8 disposées verticalement entre une lisse basse 9 et une lisse haute 10, dans lesquelles elles sont emboîtées, maintenues dans la direction perpendiculaire à la paroi 1 .
Les fourrures 8 sont disposées avec un écartement e de 60 cm les unes des autres et à une distance du mur correspondant pratiquement à l'épaisseur des panneaux isolants 2 utilisés. Les épaisseurs disponibles de panneaux de laine minérale sont notamment de 45, 50, 60, 65, 75, 80, 85, 100, 120, 140, 150 et 160 mm.
La hauteur de la paroi 1 est de 2,50 m. On fixe sur la paroi 1 à mi-hauteur et horizontalement une fourrure 1 1 identique à (mais pouvant être également différente de) la fourrure 8 sus-mentionnée. On insère, par exemple on clipse ou encliquète dans cette fourrure 1 1 des éléments d'entretoisement 5 à intervalles réguliers de 60 cm. On embroche les panneaux isolants 2 en laine minérale de masse volumique comprise entre 10 et 100 kg/m 3 , sur les éléments d'entretoisement 5. On engage ensuite sur chaque élément d'entretoisement 5 un élément de maintien 6 d'une fourrure 8 selon une translation de direction perpendiculaire au mur 1 . Cette translation peut être bloquée, et l'est dans un premier temps, de sorte que l'élément de maintien 6 comprime légèrement le panneau isolant 2.
On vient emboîter la fourrure 8 dans la lisse du bas 9 et la lisse du haut 10, en face de l'élément de maintien 6.
Deux opérations sont alors réalisées successivement :
- la mise en contact de la fourrure 8 avec l'élément de maintien 6, leur engagement mutuel par exemple avec encliquetage,
- le déblocage de la translation de l'élément de maintien 6 par rapport à l'élément d'entretoisement 5 par rotation du premier sur le second selon un axe perpendiculaire à la paroi 1 . Cette opération n'est effectuée que s'il y a eu blocage préalable de cette translation.
Dans cette situation, seul l'élément d'entretoisement 5 est fixe. L'ensemble constitué par l'élément de maintien 6 et la fourrure 8 coulisse sur celui-ci jusqu'à la position désirée. Une fois celle-ci obtenue, l'élément de maintien 6 est soumis à une rotation inverse de celle précitée, à la fois par rapport à l'élément d'entretoisement 5 et à la fourrure 8, dans laquelle il reste en engagement. Bien d'autres modes de blocage-déblocage de la translation de l'élément de maintien 6 sur l'élément d'entretoisement 5 que par rotation peuvent évidemment être mis en œuvre sans sortir du cadre de l'invention.
En référence aux figures 2 et 3, un parpaing rectifié ou de préférence une brique à joints minces 7 comporte deux trous pré-formés 4. Pour y fixer une fourrure 1 1 , dans la position prévue représentée en pointillés sur la figure 2, on introduit tout d'abord des chevilles adaptées dans l'un des trous pré-formés 4, puis on pose la fourrure 1 1 sur la brique à joints minces 7 de manière à mettre les repères 13 de la première en coïncidence avec les repères 12 du second.
On commence alors à percer la fourrure 1 1 à l'emplacement du repère 13 approprié au moyen d'une vis et d'une visseuse. Dans un second temps, on écarte au besoin la fourrure 1 1 de la brique à joints minces 7 pour s'assurer que la vis est correctement introduite dans la cheville. En l'absence des repères visuels 12, 13, plusieurs opérations successives de rapprochement - éloignement de la fourrure 1 1 par rapport à la brique 7 peuvent être nécessaires pour s'assurer que l'on perce la fourrure 1 1 en face du trou pré-formé 4, puis que la vis avec laquelle on perce est correctement positionnée dans le trou 4.
La brique à joints minces des figures 2 et 4 à 7 est isolante et comporte des petites alvéoles régulièrement réparties non représentées la traversant de part en part verticalement en position d'assemblage du mur. Ces petites alvéoles peuvent autrement être horizontales.
Les trous pré-formés peuvent ne traverser que la paroi externe de la brique sans percer le fond de l'alvéole à l'arrière de cette paroi, ou traverser plusieurs alvéoles, par exemple deux ou trois.
Ils ont été obtenus par emboutissage dans la paroi de la brique avant cuisson.
Les trous, de forme circulaire, ont un diamètre adapté pour recevoir des systèmes habituels de fixation d'ossature de doublage, de l'ordre de quelques millimètres, par exemple de 4 à 16, en particulier 5 à 8 mm.
La brique ainsi pré-percée procure une résistance mécanique satisfaisante pour recevoir le système d'ossature vissé et son doublage isolant. Typiquement, un assemblage vissé par l'intermédiaire d'une cheville universelle sur une brique dotée de trous pré-formés de 6 mm de diamètre a résisté à une force d'arrachement d'environ 100 daN.
En référence aux figures 4 et 5, une brique 7 comporte des trous préformés 4. Pour construire un mur, ces briques 7 sont jointoyées par colle ou joints minces de 1 à 2 mm d'épaisseur.
Sur la figure 4, la longueur x vaut 3 cm ; sur la figure 5, y vaut 60 cm.
La brique a 48 cm de longueur, 30 cm de largeur.
Trois trous sont formés sur une ligne verticale à 6 cm du bord gauche, respectivement droit de la brique. Deux trous voisins sur une telle ligne verticale sont distants de 12 cm, de sorte que les trous inférieur et supérieur sont à 3 cm des bords inférieur, respectivement supérieur. D'autre part, les trous voisins de la ligne horizontale médiane sont tous distants de 12 cm.
Selon une alternative pratique (non représentée), les trous peuvent être répartis selon les mêmes quatre colonnes, mais cette fois selon quatre lignes régulièrement réparties tous les 6 cm, à partir d'une distance de 6 cm des bords supérieur et inférieur de la brique. Les première et quatrième colonnes peuvent comprendre quatre trous, et les seconde, respectivement troisième colonnes un seul trou en deuxième ligne à 12 cm du bord supérieur et 18 cm du bord inférieur, respectivement en troisième ligne à 18 cm du bord supérieur et 12 cm du bord inférieur.
Les deux faces latérales de la brique 7 présentent respectivement un creux 14 et des excroissances 15, de géométries permettant d'emboîter les excroissances 15 d'une brique dans le creux 14 de la brique voisine. Ces deux faces latérales de la brique 7 comportent d'autre part également un trou pré-formé 4.
Eu égard aux dimensions indiquées des briques à joints minces 7, une fourrure non représentée peut être fixée au mur par des vis situées tous les 60 cm sur une ligne horizontale à 1 ,35 m du sol. Les éléments d'entretoisement 5 et éléments de maintien 6 (figure 1 ) sont également positionnés sur cette ligne tous les 60 cm, représentant également l'écartement de deux fourrures 8 verticales voisines.
En référence aux figures 6 et 7, l'ossature de doublage est renforcée à proximité immédiate d'une fenêtre 16, par fixation au mur de fourrures supplémentaires horizontales 15 à 1 ,10 m du sol, 18 à 1 ,80 m du sol, ou verticale 14. Les points de fixation de ces fourrures peuvent être à 6 cm des bords latéraux de la fenêtre 16, et à 3 cm de ses bords supérieur ou inférieur, ou de l'appui de fenêtre 17.
La brique poteau de la figure 8 comporte des trous pré-formés 4 comme déjà décrits ci-dessus. Contrairement aux briques comportant de petites alvéoles régulièrement réparties, cette brique poteau comporte deux trous verticaux volumineux 16 et 17 permettant d'introduire des renforcements mécaniques par exemple sous forme de tiges métalliques, raidisseurs, ou des matériaux de remplissage.
Le linteau 7 de la figure 9 comporte des trous pré-formés 4, et peut être utilisé en côté supérieur d'ouverture de porte ou fenêtre. Peut également être utilisé à cette fin, un coffre non représenté (par exemple en L), apte à accueillir un volet roulant, pouvant être surmonté d'un linteau, ouverture orientée vers le haut.
L'entrevous 7 de la figure 10 comporte des trous pré-formés 4, consistant en réservations formées par moulage de la terre cuite. Les bords de ces réservations 4 sont aptes à accueillir en liaison fixe des éléments d'entretoisement 5, en coopération avec une rainure 28 présentée par ces derniers, par exemple. La liaison fixe peut alors être obtenue par engagement d'un élément d'entretoisement 5 dans la réservation 4 selon une translation de direction perpendiculaire aux grandes faces de l'entrevous 7, puis rotation selon un axe de même direction, produisant un encliquetage ou équivalent. Un panneau de laine de verre 2 est embroché sous l'entrevous 7 sur les éléments d'entretoisement 5, puis maintenu par des éléments de maintien 6 fixés sur des éléments d'entretoisement 5 correspondants.
Une fourrure 8 est encliquetée sur des éléments de maintien 6 alignés, puis une plaque de plâtre 3 est fixée en appui sur la fourrure 8 au moyen de vis non représentées ou équivalent.
La brique poteau embrasure ou boutisse conforme à l'invention, représentée à la Figure 1 1 , comporte des trous pré-formés 4. Elle est destinée à constituer des bords d'ouvertures de fenêtres, de portes.
Sur la Figure 12, un mur 1 constitué d'éléments de maçonnerie 7 dont un au moins est muni de trous pré-formés 4, présente une fenêtre 16.
Le mur 1 intègre trois éléments accessoires 21 , 22, 23 aux éléments de maçonnerie 7, tous trois dépourvus de trous pré-formés. Cependant, dans d'autres réalisations conformes à l'invention, chacun des trois éléments accessoires 21 , 22, 23 peut au contraire présenter au moins un trou pré-formé 4.
Les éléments accessoires 21 , 22, 23 sont en terre cuite et comprennent
- une embase 21 (appui de fenêtre) similaire dans d'autres configurations à un seuil de porte,
- une planelle thermique bandeau 22 utilisée en plancher étage ou haut de sous-sol,
- et un chaînage sablière 23 utilisé en plancher plafond ou combles (sous- toit). L'embase 21 , la planelle 22 et le chaînage 23 ont une longueur (direction horizontale) comprise entre 30 et 60 cm, notamment entre 40 et 50 cm.
L'épaisseur du mur 1 , de la planelle 22 et du chaînage 23 est de 20 cm. L'embase 21 déborde de 5 cm du mur.
Le bord de l'ouverture de la fenêtre 16 est constitué de briques poteaux embrasures 24.
Les planchers-plafonds 25 comprennent des poutrelles 26 en céramique pré-contrainte, des entrevous 27, du béton étant coulé sur les entrevous 27 au ras des poutrelles 26.
Ces éléments accessoires facilitent l'intégration dans les bâtiments d'isolant thermique et acoustique, des menuiseries et volets, des réseaux et ventilations, d'éléments de remplissage, des armatures (poteaux, chaînages, linteaux, raidisseurs en tableaux), participent au traitement des ponts thermiques, supportent la finition ...
L'invention facilite considérablement la fabrication de murs à haute performance isolante thermique et/ou acoustique, associant des éléments de maçonnerie isolants et un doublage d'isolation. L'intégration des menuiseries et volets, des réseaux et ventilations, la réalisation de la finition intérieure et/ou extérieure, sont facilitées, tout en garantissant une isolation thermique et acoustique du plus haut niveau. L'invention facilite de plus l'isolation par l'extérieur d'un bâtiment, à la place ou en plus de son isolation par l'intérieur.
Next Patent: SEALED PRESSURE-MEASURING MEMBER
