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Title:
KEYING DEVICE FOR AN AEROPHONE AND AEROPHONE PROVIDED WITH SUCH A KEYING DEVICE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/151539
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a keying system for an aerophone and to an aerophone including such a keying system. The invention applies specifically to wind instruments of the woodwind family, either classical, traditional or ethnic, which include a body (140) extending axially between a mouthpiece (110) and an end (130) and are drilled with radial apertures, said keying device including keys for controlling the closing of the radial apertures positioned in contiguous pairs, which are themselves positioned in mutually contiguous fashion.

Inventors:
RAPPALINI, Denis (11 route du Haut Bearn, Sus, Sus, F-64190, FR)
Application Number:
FR2011/000321
Publication Date:
December 08, 2011
Filing Date:
May 30, 2011
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Assignee:
RAPPALINI, Denis (11 route du Haut Bearn, Sus, Sus, F-64190, FR)
International Classes:
G10D7/06; G10D9/04
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Claims:
REVENDICATIONS

Dispositif de clétage pour un aérophone (100) comprenant un corps (140) s'étendant axialement entre une embouchure (110) et une extrémité (130) et percé d'orifices radiaux, caractérisé ce qu'il comprend :

a. une première touche (210) et des moyens (230) pour piloter la fermeture d'un premier orifice radial situé plus proche de l'embouchure (110) lorsque la touche (210) est actionnée ;

b. une deuxième touche (220) et des moyens (240) pour piloter la fermeture d'un deuxième orifice radial situé plus proche de l'extrémité (120), lorsque la touche (220) est actionnée ;

c. les deux touches (210, 220) étant en outre placées de façon contiguë de sorte qu'elles puissent être simultanément actionnées par 1 seul doigt agissant entre les deux touches (210, 220). d. une pluralité de paires de touches décrites comme ci-dessus sur tout le registre ou presque suivant l'aérophone, placées de façon contiguë entre elles, de sorte que tous les doigts ou presque suivant l'aérophone puissent agir sur une touche, 2 touches simultanément et même 3 touches, des moyens de fixation des touches peuvent intégrer si besoin avantageusement des moyens d'extension (221) suivant la taille de l'aérophone. e. conventionnellement la main droite joue les notes grave des aérophone, le pilotage de fermeture du trou de la note la plus aiguë actionné par la main droite et de la note la plus grave actionné par la main gauche est rendu accessible au choix par un doigt de la main droite ou de la main gauche par le biais de 2 touches solidaires actionnant la même clé (3 et 3', 4 et 4') et grâce à des moyens d'extensions (221) agissante au pilotage de la fermeture du même trou.

2. Dispositif selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les notes produites par l'aérophone lors de l'action sur la première (210) et la deuxième (220) touche sont séparées d'un intervalle inférieur ou égal à un demi-ton.

3. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de connexion (261 , 262, 263, 263') entre les touches (210, 220) tels qu'une action sur la deuxième touche (220) actionne la première touche (210)

4. Dispositif de clétage selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de touches (1 , 2b, 2, 3b, 3...) et des moyens de connexion (661 , 662, 663 ... ) tels qu'une action sur une touche (1 ), fermant un orifice plus proche de l'extrémité (120) du corps, actionne toutes les autres touches (2b, 2, 3b, 3...) qui ferment des orifices plus proches de l'embouchure (110).

5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de connexion (263) entre les touches sont amovibles.

6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de connexion amovibles (263, 263') comprennent en outre des moyens (264) pour commander leur connexion et leur déconnexion au cours du jeu de l'aérophone.

7. Kit de transformation pour adapter un dispositif de clétage selon l'une quelconque des revendications précédentes, à un aérophone existant, ce kit comprenant :

- des touches (210, 220) ; - des moyens de connexion (261 , 262, 263) aptes à être fixés entre lesdites touches ;

- des moyens (221) pour solidariser les touches (210, 220) et les clés (230,

240) de l'aérophone.

8. Kit selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de connexion (263', 282, 283) sont fixés sur une touche (210) et connectent celle-ci à une autre touche (220) qui lui est contiguë.

9. Kit selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de connexion (262, 261 , 272, 263, 463, 462) sont aptes à être fixés sur les tringles (250, 450, 551 , 552) d'articulation des clés de l'aérophone.

10. Kit selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de tringlerie aptes à être fixés au corps de l'instrument pour l'articulation des touches (210, 220) agissant sur les clés (230, 240) de l'instrument

11. Aérophone, notamment instrument de musique de la famille des bois, dont les degrés d'un registre sont obtenus par la division d'un tube, par l'ouverture d'orifices radiaux dans ledit tube, caractérisé en ce qu'il comprend un système de clétage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6.

12. Aérophone selon la revendication 11 caractérisé en ce qu'il comprend le même nombre d'orifices que de degrés par registre

Description:
DISPOSITIF DE CLÉTAGE POUR UN AÉROPHONE ET

AÉROPHONE MUNI D'UN TEL DISPOSITIF DE CLÉTAGE

L'invention concerne un système de clétage pour un aérophone et un aérophone comprenant un tel système de clétage. Elle s'applique plus particulièrement aux instruments de musique à vent de la famille des bois, qu'ils soient classiques, traditionnels ou ethniques tels que les flûtes, les clarinettes, les hautbois, les bassons, les saxophones, les bombardes, les quénas pour citer quelques exemples non limitatifs.

Les aérophones produisent un son par la mise en vibration d'une colonne d'air contenue dans un tube. La fréquence fondamentale correspondant à ce son est inversement proportionnelle à la longueur du tube.

Figure 1 , selon un exemple de réalisation connu de l'art antérieur, un aérophone (100) est constitué d'un corps tubulaire s'étendant axialement entre une embouchure (1 10) et une extrémité (120) souvent en forme de pavillon. L'action de l'air insufflée dans le tube par l'embouchure (1 10) produit une fluctuation de pression par des moyens variables selon le type d'instrument. Cette fluctuation de pression se propage dans le tube entre l'embouchure (110) et l'extrémité (120), mettant en vibration la colonne d'air contenue dans le tube entre ces deux extrémités. La fréquence fondamentale, ou hauteur, du son produit est donnée par

f=C/kL

où f est la fréquence en Hertz, L la longueur du tube exprimée en mètres et C la vitesse du son dans l'air en m. s "1 . Le coefficient k dépend de la nature acoustique du tube et notamment de la forme de sa perce et vaut approximativement 2 pour les flûtes traversières, les hautbois, bassons et saxophones et 4, par exemple, pour les clarinettes. Traditionnellement, pour les instruments à tube unique de la famille des bois cette fréquence correspond à la note la plus grave que peut jouer l'instrument. Pour jouer d'autres notes, plus aiguës, en n'utilisant qu'un seul tube, deux techniques sont essentiellement utilisées :

- la division du tube, pour l'obtention des degrés chromatiques ou diatoniques sur un même registre ;

- les registres harmoniques, notamment pour les changements d'octave. La division du tube est obtenue en pratiquant des orifices radiaux (130) dans le corps (140) de l'instrument. Ainsi, lorsqu'un orifice (130) de diamètre (d) suffisant en regard du diamètre de perce (D) est pratiqué dans le corps (140) à une distance Li de l'embouchure, l'aérophone (100) se comporte comme s'il avait une longueur effective L|. Si par exemple, Li , est égale à la moitié de L, alors la fréquence fondamentale fi du son émis lorsque l'orifice (130) est ouvert, est égale à la moitié de la fréquence f du son émis lorsque l'orifice (130) est obturé, c'est-à-dire que le son émis est plus aigu d'une octave.

L'orifice (130) peut être obturé par les doigts de l'instrumentiste ou par des dispositifs connus de l'art l'antérieur, comportant des tampons et éventuellement des résonateurs, lesquels dispositifs peuvent être actionnés directement par les doigts ou par des systèmes de leviers, eux-mêmes commandés par des clés.

Les registres harmoniques sont obtenus en forçant le souffle et/ou en ouvrant des orifices de faibles diamètres à proximité de l'embouchure (110), soit par l'intermédiaire de clés ou en ne bouchant que partiellement un orifice proche de l'embouchure. Ces techniques sont connues de l'art antérieur et ne sont pas plus détaillées, elles permettent d'obtenir des registres de jeu dans un rapport harmonique avec le registre fondamental. Le rapport harmonique dépend de la nature de la perce, conique ou cylindrique. La plupart des instruments de la famille des bois peuvent ainsi être joués selon trois registres ou plus :

- le registre fondamental, dit « chalumeau » pour les clarinettes ;

- le premier registre harmonique, à l'octave (rapport harmonique 1/2), ou à la douzième (rapport harmonique 1/3), dit registre « clairon » pour la clarinette ;

- le deuxième, voir troisième registre harmonique dit « suraigu ». L'élévation de la hauteur des notes produites d'un registre à l'autre est réalisée au détriment de la richesse du timbre de l'instrument.

Le premier registre harmonique se comporte généralement comme le registre fondamental vis-à-vis de la réponse de l'aérophone à l'obturation ou à l'ouverture des orifices permettant de faire varier la longueur de la colonne d'air. Les registres suraigus se comportent différemment et nécessitent des doigtés particuliers, dits en fourche, pour ajuster la hauteur des sons.

Ainsi, un aérophone comportant une amplitude de jeu d'une octave dans son registre fondamental, devra comporter 11 orifices radiaux pour permettre le jeu d'une gamme chromatique sur cette amplitude, et 7 orifices, si le jeu est limité à une gamme diatonique sur cette même amplitude.

Or, si les orifices sont bouchés avec les doigts, l'instrumentiste ne peut en contrôler directement que 10 au maximum. Ainsi, pour pouvoir effectuer un jeu chromatique sur un aérophone à tube unique, deux techniques, faisant appel à des doigtés combinant plusieurs doigts, sont utilisées selon l'art antérieur.

La première, utilisée sur les instruments anciens ou traditionnels tels que la flûte à bec, consiste à percer le corps de 7 orifices de faible diamètre en regard de la perce. Ces 7 orifices permettent d'obtenir une gamme diatonique. Les chromatismes sont obtenus par des obturations en fourche c'est-à-dire en obturant à la fois un premier trou plus proche de l'embouchure et un deuxième trou non contigu au premier et plus proche du pavillon. Cet effet ne fonctionne que si les orifices sont d'un diamètre suffisamment faible par rapport à la perce. L'obturation en fourche modifie le spectre des fréquences d'émission de l'instrument produisant un son de timbre différent du son diatonique et rendant parfois les notes jouées instables. Cependant, ce système permet un jeu chromatique en n'utilisant que 7 doigts de l'instrumentiste, libérant au moins deux autres doigts pour des extensions de registres ou des doigtés de trille.

L'autre technique, utilisée sur des instruments plus modernes, consiste à utiliser des systèmes de clétage et de leviers qui permettent, par l'action d'un doigt sur une touche, d'obturer ou d'ouvrir plus d'un orifice. Ce système est couramment dénommé, « système Boehm » pour les flûtes et les clarinettes mais il existe d'autres systèmes équivalents connus de l'art antérieur. Dans ce cas, l'instrument de musique est percé d'au moins autant d'orifices de diamètre suffisamment important par rapport à la perce, qu'il ne comporte de degrés chromatiques sur son registre. Les orifices étant de diamètres suffisants, les notes sont plus stables, les variations de timbres moins perceptibles. Les diamètres des orifices étant suffisants par rapport au diamètre de perce de l'instrument, les obturations en fourche n'ont aucun effet sur la hauteur de la note jouée, au moins dans le registre fondamental, tout se passe comme si le tube était interrompu à la longueur Li, et la hauteur de la note, tout comme le timbre, sont quasiment indifférents aux obturations d'orifices au-delà du premier orifice ouvert en partant de l'embouchure (1 10).

Au cours du temps, les facteurs d'instruments ont essayé de combiner les avantages des deux techniques utilisant des systèmes de clétage et leviers qui permettent de reproduire ou de mimer sur ces instruments plus modernes, le jeu à base de doigtés en fourche utilisé sur les premiers instruments. À cette fin, le nombre d'orifices a été multiplié, de telle sorte que l'émission d'un son correspondant à un degré donné peut être obtenue par l'ouverture ou l'obturation de plusieurs orifices placés à la même distance de l'embouchure et répartis sur la circonférence du corps de l'instrument. Ainsi, une clarinette dont l'amplitude de jeu sur le registre fondamental correspond à une 2 eme diminuée, devrait comporter 18 orifices sans compter l'orifice de changement de registre pour jouer les 18 demi-tons correspondants à cette amplitude. En pratique, le corps d'une clarinette utilisant le système de clétage dit Boehm, comporte 23 orifices en plus de l'orifice de changement de registre. À titre d'exemple, une telle clarinette en Si bémol ne comporte pas moins de 4 orifices placés à une distance de l'embouchure correspondant à une longueur de tube pour l'émission d'un Do3 (C3) à l'oreille, soit une fréquence de l'ordre de 262 Hz.

La multiplication du nombre d'orifices complique la facture de l'instrument, affaibli mécaniquement le corps de celui-ci et engendre des désagréments de jeu. Par exemple, la répartition des orifices sur la circonférence du corps de l'instrument rend certains d'entre eux sensibles à l'accumulation d'humidité de condensation au cours du jeu. Par ailleurs, le principe de doigté utilisé, mimant les doigtés d'obturation en fourche, consiste d'une part à obtenir les degrés diatoniques naturels en mouvement conjoint par la levée ou l'abaissement successifs des doigts, traditionnellement, pouce, index, majeur, annulaire de la main gauche, puis index, majeur, annulaire de la main droite dans le sens descendant ; et d'autre part, à obtenir les degrés chromatiques à partir du doigté diatonique du degré naturel, en ajoutant l'action d'un autre doigt pour élever ou abaisser d'un demi-ton la note émise. Ainsi les doigtés des degrés diatoniques varient selon la gamme jouée, les enchaînements devenant généralement complexes dès lors que la tonalité comporte plus de 3 altérations.

L'invention vise à résoudre les inconvénients de l'art antérieur et propose à cette fin, un dispositif de clétage pour un aérophone comprenant un corps s'étendant axialement entre une embouchure et une extrémité et percé d'orifices radiaux, caractérisé ce qu'il comprend :

- une première touche et des moyens pour piloter la fermeture d'un premier orifice situé plus proche de l'embouchure lorsque la touche est actionnée ;

- une deuxième touche et des moyens pour piloter la fermeture d'un deuxième orifice situé plus proche de l'extrémité lorsque la touche est actionnée ;

- les deux touches étant en outre placées de façon contiguë de sorte qu'elles puissent être simultanément actionnées par 1 seul doigt agissant entre ces deux touches.

- une pluralité de paires de touches décrites comme ci-dessus sur tout le registre ou presque suivant le type d'aérophone, placées de façon contiguë entre elles, de sorte que tous les doigts ou presque puissent agir sur une touche, 2 touches simultanément et même 3 touches, des moyens de fixation des touches peuvent intégrer si besoin avantageusement des moyens d'extension suivant la taille de l'aérophone.

- le pilotage de fermeture de certains trous est rendu accessible au choix par un doigt de la main droite et de la main gauche par le biais de 2 touches solidaires agissante au pilotage de la fermeture du même trou.

Ceci afin de permettre la continuité dans tout le registre du jeu de l'aérophone dans le principe de l'invention.

Ainsi, le passage entre les deux degrés correspondant aux deux orifices pilotés par ces deux touches est réalisé aussi bien dans le sens ascendant que descendant par un léger glissement ou une légère rotation du doigt : l'instrumentiste contrôle alors l'ouverture et la fermeture de deux orifices indépendamment l'un de l'autre par un seul doigt, et même peut refermer 3 orifices en utilisant les deux premières phalanges et cette caractéristique peut être avantageusement mise à profit pour simplifier tant la facture que le jeu de l'instrument.

L'invention peut être avantageusement mise en œuvre selon les modes de réalisation exposés ci-après lesquels peuvent être considérés individuellement ou selon toute combinaison techniquement opérante.

Avantageusement, les notes produites par l'aérophone lors de l'action sur la première et la deuxième touche sont séparées d'un intervalle inférieur ou égal à un demi-ton. Ainsi le dispositif de clétage objet de l'invention peut être utilisé pour faciliter le jeu des chromatismes mais aussi pour donner accès à des possibilités de micro-intervalles sur toute ou partie des doigtés d'un instrument conventionnel.

Selon un mode préféré de réalisation, particulièrement avantageux, ce dispositif comprend une pluralité de touches et de moyens de connexion tels qu'une action sur une touche fermant un orifice plus proche de l'extrémité du corps actionne toutes les autres touches qui ferment des orifices plus proches de l'embouchure. Ainsi, chaque degré chromatique de l'intervalle sur lequel le dispositif de clétage est opérant, peut être joué avec un seul doigt ce qui procure une grande facilité de jeu tout en limitant le nombre d'orifices au nombre de degrés chromatiques compris dans cet intervalle.

Avantageusement, les moyens de connexion entre les touches du dispositif objet de l'invention sont amovibles. Ainsi les deux touches peuvent être rendues indépendantes l'une de l'autre sans perdre la possibilité d'actionner les deux touches simultanément en appuyant le doigt entre elles. Lorsque l'instrument comprend une pluralité de dispositifs de clétage, selon le mode de réalisation préféré de l'invention, cette caractéristique permet de réaliser des obturations en fourche pour contrôler la hauteur des sons notamment dans le registre suraigu.

Avantageusement, les moyens de connexion amovibles comprennent en outre des moyens pour commander leur connexion et leur déconnexion suivant l'aptitude de l'instrumentiste. De préférence un débutant enclenchera les moyens de connexion car il n'aura pas à s'appliquer à fermer deux ou trois touches simultanément bien hermétiquement mais pourra appuyer seulement la touche de la note la plus grave. Les connexions ne seront pas enclenchées pour pouvoir jouer le registre suraigu, qui est réservé de toute façon à un joueur plus expérimenté et qui n'aura pas de difficulté à fermer hermétiquement 2 ou 3 touches d'un seul doigt.

Le dispositif de clétage selon l'invention peut être adapté à un instrument existant utilisant un dispositif de clétage conventionnel. À cette fin l'invention concerne également un kit de transformation pour adapter un dispositif de clétage selon l'un quelconque de ses modes de réalisation à un aérophone existant, ce kit comprenant :

- des touches ;

- des moyens de connexion aptes à être fixés entre lesdites touches ;

- des moyens pour solidariser les touches et les clés de l'aérophone. Selon un premier mode de réalisation de ce kit, les moyens de connexion sont fixés sur une touche et connectent celle-ci à une autre touche qui lui est contiguë. Ce mode de réalisation est le plus simple car il nécessite le moins de modification de l'instrument existant

Selon un second mode de réalisation du kit, les moyens de connexion sont aptes à être fixés sur les tringles d'articulation des clés de l'aérophone. Ce mode de réalisation du kit nécessite une transformation plus importante de l'instrument mais est plus esthétique. Selon une variante du kit, celui-ci comprend :

- des touches

- des moyens de connexion aptes à être fixés entre lesdites touches

- des moyens de tringlerie aptes à être fixés au corps de l'instrument pour l'articulation des touches agissant sur les clés de l'instrument.

L'invention concerne également un aérophone, notamment un instrument de musique de la famille des bois, dont les degrés d'un registre sont obtenus par la division d'un tube par l'ouverture d'orifices radiaux dans ledit tube, caractérisé en ce qu'il comprend un système de clétage selon l'un quelconque des modes de réalisation précédent. Un tel aérophone présente des facilités de jeu et de transposition exceptionnelles.

Avantageusement, cet aérophone comprend le même nombre d'orifices que de degrés par registre. Cette caractéristique permet notamment de simplifier la facture de l'instrument.

L'invention sera maintenant plus précisément décrite dans le cadre de ses modes de réalisation préférés, nullement limitatifs, et des figures 1 à 7 dans lesquelles :

la figure 1 , relative à l'art antérieur représente schématiquement en coupe longitudinale un aérophone comprenant un corps tubulaire ; la figure 2 montre en vue partielle de dessus un exemple de réalisation d'un dispositif de clétage selon l'invention ;

la figure 3 représente en vue de dessus un exemple de réalisation des moyens de connexion d'un dispositif de clétage selon un mode particulier de réalisation de l'invention ;

la figure 4 montre en vue de dessus un exemple de réalisation alternatif des moyens de connexion d'un dispositif de clétage selon l'invention ;

la figure 5 est une vue partielle de profil en coupe d'un détail de montage de tringle d'articulation des moyens d'obturation selon un exemple de réalisation de l'invention ;

la figure 6 montre en vue de dessus un exemple de réalisation d'un dispositif de clétage selon l'invention, adapté à un instrument comprenant 11 degrés pilotés par 11 touches plus un degré quand toutes les touches ne sont pas appuyés.

Figure 2, selon un exemple de réalisation, plus particulièrement adapté à un instrument de musique de la famille des bois, le dispositif de clétage comporte des touches (210, 220), fixées par des moyens appropriés, aux moyens d'obturation des orifices radiaux pratiqués dans le corps (140) de l'instrument. Ces moyens d'obturation (230, 240), ou clés, sont articulés en liaison pivot sur une tringle (250), s'étendant sensiblement parallèlement au corps (140) de l'instrument. Cette tringle (250) pivote autour d'un axe (non représenté) lequel s'étend entre un premier support (291) et un second support (292) fixés au corps (140) de l'instrument. La tringle (250) est scindée entre les deux clés (230, 240) et les deux moitiés de tringle sont liées par des moyens de connexion (261 , 262, 263). Selon ce mode de réalisation, les moyens de connexion comprennent deux palettes (261 , 262) fixées chacune à l'une des moitiés de tringle. La première clé (261) se trouve plus proche de l'embouchure (110) et la deuxième clé (262) se trouve plus proche de l'extrémité (120) du corps de l'instrument. Les palettes (261 , 262) sont liées en rotation par un connecteur (263). Selon cet exemple de réalisation le connecteur (263) comprend une tige de manoeuvre (264). Il est articulé en liaison pivot autour d'un axe (272) s'étendant sous la deuxième palette (262) et fixé à celle-ci. À son autre extrémité, le connecteur vient en butée sous la première palette (261). Ainsi, lorsque l'instrumentiste appui sur la deuxième touche (220) celle-ci entraîne la deuxième clé (262) qui se rapproche du corps (140) en pivotant avec sa demi-tringle et obture l'orifice radial situé en son vis- à-vis. Lors de ce pivotement, le connecteur (263) entraîne la rotation de l'autre demi- tringle par l'intermédiaire de la première palette (261) ce qui a pour effet de rapprocher la première clé (230) du corps et d'obturer l'orifice correspondant. Ainsi, l'action sur la touche située plus proche de l'extrémité (120) du corps de l'instrument entraîne à a fois l'obturation de l'orifice associé à la clé (240) correspondante mais aussi le déplacement de la clé (230) contiguë bouchant un orifice situé plus proche de l'embouchure (110). Avantageusement, les touches (210, 220) comportent des moyens tels que des rouleaux (211) pour faciliter le glissement du doigt de l'une à l'autre.

Si l'instrumentiste agit uniquement sur la touche (210) pilotant la clé (230) obturant l'orifice situé plus proche de l'embouchure, la clé (240) située plus proche de l'extrémité n'est pas actionnée.

Si l'instrumentiste agit entre les touches (210, 220) il déplace les deux clés (230, 240) même si le connecteur (en pointillé) est écarté de la butée avec la première palette (261).

Figure 3, selon un exemple de réalisation, le connecteur (263) est connecté et déconnecté de la première palette (261) par un pivotement autour d'un axe (272) lié à la deuxième palette (262). La hauteur de butée de ce connecteur sur la première palette (261 ) peut être ajustée finement à laide d'une vis de réglage (371) de telle sorte à obtenir à la fois une obturation et efficace de l'orifice et un dégagement suffisant de la clé de celui-ci lorsqu'il n'est pas obturé.

En revenant à la figure 2, selon un mode de réalisation alternatif des moyens de connexion, le connecteur (263') peut être fixé aux touches (210, 220) et non à la tringle des clés. Dans cet exemple de réalisation une extrémité du connecteur est en liaison pivot autour d'un axe (282) à l'extrémité de la touche (210) la plus proche de l'embouchure. L'autre extrémité du connecteur (263') se place sous la touche (220) contiguë à la précédente et plus proche de l'extrémité de l'instrument. Cette deuxième touche (220) appuie sur l'extrémité du connecteur (263') par l'intermédiaire d'une vis (283) de réglage. Ainsi lorsque le connecteur (263') est en position telle que la vis (283) agit sur son extrémité, l'action sur la deuxième touche (220) entraîne le mouvement de la première touche (210) et la fermeture des deux clés (230, 240). Par contre l'action sur la première touche (210) n'entraîne que la fermeture de la première clé (230). Le connecteur (263') peut également être désaccouplé par une rotation autour de l'axe pivot (282).

Figure 4, selon un autre exemple de réalisation, le connecteur (463) fixé sur une tringle d'articulation est intégré à la deuxième palette (432) laquelle est apte à coulisser sur sa demi-tringle (450). Avantageusement ladite demi-tringle (450) comprend alors des moyens (451) sous qui coopère avec la palette pour former un guidage en translation de celle-ci sur la demi-tringle (450).

Les exemples de positionnement du connecteur (263, 463) sur une tringlerie, sont ici donnés dans le cas de l'utilisation des tringles existantes entre les clés de l'instrument. Alternativement les touches (210, 220) peuvent être fixées sur un système de tringlerie (non représenté) indépendant de celui des clés (230, 240), lequel système de tringlerie est alors rapporté sur le corps de l'instrument préférentiellement à côté du système de tringlerie des clés.

Figure 6, selon un exemple de réalisation d'un instrument de musique de la famille des bois, comportant une étendue de jeu d'une octave par registre, celui-ci comprend 11 orifices radiaux obturés par des clés, dont l'ouverture ou la fermeture successive permet de jouer des sons dont la hauteur est distante d'un demi-ton. Selon l'invention le dispositif de clétage permet d'articuler les clés sur une ligne de tringle unique, comportant des supports (291 , 292) distribués au moins toutes les deux clés sur la longueur de la tringle. La tringle est scindée en deux demi-tringles entre chaque clé. Des dispositifs de connexion (261 , 262, 263) lient en rotation les demi-tringles contiguës lors d'une action sur la touche située plus proche de l'extrémité (120) de l'instrument. Ainsi, lorsque les connecteurs (263) sont tous enclenchés, l'action sur la seule touche (1) la plus proche de l'extrémité (120) de l'instrument entraîne le mouvement de l'ensemble des clés de l'instrument et l'obturation de tous les orifices correspondants.

Figure 5, selon une vue en coupe A-A, au niveau d'un support (590) de l'axe de deux demi-tringles (551 , 552), ce support (590) comprend également des moyens de fixation pour des éléments de ressort (585, 586) agissant sur les demi- tringles (551 , 552) par l'intermédiaire des palettes (261, 262) qui comportent avantageusement des doigts (580) formant butée et accueillant l'extrémité des ressorts (585, 586) de sorte qu'en l'absence d'action sur les touches, tous les orifices sont ouverts.

En revenant à la figure 6, selon le type d'instrument considéré et sa taille, les clés obturant les orifices peuvent être trop éloignées pour permettre la fixation contiguë des touches directement sur les clés. Dans ce cas, les moyens de fixation des touches sur les clés intègrent avantageusement des moyens d'extension (221 ).

Pour un aérophone où conventionnellement les doigts de la main droit jouent les notes graves, le pilotage de fermeture des trous de la note la plus aiguë joué par la main droite et de la plus grave jouées par la main gauche sont rendu accessible au choix par un doigt de la main droite et de la main gauche par le biais de 2 touches solidaires (3 et 3', 4 et 4') agissante au pilotage de la fermeture du même trou. Ceci afin de permettre la continuité dans tout le registre du jeu de l'aérophone dans le principe de l'invention.

À titre d'exemple non limitatif, un aérophone en tonalité de Do peut être joué avec 6 doigts. Tous les trous ouverts on obtient le Si. En abaissant seulement la touche (7b) avec l'index gauche on obtient le Sib. En abaissant avec le même doigt les touches (7b) et (6) on obtient le La. En rajoutant le majeur gauche sur la touche (6b) seulement on obtient le Lab, en le plaçant sur (6b) et (5) on obtient le Sol. En rajoutant l'annulaire gauche sur (5b) on obtient le Solb, en le plaçant sur (5b) et (4) on obtient le Fa. Puis en rajoutant l'index droit sur la touche (3) on obtient le Mi. En rajoutant le majeur droit seulement sur (3b) on obtient le Mib, et en le plaçant sur (3b) et (2) on obtient Ré. Et en rajoutant l'annulaire droit sur seulement (2b) on obtient Réb et en le plaçant sur (2b) et (1) on obtient Do.

II est alors possible par l'action sur une touche pilotée par le pouce (non représentée) soit suivant le type d'aérophone de changer dans le registre supérieur et/ou d'ouvrir un orifice supplémentaire comme sur la flûte Boehm avec 2 touches supplémentaires, quand les 2 sont relevées et que l'index gauche sur (7b) et (6), on obtient le Sib, quand le pouce abaisse la première touche située plus proche de l'embouchure on obtient le La et quand il abaisse les 2 touches on obtient le Lab. Cette deuxième touche à pour action d'abaisser la touche (6b).

Ainsi, le dispositif de clétage objet de l'invention, permet d'obtenir la gamme chromatique sur l'ensemble du registre sans aucun doigté de fourche et avec exactement le même nombre d'orifice que de degrés chromatiques noté en chiffre romain sur la figure 6 dans le registre considéré.

Dans l'exemple en tonalité de Do le jeu est facilité quand tous les connecteurs (263) sont enclenchés, il suffit d'appuyer les doigts sur la touche de la note la plus grave des paires de touches. Le jeu devient très intuitif en toutes tonalité majeures car il n'y a plus de doigté en fourche, puisque tous les demi-tons son obtenu dans tout le registre dans une même continuité, plus on relève des touches plus on monte à l'aigu. Aussi un seul doigt permet d'appuyer 3 touches en plaçant le doigt sur la touche de la note la plus grave, ceci est très avantageux pour jouer de même intuitivement toutes gammes mineures comportant un intervalle d'un ton et demi.

Cependant le jeu dans le registre suraigu peut nécessiter l'utilisation d'obturations en fourche dans ce cas, tout ou partie des connecteurs (263) sont déclenchés rendant possible les obturations en fourche. Avantageusement en déconnectant une partie seulement des connecteurs (661 , 662, 663, 664), toutes les obturations en fourche possibles peuvent être obtenues sans perdre l'avantage du jeu simplifié sur le chromatisme dans les autres registres et en toutes gammes majeures et mineures. Toute gamme quelque soit son nombre d'altération est aussi facile à jouer que Do majeure. Car même si les connecteurs sont déclenchés la continuité du principe de l'invention dans tout le registre est assurée grâce aux touches (3') et (4'). En effet le Mi peut se jouer soit en appuyant l'index droit sur la touche (3) ou en appuyant (3') avec l'annulaire ou l'auriculaire gauche, et le Fa peut être appuyé (4) par l'annulaire gauche soit en appuyant (4') avec l'index droit. Il est encore possible même pour des instruments de grande taille d'actionner 2 ou 3 touches avec un seul doigt à cette endroit du registre. Par exemple si l'annulaire gauche appuie seulement (5b) l'index peut appuyer (4'), ou (4') et (3) en même temps et même (4') (3) et (3b) ensemble, et si l'index droit appuie seulement (3b) l'annulaire gauche peut appuyer (3'), ou (3') et (4) en même temps et même (3') (4) et (5) ensemble. L'auriculaire gauche peut aussi appuyer (4b).

L'homme du métier adaptera facilement le dispositif objet de l'invention à tous les aérophones. Notamment, lorsque les orifices présentent un diamètre trop important pour pouvoir être facilement percés en lignes, ceux-ci peuvent être placés en différentes positions radiales du corps de l'instrument, les mouvements des clés étant alors renvoyés par des leviers selon des principes constructifs connus de l'art antérieur. Bien que présentée dans le cas d'un instrument où les orifices sont d'un diamètre suffisant pour produire une division franche du tube, l'invention peut également être appliquée à des instruments traditionnels tels que la flûte à bec.

Les exemples de réalisation ci-avant sont présentés selon une configuration ou les touches sont fixées sur les moyens d'obturation des orifices et les moyens de connexion fixés à la tringlerie d'articulation de ces moyens d'obturation. Les mêmes effets techniques peuvent être obtenus, notamment lorsque le dispositif objet de l'invention est adapté sur un instrument existant, en fixant les connecteurs (263') à l'extrémité des touches ou en utilisant une tringlerie séparée pour articuler les touches agissant sur les moyens d'obturation, sans sortir du cadre de l'invention. La condition nécessaire est que chaque moyen d'obturation d'un orifice correspondant à un degré chromatique du registre de l'instrument et faisant l'objet de l'application du dispositif objet de l'invention, puisse être actionné individuellement. En partant d'un instrument existant, comportant plus d'orifices que de degrés chromatiques par registre, l'homme du métier choisira les moyens d'obturation les plus adaptés à la mise en place du dispositif objet de l'invention et modifiera au besoin les articulations des clés pour remplir la condition nécessaire.

Ainsi le dispositif objet de l'invention peut être proposé en kit, pour adaptation à des instruments existants, dont il simplifie le jeu.

La description ci-avant montre que l'invention atteint l'objectif qu'elle visait en particulier elle permet de simplifier la facture de l'instrument tant sur les mécanismes que dans le nombre d'orifices percés et leur répartition sur le corps de celui-ci, tout en en simplifiant le jeu.